Titre : L'Intransigeant
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1881-10-11
Contributeur : Rochefort, Henri (1831-1913). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32793876w
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Langue : français
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Description : 11 octobre 1881 11 octobre 1881
Description : 1881/10/11 (Numéro 454). 1881/10/11 (Numéro 454).
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Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol Lc2-3980
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/01/2011
L’INTR ANSfGEANT
. siéra eu bâtiment invite tous tes membres
. de la corporation le 'assister A la réunion gé
nérale trimestrielle qoiaaralieulè diunancho
\1S courant, à- deux heures du Soft précises)
‘salle de.la Victoire, 19, rue Croix-Nlvert, A
. Grenelle, quinzième arrondissement 1 ' *'
r Nota. —A cettaréutnaon^ une' comniurilca-,
-tion des plus importantes serà dorinéesur la
znaniére: (Vagir < de MM. tes entrepreneurs, de
menuiserie en prévision d’une demandadteug-
mentation de' salaire - pouvant'être faite'par
les ouvriers. 1 ' .• . "
La Chambre syndicale des Ôusrrlera pâtâs-
-Biers-cuisinier» de PariST invite- tous- les ou
vriers de se corporation Aise réunir ' le mer
credi B octobre,, à huit heures-trente du; soir,,
ï salle Molière,. 15^..rue ^ainS-Martin: • ‘ '
' Dans cette réunion,., elle a pour biit da faire
; connaître, le bon .fonctionnement de son ad
ministration. Ella insiste vivement pour que
’ chacun réponde A son ajppol., -
, Nota. On recevra les adhésions et cotisa
tions. .
: La température est en haussa presque I service, -longeaient, la' nuit- dernière, vers
partout etFisotherme’de'10*.'-““ ■ 1 •
nnüyéaü sut
elle s’avance
niques jùsqû'à'la riier dù Nord ^
; En . France, lès hauteurs barométriques’
. sont-assez, uniformes, le vent est faible et
■ variable, excepté sur le golfe da Gascogne
bit il souffle du" N.-EV "Le tcrâpa Và rester
couvert ou, pluvieux,,,, 1
Variations-. sintospliérii|uei| d’Itiér
7 heures du matin ' 9® au-desSus de 0.
■;llî ■■ 15» ; w dé 0.
S ûeuresde l’après-midi IA’ — ' deO.
Hauteur , barométrique : 77J» rmro
La - Société corporative de prévoyance
mutuelle des ouvriers doreurs sus bijoux
adresse a la corporation la note'suivante :
Pour répondre et mettre fin aux: insinua:
tons malveillantesef aipEr.calomnies répan
due)? sur elle, 1% Chambre syndicale-..dos pu-
, vriers. doreurs. sur bijoux s’adresse > non seu
lement aux sociétaires,, mais .à tous les . nom
bres de là corporation: pour qu’ils jugent en
connaissanee-de cause tes ' insinuations maivt-
songéres qui' leur parviendraient.
Citoyens,-la fâche est facile, car pour/psii—
fier le syndicat, il suffit de proclamer lés ré
sultats obtenus^ depuis sa fondation. Organi
sée au moisjd’pctpbra 1880, la société. corpo
rative de prévoyance mutuelle des'‘ouvriers
dorqurs. sue bijoux, est parvenue .par ses .seu
les ressources (la société n’admettant pas de
membres honoraires> aux résultats qua voicj. :
Commencée avec soiXante citayenset sans un -
centime,elle compte aujourd’hui cent soixante-,
quinze membres et a en’ ‘caisse la somme de
1,109 francs t cependant. elle a donné pour se
courir ses malades 435 francs, et pour ses
frais • généraux Sua francs ;. de' plus un bureau
permanent installé au siège social est averti
par les sociétaires dès qu’une place'est va
cante, afin que ceux qui sont sans ouvrage en
soient inforrnés aussitSt. Citoyen»,-c’est lit une
affirmation pratique d’un principe sublime,
la solidarité. • ■ M - t: - >>■' c ■
Nous concluons de ces faits, qui sont' incon
testables, que toutes les calomnie» a»--peu-r
vent avoir leur sourcerque 'dans des râneu-'
nesi personnelles qui doivent disparaître de
vant l’intérêt général, et nous déclarons bien
haut que le véritable intérêt de tous -lés oü ;
•vriers de là corporation est de. s’unipà nous
car les résultats,(Obtenus ne ; sont .que lp pré
lude d’une organisation meilleure qui don
nera aux travailleurs, non seulement un adou
cissement sensible- pour ses besoins physi
ques dans le présent, mais encore qui fera
grandir dans l’esprit de chacun l’appréciation
plus exacte de ce qui pourrait résulter dg
l’union do tous, f ci enfin quelle influence peut
acquérir le prolé tariat'oi’ganisét dans la civili
sation, dans l’humanité. ’ ’* r
Les ouvriers de ia corporation qui désire
raient fairo partio de la Société trouveront les
renseignements nécessaires tous -les samedis
de sept il neuf heures du soir, au siège social
rue Aumaire, 55 (3* arrondissement).
. O» erlmç. — Est-ce que le carrai âaint-
Martin redeviendrait, comme jadis, le théâ
tre de ces, drames lugubres qui ont fourni
aux romanciers et aux dramaturges tant de
Scènes émôuvantesX" '
; Voiei qu’hier: encore on a retiré de ce ca
nal le cadavre d’un indiyidir'dont la. mort
paraît devoir être ,1e.résultat d’un crime. ,Ge.
malheureux,' dont lé corps portait des tra
ces de violences, dont fin mouchoir à car-,
rcgûx enserrait fortement le cou^. avgit la
face congestionnée ; les Veux sqr.taiqnt.de
l’orbite et, ses traits gardaient encore i’ex-
pprtaiit comrne vêtements qu',- 7 -
pantalon gris et une. Qbeaaâse marquée aux
initiales L. TV
A quelque^ métrés'de V endroit OU venait
d'être repêché ce cadavre/ pn trouvait une
petite valise renfermant ,ùn .partefeifille
contenait des papiers aii nom de Louis Té-
non.' ” ‘ ! --y ; ; 'V . V
1 En attendant que i’enqti.pte ouverte ,par
le commissaire du quartier puisse'percer i'o
mystère qui plane sur cette affaire, le corps
fie. LotiisTcnoq a,ôté, a.ux’ fins d’autopsie,
transporté à ja; Morgue. , ,
Pour la Chambre syndicale : '
Le président. A. Dotsson.
parti ouvrier - .
Tous les " travailleurs dos d’eux saxes du
sixiômc'arrondissement,sont instamment priés
d’assister A la réunion privée, qui,aura lieu le.
vendredi 14 octobre, A huit heures 6t demi du
‘soir, salle-Vinot, plaça da Eenues, 3, en face
delà garé Montparnasse^. gour ta constitu
tion définitive d’un’ cercle d’études sociales
dans eel arréndisseraent. . ? 1 ‘ , *
Dans la réUmon extraordinaire' du - 29' sep
tembre, rue des Arquebusiers, il a été décidé
A l'unanimité que la Corporation des Ouvriers-
Ferblantiers de Paris serait ^ représentée au
Congrès de Reims. -
En conséquence,Acs mtqnbres.de ■ la corpo
ration sont .invités .Aassigter „A la réunion qui,
aura lieu le dimanche 16 octobre 1681,Al heure
de l’après-midi, rue de Bretagne, A9.
AUX OUVRIERS MÉCANICIENS
. Citoyens, V
D’après les explications fournies par la dé
légation do la Chambre syndicale des Tour-
neurs-Décolteurs.le comité central de la So-
îiélé corporative des ouvriers,mécaniciens du
département • de la Seine déclare ti’aîlre aux
principes de solidarité qui doivent unir entre
eux tous tes travailleurs, tout mécanicien - qui
prendrait la place de décodeurs grévistes.
Bonne chance A nos collègues dans leurs
justes revendications.
La Chambre syndicale des Sculpteurs' in
forme .la corporation - qu’elle a institué *AU
siège social lin service permanent; dans le but
do centraliser les .renseignements sur les tra-
raux et les mettre A lu disposition, de ses
adhérents.
Pour les adhésions,: le*versement des coti
sations et tons les renseignements, s’adresser
au siège, social, 10, rue Pr.mçois-Miron, tous
los. soirs, de huit heures A dix heures, lés di
manches exceptés. ’ ‘
Pour toutes, le* communications ouvrières,
. ' . E. Vaughaa ‘
L - *» amours il'Eusèhc. — Pour être
cuisinier, on n'ea est pas, moins homme, on,
n’eri a pas moins un cœur, et Eusôbc S...,
un Trompette an petit pied d’un des res
taurants de là. rive gauche; aima d'une-pas-
siffla.si ardente-uxixCeUci en- jupon-dû.quar
tier, sa digne émule, qu’après en avoir
perd-nle-boireret l» manger, - ;il cn perdit là
raison,'leinalheureuxv ■ ■'”» * -
Jtonc Eusôbe { qui brûlait . de mille feu)é
depuisdes semàinfes déjà, pour un accorte,.
cordon-bieu, sa voisine;'so montra si élo- -
quent, si persuasif, qu’il finit, un beau soir
du mois demaidernier, par triompher des
derniers scrupules de l’objet de sa fiainme,
Victorine D.-.., laquelle accepta de lier son
t existence à Celle d’un homme si entraî
nant. '■ £ l!
J Les pi*emiers temps de cette union à la:',
coite furent-des plus heureux; pas un:
nuage ne vint obscurcir -la lune de miel des
deuxamouréUx, et Eusèbe, de plus en plus
épris, de sa maîtresse,, sc laissa aller à lui
promettre le mariage/et'tout-ce qui s’en-',
suit,.-;-' Â ■■-. ••’ : / '
: Promesse fataic, car à partir de ce jour,
Victorine se montra, assure-t-on, sous un
.tout autre jour à son amant qu’elle croyait*
.tenir à jamais i par un engagement écrit
qu’elle lui avait arraché dans un de ces -
moments de déli.te cm Vhomme vendrait son. !
âme au diable, si le diable existait.
- Le pauvre chef comprit mais trop tard
quelle lourde faute il avait commise en
engageant • ainsi à - L’aveuglette, sa liberté
clans l’avenir. Il n'eut pas le courage de - re
venir sur sa décision, et cependant il était;
bien résolu, dans son for intérieur, âne pas
tenir cette funcslo promesse que l’adroite
donzclle lui avait subtilisée, disait l’infor
tuné à qui voulait d’entendre.
Après avoir ruminé dans son cerveau
nombre de projets ayant .pour but ‘d’anéan
tir. le- ; fatal ôcrit’-Eusùbe, s'écria 'avànt-hier,
tout - comme' Archimède -. «s J’ai- trouvé, ■
Voicr.ce qu’il', avait trouvé :. ? r. 4 .- s
Dans la soirée, profitant de ce que M.X..
