Titre : Comoedia / rédacteur en chef : Gaston de Pawlowski
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-03-24
Contributeur : Pawlowski, Gaston de (1874-1933). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32745939d
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 24 mars 1923 24 mars 1923
Description : 1923/03/24 (A17,N3750). 1923/03/24 (A17,N3750).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7648053k
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-123
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 25/05/2015
17%,
Z~: - --- An -
- No 3750
Le irtmiéro quotidien (Paris-Départements) t VINGT-CTWQ Centimes
Samedi 24 Mars 1923
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Gabriel ALPHAUD
Directeur
.Une ample comédie à cent actes divers
Et dont la scène est l'Univers
(LA FONTAINE.)
RÉDACTION-AD!lUNISTRA TION
2? Boulevard Poissonnière, Paris
-----
Paul ^RÉQORIO, Secrétaire-Général
NnEMents a mois 6 mois m AN
n - 3 MOIS 6 MOIS X AN
t .IS et Dé - - -
Postale. - » 5S J) xoo,
110 » 75 » 230 »
^u,. ; aUX Bureaux de Comœclia
à l' liE: aux Bureaux de Comœclia
j-„ U1 Rue de Richtlicti
Toute 7 It Corr0i. et dans ses succursales
nce doit être adressée au Directeur
La Correspondance do'it être adressée au Directeur
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AUJOURD'HU
Fête à souhaiter : Gabriel
Température plus fraîche.
Quelques averses.
Minimum + 2
R L j 18-06
RÉDACTION : Louvre j 18-07
,. J 88-07
ADMINISTR. : Central ( 88-08
adresse TéYgMphiqUe: COMOEDIA-PARIS
Chèque postal : 326-72-PABXS
¡Ji 1] - b°MM.\iRE *
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Sr a 10 et Secoués Par les
l^n(s i secoués par les
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Sans les Arts qui animent la vie, la
Terre serait le tombeau de l'homme
vivant.
L'ambition siège au cœur, c'est pour-
quoi elle ne meurt qu'avec l'homme.
Aujourd'hui les enfants sont des pe-
tits hommes naïfs et les hommes de
grands enfants précoces.
La bonté est une qualité du cœur,
la douceur une qualité intellectuelle.
L ne femme doit se donner à quelque
chose si elle ne veut pas finir par se
donner à quelqu'un.
La femme est courageuse, l'homme
est fort.
Les femmes confondent générale-
ment l'amour avec son ennemi : la ja-
lousie ; le premier sentiment est fait
d'abnégation alors que le second est
fait de tyrannie.
Certaines femmes sont si fatiguées de
vivre que, dès qu'on les invite à' s'as-
seoir, elles se couchent.
II n'y a qu'une circonstance où la
femme se montre plus forte que
l'homme, c'est lorsque la vie de ses
enfants est menacée.
A.-René Brouillhet.
] ENT/fE MOUS
Experts en nu ?
La femme nue est comme un oiseau
migrateur. La guerre l'avait effrayée.
Elle avait disparu. Elle revint, je crois,
dans la poétique mise en scène de
L'Homme à la Rose, et si pure, si
cha&te, que si beauté nous émut. Mais
les cabaretiers du voisinage voulurent
aussitôt percher un de ces beaux oi-
; aux de chair au sommet de leurs apo-
théoses. Ils. prirent en hâte des volail-
les de basse-cour. Aujourd'hui, une ins-
truction est ouverte. On entend crier
dans les coulisses des music-halls :
« Attention ! La vague de pudeur dé-
ferle ! Plus personne sur le pont ! » Et
on y distribue les feuilles de vigne
comme des ceintures de sauvetage.
Quels experts établiront le critérium
de la pornographie et décideront où
commence l'outrage public à la pudeur ?
Les règlements de police spécifient, pa-
raît-il, que le nu doit être immobile. Y
aura-t-il des inspecteurs du nu en mou-
vement comme il y a des agents des
mœurs qui délimitent le trottoir officiel-
lement concédé aux filles soumises ?
Les revuistes vont nous montrer le
juge d'instruction « chargé de suivre
l'affaire ». Nous le verrons d'abord im-
passible et perplexe, se demandant :
« C'est-il de l'art ou du cochon ? » Puis
succombant à la concupiscence et fina-
lement épuisé, hors d'haleine. Cette
scène a toujours eu autant de succès
qu'une exhibition de femmes nues.
J'avoue que je n'ai aucune envie de
plaisanter. Je crains qu'une nouvelle
censure, aussi maladroite que celle du
cinéma, nè revienne au music-hall, ne
revienne au théâtre. Je crains que les
apparitions du troisième acte de L'Hom-
me à la Rose ne soient un jour inter-
dites, parce que certains tenanciers au-
ront fait prendre des vessies pour leurs
lanternes.
Régis Gignoux.
4 e it
Le VOile du Bonheur"
de N' hier barles Pons, M. E. E. Violet, M. Georges Clemenceau, M.
\lIt ('-el'
l'ancien ""À St H Louis AubMt.
V'sSNSÎU StUdio H ®Men«ken- à EJinay, où M .Georges Clemenceau était
etilt ci SCènes 4u ttlm réause Paï^*vE- E .VIOlet, d'après ia pièce
La Vie Artistique
et Intellectuelle Etrangère
C'est un charmant poète, un grand lettré, S. E. M. Tcheng-Loh, ministre de
Chine à Patis, qui envoie aujourd'hui à nos collaborateurs Garcia Calderon et Homem.
