Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-06-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 11 juin 1918 11 juin 1918
Description : 1918/06/11 (T9,N832). 1918/06/11 (T9,N832).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6252358x
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/04/2013
'l!:n£s de L,a guerre
t'r r, p: 8
: ^^NGÊRES
'-----
N 0 832
Paris, 11 juin 1918.
1 Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
, QUESTIONS MILITAIRES
posé oplpp' SI'VF- ALLEMANDE
E
Pose au Italienne. - Le problème qui se
rtiandement allié, sur le front
de , eil4j -, est celui-ci: faut-il tenir tete
également, Ou raccouflcir le front
l ~s piques Concentrer plus de forces
dans qllelqiles rs ? Si l'on persiste à
Sv!?6 k-lona, ? Ur du front, on renonce
\t)' renfort de quelques douzaines
f.e div ,Sil°'nÔs aux troupes qui résistent sur
l'Aisne. "Peq et la Marne. Si l'on dimi-
\t Slia .• c°ncentr 10n des effectifs massés
pl indre et „
: tidOUVer e et en Picardie, on pourrait
PttrouVer rnorflentanément,* une supério-
* } suffis !
: b-^'e î?r le ? POur battre l'ennemi,
C de la Marne. Sans
! ICardiiaffaiblic«,oIent de la défense, en
tert POurriâi-l être dangereux ; mais,
aiQ cas
!iftav°i|. 'H.PautVeUn + ire quoi servirait
fiavojr défendu, avee Une telle concentra-
Pica rd ie si l'ennemi
«m J°nÇaîtia le front 1 j,°uest de Soissons et
IJe sur Pc""S ? Tempo [de Rome ] ,
Ulle On aurait tort de
nonf in6 i stabilisation »
Ph^ pe?€ttrait de nous dire sauvés du
^gtC^ril et Ilégutivement victorieux
e4te
que ennemi. Son offensive ré-
NvS1 tle i
Suite de l'offensive de
jjîiblir la ^uel Kn(^130"1*811^011-11 alors ?
Iblig résistm^e organique de nos
cA 4 ésf»rganis réserves, nous
£ r!Ves oepense excessive nous
&iPar 1 élargissement de notre
SS1; L enin,emi, dans le
* de srm°®ensive, a obtenu a
les rU
i'i^ h A?J.1^ w !^ait- Avant la bataiL
44t Qua la Allemands possédaient
la su éiiorité numiérique
Qllt lte
! vi11 de divisions, donc d'en-
S Sn, de baïonnettes. Cet-
pas considérable, ne
au irité bieil que certaine l'issue
re offensive contre un front
î %utinn s':ratécfi aux Alliés par
i mtilble rnentgique qu'ils avaient con-
r de 19ir uC0Urs des batailles
i suVaritaofe et (j se proposait d'annuler
1 "%I d IOn en détruire, puis invertir
'* ati0en oblio |?ant les Alliés à dé-
^tie Ibn canr beaucoun moins
St 4 ce riln longue de 150 Idio-
: Ni-, 6fnHÎm les de 150 kil°-
eliçi tsne Plus longue de 150 kilo-
à employer leurs réserves et à dis-
tn înitiaif manœuvre. Dès lors,
Ue \Un« mon double de valeur et
açaïle inconnue stra-
, éaervesinanemandes , ne sont
imm£ rb.ll,l.sées en égal nom-
des lignes : les ar-
mées du Nord se retranchent, en effet, so-
lidenient sur les pusnions conquises, se
stabilisent et ne font une série de petites
attaques locales que pour fixer les forces
de l'adversaire et l'empêcher de recons-
tituer rapidement sa masse de manœuvre.
Puis, les prélèvements sur les troupes en li-
gne de ce côté permettent de constituer une
nouvelle masse de manœuvre allemande
qui, à l'intérieur du triangle offensif Laon-
Amiens-Arras, peut être transportée facile-
ment sur tout point et y devancer de beau-
coup les renforts alliés obligés de contour-
ner l'angle aigu du triangle offensif. L'en-
nemi, à la fin de mai, a donc plus de 50
divis.ons entre la Somme et l'Oise : il a
obtenu la dispersion de nos réserves sur
un front irrégulier et angulaire entre la
Manche et Noyon, garanti son front défen-
sif par la construction rapide de puissan-
tes lignes de résistance. A ce moment, il
cherche un succès de surprise entre
Reims et Soissons, sûr de ne pas se heur-
ter au jeu de nos réserves. Le résultat
tactique qu'il obtient dépasse probable-
ment ses prévisions, il aboutit à une si-
tuation stratégique menaçante non seule-
ment pour la stabilité défensive française
de la Champagne à l'Alsace mais aussi
pour la capitale elle-même. Il semble heu-
reusement subir à ce moment le contre-coup
de la surprise de son propre succès initial :
il hésite dans l'emploi de ses réserves qu'il
n'engage que partiellement et parcimonieu-
sement : il veut garder son pouvoir de ma-
nœuvre pour réaliser un vaste plan straté-
gique dont l'opération de Champagne ne de-
vait être qu'une phase subordonnée et ac-
cessoire. Après quelques courts et inutiles
coups d'épaule aux piliers de son saillant
offensif, son axe d'attaque se déplace net-
tement vers le nord-ouest, de la Marne à
l'Ourcq, à l'Aisne, à l'Oise. L'attaque de
Champagne n'aura été qu'une phase ini-
tiale. — (Gino Calza Bedolo) Giornale
d'Italia, 8.6.
