Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1927-10-23
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 23 octobre 1927 23 octobre 1927
Description : 1927/10/23 (Numéro 296). 1927/10/23 (Numéro 296).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
Vingtième année - N° 295
0
Dimanche 23 Octobre 1927
25 centime» P aris -
30 intime» D épartements et C olonie»
ABONNEMENTS I Vta th Mit IlnK mh
France et Colonie» ..... 72 fr. Sïfr. îOfr.
Etranger plein tarif 190 rr 100 fr. 60 fr.
Pajr* » urlf réduit .... 130 fr. Î0 fr. 40 fr.
Ghfcpu postal { Compte 33.900. PARIS-
ORGANE DU NATIONALISME INTEGRAL
Tout ce qui est national est nôtre. — Le Duc d'ORLEANS.
Chef de la Maison de France, fen revendique tons les droits, j'en esgsmè
toutes les responsabilités, fen accepte tous les devoirs.
. Le Due de GUISE, héritier de* (pumM Reia gai ea mffle ni firent h Tnuei
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Fondateur .- HENRI VAUGEOIS — Dfr «jn«r» p»to>» « LEON DAUDET et CHARLES MAUESAS — EH«Mr en cM * MAURICE PUJO
LE GOUVERNEMENT DES JURISTES
< M. Poincaré est de ces intelligences à forme
juridique plus aisément touchées par des préoc
cupations légales que par des raisons d'Etat*
« Mais c'est en restant dans le droit que les
gouvernants de là République laissent la révolution
s'installer partout, le communisme envahir nos
administrations, notre armée, notre marine, inves
tir toutes les places de résistance de la bourgeoisie
et de la cmlisatiosu »
CURTIUS, dannle Gaalois
Endettés et appauvris
H est très rare, dans:les affaires publi-
ques ou privées, qu'on ait le pourage de
regarder le fond des choses. Il est plus
commode de s'en tenir aux aspects super
ficiels et aux accidents. Les discussions
«ont plus nombreuses et plus fréquentes
mais elles sont moins graves. C'est ainsi
que durent les ménages et les régimes.
Pour le problème financier qui s'est
posé depuis la guerre, on voit sans cesse
renaître les mêmes débats qui portent
toujours sur les accessoires. On est pour
ou contre telle ou telle méthode, pour
on contre certains impôts, pour ou contre
les modalités ou la rapidité de l'amortis
sement, pour ou contre la stabilisation.
Jamais on n'aborde ce qui est à la basé
de la difficulté.
Et qu'y a-t-il à la base ? La - dette
énorme dont la France s'est chargée de
puis 1914. De trente milliards environ^
cette dette a passé à,trois cents milliards.
Elle a donc décuplé. Ses arrérages
divers exigent les deux tiers environ d'un
budget de quarante-deux milliards. Avant-
1914, le budget était dé cinq milliards
de francs-or. Le service 3ë la dette n'en
prenait qu'un cinquième, ce qui était déjà
regardé à bon droit comme très: lourd.
Nous avons un budget d'Etat (sans comp
ter celui de lfc Caisse d'amortissement)
qui équivaut à un peu plus de huit mil
liards de francs-or. Il y en a prè3 de six
pour- les coupons de rente et pensions.
Cest ce chiffre colossal qui domine tout.
Il domine notre vie nationale elle-
même. Car ce qui reste pour les autres
services de l'Etat, une fois 6ervi celui de
la dette. publique, est très maigre. Au
lien de quatre milliards de francs-or
comme autrefois, il n'y. en a qu'un peu
plus de deux. H s'agit de faire marcher
la machine d'un pays de 40 millions d'ha
bitants* avec deux milliards de francs-or
et quelque chose.
«r**
*. *
H est J entendu que l'Etat français est
lonnêto homme,' qu'il ne renie pas ses
engagements,, qu'il , paie, ses dettes en
franco-papier, sans doute, en francs déva
lorisée, mais qu'il les paie;
(L'accord est à peu près fait, d'autre
part, sur ce p oint que nous sommes arri
vés aux limites de la taxation supporta
bles La question est même de savoir si,
au cours des mois et de l'année , à venir,
lés ; rentrées d'impôts seront conformes
aiux évaluations.
Dans ces' conditions^ il faudrait avoir lé
courage de se dire que nous sommes un
pays • lourdement • endetté et, par consé
quent, appauvri. La mesure de cet appau
vrissement, ce sont,' répétons-le, les cré-
' dits d'un peu plus de deux milliards de
francs-or dont nous disposons pour les
services publics, la défeâse nationale,
l'aménagement et la mise en valeur de
la métropole et des colonies. : .
C'est extrêmement peu. Au moins fau
drait-il que cette maigre somme fût judi
cieusement employée et répartie, que les
dépenses les plus nécessaires: eussent le
pas sur les autres, qu'on eût sans, cesse
devant les yeux le tableau des ressources
et celui des besoins. Il faudrait des éco
nomies féroces pour ce qui est accessoire
afin de subvenir à ce qui est indispen
sable.: ' ' " V",I<
Faute de cette vue nette et courageuse
de la situation, on marche au hasard et
on se trouve en face.de contradictions et
d'impossibilités. Un exemple suffira.
f * a
;• '* * ■ <
Le système de politique étrangère qui
a pour point earno tend à l'évacuation de la rive gau
che du Rhin. Il n'a même pas de sens
s 'il n'y tend pas. En tout cas, il ne saurait
plus s'agir, étant donné 1' « esprit » du
pacte, de prolonger l'occupation au delà
de 1930 pour Coblence et de 1935 pour
Mayencè. •'
D'autre part'(et c'est même une des rai
sons qui font qu'en dépit de Locaruo la
Rhcnanie n'est pas encore évacuée) il est
réconnu avec une quasi-unanimité que,
le jour où nous aurons quitté les têtes
de pont du Rhin, où nous serons revenus
à la frontière du traité de Versailles, il
faudra que la trouée soit bouchée par des
fortifications car cette frontière est celle
de 1815, celle par où l'invasion de 1870
a passé et qui avait été dessinée contre
nous aprèi Waterloo p-- les Alliés d'alors
justement pour livrer passage aux inva
sions.'
Le système de Locarno devrait donc
s'accompagner d'un système de défense
du territoire français, lequel coûterait
assurément dè l'argent mqis qui revien
drait tout de même moins cher que l'en
trée d'une armée allemande en France.
Mais rien ne se décide. On attend. On
remet à plus tard. De sorte qu'on est en
présence de cette alternative : ou bien
laisser courir les choses jusqu'à une éva
cuation -qui nous laissera découverts et
v ^posés, ou bien ruser avec 1* « esprit de
-oeamo », se dérober à ses conséquences
et ; prêter au reproche de mauvaise foi
que ne manquent pas, du reste, de neus
adresser les Allemands.
Ce n'est qu'un cas, mais il est d'une
importance particulière, parmi eeùx
qu'entraîne l'absence d'une méthode sé
rieuse d'utilisation de nos ressources
budgétaires. Les plans, généraux ne «ont
pas coordonnés aux moyens financiers
dont nous disposons.
Nous ne tommes même pas garantis
contre le mauvais emploi ou le gaspillage
des sommes qui restent pour faire vivre
l'Etat français. Nous ne sommes pas
garantis contre les largesses de. nature
électorale, A .quoi , bon alors reprocher
vertueusement, comme il arrive à M.
Poincaré de le faire,.les gains faciles, et
illusoires, que l'inflation a procurés à eer-
tains particuliers ? L'Etat français fait
comme ces-particuliers. Il se croit riche
avec v une quinzaine v de milliards de
francs-papier; An'bout de éette erreur, il
y aura un appauvrissement encore plus
grave que celui qu'on a peur d'avouer
et de s'avouer.
Jacques BANVILLE.
A la recherche de Léon Daudet
Décidément, il nous faut rouvrir cette
rubrique, car de différents côtéi nous ar
rivent des renseignements sur les instruc
tions données à la gendarmerie, pour dé
couvrir >Léon Daudet.
■ Nous avons déjà signalé les mesures
prises dimanche dernier aux portes de
Sentis.
■ II en a_ été de même à Mareuil-sar-Ourcq,
dans l'Aisne. Toute la journée du 16 octo
bre, la route a été barrée par une grande
charrette de ferme, à laquelle avait été at
taché un drapeau rouge d'arrêt. Les gen
darmes vérifiaient les numéros de toutes
les autos qui- passaient et- se faisaient pré
senter les papiers, des voyageurs.
Le, lendemain, 17 courant, les gendar
mes étaient en'faction à Crépy-en-Valois, à
l'intersection de la route de Senlis, Aux
automobilistes qui manifestaient leur sur-
. prise'de ces singuliers procédés, ils'- ré-
pondaient qu'ils, agissaient ainsi en„ .vertu
d'uir .« ordre coirfldeniiel'sr ~
■ ; D'autre part; nous savons que le' coralnïs-
saire spécial de pojpai. et ses collègues ont
reçu ides instructions prescrivant un ^redou
blement'de surveillance, car la rentrée de
Léon Daudet serait imminente.