Christo, la belle lettre d'encouragement publiée ci-dessous.
L'envoyé extraordinaire du pays des mandarins devait aimer tout particulièrement,
comme les chefs de son admirable République, tout ce qui touche les lettres et les
arts, et le flatteur message de S. E. M. Tcheng-Loh est pour Comœdia une précieuse
récompense dans sa campagne de rapprochement intellectuel.
S. Ex. Tcheng-Loh
Ministre de Chine à Paris
(Photo Eug. Piroii.)
(LÉOATIQN DE LA REPUBLIQUe:
DE CHINE
Lettre de S. Exc. le Ministre de Chine à Paris
Les lettres, les arts et la musique, qui sont la véritable extériorisation des peuples,
ont pu seuls franchir tous les obstacles, toutes les « grandes Murailles », même celle
de Chine, puisque ceux de mon pays viennent aujourd'hui se joindre à l'harmonie
universelle de ceux des autres nations.
Confucius n'a-t-il pas dit: « Lorsque j'eus la révélation de la musique du pays du
Tsi, j'en oubliai la nourriture du corps durant des jours! »
Comme représentant de la Chine, je ne puis qu'applaudir à l'heureuse initiative
de Comœdia oui groupera ainsi en un faisceau puissant un des facteurs indispensables
à une complète Société des Nations.
TCHENG-LOH. Paris, le 17 mars 1923.
, Nos Concours
Le Championnat de Paris de Danses Modernes
(organisé par CÔNCEDIA au Colisaim)
Nous publions aitjoifîd'h-ui le règlement
du championnat de danses qui s'ouvrira le
23 avril prochain, qu Coliseum.
1 Le Concours est ouvert aux amateurs et aux pro-
fessionnels. Une catégorie mixte est ouverte pour les
danseurs professionnels prenant part aux Concours
avec une danseuse amateur, ou inversemeut, il. y a
donc trois catégories bien distinctes :
a) Professionnels
b) Amateurs
c) Mixtes
Les concurrents prendront part aux épreuves dans
leurs catégories respectives qu'ils devront spécifier
sur leur bulletin d'inscription;
• 2* Les danses admises sont :
LE BOSTON
LE ONE STEP *
LE FOX TROT
LE TANGO
LE PASO DOBLE
LA SCOTTISH ESPAGNOLE
3* Ces danses seront réparties en deux groupes:
a) Boston, Fox-trot, One Step.
b) Tango, Scottish espagnole, Paso doble.
Les concurrents devront indiquer en s'inscrivant
s'ils désirent concourir pour un seul de ces grou-
pes ou powr toutes les danses. Ou ne pourra con-
courir pour une danse unique.
h0 Le titre de Champion de chacune des trois ca-
tégories ci-dessus indiquées, ne sera attribué qu'au
danseur ou à la danseuse qui, ayant concouru dans
toutes les danses imposées,' aura obtenu le plus grand
nombre de points en totalisant les finales de cha-
cune des danses:
5° En fin de séance, les concurrents pourront pré-
senter une nouveauté elioréfnaphique inédite dont
ils devront communiquer la musique le jour même
de leur inscription. Ils pourront même ne se présen-
ter que dans, une danse originale, sans paraître dans
aucune des danses ci-dessus désignées. Des prix spé-
ciaux seront attribués à ces concurrents;
6* Le concours comprendra des épreuves élimina-
toires, des demi-finales et une finale.-
7° La classification des concurrents se fera par
l'addition des points obtenue dans chacune des six
danses. Les points seront donnés de o à 10 et seront
attribués: 1" pour Jo rythme; ;>" pour l'élégance; 3°
pour la technique. En cas d'égalité de points entre
deux ivu plusieurs couples, le jury se réserve le
droit d'imposer fine épreuve supplémentaire;
:-'" Le jiirs, dont ly li-;;tt; di's njembi'ei sera ullé-
rieiuviïieril puhliéc, sera composé de notabilités rnÓn-
daiues et artistiques, fie jury nommera un arbitre dont
la décision, en cas de contestation, sera taris appel.
Chaque membre du jury possédera une feuille de
pointage portant le numéro d'ordre d'in.-cription des
concurrents en présence. Ce numéro d'ordre sera
imprimé sur un brassard que Je concurrent devra
porter aU bias grandie. Les couples seront appelés
dans un ordre qui ne sera pas obligatoirement celui
des numéros; ,
9° La liste des prix paraîtra dans un prochain nu-
méro de CoMOENA. D'importants prix en espèces
seront attribués aux meilleurs couples. Des diplômes
seront décernés à tous ceux qui se sernt classés parmi
les premiers dans chacune des épreuves particulières.
Ces diplômes auront un caractère officiel, car ils se-
ront signés par les présidents des grandes Associa-
tions de danse. Des mentions seront accordées à ceux
qui se seront classés dans la finale. Le jury se réserve
le droit d'attribuer un prix à un seul des partenaires
d'un même couple
io" Les engagements seront reçus de 10 heures
à midi et de 1/1 heures à 18 heures tous les jours,
sauf le dimanche, à COMŒDIA.
