Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1941-06-07
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326819451
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 57453 Nombre total de vues : 57453
Description : 07 juin 1941 07 juin 1941
Description : 1941/06/07 (Numéro 132). 1941/06/07 (Numéro 132).
Description : Note : édition de Lyon. Note : édition de Lyon.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7680774
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/09/2012
SUR LE PROGRAMME NAVAL
des Etats-Unis
Tokla (de l'agence Dorheï) t -
Le commentateur bien connu
des questions navales, M. -'Nasano
Ilo. écrit, dans le numéro de juin
de la revue en langue française,
un article dans lequel il émet des
doutes sur la facilité avec la
quelle les Etats-Unis pourront
achever leur programme actuel
deux océans.
M. Ito croit également que cette
flotte des deux océans posséderait
difficilement une puissance suffi
sante pour dominer les forces
navales combinées de l'Axe.
* lîtie flotte bi-océanique, dit-il,
n'est pas une fin en soi : elle de
vra être modifiée au bout de trois
ou quatre ans ; la conséquence
Inévitable en sera le développe
ment d'une course aux armements
sur une échelle que le monde n a
jamais connue et dont les rés il
tats seront désastreux. »
Al. Ito dit que c'est après l'épi
sode de DunUerque que les Amé
ricains se sont décidés à cons
truire en masse des navires de
Riierre et que l'intérêt des Améri
cains pour les armements a été
soudain stimulé.
L'auteur doute cependant quei
malgré l'accélération évidente de
leurs constructions les Américains
puissent faire face aux exigences
de leur gigantesque programme ;
« la question de la préparation
intervient », ajoute M. Ito,- qui
précise que les Etats-Unis ne dis
posent, pour la construction du
matériel destiné aux grands navi
res de ligne, que d'une usine gou
vernementale et, de trois usines
privées plus petites. < On se do
mande, dit l'auteur, si cela in
fluera sur le commencement d'exé
cution du programme naval de
.l'air,irai Sterk : les autorités amé
ricaines ne peuvent certainement
pas ignorer cette insuffisance de
moyens ; un milliard cinq cent
millions de dollars ont été con
sacrés depuis le mois de juin 1940
au développement des usines gou
vernementales et privées d'arme
ments ; il n'y a aucun doute que
cet argent a "servi surtout à déve
lopper les installations de fabri
cation des plaques de blindage
jc'ur les navires de ligne. »
« Mais il faut deux ans, pour
suit M. Ito, pour achever un tel
programme, même aux Etats-
Unis. On ne peut .s'attendre à
voir réalisée la production du
matériel lourd nécessaire avant
1918. Ainsi devient évidente une
■ oes raisons pour lesquelles la
nùse en chantier du cuirassé de
ÎM.ltfH) tonnes « Illinois » nf peut
êp faire si facilement. »
M. Ito mentionne ensuite une
8>-i»rp insuffisance des chantiers
américains : c'est 1» manque de
berceaux, (cales sèches)'. -En : outre
les Etats-Unis éprouvent de gran
des -.difficulté.* à maintenir leurs
cadres et leurs effectifs navals.
Enfin M. Ito dit que la question
essentielle est dp savoir quelle sera
la nronortion des forces navales
lorsque' le programme américain ac
tuel sera terminé.
« En IOi-7, dit-il. les. tsarines de
l'Axe et des Etats-Unis disposeront
chacune de 32 navires de liene mais
ces chiffres ne sont pas définitifs' et
CHRONIQUE MONDAINE
NAISSANCE
— Le capitaine Paul Millet et
Madame, née Paulj de la Marti-
nière, sont heureux de faire |,art
de la naissance d3 leur fils
François. — Tarbes, le 26 mai. v
AU CHAMP D'HONNEUR
Mme Abel Dufaure de Citres et
ses enfants, M. Joseph Dufaure de
Citres, ses enfants et petits-enfants,
M. et Mme Pierre Varillon 'ont
l'honneur de faire part de la mort
glorieuse du lieutenant aviateur
Aboi Dufaure de Citres, tombé a
Abbcville, le 21 mai 1910.
il est probable qu'en 1947 les Etats-
Unis disposeront de 39 navires de
celte classe et les flottés combinées
de l'Axe, de 40. et plus tard en
en 1949. le nombre des navires de
ligne sera plus grand du côté 6e
l'Axe aue ITu côté des Etats-Unis.
Le bon sens dicte la conclusion :
dans cette éventualité les Etats-Unis
accroîtront encore leur programme
d'expansion navale ».
M. Roosevelt demande la
construction immédiate du
Canal du Saint-Laurent
Washington , 6 juin. — Le
président Roosevelt a emo\.é
au Congrès, un message recom
mandant le .vote de la loi au
torisant la construct'on immé
diate, conjointement avec le Ca-
nado, du canal du Saint-Laurent
et des installations hydro-élec
triques.
Cette demande du Président
Roosevelt est conforme à l'ac
cord signé récemment entre les
Etats-Unis et le Canada et déjà
approuvé par la commission des
Affaires Etrangères du Sénat.
Le canal -permettrait la naviga
tion de bateaux d'un tonnage
important depuis les grands
lacs jusqu'à l'Atlantique.
Le Conseil de guerre
australien a approuvé
les rapports
sur les affaires du
Moyen-Orient
Londres, 6 juin. — On mande
de Melbourne à l'agence Reuter :
M, Menzies, premier ministre
australien a annoncé que le Con
seil de Guerre avait approuve
après de longues discussions sur
les affaires du Moyen-Orient les
communications Tecemment en-
vovées au gouvernement de la
Grande-Bretagne et au général
commandant en chef les années
du Moyen-Orient.
« Tous les partis a ajouté M.
Menzies, ont donné leur approba
tion aux grandes lignes de l'ac
tion que le gouvernement austra
lien considère comme nécessaire
dans l'avenir ».
p©iLii
iSOITS DR LA PREMIÈRE PAGE)
Prière a adresser les avis au Ser
tie® de la Publicité A. F, (30 francs
la Jiirne. Abonnés. 10 francs).
L'assassinat du professeur
Jorga et de M. Hagdecru
Berlin, 6 juin. — On mande
de Bucarest au D. N. B. :
L'enquête ouverte à propos de
l'assassinat du-professeur Jorga
et de M. Magdearu a abouti à
l'inculpation de cinq légionnai
res de Bucarest et Ploesti, par
mi lesquels l'ancien directeur de
l'Institut des syndicats, Trajan
Buero.
Un flacon plein
contre un vide
Un peu p&Tlout, on vous de
mande d'apporter un verre vide,
si vous en voulez un plein. Cela
est vrai également pour la Quin-
tonine.
Si vous voulez ne jamais man
quer de votre fortifiant préféré,
il vous faut rendre vos flacons
vides à votre pharmacien qui
vous les rachètera à raison de
0 fr. 20 pièce.
III. — Nationaux ef internationaux
Un organe socialiste qui ne veut pas accepter ses respon
sabilités certaines dans les malheurs du pays, évoquait, nier
matin, de prétendues responsabilités nationalistes.
Cependant tout a été fait, de 1918 à 1939, absolument tout,
contre les suggestions et les directions du nationalisme fran
çais, et les fauteurs de la longue série d'absurdes erreurs,
qui commence au « Mauvais traité », qui se poursuit par Genève
et le briandisme, bientôt aggravée de Litvinoff, d'hden et de
leurs « sanctions », se continue par la foi et l'espoir dans
Moscou et clans la déclaration de guerre à Berlin, — ceux qui .
ont conçu et pratiqué cette politique se permettent maintenant
d'en accuser ses censeurs de tous les matins et de tous les
soirs ! • ■ . -
Tant j)is, s'il est des patriotes qui aient perdu de vue ces
réalités éclatantes ou qui en aient fait bon marché. On écrit
leurs noms, on les invoque et on les brandit contre nous. Je
ne les transcrirai pas quant à moi. Ils ne sont pas venus s'en
exfipliquer avec nous. Quelles influences ont-ils subies '?
Mais je peux nommer de nouveau l'étrange écrivain qui, en
juillet dernier, faisait partie de l'Action Française en qualité
de critique musical : au premier bruit de ses nouvelles musi
ques, nous avons fait savoir que M. Dominique. Sordet n'appar
tenait plus à notre rédaction.
Et nous nous sommes tus.
Nous nous sommes tus, parce que nous estimions que le
pire malheur des démocraties est de porter sur les estrades
et d'ans les journaux les débats de politique étrangère.
Nous avons un gouvernement autoritaire et national. Nous lui
faisons confiance.*A lui de faire le nécessaire. Et il le fera. Ni
l'œuvre de Thiers en 1871, ni celle du duc de Richelieu et de
Talleyrand en 1815 n'ont gagné à être entravées par les mou
vements de l'opinion publique, et, très heureusement pour elles,
elles le furent assez peu. Les circonstances sont plus difficiles
qu'alors. Notre devoir supérieur est d'assurer au gouverne
ment une liberté d'action, une sérénité de pensée et de juge
ment aussi complètes que possible, — et nous n'y arriverons
pas en agitant dans nos colonnes ou dans les réunions ce qu'il
faut faire ou ne pas faire, tenter, oser, discuter, refuser. Il y a
un Chef. Ce Chef est là. Il pense, parle, agit. Il nous dit:
« Suivez-moi ». Nous le suivons. Nous ne discutons pas, nous .
nous refusons à nous mêler d'aucune discussion.
Répétons-le IJ ne peul sortir d'un flux d'écrits ou de paroles
que des semence^ d'inimitié entre les Français. Toute notre
histoire témoigne que les différentes populations de la Gaule
ont toujours été plus ou moins tentées de prendre parti
pour tel et tel étranger. De ces partis naquirent des factions.
De ces factions, des conflits intérieurs qui, de nos jours, sti
mulés par le communisme, les restes du Front populaire, les
manœuvres de la J.uiverie et de la Maçonnerie, peuvent tourner
mal assez promptement. Nous ne manquons pas de confiance.
Nous n'avons pas le droit de manquer de prudence, quand il
ne s'agit pas de notre peau, mais de l'Être de la patKie.
Quoi qu'on fasse dans la direction prônée par l 'Effort, veut-
on savoir à quoi cela peut tendre ? A faire le jeu du gaullisme,
et à lui amener de pauvres recrues.
11 faut avoir pitié de la France.
Il faut maintenir au plus haut point d'autorité son gouverne
ment, ses organes, son armée, tout ce qui forme son armature
de corps et d'esprit.
Voilà pourquoi nous signalons à un autre rédacteur de
l'Effort une besogne — celle d'avant-hier — qui ne lui fait
pas grand konnenr, en ce qu'elle essaie de détourner de graves
responsabilités dans des directions très suspectes.
Il écrivait :
■.Nous sommes donc amenés à nous demander si la préparation de
notre instrument militaire était en mesure de' nous laisser, espérer la
victoire. C'est, en définitive, à la conception de la guerre^ Que nous
aboutissons. Or, nos spécialistes n'ont -pas su choisir entre une guerre
défensive et une guerre offensive. Les souvenirs de 1914 ont pesé sur
leur décision et noire , ligne fortifiée répondait-à ce souci de la dàfen-
sive, qui demeurait la loi d'une démocratie. Seulement, - notre diploma
tie, à partir du moment où elle envisageait de maintenir le statut euro
péen et de porter secours aux peines puissances, exigeait une .-armée
capable d'une offensive foudroyante.
On dira : mais c'est ce que dit l'Action Française...
— Prenez garde aux deux petits mots : nos spécialistes, nos
diplomates. Ce ne sont pas les politiciens que l'on met en cause,
ce sont leurs subordonnés militaires et diplomates.
... Enorme !
Continuons :
71 fallait donc examiner les nécessités de cette offensive ou changer
de diplomatie. C'est pour n'avoir pas su choisir entre les deux termes
de l'alternative que nous avons poursuivi une politique de prestige
sans avoir les moyens techniques de la soutenir.