H faut donc s'attendre â voir recommen
cer, sur toutes les - routes" de France, la
divertissante comédie "qui a égayé toute la
France l'été dernier.
È0HO
Denxavis vaient'mieux qu'un.
Après avoir consulté le bijoutier ' de rotre choix,
soit pour une vente ou un achat de bijoux, voyer
les experts joaillier»! fabricants SIROP- et PAU-
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Saint-Martin (Archives 01-69). Voir notre cours
officiel des métaux préeienx tt nette barème de»
-brillants.
De M. André Taminetn, i Neveri
Dans ee Sot. montant de liqueurs
Bons gourmets nous allons 'sombrer
Si soi» n'aions pas le bonheur '
D 'adopter Jh « Ckeny-Rocher » !
La double méprise
Une méprise d'Emile Buré,' qui me fait
beaucoup d'honneur, lui a fait attribuer à
Maurras notre Politique de vendredi qui
était signée de moi. Cela vaut à notre maî
tre et ami d'être accusé d'une '< lourde er
reur ». En répondant à Jean Guiraud, qui
avait vivement attaqué le directeur de
l'Aiwnfr, j'aurais refusé de reconnaître à
celui-ci, sur la tactique électorale des ca
tholiques, des opinion*» qui sont bien les
siennes. - '
Or. je n'ai nullement prétendu que Buré
ne fût pas partisan de la tactique de
la conciliation et des alliances pour les
catholiques. Je me suis étonné seulement
que, pour la combattre, M. Guiraud soit
allé pourfendre ce Buré cornu, ce Buré
qui sent le fagot, alors qu'il pouvait choisir
tant d'adversaires plus sérieux, parce
que plus qualifiés au point de vue catho
lique.
Ce n'est pas Buré, mais une « haute per
sonnalité catholique » qui avait écrit le
petit manifeste publié en tête de l'A venir.
Et c'est encore moins Buré qui est l'antcur
de ce fameux Mémoire confidentiel dont
Jean Guiraud faisait Moquemment justir
Mais si Guiraud, voulant à bon droi*.
donner la fessée à quelqu'un, a pris Buré
pôur menin, il -sem>'e que Bu"* de son
côté n'ait, pas refusé le bénéfice de ce rôle.
Je ne lui - prête pas pour »cela les mœurs
de Médor Barlhou, mais enfin, la riçuenr,
sinon imméritée, du moins mal nlacee, du
rédacteur en chef de la Croix lni fera
peut-être, pardonner par certains d° ses
amis les articles aussi courageux que clair
voyants qu'il a écrits sur d'autres manifes
tations de la politique vaticane;-
Ce léger masque de comédie chei: les
deux partenaires d'un débat d'ailleurs sé-:
rieux vaut bien un innocent sourire.
Maurice PVJO.
EN TROISIEME PAGE :
L'Aetion française
économique et- sociale
A l'occasién du -mariage
de S.A.R. Madame la Priiieesse Anne
US SOUVEPÎÎR DES LIGUEURS D'A. F.
A LA PRINCESSE
Ea lisant dans l'Action française l'an
nonce dç la souscription destinée à lui of
frir un souvenir à l'occasion .de son ma
riage, S. A. R. Madame la Princesse Anne
de France avait eu la délicate pensée d'é
crire à Charles Maurras la lettre suivante :
Manoir d'Anjou.
Le 10 octobre 1927.
Cher monsieur Mourras,
Vous ne sauriez croire à quel* point foi
été touchée et. émue, en voyant l'annonce
d'une souscription, destinée à' m'offrir, à
F occasion de- mon futur mariage, un souve
nir, avec un Livre. dés souscripteurs.
Rien ne sera plus prêcieux pçur moi que
ce Livre d'or, qui me rappellera toujours
les noms des fidèles de nia famille et -des
meilleurs serviteurs de mon pays. Aucun
souvenir ne saurait être plus doux à mon
eeeur. i
Je le recevrai avec une grande joie et
une profonde reconnaissance ; et puisque
rien ne nie rappellera mieux ni plus agréa*
blement la France^ je vous demande de
conserver pour ta : propagande en faveur de'
là grande ■ CùùsH: natfônale •: 1e r montant dés •
souscriptions qui' seront^, inscrites - . sur. le
Livré d'or.
\ Je remercié de tout mon, cœur tous ceux
qui pensera ■ à moi 'et 'qui" m'expriment,
leurs vieux au moment de mon départ pour
VItalie et, avec toute :ma gratitude, je vous'
assure, cher monsieur, Mourras, de mes sen
timents très affectionnés.
. A îwk-de F rance.
. Rien ne . pouvait toucher ,plus profon
dément le cœur de nos amis et compa
gnons de hitte que ce désir, généreux, aussi
noblement exprimé. Mais il ne nous a pas
été possible d'y déférer. Outre que. là
réalisation matérielle dtr présent nuptial
était déjà . avancée, nos amis .auraient
été fort déçus si l'emploi, de leurs. 1 sous
criptions avait étSé changé. Si généreux
pour le service de là propagande, ils-vou
laient qu'à côté de l'utilité, on leur laisr
sât la joie de participer directement au
bonheur des Princes qui sont *ies chefs
aimés : de la grande Famille française.
Cet enthousiasme n'était-il> pas d'ailleurs^
-par lui-môme, une chwe infiniment pré-
ciense ?
. Ce sonf cea sentiments, que le président
de la Liguie d'Action française a exprimés
hier avec,nos Vœux respectueux à S. A. R.
la Princesse Anne ot < lui remettant le pré
sent de nos amis. La Princesse a daigné
s'y: rendre-; Elle .a manifesté avec une
grâce et une délicatesse" inexprimables Sa
reconnaissance et Son émotion. Elle "nous
a chargés - dé les dire aux ' innombrables
donateurs-qui figureront au Livre d'or et
de lenr transmettre Ses remerciements.
C'est un devoir qu'il nous est doux- de
remplir et nous regrettons seulement de
ne pouvoir .rendre exactement et avec
tout leur charme les paroles mêmes que la
Princesse a su trouver dans Son cœur.
Le présent consiste en un bracelet monté
sur platinfe dont la gourmette est formée
d'une triple rangée de brillants. Nous en
reproduisons ici le dessin. Le-motif cen
tral e«t un insigne de la Ligue d'Action
française également en brillants qui" est,
Eosé en relief sur un pavé de diamants.
e travaii a , été accompli en moins de*
' trais semaines par la Maison Mellerio qui
"a Sccompii un véritable tour de force en
réalisant si. vite un vrai chef-d'œuwe de
joaillerie; et de goût français.
LA RECEPTION AU OIESNAY
Ainsi que cela avait été annoncé, Ma
dame la Duchesse de Guise a-ireçu hier aii
château ,de Bellevue, grès .Versailles/ tou
tes les '(personnes qui» ont" bien voulu venir
saluer S.'A.'R. la Princesse ;Anne : . de
France' avant- soh départ" poifr; l'Italie.
; Madame la. Duchesse- de-Gùise avait 1 à
sqh ; côté S, k À. < R. là Princesse, Anne, de
JFrance s et-- S,-; A.\R. : la.Princesse Françoise
de. France. À l'entrée- du salon se„tenaient
les dames.d'honhêur, la comtesse de Ville-
neuve-Bargemont et la : comtesse de Bari-
tault, qui indiquaient à Madame le nom
du visiteur.. -
Malgré lé mauvais temps, depuis deux
heures de l'après-midi jusqu'à six heures,,
ee fut un défilé ininterrompu. Environ
3,000 personnes, de toute condition,, sont
venues saluer les Princesses et ont reçu
d'EUes wn ; accueil qui les a touchées. Au
milieu -de la cérémonie, S. A. R. le Duc
des Pouilles, débarquàin.t d'Italie, est venu
se, mettre à côté de sa fiancée, réservant
lui anssi k tous l'accueii le plus cordial.
• Cette réception, qui du reste se conti
nuera aujourd'Jiui, a 'laiss -cher tous les
visiteurs une impression, profonde.
Une immense tente couvrant toute la
ïcour d'entrée du château,' divisée en .deux
parties, l'une formant antichambre, l'amt-
tre transformée en. buffet,
Toiut s'est passé dans un ordre parfait
jet d«n«. le' ;plus grand calmé, aussi, bien
;à l'intérieur que sur les trottoirs de la
.voie publique où stationnaient quantité
de visiteurs attendant leur tQur.
ous la terreur...
Dans le torrent des fausses nouvelles
qtiil n'hésite famais à déverser sur le
monde catholique, Z'O ssebvatohe, s'il faut
en croire R adio, roule une perle neuve.