11* Le droit d'inscription est uniformément fixé
à 20 francs pour chaque engagement, PAR COUPLE
ou ISOLÉ. S'il s'agit de rengagement d'un couple,
chaque partenaire devra remplir un bulletin. Les
deux bulletins réunis seront envoyés à COMŒDIA ;
13° En ce qui concerne les isolés, COMCEDIA s'effor-
cera de les réunir par couples dans l'ordre des
inscriptions. Les danseurs professionnels pourront
choisir une partenaire amateur. Mais, si les dan-
seuses « amateurs » peuvent prendre part au con-
cours en compagnie d'un professionnel, les danseu-
ses professionnelles ne peuvent pas concourir dans la
catégorie AMATEURS;
13. Les amateurs ont le droit de concourir sous
un pseudonyme;
zlt* Les concurrents, en signant leur inscrip-
tion, s'engagent à accepter les termes du présent rè-
glement.
Nous préciserons demain certains articles
du règlement dont le texte n'est pas confor-
me à celui du règlement des précédents
concours. Nous espérons que les modifica-
tions apportées à ce texte donneront satis-
faction à tous.
Les concurrents pourront venir s'inscrire
à Comœdia à partir de lundi prochain 26
mars.
Dans les prochains numéros, nous don-
nerons le règlement spécial du Champion-
nat de durée, la liste des membres du jury,
la liste des prix; cette dernière est fort
longue.
Adresser toute la correspondance rela-
tive au concours à Comœdia, service du
Championnat de Danses. Les communica-
tions téléphoniques seront reçues tous les
jours, de 18 à 19 heures. Les visiteurs
sont priés de se présenter également à cette
heure-là.
"COMOEDIA"
est le plus beau journal de Paris,
il ne fait jamais de politique,
il est contre 1 ennui et le parti-pris.
Abonnez-vous à COMŒDIA
1 N"u esthétique et nu obscène
Une instruction judiciaire est ouverte contre le Palace
et contre un music-hall de Levallois-Ferret
LA QUESTION DU «NU AU THÉÀTRE, EST POSÉE PAR COMCEDIÀ -
Ainsi que nous l'avions annoncé hier, une
instruction judiciaire pour outrages publics
à la pudeur vient d'être ouverte contre le
directeur du « Palace » et contre un music-
hall de Lcvallois-Perret. C'est M. Bacquart,
juge d'instruction, qui. est chargé, par le
parquet, d'ouvrir l'information.
Dèpuis l'ouverture de rétablissement du
faubourg Montmartre, le ministère de l'Inté-
rieur était saisi de très nombreuses plaintes
contre la licence de certains spectacles. C'est
ainsi que le Conseil des ministres a jugé bon
d'étudier les mesures de répression néces-
saires.
Les mesures que prendra
le ministre de l'Intérieur
— Le problème est des plus complexes,
nous dit-on au ministère de l'Intérieur, et
ne peut être résolu par un simple règle-
ment. En effet, tout règlement risque d'être
arbitraire et le deviendra d'autant plus qu'il
sera précis. D'autre part, si on laisse une
trop grande latitude à l'autorité municipale,
actuellement seule compétente, celle-ci risque
de se laisser aller à des abus et à des injus-
tices.
« Il est donc très probable que l'on én'aura
pas à appliquer un texte- formel.
« Ce qu'on envisage., ce sont des sanctions
assez sérieuses pour empêcher les théâtres
de présenter des spectacles ayant nettement
un caractère pornographique. On jugera plus
sur l'intention que sur le fait lui-même.
(c Les pénalités envisagées pourront cpm-
porter l'interdiction et même la fermeture
de l'établissement. Il est évident que devant
de telles mesures, les directeurs hésiteront à
engager de gros capitaux dans une « produc-
tion » dont la représentation pourra être sus-
pendue du jour au lendemain.
« Il ne s'agit pas de se livrer à des bri-
mades mesquines, mais bien de donner'satis-
faction à l'opinion publique qui commence
à s'émouvoir.
« On ne manquera pas de répondre que ne
vont à ces spectacles que ceux qui le veu-
lent bien et que leur présence même est une
acceptation. Ceci est exact, en partie. Il ne
faut pas oublier que les étrangers viennent
nombreux dans nos music-halls et ne man-
quent pas, en retournant chez eux, de dire
ce qu'ils ont vu. Des spectacles pornogra-
phiques constituent une propagande déplora-
ble chez i os amis comme chez nos ennemis
et font formuler sur notre compte des juge-
ments que nous ne méritons pas.
« On étudie également les moyens de ré-
primer la pornographie dans les livres, car
nous ne disposons actuellement d'aucune
arme vraiment sérieuse.
« Ce n'est pas une vague de pudeur. Ce
sont des mesures qui devront être appliquées
avec tact et intelligence et, sans doute, plus
d'une fois, ne ferons-nous que consacrer l'o»
pin ion publique. »
Au Palace
M. Dufrenne est en voyage.
M. Varna est introuvable.
Un secrétaire nous déclare simplement :
« Nous n'avons encore reçu aucune signi-
cation, par conséquent je ne peux rien vous
dire. attendons. »
Attendons ! !
Un appel à l'opinion publique
Avant que les mesures trop rigoureuses in-
terviennent,' nous croyons bon de donner un
reflet de cette opinion publique au nom de
laquelle on veut, en quelque sorte, rétablir
la-censure. -
Aussi ouvrons-nous dans nos colonnes une
enquête au sujet de la pornographie. Que les
auteurs, les interprètes et aussi nos fidèles
lecteurs veuillent nous envoyer leur opinion.