Presse allemande. — Sous le titre -
« LA HÉSISTANCE DE FOCH » : Dans les com-
bats actuels deux secteurs triangulaires
jouent un rôle important : le de ta formé
par le confluent de l'Oise et de l'Aisne en-
tre Noyon, Soissons et Compiègne, et le
triangle entre l'Ourcq et la Marne, qui est
délimité par les villes de Meaux, La Ferté-
Milon et Château-Thierry. L'Oise et l'Ourcq
forment les cotés ouest de ces triangles ;
leurs bases sont l'Aisne et la Marne. Des
voies ferrées longent ces cours d'eau. Il
faut qu'avec toutes ses ressources Foch
essaie de tenir ces deux secteurs, celui de
Compiègne au nord, celui de Meaux au
sud, pour couvrir Paris. Aussi longtemps
qu'il sera à même de tenir le coin enfoncé
entre l'Aisne et l'Ourcq — et la forêt et les
collines de Villers-Cotterets lui fournis-
sent de précieux points d'appui — il résis-
tera avec succès dans les triangles entre
l'Oise et l'Aisne, ainsi qu'entre l'Ourcq et
<
la Marne. Il est vrai qu'il lui faut égale-
ment protéger Compiègne du côté du nord.
Ici, le terrain accidenté facilitera sa tâche
et il pourra se servir aussi très avanta-
geusement des anciennes positions qui sont
dans cette région. Le violent bombarde-
ment de Soissons, et les efforts tenaces de
l'ennemi pour gagner du terrain à l'ouest
de cette ville, laissent supposer que de
fortes réserves viennent déjà d'être jetées
dans la région entre l'Ourcq et l'Aisne. Il
faut tenir un compte sérieux de ce fait,
ainsi que de la prise par nos troupes de la
lisière est de la forêt de Villers-Cotterets, si
l'on veut évaluer les chances de succès de
la résistance du général Foch. La situa-
tion n'est plus du tout la même qu'en 1914.
L'ennemi disposait alors, autour de Paris,
d'une armée intacte et de plus il avait, en
rompant le contact avec nous, retrouvé sa
pleine et entière liberté d'action. Aujour-
d'hui la masse de l'armée est affaiblie par
les coups récents que nous lui avons por-
tés ; les réserves sont immobilisées sur
les différents fronts de bataille. Il faut le
temps de les faire venir sur les nouveaux
points menacés du front. - (F.) Kreuz-
Zeilung, 3.6.
» LA BATAILLE ENTRE L'OISE ET LA MARNE ».
— On a beaucoup remarqué l'évolution de
l'attaque allemande vers l'ouest. Au-début
de la nouvelle offensive, l'attaque était
essentiellement dirigée vers le sud. Le
front de bataille entre l'Oise et la Marne,
qui concentre maintenant toute l'attention,
s'étend du nord au sud. La presse ennemie
parle d'une » nouvelle manœuvre des Al-
lemands » qui auraient « découvert leurs
cartes ». En réalité, la Marne n'a pas été
franchie jusqu'alors ; nous n'avons même
pas essayé de passer cette rivière. Sa rive
nord couvre le flanc de nos armées d'atta-
que et il est probable que la situation de
l'automne 1914 ne se reproduira plus. En
dehors de la violente résistance, qu'il nous
oppose sur le front de bataille principal,
l'ennemi cherche à entraver nos opérations
par des attaques qui se déroulent géogra-
phiquement sans avoir rien de tactique,
sur l'arrière du front de l'Oise à la Marne.