Ce journal annonce que Mgr Marty, évê-
que de Montauban, qui était venu à Rome
en visite * ad limina »; a été reçu deux fois
en audience par Pie XL
Le prélat ,.ajoute le journal, a exprimé au :
Saint Père ses excuses et sa cordiale adhé
sion et obéissance non seulement, aux or
dres de Sa Sainteté, mais aussi à ses désirs
et aux directions données par le Papè Sux
catholiques du-monde entier, et pnneipa--
lement aux Français, en ce qui concerne
1' A ction française.
Notts ne savons pas ce que peuvent pen
ser de cette note (et de cette manœuvre) les
catholiques du monde entiers mais aeux dc
France sont fixés: ils n'ont pas. oublié cette,
autre note de l' O sskrvatoré qui, l'année
dernière, annonçait une espèce de désaveu
venu de S. E. le cardinal Billot au sujet de
/•A ction française. Un an plus tard, le Car-
dinal se démettait dans lis conditions que-
ton sait. ;
Le vénérable évêque de Montauban est
Fun des trois évèques français qui ont re
fusé de souscrire aux erreurs de fait qui
leur étaient proposées par Rome.En lui im
putant une attitude nouvelle,- tout à fait
contraire â ses sentiments et à son carac
tère, le journal prussien de langue italienne
essaye trop évidemment d'acculer Vèvèque
de Montauban, soit à un démenti qui lui
donnerait figure de révolté contre une au-.
torité auguste, soit à un silence d'ac
ceptation forcée qui contiendrait'le désa-i
veu de sa conduite et de sa pensée. : •
Ces tortueuses misères assez dignes de la
politique gasparienne n'ont même pas {'ex
cuse. d'être spontanées. Elles ont été pré
parées de longue main. La * haute person
nalité catholique » qui renseigne et qui
trompe la direction d' Aux E coutes lui
suggérait pour son avant-dernier, numéro
(15 octobre), la note suivante :
Mgr M arty et le S aint- S iege . — Ainsi
que nous l'avons annoncé, Mgr Marty, évê
que de Montauban, fidèle à l' Action fraii-;
çaise (!)*cst parti pour Rome. ,
Avant son départ, il a dit à sels intimes
que depuis quelaue temps îl se. sentait
fatigué et que le fardeiiu épiseopal pesait'
1-ourdénient sur ses épaules. « &i de Saint-' 1
Père, ajouta-t-il, me demandait de me re
tirer pour prendre un complet repos, je
répondrais : Deo gratias 1 »
Ceci escomptait une hypothèse de démis
sion qui n'avait jamais été ■ envisagée par
Févêque. de Montauban. L'hypothèse de sa
soumission(en des matières libres, touchant
à. des questions de fait que l'on connaît
certainement mieux aux bords du Tarn
qu'aux bords du Tibre) mérite d'être exa
minée avec la même défiance critique.
; Les sentiments, d'obéissance filiale,- de
piété et d'amour:qui animent Vévêque• dé
Montauban envers le Pape 'régnant, envers
tout ce qui touche au légitime magistère
pontifical, sont,connus de toute la chré-
'tientè, La canaillerie de l' O sservatore,
■consiste ce transposer purement et simple-
-ment ces sentiments sur un terrain de véri-,
tés matérielles où l'évêque successeur des-
apôtres à le droit de dire à Pierre lui-
même :
— Très Saint Père cela n'est pas. »
-Loin de nous la pensée de faire parler
Mgr l'évêque de Montauban ni personne!
Mais nous rendons sensible l'étendue des
droits qui sont naturels â tout loyal témoin.
L'A . F.
-«mm mmt» aassBiaBUiB.
NOTRE c LIVRE JAUNE »
l'Action française
cl le Yalican
PREFACE
de
Charles Maurras et Léon Daudet
E. FLAMMARION
26, .Rut Racine.
Edition alfa : 20 f. -'Edition ordinaire i 12 f.
! • l ' , « > f ' I" -
a® «glffis BSiigQia tf S"â ai'
■LÂ--
I. La caisse et le comptable
"L'événement de la journée a été hier le
fort .cahier de. remontrances adressées par
l'agent générai du plan Dawes; M. Parker
Gilbert, au gouvernement allemand. Dépen-.
ses. abusives; parfois même un peu - sus
pectes, l'expert américain pose surtout le
doigt sur lès totaux qui sont inquiétants :
si/ en effet, l'Allemagne voulait établir,
dans .un avenir très prochain, qu'elle est,
la malheureuse ! incapable de faire face
aux obligations qu'elle a contractées il y
a trois ans, elle n'arrangerait pas autre-
meiît son budget. Le fol excès de .ces dé
penses devient fort; raisonnable si leur
objet prévu" est collaborer . à une dé
monstration d'insolvabilité: — Vous de
mandes des millions, des milliards pour le
plan Dawes? Mais, c'ier.agent général, il
n'y en a plus. Napus,- comme dit la petite
fille dq roman, de Léon .Daudet, que publie
la R evue, universeele.,
^ Il n'y aura plus rien en effet- pour • la
nation créancière si l'on commence par
tout'dépenser au dedans du Reich: «Lar
gesses aux fonctionnaires;»,' dit Jacques
Bainville à .la . L iberté , ,<. Lois; sociales et.
scolaires coûteuses, < ristournes » au*
pays ' qui' composent le Reich.» -Toutes les
mesures sont prises pour organiser, le pe
tit aspect miséreux qui saura émouvoir
de tendres pitiés comme on « organisa
•les sympathies V au lendemain de la révo
lution et de la défaite.
Alors, qu'est-ce que nous ferons?.Com
ment courrons-nous après l'argent que
l'Allemagne, revenue à la puissance et a
la santé, commencera à nous refuser dou
cement, non sans se lamenter sur notre
dureté et sur son indigence ?
Af, Parker Gilbert, dit Jacques Bainville,
prend son rôle au sérieux. Il s'est fâché,
et il a eu bien raison. Mais il aura encore
à se faire obéir, ce qui sera une autre
affaire. Il n'a pas envie, sans doute, d'oc
cuper la Ruhr. : ll n'en aurait pas non plus
les ' moyens. Mais nous voyons très bien
que le plan Dawes n'est pas, - comme on
lavait dit, exécutable par lui-même, qu'il
ne dispense pas: d'une certaine contrain
te et qu'il ne suffit pas, pour que les an
nuités soient ponctuellement s payées, de
mettre, selon l'expression de M. Herriot,
* un comptable auprès d'une caisse ».
La caisse' fuit, son contenu arrosera et
engraissera les Allemagnes. Cependant,
nous 7 ne cesserons pas d'en avoir besoin.
Nous le réclamerons au comptable, qui ne
pourra guère 'que répondre,: Nodus, Ce
n'est pas uns solution; Et ce comptable
s'apercevra queiui-Tiiême rie constitué-pas
une garantie' suffisante. Sa pensée, sinon
son visage, se tournera alors vers nos
troupes d'occupation rhénanes, la presse
allemande ne cessant d'avouer qu'elle n'est
plus gênée que par ce qns nous avons de
fusils, de canons et de ; mitraillcuscs dans
les places; du Rhin^ Notre seule, chan^f-
de ne pas être déçus et ruinés complè
tement et à fond réside dans cefte « for
ce», dans cette force matérielle qui oblige
rait encore les-Allemands à subir la guerre
chez eux..'De là. dépend l'exécution des
conventions du traité. De là, sinon la paix,
au moins la trêve-aux agressions .et aux
invasions. De cette force tutélaire et bien
faisante ruissellent, en un mot, nos loisirs
et nos plaisirs, la sécurité de nos labeurs et
de nôtre repos. C'est pourquoi les alliés
ou les complices intérieurs de l'Allemagne
se sont acharnés et s'acharnent sur cette
force. Leur besoin naturel de revoir les
uniformes gris recouvrir nos provinces,
brûler nos villes et vider nos maison®, a
déterminé M. Briand et' ses pareil^ à dégar
nir autant qu'ils l'ont pu le rempart deve
nu barrière, et barrière fragile jusqu'au
point où elle ne sera que fiction. Moins
forte cette année que l'année dernière,
elle sera plus affaiblie encore l'an pro
chain. Mais le plan Dawes perdra tout ce
qu'elle perdra : le comptable en sera ré
duit à compter les araignées faisant leur
toile daws sa caisse.
H. Un Etat d'avocats
Comprendra-t-on ?
Nous citons, en tête du journal, et à la
Revue de la Presse, les justes, et graves
réflexions de. Curtius sur la faiblesse de
l'esprit juridique lorsqu'il se charge de ré
gler tout seul les grandes affairés de l'Etat.
La part de la France au « mauvais
traité » de Versailles a été une contribu
tion-d'avocats. Il a été rédigé-en avocat
"par M. Tardieu et les. hommes chargés de
son application ont été aussi des avocats
de carrière, M. Millerand, M. Poincaré, tant
d'autres. Je ne parle plus des traîtres,
mais de ceux dont -l'intérêt était-d'accord
avec la bonne volonté. Ils ont rédigé ce
papier^ ils ont ajouté à ce papier fonda
mental d'autres papiers destinés à' l'inter
préter à peu près, comme un règlement
d'administration interprète une loi : tout
l'ordre de l'exécution a été laissé de coté
ou minimisé à plaisir. Nos. fabricants de;
lois" en usent souvent ainsi ; à l'intérieur,
ce qui ne va*'pas sans dommage. Mais à
l'extérieur, il faut l'avouer, c'était fou.