•marchand de meubles, avenue de Tourville,
prenait, en. compagnie do sa famille, son
repas dans l’arrière-boutique, S,., s’intro
duisit dans le magasin, et s’emparant gra
vement d’une pendulo, , ii la -mit sous son
bras, et non moins gravement gagna la' ifue
Maisllc sieur X... avait aperçu le voleur, et
courant après lui, le fit arrêter par deux
gardiensdje-la paix-*
Conduit aussitôt-chez le commissaire de
police;ile.pawi’e- -cuisinier, en - rupture de
fourneau, se., défendit, comme, un beau
diable, d’être un vulgaire filou et stupéfia le
magistrat par cette épique déclaration :
pordre êf"couverts dé sang, 1 abordait les
P.gentë et leur disait qu’il ' vcnait d’être vie.- *
tim© d’tme tentative-de meurtre!. - • :
t rrriJe suis JVf. C..-..ajofita le-blessé, épicier,;
et ma maîtresse a. tenté, de ni’assassiner. ,
î Et çomme les’forées Semblaient abandon
ner le malheureux, on le. transporta au post#
-voisin où un médecin de nuit lui prodigua
.des-spjns,,; . a . n . . . .
. Revenu un peu à lui, le sieur C...,raconta
qu ayant passé la soirée avec la dame R...,
sa maîtresse, demeurant - au n° SA du - même 1
boulevaFcl, elle, lui aurait cherché -qüerelle, -
’au moment, do se séparer, et que, prise d ’un
accès de folle fureur; elle s’était armée
d’une paire de piseaux et lui en avait porté
.quati’eooups,(trois.■ au cou : et Un- aU’'sein
■gaucheu ,
Sur ces entrefaites, arrivai le commissaire
•« 0 police, qHi>, avant entendu la déclaration
du blessé, se rendit; séance tenante, chez la
■meurtrière - pour procéder â son arrestation’:
Un frappa plusieurs fois à la porte du doge-
ment occupé pur la dame.U..., mais il fal
lut faire sauter la serrure pour entrer ;, un,
triste sjjectacle s’offrit alors aux yeux -des
assistants; la malheureuse femme fetait éten
due, tout habillée sur son lit ét ison i>at»g
cpulait à flots d’une profonde blessure qu elle
â’était faite au cou avec les mêmes ciseaux
-dbnt cite venait dé frapper son amant. ‘
| i L’élafe des doux - blessés - ’ :était des plus
graves, il a fallu, les transporter - en toute
hâte à, l’hôpital SaiptT-Lauis.
TÉI. BUIsrAXTSS
pauvre
1 MU.
Ùépartements et Étranger
i ! Dijon, 9 octobre, r? Un.incendié s’est dér
Clai'é hier matin dans la distillerie dé MM.
Diurand et Locatelli, située contre le vieux
bastion de Guise.- - - < - rut» ci c.,i
'L’incendie a été allumé .par l'absinthe en
ébullition, qui faisant sauter la coiffe d’un
alambic, s’est répandue dans le foyer et à
déterminé une explosion, à lar suite de la
quelle les flammes ont envahi l’usine tout
entière......
Lés pertes sont considérables. Elles s’élè
vent jpour les hangars;: à 2ô,000 fr., et pour
les marchandises' à 15CT,0(X1 fr. IL y. avait là
une grande quantité, d’alcùol, 4- on parle
de 30,000 litres,.^.et des liqueurs en cours
de fabrication qui sont complètement per
dues.") .* ' : .
On n’a eu à déplorer aucun- accident de
personne. . , ' _____
i Bordeaux, 9 octobre. — Aujourd’hui, le
congrès phyllaxérique ouvre ses séances.-
Déjà, un grand nombre de viticulteurs .du
Médoc et dè la'région - 'sdntf arrivés. Oh es
père beaucoup en cette réunion'et on’ attend
avec-impatience quel en sera le résu'tat ; il
s’agit, en effet, d!une.question.de vie pu de,
mort pour le département.
Le comité d’organisation doit présenter 1
trois rapports, l’un sur les cépages améri
cains, un autre sur. les sulfo-carbonates et -
le troisième sur la submersion, qui est en
core le moyen sinon le moins coûteux, du
moins ie plus efficace pour combattre le *
fléau; ■. ■ ■■■ v ’■*’ ' *
MIL» SES COMITÉS RASIC1M
Là réunion, des Comités radicaux anti-op
portunistes éki département do la - Seine,
qui était annoncée pour, mardi prochain;
est devancée d’un jour;.elle aura lieu au-
jourd’hui lundi, àd heures l[2 du soir, 196,
rue Saint-Honoré. , -
Le secrétaire cfes comités organi-
sateui’s,
’^EHOD,
Faits divers
Le trntp*. —• La pression est toujours
supérieure à 775 millimètres dans le centre
et la sud de la Russie, mais en s’éloignant
vers le nord et l’ouest, elle tombe rapide
ment au-dessous de 770 millimètres.
La baisse barométrique qui se produit au
nord de l'Europe, est occasionnée par les
ü-ïl.i . -
1(3 I
JV ._ -v».* »avui la I
Méditerranée est dua à.des mouvements se- J
conduiras mal défiais qui amènent, de la (
pluie ou des brume? dans un grand nombre |
c’estations
» — Je vas vous dire, mon commissaire,
j’ai promis aune maîtresse de l’épouser, je
l’ai promis par écrit, j'ai,signé et je ne suis
pas homme à renier, ma signature ;/cepen
dant, ne voulant pas convoler avec cette
mégère, j’ai imaginé de me faire arrêter
pour vol, et do détruire ainsi ses espéran
ces, qu’on m’envoie à fèchataud, j’aime
mieux ça. »
Le commissaire ne s’est pas montré si
sévère'à l’égard du pauvre Eusôbe;:et com
prenant qu’il se trouvait en présence d’un
malheureux privé de sa raison, il l’a tout
bonnement envoyé à Sainte-Anne. Ohll’a-
mour 1 : •-
lié» gaieté» du sabre. 4- Quand donc/
l’autorité militaire voudra-t-elle se décider;
faisant trêve à la routine, à interdire. aux
militaires le port de leurs armes en dehors
dù service! Vous me. répondrez-que le mi
nistre de la guerre est bien assez occupé de
là fatale expédition tunisienne,. et) qu'il' a
|j certainement autrechose à' faire quo d’en-
trër dans ces légers, détails du service, dé-,
tails qui ont cependant leur impprtance
eamme.on va le voir.
Dans là sôirée-d'hier, trois artilleurs en
garnison à Saint-Denis buvaient et chan
taient, sabre au côté, dans une maison de
tolérance de cette localité. Près d’eux, â une
table, voisine, quatre civils causaient aussi
f aiemenl de choses et d'autres. Tout à coup,
propos., d'un mot mal interprété par les
soudards, ceux’-ci dégainèrent et; se ruant
sur leurs voisins, les f rappèrent si brutale
ment d’estoc et ae taille, qu’ils . les. couchè
rent bientôt sanglants sur le pàrquet.Sans
l’intervention de la police, les pauvres ci
vils n’auraient été ramenés chez eux qu’à
l’état de cadavres.
Les trois artilleurs ont été arrêtés et
mis à la disposition de l’autorité militaire
Marseille, 9 octobre. — Un horrible
crime-a'été commis dans la nuit d’avant-
hier, entre le pont du canal et les épanchoirs,
sous la belle allée de -platanes -séculaires
bordant la rivière. ’
'Des clairons du 17° de ligne, venus là, à
six heures du matin, pour leurs exercices,
ont découvert le cadavre d’un jeune homme;
d’une vingtaine d'années, proprement vêtu
et horriblement mutilé. ,
.... A quatre-vingts pas de là, on remarquait
une mare de sang, èncare fràis, et las habi
tants de deux maisons voisines- auraient
■entendu des cris, ■ si cet 'infortuné jeune
homme n'avait été étourdi ou assommé sur
le coup par la lourde pierre qui lui a écrasé
latête^. . , . -
-Il est 'incontestable que le yol a été r le
; mobile de. ce crime. L
L’identité de la victime n’a pu encore être
; établie, et son meurtrier est inconnu.
nuarlt ■ .
• •'f-
:>-:.5.t.:iirra;l!orellle: ! bassa; ! 5'/p t: ' ‘
> -,, Ahl iq pauvrç ,
'Pour Iqit, quelle fiisgr^s 1 ,
'Quel côntrsfieihpspbür't^..'
! Mme lÆdvoCàt,. là;plaignante,, est .une jo
lie pcite femme do ;vingt-cinq ans, à la
r figure fraîche,à fa tournure distinguée. Elle
ï est propriétaire d’un magasin <1®^ modes; st^-
itué rue de Rivoli..,. ( . . j -
j Mme Ladvocâj; accuse son inonstre, H*.
se* son mari-r- fié* yivrq àveç. qae^concu-;
bine. .
• r. M. Ladvecatme nlepas lofait. ' ïl'prèteiid
; simplement que.. sa .femme ;-l’a.( quitté .six'
• mois après son m ar i a S c ' 1 ' ■
: li rossbrt 'des 'débats que,1a ffejjtUlfi
disté'Avait « des mstiricts trop délicats»*:
pour d’hommei aux goûts vulgaires dont elle
avait fait son .mari.
Désillusionnée comp.lctepmut,, elle résolut
‘donê; au bout def six mois, dé fuir io .domi-;
toile conjugal, mais comme elle tenait à..sa!
'réputation, elle imagina une ruse dont son
épQUîç fufetotaleracnt dupàii -« y ? ? -4»*?
•; D'acçord; avec sa mère --.j oh 1 les. belles^
ijnéresl -- éllé mànîfostà. uivbeau jour le
désir de sc rendre près d’un pkrent malade,
en Auvergne. Le mari, loin de se douter de
ce qui l’attendait, .laisse partir sa femme/
Trop habile, poçr brusquer les, choses, Mme
Ladyocat écrit d'Àuvcrgno de tendres niis7,
givek à* son 'époux bien aimé. M* Lepelle-;
tier; défenseur du mari, nous lit quelques-
uns de ces poulets, inspirés ) du plus tendre:
amour. u a
; Ainsi, par exémple : »
Cher Eugène, '* ^ ' ^ , ; :
: Je t’écris A là hâte, je ne voudrais pas rester
sans fiécrire ; tu .doté trou verte temps, long;
J’ai dit A. maman combien tu avais été gentil;;
au moment pu .départ. Jp pensa A toi, pense A
moi; je dameürei ta petite femme pour la
vie ■ . ■' t. • J . *• •
Puis..: ........... ... '. ' ■/■.. . ..
•CherEugène,
J’ai reçu: ta lettre; .cela m’a fait , bien plaisir;
j’attonds maintenant, dans, ta prochaine, ton
portrait comme tu me l'as promis, ainsi ’ qu’à
grartd’mère. jt"»;
Tu me diras également si tu viens me . cher
cher, ce qui me serait très agréable; car j’ai
trouvé le chemin très long;
Tu verras comme je serai grasse; je ne fais
que, ipaqgcr,.et dormir, tu vois -si . je suis'.tes
conseils. ' -. ,
Une modiste du pays* m’a demandé, si je
roudrais fraVaillér polir elle, niais je lui ai
dit que mon petit-mari; comme - tu dis, " m’a
vait expressément "défendu de-travaiïler
lui, .Salie, Molière, -rue. Saint-Martin, iS3,.à
9 heures du soir, le mardi 11 octobre 1881.: (
■j M.- Mercier donne celte fête aux corporations
des- ouvriers - charpentiers et jong, de; la Seine-, pour leur, témoigner ses
•sympathies ainsi qu'à; f* cause qu’ils défera-,
jdeht."’' . * ' - ■;•/
A.XJ
Maison Aristide. BOÜCrCÀüT
,~»r— iwwyv—
Reconnue la ptm Sifne de cejil*e /
par la qualité„el te bon marché réel
' - de toutes -ses marchandise»:
Actuellement
GÉNÉRALE
ET.