La meilleure méthode pour connaître les exigences d'une offensive
moderne, c'est encore de savoir comment l'adversaire éventuel enten
drait. le cas échéant, conduire la sienne. Or, en l'espèce, c'était relati
vement facile, l'Allemagne ayant, sur ce point, laissé percer ses inten
tions stratégiques, c'est-à-dire ses pré[érences pour la guerre de mou
vement, en même temps qu'étaient connus les moyens que, la science
mettait & la disposition de tout état-maior hardi el novateur.
Qui pouvait douter que la guerre moderne serait une guerre de ma
tériel ? Qui.pouvait se tromper sur. le genre de matériel qui serait
utilisé ?' Des tanks et des avions. Pour les tanks, rien de très spécial ;
on eu connaissait l'usage depuis 1918 ; il n'y avait qu'à extrapoler.'
Pour les avions, c'est autre chose ; car l'emploi de cet engin aboutis
sait à une révolution dans l'art militaire.
La faute fut de ne pas y croire, de ne pas avoir renouvelé assez tôt
les formules qui fixent, dans une armée, les rapports des différentes
armes entre elles, et sur le plan de leurs quantités respieiivet el tur
leur méthode de coopération et sur l'ordre d'urgence de leur appari
tion dans la bataille.
La politique n'a pas grand'chose à voir en cette affaire.
La politique a tout à y voir ! Si personne ne pouvait douter
que la guerre moderne dut être une guerre de matériel, les Partis
qui hurlaient des canons, des avions, des tanks pour l'Espagne
rouge auraient dû pousser nos ouvriers à en fabriquer. Or, ils
mettaient la fabrication au ralenti, partout ! L'état de la fabri
cation eut rendu stérile les plus belles formules du monde, et
tout le monde sait qu'un Pétain, un Etienne avaient parfaite
ment dégagé ces «formules». La politique était ce qui empê
chait de les mettre en application.
L'Effort reconnaît d'ailleurs cette impossibilité sans en
avouer la cause. Il ajoute :
Nous comptions, il est vrai, sur l'apport étranger. Avec quelle légè
reté ! L'aviation française, pour ne parler que d'elle, devait servir de
noyau à une formidable Armada aérienne composée de Russes, de
Polonais, d'Anglais, d'Américains. Les Russes "? Pauvre diplomatie.
Les Polonais ? Pauvre armée polonaise ! Les Anglais ? Ils étaient en
aussi grand, retard que nous. Si les Français avaient connu le chiffre
des avions anglais mis à notre disposition insqu'en mai 1910, ce chiffre
ridicule que, malgré mes imprécations, j'ai mis, en dépit de mon droit,
peut-être exclusif, mais absolu, plusieurs mois à connaître, ils seraient.,
les Français, entrés dans une sainte colère. '
Pas une de ces misères d'ordre diplomatique, — russe, polo
naise, anglaise, américaine, — qui n'engage aussi des respon
sabilités politiques, celles des partis socialistes et radicaux-
socialistes, cellç du Front populaire tout entier.
• Voilà le point qu'il faudrait régler avant d'émettre des consi
dérations fuligineuses sur les rapports d'une- économie capita
liste et de la guerre !
Quelque chose tranche le débat.
Ni l'Italie, ni l'Allemagne n'ont pu en finir avec le règne
de l'Argent sans les effets de-J'èducation nationaliste donnée à
leurs peuples par le germanisme fichtéen et le Risorgimento.
Les partis de gauche ont toujours combattu l'éducation
nationaliste du peuple français,
Charles MAURRAS
L'état di ir ui i fp@ii€@
pourrait durer quatre ans
déclare le Président ROOSEVELT
Le généra! Boichut
est mort
Vichy. — Le général E. Boichut,
dont on s vient d'apprendre le dé
cès. à l'âge de 76 ans, à Vichy,
était Grand-Croix de la Légion
d'honneur, médaillé militaire, cité
une dizaine de fois à l'ordre de
l'année.
Jeune colonel en 1914, il com
mandait le 61 e régiment d'artille
rie de la fameuse 42* division
Grossetti et joua à sa tête, à la
bataille de la Marne, un rôle tou
jours rappelé par son interven
tion au château de Mondement
auprès de la division marocaine.
Il s'illustra ensuite sur TYser, à
Dixniude, aux côtés de Ronarch
et de Grossetti et il commanda
une brigadé de fusiliers marins
et de chasseurs. Durant, la guerre
de 1914-18 il ne cessa de rempor
ter des succès- sur tous les champs
de bataille.
Général en 1915, il est en Ar-
gonne., en Champagne, à Verdun.
En mais 1918. sur la Somme,
quand l'armée anglaise est enfon
cée, il arrive à maintenir des
forces cinq fois supérieures et à
garder la liaison avec les troupes
britanniques.
En juillet 1918, à l'armée i-
raud, Boichut stoppa l'attaque
ennemie les 10 et 11 novembre, il
livra les derniers combats de la
guerre et força le passage de la
Meuse. '
En 1925. durant la guerre du
Riff contre Abd el Kr'm, il part
pour le Maroc à la tête du ÎS™»
corps d'armée/ il y montre sa
maîtrise habituelle et peu après,
le Maréchal Pétain lui confie le
commandement en chef de l'ar
mée du Maroc.
En mai 1926, dans une brillante
campagne de trois semaines, il
fait, capituler Abd el Krim. Par la
suite, il fait appeler auprès de
lui, comme officier d'ordonnance.
BournazeJ, comme l'officier le
plus brave du Maroc. Bournazel
gui devait tomber glorieusement
un peu plus tard dans le Tafi-
lalet.
Le Maréchal avait pour le gé
néral Boichut une affection toute
particulière. 11 le considérait
comme l'un des plus grands chefs
militaires de notre époque, avec
L'amiral Esteva
se rend en France
Tunis. — L'amiral Esteva,
résident général de France en
Tunisie, a quitté l'aérodrome
jeudi matin à bord de l'avion
régulier, pour la France. Il est
accompagné du lieutenant de
vaisseau de. Pitray, son officier
d'ordonnance.
L'amiral Esteva se rend à Vi
chy pour traiter avec le gouver
nement des affaires en cours
concernant la Régence.
tentez donc
votre chance
à la
LOTERIE
NATIONALE
e.23
Washington, 6 juin. — Le Pré
sident Roosevelt a demandé au Con
grès un crédit de 2S5 millions de
dollars pour ^ménagement des
Grands Lacs et du canal du. Saint-
Laurent, en .vue de permettre aux
grands paquebots transatlantiques
d'utiliser ces voies fluviales.
Dans l'exposé qu'il a fait à cette
occasion, le Président Roosevelt a
indiqué que cette demande de crédit
est motivée par des besoins de dé
fense nationale et fait partie des
mesurés prévues par l'état d'urgen
ce nationale. —
En annonçant que d'autres mesu
res étaient envisagées dan; le cadre
de cette loi, M. Roosevelt a pré
cisé que l'état d'urgence nationale
pourrait durer quatre ans.
52.000 grévistes
dans les industries
américaines de la Défense
nationale
New.York, fi juin. — La radio
américaine signale qu'à la suite
du conflît (is la « North American
Aviation Corporation», le nombre
des grévistes dans les industries
travaillant pour la défende natio
nale est le plus élevé qui ait été
enregistré depuis le début du ré
armement ; elle évalue à 02.000 le
total des grévistes.
Des baiferies
à longue portée sur
la côte Nord-Est
des Etal-Unis
Washington, 6 juin. — La Com
mission des Finances de la Cham
bre des Représentants a voté l'ou
verture d'un crédit, de 92 millions
de dollars destiné à rétablisse
ment de batteries d'artillerie à
longue portée sur la Côt e Nord-
Est des Etats-Unis. .
Restrictions sur le petroie
Washington, 6 juin. — M. Ic-
kes, secrétaire d'Etat à l'inté
rieur et coordounateur du pétro
le a déclaré que les restrictions
sur la consommation du pétro
le et de se s sous-produits dans
l'Est des Etats-Unis, entreraient
probablement en application
d'ici un mois
Les entretiens
Winanf-Roosevelt
continuent
Washington, 6 juin. — M. Wi- .
nant, l'ambassadeur à Londres,
s'est entretenu hier avec .M. Knud-
sen-, directeur de l'Office pour l'or
ganisation de la production, ainsi
qu'avec M. Harry J-Iopkiins, le ré
gisseur de. l'application de • la loi
prêt-bail. M. Winant doit avoir, au
jourd'hui. un. troisième entretien
avec le ' Président Roosevelt.
Un «suprême appel»
de M. Churchill ?
, Washington, 5 juin. — D'après
des informations « de source très
sûre », dit la radio américaine, le
message que M. Jolin-U. Winant,
ambassadeur des Etats-Unis à Lon
dres aurait apporté de Londres à
M. Roosevelt, serait réoigé dans
des fermes ■ indiquant que la si
tuation de l'Angleterre est extrê
mement grave.
M. Churchill adresserait, dans C«
document, un « suprême appel »
au président des. Etats-Unis, 11
demanderait notamment l'inter
vention navale immédiate des
Etats-Unis.
On souligne à, Washington que
la gravité de la situation de l'An
gleterre est- admise par tous les
porte paroles britanniques. On
semble s'attendre à une attaque
d'envergure contre les lies, bas
tion suprême de la puissance an
glaise. Et on constate qu'il fau
drait à l'Angleterre, dès mainte
nant, le matériel considérable et
les essaims d'avions promis par
les Etats-Unis pour 19 iï et 1943.
Weygand, Gouraud, Debeney et
de Castelnau. .
Le général Boichut méprisait
toute publicité personnelle. La
foule lé connaissait mal. Qu'on
sache aujourd'hui que c'est un
des plus grands chefs et un des
plus glorieux soldats de la France
qui vient de disparaître.
vichy. — Le 5 juin 1941, à 10 heu
res, il a été procédé publiquement,
dans l'une des salles du ministère
des finances, à Paris, au tirage au
sort de trois séries des obligations
4 % amortissables 1934 (décret du U
juillet 1934) qui devront être rem
boursées à partir du 16 Juillet l'Jil
Le sort a désigné les séries 185, 90
et 535.
Avis et Communications
LES AMIS DE
«L'ACTION FRANÇAISE»
SAINT-AMAND-MONTROND. -•
Les Amis de l'Action française et
les sympathisants sont invités à
assister à la Conférence que -don
nera M. Paul Robain, dimanche
8 Juin, à 15 heures, sur les Etapes
du redressement national.
AGEN. — Les Amis (le l'Action
française et" les sympathisants
sont invités à la conférence que
donnera M. Paul Robain jeudi 12
juin, à 21 heures, 11, rue Floirac,
sur les Etapes du redressement
national.
La vente du tabac
n'aura plus lieu
qu'à certaines heures
Un nouvel horaire pour la vente du.
tabac et des cigarettes sera appli
qué à partir du 10 juin. Afin de don
ner satisfaction aux travailleurs de
nuit, la vente se fera ainsi : Lundi,
Mercredi et Vendredi, à partir de
7 heures du matin ; Mardi, Jeudi et
Samedi, à partir de 18 h. 30.
Cette réglementation est un pre
mier pas vers une amélioration plus
sérieuse. Nombreux sont ceux, qui,
par complaisance, au hasard de leurs
déplacements « ragquillent » iei et là
un paquet de « gris n ou de « gau
loises » qu'ils remettent à leurs amis.
Nos aimables buralistes en sont
venues à déjouer ces commissionnai
res bénévoles ou non. en déclarant,
qu'il n'y a pius de tabac. Malheur
au client fidèle présent au moment
où le resquilleur est éconduit ! Il lui
faudra revenir, ruser, cïtoisir le mo
ment favorable, bref, perdre du
temps.