A l'intérieur, quand une loi est promul
guée, il y a, tout de même, un corps de pro
cureurs, d'huissiers, de gendarmes, de geô
liers et de juges pour en requérir et assu
rer l'application gui, de ce chef, si elle
•n'est pas toujours active, reste toujours
possible, aussitôt qu'un vivant intérêt de
l'Etat vient à faire pression sur les di
vers organes de ses pouvoirs. Au dehors,
en politique extérieure, rien de compa
rable, , <
Le tribunal de La Haye est une dérision.
L'assemblée de Genève une comédie. Le
sur-Etat Internationa!! n'existe pas. Il-
n'existe aucun moyen de contrainte habi
tuelle et sûre. Dans l'atmosphère d'aujour
d'hui, quand l'une des parties contractan
tes a des intérêts décisifs à-manquer-de
parole, se fier aux accords eux-mêmes,
révèle un état d'illusion doublé d'une pa
resse d'esprit sans rivale. T^e démon de
l'analogie aidant, on conclut de ce qui;
se passe à l'intérieur d'une -nation, où la
coaction policière et judiciaire agit, à
ce qui se passera à l'extérieur, dans un do
maine où ces coa'ctions n'existent pas!- ■
Non contents de tracer en l'air de? con
clusions fausses, on se comporte, on agit.
comme si leur autorité idéale et conjectu
rale leur donnait la plénitude de l'usage
cruellement, follement, sançuinairemeiit i
Cela est... Ce qui est, en réalité, ou ce qui
se hâte d'être, c'est, faute de police, la
querelle, faute de justice, la violence, et;
cômpie les êtres en conflit sont forts de
millions d'hommes et de milliards de biens,
il ne peut manquer d'en résulter des
fleuves de sang. Ainsi cette folle et légère
pétition de principe où l'esprit .juridi
que nous construit une paix de papier
doré est certainement, aujourd'hui, le plus
redoutable ennemi des réalités de la paix.
Cette paix vraie, nos hommes, avec leurs
fusils et leurs mitrailleusesr la gardaient
effectivement sur là- Ruhr. Le plan Dawes
a-rouvert une voie bordée de tombeaux,
m. La journée du 25 août
Il nous ; est arrivé une troisième liste de
285 francs de notre section de la Manrien-
ne, recueillie à l'occasion de la formation -
d'un sous-groupe à Modanc. Les ligueurs
et alliés:de la-Fédération savoyarde réunis
au nombre de 250 à La Rocne-surrForon
font parvenir 1.330 francs. Aubenas envoie
310 francs; Bédari-eux, 108 francs, avec
cette lettre : i , •
Il ne nous a pas été possible de vous faire
parvenir notre souscription avant à cause
des vendanges et tous les membres de no
tre section n'ont pu encore être vus ; cette
somme que je vous adresse est bien modi
que ; mais dans notre section nous ne som
mes pas riches et la grande majorité som>
mes bien touchés par le cours de la. vie ;
nous n'en sommes pas moins toujours prêts
à nous sacrifier pour notre Roi, .
tEnfin du Gard vient ce billet :
La section d'A. F. (TOrsan-Chusclan a
le grand plaisir de vous faire parvenir le
montant d'une souscription s'élevant à la
somme de cent quarante francs (140).'
Les ligueurs de notre section, tous huai'
bles paysans, ont ea à cœur de participer
avec leur modeste obole, à l'œuvre si noble
de l'Action française. Ils Vassurent dç leur
entier dévouement, comme ils souhaitent
vivement le. prochain retour du Roi de
France afin que bientôt soient boulés hors
de notre pays toute la < racaille » des poli-
ciéns à l assiette au beurre. -
Hier, nous avons reçu 1.612 fr. 80 qui
élèvent le total de la souscription à
732.545 fr. 55.
Charles MAURRAS..
P. S. — Les malheureux à qui Octave
Homberg a refusé avec raison la centaine
de mille francs quémandés en août dernier
multiplient leurs agitations, leurs clameurs,
leurs, menaces. Nous méprisons .tout cela.,
Mais, comme ils nous accusent de publica-,
tion incomplète et soutiennent que leur
démarche ne tendait qu'au plus ; régulier
des emprunts, il nous convient de faire
connaître au public un point qu'ils peu
vent ignorer : leur lettre, avec le rapport
joint, a été classée, dans les papiers de
M. Octave Homberg, à la rubrique des
TAPEURS. — C H M.
Denier de Jeanne d'Arc
Caisse- de weoars immédiat et Caisse
combat, des Commissaires d'Action
française et des Cijndota du Roi
' (Suite)
L, 20; Da la Guérivière Le Dorât, 20;
50; C 8390, 30; Remis «a mai aux Camelota da
Roi du 9* arrondissement, 33,50; Soulas, 3,50; De
Léaumont. 40; Mme Leduc, 10; Un commissaire
blessé le 11 juin, 10; Remis aux Camelots da. Roi
sur les grands boulevards, 7,80; Escoubart, 5;
Mme Perronne, 100; Hommage à Léon Daudet,
J. OTHant, 100; De Vries, 20; Jourdevant, S;
Six commissaires de l'équipe à CappeUaère, 45;
J." Bourdel, 37; Remis en mai aux Camelots du
Rai de Saint-Gennain, 15,75; Devant Saint-Jean-
Baptiste de Grenelle : vivent nos prisonniers, 20;
Un fils de vieux Chouan, 5; Mayeux, 50; C 9189,
20; Mme Hartdorri, 10; G. P., 10; Michel Lanv
bert,- 10; Un Camelot du Roi étudiant, 5; Remis
aux Camelots du Roi du IV arrondissement, 5. '
Boni vente spéciale 25 juin, 16; Remis au co
lonel de Vesins, à Dijon, 15;; Anonyme, 2f Vivent
la' France et les braves Camelots, Me Maria de
Livonniêre, 50; Félicitations aux Camelota du Roi,
Mme Ch. Vautrin, 20; Charles Rode, à Meaux, 1;
Mlle R. d'Estaintot, 50; Réponse à l'arrestation
de Pujo, 100; Remis tn juin -aux Camelots du Roi
de Saint-Germain, 30;. Henri DuféutreQo, ; 10;
Transmis par Mme Deloche, 13; Remis-devant la
chapelle de la rue Cortambert, 20,50; André Du-
four, 5; Bravo, les Camelots du Roi, 16; Vicomte
du Boispéan, 20; Bravo pour lis Camelots du Roi,
O'Delant, 1 00; Gloire et honneur aux Camelots
du Roi, les enfants de Czulowski, 50; Pour les-'
Camelots du Roi, Monteil, 3; Laurat, 10; De la-
Selle, 100; André Dufaur, 5; Remis aux Came
lots du Roi du 13*. Nicolet, 2; Devant. Sainte-
Anne de la' Maison-Blanche, 10; Une nourelle
ligueuse, 4,75; Divers, 1,25; Remis à la Foire de
Paris, un ouvrier, 2; A. II., 10.
Remis par G. Calzant, André Seguin, 50; Vents,
d'un journal devant N.-D. des Champs, 200; Pour
l-cs Camelots, ils Ifônt bien gagné,'docteur Ro-
ehon-Duvignaud, 100; Remis aux Camelots du Roi
du 9" en juin, 12,50; Mme Hochedez, 100; Mme ■
G. Maurin, 10; Mme Campet, 30; Hommage aux
d'éfenseurs de Léon Daudet, Mme Quesnd, 10;
Pour les Camelots du téléphone, 20; Boni ventes,
Maurice Desehamps, 2,65+45;15, 47,80; A.-O.
Rêilly, 10; Cagnote & la manille de six Orléanais,
60; Reçu par les Camelots du Roi de Saint-Mandé,
3 juillet, 5,10; Reçu par les Camelots du Roi
du 11* en juin, 10; Un agent de police écœuré
de la brutalité de ses confrères, 10 ; Patrice . de
la Tour du Pin, 10; Aymar de la Tour " du Pin,
10; Vivent les Camelots du Roi, ma mère, 10;
Un dégoûté de la gueuse, 5; Abbé V., 25; fia'
ronne Durye, 20; Transmis par Yves del Sarte,
2.000; Remis aux Camelots du Roi du 20° arron
dissement, 5; Bravo les Camelots, ligueuse 28686.
10; Devant Saint-Jacquss-Saint-Ghristophe de la
Villette, E. B., 10.
(A suivre.)
Adresser, les souscriptions à André Guignard,
trésorier des Camekts du. Roi, 14, rue de Rome.
Paris {8 e ). « i /
0
Dimanche 23 Octobre 1927
25 centime» P aris -
30 intime» D épartements et C olonie»
ABONNEMENTS I Vta th Mit IlnK mh
France et Colonie» ..... 72 fr. Sïfr. îOfr.