‘grande Mise en Vente
j de toutes les Nouveautés d'Hiver
NOMBREUSES OCCASIONS
I - ; à-tous nos Comptoirs,
pen-
C ambrai, '9 octobre. — Plusieurs wagons
•J du train, de marchandises n? 63fi ont déraillé
cette nuit à là bifurcation de Valenciennes:
et de.Cambrai. fies voies sont encombrées.
Ou n’a -heurensement. aucun accident, dé
personne à déplorer.
Illaison du PONT-NEUF.Me de cbambre
60 DCHMJ
COM PLET
DE CÉRÉMONIE
en drap noir fin.
28
fr;
LIBRE* PENSÉE
Tentative de meurtre. —Une demoi
selle Boisnet, âgée de 19 ans, ouvrière blan
chisseuse, demeurant 19, rue Vialat, a été
frappée, la nuit dernière, de quatre coups
de couteau, par un individu qui, ce crime
commis, a pris aussitôt la fuite; trois de
ces coups ont été portés derrière l'épaule
gauche, et le quatrième a atteint le bras du
même côté. .
Transportée aussitôt chez M. Thomerel,
pharmacien, la blessée dont l’état n’est pas
très grave y a reçu les soins les plus cm
pressés.
D’après les indices recueillis, lemeurtrier
ne serait autre qu’un nommé Charles X„
rôdeur do barrière.
Un drame dan» «ne épicerie. ~
J Deux gardiens de U paix, en tournée de
Le groupe de la Libre-Pensée du dixième
arrondissement, pour inaugurer ses réu
nions mensuelles, donnera sa première con
férence-concert le. mardi. 11 octobre 1881,
salle ViaUa, rue Saint-Maur, 193, à huit
heures et demie. Entrée: gratuite,;-: .
- Considérations sur le congrès de la Libre-1
Pensée de 1881, par le citoyen- .Raoul Cani
vet, membre du groupe.^ Conférence par
le citoyen Emile Richard. - -
: Musique et chants par MM. Clément, Bo-
th-èreau, Montreuil aîné, Reymond, etc., ar
tistes des concerts- de Paris. ..
Tonihola. . . -v
dant mpS jVacancBs;. tut vois- si je t’obéis.
Au revoir, ja t’ombràsse de tout côeqr sur
l’œil gauche, et suis pour la vie, ta femme;
anna, femme LADVOCAT,
Ou encore :
• Mon Eugène;
Voici des pensées que je mots dans ma lettre,
conserve-les soigneusement. Elles nia rappel
leront A. toi. Ns m’oublie jamais, - je t’aimà'
tant ! Je - t’embrasse encore sur tor. œil gauche;
que j’aime tant. z” 1 '
Ta petite femme pour toujours. ■ :
Franchement, on est à cent.lieues de sup
poser qu’une femme vous lâche lorsqu’elle
vous écrit comme la gentille Anna « Jet’em-
brasse encore' sur ton. oeil gaucho que j’aime
tant ». , 1 .. .
. - Mme Ladvocat n’aimait pas tant cet œil
gauche — qui, entre parenthèse,chez MiLad-
vocat n’a rien dc pai’ticulier,.— puisqu’ellë -
resta deux longues années sans revenir -au
domicile conjugal, ; V,.,
, An bout de ce temps, ,1e bbn M. Ladyocat
commença à trouver étrange L’absence 'de
sa femme. Le parent malade, se disait-il, a
eu-le temps vingt fois de se rétablir ou d,e-,
mourir. Il .exigea donc' unie explication..
Hélas 1 il l’eut. Cette fois, la rusée Anna fut
franche. Elle répondit carrément qu’elle en
avait assez,
M. Ladvocat consola sadouleur prôs d’uqe
itre femme dont les: instincts n’étaient
sans doute pas si délicats que ceux de l’in-
■fidèleéponsKT' : ‘~ r '
. C’est. alprs - que cetto-derniére, • saisissant
la balle au bond,, introduisit devant la jus
tice une. poursuite contre le malheureux
Eugène» pour- entretien d’une concubine
dans le'domicile conjugal ». Quant à Mme
Ladypcat^ella prétend. s'être- réfugie ■ chez
ses parents et de fait, elle a raison, car Iq;
►magasin de modistfe qu'élle tient est au nom
vde sa mèrei 7- Obi les bpües.ip^fes!•
‘ ' Légalement; les'faits reprochés par la"
jeune femme a son mari sont- absolument’
exacts. M° Lepelletier ne pouvait plaider
que. les circonstances atténuantes. C’ost ce,
qu’il a fait et son client n’a été condamné
qu’à 100 francs d’amende, —” i
r- iLa gentille plaideuse n’en voulait pas da-
1 vantage. Le ; jugement va lui permettrai de
demander et d’obtenir une séparation,<
i jEt;‘ il -y ,a encore des gens qui affirment
que le mariage est la plus belle des institua
tiDOBj:].’. -TU» - ;i
: Un ancien, autitàire, lit ans de service,
marié.’ëanS enfants,-demande une place de
concierge, bonnes références. ; . ■
« S’adresser à M. Huot, rue Sèguih;33.
!
Théâtres
1 A l’Odéon, vers la - fin de la semaine, Marie
fouetf-et, da Gustave .Rivet, et le Dîner dè Pion*
rot, da B. Millanvoye.■ . : ' •- < .....
» ' X'. . ‘
- Les lauréats du dernier concours du Conser
vatoire, - engagés par M. Carvalho, vont pro-
chainemeot débuter A TOpdra--Comique .< -
- M. Vernouillet et Mlle Merguillier dans
Pliilèmon et Baucis.
Mlle Jacob dans le Prè'dùx Clercs’.’'
■Mlle Durié dans les Dragons de Villars,
■ j • • •
. j : U-MS’ ^ ■ '
,Kaublas passera'du 15 au .19' octobre A Cluny;;
rppéra-bouffo-fi’Offenbach aura franchi A cette
époque le cap de ,‘la cinquantième, à. .çe
.théâtre. - -
. :11 est question, à'IA Uonaissance, dé remon
tai' la Petite Mariée, non point' pour remplacer
VCEil crêvè, car l'opérette d’.ltervé tiendra l’af-
fièlie jusqu'au jour de la première de ‘ Sa’is,
mais pour alterner probablement ares-les
représentions de Saïs, dans lo cas où M; Capoul
fie pourrait chanter tone les-soirs^pendant six
mois peut-être, un rôluqui est ti'è^ lourd.et.
‘très fatigant. ' „ ’..\y L . . •
Sat» est en effet «a véritabié opéra, et U est
probable que .les interprètes demanderont
deux ou trois jours de répit par semaine. ' ' ■
: La Petite Mariée serait'interprétée par Mlle
Marie Lefèvre, la jeune cantatrice qui'-débu
tera dans l’ouvrage de Mme Qlagnier..
-notre confrère.Bertol-Graivil, rédacteur on',
chef du Progrès, artistique, vient .d’être. choiSj-
spar M-. (Amoureux, peut, être -.secrélairegéné-!
,ral des Nouveaux concerte; M. .Lanlpurçux ne-
jpouvâit faire'un'meilleur choix. ■ r '
•] 1 : I-‘J r'X'^-b ;L :i
i Jacques Offenbach'a îaissë. 'én mourant, une
Sucpcsaion dont, les-droite-d’autour forment la
imajeure partie. ■ . f , .
Pour lq payement ‘ (je"ces droïts,' ja Société. ,
des auteurs'exige qpe tous, leà héritiers Adhè-
,ïent:A - ses statuts..'.:- 1 yt'jfùi.-t” >,■' -
- Un référé- a ddnc été introduit pour obtenir ’
je concqui’Sde.tous tes. héritiers, mais M. le-
.président s’ost déclaré incompétent en la ma
tière. • “ ;
Voici,’ À cesnjet, paur lès amateurs de ; gén’éa- I '
logie, la: Ufie dea membres, dont sa compose ,.
;la famillq du resietté anaeatr» 1 ;., ; j, .
^ Lis héritiers de, Jacques;.pft'Qnhacb soifi, sa,,
■veuve, Mme Marié Ilàmiela',' llerminic de Al- '
'AteaiTï leiVrièVè ; Mnie Munia-illânélié ! orfen- ’
baclx, qui a épousé un banquier ; M. Tournoi ; ’
Mma.Cèles,te-liertho -Offenbach,. maniée -A.-M -t
Comte, propriétaire^, Mme 1( . Léocadie-BeniU-,
Maric-Popita 1 dfreniiàch et Charles-Auguste-- '
Ignace - Offenbach. - '’ : • '■ 1: il
; - J. . '.’X ’■ 7. " 1 ■' ■
: lEnreré quelques horts'mots de Sophie Af-7
tlOuLL; . | . ' « i !' -h 'r*. .
\ Celte actrice, assistant à une représpntalion.
de Guillaume Tcltj fie Le «lierres, et" n’y voyant:'
presque personne, fit cette réflexion : - v , :/ J ;
1 — On dit : ordinairement point, tÇâfgeftt,..
péint de Suisse;'ici il y a bien plus de Suisses ’
qqe d'argent. :
'■ ^ . - iyr, t--'U -wjr .o - > - i
i Après la première l'epré^pniation dc-.Ernu're ;.
■■et-Axor;- opéra dont .Marmontél avai ftéqrit les
paroles et ttéétrÿ là'-mnsiqtiè, ot qui avaif ëté ï .
inspiré A Tattleur par le charmant conte de la’ s
lielie et la Bêle, Marmontol,rencontrant Sophie •.
Arnould, lui demanda ce qu’elle'penaalt de son ,
Opéra ; la caustique actrice lui répondit :. •.,/
î;Oh i mon paùdre-àmf,‘jé^crois que c’est - la
.müsiqua.quiestlafbelle.. •
; Un amoureux ' dê: MlIeTîuràncy, ikfifiant' lui
1 souhaiter sa jêta; présenta' ar cette ACtr.icq,un.' '
/ bouquet qu'il voulut 1 lui .placer-qur.-fa : sbIti.'
' Comme la demoiselle s’y opposait, l’amoureux 1
lui enleva son-ficUu- ‘ .
Mlle Durancy voulut sé fâchar. ' '
■p ' —.Çalme-toi;:lub. dit Sophiè, qui ' entrAib au
; ifiORUHitïde: ce petit -débat; nu saie-tu pbs que. -
îles.iours de fête on ddwwyrp Ma sainta.? i < ,
' ^ , s . ’ '*
; Le théâtre'Cluny-fait dpapi'Ddigas.et. jamais -
ion n’y; avaitYu-pareille activité.
Palis la journée,' les i'épélHionS' do Fau'blàe \
;Sopf,menées avec le plus» grand entrain,' et,
:1e - soir, i’excellenle troupo daM. Tailiefer fait
! 'sallo comble.... ; , f ; : ; . , • •
I. ; Le succès des Braconniers csi Viin d'êt-rq (
[ épuisé,- mais Favtblus r - par ivail| ,/
octobre,. «fUo'odt* jMwt'OÉnhi'.h’ l.*!«l<»e que
,lès autours ant/bieq vouiu'eu-rei.i.’i.ltc'la ’pre- .:
mière jusqu’au l9i dernier, délui.
Avis A ceux qui n’ont pas-encore.Applaudi j
la ravissante partition' d’Ôffenbach. • ' 1
!»
X
lai
sé.
* ï
; 9 e ? ï ‘Sr9 3;- Mèasy.; ’
Bnllettn dé' la ‘ mortalUfi
Dfi 30 septembre au 6 octobre 1881 '
rOPüLfnotf ; 1,988.806 habitants
MALADIE»
Fièvre typhoïde ..., *•*,«««.
Typhus..
Variole.........
Rougeole........ ........
Scârlaüûe:........
: Coqueluche...................
Diphtérie, croup............
Dysenterie h,.,.
Erysipèle.
Meniugite A.......;,..-......,
Affections puerpérales.........
Autres affections épidémiques
Phtisie pulmonaire.,...... ...
Autres tuberculoses
Malformations et débilité......
Autres affections générales,...
Bronchite aiguë
Pneumonie
Diarrhée infantile et athrepsie.
Autres maladies locales.......
Fièvre......... .........
Epuisement
Causes non définies..,.,.,,...
Mort» violentes...............
Causes inconnues.............
Totatix,,, .
SBUAINBfi S8MA1NX
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34
88
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SS
tiÉUNIONS'&CONFÉREqÇES
Après le regain de succès, que. vient d’avoir
.‘reprise de l’dssommoir,: M. Ohahrillat a pen- j
i; qu’il serait curieux de reprendre immédia
tement Nàna, Et naturellement, on ne peut pas
[[reprendre Nana sans Massin. Mais la nouvelle
étoile est 'demandée par un de nos auteurs les
plijte en vogue et fi’a pas’ pu s’engager pour
plus dé trente représentations A l’ambigu, en
'sorte que Atena ne sera jouée qu’un mois seu
lement. ■ ■ - ■■ ' ■: ' f ■
' àprès quoi; nous-verrons le Petit 'Jacqaes,
dont la* mise, en scène nécessite au moins ce
temps pour les études.minulieuses, auxquelles
l’Ambigu nous a habitués.^ . -,
La reprise de Nana est fixée au mardi. 18 cou
‘raat, o'est-A-dire daus hpit jours; la 301* de
Ldssommoôî.cir dernière devant être.donné» le
lundi 17,courant, t
.--".v,../.., 'X)f' ■ ’
. w ;.x'-
Pour sa féerie -des Mille et une tSuils, -fit. Ro-
cliard est décidé à jeter l’or par les fenêtres,
.d’autant que o'e sera la. dernière pièce de sa
'direction. ( v-.-
Approximativement, il compte dépe.nser qua-,
tre cent mille fr'ancs (400,000‘francé).’'
Dès A présent;? le* corps'do; ballet va être Sen
siblement renforcé. . . •.» r IV ■!.[! i. - VilVlMA '- ■
Il comprendra. : , . v - . ■ , ’ ■ . '
Une danseuse étoile, ‘ " ,
V Deux premières danseuses, * * ‘ ‘ ""
'■ Huit secondes danseuses, au lieu dè quatre,
- • Ti'onter-deux. sujets, audieu' de» v-ingtiqùatl'e,
Ét quatre-vingts marcheuses. . ,■ -- .... *
; Les Mille et une Nuits comporteront : deux
grands-ballets:et deux divertissements; - ' :
) Le premier ballot sera,aquatique et inlHiilé ;
fidllet des Perlas; i ■ ■ ■_ !» '-s-
Le second sera égyptien -et dénommé Ballet
di'Cléopâtre..
-• ’•"* • ' " ' 'Brisaciefi,*'
Nous ne saurions trop appeler*l ! attcntiôn
de nos lecteurs sur le système de, crédit-of-.-
fertpavla maison Abel.Pilon (A, Le Vas
seur), ■ f ■. ■ 7' - '., .
Cette administration,'doht iious publions'
.souvent des annonces, compte aujourd’hui :
plus de - quatre cent mille souscripteurs et
son impoi'üançc prendfi? jour en jour des -
dôvèloppêmcritî'plus considérables.,
Ce' succès n’a pas lieu de'nôus ét'onnèr ; lé ‘
Crédit présente, en effet,.des avantagea qui
permettent à toute perstohne-do posséder les* -
plus grands ouvrages scientifiques, -litté- f;
rail’es, historiqués,gôogrâphiquns, çtc. K sans,
débours apparent ‘(cinq francs' par mois par '
chaque centaine - de frencs d’aohatsV; Nous :.
avons en main le Catalogue général de cette
maison, le plus complet do ceux qui exis
tent en librairie ; nos lecteurs peuvent se lo . i
procurer, ea -en faisauL ditieetenuint la de- ;
mandç à la librairie A.. Le,Vasseur, rpe do
F Flîurus, 33, à Paris. . ' '
; TousleS; républicaina !' coiivoqœés.à la réunion d«. Cerclerépublicain
de ce département qui? aura lieu le vendredi
14 octobre,,à - huit heures et demie dti eoir, au
café de ViannesKîS, ruade Yiarmea (halle au
blé)]. ' ■ ■' ^ ‘:‘'i
. Ordrodu jour ir adhésionsr élection du hu«-
Treaurr—
■Le .groupe.d’Etudes sociales des TravaiUeurs
aè ia, iiaiitô-Savoie,, orgwis* una couférencô
dimanche 10 octobre A une heure
.salle Mièvre, rue Grenetà, 58. ’ '
, ; Le Comitë répubUcain d’études sociales-du
quatrième arrondissement, fidèle au but qu’il
s’est proposé d'étadier-los questions philoso
phiques, -politiques et sociales; «t de mettre
en pratique ie résultat de ses études, a résolu
de^fonder une école laïque, libre et gratuite
de filles dans l’arrondissement, . ^ -
iA cet effet il a provoqué; A la salle - dé la
’Tèrrasse, 128; rue Saint-Antoine,. une -réunion
qui A ea lieu le 5 octobre. Un certain nombre
de citoyens et de citoyennes avaient répondu
A cet appel; Les statut» ont été adoptés/ et une
nouvelle réunion a été fixée-au mardi H cou
rant, A 8 heures du soir, dans le même local.
Le Groupe da l’Alliance socialiste républl- 1
caine du dixième arrondissement so réunira
le mardi 11 octobre, A huit heures et demie du
soir, salle des Concerts, café Guizard jeune,
•ue Grange-aui-BeUes, 49.
835
M, Mercier, directeur- de la sallé Jlplîôre, * J
{ organisé uue tête de famille de suit, mutlcalp J
et lî^nsaate, fête gratuite qui, aura lieu chez I
Dans ses Spectacles du temps passé, M. Paul
Milliet cité ce,matin,. A,.prppps. de Boïeldieu,
mort I0 8 octobre 1844, il y a juste quarante-
septans, un. souvenir, que., npug. erp vous, peu
connu*; . 7'.!
i Ce, lutVdficîUi eu éutefifiantiA- fin.® distrihu»
tien. d° fil’ix ToùvèrtiJU’e du ; Cafife, fis, fiçlgdad r
-exécutée, sur le. piano avec .aecomp^gnpurent
dq vioion.ét 4s flûte, que là vocation d’ïfalé.vy
î-.-’.j - .?-';. ? '.'s. 's-
‘ |1 fallut .envoyer sans, larder lé jeune collé
gien au Conservatoire,, et,. ; A l’àge dp quiii^a
-.ai^s^Halévy suppléai);.,CUerubiai daqs.^.pro^.
fepsôrat.-, , ' V
• yoîlAcp quï'à’appéllè faire rey^fieÎQ^'fioa j
('Chemin... . -
pèiêidieu était aussi, doux que Cheruhifii
ëtj.itbrusque. ; , . t.„.
A un concours de chant, fin jeunè bomnièse
pifisanto. Le pauvre candidat avait fait plus dp
cept lieues-A-pied pour briguer lê pensiounat.
D^s les premières notes, Çherubini l’arrête,
non, que sa voix .fût. mauvaise^ mais , parce
qéfil était d’une laideur affreuse. V ' ‘
^ pn vote. Le jeune homme n’est pas "admis'
Boïeldieù; tout.atlristé par cet incident, rér.'
pnésentei qu’il, faut adoucir le verdict, qne ce
m&lheureux a fin long trajet, à faire pour.rega-
gàer ses pénates... . .■ / . V .
4- C’est vrai, dit Çherubini', je'vàip arranger
l’aifaire. ■■■;' - '-"
Pn introduit le candidat. '
4- Monsieur, .lui- dit le -directeur du Conser
vatoire d’un ton qui,A ia grande , rigueur,aurait
passé pour gracieux, le comité ne vous- reç >it
pai parce, que vous êtes trop laid.
* :t
. X
‘ Les trente premières représentations de-la
Biche au - bois ont produit Ma ’ respectable*
somme de 213,550 fr. j
Et les recettes se maintiennent
-fixai .-
X
L’inauguration des Nouveaux concerts, que
M. Lamoureux organise au théâtre du Château-
d’Eau, : n'aura lieu que *3 dimanche 23 octobre,
les travaux d'installation fi’étant pas termi
nés. .
Contrairement A ce qui a été dit, i» presse
«“ 1 fier» donc convoquée que. poaT «ette
SPORT
COURSES A MAÏSONSJ.APFirrK: :
«-i '>• ,*>: .?• C 'M é’î **’
-'tr. 'Z:-h
; * Premier BwilerfPlat rèfcfc-V
•i<
Ecurie Silva; Germaine, v -
s -S:IM
8apd«ÿ’.M«8jtoàl.**; : .v*/.
Deuxième {hmters'jiïat race.
■ J si ... (( >, i JPniX'VaTeniino *
Çontroller ; Mistral. . ' ' ;
, *
:t
tt.-i,
kru.
au très beau
ne
date.
Terminons celte nouvelle en annonçant
CDURSES. AU BOIS'DE BOULOGNE:
■ ’ 'RÉSULTATS
-•... ...^ 1:1 v Prix duMoulin -
1 . FrangipjaneXStorr^Bil.,
2. Le Dan (Hurot).
3. Garde-à-Vôus (Dodgè). ...
PnxdelaCascQd#?.
. I. Bretonne (Rolfe),/q5; . '
2. Truffe (Carratt). :
3. Argentine (Kelly).
s Handicap libre ’ .
1. Bariblct (Ston*);iql. -
2. Frondeuse (Dodge). .
3- Môroyée (Green). .
; - Prix Gladiateur .
I, Pourquoi (Rolfe), 8(1.
,2. Clémentine (Wheeler).
Premier prix d’Aatomft 1
1. Veston Hartlcy), 10fl.
2. Parlementaire (Childs).
3. Gourmet (Ciayton). ..
, ’ï Deuxième prix d'Automne 4
1; Peronnc (Kolly), 8[1. ■ ; ’ :>
% Champêtre (Wycherley). ' ■
. 3, Eva (Storr). : ,
. siéra eu bâtiment invite tous tes membres
. de la corporation le 'assister A la réunion gé
nérale trimestrielle qoiaaralieulè diunancho
\1S courant, à- deux heures du Soft précises)
‘salle de.la Victoire, 19, rue Croix-Nlvert, A
. Grenelle, quinzième arrondissement 1 ' *'
r Nota. —A cettaréutnaon^ une' comniurilca-,
-tion des plus importantes serà dorinéesur la
znaniére: (Vagir < de MM. tes entrepreneurs, de
menuiserie en prévision d’une demandadteug-
mentation de' salaire - pouvant'être faite'par
les ouvriers. 1 ' .• . "
La Chambre syndicale des Ôusrrlera pâtâs-
-Biers-cuisinier» de PariST invite- tous- les ou
vriers de se corporation Aise réunir ' le mer
credi B octobre,, à huit heures-trente du; soir,,
ï salle Molière,. 15^..rue ^ainS-Martin: • ‘ '
' Dans cette réunion,., elle a pour biit da faire
; connaître, le bon .fonctionnement de son ad
ministration. Ella insiste vivement pour que
’ chacun réponde A son ajppol., -
, Nota. On recevra les adhésions et cotisa
tions. .
: La température est en haussa presque I service, -longeaient, la' nuit- dernière, vers
partout etFisotherme’de'10*.'-““ ■ 1 •
nnüyéaü sut
elle s’avance
niques jùsqû'à'la riier dù Nord ^
; En . France, lès hauteurs barométriques’
. sont-assez, uniformes, le vent est faible et
■ variable, excepté sur le golfe da Gascogne
bit il souffle du" N.-EV "Le tcrâpa Và rester
couvert ou, pluvieux,,,, 1
Variations-. sintospliérii|uei| d’Itiér
7 heures du matin ' 9® au-desSus de 0.
■;llî ■■ 15» ; w dé 0.
S ûeuresde l’après-midi IA’ — ' deO.
Hauteur , barométrique : 77J» rmro
La - Société corporative de prévoyance
mutuelle des ouvriers doreurs sus bijoux
adresse a la corporation la note'suivante :
Pour répondre et mettre fin aux: insinua:
tons malveillantesef aipEr.calomnies répan
due)? sur elle, 1% Chambre syndicale-..dos pu-
, vriers. doreurs. sur bijoux s’adresse > non seu
lement aux sociétaires,, mais .à tous les . nom
bres de là corporation: pour qu’ils jugent en
connaissanee-de cause tes ' insinuations maivt-
songéres qui' leur parviendraient.
Citoyens,-la fâche est facile, car pour/psii—
fier le syndicat, il suffit de proclamer lés ré
sultats obtenus^ depuis sa fondation. Organi
sée au moisjd’pctpbra 1880, la société. corpo
rative de prévoyance mutuelle des'‘ouvriers
dorqurs. sue bijoux, est parvenue .par ses .seu
les ressources (la société n’admettant pas de
membres honoraires> aux résultats qua voicj. :
Commencée avec soiXante citayenset sans un -
centime,elle compte aujourd’hui cent soixante-,
quinze membres et a en’ ‘caisse la somme de
1,109 francs t cependant. elle a donné pour se
courir ses malades 435 francs, et pour ses
frais • généraux Sua francs ;. de' plus un bureau
permanent installé au siège social est averti
par les sociétaires dès qu’une place'est va
cante, afin que ceux qui sont sans ouvrage en
soient inforrnés aussitSt. Citoyen»,-c’est lit une
affirmation pratique d’un principe sublime,
la solidarité. • ■ M - t: - >>■' c ■
Nous concluons de ces faits, qui sont' incon
testables, que toutes les calomnie» a»--peu-r
vent avoir leur sourcerque 'dans des râneu-'
nesi personnelles qui doivent disparaître de
vant l’intérêt général, et nous déclarons bien
haut que le véritable intérêt de tous -lés oü ;
•vriers de là corporation est de. s’unipà nous
car les résultats,(Obtenus ne ; sont .que lp pré
lude d’une organisation meilleure qui don
nera aux travailleurs, non seulement un adou
cissement sensible- pour ses besoins physi
ques dans le présent, mais encore qui fera
grandir dans l’esprit de chacun l’appréciation
plus exacte de ce qui pourrait résulter dg
l’union do tous, f ci enfin quelle influence peut
acquérir le prolé tariat'oi’ganisét dans la civili
sation, dans l’humanité. ’ ’* r
Les ouvriers de ia corporation qui désire
raient fairo partio de la Société trouveront les
renseignements nécessaires tous -les samedis
de sept il neuf heures du soir, au siège social
rue Aumaire, 55 (3* arrondissement).
. O» erlmç. — Est-ce que le carrai âaint-
Martin redeviendrait, comme jadis, le théâ
tre de ces, drames lugubres qui ont fourni
aux romanciers et aux dramaturges tant de
Scènes émôuvantesX" '
; Voiei qu’hier: encore on a retiré de ce ca
nal le cadavre d’un indiyidir'dont la. mort
paraît devoir être ,1e.résultat d’un crime. ,Ge.
malheureux,' dont lé corps portait des tra
ces de violences, dont fin mouchoir à car-,
rcgûx enserrait fortement le cou^. avgit la
face congestionnée ; les Veux sqr.taiqnt.de
l’orbite et, ses traits gardaient encore i’ex-
pprtaiit comrne vêtements qu',- 7 -
pantalon gris et une. Qbeaaâse marquée aux
initiales L. TV
A quelque^ métrés'de V endroit OU venait
d'être repêché ce cadavre/ pn trouvait une
petite valise renfermant ,ùn .partefeifille
contenait des papiers aii nom de Louis Té-
non.' ” ‘ ! --y ; ; 'V . V
1 En attendant que i’enqti.pte ouverte ,par
le commissaire du quartier puisse'percer i'o
mystère qui plane sur cette affaire, le corps
fie. LotiisTcnoq a,ôté, a.ux’ fins d’autopsie,
transporté à ja; Morgue. , ,
Pour la Chambre syndicale : '
Le président. A. Dotsson.
parti ouvrier - .
Tous les " travailleurs dos d’eux saxes du
sixiômc'arrondissement,sont instamment priés
d’assister A la réunion privée, qui,aura lieu le.
vendredi 14 octobre, A huit heures 6t demi du
‘soir, salle-Vinot, plaça da Eenues, 3, en face
delà garé Montparnasse^. gour ta constitu
tion définitive d’un’ cercle d’études sociales
dans eel arréndisseraent. . ? 1 ‘ , *
Dans la réUmon extraordinaire' du - 29' sep
tembre, rue des Arquebusiers, il a été décidé
A l'unanimité que la Corporation des Ouvriers-
Ferblantiers de Paris serait ^ représentée au
Congrès de Reims. -
En conséquence,Acs mtqnbres.de ■ la corpo
ration sont .invités .Aassigter „A la réunion qui,
aura lieu le dimanche 16 octobre 1681,Al heure
de l’après-midi, rue de Bretagne, A9.
AUX OUVRIERS MÉCANICIENS
. Citoyens, V
D’après les explications fournies par la dé
légation do la Chambre syndicale des Tour-
neurs-Décolteurs.le comité central de la So-
îiélé corporative des ouvriers,mécaniciens du
département • de la Seine déclare ti’aîlre aux
principes de solidarité qui doivent unir entre
eux tous tes travailleurs, tout mécanicien - qui
prendrait la place de décodeurs grévistes.
Bonne chance A nos collègues dans leurs
justes revendications.
La Chambre syndicale des Sculpteurs' in
forme .la corporation - qu’elle a institué *AU
siège social lin service permanent; dans le but
do centraliser les .renseignements sur les tra-
raux et les mettre A lu disposition, de ses
adhérents.
Pour les adhésions,: le*versement des coti
sations et tons les renseignements, s’adresser
au siège, social, 10, rue Pr.mçois-Miron, tous
los. soirs, de huit heures A dix heures, lés di
manches exceptés. ’ ‘
Pour toutes, le* communications ouvrières,
. ' . E. Vaughaa ‘
L - *» amours il'Eusèhc. — Pour être
cuisinier, on n'ea est pas, moins homme, on,
n’eri a pas moins un cœur, et Eusôbc S...,
un Trompette an petit pied d’un des res
taurants de là. rive gauche; aima d'une-pas-
siffla.si ardente-uxixCeUci en- jupon-dû.quar
tier, sa digne émule, qu’après en avoir
perd-nle-boireret l» manger, - ;il cn perdit là
raison,'leinalheureuxv ■ ■'”» * -
Jtonc Eusôbe { qui brûlait . de mille feu)é
depuisdes semàinfes déjà, pour un accorte,.
cordon-bieu, sa voisine;'so montra si élo- -
quent, si persuasif, qu’il finit, un beau soir
du mois demaidernier, par triompher des
derniers scrupules de l’objet de sa fiainme,
Victorine D.-.., laquelle accepta de lier son
t existence à Celle d’un homme si entraî
nant. '■ £ l!
J Les pi*emiers temps de cette union à la:',
coite furent-des plus heureux; pas un:
nuage ne vint obscurcir -la lune de miel des
deuxamouréUx, et Eusèbe, de plus en plus
épris, de sa maîtresse,, sc laissa aller à lui
promettre le mariage/et'tout-ce qui s’en-',
suit,.-;-' Â ■■-. ••’ : / '
: Promesse fataic, car à partir de ce jour,
Victorine se montra, assure-t-on, sous un
.tout autre jour à son amant qu’elle croyait*
.tenir à jamais i par un engagement écrit
qu’elle lui avait arraché dans un de ces -
moments de déli.te cm Vhomme vendrait son. !
âme au diable, si le diable existait.
- Le pauvre chef comprit mais trop tard
quelle lourde faute il avait commise en
engageant • ainsi à - L’aveuglette, sa liberté
clans l’avenir. Il n'eut pas le courage de - re
venir sur sa décision, et cependant il était;
bien résolu, dans son for intérieur, âne pas
tenir cette funcslo promesse que l’adroite
donzclle lui avait subtilisée, disait l’infor
tuné à qui voulait d’entendre.
Après avoir ruminé dans son cerveau
nombre de projets ayant .pour but ‘d’anéan
tir. le- ; fatal ôcrit’-Eusùbe, s'écria 'avànt-hier,
tout - comme' Archimède -. «s J’ai- trouvé, ■
Voicr.ce qu’il', avait trouvé :. ? r. 4 .- s
Dans la soirée, profitant de ce que M.X..
•marchand de meubles, avenue de Tourville,
prenait, en. compagnie do sa famille, son
repas dans l’arrière-boutique, S,., s’intro
duisit dans le magasin, et s’emparant gra
vement d’une pendulo, , ii la -mit sous son
bras, et non moins gravement gagna la' ifue
Maisllc sieur X... avait aperçu le voleur, et
courant après lui, le fit arrêter par deux
gardiensdje-la paix-*
Conduit aussitôt-chez le commissaire de
police;ile.pawi’e- -cuisinier, en - rupture de
fourneau, se., défendit, comme, un beau
diable, d’être un vulgaire filou et stupéfia le
magistrat par cette épique déclaration :
pordre êf"couverts dé sang, 1 abordait les
P.gentë et leur disait qu’il ' vcnait d’être vie.- *
tim© d’tme tentative-de meurtre!. - • :
t rrriJe suis JVf. C..-..ajofita le-blessé, épicier,;
et ma maîtresse a. tenté, de ni’assassiner. ,
î Et çomme les’forées Semblaient abandon
ner le malheureux, on le. transporta au post#
-voisin où un médecin de nuit lui prodigua
.des-spjns,,; . a . n . . . .
. Revenu un peu à lui, le sieur C...,raconta
qu ayant passé la soirée avec la dame R...,
sa maîtresse, demeurant - au n° SA du - même 1
boulevaFcl, elle, lui aurait cherché -qüerelle, -
’au moment, do se séparer, et que, prise d ’un
accès de folle fureur; elle s’était armée
d’une paire de piseaux et lui en avait porté
.quati’eooups,(trois.■ au cou : et Un- aU’'sein
■gaucheu ,
Sur ces entrefaites, arrivai le commissaire
•« 0 police, qHi>, avant entendu la déclaration
du blessé, se rendit; séance tenante, chez la
■meurtrière - pour procéder â son arrestation’:
Un frappa plusieurs fois à la porte du doge-
ment occupé pur la dame.U..., mais il fal
lut faire sauter la serrure pour entrer ;, un,
triste sjjectacle s’offrit alors aux yeux -des
assistants; la malheureuse femme fetait éten
due, tout habillée sur son lit ét ison i>at»g
cpulait à flots d’une profonde blessure qu elle
â’était faite au cou avec les mêmes ciseaux
-dbnt cite venait dé frapper son amant. ‘
| i L’élafe des doux - blessés - ’ :était des plus
graves, il a fallu, les transporter - en toute
hâte à, l’hôpital SaiptT-Lauis.
TÉI. BUIsrAXTSS
pauvre
1 MU.
Ùépartements et Étranger
i ! Dijon, 9 octobre, r? Un.incendié s’est dér
Clai'é hier matin dans la distillerie dé MM.
Diurand et Locatelli, située contre le vieux
bastion de Guise.- - - < - rut» ci c.,i
'L’incendie a été allumé .par l'absinthe en
ébullition, qui faisant sauter la coiffe d’un
alambic, s’est répandue dans le foyer et à
déterminé une explosion, à lar suite de la
quelle les flammes ont envahi l’usine tout
entière......
Lés pertes sont considérables. Elles s’élè
vent jpour les hangars;: à 2ô,000 fr., et pour
les marchandises' à 15CT,0(X1 fr. IL y. avait là
une grande quantité, d’alcùol, 4- on parle
de 30,000 litres,.^.et des liqueurs en cours
de fabrication qui sont complètement per
dues.") .* ' : .
On n’a eu à déplorer aucun- accident de
personne. . , ' _____
i Bordeaux, 9 octobre. — Aujourd’hui, le
congrès phyllaxérique ouvre ses séances.-
Déjà, un grand nombre de viticulteurs .du
Médoc et dè la'région - 'sdntf arrivés. Oh es
père beaucoup en cette réunion'et on’ attend
avec-impatience quel en sera le résu'tat ; il
s’agit, en effet, d!une.question.de vie pu de,
mort pour le département.
Le comité d’organisation doit présenter 1
trois rapports, l’un sur les cépages améri
cains, un autre sur. les sulfo-carbonates et -
le troisième sur la submersion, qui est en
core le moyen sinon le moins coûteux, du
moins ie plus efficace pour combattre le *
fléau; ■. ■ ■■■ v ’■*’ ' *
MIL» SES COMITÉS RASIC1M
Là réunion, des Comités radicaux anti-op
portunistes éki département do la - Seine,
qui était annoncée pour, mardi prochain;
est devancée d’un jour;.elle aura lieu au-
jourd’hui lundi, àd heures l[2 du soir, 196,
rue Saint-Honoré. , -
Le secrétaire cfes comités organi-
sateui’s,
’^EHOD,
Faits divers
Le trntp*. —• La pression est toujours
supérieure à 775 millimètres dans le centre
et la sud de la Russie, mais en s’éloignant
vers le nord et l’ouest, elle tombe rapide
ment au-dessous de 770 millimètres.
La baisse barométrique qui se produit au
nord de l'Europe, est occasionnée par les
ü-ïl.i . -
1(3 I
JV ._ -v».* »avui la I
Méditerranée est dua à.des mouvements se- J
conduiras mal défiais qui amènent, de la (
pluie ou des brume? dans un grand nombre |
c’estations
» — Je vas vous dire, mon commissaire,
j’ai promis aune maîtresse de l’épouser, je
l’ai promis par écrit, j'ai,signé et je ne suis
pas homme à renier, ma signature ;/cepen
dant, ne voulant pas convoler avec cette
mégère, j’ai imaginé de me faire arrêter
pour vol, et do détruire ainsi ses espéran
ces, qu’on m’envoie à fèchataud, j’aime
mieux ça. »
Le commissaire ne s’est pas montré si
sévère'à l’égard du pauvre Eusôbe;:et com
prenant qu’il se trouvait en présence d’un
malheureux privé de sa raison, il l’a tout
bonnement envoyé à Sainte-Anne. Ohll’a-
mour 1 : •-
lié» gaieté» du sabre. 4- Quand donc/
l’autorité militaire voudra-t-elle se décider;
faisant trêve à la routine, à interdire. aux
militaires le port de leurs armes en dehors
dù service! Vous me. répondrez-que le mi
nistre de la guerre est bien assez occupé de
là fatale expédition tunisienne,. et) qu'il' a
|j certainement autrechose à' faire quo d’en-
trër dans ces légers, détails du service, dé-,
tails qui ont cependant leur impprtance
eamme.on va le voir.
Dans là sôirée-d'hier, trois artilleurs en
garnison à Saint-Denis buvaient et chan
taient, sabre au côté, dans une maison de
tolérance de cette localité. Près d’eux, â une
table, voisine, quatre civils causaient aussi
f aiemenl de choses et d'autres. Tout à coup,
propos., d'un mot mal interprété par les
soudards, ceux’-ci dégainèrent et; se ruant
sur leurs voisins, les f rappèrent si brutale
ment d’estoc et ae taille, qu’ils . les. couchè
rent bientôt sanglants sur le pàrquet.Sans
l’intervention de la police, les pauvres ci
vils n’auraient été ramenés chez eux qu’à
l’état de cadavres.
Les trois artilleurs ont été arrêtés et
mis à la disposition de l’autorité militaire
Marseille, 9 octobre. — Un horrible
crime-a'été commis dans la nuit d’avant-
hier, entre le pont du canal et les épanchoirs,
sous la belle allée de -platanes -séculaires
bordant la rivière. ’
'Des clairons du 17° de ligne, venus là, à
six heures du matin, pour leurs exercices,
ont découvert le cadavre d’un jeune homme;
d’une vingtaine d'années, proprement vêtu
et horriblement mutilé. ,
.... A quatre-vingts pas de là, on remarquait
une mare de sang, èncare fràis, et las habi
tants de deux maisons voisines- auraient
■entendu des cris, ■ si cet 'infortuné jeune
homme n'avait été étourdi ou assommé sur
le coup par la lourde pierre qui lui a écrasé
latête^. . , . -
-Il est 'incontestable que le yol a été r le
; mobile de. ce crime. L
L’identité de la victime n’a pu encore être
; établie, et son meurtrier est inconnu.
nuarlt ■ .
• •'f-
:>-:.5.t.:iirra;l!orellle: ! bassa; ! 5'/p t: ' ‘
> -,, Ahl iq pauvrç ,
'Pour Iqit, quelle fiisgr^s 1 ,
'Quel côntrsfieihpspbür't^..'
! Mme lÆdvoCàt,. là;plaignante,, est .une jo
lie pcite femme do ;vingt-cinq ans, à la
r figure fraîche,à fa tournure distinguée. Elle
ï est propriétaire d’un magasin <1®^ modes; st^-
itué rue de Rivoli..,. ( . . j -
j Mme Ladvocâj; accuse son inonstre, H*.
se* son mari-r- fié* yivrq àveç. qae^concu-;
bine. .
• r. M. Ladvecatme nlepas lofait. ' ïl'prèteiid
; simplement que.. sa .femme ;-l’a.( quitté .six'
• mois après son m ar i a S c ' 1 ' ■
: li rossbrt 'des 'débats que,1a ffejjtUlfi
disté'Avait « des mstiricts trop délicats»*:
pour d’hommei aux goûts vulgaires dont elle
avait fait son .mari.
Désillusionnée comp.lctepmut,, elle résolut
‘donê; au bout def six mois, dé fuir io .domi-;
toile conjugal, mais comme elle tenait à..sa!
'réputation, elle imagina une ruse dont son
épQUîç fufetotaleracnt dupàii -« y ? ? -4»*?
•; D'acçord; avec sa mère --.j oh 1 les. belles^
ijnéresl -- éllé mànîfostà. uivbeau jour le
désir de sc rendre près d’un pkrent malade,
en Auvergne. Le mari, loin de se douter de
ce qui l’attendait, .laisse partir sa femme/
Trop habile, poçr brusquer les, choses, Mme
Ladyocat écrit d'Àuvcrgno de tendres niis7,
givek à* son 'époux bien aimé. M* Lepelle-;
tier; défenseur du mari, nous lit quelques-
uns de ces poulets, inspirés ) du plus tendre:
amour. u a
; Ainsi, par exémple : »
Cher Eugène, '* ^ ' ^ , ; :
: Je t’écris A là hâte, je ne voudrais pas rester
sans fiécrire ; tu .doté trou verte temps, long;
J’ai dit A. maman combien tu avais été gentil;;
au moment pu .départ. Jp pensa A toi, pense A
moi; je dameürei ta petite femme pour la
vie ■ . ■' t. • J . *• •
Puis..: ........... ... '. ' ■/■.. . ..
•CherEugène,
J’ai reçu: ta lettre; .cela m’a fait , bien plaisir;
j’attonds maintenant, dans, ta prochaine, ton
portrait comme tu me l'as promis, ainsi ’ qu’à
grartd’mère. jt"»;
Tu me diras également si tu viens me . cher
cher, ce qui me serait très agréable; car j’ai
trouvé le chemin très long;
Tu verras comme je serai grasse; je ne fais
que, ipaqgcr,.et dormir, tu vois -si . je suis'.tes
conseils. ' -. ,
Une modiste du pays* m’a demandé, si je
roudrais fraVaillér polir elle, niais je lui ai
dit que mon petit-mari; comme - tu dis, " m’a
vait expressément "défendu de-travaiïler
lui, .Salie, Molière, -rue. Saint-Martin, iS3,.à
9 heures du soir, le mardi 11 octobre 1881.: (
■j M.- Mercier donne celte fête aux corporations
des- ouvriers - charpentiers et
•sympathies ainsi qu'à; f* cause qu’ils défera-,
jdeht."’' . * ' - ■;•/
A.XJ
Maison Aristide. BOÜCrCÀüT
,~»r— iwwyv—
Reconnue la ptm Sifne de cejil*e /
par la qualité„el te bon marché réel
' - de toutes -ses marchandise»:
Actuellement
GÉNÉRALE
ET.
‘grande Mise en Vente
j de toutes les Nouveautés d'Hiver
NOMBREUSES OCCASIONS
I - ; à-tous nos Comptoirs,
pen-
C ambrai, '9 octobre. — Plusieurs wagons
•J du train, de marchandises n? 63fi ont déraillé
cette nuit à là bifurcation de Valenciennes:
et de.Cambrai. fies voies sont encombrées.
Ou n’a -heurensement. aucun accident, dé
personne à déplorer.
Illaison du PONT-NEUF.Me de cbambre
60 DCHMJ
COM PLET
DE CÉRÉMONIE
en drap noir fin.
28
fr;
LIBRE* PENSÉE
Tentative de meurtre. —Une demoi
selle Boisnet, âgée de 19 ans, ouvrière blan
chisseuse, demeurant 19, rue Vialat, a été
frappée, la nuit dernière, de quatre coups
de couteau, par un individu qui, ce crime
commis, a pris aussitôt la fuite; trois de
ces coups ont été portés derrière l'épaule
gauche, et le quatrième a atteint le bras du
même côté. .
Transportée aussitôt chez M. Thomerel,
pharmacien, la blessée dont l’état n’est pas
très grave y a reçu les soins les plus cm
pressés.
D’après les indices recueillis, lemeurtrier
ne serait autre qu’un nommé Charles X„
rôdeur do barrière.
Un drame dan» «ne épicerie. ~
J Deux gardiens de U paix, en tournée de
Le groupe de la Libre-Pensée du dixième
arrondissement, pour inaugurer ses réu
nions mensuelles, donnera sa première con
férence-concert le. mardi. 11 octobre 1881,
salle ViaUa, rue Saint-Maur, 193, à huit
heures et demie. Entrée: gratuite,;-: .
- Considérations sur le congrès de la Libre-1
Pensée de 1881, par le citoyen- .Raoul Cani
vet, membre du groupe.^ Conférence par
le citoyen Emile Richard. - -
: Musique et chants par MM. Clément, Bo-
th-èreau, Montreuil aîné, Reymond, etc., ar
tistes des concerts- de Paris. ..
Tonihola. . . -v
dant mpS jVacancBs;. tut vois- si je t’obéis.
Au revoir, ja t’ombràsse de tout côeqr sur
l’œil gauche, et suis pour la vie, ta femme;
anna, femme LADVOCAT,
Ou encore :
• Mon Eugène;
Voici des pensées que je mots dans ma lettre,
conserve-les soigneusement. Elles nia rappel
leront A. toi. Ns m’oublie jamais, - je t’aimà'
tant ! Je - t’embrasse encore sur tor. œil gauche;
que j’aime tant. z” 1 '
Ta petite femme pour toujours. ■ :
Franchement, on est à cent.lieues de sup
poser qu’une femme vous lâche lorsqu’elle
vous écrit comme la gentille Anna « Jet’em-
brasse encore' sur ton. oeil gaucho que j’aime
tant ». , 1 .. .
. - Mme Ladvocat n’aimait pas tant cet œil
gauche — qui, entre parenthèse,chez MiLad-
vocat n’a rien dc pai’ticulier,.— puisqu’ellë -
resta deux longues années sans revenir -au
domicile conjugal, ; V,.,
, An bout de ce temps, ,1e bbn M. Ladyocat
commença à trouver étrange L’absence 'de
sa femme. Le parent malade, se disait-il, a
eu-le temps vingt fois de se rétablir ou d,e-,
mourir. Il .exigea donc' unie explication..
Hélas 1 il l’eut. Cette fois, la rusée Anna fut
franche. Elle répondit carrément qu’elle en
avait assez,
M. Ladvocat consola sadouleur prôs d’uqe
itre femme dont les: instincts n’étaient
sans doute pas si délicats que ceux de l’in-
■fidèleéponsKT' : ‘~ r '
. C’est. alprs - que cetto-derniére, • saisissant
la balle au bond,, introduisit devant la jus
tice une. poursuite contre le malheureux
Eugène» pour- entretien d’une concubine
dans le'domicile conjugal ». Quant à Mme
Ladypcat^ella prétend. s'être- réfugie ■ chez
ses parents et de fait, elle a raison, car Iq;
►magasin de modistfe qu'élle tient est au nom
vde sa mèrei 7- Obi les bpües.ip^fes!•
‘ ' Légalement; les'faits reprochés par la"
jeune femme a son mari sont- absolument’
exacts. M° Lepelletier ne pouvait plaider
que. les circonstances atténuantes. C’ost ce,
qu’il a fait et son client n’a été condamné
qu’à 100 francs d’amende, —” i
r- iLa gentille plaideuse n’en voulait pas da-
1 vantage. Le ; jugement va lui permettrai de
demander et d’obtenir une séparation,<
i jEt;‘ il -y ,a encore des gens qui affirment
que le mariage est la plus belle des institua
tiDOBj:].’. -TU» - ;i
: Un ancien, autitàire, lit ans de service,
marié.’ëanS enfants,-demande une place de
concierge, bonnes références. ; . ■
« S’adresser à M. Huot, rue Sèguih;33.
!
Théâtres
1 A l’Odéon, vers la - fin de la semaine, Marie
fouetf-et, da Gustave .Rivet, et le Dîner dè Pion*
rot, da B. Millanvoye.■ . : ' •- < .....
» ' X'. . ‘
- Les lauréats du dernier concours du Conser
vatoire, - engagés par M. Carvalho, vont pro-
chainemeot débuter A TOpdra--Comique .< -
- M. Vernouillet et Mlle Merguillier dans
Pliilèmon et Baucis.
Mlle Jacob dans le Prè'dùx Clercs’.’'
■Mlle Durié dans les Dragons de Villars,
■ j • • •
. j : U-MS’ ^ ■ '
,Kaublas passera'du 15 au .19' octobre A Cluny;;
rppéra-bouffo-fi’Offenbach aura franchi A cette
époque le cap de ,‘la cinquantième, à. .çe
.théâtre. - -
. :11 est question, à'IA Uonaissance, dé remon
tai' la Petite Mariée, non point' pour remplacer
VCEil crêvè, car l'opérette d’.ltervé tiendra l’af-
fièlie jusqu'au jour de la première de ‘ Sa’is,
mais pour alterner probablement ares-les
représentions de Saïs, dans lo cas où M; Capoul
fie pourrait chanter tone les-soirs^pendant six
mois peut-être, un rôluqui est ti'è^ lourd.et.
‘très fatigant. ' „ ’..\y L . . •
Sat» est en effet «a véritabié opéra, et U est
probable que .les interprètes demanderont
deux ou trois jours de répit par semaine. ' ' ■
: La Petite Mariée serait'interprétée par Mlle
Marie Lefèvre, la jeune cantatrice qui'-débu
tera dans l’ouvrage de Mme Qlagnier..
-notre confrère.Bertol-Graivil, rédacteur on',
chef du Progrès, artistique, vient .d’être. choiSj-
spar M-. (Amoureux, peut, être -.secrélairegéné-!
,ral des Nouveaux concerte; M. .Lanlpurçux ne-
jpouvâit faire'un'meilleur choix. ■ r '
•] 1 : I-‘J r'X'^-b ;L :i
i Jacques Offenbach'a îaissë. 'én mourant, une
Sucpcsaion dont, les-droite-d’autour forment la
imajeure partie. ■ . f , .
Pour lq payement ‘ (je"ces droïts,' ja Société. ,
des auteurs'exige qpe tous, leà héritiers Adhè-
,ïent:A - ses statuts..'.:- 1 yt'jfùi.-t” >,■' -
- Un référé- a ddnc été introduit pour obtenir ’
je concqui’Sde.tous tes. héritiers, mais M. le-
.président s’ost déclaré incompétent en la ma
tière. • “ ;
Voici,’ À cesnjet, paur lès amateurs de ; gén’éa- I '
logie, la: Ufie dea membres, dont sa compose ,.
;la famillq du resietté anaeatr» 1 ;., ; j, .
^ Lis héritiers de, Jacques;.pft'Qnhacb soifi, sa,,
■veuve, Mme Marié Ilàmiela',' llerminic de Al- '
'AteaiTï leiVrièVè ; Mnie Munia-illânélié ! orfen- ’
baclx, qui a épousé un banquier ; M. Tournoi ; ’
Mma.Cèles,te-liertho -Offenbach,. maniée -A.-M -t
Comte, propriétaire^, Mme 1( . Léocadie-BeniU-,
Maric-Popita 1 dfreniiàch et Charles-Auguste-- '
Ignace - Offenbach. - '’ : • '■ 1: il
; - J. . '.’X ’■ 7. " 1 ■' ■
: lEnreré quelques horts'mots de Sophie Af-7
tlOuLL; . | . ' « i !' -h 'r*. .
\ Celte actrice, assistant à une représpntalion.
de Guillaume Tcltj fie Le «lierres, et" n’y voyant:'
presque personne, fit cette réflexion : - v , :/ J ;
1 — On dit : ordinairement point, tÇâfgeftt,..
péint de Suisse;'ici il y a bien plus de Suisses ’
qqe d'argent. :
'■ ^ . - iyr, t--'U -wjr .o - > - i
i Après la première l'epré^pniation dc-.Ernu're ;.
■■et-Axor;- opéra dont .Marmontél avai ftéqrit les
paroles et ttéétrÿ là'-mnsiqtiè, ot qui avaif ëté ï .
inspiré A Tattleur par le charmant conte de la’ s
lielie et la Bêle, Marmontol,rencontrant Sophie •.
Arnould, lui demanda ce qu’elle'penaalt de son ,
Opéra ; la caustique actrice lui répondit :. •.,/
î;Oh i mon paùdre-àmf,‘jé^crois que c’est - la
.müsiqua.quiestlafbelle.. •
; Un amoureux ' dê: MlIeTîuràncy, ikfifiant' lui
1 souhaiter sa jêta; présenta' ar cette ACtr.icq,un.' '
/ bouquet qu'il voulut 1 lui .placer-qur.-fa : sbIti.'
' Comme la demoiselle s’y opposait, l’amoureux 1
lui enleva son-ficUu- ‘ .
Mlle Durancy voulut sé fâchar. ' '
■p ' —.Çalme-toi;:lub. dit Sophiè, qui ' entrAib au
; ifiORUHitïde: ce petit -débat; nu saie-tu pbs que. -
îles.iours de fête on ddwwyrp Ma sainta.? i < ,
' ^ , s . ’ '*
; Le théâtre'Cluny-fait dpapi'Ddigas.et. jamais -
ion n’y; avaitYu-pareille activité.
Palis la journée,' les i'épélHionS' do Fau'blàe \
;Sopf,menées avec le plus» grand entrain,' et,
:1e - soir, i’excellenle troupo daM. Tailiefer fait
! 'sallo comble.... ; , f ; : ; . , • •
I. ; Le succès des Braconniers csi Viin d'êt-rq (
[ épuisé,- mais Favtblus r - par ivail| ,/
octobre,. «fUo'odt* jMwt'OÉnhi'.h’ l.*!«l<»e que
,lès autours ant/bieq vouiu'eu-rei.i.’i.ltc'la ’pre- .:
mière jusqu’au l9i dernier, délui.
Avis A ceux qui n’ont pas-encore.Applaudi j
la ravissante partition' d’Ôffenbach. • ' 1
!»
X
lai
sé.
* ï
; 9 e ? ï ‘Sr9 3;- Mèasy.; ’
Bnllettn dé' la ‘ mortalUfi
Dfi 30 septembre au 6 octobre 1881 '
rOPüLfnotf ; 1,988.806 habitants
MALADIE»
Fièvre typhoïde ..., *•*,«««.
Typhus..
Variole.........
Rougeole........ ........
Scârlaüûe:........
: Coqueluche...................
Diphtérie, croup............
Dysenterie h,.,.
Erysipèle.
Meniugite A.......;,..-......,
Affections puerpérales.........
Autres affections épidémiques
Phtisie pulmonaire.,...... ...
Autres tuberculoses
Malformations et débilité......
Autres affections générales,...
Bronchite aiguë
Pneumonie
Diarrhée infantile et athrepsie.
Autres maladies locales.......
Fièvre......... .........
Epuisement
Causes non définies..,.,.,,...
Mort» violentes...............
Causes inconnues.............
Totatix,,, .
SBUAINBfi S8MA1NX
COU.
RANTS
«7
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1 h
U
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14
34
88
263
S
SS
tiÉUNIONS'&CONFÉREqÇES
Après le regain de succès, que. vient d’avoir
.‘reprise de l’dssommoir,: M. Ohahrillat a pen- j
i; qu’il serait curieux de reprendre immédia
tement Nàna, Et naturellement, on ne peut pas
[[reprendre Nana sans Massin. Mais la nouvelle
étoile est 'demandée par un de nos auteurs les
plijte en vogue et fi’a pas’ pu s’engager pour
plus dé trente représentations A l’ambigu, en
'sorte que Atena ne sera jouée qu’un mois seu
lement. ■ ■ - ■■ ' ■: ' f ■
' àprès quoi; nous-verrons le Petit 'Jacqaes,
dont la* mise, en scène nécessite au moins ce
temps pour les études.minulieuses, auxquelles
l’Ambigu nous a habitués.^ . -,
La reprise de Nana est fixée au mardi. 18 cou
‘raat, o'est-A-dire daus hpit jours; la 301* de
Ldssommoôî.cir dernière devant être.donné» le
lundi 17,courant, t
.--".v,../.., 'X)f' ■ ’
. w ;.x'-
Pour sa féerie -des Mille et une tSuils, -fit. Ro-
cliard est décidé à jeter l’or par les fenêtres,
.d’autant que o'e sera la. dernière pièce de sa
'direction. ( v-.-
Approximativement, il compte dépe.nser qua-,
tre cent mille fr'ancs (400,000‘francé).’'
Dès A présent;? le* corps'do; ballet va être Sen
siblement renforcé. . . •.» r IV ■!.[! i. - VilVlMA '- ■
Il comprendra. : , . v - . ■ , ’ ■ . '
Une danseuse étoile, ‘ " ,
V Deux premières danseuses, * * ‘ ‘ ""
'■ Huit secondes danseuses, au lieu dè quatre,
- • Ti'onter-deux. sujets, audieu' de» v-ingtiqùatl'e,
Ét quatre-vingts marcheuses. . ,■ -- .... *
; Les Mille et une Nuits comporteront : deux
grands-ballets:et deux divertissements; - ' :
) Le premier ballot sera,aquatique et inlHiilé ;
fidllet des Perlas; i ■ ■ ■_ !» '-s-
Le second sera égyptien -et dénommé Ballet
di'Cléopâtre..
-• ’•"* • ' " ' 'Brisaciefi,*'
Nous ne saurions trop appeler*l ! attcntiôn
de nos lecteurs sur le système de, crédit-of-.-
fertpavla maison Abel.Pilon (A, Le Vas
seur), ■ f ■. ■ 7' - '., .
Cette administration,'doht iious publions'
.souvent des annonces, compte aujourd’hui :
plus de - quatre cent mille souscripteurs et
son impoi'üançc prendfi? jour en jour des -
dôvèloppêmcritî'plus considérables.,
Ce' succès n’a pas lieu de'nôus ét'onnèr ; lé ‘
Crédit présente, en effet,.des avantagea qui
permettent à toute perstohne-do posséder les* -
plus grands ouvrages scientifiques, -litté- f;
rail’es, historiqués,gôogrâphiquns, çtc. K sans,
débours apparent ‘(cinq francs' par mois par '
chaque centaine - de frencs d’aohatsV; Nous :.
avons en main le Catalogue général de cette
maison, le plus complet do ceux qui exis
tent en librairie ; nos lecteurs peuvent se lo . i
procurer, ea -en faisauL ditieetenuint la de- ;
mandç à la librairie A.. Le,Vasseur, rpe do
F Flîurus, 33, à Paris. . ' '
; TousleS; républicaina !
de ce département qui? aura lieu le vendredi
14 octobre,,à - huit heures et demie dti eoir, au
café de ViannesKîS, ruade Yiarmea (halle au
blé)]. ' ■ ■' ^ ‘:‘'i
. Ordrodu jour ir adhésionsr élection du hu«-
Treaurr—
■Le .groupe.d’Etudes sociales des TravaiUeurs
aè ia, iiaiitô-Savoie,, orgwis* una couférencô
dimanche 10 octobre A une heure
.salle Mièvre, rue Grenetà, 58. ’ '
, ; Le Comitë répubUcain d’études sociales-du
quatrième arrondissement, fidèle au but qu’il
s’est proposé d'étadier-los questions philoso
phiques, -politiques et sociales; «t de mettre
en pratique ie résultat de ses études, a résolu
de^fonder une école laïque, libre et gratuite
de filles dans l’arrondissement, . ^ -
iA cet effet il a provoqué; A la salle - dé la
’Tèrrasse, 128; rue Saint-Antoine,. une -réunion
qui A ea lieu le 5 octobre. Un certain nombre
de citoyens et de citoyennes avaient répondu
A cet appel; Les statut» ont été adoptés/ et une
nouvelle réunion a été fixée-au mardi H cou
rant, A 8 heures du soir, dans le même local.
Le Groupe da l’Alliance socialiste républl- 1
caine du dixième arrondissement so réunira
le mardi 11 octobre, A huit heures et demie du
soir, salle des Concerts, café Guizard jeune,
•ue Grange-aui-BeUes, 49.
835
M, Mercier, directeur- de la sallé Jlplîôre, * J
{ organisé uue tête de famille de suit, mutlcalp J
et lî^nsaate, fête gratuite qui, aura lieu chez I
Dans ses Spectacles du temps passé, M. Paul
Milliet cité ce,matin,. A,.prppps. de Boïeldieu,
mort I0 8 octobre 1844, il y a juste quarante-
septans, un. souvenir, que., npug. erp vous, peu
connu*; . 7'.!
i Ce, lutVdficîUi eu éutefifiantiA- fin.® distrihu»
tien. d° fil’ix ToùvèrtiJU’e du ; Cafife, fis, fiçlgdad r
-exécutée, sur le. piano avec .aecomp^gnpurent
dq vioion.ét 4s flûte, que là vocation d’ïfalé.vy
î-.-’.j - .?-';. ? '.'s. 's-
‘ |1 fallut .envoyer sans, larder lé jeune collé
gien au Conservatoire,, et,. ; A l’àge dp quiii^a
-.ai^s^Halévy suppléai);.,CUerubiai daqs.^.pro^.
fepsôrat.-, , ' V
• yoîlAcp quï'à’appéllè faire rey^fieÎQ^'fioa j
('Chemin... . -
pèiêidieu était aussi, doux que Cheruhifii
ëtj.itbrusque. ; , . t.„.
A un concours de chant, fin jeunè bomnièse
pifisanto. Le pauvre candidat avait fait plus dp
cept lieues-A-pied pour briguer lê pensiounat.
D^s les premières notes, Çherubini l’arrête,
non, que sa voix .fût. mauvaise^ mais , parce
qéfil était d’une laideur affreuse. V ' ‘
^ pn vote. Le jeune homme n’est pas "admis'
Boïeldieù; tout.atlristé par cet incident, rér.'
pnésentei qu’il, faut adoucir le verdict, qne ce
m&lheureux a fin long trajet, à faire pour.rega-
gàer ses pénates... . .■ / . V .
4- C’est vrai, dit Çherubini', je'vàip arranger
l’aifaire. ■■■;' - '-"
Pn introduit le candidat. '
4- Monsieur, .lui- dit le -directeur du Conser
vatoire d’un ton qui,A ia grande , rigueur,aurait
passé pour gracieux, le comité ne vous- reç >it
pai parce, que vous êtes trop laid.
* :t
. X
‘ Les trente premières représentations de-la
Biche au - bois ont produit Ma ’ respectable*
somme de 213,550 fr. j
Et les recettes se maintiennent
-fixai .-
X
L’inauguration des Nouveaux concerts, que
M. Lamoureux organise au théâtre du Château-
d’Eau, : n'aura lieu que *3 dimanche 23 octobre,
les travaux d'installation fi’étant pas termi
nés. .
Contrairement A ce qui a été dit, i» presse
«“ 1 fier» donc convoquée que. poaT «ette
SPORT
COURSES A MAÏSONSJ.APFirrK: :
«-i '>• ,*>: .?• C 'M é’î **’
-'tr. 'Z:-h
; * Premier BwilerfPlat rèfcfc-V
•i<
Ecurie Silva; Germaine, v -
s -S:IM
8apd«ÿ’.M«8jtoàl.**; : .v*/.
Deuxième {hmters'jiïat race.
■ J si ... (( >, i JPniX'VaTeniino *
Çontroller ; Mistral. . ' ' ;
, *
:t
tt.-i,
kru.
au très beau
ne
date.
Terminons celte nouvelle en annonçant
CDURSES. AU BOIS'DE BOULOGNE:
■ ’ 'RÉSULTATS
-•... ...^ 1:1 v Prix duMoulin -
1 . FrangipjaneXStorr^Bil.,
2. Le Dan (Hurot).
3. Garde-à-Vôus (Dodgè). ...
PnxdelaCascQd#?.
. I. Bretonne (Rolfe),/q5; . '
2. Truffe (Carratt). :
3. Argentine (Kelly).
s Handicap libre ’ .
1. Bariblct (Ston*);iql. -
2. Frondeuse (Dodge). .
3- Môroyée (Green). .
; - Prix Gladiateur .
I, Pourquoi (Rolfe), 8(1.
,2. Clémentine (Wheeler).
Premier prix d’Aatomft 1
1. Veston Hartlcy), 10fl.
2. Parlementaire (Childs).
3. Gourmet (Ciayton). ..
, ’ï Deuxième prix d'Automne 4
1; Peronnc (Kolly), 8[1. ■ ; ’ :>
% Champêtre (Wycherley). ' ■
. 3, Eva (Storr). : ,
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