Pourquoi les vrais fumeurs ne se
feraient-ils point inscrire au bureau
le plus proche de leur domicile 1
Pourquoi ne point solliciter d'autres
suggestions (meilleures que la nôtre
peut-être) aux buralistes eux-mêmes
ej aux fumeurs ?
PETITES ANNONCES
ip. francs la ligne, — Paiement en
passant l'ordre au Service publicité
A. F., 68. rue de la République. Lyon.
— Aucune domlclllation au Journal.
FONDS DE COMMERCÉ
Tissage à céder, 110 métiers, turbine
hyd. 20 HP., matériel bon état, mai
sons bourgeoise et ouvrière. Superfi
cie totale 1800 ma. S'adresser VENIN
Amcdée, Romans (Iscre.
PROPRIETES
Avons nombreuses demandes domai
nes centre Midi, Sud-Est, 900.000 à
10 millions. Vente rapide. PERROTTE,
20, R, Républ. Lyon, Maison très an
cienne. Hautes références.
Service de la Propriété tonolère
P MAZET, géomètre-expert u.P.L.9»
2, rue Pradei. Grenoble. Têl- 24-ST
Parcellaires. Topographie. Génie rural.
Tris beau Domaine lia na seul te
nant, toutes cultures. Maison de
maître et vastes batimeots exploit.
Cheptels mort et vif. M) tetes. Mandat.
Agence MERCURE, ta. rue des Art»,
TOULOUSE. Autres affaires. ïlenseig.
gratuits.
VILLEGIATURES ET HOTELS
Marseille, Htt. CORONA, 12-14. rue
Feuillants (Caneblère). Conf. mod. Prix
modérés.
ÏICE-Brice » R e D P .
propr. Jardin,
60. TéL 814.44
face gare. 150 ca.
av. tél. Prix mod.
Le s dernières heures
de la République
Dans son mémorial de guer
re que publie Gringoire M. de
Monzie en arrive au 9 juillet
.191-0. La convocation do 1 A ï
semblée nationale l'ayant appe
lé à Vichy, il trouve celte ville
en plein e "fiôvie de procédure :
Je comprends seulement que tout fi
nira par une éviction pénible pour M.
Albert Lelirun. J'opine qu'un départ
spontané serait moins disgracieux. Je
ne suis pas d'avis qu'il y ait lieu d'a
jouter du tintamarre à la défaite...
On décidé dans Je groupe où j'émets
ce timide avis qu'une démarche d'Her-
riot auprès de M. Lebrun pourrait
provoquer cette décision salutaire. -Mis-
tler est préposé à solliciter Herrlot- et
nie demande d'être de la corvée : je
suis, en effet, assez aisément corvéa
ble. Et doue, ayant liélé une guiinbar-
la ville -d'eaux faire au président Her-
riot une visite insolite.
Mistler expose l'objet de notre visite
aveu le maximum de convenance. Il
su montre démonstratif, pressant, per
suasif. Je me tais et j'ai raison de me
taire, car j'aurais tenu des propos
trop sommaires : j'aurais dit qu'il
convient de partir avant d'être con
gédié.
lierriot. écoute, médite, hésite. Nous
l'incommodons visiblement. Il nous
répond que sa fonction ne le qualltlc
las pour oonner au chef de l'Etat un
conseil de démission. Il reste jusqu'à
la fin dans la réglé hiérarchique: que
I assemblée nationale abolisse la loi
constitutionnelle ! c'est son affaire :
mais lui — président de la Chambre —
ne j-aurait anticiper sur la décision de
l'assemblée. 11 y a une certaine gran
deur d'émoi dans ce bref « non pos-
sumus » que nous oppose le survivant
de la démocratie.
M. Jeanneney se fait annoncer.
Nous partons et dans la guimbarde.je
recompose ia carrière u'Êdouard Her-
riot depuis ses amours littéraires avec
« Madamo Itécamier » jusqu'à ce mé
lancolique colloque dans un faubourg
do Vichy. Une phrase me revient que
nous répétions. Jouvenel et moi, dans
notre année de cagne à Stanislas, une
phrase d' <> Adolphe » dans laquelle
il y avait le rythme de Chateaubriand.
• Ces émotions et ce langage ressem
blaient à ces feuilles pâles et décolo
rées qui, par nn reste de végétation
funèbre, croissent languissamment sur
les branches d'un.arbre déraciné. »
Nous voici maintenant au 11)
juillet, M. de Monzie songe en
core h Chateaubriand qui, après
la révolution de 1830, rejeta les
défroques de la pairie .
« Mes broderies, a écrit l'auteur des
» Mémoires' d'outre-tombe », mes dra
gonnes, ftaiiges, torsade», épauleltes
vendues à un Juif et par lui fondues,
m'ont rapporté sept cents francs, pro
duit net de toutes mes grandeurs ».
Juillet 1830-julllct MO ! La révolu
tion nationale de 1940, postérieure de
cent dix ans aux Trois Glorieuses, n'a
suscité aucun geste individuel qui évo
que celui de Chateaubriand. Nous gar-
deions nos défroques jusqu'à ce qu'elles
nous soient légalement enievées.s Res-
tera-t-il d'ailleurs, un seul .juif pour
nous acheter nos baromètres ? I.es ba
romètres coûtaient cher à obtenir,
mais ne vaudront pas cher sur le mar
ché de nos déipouilles : il y en avait
trop et c'était trop laid.' .
Des broderies de Chateaubriand à
l'écharpe d'Herriot, la parure des par
lements s'était tristement, avilie. Baisse
âe style ! « 11 faut refaire une ;lme à
la France » répètent nos pràlicants,
depuis la défaite. Je prétends que l'â
me française n'a pas changé. Il s'agit
d« style - nous n'avions pas de style.
Cette assemblée nationale réunie
dans ce casino fut saris style. De la
procédure, lias de style ! Et d'abord la
procédure tue le style, dans la vie ju
diciaire. dans la vie publique, partout
où la lettre sert à tuer l'esprit. Le
parlement «tait devenu unes vaste
congrégation des Rites : nous le sa
vions, "mais nous n'avions pas jusqu'ici
ressenti l'inanité du régime à cause
de ces rites qui entretenaient le simu
lacre d'une religion démocratique. A
peu près tout ce que j'ai écrit depuis
vingt-cinq ans se résume dans cette
vaine insurrection de l'homme seul
contre la passion de « statu quo » qui
nous tient: La dernière fois que je fis
publique oraison, en 1931, j'exprimai
mon vœu national en ces termes oue
l'expérience.de ces six années ne m'in
cite pas à désavouer : « Plus o'ohois-
sance, âe l'enthousiasme. L'enthousias
me est le fondement d'une souveraine
té moderne ».
Jamais dans une assemblée française
il n'y eut moins d'enthousiasme que
dans ce congrès de Vichy où la prési
dence de M. Jeanneney rappelle un
passé spectral.
Gambetla parlait jadis des
;< médiocrités aux abois. » Celte
fois, note M. de Monzic, on
n'entend même pas d'abois.
La Troisième République s'est
évanouie sans bruit...
Air contre Mer
On continue & dégager les en
seignements de la bataille de
Crète. M. Edouard Delaye cons
tate dans le Temps que l'Alle
magne a disposé d'un nombre
considérable de planeurs entraî
nés : • '
Qui nous dit que cette répétition gé
nérale ne sera pas, bientôt, .suivie,
d'autres expéditions — sous «"autres
cieux — encore plus importantes pour
ta victoire finale ?
Pour s'opposer à rie tels débarque
ments, nourris par d'incei>santes na
vettes aériennes, il eût fallu posséder
une puissante ». C. A. terrestre, des
détachements de garde bien organisés,
nombreux, mobiles. Le manque de
communications routières fut sans dou
te un grave obstacle pour la défensi
ve. L'air en fait conquis, il restait
cependant, cJ 'oyaiM-on, au commanae-*
ment britannique la supériorité mari
time incontestée.-
Elle, fut tout d'abord compromise
par la conquête de la seule grand ^ha
se navale de Crète, la baie de la bude.
L'Angleterre possédait — et possède
sans doute encore — dans le Proche-
Orient des forces de haute mer consi-
oérables. Elles ne sont poortant pas
illimitées -ni indéfiniment remplaça-
blés. 11 est, (l'autre part, probable
qu'étant, donné la nature de la ba
taille de Crète qui n'était au fond,
stratéiriqucment, qu'un grand combat
d'arrière-gardee ou, par rapport à l'E
gypte, d'kvant-postes, l'amirauté n'a
pas voulu y risquer des atouts, essen -i
tiels : bâtiments de ligne, porte-avions.
■Les destructions que l'Angle
terre a subies sont le fait de
l'aviation :
Une fois de plus semble s'être cruel
lement vérifiée la loi qui avait déjà
joué, an large de Dunkerque et de la
Norvège. Des navires de surface, mê-1
me convenablement dotés de U.C.A.,
ne sauraient impunément, séjourner ou
évoluer à proximité des côtes, dans des
mers étroites survolées par une avia
tion nombreuse et mordante. Il en alla
au large de la. Crète comme dans le
Pas-de-Calais et le détroit de Sicile.
Les Stukas employés à dose massive
rendirent ces eaux encore plus dange
reuses au défenseur qu'elles ne le fu
rent pour l'assaillant par mer. Le mû-
me phénomène qu'en Libye se consta
ta ; la puissance maîtresse de la sur
face ne pont la dominer de jour et de
nuit pendant une longue période.
Il arrive fatalement un moment ou
des failles se produisent dans le sys
tème de la patrouille maritime. De
même que les forces de Malte n'ont
pas pu empeclier le passage de nom
breux cargos, en convois, de Sicile à
Tripoli, de même les flottilles britan
niques ont laissé filtrer à travers la
mer Egée des transports, même très
dilués, qui du Dodécanèse et de Grèce
ont apporté aux têtes de pont, aux
îlots d'Invasion créés par les parachu
tistes l 'appoint tfe leur matériel lourd
et de leurs .renforts. Grâce à la, maî
trise de l'air rapidement conquise par
la Luftvvaffe. la Crète a été noyée sous
îles instruments de combat terrestre.
| La supériorité au sol que dé-
! testaient' d'abord les Anglo-
| Grecs n'a pu résister à la sufo-
| mersion aéro-navale.
A chacun son méfier
Dans le Courrier du Centre
(Limoges), M. Pierre Davesnes,
fait ces réflexions de bon sens :
Je suis de ceux qui ont fait et gagné
l'autre guerre, comme combattant de
première ligne. Jamais, au grand .ja
mais, je n'ai entendu un vrai poilu
discuter le plan du généralissime.
On avait avancé victorieusement tou
te la Journée ; puis la nuit, sans rai
son apparente, on refaisait le même
chemin en sens inverse. Pourquoi 1
Personne ne songeait même à le de
mander. C'était l'affaire dçs chefs leur
boulot. Nous, le nôtre .était d'obéir.
« Faut pas chercher à comprendre ».
Cela peut paraître énorme à nos sta-
téges de bistrot, à nos diplomates de
vagon des fumeurs • mais c'est tout de
de même ainsi que nous avons gagné
la grande guerre, chacun d'entre nous
faisant son métier.
Parfois, un cuisinier trop disert, un
cuistot, comme on disait alors, faisait
à ses éplncheurs de patates une con
férence gratuite sur l'opportunité d'une
grande offensive ou sur l'expédition
des Dardanelles.
Il .ne manquait jamais de se faire
rappeler a l'ordre par un de ses audi
teurs, à l'aide d'une petite phrase dont
lu vulgarité recèle une grande lei;.„
de sagesse :
« Occupe-toi de tes oignons ! »
Et le cuistot se mettait derechef . â
éplucher ses bulbes odoriférants .et la
crymogènes. '
Imitons-le. Occupons-nous de nos oi
gnons. I
La France a le bonheur d'a
voir un chef. Nous n'avons qu'à
le suivre, comme- il le deman
de, sans arrière-pensée.