Etranger plein tarif 190 rr 100 fr. 60 fr.
Pajr* » urlf réduit .... 130 fr. Î0 fr. 40 fr.
Ghfcpu postal { Compte 33.900. PARIS-
ORGANE DU NATIONALISME INTEGRAL
Tout ce qui est national est nôtre. — Le Duc d'ORLEANS.
Chef de la Maison de France, fen revendique tons les droits, j'en esgsmè
toutes les responsabilités, fen accepte tous les devoirs.
. Le Due de GUISE, héritier de* (pumM Reia gai ea mffle ni firent h Tnuei
REDACTION ET ADMINISTRATION
14, rue de Rem*. PiRlS (80
Adrene télégraphique I ACTIOFRAN - PARIS
Tttêphonc AdminUtrafton: Lonvr* JS-W. W-SU
Rédaction: Centr. 7S-44; Pabliclti: Cenhr. 74-77
Après 19 heure* du soir : Gutenberg K-4S
Beglstr» 4a Commerce » Seine N* ÏS.SSS
Fondateur .- HENRI VAUGEOIS — Dfr «jn«r» p»to>» « LEON DAUDET et CHARLES MAUESAS — EH«Mr en cM * MAURICE PUJO
LE GOUVERNEMENT DES JURISTES
< M. Poincaré est de ces intelligences à forme
juridique plus aisément touchées par des préoc
cupations légales que par des raisons d'Etat*
« Mais c'est en restant dans le droit que les
gouvernants de là République laissent la révolution
s'installer partout, le communisme envahir nos
administrations, notre armée, notre marine, inves
tir toutes les places de résistance de la bourgeoisie
et de la cmlisatiosu »
CURTIUS, dannle Gaalois
Endettés et appauvris
H est très rare, dans:les affaires publi-
ques ou privées, qu'on ait le pourage de
regarder le fond des choses. Il est plus
commode de s'en tenir aux aspects super
ficiels et aux accidents. Les discussions
«ont plus nombreuses et plus fréquentes
mais elles sont moins graves. C'est ainsi
que durent les ménages et les régimes.
Pour le problème financier qui s'est
posé depuis la guerre, on voit sans cesse
renaître les mêmes débats qui portent
toujours sur les accessoires. On est pour
ou contre telle ou telle méthode, pour
on contre certains impôts, pour ou contre
les modalités ou la rapidité de l'amortis
sement, pour ou contre la stabilisation.
Jamais on n'aborde ce qui est à la basé
de la difficulté.
Et qu'y a-t-il à la base ? La - dette
énorme dont la France s'est chargée de
puis 1914. De trente milliards environ^
cette dette a passé à,trois cents milliards.
Elle a donc décuplé. Ses arrérages
divers exigent les deux tiers environ d'un
budget de quarante-deux milliards. Avant-
1914, le budget était dé cinq milliards
de francs-or. Le service 3ë la dette n'en
prenait qu'un cinquième, ce qui était déjà
regardé à bon droit comme très: lourd.
Nous avons un budget d'Etat (sans comp
ter celui de lfc Caisse d'amortissement)
qui équivaut à un peu plus de huit mil
liards de francs-or. Il y en a prè3 de six
pour- les coupons de rente et pensions.
Cest ce chiffre colossal qui domine tout.
Il domine notre vie nationale elle-
même. Car ce qui reste pour les autres
services de l'Etat, une fois 6ervi celui de
la dette. publique, est très maigre. Au
lien de quatre milliards de francs-or
comme autrefois, il n'y. en a qu'un peu
plus de deux. H s'agit de faire marcher
la machine d'un pays de 40 millions d'ha
bitants* avec deux milliards de francs-or
et quelque chose.
«r**
*. *
H est J entendu que l'Etat français est
lonnêto homme,' qu'il ne renie pas ses
engagements,, qu'il , paie, ses dettes en
franco-papier, sans doute, en francs déva
lorisée, mais qu'il les paie;
(L'accord est à peu près fait, d'autre
part, sur ce p oint que nous sommes arri
vés aux limites de la taxation supporta
bles La question est même de savoir si,
au cours des mois et de l'année , à venir,
lés ; rentrées d'impôts seront conformes
aiux évaluations.
Dans ces' conditions^ il faudrait avoir lé
courage de se dire que nous sommes un
pays • lourdement • endetté et, par consé
quent, appauvri. La mesure de cet appau
vrissement, ce sont,' répétons-le, les cré-
' dits d'un peu plus de deux milliards de
francs-or dont nous disposons pour les
services publics, la défeâse nationale,
l'aménagement et la mise en valeur de
la métropole et des colonies. : .
C'est extrêmement peu. Au moins fau
drait-il que cette maigre somme fût judi
cieusement employée et répartie, que les
dépenses les plus nécessaires: eussent le
pas sur les autres, qu'on eût sans, cesse
devant les yeux le tableau des ressources
et celui des besoins. Il faudrait des éco
nomies féroces pour ce qui est accessoire
afin de subvenir à ce qui est indispen
sable.: ' ' " V",I<
Faute de cette vue nette et courageuse
de la situation, on marche au hasard et
on se trouve en face.de contradictions et
d'impossibilités. Un exemple suffira.
f * a
;• '* * ■ <
Le système de politique étrangère qui
a pour point
che du Rhin. Il n'a même pas de sens
s 'il n'y tend pas. En tout cas, il ne saurait
plus s'agir, étant donné 1' « esprit » du
pacte, de prolonger l'occupation au delà
de 1930 pour Coblence et de 1935 pour
Mayencè. •'
D'autre part'(et c'est même une des rai
sons qui font qu'en dépit de Locaruo la
Rhcnanie n'est pas encore évacuée) il est
réconnu avec une quasi-unanimité que,
le jour où nous aurons quitté les têtes
de pont du Rhin, où nous serons revenus
à la frontière du traité de Versailles, il
faudra que la trouée soit bouchée par des
fortifications car cette frontière est celle
de 1815, celle par où l'invasion de 1870
a passé et qui avait été dessinée contre
nous aprèi Waterloo p-- les Alliés d'alors
justement pour livrer passage aux inva
sions.'
Le système de Locarno devrait donc
s'accompagner d'un système de défense
du territoire français, lequel coûterait
assurément dè l'argent mqis qui revien
drait tout de même moins cher que l'en
trée d'une armée allemande en France.
Mais rien ne se décide. On attend. On
remet à plus tard. De sorte qu'on est en
présence de cette alternative : ou bien
laisser courir les choses jusqu'à une éva
cuation -qui nous laissera découverts et
v ^posés, ou bien ruser avec 1* « esprit de
-oeamo », se dérober à ses conséquences
et ; prêter au reproche de mauvaise foi
que ne manquent pas, du reste, de neus
adresser les Allemands.
Ce n'est qu'un cas, mais il est d'une
importance particulière, parmi eeùx
qu'entraîne l'absence d'une méthode sé
rieuse d'utilisation de nos ressources
budgétaires. Les plans, généraux ne «ont
pas coordonnés aux moyens financiers
dont nous disposons.
Nous ne tommes même pas garantis
contre le mauvais emploi ou le gaspillage
des sommes qui restent pour faire vivre
l'Etat français. Nous ne sommes pas
garantis contre les largesses de. nature
électorale, A .quoi , bon alors reprocher
vertueusement, comme il arrive à M.
Poincaré de le faire,.les gains faciles, et
illusoires, que l'inflation a procurés à eer-
tains particuliers ? L'Etat français fait
comme ces-particuliers. Il se croit riche
avec v une quinzaine v de milliards de
francs-papier; An'bout de éette erreur, il
y aura un appauvrissement encore plus
grave que celui qu'on a peur d'avouer
et de s'avouer.
Jacques BANVILLE.
A la recherche de Léon Daudet
Décidément, il nous faut rouvrir cette
rubrique, car de différents côtéi nous ar
rivent des renseignements sur les instruc
tions données à la gendarmerie, pour dé
couvrir >Léon Daudet.
■ Nous avons déjà signalé les mesures
prises dimanche dernier aux portes de
Sentis.
■ II en a_ été de même à Mareuil-sar-Ourcq,
dans l'Aisne. Toute la journée du 16 octo
bre, la route a été barrée par une grande
charrette de ferme, à laquelle avait été at
taché un drapeau rouge d'arrêt. Les gen
darmes vérifiaient les numéros de toutes
les autos qui- passaient et- se faisaient pré
senter les papiers, des voyageurs.
Le, lendemain, 17 courant, les gendar
mes étaient en'faction à Crépy-en-Valois, à
l'intersection de la route de Senlis, Aux
automobilistes qui manifestaient leur sur-
. prise'de ces singuliers procédés, ils'- ré-
pondaient qu'ils, agissaient ainsi en„ .vertu
d'uir .« ordre coirfldeniiel'sr ~
■ ; D'autre part; nous savons que le' coralnïs-
saire spécial de pojpai. et ses collègues ont
reçu ides instructions prescrivant un ^redou
blement'de surveillance, car la rentrée de
Léon Daudet serait imminente.
