Titre : Le Populaire : journal-revue hebdomadaire de propagande socialiste et internationaliste ["puis" socialiste-internationaliste]
Auteur : Parti socialiste SFIO (France). Auteur du texte
Auteur : Parti socialiste (France). Fédération (Paris). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Limoges)
Éditeur : Parti socialisteParti socialiste (Paris)
Date d'édition : 1936-11-30
Contributeur : Blum, Léon (1872-1950). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34393339w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 36344 Nombre total de vues : 36344
Description : 30 novembre 1936 30 novembre 1936
Description : 1936/11/30 (Numéro 5041). 1936/11/30 (Numéro 5041).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k822499d
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-60603
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2011
MBB BHiSS ÎBU BBSBSSS ^HHHRHflfe^. HBHBBBH
LE POPULAIRE
DE PARIS
ORGANE CENTRAL DU PARTI SOCIALISTE (S. F. I. O.)
Directeur Politique :
BRACKE suppléant LÉON BLUM
KêPACTION. gT »DMIWUTHATION . 9. RUE VICTOR-MASSÉ. PARIS (IX*)
. iJusqu'à 20 hmtew iTRUDAINE 94-46 et 94-47 I AOrette tétigraphiqm i
;Τ*ÎΦαοÏβ Î A partir d* ¿0 heures I TAITBOUI 43-50 I tUkLPOPUL-PABIS
Administrateur-Délégué :
EUGÈNE GAILLARD
ABONNEMENTS ι
France Étranger
et Coloslei itami poitai Soit m«er«
(ban.... 80 ir. 170fr. 240 tr.
Six mois .. 48 tr. 85 fr. 120 (r.
Trois moia. 25 fr. 45 fr. 60 tr.
Adfcaer mandats et valenn à 'Admlnistrateur-délègui
Compte chèque postal 279-37 Paria
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Téléplume : RICHELIEU 69-00
LE NUMERO :
30centimes
LUNDI
30
Novembre
>1936
Alasecrète !
GALLUS, de l'Intran, se
dresse sur ses ergots et
pousse un cocorico reten-
tissant pour appeler les
cambrioleurs à ouvrir l'oeil sur le
projet de loi, déjà adopté par la
Chambre, portant réfection du
système fiscal. Ce qui hérisse le
coq du soir, c'est une mesure ré-
clamée de divers côtés bien avant
qu'il ne fût question ni de Front
Populaire, ni de ministère chargé
d'appliquer le programme com-
mun établi par les éléments de ce
Front.
Voci en propres termes com-
ment il la résume : « La liste des
contribuables assujettis à l'impôt
sur le revenu sera désormais dé-
posée dans les mairies; où cha-·
curi-aura le droit de la /consulter. »
On a réduit à cela la « publicité »
demandée, je le répète, depuis fort
longtemps par des partisans de
l'impôt sur le revenu les plus va-
riés d'opinion d'ailleurs. Gallus
est à ce propos tout aússi ébou-
riffant qu'ébouriffée II découvre
dans ces lignes d'aspect honnête
le germe de divisions infinies
entre les citoyens. Pensez donc :
« la délation va fleurir » en même
temps que la discorde ! Le pauvre
épanche son étonnement doublé
d'indignation dans des termes qu'il
faut copier exactement :
On pensait qu'il existait des con-
trôleurs chargés de vérifier l'exacti-
tude des déclarations. Il faut croire
que ce sont des incapables qui ont
besoin .d'être contrôlés à leur tour
par le peuple-tout entier. Plaignons
ces malheureux! Ils en vont recevoir
des lettres anonymes! Ils en enten-
dront des protestations!
Sans compter que de bien
a beaux jours s'ouvrent pour les
maîtres chanteurs ».
Arrêtons-nous là pour le mo-
ment. Je n'ai jamais été.chargé du
contrôle des contributions, mais
j'ai connu quëlques contrôleurs.
Que Gallus en interroge " deùx oti'
trois, il apprendra qu'on n'a pas
attendu une disposition légale des-
tinée à rendre plus malaisée une
forme de fraude évidemment trop
répandue pour que « l'envie et la
discorde » naissent dans les coeurs.
Combien de vérifications de décla-
rations ont été suscitées ou par
une lettre â pas toujours ano-
nyme â ou par une indication
quelconque. Car enfin, si « ca-
pable » que soit le corps du con-
trôle, il lui faut bien avoir un
doute pour être amené à une véri-
fication !