Le communiqué d'hier parle de violentes
attaques françaises au sud-ouest de Reims,
des deux côtés de l'Ardre, affluent de l'Ais-
ne, et plus à l'ouest, à Verneuil sur la
Marne. Ces attaques ont échoué. Peut-être
auraient-elles gêné les plans de notre com-
mandement. si Foch avait pu engager des
effectifs plus élevés ! Elles nous donnent
la preuve que Foch a les mains liées ail-
leurs, qu'il ne fait pas ce qu'il voudrait.
Il faut s'attendre à ce que la résistance
ennemie s'affaiblisse de plus en plus au
fur et à mesure que nous menacerons da-
vantage les points vitaux de ses lignes. La
presse ennemie parle déjà d'une « Bataille
de Paris ». C'est là une habileté tactique.
car. si amères qu'elles soient, le lecteur
acceptera toutes les éventualités, tant que
t'r r, p: 8
: ^^NGÊRES
'-----
N 0 832
Paris, 11 juin 1918.
1 Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
, QUESTIONS MILITAIRES
posé oplpp' SI'VF- ALLEMANDE
E
Pose au Italienne. - Le problème qui se
rtiandement allié, sur le front
de , eil4j -, est celui-ci: faut-il tenir tete
également, Ou raccouflcir le front
l ~s piques Concentrer plus de forces
dans qllelqiles rs ? Si l'on persiste à
Sv!?6 k-lona, ? Ur du front, on renonce
\t)' renfort de quelques douzaines
f.e div ,Sil°'nÔs aux troupes qui résistent sur
l'Aisne. "Peq et la Marne. Si l'on dimi-
\t Slia .• c°ncentr 10n des effectifs massés
pl indre et „
: tidOUVer e et en Picardie, on pourrait
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* } suffis !
: b-^'e î?r le ? POur battre l'ennemi,
C de la Marne. Sans
! ICardiiaffaiblic«,oIent de la défense, en
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Ph^ pe?€ttrait de nous dire sauvés du
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cA 4 ésf»rganis réserves, nous
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&iPar 1 élargissement de notre
SS1; L enin,emi, dans le
* de srm°®ensive, a obtenu a
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S Sn, de baïonnettes. Cet-
pas considérable, ne
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^tie Ibn canr beaucoun moins
St 4 ce riln longue de 150 Idio-
: Ni-, 6fnHÎm les de 150 kil°-
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Puis, les prélèvements sur les troupes en li-
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qui, à l'intérieur du triangle offensif Laon-
Amiens-Arras, peut être transportée facile-
ment sur tout point et y devancer de beau-
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ner l'angle aigu du triangle offensif. L'en-
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un front irrégulier et angulaire entre la
Manche et Noyon, garanti son front défen-
sif par la construction rapide de puissan-
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vait être qu'une phase subordonnée et ac-
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l'Ourcq, à l'Aisne, à l'Oise. L'attaque de
Champagne n'aura été qu'une phase ini-
tiale. — (Gino Calza Bedolo) Giornale
d'Italia, 8.6.
Presse allemande. — Sous le titre -
« LA HÉSISTANCE DE FOCH » : Dans les com-
bats actuels deux secteurs triangulaires
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tre Noyon, Soissons et Compiègne, et le
triangle entre l'Ourcq et la Marne, qui est
délimité par les villes de Meaux, La Ferté-
Milon et Château-Thierry. L'Oise et l'Ourcq
forment les cotés ouest de ces triangles ;
leurs bases sont l'Aisne et la Marne. Des
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essaie de tenir ces deux secteurs, celui de
Compiègne au nord, celui de Meaux au
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l'Oise et l'Aisne, ainsi qu'entre l'Ourcq et
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dans la région entre l'Ourcq et l'Aisne. Il
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lisière est de la forêt de Villers-Cotterets, si
l'on veut évaluer les chances de succès de
la résistance du général Foch. La situa-
tion n'est plus du tout la même qu'en 1914.
L'ennemi disposait alors, autour de Paris,
d'une armée intacte et de plus il avait, en
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pleine et entière liberté d'action. Aujour-
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» LA BATAILLE ENTRE L'OISE ET LA MARNE ».
— On a beaucoup remarqué l'évolution de
l'attaque allemande vers l'ouest. Au-début
de la nouvelle offensive, l'attaque était
essentiellement dirigée vers le sud. Le
front de bataille entre l'Oise et la Marne,
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s'étend du nord au sud. La presse ennemie
parle d'une » nouvelle manœuvre des Al-
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l'automne 1914 ne se reproduira plus. En
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Il faut s'attendre à ce que la résistance
ennemie s'affaiblisse de plus en plus au
fur et à mesure que nous menacerons da-
vantage les points vitaux de ses lignes. La
presse ennemie parle déjà d'une « Bataille
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