Leurs réponses seront publiées ainsi que leurs
suggestions, espérant ainsi aider, dans la me-
sure du possible, à trouver la solution sus-
ceptible de donner satisfaction à chacun. n
« Le Music-Hall exagère »
dédare M. Nozière
M. Nozière a bien voulu nous adresser
les lignes suivantes qui résument admira-
blement la question:
Le gouvernement part en guerre contre les
spectacles pornographiques. Bravo 1 Mais
quels sont les théâtres qui offrent au public
des : pièces pornographiques ? Aucun. Des
grincheux se plaisent à répéter que nos piè-
ces compromettent le bon renom de la France
à l'étranger. Il suffit d'examiner les affiches
pour constater que cette accusation est in-
juste. Mais il y a des mensonges qui, parce
qu'ils sont vieux, prennent un petit air de
vérité comme d'anciennes liaisons acquièrent
l'apparence de la légitimité.
Ceux qui recherchent l'obscénité parviens
dtont à découvrir trois ou quatre établisse-
ments de dixième ordre qui offrent à leut
public des opérettes ordurières et des vau-
devilles grossiers. Il n'y a aucun incojivé*
nient à en surveiller et poursuivre: les te-
nanciers. Mais il ne faut pas laisser jeter la
discrédit sur notre art dramatique sous pré*
texte que quelques bas trafiquants vendent,
sur des scènes obscures, la bêtise et la sa* v
leté. Ce ne sont pas des entreprises théâ-
traies, c'est un tout autre commerce.
Reste le music-hall. Dans les revues j il y)
a souvent, trop souvent des sketches infâmes.
Le' public de la répétition générale les ac-
cueille très froidement. Il signifie nettement
son mépris pour des produits de cet ,ordre.
Les directeurs ne sont jamais émus de cette
réprobation. Ils savent que la foule se ré-
jouira de ces plaisanteries ignobles, et, mal-
heureusement, les directeurs ont raison. liy
connaissent bien leur clientèle. Ils lui don-
nent ce qu'elle demande. Est-ce une raison
pour ne pas intervenir ? Doit-on laisser ven-
dre des poisons parce que des amateurs sont
prêts à les acheter ? La comparaison est fa-
cile et séduisante. Mais défions-nous de la'
métaphore et de ses dangers. Un dialogue
n'est pas un poison et n'est-il pas absurda
de rétablir la dangereuse censure pour con-
jurer les effets de quelques bouffonneries fâ-
cheuses ?
Le nu ?. Il est certain que le music-hall
exagère. Des femmes sans voiles défilent sur
la scène, dès le lever du rideau, s'approchent
du public au moyen de passerelles, se pro-
mènent parfois dans la salle. Il y a là un
grave péril. Le corps perd en effet la puis-
sance et le charme du mystère. Les employés
des confiseries n'ont plus le désir de cro-
quer un bonbon.
Ainsi les habitués du music-hall ne peu-
vent plus. être troublés par la beauté de
la chair : le spectacle leur en est trop gé-
néreusément offert. Il y a là un entraîne-
ment vers la chasteté dont le gouvernement
doit craindre les conséquences. Il chercha
en effet tous les moyens d'encourager les
citoyens à accomplir le devoir de la repopu-
lation. Il est grand temps d'obliger les figu-
rantes à dissimuler leurs formes sous des
costumes ingénieux et il faut graver au fron-
ton du music-hall ces vers à la gloire de
l'homme :
Le seul des animaux qui se soit fait, des
[ 'l'rnler,
Pour jouir de la nudité.
Mais est-il permis de citer une phrase d'urf
poète aussi inquiétant ? L'auteur est Sullft
Prudhomme.
M. Louis Lemàrchand n'est >-
partisan que du nu « immobile »
— Je fus un des premiers à supprimer le
maillot et à mettre le nu à la scène, nous
dit M. Louis Lemarchand, mais., toutefois, je
n'en ai reconnu la nécessité que lorsqu'il
s'agissait de reproductions de statues, de ta-
bleaux. Je suis partisan du nu, mais uni-
quement du nu immobile.
cc D'autres ont voulu faire plus fort, plus
suggestif et ils ont fait évoluer les femmes
jusqu'au bord du proscénium. C'est assuré-
ment très indécent, mais c'est encore pîus
inesthétique, car la femme, aussi bien faite
soit-elle, lorsqu'elle marche, ne garde pas lai
rigidité du marbre.
« Dans la revue des Folies-Bergère, le nu,
tel que nous le concevons, n'a jamais donné
lieu à aucune réclamation et les rapports d< f
commissaires de police qui assistaient à nos
répétitions générales n'ont jamais relaté d4
faits pouvant porter atteinte à la mor:ic.
Dans sa critique sur la revue actuelle, Paul
Reboux déclare même que le nu de En pleine
Folie est chaste et presque immatériel! »
Mlle Mistiriguett aime le nu,
mais.
Toute couverte encore de rosée. Mile
Mistinguett sort du canacl Saint-Martin, ren-
tre précipitamment dans sa loge, se sèche et
nous dit:
— La natation est un beau sport. Quant
au « nu », j'avoue qu'il se généralise un
peu trop. Ce n'est pas que je préconise le
maillot, au contraire! sauf, bien entendu,
pour les jambes qui gagnent à être gainées
dans de beaux bas de soie, ceci dit sans
aucune publicité pour mon fournisseur !
« J'estime que le nu peut contribuer àî
l'esthétique de certains tableaux ou ensem-
bles, à condition toutefois que les artiste
présentés dans ce simple appareil conser-
vent une rigoureuse immobilité. Une statut
n'a jamais été considérée comme obscène,
et toutes les femmes qui exhibent leurs avan.
tages en public n'(.nt rien à envier à celles
que le marbre ou le bronze immortalisent aux
yeux charmés des militaires sur les pelou-
ses du Luxembourg ou du parc Monceau. w
Oui, mais il '? a le nu artistique
RENOIR. — Nus dan. un paysage. - Tableau offert aux^ collections nationales,
par les fils du peintre et accepté;ambrés avis du Conseil Supérieur des Musées.