H faut donc s'attendre â voir recommen
cer, sur toutes les - routes" de France, la
divertissante comédie "qui a égayé toute la
France l'été dernier.
È0HO
Denxavis vaient'mieux qu'un.
Après avoir consulté le bijoutier ' de rotre choix,
soit pour une vente ou un achat de bijoux, voyer
les experts joaillier»! fabricants SIROP- et PAU-
LIE! 1 , qui vous renseigneront toujours utilement.
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Saint-Martin (Archives 01-69). Voir notre cours
officiel des métaux préeienx tt nette barème de»
-brillants.
De M. André Taminetn, i Neveri
Dans ee Sot. montant de liqueurs
Bons gourmets nous allons 'sombrer
Si soi» n'aions pas le bonheur '
D 'adopter Jh « Ckeny-Rocher » !
La double méprise
Une méprise d'Emile Buré,' qui me fait
beaucoup d'honneur, lui a fait attribuer à
Maurras notre Politique de vendredi qui
était signée de moi. Cela vaut à notre maî
tre et ami d'être accusé d'une '< lourde er
reur ». En répondant à Jean Guiraud, qui
avait vivement attaqué le directeur de
l'Aiwnfr, j'aurais refusé de reconnaître à
celui-ci, sur la tactique électorale des ca
tholiques, des opinion*» qui sont bien les
siennes. - '
Or. je n'ai nullement prétendu que Buré
ne fût pas partisan de la tactique de
la conciliation et des alliances pour les
catholiques. Je me suis étonné seulement
que, pour la combattre, M. Guiraud soit
allé pourfendre ce Buré cornu, ce Buré
qui sent le fagot, alors qu'il pouvait choisir
tant d'adversaires plus sérieux, parce
que plus qualifiés au point de vue catho
lique.
Ce n'est pas Buré, mais une « haute per
sonnalité catholique » qui avait écrit le
petit manifeste publié en tête de l'A venir.
Et c'est encore moins Buré qui est l'antcur
de ce fameux Mémoire confidentiel dont
Jean Guiraud faisait Moquemment justir
Mais si Guiraud, voulant à bon droi*.
donner la fessée à quelqu'un, a pris Buré
pôur menin, il -sem>'e que Bu"* de son
côté n'ait, pas refusé le bénéfice de ce rôle.
Je ne lui - prête pas pour »cela les mœurs
de Médor Barlhou, mais enfin, la riçuenr,
sinon imméritée, du moins mal nlacee, du
rédacteur en chef de la Croix lni fera
peut-être, pardonner par certains d° ses
amis les articles aussi courageux que clair
voyants qu'il a écrits sur d'autres manifes
tations de la politique vaticane;-
Ce léger masque de comédie chei: les
deux partenaires d'un débat d'ailleurs sé-:
rieux vaut bien un innocent sourire.
Maurice PVJO.
EN TROISIEME PAGE :
L'Aetion française
économique et- sociale
A l'occasién du -mariage
de S.A.R. Madame la Priiieesse Anne
US SOUVEPÎÎR DES LIGUEURS D'A. F.
A LA PRINCESSE
Ea lisant dans l'Action française l'an
nonce dç la souscription destinée à lui of
frir un souvenir à l'occasion .de son ma
riage, S. A. R. Madame la Princesse Anne
de France avait eu la délicate pensée d'é
crire à Charles Maurras la lettre suivante :
Manoir d'Anjou.
Le 10 octobre 1927.
Cher monsieur Mourras,
Vous ne sauriez croire à quel* point foi
été touchée et. émue, en voyant l'annonce
d'une souscription, destinée à' m'offrir, à
F occasion de- mon futur mariage, un souve
nir, avec un Livre.
Rien ne sera plus prêcieux pçur moi que
ce Livre d'or, qui me rappellera toujours
les noms des fidèles de nia famille et -des
meilleurs serviteurs de mon pays. Aucun
souvenir ne saurait être plus doux à mon
eeeur. i
Je le recevrai avec une grande joie et
une profonde reconnaissance ; et puisque
rien ne nie rappellera mieux ni plus agréa*
blement la France^ je vous demande de
conserver pour ta : propagande en faveur de'
là grande ■ CùùsH: natfônale •: 1e r montant dés •
souscriptions qui' seront^, inscrites - . sur. le
Livré d'or.
\ Je remercié de tout mon, cœur tous ceux
qui pensera ■ à moi 'et 'qui" m'expriment,
leurs vieux au moment de mon départ pour
VItalie et, avec toute :ma gratitude, je vous'
assure, cher monsieur, Mourras, de mes sen
timents très affectionnés.
. A îwk-de F rance.
. Rien ne . pouvait toucher ,plus profon
dément le cœur de nos amis et compa
gnons de hitte que ce désir, généreux, aussi
noblement exprimé. Mais il ne nous a pas
été possible d'y déférer. Outre que. là
réalisation matérielle dtr présent nuptial
était déjà . avancée, nos amis .auraient
été fort déçus si l'emploi, de leurs. 1 sous
criptions avait étSé changé. Si généreux
pour le service de là propagande, ils-vou
laient qu'à côté de l'utilité, on leur laisr
sât la joie de participer directement au
bonheur des Princes qui sont *ies chefs
aimés : de la grande Famille française.
Cet enthousiasme n'était-il> pas d'ailleurs^
-par lui-môme, une chwe infiniment pré-
ciense ?
. Ce sonf cea sentiments, que le président
de la Liguie d'Action française a exprimés
hier avec,nos Vœux respectueux à S. A. R.
la Princesse Anne ot < lui remettant le pré
sent de nos amis. La Princesse a daigné
s'y: rendre-; Elle .a manifesté avec une
grâce et une délicatesse" inexprimables Sa
reconnaissance et Son émotion. Elle "nous
a chargés - dé les dire aux ' innombrables
donateurs-qui figureront au Livre d'or et
de lenr transmettre Ses remerciements.
C'est un devoir qu'il nous est doux- de
remplir et nous regrettons seulement de
ne pouvoir .rendre exactement et avec
tout leur charme les paroles mêmes que la
Princesse a su trouver dans Son cœur.
Le présent consiste en un bracelet monté
sur platinfe dont la gourmette est formée
d'une triple rangée de brillants. Nous en
reproduisons ici le dessin. Le-motif cen
tral e«t un insigne de la Ligue d'Action
française également en brillants qui" est,
Eosé en relief sur un pavé de diamants.
e travaii a , été accompli en moins de*
' trais semaines par la Maison Mellerio qui
"a Sccompii un véritable tour de force en
réalisant si. vite un vrai chef-d'œuwe de
joaillerie; et de goût français.
LA RECEPTION AU OIESNAY
Ainsi que cela avait été annoncé, Ma
dame la Duchesse de Guise a-ireçu hier aii
château ,de Bellevue, grès .Versailles/ tou
tes les '(personnes qui» ont" bien voulu venir
saluer S.'A.'R. la Princesse ;Anne : . de
France' avant- soh départ" poifr; l'Italie.
; Madame la. Duchesse- de-Gùise avait 1 à
sqh ; côté S, k À. < R. là Princesse, Anne, de
JFrance s et-- S,-; A.\R. : la.Princesse Françoise
de. France. À l'entrée- du salon se„tenaient
les dames.d'honhêur, la comtesse de Ville-
neuve-Bargemont et la : comtesse de Bari-
tault, qui indiquaient à Madame le nom
du visiteur.. -
Malgré lé mauvais temps, depuis deux
heures de l'après-midi jusqu'à six heures,,
ee fut un défilé ininterrompu. Environ
3,000 personnes, de toute condition,, sont
venues saluer les Princesses et ont reçu
d'EUes wn ; accueil qui les a touchées. Au
milieu -de la cérémonie, S. A. R. le Duc
des Pouilles, débarquàin.t d'Italie, est venu
se, mettre à côté de sa fiancée, réservant
lui anssi k tous l'accueii le plus cordial.
• Cette réception, qui du reste se conti
nuera aujourd'Jiui, a 'laiss -cher tous les
visiteurs une impression, profonde.
Une immense tente couvrant toute la
ïcour d'entrée du château,' divisée en .deux
parties, l'une formant antichambre, l'amt-
tre transformée en. buffet,
Toiut s'est passé dans un ordre parfait
jet d«n«. le' ;plus grand calmé, aussi, bien
;à l'intérieur que sur les trottoirs de la
.voie publique où stationnaient quantité
de visiteurs attendant leur tQur.
ous la terreur...
Dans le torrent des fausses nouvelles
qtiil n'hésite famais à déverser sur le
monde catholique, Z'O ssebvatohe, s'il faut
en croire R adio, roule une perle neuve.