Et quant au « chantage », a-t-il
pour origine la connaissance qu'on
peut avoir (d'une façon ou d'une
autre) de la fortune de la personne
à laquelle il s'adresse ? Au risque
de se tromper, le maître chanteur
croit d'abord « tenir » sa victime
par un coin quelconque plus ou
inoins solide. Ce n'est pas la con-
naissance d'un impôt ou d'un
chiffre d'impôt qui l'informe à
cet égard. Le chantage fondé sur
une fraude par défaut de déclara-
tion ne pourrait donc qu'être ré-
duit par cette mesure, à supposer
que l'argumentation adoptée par
Gallus ait le sens commun. Je dis
« adoptée » parce qu'il ne fait, bien
entendu, pas cavalier seul et ne
fait que présenter de façon un peu
plus amusante les raisonnements
présentés par les défenseurs de
la frauda.
Que dire de la supposition que
les cambrioleurs « n'entreront
désormais qu'en pleine connais-
sance de cause » chez les cam-
briolés, renseignés qu'ils seront
officiellement « des pillages les
plus fructueux » ? Le plus métho-
dique des cambrioleurs n'ignorera
pas que les plus imposés (ou im-
posables) des riches n'ont pas tous
l'habitude de garder chez eux leur
fortune. Pour autant qu'on puisse
connaître les moeurs de la cam-
briole, lorsqu'elle n'opère pas au
hasard d'une porte ouverte ou de
la sortie d'un locataire, elle pren-
drait: plutôt, comme les anciennes
Quatre-Vieilles, pour guide les
« indices apparents ».
Je me-doute, et vous aussi, que
tout ce battage n'est que pour lä
frime. ; L'essentiel est de créer
dans l'opinion des doutes et sur-
tout de rassembler pour une cam-
pagne «(fructueuse » tous les inté-
rêts menacés par une publicité
défavorable à la fraude. Respect
aux fraudeurs ¡ Loin de les dénon-
cer, on doit respecter leur habi-
leté, en espérant l'imiter un jour.
Plus on aurait de raisons d'être
sur « la liste officielle », moins on
doit accepter qu'elle soit dressée
et accessible.; Seuls doivent payer
pour les « contribuables » ceux
qui sont trop pauvres pour vivre
autrement que de leur travail ou
des pauvres ressources qu'un tra-
vail passé leur a permis de se ré-
server. C'est la morale de l'his-
toire.
BRACKE (A.-M. Desrousseaux).
LE HLS DE ZAHAROFF ?
Le savetier londonien Hyram Bar-
nett Zaharoff, qui vient d'intro-
duire une action contre les héritiers
de Sir Basil Zaharoff, prétendant
être le fils légitime du marchand
de canons.
Trois inaugurations
à Montmartre
Trois inaugurations ont eu lieu hier
matin, à Montmartre.
A 0 h 80. en présence du préfet de
!a Seine et de nombreuses .personnalités,
en apposait une plaque, au 11Î de la rue
Lepic, sur la maison qu'habita J.-B. Clé-
ment, l'immortel auteur du Temps des
cerises.
Quelques instants plus tard on inau-
gurali une statue d'Eugène Carrière de-
vant la villa Leandre.
Enfin, à 1Î h. 30, place Constantin-
Pecqueur, la nouvelle statue de Steimlen-
peintre de la misère était offerte à l'ad-
miration de la foule.
OBSEQUES D'UN ANTIFASCISTE
FRANÇAIS TUE EN ESPAGNE
Toulouse, 2D novembre, â Hier, ont eu
lieu les obsèques de Marc Firminhac, âgé
de 2'S ans, qui était parti le 15 août der-
nier pour combattre dans les milices gou-
vernementales espagnoles. Il fut tué sur
le front de Huesca, le 16 octobre.
MARX DORMOY DANS LE NORD
L'arrivée de Marx Dormoy ( X ), ministre de l'Intérieur, à la garç de
Lille; à sa droite : Saint-Venant; derrière lui, on reconnaît Graziani
et Raoul Evrard.
Les assauts
des rebelles
repoussés !
VERS TALAYERA, LES REPUBLICAINS AVANCENT
SUR LES DEUX RIVES DP TAGE
Dans les Asturies, les miliciens occupent
les hauteurs de Los Pinos
Une tranchée occupée par les miliciens près de la Casa del Campo.
Madrid, 29 novembre. â Voici le com-
muniqué officiel du ministère de la
guerre, à 21 h. 30. :
Sur le front du Centre, peu d'activi-
té aujourd'hui dans tous les secteurs.
Dans le secteur du Tage, nos troupes
ont, organisé par une défensive les po-
sitions conquises ces jours derniers.
Dans le secteur d'Aranjuez, notre ar-
tillerie a bombardé les positions enne-
mies. La démoralisation des factieux
est de plus en plus forte et les chefs
doivent appliquer des mesures de ter-
reur pour maintenir la discipline.