(Archives photographiques d'Art et d'Histoire J
Z~: - --- An -
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Le irtmiéro quotidien (Paris-Départements) t VINGT-CTWQ Centimes
Samedi 24 Mars 1923
! i H ri iBm
Gabriel ALPHAUD
Directeur
.Une ample comédie à cent actes divers
Et dont la scène est l'Univers
(LA FONTAINE.)
RÉDACTION-AD!lUNISTRA TION
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Paul ^RÉQORIO, Secrétaire-Général
NnEMents a mois 6 mois m AN
n - 3 MOIS 6 MOIS X AN
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110 » 75 » 230 »
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Toute 7 It Corr0i. et dans ses succursales
nce doit être adressée au Directeur
La Correspondance do'it être adressée au Directeur
:0--_--
AUJOURD'HU
Fête à souhaiter : Gabriel
Température plus fraîche.
Quelques averses.
Minimum + 2
R L j 18-06
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"e niif RENÉ* BROUILHET.
ilt, 1 l, 1111' T' -, (' T"-
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t (le Paris de danses
Lr \n 10 de m es
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Il :"" Il de 1 r-
1 k'>i\-.i°l"i
,Ilii/lil'. ""-- G. L,
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J'IIIS 0 rl?!l t lBLIK.
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Sans les Arts qui animent la vie, la
Terre serait le tombeau de l'homme
vivant.
L'ambition siège au cœur, c'est pour-
quoi elle ne meurt qu'avec l'homme.
Aujourd'hui les enfants sont des pe-
tits hommes naïfs et les hommes de
grands enfants précoces.
La bonté est une qualité du cœur,
la douceur une qualité intellectuelle.
L ne femme doit se donner à quelque
chose si elle ne veut pas finir par se
donner à quelqu'un.
La femme est courageuse, l'homme
est fort.
Les femmes confondent générale-
ment l'amour avec son ennemi : la ja-
lousie ; le premier sentiment est fait
d'abnégation alors que le second est
fait de tyrannie.
Certaines femmes sont si fatiguées de
vivre que, dès qu'on les invite à' s'as-
seoir, elles se couchent.
II n'y a qu'une circonstance où la
femme se montre plus forte que
l'homme, c'est lorsque la vie de ses
enfants est menacée.
A.-René Brouillhet.
] ENT/fE MOUS
Experts en nu ?
La femme nue est comme un oiseau
migrateur. La guerre l'avait effrayée.
Elle avait disparu. Elle revint, je crois,
dans la poétique mise en scène de
L'Homme à la Rose, et si pure, si
cha&te, que si beauté nous émut. Mais
les cabaretiers du voisinage voulurent
aussitôt percher un de ces beaux oi-
; aux de chair au sommet de leurs apo-
théoses. Ils. prirent en hâte des volail-
les de basse-cour. Aujourd'hui, une ins-
truction est ouverte. On entend crier
dans les coulisses des music-halls :
« Attention ! La vague de pudeur dé-
ferle ! Plus personne sur le pont ! » Et
on y distribue les feuilles de vigne
comme des ceintures de sauvetage.
Quels experts établiront le critérium
de la pornographie et décideront où
commence l'outrage public à la pudeur ?
Les règlements de police spécifient, pa-
raît-il, que le nu doit être immobile. Y
aura-t-il des inspecteurs du nu en mou-
vement comme il y a des agents des
mœurs qui délimitent le trottoir officiel-
lement concédé aux filles soumises ?
Les revuistes vont nous montrer le
juge d'instruction « chargé de suivre
l'affaire ». Nous le verrons d'abord im-
passible et perplexe, se demandant :
« C'est-il de l'art ou du cochon ? » Puis
succombant à la concupiscence et fina-
lement épuisé, hors d'haleine. Cette
scène a toujours eu autant de succès
qu'une exhibition de femmes nues.
J'avoue que je n'ai aucune envie de
plaisanter. Je crains qu'une nouvelle
censure, aussi maladroite que celle du
cinéma, nè revienne au music-hall, ne
revienne au théâtre. Je crains que les
apparitions du troisième acte de L'Hom-
me à la Rose ne soient un jour inter-
dites, parce que certains tenanciers au-
ront fait prendre des vessies pour leurs
lanternes.
Régis Gignoux.
4 e it
Le VOile du Bonheur"
de N' hier barles Pons, M. E. E. Violet, M. Georges Clemenceau, M.
\lIt ('-el'
l'ancien ""À St H Louis AubMt.
V'sSNSÎU StUdio H ®Men«ken- à EJinay, où M .Georges Clemenceau était
etilt ci SCènes 4u ttlm réause Paï^*vE- E .VIOlet, d'après ia pièce
La Vie Artistique
et Intellectuelle Etrangère
C'est un charmant poète, un grand lettré, S. E. M. Tcheng-Loh, ministre de
Chine à Patis, qui envoie aujourd'hui à nos collaborateurs Garcia Calderon et Homem.
Christo, la belle lettre d'encouragement publiée ci-dessous.
L'envoyé extraordinaire du pays des mandarins devait aimer tout particulièrement,
comme les chefs de son admirable République, tout ce qui touche les lettres et les
arts, et le flatteur message de S. E. M. Tcheng-Loh est pour Comœdia une précieuse
récompense dans sa campagne de rapprochement intellectuel.