Ce journal annonce que Mgr Marty, évê-
que de Montauban, qui était venu à Rome
en visite * ad limina »; a été reçu deux fois
en audience par Pie XL
Le prélat ,.ajoute le journal, a exprimé au :
Saint Père ses excuses et sa cordiale adhé
sion et obéissance non seulement, aux or
dres de Sa Sainteté, mais aussi à ses désirs
et aux directions données par le Papè Sux
catholiques du-monde entier, et pnneipa--
lement aux Français, en ce qui concerne
1' A ction française.
Notts ne savons pas ce que peuvent pen
ser de cette note (et de cette manœuvre) les
catholiques du monde entiers mais aeux dc
France sont fixés: ils n'ont pas. oublié cette,
autre note de l' O sskrvatoré qui, l'année
dernière, annonçait une espèce de désaveu
venu de S. E. le cardinal Billot au sujet de
/•A ction française. Un an plus tard, le Car-
dinal se démettait dans lis conditions que-
ton sait. ;
Le vénérable évêque de Montauban est
Fun des trois évèques français qui ont re
fusé de souscrire aux erreurs de fait qui
leur étaient proposées par Rome.En lui im
putant une attitude nouvelle,- tout à fait
contraire â ses sentiments et à son carac
tère, le journal prussien de langue italienne
essaye trop évidemment d'acculer Vèvèque
de Montauban, soit à un démenti qui lui
donnerait figure de révolté contre une au-.
torité auguste, soit à un silence d'ac
ceptation forcée qui contiendrait'le désa-i
veu de sa conduite et de sa pensée. : •
Ces tortueuses misères assez dignes de la
politique gasparienne n'ont même pas {'ex
cuse. d'être spontanées. Elles ont été pré
parées de longue main. La * haute person
nalité catholique » qui renseigne et qui
trompe la direction d' Aux E coutes lui
suggérait pour son avant-dernier, numéro
(15 octobre), la note suivante :
Mgr M arty et le S aint- S iege . — Ainsi
que nous l'avons annoncé, Mgr Marty, évê
que de Montauban, fidèle à l' Action fraii-;
çaise (!)*cst parti pour Rome. ,
Avant son départ, il a dit à sels intimes
que depuis quelaue temps îl se. sentait
fatigué et que le fardeiiu épiseopal pesait'
1-ourdénient sur ses épaules. « &i de Saint-' 1
Père, ajouta-t-il, me demandait de me re
tirer pour prendre un complet repos, je
répondrais : Deo gratias 1 »
Ceci escomptait une hypothèse de démis
sion qui n'avait jamais été ■ envisagée par
Févêque. de Montauban. L'hypothèse de sa
soumission(en des matières libres, touchant
à. des questions de fait que l'on connaît
certainement mieux aux bords du Tarn
qu'aux bords du Tibre) mérite d'être exa
minée avec la même défiance critique.
; Les sentiments, d'obéissance filiale,- de
piété et d'amour:qui animent Vévêque• dé
Montauban envers le Pape 'régnant, envers
tout ce qui touche au légitime magistère
pontifical, sont,connus de toute la chré-
'tientè, La canaillerie de l' O sservatore,
■consiste ce transposer purement et simple-
-ment ces sentiments sur un terrain de véri-,
tés matérielles où l'évêque successeur des-
apôtres à le droit de dire à Pierre lui-
même :
— Très Saint Père cela n'est pas. »
-Loin de nous la pensée de faire parler
Mgr l'évêque de Montauban ni personne!
Mais nous rendons sensible l'étendue des
droits qui sont naturels â tout loyal témoin.
L'A . F.
-«mm mmt» aassBiaBUiB.
NOTRE c LIVRE JAUNE »
l'Action française
cl le Yalican
PREFACE
de
Charles Maurras et Léon Daudet
E. FLAMMARION
26, .Rut Racine.
Edition alfa : 20 f. -'Edition ordinaire i 12 f.
! • l ' , « > f ' I" -
a® «glffis BSiigQia tf S"â ai'
■LÂ--
I. La caisse et le comptable
"L'événement de la journée a été hier le
fort .cahier de. remontrances adressées par
l'agent générai du plan Dawes; M. Parker
Gilbert, au gouvernement allemand. Dépen-.
ses. abusives; parfois même un peu - sus
pectes, l'expert américain pose surtout le
doigt sur lès totaux qui sont inquiétants :
si/ en effet, l'Allemagne voulait établir,
dans .un avenir très prochain, qu'elle est,
la malheureuse ! incapable de faire face
aux obligations qu'elle a contractées il y
a trois ans, elle n'arrangerait pas autre-
meiît son budget. Le fol excès de .ces dé
penses devient fort; raisonnable si leur
objet prévu" est collaborer . à une dé
monstration d'insolvabilité: — Vous de
mandes des millions, des milliards pour le
plan Dawes? Mais, c'ier.agent général, il
n'y en a plus. Napus,- comme dit la petite
fille dq roman, de Léon .Daudet, que publie
la R evue, universeele.,
^ Il n'y aura plus rien en effet- pour • la
nation créancière si l'on commence par
tout'dépenser au dedans du Reich: «Lar
gesses aux fonctionnaires;»,' dit Jacques
Bainville à .la . L iberté , ,<. Lois; sociales et.
scolaires coûteuses, < ristournes » au*
pays ' qui' composent le Reich.» -Toutes les
mesures sont prises pour organiser, le pe
tit aspect miséreux qui saura émouvoir
de tendres pitiés comme on « organisa
•les sympathies V au lendemain de la révo
lution et de la défaite.
Alors, qu'est-ce que nous ferons?.Com
ment courrons-nous après l'argent que
l'Allemagne, revenue à la puissance et a
la santé, commencera à nous refuser dou
cement, non sans se lamenter sur notre
dureté et sur son indigence ?
Af, Parker Gilbert, dit Jacques Bainville,
prend son rôle au sérieux. Il s'est fâché,
et il a eu bien raison. Mais il aura encore
à se faire obéir, ce qui sera une autre
affaire. Il n'a pas envie, sans doute, d'oc
cuper la Ruhr. : ll n'en aurait pas non plus
les ' moyens. Mais nous voyons très bien
que le plan Dawes n'est pas, - comme on
lavait dit, exécutable par lui-même, qu'il
ne dispense pas: d'une certaine contrain
te et qu'il ne suffit pas, pour que les an
nuités soient ponctuellement s payées, de
mettre, selon l'expression de M. Herriot,
* un comptable auprès d'une caisse ».
La caisse' fuit, son contenu arrosera et
engraissera les Allemagnes. Cependant,
nous 7 ne cesserons pas d'en avoir besoin.
Nous le réclamerons au comptable, qui ne
pourra guère 'que répondre,: Nodus, Ce
n'est pas uns solution; Et ce comptable
s'apercevra queiui-Tiiême rie constitué-pas
une garantie' suffisante. Sa pensée, sinon
son visage, se tournera alors vers nos
troupes d'occupation rhénanes, la presse
allemande ne cessant d'avouer qu'elle n'est
plus gênée que par ce qns nous avons de
fusils, de canons et de ; mitraillcuscs dans
les places; du Rhin^ Notre seule, chan^f-
de ne pas être déçus et ruinés complè
tement et à fond réside dans cefte « for
ce», dans cette force matérielle qui oblige
rait encore les-Allemands à subir la guerre
chez eux..'De là. dépend l'exécution des
conventions du traité. De là, sinon la paix,
au moins la trêve-aux agressions .et aux
invasions. De cette force tutélaire et bien
faisante ruissellent, en un mot, nos loisirs
et nos plaisirs, la sécurité de nos labeurs et
de nôtre repos. C'est pourquoi les alliés
ou les complices intérieurs de l'Allemagne
se sont acharnés et s'acharnent sur cette
force. Leur besoin naturel de revoir les
uniformes gris recouvrir nos provinces,
brûler nos villes et vider nos maison®, a
déterminé M. Briand et' ses pareil^ à dégar
nir autant qu'ils l'ont pu le rempart deve
nu barrière, et barrière fragile jusqu'au
point où elle ne sera que fiction. Moins
forte cette année que l'année dernière,
elle sera plus affaiblie encore l'an pro
chain. Mais le plan Dawes perdra tout ce
qu'elle perdra : le comptable en sera ré
duit à compter les araignées faisant leur
toile daws sa caisse.
H. Un Etat d'avocats
Comprendra-t-on ?
Nous citons, en tête du journal, et à la
Revue de la Presse, les justes, et graves
réflexions de. Curtius sur la faiblesse de
l'esprit juridique lorsqu'il se charge de ré
gler tout seul les grandes affairés de l'Etat.
La part de la France au « mauvais
traité » de Versailles a été une contribu
tion-d'avocats. Il a été rédigé-en avocat
"par M. Tardieu et les. hommes chargés de
son application ont été aussi des avocats
de carrière, M. Millerand, M. Poincaré, tant
d'autres. Je ne parle plus des traîtres,
mais de ceux dont -l'intérêt était-d'accord
avec la bonne volonté. Ils ont rédigé ce
papier^ ils ont ajouté à ce papier fonda
mental d'autres papiers destinés à' l'inter
préter à peu près, comme un règlement
d'administration interprète une loi : tout
l'ordre de l'exécution a été laissé de coté
ou minimisé à plaisir. Nos. fabricants de;
lois" en usent souvent ainsi ; à l'intérieur,
ce qui ne va*'pas sans dommage. Mais à
l'extérieur, il faut l'avouer, c'était fou.