La concentration
économique
Dans notre monde d'hier,
écrit M. Le Cour Grandinaison
au Figaro, les champs ouverts
à l'initiative et au commande
ment se rétrécissaient de plus
eu plus :
Nous vivions sous un régime d'assem
blées et les assemblées — colléiges
électoraux. Parlement, conseil des
ministres — où le nombre fait
loi, vont d'instinct à la solution
facile, au moindre effort immédiat,
au moindre risque apparent. La no
tion de responsabilité s'y dilue jus
qu'à disparaître et l'homme d'action
qui s'y fourvoie est vite contraint —
comme Lyautey — de sortir d'une at
mosphère Irrespirable pour lui.
Une évolution analogue s'était ac
complie dans les milieux économiques
— industrie et finances surtout.... Là
aussi, le règne des assemblées — réu
nions d'actionnaires, conseils d'admi
nistration. ou comités divers — n'était
pas favorable à l'exercice dés vertus
de commandement. C'est une des cau
ses de leur raréfaction.
Toute entreprise privée, si modeste
qu'on l'imagine, suppose au contraire
un chef : autant d'hommes et souvent
de familles dont l'existence tend, par
elle-même, à développer l'esprit de
prévoyance, de calcul, de décision, et
la langue le dit d'un mot expressif,
l'-esprlt d' u entreprise ». 1
Il est tout différent d'être le patron
d'une affaire qui fait vivre quelques
foyers, ou de diriger un service de
*200 hommes inclus dans un établisse
ment qui en emploie 5.000 ; non que
l'ingénieur chef de service n'ait besoin
de certaines qualités de commande
ment mais celles du « patron », sur
qui pèse toute, la responsabilité sont
d'un autre ordre. Et les exemples abon
dent d'excellents généraux d'armée
qui ont fait de médiocres comman
dants en chef. L'art dn sous-ordre, si
haut placé soit-il, est un art d'exécu
tion : le chef, si modeste que soit son
champ d'action, doit s'élever jusqu'à
la conception, . < .
La disparition d'un nombre croissant
d'entreprises indépendantes entraîne
la disparition d'autant de chefs, et de
nombreuses dynasties de, patrons, au
sens pléuier du mot.
Autre dommage : la concen
tration économique éloigne de
leurs hbmmes les chefs qu'elle
laisse subsister. Un abîme se
creuse peu à peu entre l'admi-
nistrateur-délégué et ses loin
tains subordonnés.
L'iconographie
du Maréchal
M. Emile Condrover passe en
revue, dans Marseille-Matin , les
diverses images du. Maréchal :
La première manifestation iconogra
phique fut sa photo. Par l'abondance,
elle demeure aussi la plus importante.
En bordure du Parc, â Vichy, ou
trouve dans une boutique tricolore la
plus étonnante variété qui soit de pho
tographies du Maréchal, lin pied, képi
en tête ou simplement le buste. Ou
encore, en gros plan,' le visage, de fa
ce, de profil. Le Maréchal dans son
cabinet, de travail, le Maréchal dans
la rue, le Maréchal parmi la foule ou
les enfants. Parfois la photographie
s'adorne d'une phrase lapidaire ex
traite d'un discours, d'un message.
Les photos sont de tous formats, de
puis la carte postale jusqu'au tableau,
en noir, en bistre, en bleu, ou aux
couleurs de la vie. Sans oublier le gen
re portrait de maître.
Lorsqu'il a été question de frapper
des pièces de monnaie à l'effigie, du
chef de l'Etat, on a. vu sortir de pe
tites médailles de cuivre, fixant une
ganse de soie tricolore. Et même des
modèles en plâtre. Un nouveau pas a
été franchi par la création d'un rou
leau de serviette en acier brillant por
tant tel un sceau doré, une pastille
de métal roux reproduisant les traits
vénérables finement modelés.
Je passe sur le rayon des affiches
si connues, si répandues par la Fran
ce qu'il devient superflu d'insister.
La sculpture ayant son mot A dire,
nous avons bientôt vu surgir une sta
tuetle du Maréchal : d'un blanc lai
teux ou rouge d'argile ou vert de
bronze. Et les santonniers de Marseille,
émus de l'intérêt que le Maréchal
leur accorda lors de son passage -dans
cette ville, ont voulu, selon leur stylo
particulier, le perpétuer nour les crè
ches futures. Nous avons eu le Maré
chal santon, amoureusement fignolé
pendant les veillées provençales.
L'iconographie... use anssi de moyens
plus modestes, les papillons tricolores
avec-les initiales du chef de l'Etat bla-
sonnant deux bâtons de Maréchal croi
sés en « X » ou bien n'offrant qu'un
semis d'étoiles, qu'un coq. de clocher
stylisé, qu'une sentence. Et les Insi
gnes.
L'un des plus curieux paTml ces in
signes et devenu introuvable, résidait
en une broche de cristal finement gra.
vé aux armes du -Maréchal avec ra
meau de chêne, initiales, francisque
éfoilée. Pour le premier mai. fleurirent
aux boutonnières, sur les corsages, de
minces rectangles de verre soutenus
par un bout de ruban tricolore : le
dessin ciselé rehaussé (le blanc., de
vert, de rouge, de bleu, en représentait
un brin do muguet nique dans les ma
juscules P. P. se chevauchant. Et je
n'aurais garde d'omettre; une broche
d'émail composée on lettres capitales
tricolores formant le nom aimé : « Pé
tain ». ou cette autre en bols façonné
figurant, un képi posé sur une canné
h poignée recourbée, ou cette autre en
bois découpé. France minuscule au
cœur de laquelle est couché soit le
képi, soit encore^ la canne que tant de
voyages officiels ont rendue presque lé-
gendaire, partie intégrante de la per
sonne du Maréchal telle qu'elle appa
raît aux yeux des foules.
Les collectionneurs auront
fort à faire s'ils veulent recueil
lir toute la gamme des objets
à l'effigie du héros national.
Bienfaits et méfaits
des restrictions
Le Journal nous console des
restrictions en disant que l'on
mangeait trop :.
Comment vouliez-vous qu'avec le
« déjeuner d'affaires » de midi, le dî
ner prié on rendu du soir, le souper
d'après le théâtre, sans parler: pour
ces dames, des piles de gâteaux du
thé, vou» vous gardiez en bonne santé,
avec l'auto toujours prête à vous évi
ter le moindre exercice, l'ascenseur ac
cueillant et, l'air vicié de nos villes ?
Gastronomie ou gourmandise ou goin
frerie, toutes ces formes d'une bouli
mie grandissante, n'étaient que les as
pects mone]s d'un sensualisme effréné.
L'on a dit que nous étions égarés par
l'individualisme. Nous sombrions sur
tout dans un sensualisme généralisé.
Celui-là, par surcroît, faisait de nous
la proie des médecins et la victime de
maux multiples.
Et voilà qu'apparaissaient déjà les
bons effets des restrictions. Ceux qui
M 'avalent « Jamais pu maigrir » mai
grissent. -Leurs organes, délivrés des
graisses, fonctionnent mieux. Ce sont,
leurs médecins, maintenant, qui sont
sur le pave et bientôt crieront misé
re !... Eux, ils bénéficieront de cinq à
dix ans de vie supplémentaire l Loué
soit... Qui"!
Sans ire, le régime que, par force,
l'on nous' fait, est, pour les adultes,
infiniment plus salutaire, surtout dans
les villes, qu'ils ne se plaisent, loin de
pleurnicher, à le reconnaître.
Mais pour les adultes seulement,
pour ceux qui, de bonne ou fortunée
condition, de labeur sédentaire, pé
taient — qu'ils croyaient ! — de santé.
Car, pour les enfants, les adolescents
en croissance et même les tout jeunes
hommes, la situation est bien différen
te. Ceux-là « n'ont pas assez ». Ils ar
rivent nonchalants à l'école. Ils par
tent pour le travail déjà fatigués.
Encore, s'ils « touchaient » foutes les
denrées portées sur'leur carte -d'ali
mentation ! Mais en trop d'endroits, le
ticket n'est que monnaie dévaluée. Car
c'est la viande qui manque le plus, ou
le fromage.
En sorte, que des quantités stricte
ment prévues, toute cette jeunesse est
privée. Y a-t-on songé ? Un meilleur
aménagement n'est-il pas mssible ?
La jeunesse, en effet, aurait
besoin d'un e alimentation plus
abondante.
La langue
des majuscules
Nous nous sommes toujours
gardé à cette place, de la manie
des majuscules. Autant qu'il
nous souvienne, "nous n'y avons
cédé que pour la C. G. T. (Con
fédération générale -du Travail)
et peut-être, mais rarement,
pour la S. D. N. (Société des
Nations. Jules Véran a bien
raison de s'attaquer, dans
l 'Eclair de Montpellier à celle
manie où il voit le triomphe de
la loi du moindre effort :
Faiit-il cx-oire que nous soyons deve
nus paresseux comme on ne l'a jamai»
été ? Le fait est que nos Journaux sont
encombrés de séries de majuscules qui,
certes. ■ ne forment pas des mots, nuits
son censés représenter des mots: l'A.G.;
la S.P.D. • l'U.R.S.S. : la T.S.P. : la
S.N.D.F., et tant et tant d'autres. U
fa^iarait pour cette langue barbare un
dictionnaire spécial, car on s'y perd.
Les sportifs qui usent de la langue
des majuscules pour désigner les So
ciétés sportives, pourraient dire qu'il»
so comprennent entre eux. Je veur.
bien. Le malheur est que les lecteur»
qui ne sont pas au courant ne peuvent
savoir de qui il s'agit.
Ce qui est grave, c'est que cette épi
démie des signes s'étcud partout.-
Quand dans l'annonce d'un mariage
on lit que M. Tartempion, « -de la
S.N.D.C.F. », a épousé Mlle Cascaoour.
« attachée à la S.G. », on ne fait qu» -
sourire. Mais on est agacé, on s'irrite
un peu quand on lit dans les journaux
des tltres.de co genre : « Réunion du
C.O.B.T.P. » et que, pas une fois dans
le compte rendu de cette réunion, il
n'est dit ce qu'est ce C.O.B.T.P. J'ai
voulu m'infofrmer. Cela voulait dire :
Comité d'organisation du Bâtiment, et
des Travaux publics. Avouez qu'il faut
être « l'Œdipe dn Café du Commerce»,
habitué à déchiffrer les rébus, pour
percer le mystère du C.O.B.T.P.
On a pu lire encore, ces jours-ci, •
dans les journaux, une délibération du
Conseil d'administration du G.A.R.P.
A.H. En lisant cela, je me suis dit :
« Qu'es aco ? ». Mais je n'ai pas cher
ché à le savoir.-.D'ailleurs, je n'ai pa»
lu plus loin. _
On abuse de ces formules. Passe en
core quand on s'adresse, comme les
sportifs, k des gens avertis, mais
luana on veut parler an irrand public,
un . devrait se faire comprendre.
C'est ainsi que. texte dp simplification, on ar
rive à tout, compliquer.
R. HAVARD de la MONTAGNE.
Iipnriim'fif- *p6rtalf> rt<* r * Action
Française «, 71, rue Mnfiéie. Lyon.
L/i GERANT : J. UhLLSl.
des Etats-Unis
Tokla (de l'agence Dorheï) t -
Le commentateur bien connu
des questions navales, M. -'Nasano
Ilo. écrit, dans le numéro de juin
de la revue en langue française,
un article dans lequel il émet des
doutes sur la facilité avec la
quelle les Etats-Unis pourront
achever leur programme actuel
M. Ito croit également que cette
flotte des deux océans posséderait
difficilement une puissance suffi
sante pour dominer les forces
navales combinées de l'Axe.