S. Ex. Tcheng-Loh
Ministre de Chine à Paris
(Photo Eug. Piroii.)
(LÉOATIQN DE LA REPUBLIQUe:
DE CHINE
Lettre de S. Exc. le Ministre de Chine à Paris
Les lettres, les arts et la musique, qui sont la véritable extériorisation des peuples,
ont pu seuls franchir tous les obstacles, toutes les « grandes Murailles », même celle
de Chine, puisque ceux de mon pays viennent aujourd'hui se joindre à l'harmonie
universelle de ceux des autres nations.
Confucius n'a-t-il pas dit: « Lorsque j'eus la révélation de la musique du pays du
Tsi, j'en oubliai la nourriture du corps durant des jours! »
Comme représentant de la Chine, je ne puis qu'applaudir à l'heureuse initiative
de Comœdia oui groupera ainsi en un faisceau puissant un des facteurs indispensables
à une complète Société des Nations.
TCHENG-LOH. Paris, le 17 mars 1923.
, Nos Concours
Le Championnat de Paris de Danses Modernes
(organisé par CÔNCEDIA au Colisaim)
Nous publions aitjoifîd'h-ui le règlement
du championnat de danses qui s'ouvrira le
23 avril prochain, qu Coliseum.
1 Le Concours est ouvert aux amateurs et aux pro-
fessionnels. Une catégorie mixte est ouverte pour les
danseurs professionnels prenant part aux Concours
avec une danseuse amateur, ou inversemeut, il. y a
donc trois catégories bien distinctes :
a) Professionnels
b) Amateurs
c) Mixtes
Les concurrents prendront part aux épreuves dans
leurs catégories respectives qu'ils devront spécifier
sur leur bulletin d'inscription;
• 2* Les danses admises sont :
LE BOSTON
LE ONE STEP *
LE FOX TROT
LE TANGO
LE PASO DOBLE
LA SCOTTISH ESPAGNOLE
3* Ces danses seront réparties en deux groupes:
a) Boston, Fox-trot, One Step.
b) Tango, Scottish espagnole, Paso doble.
Les concurrents devront indiquer en s'inscrivant
s'ils désirent concourir pour un seul de ces grou-
pes ou powr toutes les danses. Ou ne pourra con-
courir pour une danse unique.
h0 Le titre de Champion de chacune des trois ca-
tégories ci-dessus indiquées, ne sera attribué qu'au
danseur ou à la danseuse qui, ayant concouru dans
toutes les danses imposées,' aura obtenu le plus grand
nombre de points en totalisant les finales de cha-
cune des danses:
5° En fin de séance, les concurrents pourront pré-
senter une nouveauté elioréfnaphique inédite dont
ils devront communiquer la musique le jour même
de leur inscription. Ils pourront même ne se présen-
ter que dans, une danse originale, sans paraître dans
aucune des danses ci-dessus désignées. Des prix spé-
ciaux seront attribués à ces concurrents;
6* Le concours comprendra des épreuves élimina-
toires, des demi-finales et une finale.-
7° La classification des concurrents se fera par
l'addition des points obtenue dans chacune des six
danses. Les points seront donnés de o à 10 et seront
attribués: 1" pour Jo rythme; ;>" pour l'élégance; 3°
pour la technique. En cas d'égalité de points entre
deux ivu plusieurs couples, le jury se réserve le
droit d'imposer fine épreuve supplémentaire;
:-'" Le jiirs, dont ly li-;;tt; di's njembi'ei sera ullé-
rieiuviïieril puhliéc, sera composé de notabilités rnÓn-
daiues et artistiques, fie jury nommera un arbitre dont
la décision, en cas de contestation, sera taris appel.
Chaque membre du jury possédera une feuille de
pointage portant le numéro d'ordre d'in.-cription des
concurrents en présence. Ce numéro d'ordre sera
imprimé sur un brassard que Je concurrent devra
porter aU bias grandie. Les couples seront appelés
dans un ordre qui ne sera pas obligatoirement celui
des numéros; ,
9° La liste des prix paraîtra dans un prochain nu-
méro de CoMOENA. D'importants prix en espèces
seront attribués aux meilleurs couples. Des diplômes
seront décernés à tous ceux qui se sernt classés parmi
les premiers dans chacune des épreuves particulières.
Ces diplômes auront un caractère officiel, car ils se-
ront signés par les présidents des grandes Associa-
tions de danse. Des mentions seront accordées à ceux
qui se seront classés dans la finale. Le jury se réserve
le droit d'attribuer un prix à un seul des partenaires
d'un même couple
io" Les engagements seront reçus de 10 heures
à midi et de 1/1 heures à 18 heures tous les jours,
sauf le dimanche, à COMŒDIA.
11* Le droit d'inscription est uniformément fixé
à 20 francs pour chaque engagement, PAR COUPLE
ou ISOLÉ. S'il s'agit de rengagement d'un couple,
chaque partenaire devra remplir un bulletin. Les
deux bulletins réunis seront envoyés à COMŒDIA ;
13° En ce qui concerne les isolés, COMCEDIA s'effor-
cera de les réunir par couples dans l'ordre des
inscriptions. Les danseurs professionnels pourront
choisir une partenaire amateur. Mais, si les dan-
seuses « amateurs » peuvent prendre part au con-
cours en compagnie d'un professionnel, les danseu-
ses professionnelles ne peuvent pas concourir dans la
catégorie AMATEURS;
13. Les amateurs ont le droit de concourir sous
un pseudonyme;
zlt* Les concurrents, en signant leur inscrip-
tion, s'engagent à accepter les termes du présent rè-
glement.