Dans le secteur du Manzanares, aux
Dernières heures de l'après-midi, l?s
factieux ont tenté de déclencher une at-
taque, mais ile ont été repoussé?.' Nöus
avons capturé d'à matériel de guerre.
L'àviation a tenté dans la matinée
de survoler la capitale. Mais les avions
ont été mis en fuite par nos batteries
antiaériennes et notre aviation.
LÈS REPUBLICAINS AVANCENT
EN BISCAYE
Madrid, 29 novembre. â Les forcée:
loyales de là province de Santander,
au cours de combats qui leur ont été
favorables, ont obligé les éléments in-
surgés à battre en retraite et ont occu-
pé notamment les hauteurs du village
de Solcillo, distant seulement de 65
kilomètres de Burgos.
Dans les Asturies, les mineurs con-
tinuent leur action, harcelant les in-
surgés et leür infligeant de lourdes
pertes.
Sur le front- de Biscaye, le mauvais
temps a gêné les opérations des mili-
ces basques qui, depuis plusieurs jours,
ont oommencé leur offensive, afin de
refouler requêtes et phalangistes hors
de la province de Guipúzcoa.
(Suite en 3' page, 3· colonne)
Trois personnes
meurent
empoisonnées ,
à la Rochelle
Il s'agit d'une femme, de sa jeune
fille et da Polonais
arec lequel elles vivaient
LASSE D'ETRE MALTRAITEE
ET BAFOUEE, C'EST LA MERE
.QUI AURAIT VERSE LE BREU-
VAGE MORTEL
La Rochelle, 29 novembre. â Mme
Huguet et sa fille Hélène, âgée de 17
ans, vivaient depuis un certain temps
avec un Polonais, le nommé Stanislas
Obreta ,38 ans, 273, boulevard Denfert-
Rochereau, à La Rochelle.
Obreta, très brutal, maltraitait fré-
quemment la pauvre femme et lui im-
posait, vivant avec elle et sa fille, tous
trois couchant dans la même chambre,
une existence odieuse.
Depuis vendredi, les voisins n'a-
vaient pas vu -le Pelona le a l Ses oom*
pagnes, ils prévinrent la police dans la
matinée et l'on pénétra dans l'appar-
tement du boulevard Denfert-Roche-
reau.
Dans la chambre commune, sur un
lit, on trouva le cadavre d'Obreta à
côté de celui d'Hélène Huguet, sur l'au-
tre gisait inanimée la mère de cette
dernière.
Trois bols trouvés à la cuisine ont
vraisemblablement contenu un liquide
qui provoqua le triple empoisonnement.
Les enquêteurs pensent que c'est la
femme Huguet qui est l'auteur de ce
drame, pour mettre un terme à l'exis-
tence qu'elle devait mener.
Î sera procédé demain à l'autopsie.
LE TEMPS QU'IL FERA
Prévisions de ΤÎ- Î. M. â Ciel se cou-
vrant progressivement, devenant plus
brumeux, petites pluies ou bruines. Vent
de secteur ouest modéré- Le minimum
de température sera en hausse
Bientôt le " POPULAIRE " publiera
un feuilleton du génial écrivain
d'aventures Gaston LEROUX
" L'EPOUSE DU SOLEIL "
l'auteur des "Mystères de la Chambre jaune" et de
" Rouletabille " nous emmène, cette fois chez des Indiens*
fanatiques. VOUS LIREZ
" L'EPOUSE DU SOLEIL g
- - un magnifique roman...
⢠- un récit passionnant...
- - un chef-d'oeuvre...
L'Anglais Mollison et Corniglion-Molinier
volent vers le Cap
James Mollison et Corniglion-Molinier au moment
de leur départ pour le Cap.
Londres, 29 novembre. â Ce matin
Jim Mollison et le Français Molinier se
sont envolés pour tenter de battre le
record Londres-Le Cap. Ils comptent
mettre cinq, jours pour faire l'aller et
retour.
A 9 h. 20 ils ont pris le départ, mais
ont du atterrir presqu'aussitôt pour re-
partir à 9 h. 30.
Le raid
A 10 h. 30, l'équipage Mollison-Moli-
nié a survolé Le Bourget.
A 12 h. 52, Mollison a atterri à Mari-
gnane; il en est reparti à 14 h. 45.
A 18 h. 27, le Miss-Dorothy survolait
Tunis en direction de Tripoli.
Les Anciens Combattants
approuvent
l'oeuvre du gouvernement
TEL EST LE SENS DES RESO-
LUTIONS ADOPTEES A L'U-
NANIMITE PAR LE CONSEIL
NATIONAL DE LEUR CONFE-
DERATION.
