Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-10-10
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 10 octobre 1903 10 octobre 1903
Description : 1903/10/10 (A4,N1093). 1903/10/10 (A4,N1093).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4625516x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 13/12/2016
L'Auto
4e ANNÉE. — N9 1093, — Q&otiçiB!;
1, Le Ntfméro : ES Centimes
SAMEDI 10 ^ÇJOSRE " 1903 -
RÉDACTION, ADMINISTRATION
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jO Jae du Fauboffg-àontmtlrtre. 10
PARIS (9e Arrt)
( RÉDACTION ..... 227-68
téléphone ^ ADMINISTRATION 223-12
Adresse Télégraphique: Vélauto-Paria
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Directeur-Rédacteur en Chef:
HENRI DES GRANGE
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AUTOMOBILE - CYCLISME
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La Chasse
L'éminent écrivain qu'est M. Gabriel
Hanotaux entreprenait, dans un récent
article où il daignait deviser « de quel-
ques sports », la défense de la chasse, et
présentait cette défense sous une forme
suffisamment imprévue pour attirer et
retenir l'attention même des plus indiffé-
rents aux choses concernant les affaires
de saint Hubert et de ses disciples.,, di-
sons saint Hubert, car on en est encore
à croire — M. Hanotaux comme les au-
tres - que ce saint homme préside aux
exploits cynégétiques, tandis que c'est
bel et bien son ancêtre saint Eustache,
dit Placidas, qui, le premier, vit le célè-
bre cerf au front ceint d'une auréole di-
vine (1)...
Mais n'anticipons pas et craignons de
nous égarer...
Après un docte exposé d'où 1 esprit
n'est pas exclu, et au cours duquel M.
G Hanotaux fait valoir le rôle important
que joua de tout temps le droit de chasse
dans l'histoire sociale et politique de no-
tre pays, le savant académicien se fait
le porte-parole d'un groupe qui se pro-
pose de faire accepter par persuasion
aux intéressés de nombreuses modifi-
cations à la réglementation de la chasse
en France.
Partant de ce fait constaté, connu, que
tandis que le nombre des chasseurs aug-
mente, celui du gibier diminue, le grou-
pe en question souhaiterait :
En premier lieu, de porter un coup
mortel à la- secte des braconniers, ceci
en édictant des lois durement répressi-
ves contre les recéleurs de gibier.
En modifiant, en second lieu, les dates
d'ouverture et de fermeture selon les
zones et conformément aux moeurs du
gibier.
L'opportunité de ces projets tombe
sous le sens. Ils se défendent d'eux-
. mêmes, mais ce ne sont là que hors-
d'œuvre, et voici le plat de résistance,
la grosse question posée d'ailleurs par
une circulaire de M. Mougeot : Celle de
la communalisation officielle ou non des
territoires de chasse...
... Ce gros mot rébarbatif mérite un
court commentaire.
La « Communalisation » consisterait
— le mot J'indique presQue — dans la
mise commun -de la surface des bois.
des champs, des taillis, des rivages, des
futaies, des terres labourées, etc., etc.,
sur lesquels tout citoyen muni de l'in-
dispensable « permis ,) pourrait s'en al-
ler à sa guise et faire parler la poudre
au grand émoi des lapereaux, perdreaux
et autres animaux à plume ou à poil.
La « Communalisation » réalisée, on
ne rencontrerait plus de chasseur désap-
pointé s'arrêtant au pied d'un Doteau sur-
monté d'une pancarte où il lit : « Chasse
gardée '
Il n'y aurait plus de murailles entou-
rant jalousement des garennes, des four-
rés pullulant de lapins, de faisans do-
rés, et réservés à un petit nombre de pri-
vilégiés.
Plus de gardes assermentés prêts à
dresser procès-verbal aux imprudents
.qui traversent, l'arme au bras, les pro-
priétés prohibées.
! Plus de ronces artificielles détermi-
nant le bien de chacun, et toujours mal-
veillantes aux fonds de culotte.
Ce serait l'âge d'or !...
Evidemment oui.
Le principe est excellent et conçu
dans une bonne allure démocratique.
L'usine aux ouvriers, la mine aux mi-
neurs, les chasses... aux chasseurs !...
**$
Cela s'impose-t-il ?
Pas tant que l'on peut croire au pre-
mier abord.
Certes, il est vexant pour le chasseur
qui n'a pas les moyens de louer une
chasse, ni même d'être intéressé dans
une « société », de passer sa journée sur
les grand'routes, d'errer le long de
murs derrière lesquels abonde le gibier
et de n'avoir pour cible que les moineaux
-tfrancs qui farfouillent le crottin, ou les
poules de la ferme voisine.
Mais, d'autre part, ceux qui se sont
rendu la tâche plus agréable et le coup
de fusil plus facile en accumulant leurs
Liutures victimes dans des endroits clos,
m ont point obtenu ce résultat sans bour-
se délier. Ils ont loué la terre. payé des
gardiens, élevé les bêtes qu'ils vont tuer,
et, tout compte fait, j'imagine oue la cou-
ple de perdrix leur revient plus cher
qu aux Halles, et qu'ils auraient pour la
valeur d'un de leurs lapins deux ou trois
grands lièvres importés d'Allemagne,
irais de port et droits d'entrée compris.
' Le gibier, d'autre , part, décroîtrait-il
moins une fois la communal-isation des 1
.terres de chasses effectuée ?
Il est permis d'en douter, car l'agran-
dissement de son champ d'évolution —
l toutes clôtures étant supposées détrui-
ses serait largement, contrebalancé par
fi augmentation des chasseurs et l'inin-
terruption des battues, tant que la chas-
se serait ouverte.
Enfin, la Communalisation (que , ce,
liiot est insupportable à écrire !) occa-
sionnerait des frais... (il y a toujours des
frais pour quelque cause que ce soit.)
Chacun étant autorisé à chasser par-
tout ou l'on chasse, tout le monde paie-
rait sa cote-part des dépenses.
Et alors comment cet impôt, qui d'in-
direct qu'il est deviendrait une sorte de
contribution personnelle et directe, se-
rait-il accueilli par les contribuables qui
ne chassent pas ???
Or, ils sont en nombre suffisamment
respectable pour que leurs porte-mon-
naie aient le droit d'être respectés.
(1) Voir phi tôt la Légende Dorée, le Trésor de
Vénerie, publié en 1394 par Hardouin de Fontaine
Guér'in ; les estampes du XV siècle d'Albert DU-
1 ter, très répandues en Allemagne, etc., etc.
Pour nous résumer, la Commu... (vous
savez le reste) ne saurait exister par
obligation.
On la conçoit mieux spontanée, sans
contrainte, provenant du bon vouloir de
ceux qui ont une chasse vis-à-vis de
ceux qui n'en ont pas.
Que les uns conservent le bon usage
d'inviter les autres ,ainsi que cela se pro-
duit fréquemment.
Ils ne feront en cela que continuer les
vieilles traditions, telles d'ailleurs que
nous les rapporte le bon poète et guerrier
fameux Nicolas Rapin, dans ses Plaisirs
du gentilhomme champêtre, lequel, sur
les terres en sa possession :
« ..... pour le plaisir assemble
« Ses meilleurs amis d'alentour,
« Qui amassent leur meute ensemble
« Et. comme bon à chacun semble
« Se vont visiter tour à tour ! »
Pierre SOUVESTRE.
LES CANOTS AUTOMOBILES
La Coupe de « l'Auto »
Dimanche 18 Octobre. — Départ à midi
Notre épreuve de canots, du 18 octobre, va cer-
tainement être la grande épreuve de fond de la
fin de l'année.
Dans la catégorie cruisers, qui va courir sur
100 kilomètres, nous allons entre autres avoir
cinq canots qui, par leur vitesse ou leur régula-
rité peuvent tous aspirer à la victoire.
Flore, à M. Senot, est l'actuel recordman des
100 kilomètres, dans le fort joli temps de 4 h.
31 m. 49 s., en Seine, à Meulan et par pluie et
vent.
Nous n'avons pas vu Lutèce sur 100 kilomè-
tres, mais le canot de MM. Panhard et Tellier a
fait jusqu'ici la meilleure moyenne, 32 kilomè-
tres en 57 m. 56 s., avec huit virages.
Mercédès a fait, en descente, avec des écluses,
109 kilomètres, de Nantes à Saint-Aubin en 3 h.
29 m. ; Flore mettant 4 heures juste. et Musette.
qui, la veille, suivait Flore, à quelques secondes,
mettait ce jour-là 4 h. 46 m.
Enfin, La Rapée Il, l'actuel détenteur de la
Coupe de la Marne, amis à son actif, par très
mauvais temps, 30 kilomètres en 59 m. 27 s.
Trois de ces canots ont donc dépassé le 30 de
moyenne, et l'un d'entre eux attint presque
35 à l'heure. Ils ne se sont d'ailleurs jamais ren-
contrés, et la, première rencontre de ces actuels
rois de la rivière sera des plus palpitantes.
D'autre part, Flore et Musette, Flore surtout,
ont couvert souvent les 100 kilomètres avec une
régularité qui doit leur permettre de profiter de
la moindre défaillance de leurs adversaires, si
ceux-ci en avaient une.
*
* *
La catégorie cruisers ne sera pas moins dis-
nuipe. -Le Narval, à M. Maltet, -et le- K&rri-gfin,
a M. Leroy, sont les deux adversaires dont on
n'a pas oublié le duel de Paris à la mer. Fërnina,
à M. Dubonnet, s'est jusqu'ici montré imbatta-
ble, en cruiser, de même que Brutius 111, dans
la petite série.
Il est certain que la journée sera des plus
intéressantes, et nous en profiterons pour faire
homologuer officiellement, par l'Hélice Club de
France, la vaillante et jeune Société qui a créé
le sport du canot automobile en France, les re-
cords de 50 et 100 kilomètres.
Georges Prade.
Suite des engagés :
18. Tenax II, cruiser à M. le D' Gabriel Pail-
lard (Panhard, 12 chevaux),'coque Lemarchand,
longueur 10 m. 50, tirant d'eau 0 m. 65 (deuxième
série).
Les engagements, accompagnés du droit d'en-
trée de 10 francs, sont reçus à l'Auto.