Nous préciserons demain certains articles
du règlement dont le texte n'est pas confor-
me à celui du règlement des précédents
concours. Nous espérons que les modifica-
tions apportées à ce texte donneront satis-
faction à tous.
Les concurrents pourront venir s'inscrire
à Comœdia à partir de lundi prochain 26
mars.
Dans les prochains numéros, nous don-
nerons le règlement spécial du Champion-
nat de durée, la liste des membres du jury,
la liste des prix; cette dernière est fort
longue.
Adresser toute la correspondance rela-
tive au concours à Comœdia, service du
Championnat de Danses. Les communica-
tions téléphoniques seront reçues tous les
jours, de 18 à 19 heures. Les visiteurs
sont priés de se présenter également à cette
heure-là.
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il ne fait jamais de politique,
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1 N"u esthétique et nu obscène
Une instruction judiciaire est ouverte contre le Palace
et contre un music-hall de Levallois-Ferret
LA QUESTION DU «NU AU THÉÀTRE, EST POSÉE PAR COMCEDIÀ -
Ainsi que nous l'avions annoncé hier, une
instruction judiciaire pour outrages publics
à la pudeur vient d'être ouverte contre le
directeur du « Palace » et contre un music-
hall de Lcvallois-Perret. C'est M. Bacquart,
juge d'instruction, qui. est chargé, par le
parquet, d'ouvrir l'information.
Dèpuis l'ouverture de rétablissement du
faubourg Montmartre, le ministère de l'Inté-
rieur était saisi de très nombreuses plaintes
contre la licence de certains spectacles. C'est
ainsi que le Conseil des ministres a jugé bon
d'étudier les mesures de répression néces-
saires.
Les mesures que prendra
le ministre de l'Intérieur
— Le problème est des plus complexes,
nous dit-on au ministère de l'Intérieur, et
ne peut être résolu par un simple règle-
ment. En effet, tout règlement risque d'être
arbitraire et le deviendra d'autant plus qu'il
sera précis. D'autre part, si on laisse une
trop grande latitude à l'autorité municipale,
actuellement seule compétente, celle-ci risque
de se laisser aller à des abus et à des injus-
tices.
« Il est donc très probable que l'on én'aura
pas à appliquer un texte- formel.
« Ce qu'on envisage., ce sont des sanctions
assez sérieuses pour empêcher les théâtres
de présenter des spectacles ayant nettement
un caractère pornographique. On jugera plus
sur l'intention que sur le fait lui-même.
(c Les pénalités envisagées pourront cpm-
porter l'interdiction et même la fermeture
de l'établissement. Il est évident que devant
de telles mesures, les directeurs hésiteront à
engager de gros capitaux dans une « produc-
tion » dont la représentation pourra être sus-
pendue du jour au lendemain.
« Il ne s'agit pas de se livrer à des bri-
mades mesquines, mais bien de donner'satis-
faction à l'opinion publique qui commence
à s'émouvoir.
« On ne manquera pas de répondre que ne
vont à ces spectacles que ceux qui le veu-
lent bien et que leur présence même est une
acceptation. Ceci est exact, en partie. Il ne
faut pas oublier que les étrangers viennent
nombreux dans nos music-halls et ne man-
quent pas, en retournant chez eux, de dire
ce qu'ils ont vu. Des spectacles pornogra-
phiques constituent une propagande déplora-
ble chez i os amis comme chez nos ennemis
et font formuler sur notre compte des juge-
ments que nous ne méritons pas.
« On étudie également les moyens de ré-
primer la pornographie dans les livres, car
nous ne disposons actuellement d'aucune
arme vraiment sérieuse.
« Ce n'est pas une vague de pudeur. Ce
sont des mesures qui devront être appliquées
avec tact et intelligence et, sans doute, plus
d'une fois, ne ferons-nous que consacrer l'o»
pin ion publique. »
Au Palace
M. Dufrenne est en voyage.
M. Varna est introuvable.
Un secrétaire nous déclare simplement :
« Nous n'avons encore reçu aucune signi-
cation, par conséquent je ne peux rien vous
dire. attendons. »
Attendons ! !
Un appel à l'opinion publique
Avant que les mesures trop rigoureuses in-
terviennent,' nous croyons bon de donner un
reflet de cette opinion publique au nom de
laquelle on veut, en quelque sorte, rétablir
la-censure. -
Aussi ouvrons-nous dans nos colonnes une
enquête au sujet de la pornographie. Que les
auteurs, les interprètes et aussi nos fidèles
lecteurs veuillent nous envoyer leur opinion.
Leurs réponses seront publiées ainsi que leurs
suggestions, espérant ainsi aider, dans la me-
sure du possible, à trouver la solution sus-
ceptible de donner satisfaction à chacun. n
« Le Music-Hall exagère »
dédare M. Nozière
M. Nozière a bien voulu nous adresser
les lignes suivantes qui résument admira-
blement la question:
Le gouvernement part en guerre contre les
spectacles pornographiques. Bravo 1 Mais
quels sont les théâtres qui offrent au public
des : pièces pornographiques ? Aucun. Des
grincheux se plaisent à répéter que nos piè-
ces compromettent le bon renom de la France
à l'étranger. Il suffit d'examiner les affiches
pour constater que cette accusation est in-
juste. Mais il y a des mensonges qui, parce
qu'ils sont vieux, prennent un petit air de
vérité comme d'anciennes liaisons acquièrent
l'apparence de la légitimité.