A l'intérieur, quand une loi est promul
guée, il y a, tout de même, un corps de pro
cureurs, d'huissiers, de gendarmes, de geô
liers et de juges pour en requérir et assu
rer l'application gui, de ce chef, si elle
•n'est pas toujours active, reste toujours
possible, aussitôt qu'un vivant intérêt de
l'Etat vient à faire pression sur les di
vers organes de ses pouvoirs. Au dehors,
en politique extérieure, rien de compa
rable, , <
Le tribunal de La Haye est une dérision.
L'assemblée de Genève une comédie. Le
sur-Etat Internationa!! n'existe pas. Il-
n'existe aucun moyen de contrainte habi
tuelle et sûre. Dans l'atmosphère d'aujour
d'hui, quand l'une des parties contractan
tes a des intérêts décisifs à-manquer-de
parole, se fier aux accords eux-mêmes,
révèle un état d'illusion doublé d'une pa
resse d'esprit sans rivale. T^e démon de
l'analogie aidant, on conclut de ce qui;
se passe à l'intérieur d'une -nation, où la
coaction policière et judiciaire agit, à
ce qui se passera à l'extérieur, dans un do
maine où ces coa'ctions n'existent pas!- ■
Non contents de tracer en l'air de? con
clusions fausses, on se comporte, on agit.
comme si leur autorité idéale et conjectu
rale leur donnait la plénitude de l'usage
cruellement, follement, sançuinairemeiit i
Cela est... Ce qui est, en réalité, ou ce qui
se hâte d'être, c'est, faute de police, la
querelle, faute de justice, la violence, et;
cômpie les êtres en conflit sont forts de
millions d'hommes et de milliards de biens,
il ne peut manquer d'en résulter des
fleuves de sang. Ainsi cette folle et légère
pétition de principe où l'esprit .juridi
que nous construit une paix de papier
doré est certainement, aujourd'hui, le plus
redoutable ennemi des réalités de la paix.
Cette paix vraie, nos hommes, avec leurs
fusils et leurs mitrailleusesr la gardaient
effectivement sur là- Ruhr. Le plan Dawes
a-rouvert une voie bordée de tombeaux,
m. La journée du 25 août
Il nous ; est arrivé une troisième liste de
285 francs de notre section de la Manrien-
ne, recueillie à l'occasion de la formation -
d'un sous-groupe à Modanc. Les ligueurs
et alliés:de la-Fédération savoyarde réunis
au nombre de 250 à La Rocne-surrForon
font parvenir 1.330 francs. Aubenas envoie
310 francs; Bédari-eux, 108 francs, avec
cette lettre : i , •
Il ne nous a pas été possible de vous faire
parvenir notre souscription avant à cause
des vendanges et tous les membres de no
tre section n'ont pu encore être vus ; cette
somme que je vous adresse est bien modi
que ; mais dans notre section nous ne som
mes pas riches et la grande majorité som>
mes bien touchés par le cours de la. vie ;
nous n'en sommes pas moins toujours prêts
à nous sacrifier pour notre Roi, .
tEnfin du Gard vient ce billet :
La section d'A. F. (TOrsan-Chusclan a
le grand plaisir de vous faire parvenir le
montant d'une souscription s'élevant à la
somme de cent quarante francs (140).'
Les ligueurs de notre section, tous huai'
bles paysans, ont ea à cœur de participer
avec leur modeste obole, à l'œuvre si noble
de l'Action française. Ils Vassurent dç leur
entier dévouement, comme ils souhaitent
vivement le. prochain retour du Roi de
France afin que bientôt soient boulés hors
de notre pays toute la < racaille » des poli-
ciéns à l assiette au beurre. -
Hier, nous avons reçu 1.612 fr. 80 qui
élèvent le total de la souscription à
732.545 fr. 55.
Charles MAURRAS..
P. S. — Les malheureux à qui Octave
Homberg a refusé avec raison la centaine
de mille francs quémandés en août dernier
multiplient leurs agitations, leurs clameurs,
leurs, menaces. Nous méprisons .tout cela.,
Mais, comme ils nous accusent de publica-,
tion incomplète et soutiennent que leur
démarche ne tendait qu'au plus ; régulier
des emprunts, il nous convient de faire
connaître au public un point qu'ils peu
vent ignorer : leur lettre, avec le rapport
joint, a été classée, dans les papiers de
M. Octave Homberg, à la rubrique des
TAPEURS. — C H M.
Denier de Jeanne d'Arc
Caisse- de weoars immédiat et Caisse
combat, des Commissaires d'Action
française et des Cijndota du Roi
' (Suite)
L, 20; Da la Guérivière Le Dorât, 20;
50; C 8390, 30; Remis «a mai aux Camelota da
Roi du 9* arrondissement, 33,50; Soulas, 3,50; De
Léaumont. 40; Mme Leduc, 10; Un commissaire
blessé le 11 juin, 10; Remis aux Camelots da. Roi
sur les grands boulevards, 7,80; Escoubart, 5;
Mme Perronne, 100; Hommage à Léon Daudet,
J. OTHant, 100; De Vries, 20; Jourdevant, S;
Six commissaires de l'équipe à CappeUaère, 45;
J." Bourdel, 37; Remis en mai aux Camelots du
Rai de Saint-Gennain, 15,75; Devant Saint-Jean-
Baptiste de Grenelle : vivent nos prisonniers, 20;
Un fils de vieux Chouan, 5; Mayeux, 50; C 9189,
20; Mme Hartdorri, 10; G. P., 10; Michel Lanv
bert,- 10; Un Camelot du Roi étudiant, 5; Remis
aux Camelots du Roi du IV arrondissement, 5. '
Boni vente spéciale 25 juin, 16; Remis au co
lonel de Vesins, à Dijon, 15;; Anonyme, 2f Vivent
la' France et les braves Camelots, Me Maria de
Livonniêre, 50; Félicitations aux Camelota du Roi,
Mme Ch. Vautrin, 20; Charles Rode, à Meaux, 1;
Mlle R. d'Estaintot, 50; Réponse à l'arrestation
de Pujo, 100; Remis tn juin -aux Camelots du Roi
de Saint-Germain, 30;. Henri DuféutreQo, ; 10;
Transmis par Mme Deloche, 13; Remis-devant la
chapelle de la rue Cortambert, 20,50; André Du-
four, 5; Bravo, les Camelots du Roi, 16; Vicomte
du Boispéan, 20; Bravo pour lis Camelots du Roi,
O'Delant, 1 00; Gloire et honneur aux Camelots
du Roi, les enfants de Czulowski, 50; Pour les-'
Camelots du Roi, Monteil, 3; Laurat, 10; De la-
Selle, 100; André Dufaur, 5; Remis aux Came
lots du Roi du 13*. Nicolet, 2; Devant. Sainte-
Anne de la' Maison-Blanche, 10; Une nourelle
ligueuse, 4,75; Divers, 1,25; Remis à la Foire de
Paris, un ouvrier, 2; A. II., 10.
Remis par G. Calzant, André Seguin, 50; Vents,
d'un journal devant N.-D. des Champs, 200; Pour
l-cs Camelots, ils Ifônt bien gagné,'docteur Ro-
ehon-Duvignaud, 100; Remis aux Camelots du Roi
du 9" en juin, 12,50; Mme Hochedez, 100; Mme ■
G. Maurin, 10; Mme Campet, 30; Hommage aux
d'éfenseurs de Léon Daudet, Mme Quesnd, 10;
Pour les Camelots du téléphone, 20; Boni ventes,
Maurice Desehamps, 2,65+45;15, 47,80; A.-O.
Rêilly, 10; Cagnote & la manille de six Orléanais,
60; Reçu par les Camelots du Roi de Saint-Mandé,
3 juillet, 5,10; Reçu par les Camelots du Roi
du 11* en juin, 10; Un agent de police écœuré
de la brutalité de ses confrères, 10 ; Patrice . de
la Tour du Pin, 10; Aymar de la Tour " du Pin,
10; Vivent les Camelots du Roi, ma mère, 10;
Un dégoûté de la gueuse, 5; Abbé V., 25; fia'
ronne Durye, 20; Transmis par Yves del Sarte,
2.000; Remis aux Camelots du Roi du 20° arron
dissement, 5; Bravo les Camelots, ligueuse 28686.
10; Devant Saint-Jacquss-Saint-Ghristophe de la
Villette, E. B., 10.
(A suivre.)
Adresser, les souscriptions à André Guignard,
trésorier des Camekts du. Roi, 14, rue de Rome.
Paris {8 e ). « i /
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