* lîtie flotte bi-océanique, dit-il,
n'est pas une fin en soi : elle de
vra être modifiée au bout de trois
ou quatre ans ; la conséquence
Inévitable en sera le développe
ment d'une course aux armements
sur une échelle que le monde n a
jamais connue et dont les rés il
tats seront désastreux. »
Al. Ito dit que c'est après l'épi
sode de DunUerque que les Amé
ricains se sont décidés à cons
truire en masse des navires de
Riierre et que l'intérêt des Améri
cains pour les armements a été
soudain stimulé.
L'auteur doute cependant quei
malgré l'accélération évidente de
leurs constructions les Américains
puissent faire face aux exigences
de leur gigantesque programme ;
« la question de la préparation
intervient », ajoute M. Ito,- qui
précise que les Etats-Unis ne dis
posent, pour la construction du
matériel destiné aux grands navi
res de ligne, que d'une usine gou
vernementale et, de trois usines
privées plus petites. < On se do
mande, dit l'auteur, si cela in
fluera sur le commencement d'exé
cution du programme naval de
.l'air,irai Sterk : les autorités amé
ricaines ne peuvent certainement
pas ignorer cette insuffisance de
moyens ; un milliard cinq cent
millions de dollars ont été con
sacrés depuis le mois de juin 1940
au développement des usines gou
vernementales et privées d'arme
ments ; il n'y a aucun doute que
cet argent a "servi surtout à déve
lopper les installations de fabri
cation des plaques de blindage
jc'ur les navires de ligne. »
« Mais il faut deux ans, pour
suit M. Ito, pour achever un tel
programme, même aux Etats-
Unis. On ne peut .s'attendre à
voir réalisée la production du
matériel lourd nécessaire avant
1918. Ainsi devient évidente une
■ oes raisons pour lesquelles la
nùse en chantier du cuirassé de
ÎM.ltfH) tonnes « Illinois » nf peut
êp faire si facilement. »
M. Ito mentionne ensuite une
8>-i»rp insuffisance des chantiers
américains : c'est 1» manque de
berceaux, (cales sèches)'. -En : outre
les Etats-Unis éprouvent de gran
des -.difficulté.* à maintenir leurs
cadres et leurs effectifs navals.
Enfin M. Ito dit que la question
essentielle est dp savoir quelle sera
la nronortion des forces navales
lorsque' le programme américain ac
tuel sera terminé.
« En IOi-7, dit-il. les. tsarines de
l'Axe et des Etats-Unis disposeront
chacune de 32 navires de liene mais
ces chiffres ne sont pas définitifs' et
CHRONIQUE MONDAINE
NAISSANCE
— Le capitaine Paul Millet et
Madame, née Paulj de la Marti-
nière, sont heureux de faire |,art
de la naissance d3 leur fils
François. — Tarbes, le 26 mai. v
AU CHAMP D'HONNEUR
Mme Abel Dufaure de Citres et
ses enfants, M. Joseph Dufaure de
Citres, ses enfants et petits-enfants,
M. et Mme Pierre Varillon 'ont
l'honneur de faire part de la mort
glorieuse du lieutenant aviateur
Aboi Dufaure de Citres, tombé a
Abbcville, le 21 mai 1910.
il est probable qu'en 1947 les Etats-
Unis disposeront de 39 navires de
celte classe et les flottés combinées
de l'Axe, de 40. et plus tard en
en 1949. le nombre des navires de
ligne sera plus grand du côté 6e
l'Axe aue ITu côté des Etats-Unis.
Le bon sens dicte la conclusion :
dans cette éventualité les Etats-Unis
accroîtront encore leur programme
d'expansion navale ».
M. Roosevelt demande la
construction immédiate du
Canal du Saint-Laurent
Washington , 6 juin. — Le
président Roosevelt a emo\.é
au Congrès, un message recom
mandant le .vote de la loi au
torisant la construct'on immé
diate, conjointement avec le Ca-
nado, du canal du Saint-Laurent
et des installations hydro-élec
triques.
Cette demande du Président
Roosevelt est conforme à l'ac
cord signé récemment entre les
Etats-Unis et le Canada et déjà
approuvé par la commission des
Affaires Etrangères du Sénat.
Le canal -permettrait la naviga
tion de bateaux d'un tonnage
important depuis les grands
lacs jusqu'à l'Atlantique.
Le Conseil de guerre
australien a approuvé
les rapports
sur les affaires du
Moyen-Orient
Londres, 6 juin. — On mande
de Melbourne à l'agence Reuter :
M, Menzies, premier ministre
australien a annoncé que le Con
seil de Guerre avait approuve
après de longues discussions sur
les affaires du Moyen-Orient les
communications Tecemment en-
vovées au gouvernement de la
Grande-Bretagne et au général
commandant en chef les années
du Moyen-Orient.
« Tous les partis a ajouté M.
Menzies, ont donné leur approba
tion aux grandes lignes de l'ac
tion que le gouvernement austra
lien considère comme nécessaire
dans l'avenir ».
p©iLii
iSOITS DR LA PREMIÈRE PAGE)
Prière a adresser les avis au Ser
tie® de la Publicité A. F, (30 francs
la Jiirne. Abonnés. 10 francs).
L'assassinat du professeur
Jorga et de M. Hagdecru
Berlin, 6 juin. — On mande
de Bucarest au D. N. B. :
L'enquête ouverte à propos de
l'assassinat du-professeur Jorga
et de M. Magdearu a abouti à
l'inculpation de cinq légionnai
res de Bucarest et Ploesti, par
mi lesquels l'ancien directeur de
l'Institut des syndicats, Trajan
Buero.
Un flacon plein
contre un vide
Un peu p&Tlout, on vous de
mande d'apporter un verre vide,
si vous en voulez un plein. Cela
est vrai également pour la Quin-
tonine.
Si vous voulez ne jamais man
quer de votre fortifiant préféré,
il vous faut rendre vos flacons
vides à votre pharmacien qui
vous les rachètera à raison de
0 fr. 20 pièce.
III. — Nationaux ef internationaux
Un organe socialiste qui ne veut pas accepter ses respon
sabilités certaines dans les malheurs du pays, évoquait, nier
matin, de prétendues responsabilités nationalistes.
Cependant tout a été fait, de 1918 à 1939, absolument tout,
contre les suggestions et les directions du nationalisme fran
çais, et les fauteurs de la longue série d'absurdes erreurs,
qui commence au « Mauvais traité », qui se poursuit par Genève
et le briandisme, bientôt aggravée de Litvinoff, d'hden et de
leurs « sanctions », se continue par la foi et l'espoir dans
Moscou et clans la déclaration de guerre à Berlin, — ceux qui .
ont conçu et pratiqué cette politique se permettent maintenant
d'en accuser ses censeurs de tous les matins et de tous les
soirs ! • ■ . -
Tant j)is, s'il est des patriotes qui aient perdu de vue ces
réalités éclatantes ou qui en aient fait bon marché. On écrit
leurs noms, on les invoque et on les brandit contre nous. Je
ne les transcrirai pas quant à moi. Ils ne sont pas venus s'en
exfipliquer avec nous. Quelles influences ont-ils subies '?
Mais je peux nommer de nouveau l'étrange écrivain qui, en
juillet dernier, faisait partie de l'Action Française en qualité
de critique musical : au premier bruit de ses nouvelles musi
ques, nous avons fait savoir que M. Dominique. Sordet n'appar
tenait plus à notre rédaction.
Et nous nous sommes tus.
Nous nous sommes tus, parce que nous estimions que le
pire malheur des démocraties est de porter sur les estrades
et d'ans les journaux les débats de politique étrangère.
Nous avons un gouvernement autoritaire et national. Nous lui
faisons confiance.*A lui de faire le nécessaire. Et il le fera. Ni
l'œuvre de Thiers en 1871, ni celle du duc de Richelieu et de
Talleyrand en 1815 n'ont gagné à être entravées par les mou
vements de l'opinion publique, et, très heureusement pour elles,
elles le furent assez peu. Les circonstances sont plus difficiles
qu'alors. Notre devoir supérieur est d'assurer au gouverne
ment une liberté d'action, une sérénité de pensée et de juge
ment aussi complètes que possible, — et nous n'y arriverons
pas en agitant dans nos colonnes ou dans les réunions ce qu'il
faut faire ou ne pas faire, tenter, oser, discuter, refuser. Il y a
un Chef. Ce Chef est là. Il pense, parle, agit. Il nous dit:
« Suivez-moi ». Nous le suivons. Nous ne discutons pas, nous .
nous refusons à nous mêler d'aucune discussion.
Répétons-le IJ ne peul sortir d'un flux d'écrits ou de paroles
que des semence^ d'inimitié entre les Français. Toute notre
histoire témoigne que les différentes populations de la Gaule
ont toujours été plus ou moins tentées de prendre parti
pour tel et tel étranger. De ces partis naquirent des factions.
De ces factions, des conflits intérieurs qui, de nos jours, sti
mulés par le communisme, les restes du Front populaire, les
manœuvres de la J.uiverie et de la Maçonnerie, peuvent tourner
mal assez promptement. Nous ne manquons pas de confiance.
Nous n'avons pas le droit de manquer de prudence, quand il
ne s'agit pas de notre peau, mais de l'Être de la patKie.
Quoi qu'on fasse dans la direction prônée par l 'Effort, veut-
on savoir à quoi cela peut tendre ? A faire le jeu du gaullisme,
et à lui amener de pauvres recrues.
11 faut avoir pitié de la France.
Il faut maintenir au plus haut point d'autorité son gouverne
ment, ses organes, son armée, tout ce qui forme son armature
de corps et d'esprit.
Voilà pourquoi nous signalons à un autre rédacteur de
l'Effort une besogne — celle d'avant-hier — qui ne lui fait
pas grand konnenr, en ce qu'elle essaie de détourner de graves
responsabilités dans des directions très suspectes.
Il écrivait :
■.Nous sommes donc amenés à nous demander si la préparation de
notre instrument militaire était en mesure de' nous laisser, espérer la
victoire. C'est, en définitive, à la conception de la guerre^ Que nous
aboutissons. Or, nos spécialistes n'ont -pas su choisir entre une guerre
défensive et une guerre offensive. Les souvenirs de 1914 ont pesé sur
leur décision et noire , ligne fortifiée répondait-à ce souci de la dàfen-
sive, qui demeurait la loi d'une démocratie. Seulement, - notre diploma
tie, à partir du moment où elle envisageait de maintenir le statut euro
péen et de porter secours aux peines puissances, exigeait une .-armée
capable d'une offensive foudroyante.
On dira : mais c'est ce que dit l'Action Française...
— Prenez garde aux deux petits mots : nos spécialistes, nos
diplomates. Ce ne sont pas les politiciens que l'on met en cause,
ce sont leurs subordonnés militaires et diplomates.
... Enorme !
Continuons :
71 fallait donc examiner les nécessités de cette offensive ou changer
de diplomatie. C'est pour n'avoir pas su choisir entre les deux termes
de l'alternative que nous avons poursuivi une politique de prestige
sans avoir les moyens techniques de la soutenir.
La meilleure méthode pour connaître les exigences d'une offensive
moderne, c'est encore de savoir comment l'adversaire éventuel enten
drait. le cas échéant, conduire la sienne. Or, en l'espèce, c'était relati
vement facile, l'Allemagne ayant, sur ce point, laissé percer ses inten
tions stratégiques, c'est-à-dire ses pré[érences pour la guerre de mou
vement, en même temps qu'étaient connus les moyens que, la science
mettait & la disposition de tout état-maior hardi el novateur.
Qui pouvait douter que la guerre moderne serait une guerre de ma
tériel ? Qui.pouvait se tromper sur. le genre de matériel qui serait
utilisé ?' Des tanks et des avions. Pour les tanks, rien de très spécial ;
on eu connaissait l'usage depuis 1918 ; il n'y avait qu'à extrapoler.'