LA PELOTE BASQUE A PARIS
LA FINALE DU GRAND PRIX
Espagnols et Français. — L'entraîne-
ment
Si le soleil veut bien se montrer, nous allons
assister, demain dimanche, au triomphe du
Sport Basque, à Paris. C'est en effet, demain, à
deux heures et demie, que se disputera la. finale
du Grand Prix d'Automne, au Fronton Basque
du Cercle Saint-James.
Cette épreuve a donné lieu il une compétition
très dure entre les trois équipes engagées, et
c'est avec surprise que tous les aficionados ont
vu le fameux champion espagnol Munlta éliminé
pour la finale.
Heureusement que, pendant que l'étoile du
brave Munita pâlissait — nous espérons cepen-
dant qu'il ne tardera pas à prendre sa revanche
— un nouveau champion se révélait et s'affir-
mait comme un grand joueur.
Les Equipiers Espagnols
Zuazua, après des débuts plutôt obscurs, est
devenu, grâce à un entraînement très sévère, et
surtout à une meilleure tactique et à un jeu
Elus raisonné, un véritable champion, admira-
lement secondé par Melchior, qui est, à l'heure
actuelle, le meilleur droitier espagnol.
Melchior connaît, en effet, toutes les ruses, les
finesses du jeu basque n'ont pas de secret pour
lui, et c'est bien le véritable virtuose du jeu
d'avant.
Americann ? Que dire de ce brave et loyal
joueur ? Tous ceux qui l'ont vu une fois ont ad-
miré son courage et son endurance ; c'est la
force alliée à l'adresse ;rien ne l'émeut, il est
toujours égal, toujours vaillant. Americano peut
être attaqué par tous les joueurs du camp ad-
verse, vingt, trente fois, toujours il répond, re-
lève les balles les plus difficiles, et, sans un
geste de découragement, sans se lasser, n'aban-
donne jamais la partie.
Les Equipiers Français
Arrué, Diharce, Landa sont assez connus pour !
qu'il soit utile de les présenter plus longuement ; 1
hier encore, à l'entraînement, l'équipe française
a étonné tous les spectateurs par son homo-
généité ; ces trois joueurs passent, à juste titre,
pour les trois meilleurs joueurs français ; ils
l'ont d'ailleurs bien prouvé en éliminant Munita ;
aussi il est permis d'affirmer que la finale de di-
manche nous offrira le régal d'une lutte de géant
du jeu basque.
Les Prix. — La Cote
On sait que la finale est dotée d'une Grand Prix
de 1,000 francs ; or, en dehors des nombreuses
demandes de places, qui affluent chaque jour
à la direction du Fronton Basque, plusieurs
sportsmen ont engagé de forts paris, et, hier,
après l'entraînement, d'importants ordres ont
été pris, entre autres un de 100 louis pour 80 sur
la chance de Zuazua.
Du coup, l'équipe espagnole passe favorite à
40/50, et I on offre l'équipe française à égalité.
Les Scolaires
Un de nos plus distingués sportsmen, M. Du-
xignau de Lanneau, directeur de l'Ecole
du même nom, nous informe qu'il fonde un Chal-
lenge de Pelote Basque pour les scolaires.
L'épreuve serait disputée le dernier dimanche
d'octobre.
L'Escrime au Cercle Saint-James
Dimanche matin, les élèves de la salle Ran-
choux disputeront une poule à l'épée, au Cercle
Saint-James. Parmi les tireurs, on cite : MM. P.
Haramboure, E. Duhart, Duhart frères, Bigard,
G. Deschamps, etc., etc. Le docteur Aumont, de
la salle Ayat, prendra probablement part aux
assauts, ainsi que quelques membres du
Cercle.
Renseignements
Le Fronton Basque de Saint-James est situé
54, rue de Longchamp, il Neuilly, et on peut re-
tenir ses places par téléphone. 560-91. Prix des
places : 1 fr.. 2 fr., 3 Ir., 5 fr. et 8 fr., couvertes,
loges couvertes.
V. Laborde
Au Fronton de la Rue Borghèse
Demain dimanche, à deux heures et demie,
les aficionados de pelote espagnole reverront
avec plaisir le fameux joueur Elias, le dernier
venu, mais certainement le meilleur, souple, élé-
gant, adroit. Le fougueux Claudio et le calme
mais très sûr Salazar formeront, avec Elias, le
trio rouge.
L'équipe bleue se composera de l'excellent et
très fin joueur Pépé, de IVlarquina, en très bonne
forme, et de l'inlassable Emilio. Les rouges au-
ront donc affaire à forte partie. Pépé peut encore
vaincre, mais la lut te sera très dure et surtout
intéressante.
Renseignements. — Prix des places : 1 fr.,
2 fr., 3 fr. et 6 fr. ; téléphone 252-Neuilly. Com-
munications : Dix minutes il pied des portes
Maillot, des Ternes et Champerret.
Tramways : Madeleine-Rue du Château, Neuil-
ly-Pont de la Jatte, Saint-Augustin-Saint-James.
Descendre boulevard d'Inkermann, Neuilly.
Allô ! Allô !
LEURS ATTITUDES
Rien de plus curieux à étudier que les
diverses attitudes que prennent, pour
soulever leurs poids, les concurrents du
Championnat du Monde de Force, et rien
de plus intéressant en même temps. ,Cha-
cun a son style qui lui est propre, sa ma-
nière de faire, je dirais presque sa
beauté.
Ellisseïeff soulève ses':poids comme un
homme froid qu'il est ; dans-sa lutte con-
tre la masse de fonte, le minimum de
contractions, pas de figure congestion-
née : c'est le calme de l'homme du Nord.
Voyez au contraire Poirée, par exem-
ple, avec ses soixante livres à bout de
bras, ne dirait-on pas un superbe escri-
meur gaucher, la main droite rejetée en
arrière, dans un beau geste classique ?
Et sa façon de prendre le poids, toute
cette belle musculature mise en action
sans rien de déplaisant à l'œil.
Deriaz lui ressemble un peu aussi par-
le classicisme du geste.
Mais -votci Victorius, un beau nom "de
guerre; l'homme s'avance avec sa face
tranquille d'honnête bourgeois : celui-là
ne fait pas de bruit ; il a l'air d'un brave
commerçant de quartier, dont les yeux
malicieux semblent se préparer à trom-
per le client. Tranquillement, il prend
l'énorme poids, il le palpe un instant, en
sondeur ; il l'élève ; cela n'a pas l'air ex-
traordinaire, mais les 75 livres se fixent
au bout d'un bras d'une incomparable
puissance ; rien ne bouge plus, et c'est
tellement beau que la salle part en ap-
plaudissements répétés.
Enfin, Bonnes, le magnifique athlète,
le plus athlétiquement beau neut-être de
tous, a son style à lui aussi, qui n'est pas
celui de ses concurrents. C'est la perfec-
tion même ;ses mouvements sont d'une
pureté sans égale, et s'il n'a Das les ru-
des violences d'un Poirée ou d'un Deriaz,
il ravit d'aise ceux qui estiment que le !
plus grand mérite de la force est d'être
calme.
— H. DESGRANGE.
A ujourdhui à i h. 1/2, courses à Auteuil.
A Nos pronostics ;
Prix d'Automne. — Auguaise, Busagny. i
Prix de Rambouillet. — Nivolet, Atlihuayen. I
Prix Congress. - Ec. Liénart. Caribou.
Prix de Pontoise. — Dam, Lady Massey.
Prix du Cbambly. — Illuminé, Spa III.
Prix de Maisons. — Ec. Liénart, Cordier. _,
On chasse le chamois en automobile, à pré-
sent.
Lundi, aux Chaumois, dans le merveilleux,
massif de la Grande-Chartreuse, au plateau de
Vallombrey, superbe battue.
M. Léonce Blanchet; président de l'Automo-
bile Club Dauphinois, et Mme Blanchet, avaient
réuni leurs amis. Etaient présents 1
MM. Léonce Blanchet, comte et comtesse 1
d'Aulan, MM. Paul Chabaud, capitaine de Cha-
bannes, comte de La Motte, Alexis Vial, comte
de Chabannes, MM. Paul Méja, capitaine et
M. Des Francs, baron et baronne Frederique de
Turckheim, Mme de Glenck, M. Teissier de
Savez, M. Karl, etc.
Huit automobiles avaient amené les invités
au lieu même de la chasse et rien n'était pitto-
resque comme de voir ces puissants véhicules
grimper hardiment les routes forestières.
Au tableau, quatre chamois morts sur sept
qui ont été tirés. Ces nobles animaux ont été
ramenés par M. de Turckheim sur son car alpin,
de Dietrich où douze personnes avaient pris
place.
Le 21 septembre avait eu lieu la première
battue aux chamois de l'année où MM. Blan-
| chet et Kleber avaient comme fusils Mlles de
Meffray et Blanchet, comte de Boni, E. Kleber,
G. Kleber, Richemont, comte de Maffray,
comte de Billy, général Bourjot, etc.
L'on voit que l'automobile ne connaît plus
d'obstacle et augmente encore les charmes
d'une chasse unique en France.
Comment on fait « circuler » en Amérique.
Lors d'une récente grève à Chicago, les
ouvriers mécontents voulurent s'opposer à la
sortie d'une voiture de marchandises de l'usine.
La police voulut repousser les grévistes, mais
ce fut en vain. Le directeur de la maison,
Sagar Berry, eut une idée lumineuse. Il sauta
dans son automobile — une énorme 40 che-
vaux — et arriva à toute vitesse dans la foule.
Etonnés d'abord, les grévistes voulurent sau-
ter dans la voiture, mais ils ne réussirent qu'à
se faire renverser ou blesser et durent fuir de-
vant l'automobile.
On ne leur laissa pas le temps de se remet-
tre de leur frayeur, et la voiture de livraison
put sortir avec ses marchandises sans en-
combre.
Un involontaire mais touchant hommage à
l'amitié qui lie deux bons amis de i 'Auto,
le comte Henry de la Vaulx et M. de Castillon
de Saint-Victor.
Le Journal publiait hiet le portrait d'un
sportman de petite taille, très mince, semblant
plutôt de délicate santé.
Au-dessous, cette suscription : M. H. de la
Vaulx!
Il y avait tout simplement eu confusion.
La photographie est celle de M. de Castillon"
de Saint-Victor qui correspond au signalement
donné plus haut, tandis que, tout le monde le
sait, M. de La Vaulx est de superbe carrure
athlétique, grand, fort, enjoué.