(Voir en deuxième page)
Après la mort tragique
de Roger Salengro
Dans l'impossibilité de répondre
.aux nombreux télégrammes, ordres
du jour ou lettres adressés à la Pré-
sidence du Conseil par les Sections
du Farti Socialiste et de ses jeunesses,
par les cellules du Parti Communiste,
par les groupes du Parti Radical, par
les sections syndicales, par les Con-
seils municipaux, par les Comités de
Front populaire et les Comités anti-
fascistes, par le Secours Bouge Inter-
national, par les sections de la Ligue
des Droits de l'Homme, des anciens
combattants et de diverses associa-
Wons à l'occasion de la mort de notre
regretté Roger Salengro, notre ami
Léon Blum adresse à tous ses remer-
ciements les plus vifs pour la sympa-
thie qu'ils lui ont témoignée en cette
si douloureuse circonstance.
" Notre effort de rénovation sociale
a accru la force
de la France dans le monde'·
Le texte sténographique du discours qqe Léon Blum, président du Conseil
et chef du Front Populaire, a prononcé au Vélodrome d'Hiver le
w ι λ - . 27 novembre. (Lire en quatrième page.)
Les émouvantes obsèques
du gréviste assassiné
DES DIZAINES DE MILLIERS DE TRAVAILLEURS
ONT SUIVI LA DEPOUILLE MORTELLE
DE TAHAR ACHERCHOUR, TUE PAR SON PATRON
Le cortège funèbre s'est rendu de la place du Combat
à la Care de Lyon au milieu d'une foule considérable
PLUSIEURS ORATEURS DES ORGANISATIONS SYNDICALES
ONT ADRESSE UN SUPREME HOMMAGE AU DEFUNT
ET ONT STIGMATISE LE FASCISME CRIMINEL
Le fourgon mortuaire qui transporte le corps d'Acherchour suivi
par les délégations ouvrières.
Plusieurs dizaines de milliers de
travailleurs ont conduit hier à la gare
de Lyon, la dépouille mortelle de Tahar
Acherchour, lâchement assassiné par
le fils de son patron.
La levée du corps eut lieurà 14 heures
précises, devant une foule ému© et re-
cueillie.
P. H.
(Suite en 3' page, 5* colonne)
Un avion s'écrase au sol
à Villacoublay
Le pilote est tué
ι : > .
Villacoublay, 29 novembre. â Vers
11 h. 30, ce matin, un avion apparte-
nant à M. Gérin, demeurant à Boulo-
gne-sur-Seine, 24, rue des Tourelles,
et piloté par l'aviateur Demimuid,
s'était élevé du terrain de Villacou-
blay.
Alors que^ l'appareil se trouvait à
une dizaine ' de mètres de hauteur, il
glissa sur l'aile et s'abattit au sol où
il s'écrasa.
Grièvement blessé, l'aviateur Demi-
muid fut transporté à l'hôpital de Ver-
sailles, où il expira peu après son ar-
rivée.
La délégation algérienne
Le « Varivoi y, avion à surface portante variable, sur lequel
l'aviateur Demimuid a trouvé la mort.
VERS LA REPRISE ECONOMIQUE
En parcourant Paris et la banlieue
avec un représentant de commerce
Partout on constate l'afflux de commandes...
et les difficultés de livraison
11 V a une dizaine de jours, je rencon-
tre un bon camarade du Parti, encore
jeune, et déjà vieux militant. C'est un
représentant de commerce, malin et dé-
brouillard. Il a, en poche, une douzaine
de cartes. Entendez qu'il représente une
douzaine de maisons choisies dans tous
les rayons de l'industrie : il vend des
limes d'ajusteurs, des poêles, du coutil
d'ameublement, du verre à bouteille et
même du cirage. Voilà, n'est-il pas vrai?
un homme utile â pour mes « coups de
sonde »,
â Alors, les affaires?
â Ça va, me répond-il. Et « à pleins
gaz »
â En es-tu bien sûr? N'est-ce point
la crainte de la hausse des prix après
l'alignement monétaire qui...
Mais il m'interrompt :
â La crainte de la hausse, bien sûr,
elle s pu joues au début, en septembre.
Mais le mouvement continue. C'est la
reprise, la vraie. Et sans le coup de
frein des industriels; elle serait plus
forte encore. D'ailleurs, veux-tu en ju-
ger toi-même? Viens avec moi, je t'em-
mèhë.
Bien entendu, j'ai accepté. Un après-
midi durant, ^ banlieue dans sa voiturette. J'ai passé du
fabricant au grossiste, du grossiste au dé-
taillant. Et je ne me suis fait connaître
nulle part. On a parlé librement devant
moi â puisque j'étais tantôt un « collègue
représentant », tantôt un « ami dans les
affaires », voire même, parfois, un
« client en perspective ».