Pour les avions, c'est autre chose ; car l'emploi de cet engin aboutis
sait à une révolution dans l'art militaire.
La faute fut de ne pas y croire, de ne pas avoir renouvelé assez tôt
les formules qui fixent, dans une armée, les rapports des différentes
armes entre elles, et sur le plan de leurs quantités respieiivet el tur
leur méthode de coopération et sur l'ordre d'urgence de leur appari
tion dans la bataille.
La politique n'a pas grand'chose à voir en cette affaire.
La politique a tout à y voir ! Si personne ne pouvait douter
que la guerre moderne dut être une guerre de matériel, les Partis
qui hurlaient des canons, des avions, des tanks pour l'Espagne
rouge auraient dû pousser nos ouvriers à en fabriquer. Or, ils
mettaient la fabrication au ralenti, partout ! L'état de la fabri
cation eut rendu stérile les plus belles formules du monde, et
tout le monde sait qu'un Pétain, un Etienne avaient parfaite
ment dégagé ces «formules». La politique était ce qui empê
chait de les mettre en application.
L'Effort reconnaît d'ailleurs cette impossibilité sans en
avouer la cause. Il ajoute :
Nous comptions, il est vrai, sur l'apport étranger. Avec quelle légè
reté ! L'aviation française, pour ne parler que d'elle, devait servir de
noyau à une formidable Armada aérienne composée de Russes, de
Polonais, d'Anglais, d'Américains. Les Russes "? Pauvre diplomatie.
Les Polonais ? Pauvre armée polonaise ! Les Anglais ? Ils étaient en
aussi grand, retard que nous. Si les Français avaient connu le chiffre
des avions anglais mis à notre disposition insqu'en mai 1910, ce chiffre
ridicule que, malgré mes imprécations, j'ai mis, en dépit de mon droit,
peut-être exclusif, mais absolu, plusieurs mois à connaître, ils seraient.,
les Français, entrés dans une sainte colère. '
Pas une de ces misères d'ordre diplomatique, — russe, polo
naise, anglaise, américaine, — qui n'engage aussi des respon
sabilités politiques, celles des partis socialistes et radicaux-
socialistes, cellç du Front populaire tout entier.
• Voilà le point qu'il faudrait régler avant d'émettre des consi
dérations fuligineuses sur les rapports d'une- économie capita
liste et de la guerre !
Quelque chose tranche le débat.
Ni l'Italie, ni l'Allemagne n'ont pu en finir avec le règne
de l'Argent sans les effets de-J'èducation nationaliste donnée à
leurs peuples par le germanisme fichtéen et le Risorgimento.
Les partis de gauche ont toujours combattu l'éducation
nationaliste du peuple français,
Charles MAURRAS
L'état di ir ui i fp@ii€@
pourrait durer quatre ans
déclare le Président ROOSEVELT
Le généra! Boichut
est mort
Vichy. — Le général E. Boichut,
dont on s vient d'apprendre le dé
cès. à l'âge de 76 ans, à Vichy,
était Grand-Croix de la Légion
d'honneur, médaillé militaire, cité
une dizaine de fois à l'ordre de
l'année.
Jeune colonel en 1914, il com
mandait le 61 e régiment d'artille
rie de la fameuse 42* division
Grossetti et joua à sa tête, à la
bataille de la Marne, un rôle tou
jours rappelé par son interven
tion au château de Mondement
auprès de la division marocaine.
Il s'illustra ensuite sur TYser, à
Dixniude, aux côtés de Ronarch
et de Grossetti et il commanda
une brigadé de fusiliers marins
et de chasseurs. Durant, la guerre
de 1914-18 il ne cessa de rempor
ter des succès- sur tous les champs
de bataille.
Général en 1915, il est en Ar-
gonne., en Champagne, à Verdun.
En mais 1918. sur la Somme,
quand l'armée anglaise est enfon
cée, il arrive à maintenir des
forces cinq fois supérieures et à
garder la liaison avec les troupes
britanniques.
En juillet 1918, à l'armée i-
raud, Boichut stoppa l'attaque
ennemie les 10 et 11 novembre, il
livra les derniers combats de la
guerre et força le passage de la
Meuse. '
En 1925. durant la guerre du
Riff contre Abd el Kr'm, il part
pour le Maroc à la tête du ÎS™»
corps d'armée/ il y montre sa
maîtrise habituelle et peu après,
le Maréchal Pétain lui confie le
commandement en chef de l'ar
mée du Maroc.
En mai 1926, dans une brillante
campagne de trois semaines, il
fait, capituler Abd el Krim. Par la
suite, il fait appeler auprès de
lui, comme officier d'ordonnance.
BournazeJ, comme l'officier le
plus brave du Maroc. Bournazel
gui devait tomber glorieusement
un peu plus tard dans le Tafi-
lalet.
Le Maréchal avait pour le gé
néral Boichut une affection toute
particulière. 11 le considérait
comme l'un des plus grands chefs
militaires de notre époque, avec
L'amiral Esteva
se rend en France
Tunis. — L'amiral Esteva,
résident général de France en
Tunisie, a quitté l'aérodrome
jeudi matin à bord de l'avion
régulier, pour la France. Il est
accompagné du lieutenant de
vaisseau de. Pitray, son officier
d'ordonnance.
L'amiral Esteva se rend à Vi
chy pour traiter avec le gouver
nement des affaires en cours
concernant la Régence.
tentez donc
votre chance
à la
LOTERIE
NATIONALE
e.23
Washington, 6 juin. — Le Pré
sident Roosevelt a demandé au Con
grès un crédit de 2S5 millions de
dollars pour ^ménagement des
Grands Lacs et du canal du. Saint-
Laurent, en .vue de permettre aux
grands paquebots transatlantiques
d'utiliser ces voies fluviales.
Dans l'exposé qu'il a fait à cette
occasion, le Président Roosevelt a
indiqué que cette demande de crédit
est motivée par des besoins de dé
fense nationale et fait partie des
mesurés prévues par l'état d'urgen
ce nationale. —
En annonçant que d'autres mesu
res étaient envisagées dan; le cadre
de cette loi, M. Roosevelt a pré
cisé que l'état d'urgence nationale
pourrait durer quatre ans.
52.000 grévistes
dans les industries
américaines de la Défense
nationale
New.York, fi juin. — La radio
américaine signale qu'à la suite
du conflît (is la « North American
Aviation Corporation», le nombre
des grévistes dans les industries
travaillant pour la défende natio
nale est le plus élevé qui ait été
enregistré depuis le début du ré
armement ; elle évalue à 02.000 le
total des grévistes.
Des baiferies
à longue portée sur
la côte Nord-Est
des Etal-Unis
Washington, 6 juin. — La Com
mission des Finances de la Cham
bre des Représentants a voté l'ou
verture d'un crédit, de 92 millions
de dollars destiné à rétablisse
ment de batteries d'artillerie à
longue portée sur la Côt e Nord-
Est des Etats-Unis. .
Restrictions sur le petroie
Washington, 6 juin. — M. Ic-
kes, secrétaire d'Etat à l'inté
rieur et coordounateur du pétro
le a déclaré que les restrictions
sur la consommation du pétro
le et de se s sous-produits dans
l'Est des Etats-Unis, entreraient
probablement en application
d'ici un mois
Les entretiens
Winanf-Roosevelt
continuent
Washington, 6 juin. — M. Wi- .
nant, l'ambassadeur à Londres,
s'est entretenu hier avec .M. Knud-
sen-, directeur de l'Office pour l'or
ganisation de la production, ainsi
qu'avec M. Harry J-Iopkiins, le ré
gisseur de. l'application de • la loi
prêt-bail. M. Winant doit avoir, au
jourd'hui. un. troisième entretien
avec le ' Président Roosevelt.
Un «suprême appel»
de M. Churchill ?
, Washington, 5 juin. — D'après
des informations « de source très
sûre », dit la radio américaine, le
message que M. Jolin-U. Winant,
ambassadeur des Etats-Unis à Lon
dres aurait apporté de Londres à
M. Roosevelt, serait réoigé dans
des fermes ■ indiquant que la si
tuation de l'Angleterre est extrê
mement grave.
M. Churchill adresserait, dans C«
document, un « suprême appel »
au président des. Etats-Unis, 11
demanderait notamment l'inter
vention navale immédiate des
Etats-Unis.
On souligne à, Washington que
la gravité de la situation de l'An
gleterre est- admise par tous les
porte paroles britanniques. On
semble s'attendre à une attaque
d'envergure contre les lies, bas
tion suprême de la puissance an
glaise. Et on constate qu'il fau
drait à l'Angleterre, dès mainte
nant, le matériel considérable et
les essaims d'avions promis par
les Etats-Unis pour 19 iï et 1943.
Weygand, Gouraud, Debeney et
de Castelnau. .
Le général Boichut méprisait
toute publicité personnelle. La
foule lé connaissait mal. Qu'on
sache aujourd'hui que c'est un
des plus grands chefs et un des
plus glorieux soldats de la France
qui vient de disparaître.
vichy. — Le 5 juin 1941, à 10 heu
res, il a été procédé publiquement,
dans l'une des salles du ministère
des finances, à Paris, au tirage au
sort de trois séries des obligations
4 % amortissables 1934 (décret du U
juillet 1934) qui devront être rem
boursées à partir du 16 Juillet l'Jil
Le sort a désigné les séries 185, 90
et 535.
Avis et Communications
LES AMIS DE
«L'ACTION FRANÇAISE»
SAINT-AMAND-MONTROND. -•
Les Amis de l'Action française et
les sympathisants sont invités à
assister à la Conférence que -don
nera M. Paul Robain, dimanche
8 Juin, à 15 heures, sur les Etapes
du redressement national.
AGEN. — Les Amis (le l'Action
française et" les sympathisants
sont invités à la conférence que
donnera M. Paul Robain jeudi 12
juin, à 21 heures, 11, rue Floirac,
sur les Etapes du redressement
national.
La vente du tabac
n'aura plus lieu
qu'à certaines heures
Un nouvel horaire pour la vente du.
tabac et des cigarettes sera appli
qué à partir du 10 juin. Afin de don
ner satisfaction aux travailleurs de
nuit, la vente se fera ainsi : Lundi,
Mercredi et Vendredi, à partir de
7 heures du matin ; Mardi, Jeudi et
Samedi, à partir de 18 h. 30.
Cette réglementation est un pre
mier pas vers une amélioration plus
sérieuse. Nombreux sont ceux, qui,
par complaisance, au hasard de leurs
déplacements « ragquillent » iei et là
un paquet de « gris n ou de « gau
loises » qu'ils remettent à leurs amis.
Nos aimables buralistes en sont
venues à déjouer ces commissionnai
res bénévoles ou non. en déclarant,
qu'il n'y a pius de tabac. Malheur
au client fidèle présent au moment
où le resquilleur est éconduit ! Il lui
faudra revenir, ruser, cïtoisir le mo
ment favorable, bref, perdre du
temps.
Pourquoi les vrais fumeurs ne se
feraient-ils point inscrire au bureau
le plus proche de leur domicile 1
Pourquoi ne point solliciter d'autres
suggestions (meilleures que la nôtre
peut-être) aux buralistes eux-mêmes
ej aux fumeurs ?
PETITES ANNONCES
ip. francs la ligne, — Paiement en
passant l'ordre au Service publicité
A. F., 68. rue de la République. Lyon.
— Aucune domlclllation au Journal.
FONDS DE COMMERCÉ
Tissage à céder, 110 métiers, turbine
hyd. 20 HP., matériel bon état, mai
sons bourgeoise et ouvrière. Superfi
cie totale 1800 ma. S'adresser VENIN
Amcdée, Romans (Iscre.