Ceux qui recherchent l'obscénité parviens
dtont à découvrir trois ou quatre établisse-
ments de dixième ordre qui offrent à leut
public des opérettes ordurières et des vau-
devilles grossiers. Il n'y a aucun incojivé*
nient à en surveiller et poursuivre: les te-
nanciers. Mais il ne faut pas laisser jeter la
discrédit sur notre art dramatique sous pré*
texte que quelques bas trafiquants vendent,
sur des scènes obscures, la bêtise et la sa* v
leté. Ce ne sont pas des entreprises théâ-
traies, c'est un tout autre commerce.
Reste le music-hall. Dans les revues j il y)
a souvent, trop souvent des sketches infâmes.
Le' public de la répétition générale les ac-
cueille très froidement. Il signifie nettement
son mépris pour des produits de cet ,ordre.
Les directeurs ne sont jamais émus de cette
réprobation. Ils savent que la foule se ré-
jouira de ces plaisanteries ignobles, et, mal-
heureusement, les directeurs ont raison. liy
connaissent bien leur clientèle. Ils lui don-
nent ce qu'elle demande. Est-ce une raison
pour ne pas intervenir ? Doit-on laisser ven-
dre des poisons parce que des amateurs sont
prêts à les acheter ? La comparaison est fa-
cile et séduisante. Mais défions-nous de la'
métaphore et de ses dangers. Un dialogue
n'est pas un poison et n'est-il pas absurda
de rétablir la dangereuse censure pour con-
jurer les effets de quelques bouffonneries fâ-
cheuses ?
Le nu ?. Il est certain que le music-hall
exagère. Des femmes sans voiles défilent sur
la scène, dès le lever du rideau, s'approchent
du public au moyen de passerelles, se pro-
mènent parfois dans la salle. Il y a là un
grave péril. Le corps perd en effet la puis-
sance et le charme du mystère. Les employés
des confiseries n'ont plus le désir de cro-
quer un bonbon.
Ainsi les habitués du music-hall ne peu-
vent plus. être troublés par la beauté de
la chair : le spectacle leur en est trop gé-
néreusément offert. Il y a là un entraîne-
ment vers la chasteté dont le gouvernement
doit craindre les conséquences. Il chercha
en effet tous les moyens d'encourager les
citoyens à accomplir le devoir de la repopu-
lation. Il est grand temps d'obliger les figu-
rantes à dissimuler leurs formes sous des
costumes ingénieux et il faut graver au fron-
ton du music-hall ces vers à la gloire de
l'homme :
Le seul des animaux qui se soit fait, des
[ 'l'rnler,
Pour jouir de la nudité.
Mais est-il permis de citer une phrase d'urf
poète aussi inquiétant ? L'auteur est Sullft
Prudhomme.
M. Louis Lemàrchand n'est >-
partisan que du nu « immobile »
— Je fus un des premiers à supprimer le
maillot et à mettre le nu à la scène, nous
dit M. Louis Lemarchand, mais., toutefois, je
n'en ai reconnu la nécessité que lorsqu'il
s'agissait de reproductions de statues, de ta-
bleaux. Je suis partisan du nu, mais uni-
quement du nu immobile.
cc D'autres ont voulu faire plus fort, plus
suggestif et ils ont fait évoluer les femmes
jusqu'au bord du proscénium. C'est assuré-
ment très indécent, mais c'est encore pîus
inesthétique, car la femme, aussi bien faite
soit-elle, lorsqu'elle marche, ne garde pas lai
rigidité du marbre.
« Dans la revue des Folies-Bergère, le nu,
tel que nous le concevons, n'a jamais donné
lieu à aucune réclamation et les rapports d< f
commissaires de police qui assistaient à nos
répétitions générales n'ont jamais relaté d4
faits pouvant porter atteinte à la mor:ic.
Dans sa critique sur la revue actuelle, Paul
Reboux déclare même que le nu de En pleine
Folie est chaste et presque immatériel! »
Mlle Mistiriguett aime le nu,
mais.
Toute couverte encore de rosée. Mile
Mistinguett sort du canacl Saint-Martin, ren-
tre précipitamment dans sa loge, se sèche et
nous dit:
— La natation est un beau sport. Quant
au « nu », j'avoue qu'il se généralise un
peu trop. Ce n'est pas que je préconise le
maillot, au contraire! sauf, bien entendu,
pour les jambes qui gagnent à être gainées
dans de beaux bas de soie, ceci dit sans
aucune publicité pour mon fournisseur !
« J'estime que le nu peut contribuer àî
l'esthétique de certains tableaux ou ensem-
bles, à condition toutefois que les artiste
présentés dans ce simple appareil conser-
vent une rigoureuse immobilité. Une statut
n'a jamais été considérée comme obscène,
et toutes les femmes qui exhibent leurs avan.
tages en public n'(.nt rien à envier à celles
que le marbre ou le bronze immortalisent aux
yeux charmés des militaires sur les pelou-
ses du Luxembourg ou du parc Monceau. w
Oui, mais il '? a le nu artistique
RENOIR. — Nus dan. un paysage. - Tableau offert aux^ collections nationales,
par les fils du peintre et accepté;ambrés avis du Conseil Supérieur des Musées.
(Archives photographiques d'Art et d'Histoire J
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