Dans ce dernier cas, je l'avoue, j'avais
peine-à garder'mon sérieux. J'y ai pour-
tant réussi. Et voici le récit de mon
voyage.
Le bureau, à Paris, d'une grosse
usine de l'Est qui fabrique des limes
LE POPULAIRE
DE PARIS
ORGANE CENTRAL DU PARTI SOCIALISTE (S. F. I. O.)
Directeur Politique :
BRACKE suppléant LÉON BLUM
KêPACTION. gT »DMIWUTHATION . 9. RUE VICTOR-MASSÉ. PARIS (IX*)
. iJusqu'à 20 hmtew iTRUDAINE 94-46 et 94-47 I AOrette tétigraphiqm i
;Τ*ÎΦαοÏβ Î A partir d* ¿0 heures I TAITBOUI 43-50 I tUkLPOPUL-PABIS
Administrateur-Délégué :
EUGÈNE GAILLARD
ABONNEMENTS ι
France Étranger
et Coloslei itami poitai Soit m«er«
(ban.... 80 ir. 170fr. 240 tr.
Six mois .. 48 tr. 85 fr. 120 (r.
Trois moia. 25 fr. 45 fr. 60 tr.
Adfcaer mandats et valenn à 'Admlnistrateur-délègui
Compte chèque postal 279-37 Paria
Senltt de publicité: S, rue Saint-Augustin, PARIS
Téléplume : RICHELIEU 69-00
LE NUMERO :
30centimes
LUNDI
30
Novembre
>1936
Alasecrète !
GALLUS, de l'Intran, se
dresse sur ses ergots et
pousse un cocorico reten-
tissant pour appeler les
cambrioleurs à ouvrir l'oeil sur le
projet de loi, déjà adopté par la
Chambre, portant réfection du
système fiscal. Ce qui hérisse le
coq du soir, c'est une mesure ré-
clamée de divers côtés bien avant
qu'il ne fût question ni de Front
Populaire, ni de ministère chargé
d'appliquer le programme com-
mun établi par les éléments de ce
Front.
Voci en propres termes com-
ment il la résume : « La liste des
contribuables assujettis à l'impôt
sur le revenu sera désormais dé-
posée dans les mairies; où cha-·
curi-aura le droit de la /consulter. »
On a réduit à cela la « publicité »
demandée, je le répète, depuis fort
longtemps par des partisans de
l'impôt sur le revenu les plus va-
riés d'opinion d'ailleurs. Gallus
est à ce propos tout aússi ébou-
riffant qu'ébouriffée II découvre
dans ces lignes d'aspect honnête
le germe de divisions infinies
entre les citoyens. Pensez donc :
« la délation va fleurir » en même
temps que la discorde ! Le pauvre
épanche son étonnement doublé
d'indignation dans des termes qu'il
faut copier exactement :
On pensait qu'il existait des con-
trôleurs chargés de vérifier l'exacti-
tude des déclarations. Il faut croire
que ce sont des incapables qui ont
besoin .d'être contrôlés à leur tour
par le peuple-tout entier. Plaignons
ces malheureux! Ils en vont recevoir
des lettres anonymes! Ils en enten-
dront des protestations!
Sans compter que de bien
a beaux jours s'ouvrent pour les
maîtres chanteurs ».
Arrêtons-nous là pour le mo-
ment. Je n'ai jamais été.chargé du
contrôle des contributions, mais
j'ai connu quëlques contrôleurs.
Que Gallus en interroge " deùx oti'
trois, il apprendra qu'on n'a pas
attendu une disposition légale des-
tinée à rendre plus malaisée une
forme de fraude évidemment trop
répandue pour que « l'envie et la
discorde » naissent dans les coeurs.
Combien de vérifications de décla-
rations ont été suscitées ou par
une lettre â pas toujours ano-
nyme â ou par une indication
quelconque. Car enfin, si « ca-
pable » que soit le corps du con-
trôle, il lui faut bien avoir un
doute pour être amené à une véri-
fication !
Et quant au « chantage », a-t-il
pour origine la connaissance qu'on
peut avoir (d'une façon ou d'une
autre) de la fortune de la personne
à laquelle il s'adresse ? Au risque
de se tromper, le maître chanteur
croit d'abord « tenir » sa victime
par un coin quelconque plus ou
inoins solide. Ce n'est pas la con-
naissance d'un impôt ou d'un
chiffre d'impôt qui l'informe à
cet égard. Le chantage fondé sur
une fraude par défaut de déclara-
tion ne pourrait donc qu'être ré-
duit par cette mesure, à supposer
que l'argumentation adoptée par
Gallus ait le sens commun. Je dis
« adoptée » parce qu'il ne fait, bien
entendu, pas cavalier seul et ne
fait que présenter de façon un peu
plus amusante les raisonnements
présentés par les défenseurs de
la frauda.
Que dire de la supposition que
les cambrioleurs « n'entreront
désormais qu'en pleine connais-
sance de cause » chez les cam-
briolés, renseignés qu'ils seront
officiellement « des pillages les
plus fructueux » ? Le plus métho-
dique des cambrioleurs n'ignorera
pas que les plus imposés (ou im-
posables) des riches n'ont pas tous
l'habitude de garder chez eux leur
fortune. Pour autant qu'on puisse
connaître les moeurs de la cam-
briole, lorsqu'elle n'opère pas au
hasard d'une porte ouverte ou de
la sortie d'un locataire, elle pren-
drait: plutôt, comme les anciennes
Quatre-Vieilles, pour guide les
« indices apparents ».
Je me-doute, et vous aussi, que
tout ce battage n'est que pour lä
frime. ; L'essentiel est de créer
dans l'opinion des doutes et sur-
tout de rassembler pour une cam-
pagne «(fructueuse » tous les inté-
rêts menacés par une publicité
défavorable à la fraude. Respect
aux fraudeurs ¡ Loin de les dénon-
cer, on doit respecter leur habi-
leté, en espérant l'imiter un jour.
Plus on aurait de raisons d'être
sur « la liste officielle », moins on
doit accepter qu'elle soit dressée
et accessible.; Seuls doivent payer
pour les « contribuables » ceux
qui sont trop pauvres pour vivre
autrement que de leur travail ou
des pauvres ressources qu'un tra-
vail passé leur a permis de se ré-
server. C'est la morale de l'his-
toire.
BRACKE (A.-M. Desrousseaux).
LE HLS DE ZAHAROFF ?
Le savetier londonien Hyram Bar-
nett Zaharoff, qui vient d'intro-
duire une action contre les héritiers
de Sir Basil Zaharoff, prétendant
être le fils légitime du marchand
de canons.
Trois inaugurations
à Montmartre
Trois inaugurations ont eu lieu hier
matin, à Montmartre.
A 0 h 80. en présence du préfet de
!a Seine et de nombreuses .personnalités,
en apposait une plaque, au 11Î de la rue
Lepic, sur la maison qu'habita J.-B. Clé-
ment, l'immortel auteur du Temps des
cerises.
Quelques instants plus tard on inau-
gurali une statue d'Eugène Carrière de-
vant la villa Leandre.
Enfin, à 1Î h. 30, place Constantin-
Pecqueur, la nouvelle statue de Steimlen-
peintre de la misère était offerte à l'ad-
miration de la foule.
OBSEQUES D'UN ANTIFASCISTE
FRANÇAIS TUE EN ESPAGNE
Toulouse, 2D novembre, â Hier, ont eu
lieu les obsèques de Marc Firminhac, âgé
de 2'S ans, qui était parti le 15 août der-
nier pour combattre dans les milices gou-
vernementales espagnoles. Il fut tué sur
le front de Huesca, le 16 octobre.
MARX DORMOY DANS LE NORD
L'arrivée de Marx Dormoy ( X ), ministre de l'Intérieur, à la garç de
Lille; à sa droite : Saint-Venant; derrière lui, on reconnaît Graziani
et Raoul Evrard.
Les assauts
des rebelles
repoussés !
VERS TALAYERA, LES REPUBLICAINS AVANCENT
SUR LES DEUX RIVES DP TAGE
Dans les Asturies, les miliciens occupent
les hauteurs de Los Pinos
Une tranchée occupée par les miliciens près de la Casa del Campo.
Madrid, 29 novembre. â Voici le com-
muniqué officiel du ministère de la
guerre, à 21 h. 30. :
Sur le front du Centre, peu d'activi-
té aujourd'hui dans tous les secteurs.
Dans le secteur du Tage, nos troupes
ont, organisé par une défensive les po-
sitions conquises ces jours derniers.
Dans le secteur d'Aranjuez, notre ar-
tillerie a bombardé les positions enne-
mies. La démoralisation des factieux
est de plus en plus forte et les chefs
doivent appliquer des mesures de ter-
reur pour maintenir la discipline.
Dans le secteur du Manzanares, aux
Dernières heures de l'après-midi, l?s
factieux ont tenté de déclencher une at-
taque, mais ile ont été repoussé?.' Nöus
avons capturé d'à matériel de guerre.
L'àviation a tenté dans la matinée
de survoler la capitale. Mais les avions
ont été mis en fuite par nos batteries
antiaériennes et notre aviation.
LÈS REPUBLICAINS AVANCENT
EN BISCAYE
Madrid, 29 novembre. â Les forcée:
loyales de là province de Santander,
au cours de combats qui leur ont été
favorables, ont obligé les éléments in-
surgés à battre en retraite et ont occu-
pé notamment les hauteurs du village
de Solcillo, distant seulement de 65
kilomètres de Burgos.
Dans les Asturies, les mineurs con-
tinuent leur action, harcelant les in-
surgés et leür infligeant de lourdes
pertes.
Sur le front- de Biscaye, le mauvais
temps a gêné les opérations des mili-
ces basques qui, depuis plusieurs jours,
ont oommencé leur offensive, afin de
refouler requêtes et phalangistes hors
de la province de Guipúzcoa.
(Suite en 3' page, 3· colonne)
Trois personnes
meurent
empoisonnées ,
à la Rochelle
Il s'agit d'une femme, de sa jeune
fille et da Polonais
arec lequel elles vivaient
LASSE D'ETRE MALTRAITEE
ET BAFOUEE, C'EST LA MERE
.QUI AURAIT VERSE LE BREU-
VAGE MORTEL
La Rochelle, 29 novembre. â Mme
Huguet et sa fille Hélène, âgée de 17
ans, vivaient depuis un certain temps
avec un Polonais, le nommé Stanislas
Obreta ,38 ans, 273, boulevard Denfert-
Rochereau, à La Rochelle.
Obreta, très brutal, maltraitait fré-
quemment la pauvre femme et lui im-
posait, vivant avec elle et sa fille, tous
trois couchant dans la même chambre,
une existence odieuse.
Depuis vendredi, les voisins n'a-
vaient pas vu -le Pelona le a l Ses oom*
pagnes, ils prévinrent la police dans la
matinée et l'on pénétra dans l'appar-
tement du boulevard Denfert-Roche-
reau.
Dans la chambre commune, sur un
lit, on trouva le cadavre d'Obreta à
côté de celui d'Hélène Huguet, sur l'au-
tre gisait inanimée la mère de cette
dernière.
Trois bols trouvés à la cuisine ont
vraisemblablement contenu un liquide
qui provoqua le triple empoisonnement.
Les enquêteurs pensent que c'est la
femme Huguet qui est l'auteur de ce
drame, pour mettre un terme à l'exis-
tence qu'elle devait mener.
Î sera procédé demain à l'autopsie.
LE TEMPS QU'IL FERA
Prévisions de ΤÎ- Î. M. â Ciel se cou-
vrant progressivement, devenant plus
brumeux, petites pluies ou bruines. Vent
de secteur ouest modéré- Le minimum
de température sera en hausse
Bientôt le " POPULAIRE " publiera
un feuilleton du génial écrivain
d'aventures Gaston LEROUX
" L'EPOUSE DU SOLEIL "
l'auteur des "Mystères de la Chambre jaune" et de
" Rouletabille " nous emmène, cette fois chez des Indiens*
fanatiques. VOUS LIREZ
" L'EPOUSE DU SOLEIL g
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L'Anglais Mollison et Corniglion-Molinier
volent vers le Cap
James Mollison et Corniglion-Molinier au moment
de leur départ pour le Cap.
Londres, 29 novembre. â Ce matin
Jim Mollison et le Français Molinier se
sont envolés pour tenter de battre le
record Londres-Le Cap. Ils comptent
mettre cinq, jours pour faire l'aller et
retour.
A 9 h. 20 ils ont pris le départ, mais
ont du atterrir presqu'aussitôt pour re-
partir à 9 h. 30.
Le raid
A 10 h. 30, l'équipage Mollison-Moli-
nié a survolé Le Bourget.
A 12 h. 52, Mollison a atterri à Mari-
gnane; il en est reparti à 14 h. 45.
A 18 h. 27, le Miss-Dorothy survolait
Tunis en direction de Tripoli.
Les Anciens Combattants
approuvent
l'oeuvre du gouvernement
TEL EST LE SENS DES RESO-
LUTIONS ADOPTEES A L'U-
NANIMITE PAR LE CONSEIL
NATIONAL DE LEUR CONFE-
DERATION.
(Voir en deuxième page)
Après la mort tragique
de Roger Salengro
Dans l'impossibilité de répondre
.aux nombreux télégrammes, ordres
du jour ou lettres adressés à la Pré-
sidence du Conseil par les Sections
du Farti Socialiste et de ses jeunesses,
par les cellules du Parti Communiste,
par les groupes du Parti Radical, par
les sections syndicales, par les Con-
seils municipaux, par les Comités de
Front populaire et les Comités anti-
fascistes, par le Secours Bouge Inter-
national, par les sections de la Ligue
des Droits de l'Homme, des anciens
combattants et de diverses associa-
Wons à l'occasion de la mort de notre
regretté Roger Salengro, notre ami
Léon Blum adresse à tous ses remer-
ciements les plus vifs pour la sympa-
thie qu'ils lui ont témoignée en cette
si douloureuse circonstance.
" Notre effort de rénovation sociale
a accru la force
de la France dans le monde'·
Le texte sténographique du discours qqe Léon Blum, président du Conseil
et chef du Front Populaire, a prononcé au Vélodrome d'Hiver le
w ι λ - . 27 novembre. (Lire en quatrième page.)
Les émouvantes obsèques
du gréviste assassiné
DES DIZAINES DE MILLIERS DE TRAVAILLEURS
ONT SUIVI LA DEPOUILLE MORTELLE
DE TAHAR ACHERCHOUR, TUE PAR SON PATRON
Le cortège funèbre s'est rendu de la place du Combat
à la Care de Lyon au milieu d'une foule considérable
PLUSIEURS ORATEURS DES ORGANISATIONS SYNDICALES
ONT ADRESSE UN SUPREME HOMMAGE AU DEFUNT
ET ONT STIGMATISE LE FASCISME CRIMINEL
Le fourgon mortuaire qui transporte le corps d'Acherchour suivi
par les délégations ouvrières.
Plusieurs dizaines de milliers de
travailleurs ont conduit hier à la gare
de Lyon, la dépouille mortelle de Tahar
Acherchour, lâchement assassiné par
le fils de son patron.
La levée du corps eut lieurà 14 heures
précises, devant une foule ému© et re-
cueillie.
P. H.
(Suite en 3' page, 5* colonne)
Un avion s'écrase au sol
à Villacoublay
Le pilote est tué
ι : > .
Villacoublay, 29 novembre. â Vers
11 h. 30, ce matin, un avion apparte-
nant à M. Gérin, demeurant à Boulo-
gne-sur-Seine, 24, rue des Tourelles,
et piloté par l'aviateur Demimuid,
s'était élevé du terrain de Villacou-
blay.
Alors que^ l'appareil se trouvait à
une dizaine ' de mètres de hauteur, il
glissa sur l'aile et s'abattit au sol où
il s'écrasa.
Grièvement blessé, l'aviateur Demi-
muid fut transporté à l'hôpital de Ver-
sailles, où il expira peu après son ar-
rivée.
La délégation algérienne
Le « Varivoi y, avion à surface portante variable, sur lequel
l'aviateur Demimuid a trouvé la mort.
VERS LA REPRISE ECONOMIQUE
En parcourant Paris et la banlieue
avec un représentant de commerce
Partout on constate l'afflux de commandes...
et les difficultés de livraison
11 V a une dizaine de jours, je rencon-
tre un bon camarade du Parti, encore
jeune, et déjà vieux militant. C'est un
représentant de commerce, malin et dé-
brouillard. Il a, en poche, une douzaine
de cartes. Entendez qu'il représente une
douzaine de maisons choisies dans tous
les rayons de l'industrie : il vend des
limes d'ajusteurs, des poêles, du coutil
d'ameublement, du verre à bouteille et
même du cirage. Voilà, n'est-il pas vrai?
un homme utile â pour mes « coups de
sonde »,
â Alors, les affaires?
â Ça va, me répond-il. Et « à pleins
gaz »
â En es-tu bien sûr? N'est-ce point
la crainte de la hausse des prix après
l'alignement monétaire qui...
Mais il m'interrompt :
â La crainte de la hausse, bien sûr,
elle s pu joues au début, en septembre.
Mais le mouvement continue. C'est la
reprise, la vraie. Et sans le coup de
frein des industriels; elle serait plus
forte encore. D'ailleurs, veux-tu en ju-
ger toi-même? Viens avec moi, je t'em-
mèhë.
Bien entendu, j'ai accepté. Un après-
midi durant, ^
fabricant au grossiste, du grossiste au dé-
taillant. Et je ne me suis fait connaître
nulle part. On a parlé librement devant
moi â puisque j'étais tantôt un « collègue
représentant », tantôt un « ami dans les
affaires », voire même, parfois, un
« client en perspective ».
Dans ce dernier cas, je l'avoue, j'avais
peine-à garder'mon sérieux. J'y ai pour-
tant réussi. Et voici le récit de mon
voyage.
Le bureau, à Paris, d'une grosse
usine de l'Est qui fabrique des limes
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