PROPRIETES
Avons nombreuses demandes domai
nes centre Midi, Sud-Est, 900.000 à
10 millions. Vente rapide. PERROTTE,
20, R, Républ. Lyon, Maison très an
cienne. Hautes références.
Service de la Propriété tonolère
P MAZET, géomètre-expert u.P.L.9»
2, rue Pradei. Grenoble. Têl- 24-ST
Parcellaires. Topographie. Génie rural.
Tris beau Domaine lia na seul te
nant, toutes cultures. Maison de
maître et vastes batimeots exploit.
Cheptels mort et vif. M) tetes. Mandat.
Agence MERCURE, ta. rue des Art»,
TOULOUSE. Autres affaires. ïlenseig.
gratuits.
VILLEGIATURES ET HOTELS
Marseille, Htt. CORONA, 12-14. rue
Feuillants (Caneblère). Conf. mod. Prix
modérés.
ÏICE-Brice » R e D P .
propr. Jardin,
60. TéL 814.44
face gare. 150 ca.
av. tél. Prix mod.
Le s dernières heures
de la République
Dans son mémorial de guer
re que publie Gringoire M. de
Monzie en arrive au 9 juillet
.191-0. La convocation do 1 A ï
semblée nationale l'ayant appe
lé à Vichy, il trouve celte ville
en plein e "fiôvie de procédure :
Je comprends seulement que tout fi
nira par une éviction pénible pour M.
Albert Lelirun. J'opine qu'un départ
spontané serait moins disgracieux. Je
ne suis pas d'avis qu'il y ait lieu d'a
jouter du tintamarre à la défaite...
On décidé dans Je groupe où j'émets
ce timide avis qu'une démarche d'Her-
riot auprès de M. Lebrun pourrait
provoquer cette décision salutaire. -Mis-
tler est préposé à solliciter Herrlot- et
nie demande d'être de la corvée : je
suis, en effet, assez aisément corvéa
ble. Et doue, ayant liélé une guiinbar-
riot une visite insolite.
Mistler expose l'objet de notre visite
aveu le maximum de convenance. Il
su montre démonstratif, pressant, per
suasif. Je me tais et j'ai raison de me
taire, car j'aurais tenu des propos
trop sommaires : j'aurais dit qu'il
convient de partir avant d'être con
gédié.
lierriot. écoute, médite, hésite. Nous
l'incommodons visiblement. Il nous
répond que sa fonction ne le qualltlc
las pour oonner au chef de l'Etat un
conseil de démission. Il reste jusqu'à
la fin dans la réglé hiérarchique: que
I assemblée nationale abolisse la loi
constitutionnelle ! c'est son affaire :
mais lui — président de la Chambre —
ne j-aurait anticiper sur la décision de
l'assemblée. 11 y a une certaine gran
deur d'émoi dans ce bref « non pos-
sumus » que nous oppose le survivant
de la démocratie.
M. Jeanneney se fait annoncer.
Nous partons et dans la guimbarde.je
recompose ia carrière u'Êdouard Her-
riot depuis ses amours littéraires avec
« Madamo Itécamier » jusqu'à ce mé
lancolique colloque dans un faubourg
do Vichy. Une phrase me revient que
nous répétions. Jouvenel et moi, dans
notre année de cagne à Stanislas, une
phrase d' <> Adolphe » dans laquelle
il y avait le rythme de Chateaubriand.
• Ces émotions et ce langage ressem
blaient à ces feuilles pâles et décolo
rées qui, par nn reste de végétation
funèbre, croissent languissamment sur
les branches d'un.arbre déraciné. »
Nous voici maintenant au 11)
juillet, M. de Monzie songe en
core h Chateaubriand qui, après
la révolution de 1830, rejeta les
défroques de la pairie .
« Mes broderies, a écrit l'auteur des
» Mémoires' d'outre-tombe », mes dra
gonnes, ftaiiges, torsade», épauleltes
vendues à un Juif et par lui fondues,
m'ont rapporté sept cents francs, pro
duit net de toutes mes grandeurs ».
Juillet 1830-julllct MO ! La révolu
tion nationale de 1940, postérieure de
cent dix ans aux Trois Glorieuses, n'a
suscité aucun geste individuel qui évo
que celui de Chateaubriand. Nous gar-
deions nos défroques jusqu'à ce qu'elles
nous soient légalement enievées.s Res-
tera-t-il d'ailleurs, un seul .juif pour
nous acheter nos baromètres ? I.es ba
romètres coûtaient cher à obtenir,
mais ne vaudront pas cher sur le mar
ché de nos déipouilles : il y en avait
trop et c'était trop laid.' .
Des broderies de Chateaubriand à
l'écharpe d'Herriot, la parure des par
lements s'était tristement, avilie. Baisse
âe style ! « 11 faut refaire une ;lme à
la France » répètent nos pràlicants,
depuis la défaite. Je prétends que l'â
me française n'a pas changé. Il s'agit
d« style - nous n'avions pas de style.
Cette assemblée nationale réunie
dans ce casino fut saris style. De la
procédure, lias de style ! Et d'abord la
procédure tue le style, dans la vie ju
diciaire. dans la vie publique, partout
où la lettre sert à tuer l'esprit. Le
parlement «tait devenu unes vaste
congrégation des Rites : nous le sa
vions, "mais nous n'avions pas jusqu'ici
ressenti l'inanité du régime à cause
de ces rites qui entretenaient le simu
lacre d'une religion démocratique. A
peu près tout ce que j'ai écrit depuis
vingt-cinq ans se résume dans cette
vaine insurrection de l'homme seul
contre la passion de « statu quo » qui
nous tient: La dernière fois que je fis
publique oraison, en 1931, j'exprimai
mon vœu national en ces termes oue
l'expérience.de ces six années ne m'in
cite pas à désavouer : « Plus o'ohois-
sance, âe l'enthousiasme. L'enthousias
me est le fondement d'une souveraine
té moderne ».
Jamais dans une assemblée française
il n'y eut moins d'enthousiasme que
dans ce congrès de Vichy où la prési
dence de M. Jeanneney rappelle un
passé spectral.
Gambetla parlait jadis des
;< médiocrités aux abois. » Celte
fois, note M. de Monzic, on
n'entend même pas d'abois.
La Troisième République s'est
évanouie sans bruit...
Air contre Mer
On continue & dégager les en
seignements de la bataille de
Crète. M. Edouard Delaye cons
tate dans le Temps que l'Alle
magne a disposé d'un nombre
considérable de planeurs entraî
nés : • '
Qui nous dit que cette répétition gé
nérale ne sera pas, bientôt, .suivie,
d'autres expéditions — sous «"autres
cieux — encore plus importantes pour
ta victoire finale ?
Pour s'opposer à rie tels débarque
ments, nourris par d'incei>santes na
vettes aériennes, il eût fallu posséder
une puissante ». C. A. terrestre, des
détachements de garde bien organisés,
nombreux, mobiles. Le manque de
communications routières fut sans dou
te un grave obstacle pour la défensi
ve. L'air en fait conquis, il restait
cependant, cJ 'oyaiM-on, au commanae-*
ment britannique la supériorité mari
time incontestée.-
Elle, fut tout d'abord compromise
par la conquête de la seule grand ^ha
se navale de Crète, la baie de la bude.
L'Angleterre possédait — et possède
sans doute encore — dans le Proche-
Orient des forces de haute mer consi-
oérables. Elles ne sont poortant pas
illimitées -ni indéfiniment remplaça-
blés. 11 est, (l'autre part, probable
qu'étant, donné la nature de la ba
taille de Crète qui n'était au fond,
stratéiriqucment, qu'un grand combat
d'arrière-gardee ou, par rapport à l'E
gypte, d'kvant-postes, l'amirauté n'a
pas voulu y risquer des atouts, essen -i
tiels : bâtiments de ligne, porte-avions.
■Les destructions que l'Angle
terre a subies sont le fait de
l'aviation :
Une fois de plus semble s'être cruel
lement vérifiée la loi qui avait déjà
joué, an large de Dunkerque et de la
Norvège. Des navires de surface, mê-1
me convenablement dotés de U.C.A.,
ne sauraient impunément, séjourner ou
évoluer à proximité des côtes, dans des
mers étroites survolées par une avia
tion nombreuse et mordante. Il en alla
au large de la. Crète comme dans le
Pas-de-Calais et le détroit de Sicile.
Les Stukas employés à dose massive
rendirent ces eaux encore plus dange
reuses au défenseur qu'elles ne le fu
rent pour l'assaillant par mer. Le mû-
me phénomène qu'en Libye se consta
ta ; la puissance maîtresse de la sur
face ne pont la dominer de jour et de
nuit pendant une longue période.
Il arrive fatalement un moment ou
des failles se produisent dans le sys
tème de la patrouille maritime. De
même que les forces de Malte n'ont
pas pu empeclier le passage de nom
breux cargos, en convois, de Sicile à
Tripoli, de même les flottilles britan
niques ont laissé filtrer à travers la
mer Egée des transports, même très
dilués, qui du Dodécanèse et de Grèce
ont apporté aux têtes de pont, aux
îlots d'Invasion créés par les parachu
tistes l 'appoint tfe leur matériel lourd
et de leurs .renforts. Grâce à la, maî
trise de l'air rapidement conquise par
la Luftvvaffe. la Crète a été noyée sous
îles instruments de combat terrestre.
| La supériorité au sol que dé-
! testaient' d'abord les Anglo-
| Grecs n'a pu résister à la sufo-
| mersion aéro-navale.
A chacun son méfier
Dans le Courrier du Centre
(Limoges), M. Pierre Davesnes,
fait ces réflexions de bon sens :
Je suis de ceux qui ont fait et gagné
l'autre guerre, comme combattant de
première ligne. Jamais, au grand .ja
mais, je n'ai entendu un vrai poilu
discuter le plan du généralissime.
On avait avancé victorieusement tou
te la Journée ; puis la nuit, sans rai
son apparente, on refaisait le même
chemin en sens inverse. Pourquoi 1
Personne ne songeait même à le de
mander. C'était l'affaire dçs chefs leur
boulot. Nous, le nôtre .était d'obéir.
« Faut pas chercher à comprendre ».
Cela peut paraître énorme à nos sta-
téges de bistrot, à nos diplomates de
vagon des fumeurs • mais c'est tout de
de même ainsi que nous avons gagné
la grande guerre, chacun d'entre nous
faisant son métier.
Parfois, un cuisinier trop disert, un
cuistot, comme on disait alors, faisait
à ses éplncheurs de patates une con
férence gratuite sur l'opportunité d'une
grande offensive ou sur l'expédition
des Dardanelles.
Il .ne manquait jamais de se faire
rappeler a l'ordre par un de ses audi
teurs, à l'aide d'une petite phrase dont
lu vulgarité recèle une grande lei;.„
de sagesse :
« Occupe-toi de tes oignons ! »
Et le cuistot se mettait derechef . â
éplucher ses bulbes odoriférants .et la
crymogènes. '
Imitons-le. Occupons-nous de nos oi
gnons. I
La France a le bonheur d'a
voir un chef. Nous n'avons qu'à
le suivre, comme- il le deman
de, sans arrière-pensée.
La concentration
économique
Dans notre monde d'hier,
écrit M. Le Cour Grandinaison
au Figaro, les champs ouverts
à l'initiative et au commande
ment se rétrécissaient de plus
eu plus :
Nous vivions sous un régime d'assem
blées et les assemblées — colléiges
électoraux. Parlement, conseil des
ministres — où le nombre fait
loi, vont d'instinct à la solution
facile, au moindre effort immédiat,
au moindre risque apparent. La no
tion de responsabilité s'y dilue jus
qu'à disparaître et l'homme d'action
qui s'y fourvoie est vite contraint —
comme Lyautey — de sortir d'une at
mosphère Irrespirable pour lui.