Mais MM. de La Vaulx et de Castillon de
Saint-Victor sont d'excellents amis : ça a dû
leur faire plaisir.
Nos braves toutous parisiens vont avoir une
médaille d'identité. C'est la préfecture
qui la leur donnera — par l'intermédiaire des
contribuables leurs propriétaires.
Il faut bien que tout le monde y passe : les
. automobiles, les commissionnaires, lescycles,
les marchands des >quatre-saisons, les camelots
et les fiacres !
Pauvres cabots! Et s'ils savaient lire, comme
ils se vengeraient sur le mur où s'étale le
mot Liberté...
O joie ! ô bonheur !
L'installation de bals sur la voie publi-
que est autorisée pour les soirées des 17 et 18
octobre, à l'occasion de -la visite du roi d'Italie
et de la reine son auguste épouse.
Le préfet trouve que nous troublons l'ordre
en tournant silencieusement autour de Lari-
boisière ; mais il nous.permet de danser dans
les rues quarante-huit heures durant.
De quelle reconnaissance ne sommes-nous
pas redevables à M. le préfet !
LE TÉLÉPHONISTE.
CONTE GAI
CULTURE PHYSIQUE
Ce fut l'an dernier, vers le mois de no-
vembre, que fus admis pour la première fois
dans la célèbre école de culture physique du
docteur Lbjklœmkj-Phoque, l'illustre profes-
seur suédois, qui venait d'installer à Paris
une importante succursale de sa maison
d Oskarhau, si connue à Stockholm et dans
tout le golfe de Bothnie.
A vrai dire, les résultats obtenus par le
Ldocteur Phoque à sa clinique de démonstra-
tion m'avaient vivement frappé. A son gré,
\ le docteur cultivait telle ou telle partie du
i corps et la développait dans des proportions
inouïes.
Après un mois de traitement — disait le
prospectus — les personnes gratuitement
traitées au Phoque-Institut en sortaient en-
tièrement déformées : les unes avec des jam-
bes énormes, d'autres avec une tête colos-
sale, d'autres avec les doigts de telle ou telle
main extraordinairement grossis.
Les personnes riches ainsi déformées gra-
tuitement pouvaient alors, en payant, di-
sait le même prospectus, se faire cultiver
également le reste du corps pour tout remet-
tre en proportion. Quant aux indigents qui
ne pouvaient en faire autant, on se chargeait
de leur placement.
On recommandait les poings dispropor-
tionnés à M. Lépine pour en faire d'excel-
lents agents. Quant aux jambes énormes et
aux barbes géantes, on se contentait d'en
faire des compétences sportives.
J s
Toutefois, des bruits contradictoires ne
manquaient pas de circuler sur l'authenticité
plus ou moins réelle de ces cultures mer-
veilleuses, et f avoue que, pour ma part, ce
n'était point sur de pareils résultats que s'é-
tait décidée ma conversion définitive.
. Le simple exemple de Nénesse, le garçon
de l'Institut, m'avait semblé infiniment plus
probant.
Volontairement, lors de son installation à
Paris, le docteur Phoque l'avait choisi faible
et malingre, débilité à l'excès, tenant à peine
debout, puis, chaque jour, depuis un an, il
s'était plu à le soumettre au traitement ra-
tionnel suédois, consistant, comme chacun le
sait, en massages répétés avec une boule de
gomme et introductions progressives de pe-
tits bouts de bois dans le nez. Les résultats
de ce traitement avaient été tout simplement
merveilleux, et Nénesse faisait aujourd'hui
l'admiration de tout le quartier. Chaque jour,
en face de chez moi, je le voyais rentrer à
l'Institut Phoque, toujours plus solide, tou-
jours plus débordant de santé, avec seule-
ment les oreilles un peu trop grandes, une
fantaisie de culture, sans doute, du savant
professeur.
Ce fut un matin que je me décidai à péné-
. trer enfin dans la célèbre école. Le profes-
seur n'était pas encore arrivé, et je trouvai
Nénesse en train de faire le ménage. Il chan-
tait gaiement en époussetant et en balayant
la grande salle du « massage aux allumettes
en bois ».
Comme il me rencontrait tous les jours,
il me reçut en voisin, en ami. J'en profitai
pour le complimenter familièrement de sa
bonne mine, et échanger avec lui quelques
phrases banales.
— C'est bien tenu ici, fis-te, c'est vous qui
balayer comme cela tous les jours ?
— Tiens, lit Nénesse, faut bien, rapport
au docteur qui ne rigole pas avec ça !
— Il est très méticuleux ?
— Pas ça, reprit Nénesse, mais, 'dame,
vous comprenez bien, moi, n'est-ce pas, je
suis ici pour la réclame des clients, faut que
je m'exerce pour me faire les bras.
Il ajouta en riant :
— Parce que, n'est-ce pas, vous pensez
bien, c'est pas avec les saloperies de trucs
de boules de gomme et les massages aux
gants de Suède, comme dit le docteur,
qu'on peut se faire des muscles, ça c'est bon
pour les clients qui y coupent.
Je m'étais levé, complètement désillusion-
né, écœuré par tant de charlatanisme et de
maMuaMe /n?
Un doute, cependant, me restait encore.
— Et vos oreilles, lis-je, comment se sont-
elles développées ainsi en si peu de temps ?
Nénesse ferma un œil, lit claquer sa lan-
gue, se mit à rire d'un air roublard, et dit :
— Ça ? tiens pardi, mais c'est à force d'é-
couter aux portes quand y vient des bathes
gonzesses ; y a rien qui tire les oreilles
comme ça...
Ce fut à peu près à cette époque que je re-
pris la vieille méthode française de culture
physique, par les épaules américaines et les
. mntplnc dp. r.rin.
G. de PAWLOWSKI.
POIDS ET HALTÈRES
Le Championnat du Monde de Force
Organisé par l'AUTO au Moulin-Rouge
LE PRIX DUBONNET
Nouvelle victoire de Victorius. — Le développé avec la position natu-
relle. — Un véritable exercice athlétique. — Ellisseïeff second du
classement général avec Roumageon. — Le programme de ce soir
C'était, hier, le développé d'une main à droite,
sans contredit l'un des exercices les plus inté-
ressants du tournoi.
Il est difficile, en effet, de truquer en dévelop-
pant un poids, d'autant plus que pour le Cham-
pionnat le jury a obligé les concurrents à tra-
vailler en conservant la position militaire, la
main gauche le long. de la cuisse.
Dans ces conditions, nous avons eu à enregis-
trer une grosse surprise, la défaite de Bonnes
par Victorius. Bonnes s'est arrêté à 50 kilos, tan-
dis que son concurrent est parvenu à développer
— très difficilement, c'est vrai — 110 livres, ce
qui constitue.Je record pour cet exercice.
Roumageon, çe jeune athlète vraiment extra-
ordinaire, a fort bien réussi les 10U livres, ainsi
que le Russe Ellisseïeff.
Le classement subit donc de profondes modifi-
cations.
Bonnes est toujours en tête avec 553 points ;
Ellisseïeff et Roumageon arrivent en seconde li-
'gne d'un avec 505 points chacun, précédant Deriaz
'un point.
Victorius passe cinquième.
Lassartesse, qui perd des places, arrive sixiè-
me, tandis-que Poirée conserve la septième place.
D'après ces résultats inattendus de chaque
.. jo.ur, qui ne font que doubler l'intérêt de ce beau
tournoi, il est assez difficile de prévoir quel sera
le futur champion.
Bonnes, qui était grandissime favori, hier, est
suivi de bien près maintenant, tandis que le
Russe Ellisseïeff devient ^véritablement dange-
reux.
Deriaz, Victorius et même le jeune Rouma-
geon n'ont ~pas dit leur dernier mot. et en envi-
sageant bien les choses telles ' qu'elles sont, il
faut en conclure que- les six premiers du classe-
ment ont tous une chance .de premier ordre.
Toujours Victorius
On commence à 50 livres c'est une simple es-
carmouche. 60 livres, puis 80£livres passent com-
me une^lettre à ,la poste, et l'on apporte 45 kilos.
Du coup, David, Calvet, Gonzalo, Charles Poi-
. rée et Lassartesse sont éliminés.
On annonce 100 livres, i& lutte va devenir ter-
rible et" pourtant seul, Deriaz, ne parvient pas à
développer l'haltère.
Maintenant c'est 110 livres. Roumageon, Bon-
nes et Ellisseïeff, malgré deux efforts successifs,
sont éliminés à leur tour, tandis que Victorius
parvient, deux fois de suite et non sans difficul-
tés, à développer les 55 kilos.
La performance de Victorius est splendide et
mérite d'être signalée d'une façon toute parti-
culière.
Certes, on aurait pu espérer un mouvement
exécuté d'une façon plus correcte, mais, fran-
chement, il était "impossible de ne pas accepter
cette performance qui mérite la mention assez
bien.
C'est un record du monde de plus à enregis-
trer au cours du premier Championnat du Monde,
et c'est Victorius qui, une fois de plus, aura
l'honneur d'être inscrit dans le livre d'or.
Mais nous en enregisterons bien d'autres en- j
core, car jamais, dans aucun concours, je n'ai
vu des hommes travailler avec autant d'énergie
et d'esprit de combativité.
Une Rectification
Aussitôt le record de l'arraché battu, les mem-
bres du jury ont procédé au pesage du poids qui-
a servi à cet exploit.
Le record était de 171 livres par Bonnes. Lassar-
tesse l'avait battu en enlevant 172 livres, la bas-
cule a annoncé 173 livres exactement. On ne
saurait être trop précis en matière de records.
Bonnes, de son côté, a arraché à gauche- 16e,
livres.
Voilà des chiffres qui laissent rêveur. \
CE SOIR
Après le développé d'une main à droite, qui a
donné lieu à une si belle lutte hier, nous aurons
ce soir le même exercice, mais du bras gauche.
Voici de quelle façon doit être exécuté ce mou-
vement :
Le concurrent doit amener l'haltère d'un seul
temps il. la hauteur des épaules sans lui faire tou-
cher le ventre ni la poitrine, marquer la position
d'épaulement pendant deux secondes, puis déve.
lopper le bras lentement, sans aucun départ en
souplesse, jusqu'à ce que le bras soit bien tendu
au-dessus de la tête. Pendant l'exécution de ce
mouvement, les pieds, écartés de 0 m. 40 au plus
et placés sur la même ligne, ne doivent pas bou-
ger, les jambes doivent rester tendues.
Tout mouvement de bascule imprimé au corps
annule le mouvement.
Voici la liste des concurrents inscrits :
1. ELISEIEFF (Russe).
2. BONNES (Français).
3. POIREE Charles (Français).
4. GONZALO (Espagne). -
5. VICTORIUS (Français).
6. E. DERIAZ (Suisse).
7. DAVID (Français).
8. LASSARTESSE (Français). ■
9. ROUMAGEON (Français).
10. CALVET H. (Français).
Demain et après
Voici le programme des soirées à venir :
Championnat Professionnels
Dimanche 11 octobre. — La volée d'une main;
à droite.
Lundi 12 octobre. — La volée d'une main à
gauche.
Mardi 13 octobre. — Le dévelol,,r)é à deux
mains.
Mercredi 14 octobre. — L'arraché à deux mains.
Jeudi 15 octobre. — Le jeté à deux mains.
Pour bien voir
Rappelons aux intéressés qui désirent voir de
près, qu'ils peuvent se procurer des cartes de
scène moyennant 10 francs.
L. Manaud.
LE CLASSEMENT
»» . - CD «est S S M
« r-*i g» l-*-î O» «f* g-s " :3 ==' .d:S « Sr"r ncsS J=* ^ |§ S's B—• 5 s S cti ♦«—i « «S ___j « 3 . ^
B CONCURRENTS SM SI SZ s- ïl ï™ t a g? =" S
a = Is pQ e æ: la fis ts l'S îa S-a Si -I s'-~-
» °° -«Ia <1« ga cs| s a
, j - —
1 BONNES 50 73 165 165 100 553
2 ELISSEIEFF .... 45 60 150 150 100 505
2 ROUMAGEON 45 70 150 140 100 505
4 E. DERIAZ 45 69 150 150 90 ......................... 504
5 VICTORIUS 60 75 145 110 110 500
6 LASSARTESSE ..... 45 60 172 130 80 487
7 CH. POIREE 50 70 110 140 80 450
8 DAVID 40 50 129 110 80 409,
9 CALVET 40 50 123 000 80 293
10 GONZALO. ......... 40 00 000 000 80 ............ 120
BORDEAUX-PARIS PÉDESTRE
600 kilomètres
Eneore Laffitte
Laffitte continue sa promenade victorieuse. A
Tours, à Amboise, à Blois, à Beaugency, il est
toujours en tête avec trois heures d'avance sur
Gallot que Péguet serre de près, il l'a même re-
joint un peu avant Blois, mais Gallot est reparti
de plus belle..
Derrière ces trois coureurs, qui se disputent la
première place avec acharnement, suit un pelo-
ton de six hommes qui ne semblent pas avoir dit
leur dernier mot. Huet est quatrième à 6 heures
de Péguet, et derrière Huet et pas très loin, on
voit Anthoine, Bagré qui a gagné un bon nom-
bre de places et qui commence à se rapprocher,
Ewertz, Cibot et Orphée.
Tous ces coureurs sont signalés comme étant
dans un état de fraîcheur remarquable (c'est un
cliché consacré), et la victoire de l'un d'eux ne
serait pas pour étonner.
Mais jusqu'alors on doit accorder la meilleure
chance à Laffitte qui résiste victorieusement à
tous les assauts de Gallot et de Péguet. Sur le
point d'être rejoint, il s'échappe à nouveau
avant d'avoir été rattrapé par ses concurrents.
Continuera-t-il jusqu'au bout ? Evitera-t-il la
fatale défaillance que pourraient bien lui valoir
ses efforts du début ? On ne le sait, mais ce cou-
reur fait preuve d'une grande énergie et sa per-
formance est très remarquable.
Gallot, lui aussi, se comporte de la belle
façon ; il n'a pour ainsi dire pris aucun repos
depuis le départ, et il pousse la coquetterie jus-
qu'à prendre le pas de gymnastique pour se
présenter aux contrôles.
Péguet fait preuve d'une grande ténacité ; peu
à peu, il refait une partie du terrain qui le sépare
de Laffitte ; il vient de rejoindre Gallot qui sem-
ble être le plus fatigué des trois, et il est pro-
bable qu'il ne tardera pas à lui prendre la se-
conde place.
Huet s'est toujours maintenu en bonne posi-
tion derrière les..trois premiers. Bagré, qui s'est
réservé pendant la première moitié du parcours,
commence à regagner le terrain perdu et il est
en excellent état; le champion du monde des
6 heures n'a pas encore dit son dernier mot, non
plus qu'Ewertz, Anthoine, et même Cibot et
Orphée
Aujourd'hui, c'est le prélude de la grande
bataille, le début de la lutte définitive, l'heure des
ménagements est passée et nous assisterons
aujourd'hui au quatrième acte, celui précédant
1,:. rlpnniiftment.
Ch. Verdelet.
DANS LES CONTROLES
(Dépêches de nos correspondants)
Mansle (153 kilomètres)
Derniers coureurs contrôlés mercredi :
Moreau à 8 h. 55 soir, David, Méchin, Rousseau,
Léonce à 8 h. 58, Kalvert à 11 h. 45, Raske à
11 h. 45, Justinien à 11 h. 48.
Jeudi :
Signaux à 1 b. matin, Monquio 1 Ji., Larcade
4 h. 20, Oudkert et Bernard 4 h. 20. Delin 5 h.,
Desquerre et Fei,bert 5 h. 50, Hazard 6 h. 25, Fi-
guiez 7 h. 14, Trezeguet et Raymond Lamotte
7 h. 22, Belpêche, Pascoux, Immé, Duyk et Cas-
Lang 7 h. 53, Hallot 7 h. 56, Laurent 8 h. 14, Siret
8 h. 24. 1. : ~
Ruffec (177 kilomètres)
Sont encore passés ici :
8 octobre soir, Morène et Pierre 9 h. 7, Gau-
chet 9 h. 30 ; 9 octobre matin, Zuccone 1 h. 45,
Barbrel 7 h. 30, Baudre 12 h. 14. Mulet et Thomm
12 h. 55, Plumerat 1 h. 26, Doudiès et Guilloi
2 h. 5. — DUMAS.
Couhé-Vérac (208 kilomètres)
Sont passés aujourd'hui vendredi : : -
Petit 5 h. 50 matin, Ferbert 6 h. 20. Lesy 6 h. 30, *
Moreau 8 h. 30, Ginest 8 h. 45. Robert 8 h. 50.
Roux 8 h. 55, Delin et Canal 9 h., Binter et Loti
9 h. 25, Lafargue 10 h. 30, Zuccone 10 h. 57, Jac.
quet 10 h. 50, Altier 10 h. 57, Crépin 11 h. 15,
Pierre L. midi5, avec Morère et Amiot, Liar"
12 h. 35, Brabrel 1 h. 45.
— GRELAUD. FRADET.
Poitiers (242 kilomètres)
Suite des passages de jeudi :
Bagre à 4 h. 45 de l'après-midi, Marius 5 h. 50,
Bolle 5 h. 50, Baudet 6 h. 15, Léonce 6 h..50, Jus-
tinien 7 h.. Marquestou 7 h. 25, Rousseau 7 h. 3,%
Figuiez 11 h. 10, Dufour 11 h. 35.
— ARNAUD.
Châtellerault (276 kilomètres)
Huet et Anthoine passent quatrième et cin>'
quième à 11 h. 10, Ewertz, minuit 50 in., Bagré et
Marquestant 2 h. 10., Léonce 2 h. 15, Cibot et Or-
phée 2 h. 40, Bolle et Marius 6 h. 5, Figniez 6 h.50,
Baudet 7 h. 8, Justinien 7 h. 22.
Rousseau, 9 h. 11, David 11 h. 40, avec Méchin,
Dufour midi 4, Chanteloup, Pascoua, Bernard 1 h
50, Laurent 2 h., Oudekerk, Vigneaux 2 h. 36,
Monquio 4 h., Belpêche 4 h. 27, Immé, Duyk 4 h.
30. Jullerat 4 h. 40, Raske, 4 h. 50, Kalveit 5 h. 8.
Desquerre, 5 h. 56, Lamotte, 6 h. 15.
— NAUD.
Les Ormes (295 kilomètres)
Après Laffitte, passent Gallot, à 7 h. 28, repart'
à 7 h. 31, très énervé ; Péguet à 9 h. 58, repart à
10 heures, très souple. Aujourd'hui, vendredi, An-
thoine arrive cette nuit à 2 h. 24 ; il repart à 2 h.
26, assez fatigué ; Ewertz arrive à 4 h, 43, il se
couche et repart à 6 h. 25 ; Cibot et Orphée arri-
vent à 7 h. 21 et partent aussitôt, ils sont très
frais ; Huet à.7 h. 40, repart à 7 h. 57, très con-
fiant et dispos *, Léonce et l'vlarquestant à 7 h. 46.
et repartent à 7 h. 52 ; Bagré arrive à 8 fi. 33, il
repart à 8 h. 34, très dispos ; Bollée et Marius à
10 heures signent et repartent aussitôt ; Baudet à
10 h. 1 ; Figniez à 10 h. 45 repart très confiant ;
Justinien à 10 h. 55, signe, déjeune et repart il
11 h. 35 ; Rousseau, il 2 h. 30, repart immédiate-
ment ; David et Méchin à 4 h. 30 repartent à 4 h.
45 m : Dufour à 5 h. 2, repart à 5 h. 15 ; Fédit à
5 h. 22.
Pascoua arrive à 6 h. 25 et repart aussitôt, très
dispos. La pluie continue. Lambert, Chanteloup
arrivent à 6 h. 55 et repartent ensemble dispos. - .
CHAMPIGNY.
Sainte-Maure (312 kilomètres)
Péguet passe troisième à minuit 6 ; il se repose,
r et repart à 4 h. 45 ; Anthoine, 5 h., repart à 8 b.27;
4e ANNÉE. — N9 1093, — Q&otiçiB!;
1, Le Ntfméro : ES Centimes
SAMEDI 10 ^ÇJOSRE " 1903 -
RÉDACTION, ADMINISTRATION
PUBLICITÉ:
jO Jae du Fauboffg-àontmtlrtre. 10
PARIS (9e Arrt)
( RÉDACTION ..... 227-68
téléphone ^ ADMINISTRATION 223-12
Adresse Télégraphique: Vélauto-Paria
%
Directeur-Rédacteur en Chef:
HENRI DES GRANGE
ABONNEMENTS;
Six Mois Ue Aa
PARIS et DÉPARTEMENTS... 10 a 20 »
UNION POSTALE: 18 » 35 »
On s'abonne sans frais dans tous les
Bureaux de poste.
AUTOMOBILE - CYCLISME
... - À- :■
ATHLÉTISME, YACHTING, AtROSTATION, ESCRIME, POIDS ET HALTERES, HIPPISME, SYNNAST1211,E, ALPINISME
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SLLtrnuiHb) ADMINISTRATION 228-ia
Adresse Télégraphique : Vélanto-Paris ■'
Directeur-Rédacteur en Chef :
HENRI DESGRANGE.
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PARIS et DÉPARTEMENTS ... 10 » 20 »
UNION POSTALE i8 » 35 »
On s'abonne sans frais dans tous les
Bureaux de poste.
La Chasse
L'éminent écrivain qu'est M. Gabriel
Hanotaux entreprenait, dans un récent
article où il daignait deviser « de quel-
ques sports », la défense de la chasse, et
présentait cette défense sous une forme
suffisamment imprévue pour attirer et
retenir l'attention même des plus indiffé-
rents aux choses concernant les affaires
de saint Hubert et de ses disciples.,, di-
sons saint Hubert, car on en est encore
à croire — M. Hanotaux comme les au-
tres - que ce saint homme préside aux
exploits cynégétiques, tandis que c'est
bel et bien son ancêtre saint Eustache,
dit Placidas, qui, le premier, vit le célè-
bre cerf au front ceint d'une auréole di-
vine (1)...
Mais n'anticipons pas et craignons de
nous égarer...
Après un docte exposé d'où 1 esprit
n'est pas exclu, et au cours duquel M.
G Hanotaux fait valoir le rôle important
que joua de tout temps le droit de chasse
dans l'histoire sociale et politique de no-
tre pays, le savant académicien se fait
le porte-parole d'un groupe qui se pro-
pose de faire accepter par persuasion
aux intéressés de nombreuses modifi-
cations à la réglementation de la chasse
en France.
Partant de ce fait constaté, connu, que
tandis que le nombre des chasseurs aug-
mente, celui du gibier diminue, le grou-
pe en question souhaiterait :
En premier lieu, de porter un coup
mortel à la- secte des braconniers, ceci
en édictant des lois durement répressi-
ves contre les recéleurs de gibier.
En modifiant, en second lieu, les dates
d'ouverture et de fermeture selon les
zones et conformément aux moeurs du
gibier.
L'opportunité de ces projets tombe
sous le sens. Ils se défendent d'eux-
. mêmes, mais ce ne sont là que hors-
d'œuvre, et voici le plat de résistance,
la grosse question posée d'ailleurs par
une circulaire de M. Mougeot : Celle de
la communalisation officielle ou non des
territoires de chasse...
... Ce gros mot rébarbatif mérite un
court commentaire.
La « Communalisation » consisterait
— le mot J'indique presQue — dans la
mise commun -de la surface des bois.
des champs, des taillis, des rivages, des
futaies, des terres labourées, etc., etc.,
sur lesquels tout citoyen muni de l'in-
dispensable « permis ,) pourrait s'en al-
ler à sa guise et faire parler la poudre
au grand émoi des lapereaux, perdreaux
et autres animaux à plume ou à poil.
La « Communalisation » réalisée, on
ne rencontrerait plus de chasseur désap-
pointé s'arrêtant au pied d'un Doteau sur-
monté d'une pancarte où il lit : « Chasse
gardée '
Il n'y aurait plus de murailles entou-
rant jalousement des garennes, des four-
rés pullulant de lapins, de faisans do-
rés, et réservés à un petit nombre de pri-
vilégiés.
Plus de gardes assermentés prêts à
dresser procès-verbal aux imprudents
.qui traversent, l'arme au bras, les pro-
priétés prohibées.
! Plus de ronces artificielles détermi-
nant le bien de chacun, et toujours mal-
veillantes aux fonds de culotte.
Ce serait l'âge d'or !...
Evidemment oui.
Le principe est excellent et conçu
dans une bonne allure démocratique.
L'usine aux ouvriers, la mine aux mi-
neurs, les chasses... aux chasseurs !...
**$
Cela s'impose-t-il ?
Pas tant que l'on peut croire au pre-
mier abord.
Certes, il est vexant pour le chasseur
qui n'a pas les moyens de louer une
chasse, ni même d'être intéressé dans
une « société », de passer sa journée sur
les grand'routes, d'errer le long de
murs derrière lesquels abonde le gibier
et de n'avoir pour cible que les moineaux
-tfrancs qui farfouillent le crottin, ou les
poules de la ferme voisine.
Mais, d'autre part, ceux qui se sont
rendu la tâche plus agréable et le coup
de fusil plus facile en accumulant leurs
Liutures victimes dans des endroits clos,
m ont point obtenu ce résultat sans bour-
se délier. Ils ont loué la terre. payé des
gardiens, élevé les bêtes qu'ils vont tuer,
et, tout compte fait, j'imagine oue la cou-
ple de perdrix leur revient plus cher
qu aux Halles, et qu'ils auraient pour la
valeur d'un de leurs lapins deux ou trois
grands lièvres importés d'Allemagne,
irais de port et droits d'entrée compris.
' Le gibier, d'autre , part, décroîtrait-il
moins une fois la communal-isation des 1
.terres de chasses effectuée ?
Il est permis d'en douter, car l'agran-
dissement de son champ d'évolution —
l toutes clôtures étant supposées détrui-
ses serait largement, contrebalancé par
fi augmentation des chasseurs et l'inin-
terruption des battues, tant que la chas-
se serait ouverte.
Enfin, la Communalisation (que , ce,
liiot est insupportable à écrire !) occa-
sionnerait des frais... (il y a toujours des
frais pour quelque cause que ce soit.)
Chacun étant autorisé à chasser par-
tout ou l'on chasse, tout le monde paie-
rait sa cote-part des dépenses.
Et alors comment cet impôt, qui d'in-
direct qu'il est deviendrait une sorte de
contribution personnelle et directe, se-
rait-il accueilli par les contribuables qui
ne chassent pas ???
Or, ils sont en nombre suffisamment
respectable pour que leurs porte-mon-
naie aient le droit d'être respectés.
(1) Voir phi tôt la Légende Dorée, le Trésor de
Vénerie, publié en 1394 par Hardouin de Fontaine
Guér'in ; les estampes du XV siècle d'Albert DU-
1 ter, très répandues en Allemagne, etc., etc.
Pour nous résumer, la Commu... (vous
savez le reste) ne saurait exister par
obligation.
On la conçoit mieux spontanée, sans
contrainte, provenant du bon vouloir de
ceux qui ont une chasse vis-à-vis de
ceux qui n'en ont pas.
Que les uns conservent le bon usage
d'inviter les autres ,ainsi que cela se pro-
duit fréquemment.
Ils ne feront en cela que continuer les
vieilles traditions, telles d'ailleurs que
nous les rapporte le bon poète et guerrier
fameux Nicolas Rapin, dans ses Plaisirs
du gentilhomme champêtre, lequel, sur
les terres en sa possession :
« ..... pour le plaisir assemble
« Ses meilleurs amis d'alentour,
« Qui amassent leur meute ensemble
« Et. comme bon à chacun semble
« Se vont visiter tour à tour ! »
Pierre SOUVESTRE.
LES CANOTS AUTOMOBILES
La Coupe de « l'Auto »
Dimanche 18 Octobre. — Départ à midi
Notre épreuve de canots, du 18 octobre, va cer-
tainement être la grande épreuve de fond de la
fin de l'année.
Dans la catégorie cruisers, qui va courir sur
100 kilomètres, nous allons entre autres avoir
cinq canots qui, par leur vitesse ou leur régula-
rité peuvent tous aspirer à la victoire.
Flore, à M. Senot, est l'actuel recordman des
100 kilomètres, dans le fort joli temps de 4 h.
31 m. 49 s., en Seine, à Meulan et par pluie et
vent.
Nous n'avons pas vu Lutèce sur 100 kilomè-
tres, mais le canot de MM. Panhard et Tellier a
fait jusqu'ici la meilleure moyenne, 32 kilomè-
tres en 57 m. 56 s., avec huit virages.
Mercédès a fait, en descente, avec des écluses,
109 kilomètres, de Nantes à Saint-Aubin en 3 h.
29 m. ; Flore mettant 4 heures juste. et Musette.
qui, la veille, suivait Flore, à quelques secondes,
mettait ce jour-là 4 h. 46 m.
Enfin, La Rapée Il, l'actuel détenteur de la
Coupe de la Marne, amis à son actif, par très
mauvais temps, 30 kilomètres en 59 m. 27 s.
Trois de ces canots ont donc dépassé le 30 de
moyenne, et l'un d'entre eux attint presque
35 à l'heure. Ils ne se sont d'ailleurs jamais ren-
contrés, et la, première rencontre de ces actuels
rois de la rivière sera des plus palpitantes.
D'autre part, Flore et Musette, Flore surtout,
ont couvert souvent les 100 kilomètres avec une
régularité qui doit leur permettre de profiter de
la moindre défaillance de leurs adversaires, si
ceux-ci en avaient une.
*
* *
La catégorie cruisers ne sera pas moins dis-
nuipe. -Le Narval, à M. Maltet, -et le- K&rri-gfin,
a M. Leroy, sont les deux adversaires dont on
n'a pas oublié le duel de Paris à la mer. Fërnina,
à M. Dubonnet, s'est jusqu'ici montré imbatta-
ble, en cruiser, de même que Brutius 111, dans
la petite série.
Il est certain que la journée sera des plus
intéressantes, et nous en profiterons pour faire
homologuer officiellement, par l'Hélice Club de
France, la vaillante et jeune Société qui a créé
le sport du canot automobile en France, les re-
cords de 50 et 100 kilomètres.
Georges Prade.
Suite des engagés :
18. Tenax II, cruiser à M. le D' Gabriel Pail-
lard (Panhard, 12 chevaux),'coque Lemarchand,
longueur 10 m. 50, tirant d'eau 0 m. 65 (deuxième
série).
Les engagements, accompagnés du droit d'en-
trée de 10 francs, sont reçus à l'Auto.
LA PELOTE BASQUE A PARIS
LA FINALE DU GRAND PRIX
Espagnols et Français. — L'entraîne-
ment
Si le soleil veut bien se montrer, nous allons
assister, demain dimanche, au triomphe du
Sport Basque, à Paris. C'est en effet, demain, à
deux heures et demie, que se disputera la. finale
du Grand Prix d'Automne, au Fronton Basque
du Cercle Saint-James.
Cette épreuve a donné lieu il une compétition
très dure entre les trois équipes engagées, et
c'est avec surprise que tous les aficionados ont
vu le fameux champion espagnol Munlta éliminé
pour la finale.
Heureusement que, pendant que l'étoile du
brave Munita pâlissait — nous espérons cepen-
dant qu'il ne tardera pas à prendre sa revanche
— un nouveau champion se révélait et s'affir-
mait comme un grand joueur.
Les Equipiers Espagnols
Zuazua, après des débuts plutôt obscurs, est
devenu, grâce à un entraînement très sévère, et
surtout à une meilleure tactique et à un jeu
Elus raisonné, un véritable champion, admira-
lement secondé par Melchior, qui est, à l'heure
actuelle, le meilleur droitier espagnol.
Melchior connaît, en effet, toutes les ruses, les
finesses du jeu basque n'ont pas de secret pour
lui, et c'est bien le véritable virtuose du jeu
d'avant.
Americann ? Que dire de ce brave et loyal
joueur ? Tous ceux qui l'ont vu une fois ont ad-
miré son courage et son endurance ; c'est la
force alliée à l'adresse ;rien ne l'émeut, il est
toujours égal, toujours vaillant. Americano peut
être attaqué par tous les joueurs du camp ad-
verse, vingt, trente fois, toujours il répond, re-
lève les balles les plus difficiles, et, sans un
geste de découragement, sans se lasser, n'aban-
donne jamais la partie.
Les Equipiers Français
Arrué, Diharce, Landa sont assez connus pour !
qu'il soit utile de les présenter plus longuement ; 1
hier encore, à l'entraînement, l'équipe française
a étonné tous les spectateurs par son homo-
généité ; ces trois joueurs passent, à juste titre,
pour les trois meilleurs joueurs français ; ils
l'ont d'ailleurs bien prouvé en éliminant Munita ;
aussi il est permis d'affirmer que la finale de di-
manche nous offrira le régal d'une lutte de géant
du jeu basque.
Les Prix. — La Cote
On sait que la finale est dotée d'une Grand Prix
de 1,000 francs ; or, en dehors des nombreuses
demandes de places, qui affluent chaque jour
à la direction du Fronton Basque, plusieurs
sportsmen ont engagé de forts paris, et, hier,
après l'entraînement, d'importants ordres ont
été pris, entre autres un de 100 louis pour 80 sur
la chance de Zuazua.
Du coup, l'équipe espagnole passe favorite à
40/50, et I on offre l'équipe française à égalité.
Les Scolaires
Un de nos plus distingués sportsmen, M. Du-
xignau de Lanneau, directeur de l'Ecole
du même nom, nous informe qu'il fonde un Chal-
lenge de Pelote Basque pour les scolaires.
L'épreuve serait disputée le dernier dimanche
d'octobre.
L'Escrime au Cercle Saint-James
Dimanche matin, les élèves de la salle Ran-
choux disputeront une poule à l'épée, au Cercle
Saint-James. Parmi les tireurs, on cite : MM. P.
Haramboure, E. Duhart, Duhart frères, Bigard,
G. Deschamps, etc., etc. Le docteur Aumont, de
la salle Ayat, prendra probablement part aux
assauts, ainsi que quelques membres du
Cercle.
Renseignements
Le Fronton Basque de Saint-James est situé
54, rue de Longchamp, il Neuilly, et on peut re-
tenir ses places par téléphone. 560-91. Prix des
places : 1 fr.. 2 fr., 3 Ir., 5 fr. et 8 fr., couvertes,
loges couvertes.
V. Laborde
Au Fronton de la Rue Borghèse
Demain dimanche, à deux heures et demie,
les aficionados de pelote espagnole reverront
avec plaisir le fameux joueur Elias, le dernier
venu, mais certainement le meilleur, souple, élé-
gant, adroit. Le fougueux Claudio et le calme
mais très sûr Salazar formeront, avec Elias, le
trio rouge.
L'équipe bleue se composera de l'excellent et
très fin joueur Pépé, de IVlarquina, en très bonne
forme, et de l'inlassable Emilio. Les rouges au-
ront donc affaire à forte partie. Pépé peut encore
vaincre, mais la lut te sera très dure et surtout
intéressante.
Renseignements. — Prix des places : 1 fr.,
2 fr., 3 fr. et 6 fr. ; téléphone 252-Neuilly. Com-
munications : Dix minutes il pied des portes
Maillot, des Ternes et Champerret.
Tramways : Madeleine-Rue du Château, Neuil-
ly-Pont de la Jatte, Saint-Augustin-Saint-James.
Descendre boulevard d'Inkermann, Neuilly.
Allô ! Allô !
LEURS ATTITUDES
Rien de plus curieux à étudier que les
diverses attitudes que prennent, pour
soulever leurs poids, les concurrents du
Championnat du Monde de Force, et rien
de plus intéressant en même temps. ,Cha-
cun a son style qui lui est propre, sa ma-
nière de faire, je dirais presque sa
beauté.
Ellisseïeff soulève ses':poids comme un
homme froid qu'il est ; dans-sa lutte con-
tre la masse de fonte, le minimum de
contractions, pas de figure congestion-
née : c'est le calme de l'homme du Nord.
Voyez au contraire Poirée, par exem-
ple, avec ses soixante livres à bout de
bras, ne dirait-on pas un superbe escri-
meur gaucher, la main droite rejetée en
arrière, dans un beau geste classique ?
Et sa façon de prendre le poids, toute
cette belle musculature mise en action
sans rien de déplaisant à l'œil.
Deriaz lui ressemble un peu aussi par-
le classicisme du geste.
Mais -votci Victorius, un beau nom "de
guerre; l'homme s'avance avec sa face
tranquille d'honnête bourgeois : celui-là
ne fait pas de bruit ; il a l'air d'un brave
commerçant de quartier, dont les yeux
malicieux semblent se préparer à trom-
per le client. Tranquillement, il prend
l'énorme poids, il le palpe un instant, en
sondeur ; il l'élève ; cela n'a pas l'air ex-
traordinaire, mais les 75 livres se fixent
au bout d'un bras d'une incomparable
puissance ; rien ne bouge plus, et c'est
tellement beau que la salle part en ap-
plaudissements répétés.
Enfin, Bonnes, le magnifique athlète,
le plus athlétiquement beau neut-être de
tous, a son style à lui aussi, qui n'est pas
celui de ses concurrents. C'est la perfec-
tion même ;ses mouvements sont d'une
pureté sans égale, et s'il n'a Das les ru-
des violences d'un Poirée ou d'un Deriaz,
il ravit d'aise ceux qui estiment que le !
plus grand mérite de la force est d'être
calme.
— H. DESGRANGE.
A ujourdhui à i h. 1/2, courses à Auteuil.
A Nos pronostics ;
Prix d'Automne. — Auguaise, Busagny. i
Prix de Rambouillet. — Nivolet, Atlihuayen. I
Prix Congress. - Ec. Liénart. Caribou.
Prix de Pontoise. — Dam, Lady Massey.
Prix du Cbambly. — Illuminé, Spa III.
Prix de Maisons. — Ec. Liénart, Cordier. _,
On chasse le chamois en automobile, à pré-
sent.
Lundi, aux Chaumois, dans le merveilleux,
massif de la Grande-Chartreuse, au plateau de
Vallombrey, superbe battue.
M. Léonce Blanchet; président de l'Automo-
bile Club Dauphinois, et Mme Blanchet, avaient
réuni leurs amis. Etaient présents 1
MM. Léonce Blanchet, comte et comtesse 1
d'Aulan, MM. Paul Chabaud, capitaine de Cha-
bannes, comte de La Motte, Alexis Vial, comte
de Chabannes, MM. Paul Méja, capitaine et
M. Des Francs, baron et baronne Frederique de
Turckheim, Mme de Glenck, M. Teissier de
Savez, M. Karl, etc.
Huit automobiles avaient amené les invités
au lieu même de la chasse et rien n'était pitto-
resque comme de voir ces puissants véhicules
grimper hardiment les routes forestières.
Au tableau, quatre chamois morts sur sept
qui ont été tirés. Ces nobles animaux ont été
ramenés par M. de Turckheim sur son car alpin,
de Dietrich où douze personnes avaient pris
place.
Le 21 septembre avait eu lieu la première
battue aux chamois de l'année où MM. Blan-
| chet et Kleber avaient comme fusils Mlles de
Meffray et Blanchet, comte de Boni, E. Kleber,
G. Kleber, Richemont, comte de Maffray,
comte de Billy, général Bourjot, etc.
L'on voit que l'automobile ne connaît plus
d'obstacle et augmente encore les charmes
d'une chasse unique en France.
Comment on fait « circuler » en Amérique.
Lors d'une récente grève à Chicago, les
ouvriers mécontents voulurent s'opposer à la
sortie d'une voiture de marchandises de l'usine.
La police voulut repousser les grévistes, mais
ce fut en vain. Le directeur de la maison,
Sagar Berry, eut une idée lumineuse. Il sauta
dans son automobile — une énorme 40 che-
vaux — et arriva à toute vitesse dans la foule.
Etonnés d'abord, les grévistes voulurent sau-
ter dans la voiture, mais ils ne réussirent qu'à
se faire renverser ou blesser et durent fuir de-
vant l'automobile.
On ne leur laissa pas le temps de se remet-
tre de leur frayeur, et la voiture de livraison
put sortir avec ses marchandises sans en-
combre.
Un involontaire mais touchant hommage à
l'amitié qui lie deux bons amis de i 'Auto,
le comte Henry de la Vaulx et M. de Castillon
de Saint-Victor.
Le Journal publiait hiet le portrait d'un
sportman de petite taille, très mince, semblant
plutôt de délicate santé.
Au-dessous, cette suscription : M. H. de la
Vaulx!
Il y avait tout simplement eu confusion.
La photographie est celle de M. de Castillon"
de Saint-Victor qui correspond au signalement
donné plus haut, tandis que, tout le monde le
sait, M. de La Vaulx est de superbe carrure
athlétique, grand, fort, enjoué.
Mais MM. de La Vaulx et de Castillon de
Saint-Victor sont d'excellents amis : ça a dû
leur faire plaisir.
Nos braves toutous parisiens vont avoir une
médaille d'identité. C'est la préfecture
qui la leur donnera — par l'intermédiaire des
contribuables leurs propriétaires.
Il faut bien que tout le monde y passe : les
. automobiles, les commissionnaires, lescycles,
les marchands des >quatre-saisons, les camelots
et les fiacres !
Pauvres cabots! Et s'ils savaient lire, comme
ils se vengeraient sur le mur où s'étale le
mot Liberté...
O joie ! ô bonheur !
L'installation de bals sur la voie publi-
que est autorisée pour les soirées des 17 et 18
octobre, à l'occasion de -la visite du roi d'Italie
et de la reine son auguste épouse.
Le préfet trouve que nous troublons l'ordre
en tournant silencieusement autour de Lari-
boisière ; mais il nous.permet de danser dans
les rues quarante-huit heures durant.
De quelle reconnaissance ne sommes-nous
pas redevables à M. le préfet !
LE TÉLÉPHONISTE.
CONTE GAI
CULTURE PHYSIQUE
Ce fut l'an dernier, vers le mois de no-
vembre, que fus admis pour la première fois
dans la célèbre école de culture physique du
docteur Lbjklœmkj-Phoque, l'illustre profes-
seur suédois, qui venait d'installer à Paris
une importante succursale de sa maison
d Oskarhau, si connue à Stockholm et dans
tout le golfe de Bothnie.
A vrai dire, les résultats obtenus par le
Ldocteur Phoque à sa clinique de démonstra-
tion m'avaient vivement frappé. A son gré,
\ le docteur cultivait telle ou telle partie du
i corps et la développait dans des proportions
inouïes.
Après un mois de traitement — disait le
prospectus — les personnes gratuitement
traitées au Phoque-Institut en sortaient en-
tièrement déformées : les unes avec des jam-
bes énormes, d'autres avec une tête colos-
sale, d'autres avec les doigts de telle ou telle
main extraordinairement grossis.
Les personnes riches ainsi déformées gra-
tuitement pouvaient alors, en payant, di-
sait le même prospectus, se faire cultiver
également le reste du corps pour tout remet-
tre en proportion. Quant aux indigents qui
ne pouvaient en faire autant, on se chargeait
de leur placement.
On recommandait les poings dispropor-
tionnés à M. Lépine pour en faire d'excel-
lents agents. Quant aux jambes énormes et
aux barbes géantes, on se contentait d'en
faire des compétences sportives.
J s
Toutefois, des bruits contradictoires ne
manquaient pas de circuler sur l'authenticité
plus ou moins réelle de ces cultures mer-
veilleuses, et f avoue que, pour ma part, ce
n'était point sur de pareils résultats que s'é-
tait décidée ma conversion définitive.
. Le simple exemple de Nénesse, le garçon
de l'Institut, m'avait semblé infiniment plus
probant.
Volontairement, lors de son installation à
Paris, le docteur Phoque l'avait choisi faible
et malingre, débilité à l'excès, tenant à peine
debout, puis, chaque jour, depuis un an, il
s'était plu à le soumettre au traitement ra-
tionnel suédois, consistant, comme chacun le
sait, en massages répétés avec une boule de
gomme et introductions progressives de pe-
tits bouts de bois dans le nez. Les résultats
de ce traitement avaient été tout simplement
merveilleux, et Nénesse faisait aujourd'hui
l'admiration de tout le quartier. Chaque jour,
en face de chez moi, je le voyais rentrer à
l'Institut Phoque, toujours plus solide, tou-
jours plus débordant de santé, avec seule-
ment les oreilles un peu trop grandes, une
fantaisie de culture, sans doute, du savant
professeur.
Ce fut un matin que je me décidai à péné-
. trer enfin dans la célèbre école. Le profes-
seur n'était pas encore arrivé, et je trouvai
Nénesse en train de faire le ménage. Il chan-
tait gaiement en époussetant et en balayant
la grande salle du « massage aux allumettes
en bois ».
Comme il me rencontrait tous les jours,
il me reçut en voisin, en ami. J'en profitai
pour le complimenter familièrement de sa
bonne mine, et échanger avec lui quelques
phrases banales.
— C'est bien tenu ici, fis-te, c'est vous qui
balayer comme cela tous les jours ?
— Tiens, lit Nénesse, faut bien, rapport
au docteur qui ne rigole pas avec ça !
— Il est très méticuleux ?
— Pas ça, reprit Nénesse, mais, 'dame,
vous comprenez bien, moi, n'est-ce pas, je
suis ici pour la réclame des clients, faut que
je m'exerce pour me faire les bras.
Il ajouta en riant :
— Parce que, n'est-ce pas, vous pensez
bien, c'est pas avec les saloperies de trucs
de boules de gomme et les massages aux
gants de Suède, comme dit le docteur,
qu'on peut se faire des muscles, ça c'est bon
pour les clients qui y coupent.
Je m'étais levé, complètement désillusion-
né, écœuré par tant de charlatanisme et de
maMuaMe /n?
Un doute, cependant, me restait encore.
— Et vos oreilles, lis-je, comment se sont-
elles développées ainsi en si peu de temps ?
Nénesse ferma un œil, lit claquer sa lan-
gue, se mit à rire d'un air roublard, et dit :
— Ça ? tiens pardi, mais c'est à force d'é-
couter aux portes quand y vient des bathes
gonzesses ; y a rien qui tire les oreilles
comme ça...
Ce fut à peu près à cette époque que je re-
pris la vieille méthode française de culture
physique, par les épaules américaines et les
. mntplnc dp. r.rin.
G. de PAWLOWSKI.
POIDS ET HALTÈRES
Le Championnat du Monde de Force
Organisé par l'AUTO au Moulin-Rouge
LE PRIX DUBONNET
Nouvelle victoire de Victorius. — Le développé avec la position natu-
relle. — Un véritable exercice athlétique. — Ellisseïeff second du
classement général avec Roumageon. — Le programme de ce soir
C'était, hier, le développé d'une main à droite,
sans contredit l'un des exercices les plus inté-
ressants du tournoi.
Il est difficile, en effet, de truquer en dévelop-
pant un poids, d'autant plus que pour le Cham-
pionnat le jury a obligé les concurrents à tra-
vailler en conservant la position militaire, la
main gauche le long. de la cuisse.
Dans ces conditions, nous avons eu à enregis-
trer une grosse surprise, la défaite de Bonnes
par Victorius. Bonnes s'est arrêté à 50 kilos, tan-
dis que son concurrent est parvenu à développer
— très difficilement, c'est vrai — 110 livres, ce
qui constitue.Je record pour cet exercice.
Roumageon, çe jeune athlète vraiment extra-
ordinaire, a fort bien réussi les 10U livres, ainsi
que le Russe Ellisseïeff.
Le classement subit donc de profondes modifi-
cations.
Bonnes est toujours en tête avec 553 points ;
Ellisseïeff et Roumageon arrivent en seconde li-
'gne d'un avec 505 points chacun, précédant Deriaz
'un point.
Victorius passe cinquième.
Lassartesse, qui perd des places, arrive sixiè-
me, tandis-que Poirée conserve la septième place.
D'après ces résultats inattendus de chaque
.. jo.ur, qui ne font que doubler l'intérêt de ce beau
tournoi, il est assez difficile de prévoir quel sera
le futur champion.
Bonnes, qui était grandissime favori, hier, est
suivi de bien près maintenant, tandis que le
Russe Ellisseïeff devient ^véritablement dange-
reux.
Deriaz, Victorius et même le jeune Rouma-
geon n'ont ~pas dit leur dernier mot. et en envi-
sageant bien les choses telles ' qu'elles sont, il
faut en conclure que- les six premiers du classe-
ment ont tous une chance .de premier ordre.
Toujours Victorius
On commence à 50 livres c'est une simple es-
carmouche. 60 livres, puis 80£livres passent com-
me une^lettre à ,la poste, et l'on apporte 45 kilos.
Du coup, David, Calvet, Gonzalo, Charles Poi-
. rée et Lassartesse sont éliminés.
On annonce 100 livres, i& lutte va devenir ter-
rible et" pourtant seul, Deriaz, ne parvient pas à
développer l'haltère.
Maintenant c'est 110 livres. Roumageon, Bon-
nes et Ellisseïeff, malgré deux efforts successifs,
sont éliminés à leur tour, tandis que Victorius
parvient, deux fois de suite et non sans difficul-
tés, à développer les 55 kilos.
La performance de Victorius est splendide et
mérite d'être signalée d'une façon toute parti-
culière.
Certes, on aurait pu espérer un mouvement
exécuté d'une façon plus correcte, mais, fran-
chement, il était "impossible de ne pas accepter
cette performance qui mérite la mention assez
bien.
C'est un record du monde de plus à enregis-
trer au cours du premier Championnat du Monde,
et c'est Victorius qui, une fois de plus, aura
l'honneur d'être inscrit dans le livre d'or.
Mais nous en enregisterons bien d'autres en- j
core, car jamais, dans aucun concours, je n'ai
vu des hommes travailler avec autant d'énergie
et d'esprit de combativité.
Une Rectification
Aussitôt le record de l'arraché battu, les mem-
bres du jury ont procédé au pesage du poids qui-
a servi à cet exploit.
Le record était de 171 livres par Bonnes. Lassar-
tesse l'avait battu en enlevant 172 livres, la bas-
cule a annoncé 173 livres exactement. On ne
saurait être trop précis en matière de records.
Bonnes, de son côté, a arraché à gauche- 16e,
livres.
Voilà des chiffres qui laissent rêveur. \
CE SOIR
Après le développé d'une main à droite, qui a
donné lieu à une si belle lutte hier, nous aurons
ce soir le même exercice, mais du bras gauche.
Voici de quelle façon doit être exécuté ce mou-
vement :
Le concurrent doit amener l'haltère d'un seul
temps il. la hauteur des épaules sans lui faire tou-
cher le ventre ni la poitrine, marquer la position
d'épaulement pendant deux secondes, puis déve.
lopper le bras lentement, sans aucun départ en
souplesse, jusqu'à ce que le bras soit bien tendu
au-dessus de la tête. Pendant l'exécution de ce
mouvement, les pieds, écartés de 0 m. 40 au plus
et placés sur la même ligne, ne doivent pas bou-
ger, les jambes doivent rester tendues.
Tout mouvement de bascule imprimé au corps
annule le mouvement.
Voici la liste des concurrents inscrits :
1. ELISEIEFF (Russe).
2. BONNES (Français).
3. POIREE Charles (Français).
4. GONZALO (Espagne). -
5. VICTORIUS (Français).
6. E. DERIAZ (Suisse).
7. DAVID (Français).
8. LASSARTESSE (Français). ■
9. ROUMAGEON (Français).
10. CALVET H. (Français).
Demain et après
Voici le programme des soirées à venir :
Championnat Professionnels
Dimanche 11 octobre. — La volée d'une main;
à droite.
Lundi 12 octobre. — La volée d'une main à
gauche.
Mardi 13 octobre. — Le dévelol,,r)é à deux
mains.
Mercredi 14 octobre. — L'arraché à deux mains.
Jeudi 15 octobre. — Le jeté à deux mains.
Pour bien voir
Rappelons aux intéressés qui désirent voir de
près, qu'ils peuvent se procurer des cartes de
scène moyennant 10 francs.
L. Manaud.
LE CLASSEMENT
»» . - CD «est S S M
« r-*i g» l-*-î O» «f* g-s " :3 ==' .d:S « Sr"r ncsS J=* ^ |§ S's B—• 5 s S cti ♦«—i « «S ___j « 3 . ^
B CONCURRENTS SM SI SZ s- ïl ï™ t a g? =" S
a = Is pQ e æ: la fis ts l'S îa S-a Si -I s'-~-
» °° -«Ia <1« ga cs| s a
, j - —
1 BONNES 50 73 165 165 100 553
2 ELISSEIEFF .... 45 60 150 150 100 505
2 ROUMAGEON 45 70 150 140 100 505
4 E. DERIAZ 45 69 150 150 90 ......................... 504
5 VICTORIUS 60 75 145 110 110 500
6 LASSARTESSE ..... 45 60 172 130 80 487
7 CH. POIREE 50 70 110 140 80 450
8 DAVID 40 50 129 110 80 409,
9 CALVET 40 50 123 000 80 293
10 GONZALO. ......... 40 00 000 000 80 ............ 120
BORDEAUX-PARIS PÉDESTRE
600 kilomètres
Eneore Laffitte
Laffitte continue sa promenade victorieuse. A
Tours, à Amboise, à Blois, à Beaugency, il est
toujours en tête avec trois heures d'avance sur
Gallot que Péguet serre de près, il l'a même re-
joint un peu avant Blois, mais Gallot est reparti
de plus belle..
Derrière ces trois coureurs, qui se disputent la
première place avec acharnement, suit un pelo-
ton de six hommes qui ne semblent pas avoir dit
leur dernier mot. Huet est quatrième à 6 heures
de Péguet, et derrière Huet et pas très loin, on
voit Anthoine, Bagré qui a gagné un bon nom-
bre de places et qui commence à se rapprocher,
Ewertz, Cibot et Orphée.
Tous ces coureurs sont signalés comme étant
dans un état de fraîcheur remarquable (c'est un
cliché consacré), et la victoire de l'un d'eux ne
serait pas pour étonner.
Mais jusqu'alors on doit accorder la meilleure
chance à Laffitte qui résiste victorieusement à
tous les assauts de Gallot et de Péguet. Sur le
point d'être rejoint, il s'échappe à nouveau
avant d'avoir été rattrapé par ses concurrents.
Continuera-t-il jusqu'au bout ? Evitera-t-il la
fatale défaillance que pourraient bien lui valoir
ses efforts du début ? On ne le sait, mais ce cou-
reur fait preuve d'une grande énergie et sa per-
formance est très remarquable.
Gallot, lui aussi, se comporte de la belle
façon ; il n'a pour ainsi dire pris aucun repos
depuis le départ, et il pousse la coquetterie jus-
qu'à prendre le pas de gymnastique pour se
présenter aux contrôles.
Péguet fait preuve d'une grande ténacité ; peu
à peu, il refait une partie du terrain qui le sépare
de Laffitte ; il vient de rejoindre Gallot qui sem-
ble être le plus fatigué des trois, et il est pro-
bable qu'il ne tardera pas à lui prendre la se-
conde place.
Huet s'est toujours maintenu en bonne posi-
tion derrière les..trois premiers. Bagré, qui s'est
réservé pendant la première moitié du parcours,
commence à regagner le terrain perdu et il est
en excellent état; le champion du monde des
6 heures n'a pas encore dit son dernier mot, non
plus qu'Ewertz, Anthoine, et même Cibot et
Orphée
Aujourd'hui, c'est le prélude de la grande
bataille, le début de la lutte définitive, l'heure des
ménagements est passée et nous assisterons
aujourd'hui au quatrième acte, celui précédant
1,:. rlpnniiftment.
Ch. Verdelet.
DANS LES CONTROLES
(Dépêches de nos correspondants)
Mansle (153 kilomètres)
Derniers coureurs contrôlés mercredi :
Moreau à 8 h. 55 soir, David, Méchin, Rousseau,
Léonce à 8 h. 58, Kalvert à 11 h. 45, Raske à
11 h. 45, Justinien à 11 h. 48.
Jeudi :
Signaux à 1 b. matin, Monquio 1 Ji., Larcade
4 h. 20, Oudkert et Bernard 4 h. 20. Delin 5 h.,
Desquerre et Fei,bert 5 h. 50, Hazard 6 h. 25, Fi-
guiez 7 h. 14, Trezeguet et Raymond Lamotte
7 h. 22, Belpêche, Pascoux, Immé, Duyk et Cas-
Lang 7 h. 53, Hallot 7 h. 56, Laurent 8 h. 14, Siret
8 h. 24. 1. : ~
Ruffec (177 kilomètres)
Sont encore passés ici :
8 octobre soir, Morène et Pierre 9 h. 7, Gau-
chet 9 h. 30 ; 9 octobre matin, Zuccone 1 h. 45,
Barbrel 7 h. 30, Baudre 12 h. 14. Mulet et Thomm
12 h. 55, Plumerat 1 h. 26, Doudiès et Guilloi
2 h. 5. — DUMAS.
Couhé-Vérac (208 kilomètres)
Sont passés aujourd'hui vendredi : : -
Petit 5 h. 50 matin, Ferbert 6 h. 20. Lesy 6 h. 30, *
Moreau 8 h. 30, Ginest 8 h. 45. Robert 8 h. 50.
Roux 8 h. 55, Delin et Canal 9 h., Binter et Loti
9 h. 25, Lafargue 10 h. 30, Zuccone 10 h. 57, Jac.
quet 10 h. 50, Altier 10 h. 57, Crépin 11 h. 15,
Pierre L. midi5, avec Morère et Amiot, Liar"
12 h. 35, Brabrel 1 h. 45.
— GRELAUD. FRADET.
Poitiers (242 kilomètres)
Suite des passages de jeudi :
Bagre à 4 h. 45 de l'après-midi, Marius 5 h. 50,
Bolle 5 h. 50, Baudet 6 h. 15, Léonce 6 h..50, Jus-
tinien 7 h.. Marquestou 7 h. 25, Rousseau 7 h. 3,%
Figuiez 11 h. 10, Dufour 11 h. 35.
— ARNAUD.
Châtellerault (276 kilomètres)
Huet et Anthoine passent quatrième et cin>'
quième à 11 h. 10, Ewertz, minuit 50 in., Bagré et
Marquestant 2 h. 10., Léonce 2 h. 15, Cibot et Or-
phée 2 h. 40, Bolle et Marius 6 h. 5, Figniez 6 h.50,
Baudet 7 h. 8, Justinien 7 h. 22.
Rousseau, 9 h. 11, David 11 h. 40, avec Méchin,
Dufour midi 4, Chanteloup, Pascoua, Bernard 1 h
50, Laurent 2 h., Oudekerk, Vigneaux 2 h. 36,
Monquio 4 h., Belpêche 4 h. 27, Immé, Duyk 4 h.
30. Jullerat 4 h. 40, Raske, 4 h. 50, Kalveit 5 h. 8.
Desquerre, 5 h. 56, Lamotte, 6 h. 15.
— NAUD.
Les Ormes (295 kilomètres)
Après Laffitte, passent Gallot, à 7 h. 28, repart'
à 7 h. 31, très énervé ; Péguet à 9 h. 58, repart à
10 heures, très souple. Aujourd'hui, vendredi, An-
thoine arrive cette nuit à 2 h. 24 ; il repart à 2 h.
26, assez fatigué ; Ewertz arrive à 4 h, 43, il se
couche et repart à 6 h. 25 ; Cibot et Orphée arri-
vent à 7 h. 21 et partent aussitôt, ils sont très
frais ; Huet à.7 h. 40, repart à 7 h. 57, très con-
fiant et dispos *, Léonce et l'vlarquestant à 7 h. 46.
et repartent à 7 h. 52 ; Bagré arrive à 8 fi. 33, il
repart à 8 h. 34, très dispos ; Bollée et Marius à
10 heures signent et repartent aussitôt ; Baudet à
10 h. 1 ; Figniez à 10 h. 45 repart très confiant ;
Justinien à 10 h. 55, signe, déjeune et repart il
11 h. 35 ; Rousseau, il 2 h. 30, repart immédiate-
ment ; David et Méchin à 4 h. 30 repartent à 4 h.
45 m : Dufour à 5 h. 2, repart à 5 h. 15 ; Fédit à
5 h. 22.
Pascoua arrive à 6 h. 25 et repart aussitôt, très
dispos. La pluie continue. Lambert, Chanteloup
arrivent à 6 h. 55 et repartent ensemble dispos. - .
CHAMPIGNY.
Sainte-Maure (312 kilomètres)
Péguet passe troisième à minuit 6 ; il se repose,
r et repart à 4 h. 45 ; Anthoine, 5 h., repart à 8 b.27;
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