Une évolution analogue s'était ac
complie dans les milieux économiques
— industrie et finances surtout.... Là
aussi, le règne des assemblées — réu
nions d'actionnaires, conseils d'admi
nistration. ou comités divers — n'était
pas favorable à l'exercice dés vertus
de commandement. C'est une des cau
ses de leur raréfaction.
Toute entreprise privée, si modeste
qu'on l'imagine, suppose au contraire
un chef : autant d'hommes et souvent
de familles dont l'existence tend, par
elle-même, à développer l'esprit de
prévoyance, de calcul, de décision, et
la langue le dit d'un mot expressif,
l'-esprlt d' u entreprise ». 1
Il est tout différent d'être le patron
d'une affaire qui fait vivre quelques
foyers, ou de diriger un service de
*200 hommes inclus dans un établisse
ment qui en emploie 5.000 ; non que
l'ingénieur chef de service n'ait besoin
de certaines qualités de commande
ment mais celles du « patron », sur
qui pèse toute, la responsabilité sont
d'un autre ordre. Et les exemples abon
dent d'excellents généraux d'armée
qui ont fait de médiocres comman
dants en chef. L'art dn sous-ordre, si
haut placé soit-il, est un art d'exécu
tion : le chef, si modeste que soit son
champ d'action, doit s'élever jusqu'à
la conception, . < .
La disparition d'un nombre croissant
d'entreprises indépendantes entraîne
la disparition d'autant de chefs, et de
nombreuses dynasties de, patrons, au
sens pléuier du mot.
Autre dommage : la concen
tration économique éloigne de
leurs hbmmes les chefs qu'elle
laisse subsister. Un abîme se
creuse peu à peu entre l'admi-
nistrateur-délégué et ses loin
tains subordonnés.
L'iconographie
du Maréchal
M. Emile Condrover passe en
revue, dans Marseille-Matin , les
diverses images du. Maréchal :
La première manifestation iconogra
phique fut sa photo. Par l'abondance,
elle demeure aussi la plus importante.
En bordure du Parc, â Vichy, ou
trouve dans une boutique tricolore la
plus étonnante variété qui soit de pho
tographies du Maréchal, lin pied, képi
en tête ou simplement le buste. Ou
encore, en gros plan,' le visage, de fa
ce, de profil. Le Maréchal dans son
cabinet, de travail, le Maréchal dans
la rue, le Maréchal parmi la foule ou
les enfants. Parfois la photographie
s'adorne d'une phrase lapidaire ex
traite d'un discours, d'un message.
Les photos sont de tous formats, de
puis la carte postale jusqu'au tableau,
en noir, en bistre, en bleu, ou aux
couleurs de la vie. Sans oublier le gen
re portrait de maître.
Lorsqu'il a été question de frapper
des pièces de monnaie à l'effigie, du
chef de l'Etat, on a. vu sortir de pe
tites médailles de cuivre, fixant une
ganse de soie tricolore. Et même des
modèles en plâtre. Un nouveau pas a
été franchi par la création d'un rou
leau de serviette en acier brillant por
tant tel un sceau doré, une pastille
de métal roux reproduisant les traits
vénérables finement modelés.
Je passe sur le rayon des affiches
si connues, si répandues par la Fran
ce qu'il devient superflu d'insister.
La sculpture ayant son mot A dire,
nous avons bientôt vu surgir une sta
tuetle du Maréchal : d'un blanc lai
teux ou rouge d'argile ou vert de
bronze. Et les santonniers de Marseille,
émus de l'intérêt que le Maréchal
leur accorda lors de son passage -dans
cette ville, ont voulu, selon leur stylo
particulier, le perpétuer nour les crè
ches futures. Nous avons eu le Maré
chal santon, amoureusement fignolé
pendant les veillées provençales.
L'iconographie... use anssi de moyens
plus modestes, les papillons tricolores
avec-les initiales du chef de l'Etat bla-
sonnant deux bâtons de Maréchal croi
sés en « X » ou bien n'offrant qu'un
semis d'étoiles, qu'un coq. de clocher
stylisé, qu'une sentence. Et les Insi
gnes.
L'un des plus curieux paTml ces in
signes et devenu introuvable, résidait
en une broche de cristal finement gra.
vé aux armes du -Maréchal avec ra
meau de chêne, initiales, francisque
éfoilée. Pour le premier mai. fleurirent
aux boutonnières, sur les corsages, de
minces rectangles de verre soutenus
par un bout de ruban tricolore : le
dessin ciselé rehaussé (le blanc., de
vert, de rouge, de bleu, en représentait
un brin do muguet nique dans les ma
juscules P. P. se chevauchant. Et je
n'aurais garde d'omettre; une broche
d'émail composée on lettres capitales
tricolores formant le nom aimé : « Pé
tain ». ou cette autre en bols façonné
figurant, un képi posé sur une canné
h poignée recourbée, ou cette autre en
bois découpé. France minuscule au
cœur de laquelle est couché soit le
képi, soit encore^ la canne que tant de
voyages officiels ont rendue presque lé-
gendaire, partie intégrante de la per
sonne du Maréchal telle qu'elle appa
raît aux yeux des foules.
Les collectionneurs auront
fort à faire s'ils veulent recueil
lir toute la gamme des objets
à l'effigie du héros national.
Bienfaits et méfaits
des restrictions
Le Journal nous console des
restrictions en disant que l'on
mangeait trop :.
Comment vouliez-vous qu'avec le
« déjeuner d'affaires » de midi, le dî
ner prié on rendu du soir, le souper
d'après le théâtre, sans parler: pour
ces dames, des piles de gâteaux du
thé, vou» vous gardiez en bonne santé,
avec l'auto toujours prête à vous évi
ter le moindre exercice, l'ascenseur ac
cueillant et, l'air vicié de nos villes ?
Gastronomie ou gourmandise ou goin
frerie, toutes ces formes d'une bouli
mie grandissante, n'étaient que les as
pects mone]s d'un sensualisme effréné.
L'on a dit que nous étions égarés par
l'individualisme. Nous sombrions sur
tout dans un sensualisme généralisé.
Celui-là, par surcroît, faisait de nous
la proie des médecins et la victime de
maux multiples.
Et voilà qu'apparaissaient déjà les
bons effets des restrictions. Ceux qui
M 'avalent « Jamais pu maigrir » mai
grissent. -Leurs organes, délivrés des
graisses, fonctionnent mieux. Ce sont,
leurs médecins, maintenant, qui sont
sur le pave et bientôt crieront misé
re !... Eux, ils bénéficieront de cinq à
dix ans de vie supplémentaire l Loué
soit... Qui"!
Sans ire, le régime que, par force,
l'on nous' fait, est, pour les adultes,
infiniment plus salutaire, surtout dans
les villes, qu'ils ne se plaisent, loin de
pleurnicher, à le reconnaître.
Mais pour les adultes seulement,
pour ceux qui, de bonne ou fortunée
condition, de labeur sédentaire, pé
taient — qu'ils croyaient ! — de santé.
Car, pour les enfants, les adolescents
en croissance et même les tout jeunes
hommes, la situation est bien différen
te. Ceux-là « n'ont pas assez ». Ils ar
rivent nonchalants à l'école. Ils par
tent pour le travail déjà fatigués.
Encore, s'ils « touchaient » foutes les
denrées portées sur'leur carte -d'ali
mentation ! Mais en trop d'endroits, le
ticket n'est que monnaie dévaluée. Car
c'est la viande qui manque le plus, ou
le fromage.
En sorte, que des quantités stricte
ment prévues, toute cette jeunesse est
privée. Y a-t-on songé ? Un meilleur
aménagement n'est-il pas mssible ?
La jeunesse, en effet, aurait
besoin d'un e alimentation plus
abondante.
La langue
des majuscules
Nous nous sommes toujours
gardé à cette place, de la manie
des majuscules. Autant qu'il
nous souvienne, "nous n'y avons
cédé que pour la C. G. T. (Con
fédération générale -du Travail)
et peut-être, mais rarement,
pour la S. D. N. (Société des
Nations. Jules Véran a bien
raison de s'attaquer, dans
l 'Eclair de Montpellier à celle
manie où il voit le triomphe de
la loi du moindre effort :
Faiit-il cx-oire que nous soyons deve
nus paresseux comme on ne l'a jamai»
été ? Le fait est que nos Journaux sont
encombrés de séries de majuscules qui,
certes. ■ ne forment pas des mots, nuits
son censés représenter des mots: l'A.G.;
la S.P.D. • l'U.R.S.S. : la T.S.P. : la
S.N.D.F., et tant et tant d'autres. U
fa^iarait pour cette langue barbare un
dictionnaire spécial, car on s'y perd.
Les sportifs qui usent de la langue
des majuscules pour désigner les So
ciétés sportives, pourraient dire qu'il»
so comprennent entre eux. Je veur.
bien. Le malheur est que les lecteur»
qui ne sont pas au courant ne peuvent
savoir de qui il s'agit.
Ce qui est grave, c'est que cette épi
démie des signes s'étcud partout.-
Quand dans l'annonce d'un mariage
on lit que M. Tartempion, « -de la
S.N.D.C.F. », a épousé Mlle Cascaoour.
« attachée à la S.G. », on ne fait qu» -
sourire. Mais on est agacé, on s'irrite
un peu quand on lit dans les journaux
des tltres.de co genre : « Réunion du
C.O.B.T.P. » et que, pas une fois dans
le compte rendu de cette réunion, il
n'est dit ce qu'est ce C.O.B.T.P. J'ai
voulu m'infofrmer. Cela voulait dire :
Comité d'organisation du Bâtiment, et
des Travaux publics. Avouez qu'il faut
être « l'Œdipe dn Café du Commerce»,
habitué à déchiffrer les rébus, pour
percer le mystère du C.O.B.T.P.
On a pu lire encore, ces jours-ci, •
dans les journaux, une délibération du
Conseil d'administration du G.A.R.P.
A.H. En lisant cela, je me suis dit :
« Qu'es aco ? ». Mais je n'ai pas cher
ché à le savoir.-.D'ailleurs, je n'ai pa»
lu plus loin. _
On abuse de ces formules. Passe en
core quand on s'adresse, comme les
sportifs, k des gens avertis, mais
luana on veut parler an irrand public,
un . devrait se faire comprendre.
C'est ainsi que.
rive à tout, compliquer.
R. HAVARD de la MONTAGNE.
Iipnriim'fif- *p6rtalf> rt<* r * Action
Française «, 71, rue Mnfiéie. Lyon.
L/i GERANT : J. UhLLSl.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 77.04%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 77.04%.
- Collections numériques similaires Académie nationale de médecine Académie nationale de médecine /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Académie nationale de médecine" or dc.contributor adj "Académie nationale de médecine")Roche Louis Charles Roche Louis Charles /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Roche Louis Charles" or dc.contributor adj "Roche Louis Charles") Blanchard Raphaël Blanchard Raphaël /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Blanchard Raphaël" or dc.contributor adj "Blanchard Raphaël") Pariset Étienne Pariset Étienne /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Pariset Étienne" or dc.contributor adj "Pariset Étienne")
- Auteurs similaires Académie nationale de médecine Académie nationale de médecine /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Académie nationale de médecine" or dc.contributor adj "Académie nationale de médecine")Roche Louis Charles Roche Louis Charles /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Roche Louis Charles" or dc.contributor adj "Roche Louis Charles") Blanchard Raphaël Blanchard Raphaël /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Blanchard Raphaël" or dc.contributor adj "Blanchard Raphaël") Pariset Étienne Pariset Étienne /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Pariset Étienne" or dc.contributor adj "Pariset Étienne")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 2/2
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k7680774/f2.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k7680774/f2.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k7680774/f2.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k7680774/f2.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k7680774
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k7680774
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k7680774/f2.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest