Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1915-10-15
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326819451
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 15 octobre 1915 15 octobre 1915
Description : 1915/10/15 (Numéro 288). 1915/10/15 (Numéro 288).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7588658
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
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r '
HUIITEME ÀNNE& ~ N- '288.'
Es NtJMtBo sutmçii» : CiuqCetitinûê.
KENDREDi iS OCTOBRE 1WSL
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL"
Tout ce fui est netionat est hêtre:
Le Duc d'Orléans.
RÉDACTION
17,' Rue CÀiimarttn, 17 ' il 18, Rue du Croissant, 18
jusqu'à dix hear«s du soir : Il à partir de dix factice* du soir
TtLSvHOMB Usotri SOHI0 II Tfc«r»io >ià 'Cfffr*f 64^)y
.v" -»■ - *»<■»• «Jjrt• .<
' r ' > - Adruttr toute* le* tommanimUoiu eenctPAtml ta tUdaclian 17, JIiu Caagiartin, Paris, \*
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Henri VAUGËO^^fiîmi^ pôikiqae
L éon BAUDET, Dkeeteiir Rédaeieur ea Chef
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ADMINISTRATION
ABONNEMENTS
, -ilMbttMfcrha
-PflriR, Sfiibit * IL S CVSVO '9. ho. >■
Prorincem «t A Lorraine.. .yHT 1 » M'3 » K4 »
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an Journal s H, H. Coumarfla - Tél.; Louvre !MI
«tS»«. dtPuWfcMét» ,Pl.de IttBoMreo. Gui. 35-tt v
XePublîâié intfrétdamlc Journal n'enaa/uwaTArtîMn Pta nçMfa
Adresser Uitrt* *t Jfaidbfc A rAdminialraltur A ^Action française, 17, Rue ti.nmnrfi», paris.
UNE LETTRE
-f. • ». > - -» B gTf>- .--- ■- ••• '*•
îiimenr le ,
r AU ROI DES BULGARES
i Monseigneur ,1e" Due d'OrJéaiis ç adressé,
By a, quelques jours,- là lettre " suivante
tfu "roii Ferdintfiitj! Le. Prince, a. voulu
qu'elle fût ieriUue publique, le jour oit la
Bulgarie entrerait en. guerre : contre. leS
alliés
Sire y .' ' ■ ■ .
, L'attitude, que Votre. Majesté a cru de
voir prendre dans ta guerre actuelle,
contrairement à sa politique antérieure,
- m'impose le triste devoir de prier Votre
Majesté de reprendre les insignes des
ordres bulgares - dont Elle avait bien
voulu m'ïnvesHr — Une première fois
lors de la mort de votre, vénérée Mère,
et imc seconde jôis. lors de mon séjour
en Bulgarie pendant lequel Votre Ma
jesté eut soin de trié faire ^remarquer
. tout ce qu'Elle devait à la France, ^
l'ai dit à Votre }ajusté defatrê're-
~ prendre ces insignes, car, hélas f je ne
puis les lui renvoyer. Mais Votre Ma
jesté n'aura qu'à s'adresser à son allié
qui, depuis plus d'un an, occupe mon
château et pour lequel moh coffre-fort
> r rie doit plus avoif.de secret. Je l'auto-,
1 risé à rendre ' à V-oirg.. Majesté les ■ insi
gnes «d'ordres .que* "jè_ ne - saur cas plus
porter. .. V
■ Votre Màjeslé comprfndra que. dans
ces circonstances je suis obligé de. pré
venir Vôtre Majesté,,que; lé j&ur où 'elle
. lèvera les armes, >contre~là France pia
. Patrie, son nom ^rq ràné du chapitre
iZer chevaliers, du Saint-Esprit s • -
" - Votre.Majesté - avait, depuis son. en
fance, vduht se raïïficher à la? Ffancà,-
d'abord coznmeâ'Ortêans, puis comme
Bourbon; et le. costume du Saint-Esprit
avait •> toujours été votre ambition. Dé
nombreux, portraits le prouvent ! u
.' Une autre' àmbitibn est née depuis :
■ Empereur d'Orient ! et lé fils d'une
princesse d'Orléans, le mari d'une
princesse de Bourbon a renié ses origi
nes et ses alliances pour se jeter dans
les bras de nos pires ennemis.
Le Cobourg-Bobourg a jeté le masque
et a repris son rôle., ...
Je. ne demandé pas à. Votre; Majesté
de me renvoyer les insignes du Saint-
Esprit que je lui ai fait remettre offi
ciellement jadis'. Je veux, au contraire,
que- ces souvenirs de la France qu'il à
trahie soient toujours un ' vivant re
mords qui poursuive Votre Majesté,
dont je suis malgré tout
.. le cousin et neveu.
philippe.
On sait d'.a.urtre part que, dès la décla
ration .do guerre, au début d'août Î91i,
MoneftigrwwH* te Duc d'Orléans avait re-n-
-voyé à l'Eiinporerjr d'Autriche, le coEior do
là Toison, d'Or. Nous sommes aiu.to-risés
ajuijoord'hui à piuftiHca 1 lfeu~lcittï«'par laquelle
•1-e - Pxinco. tin informait " lo sotuverain- en-
■jneimi :
Sire,
En . novembre 1896 je Recevais de
Votre Majesté le collier de la Toison
,d 7 Or à l'occasion de' mon ikariagé- avec
"Varcfnduchèsse Marie-Dorothée. Ce ma
riage fut le màthéur de ma vie*/
Aujourd'hui, le gouvernement de
; ¥otreMajësté provoque un conflit géné
ral en Europe et déclare, là guerre à la
'France, mon pays. Voire Majesté com-
■prmdra que, dans de pareilles cirèons-
\tances, : je ne puis porter ni conserver
■ lës insignes de son Ordre de la Toison
d'Or.
Je prie donc le ministre d'Autriche à
Bruxelles de bien vouloir faire parvenir
à Votre Majesté le collier n° 67 dont
j'étais le titulaire.
* Je suis sûr que Votre Majesté com
prendra à quel sentiment j'obéis en agis
sant ainsi et je tiens à lui répéter que.
'je garderai toujours le meilleur souve
nir des relatipns si amicales et si corr
diales que j'ai personnellement entre
tenues avec Votre Majesté.
P hilippe.
OXSLJSL"^7£IUXS.
.. - ™~~~
•. Je ne puis me faire à cette idée que,
43omme l'a dit Maurras, nous ne rever-
^ rons pas Léon de - Montesquiou. Sa force
y sage, sa générosité, sa grandeur d'âme
demeurent imprimées dans mà mémoi
re, m" dépit de la fataJe nouvelle, avec
tous les caractères de la vie. J'évoque
- à chaque instant, ces « petites , figures »
dorîï parlait Alphonse Daudet et qui
composent' la grand© figure de l'être
.aimé et disparu. Rien avant qu'il fut
dans mon cabinet, le rire éclatant de
Léon de Montesquiou, son pas décidé
annonçaient sa présence. Aux heures
- difficiles, graves ou critiques, ce pas et
ce rire ipe réconfortaient, remettaient
' les choses à leur place. La voix fanik
lière et quotidienne de notre ami ex
primait bien cet équilibre imperturba
ble qui faisait de lui un irremplaçable,
conseiller. Il usait aussi dé brefs silen
ces, accompagnés d'un regard néné-
imnt, où'jouaient sa bonté et s^rete-
ivue. Sa personne dégageait- la 'Confiance
èt la : sécurité. Il avait, en ire tant de
dons,r ce don suprême : l'autorité» Son
avis, toujours mesuré r même dans
■ l'extrême décision, était appuyé suc. une
^connaissance parfaite et nuancée de tou
tes les circonstances: Il était de ceux'qui
dominent les problèmes, de liï"Apolitique
et ne -sont . jamais dominés. pair ,éwx. !
C'est dira quelle perte,: avec l'Action
Française," a" faite la'France. , f / (
Avec oelàf Léon de - Môntësqùip.û était
orateur- et fut souvent grand» orateur.
Maintes . fois j'ai, parlé à ' côté" de Tuij,
après lui, notàmmént à la salle Wa-'
grain, devant ces immenses.'assemblées
-cômparables à : uné grappe; géant® de
visages^ attentif?; Le public," au sortir de
son étreinte- logiqtfé," était- modelé, ras-:
semblé, comme par le pouce d'un sta
tuaire vigoureux. On demeurait long
temps sous son -influence, — ce qui est
la marque de ce genre d'action, — et
imprégné par sa parole- et ses argu
ments.' Je lui disais en riant : « Vous
n'êtes pas un prédécesseur commode.
Majs tout ce qui avait la plus lointaine"
appaiSsnçe. d'un "compliment l'horripî-
ladi ^Afin de ne pas'dèviav *de &es4igne&:
de démemstration, 11 avait devant lui
ixn tout petit cairré de papier, où étaient
tracés quelques repères, de sa menue et
charmante écriture. U ne s'y reportait
guère, tout'possédé par son sujet, beau
d'énergie et de fermeté. C'était alors le
combaitajit, tel que l'ont vu les plaines
de Champagne," qui apparaissait en lui,-
"et ; sa, mine intrépide, son sobrje gepte
défiaient' ' rakïvérsaifë.r.' «" J'y. insiste,
messieurs, .et.je vous demande d'y.ré
fléchir avec moi. » Quand il pronon
çait ces. mots, dé "son accent, appuyé, et
volontaire, sa flamme' aiussitôt se' com-,
muniquait ; et' je, voyais nos ' jeunes
gens avidèmënt suspendus " à ses argù :
mênts, cdnvaincus^par la chaleur.de sa
conviction. -
Cet homme, si indulgent pour- au
trui, en toute ocfcasion, était- dur èt
même implacable pour là rrialhonitêteté
intellectuelle. Il, n'admettait : pas; cette,
trompérie que^ les Sots et les nains con
sidèrent comme la monnaie courante de
la , politique. Or, cette profonde sincé
rité est, à mon avis, le secret de l'élo
quence et de son eritraîniemènt. Léon de
i.Montesquiou emballait ses auditoires
pair des raisons toujours fortes, mais
aussi subtiles, et j'ai vu des gens s'en
étonneir. 11 y a un poncif sur l'inatten
tion du public français. Ce public, est au
contraire d'autant plus attentif qu'on
exige de lui un effort plus grand. La
difficulté abordée le capte et, vaincue,
l'exalte. Pendant "q™ Léon de Montes-
quiou parlait; un dialogue muet s'en
gageait entre ses auditeurs et lui : « Je
vous livre le meilleur de ma pensée,
le fruit de longues méditations. — Nous
le sentons bien à "ton accent. — Puis-
je, sans vous fatiguer, vous mener en
core plus loin? Aussi loin que tu le
voudras, tu paries clair et, franco. »;Jè
résumerai ceci en peu de mots : sa
grande âme se communiquait.
- Sa grande âme se, communiquait et
elle eiu-'anime et en anijnera beaucoup,
dSnsle parachèvement d'un trépas ,hér
roïque. Il a scellé son œuvre, aaa beaux
livres, limpides et drue,' dô son. sang.
Auguste .Comte, Le Play,' ces conscien
cieux qu'il prenait comme modèles et
sujets d'étude, seraient fiers de lui. Oui;
oui, vous fûtes un cornélien, mon cher
Léon de Montesquiou, un fils du devoir,
mû par l'honneur ; et votre leçon. lie
périra pas, ô preux couché, dans cette
terre de France quôr.vous défendiez les
armés à. la main, terre sacrée que vous
et'vos compagnons aurez reconquise sur
rénneim.
X.EON DAUDE1
LA POLITI QUE
I. Montesquiou à ses soldats
•Le 21 août dernier, Montesquiou, se
trouvant faire .office de conunandaJiit do
compagnie, avait franchi la frontière d'Al
sace à la tète de ses soldats : soldais de la
Légion, soldats pour la plupart étrangers
au sang et au sol de la France, accourus
volontairement sous nos drapeaux. 11 les
réunit et leur parla: avec son cœur.
Voici ses paroles : -
Je vous ai réunis, mes cher's soldats,
parce que je «'ai pas voulu laisser passer
la journée sans vous dire quelques mots.
Mais c'est une journée émouvante pour
nous que celle où nous nous trouvons.;
assemblé# en armes sur la terre d'Alsace.
Elle sera pour nous iin beau souvenir. *
- Nous avons franchi ce matin la. fron
tière qu'U^y a 45 ans; une cruelle défaite
imposa a la France. C'est cette frontière
que cette guerre va renve*er, définitive
ment. renverser. Jl le fout non seulement
,pour le -salut de la France, mais pour, la
civilisation et la-paix -du monde entier.
-■ VôussVavez d'ailleurs ibieh compris vous
tous, qui, de toutes les nations, êtes venus
vous mettre au service jde .-la France. Sans
doute nombre , d'entre vous,, déjà unis à
la France par des liens de famille y ou des
liens de souvenir, ont tenu 'à s'y lier en
core plus .étroitement en lui apportant la
force de leurs bras et de leur çœur. Mais
d'autre's aussi, en servant {& France; ont
pensé à servir leur propre patrie. Es ont
eu raison. Tous Us pays, en effet, qu'ils
soient déjà entrés dans la lutte. contre
V-^Xlcmagne,. ou qu'ils soient jusqu'à pré•
sent restés neutre^ ont un intérêt vital
au, triomphe d% nos armes, car ce n'est
fins une guerre comme une autre que nous
menons en ce moment, une querelle de
deux ou. plusieurs-peuples se disputant, des '
territoires. Non ; c'est. une lutte à mort '
pour Sauver l'Europe du joug de la plu.s ■
■affreuse barbane. - - -
. Nous avons pénétré aujourd'hui sur une
LES
» ! [
coMraxinriQUËs^ OFSrzozEzis::
14 OCTOBRE.
Tftois HEÙkÈsïsdiii
®. n Artois* lee flombatè d'artillerie. 3e «ont poursuivis, de part, et d'autre;-
. au cours de la, nuit;.' particulièrement violenté, au nord oue&t de -la cote 140,
entre Souciiez «t Civenohy. . j
v i lutte d« tranchée à tranchée,* à coupa de bombés èt de torpiller, est
restée très activa dans la région de t-ihons 1 , ; "
. '. „ En Champagne, l'efinemi a dirigé sur notre arriére ront des tire d'obus
suffocants. auxquels nos contre-battoriee ont partout, riposté;
" " - Une attaque allemande sur le bois' à" l'ouest de Tahure â été Irépoussée
par notre feu. ■■■n
^ Canonnade réciproque , et - presque continue en -Lorraine, dans la région
Reillon-Leintrey. . - •
, t ONZE HEURES" SOIR
étions d'artillerie «le- patf 'et d'autre en Artois, dans ia vallée de la
Souciiez et le bois de Civenchy*, .
• Canonnades réciproques sur le front de J J Aisne, au* environs de Reims,
et en Chantpagne, près cPAubériue et de la ferme Navarin. - - - -
Combats assez violents,à-coupt^Jtjomtoes et de,torpilles sur les Hauta-
de Meuse, dans les secteurs rie Caiormç et "de Troyori.
En Lorraine, l'ennemi dirige sur 'hos positions, dans la région de Reil-
lon, un bombardement auquel nos batteries répondent efficacement.
T+& GUERKE aÉRIENNE
Une
Bàzancourt
escadrille de vingt avions à ; bombardé aujourd'liùï là garé : dè
urt sur t arrière-front de Champagne. : ... , - ■'< .
Un-de nos avions: a abattu uji ballon captif allemand qui s'est effondré
au sud de Monthàisy. ■ ,, . .. .. ... , •■■■•
.. .Un avion ennemi a été abattu par jm dey- nôtres àu, nord de l'Aisne ■ '
il ésit tombé dans, les-lignes allemandes au nord dé BucU'le-Long; . - " .
terre que je. qualifierai dé sainte, car-elle'
avait ■ un$ ' mission .sacréfiï Ef,le , n était :xe
qu'on. appelait autrefois une. « marché
frontière Là-bas, par delà lé 'Rhin;
c'était là. Gërmaiiie,:là, horde dès' Barbares/
De ce xôté-çi', c'étaWla civilisation, la pliià
haute civilisation héritée du monde latin.:
La marche frontière veillait à ce que la
horde barbare ne vienne pas''isubmerger
les -pays,., civilisés^ Telle,, était sà mission,
sacrée.
En 1870, la digue a été rompue; ■ Dès
lors, le monde civilisé se trouvait menacé
et il aurait dû, mieux sie préparer à la
défense. Il l'aurait dû d'autant plus que
la horde barbare, dans, l'orgueil de sa vic-i
toire, s'enivrait d'idées de domination unir
verselle. A- partir de ce moment, la Gerr
manie rêvait d'imposer à l'Europe et même
aux deux Amériques son joug brutaW
Sa victoire eût été le plus effroyable
désastre que l'histoire ait jamais connu.
C'eût été l'obscurcissement de tout ce qui
fait pour nous la douceur de vivre, le
charme, la grâce, tout ce que notis ai
mons, dans nos patries respectives écrasé
sous la plus affreuse brutalité et vulga
rité. • ■ :. ■■
Pour le salut de toutes nos patries et
de la civilisation, il faut reprendre cette
* terre, que nous foulons, il faut reporter
la" frontière de la France jusqu'au Rhin.
Vdilà la 'mission' qui nous incombe à nous
qui avons l'honneur' de vivre à un- des
plus hauts * moments de ., l'histoire. Nos
armes ne doivent-pas être abaissées avant,
que cette mission ne soit rem-pliet
C'est pour sceller l'engagement qile nous
prenons de poursuivre cette mission jus
qu'au bout que nous . allons, mes chéris
soldats, présenter nos armes à la terre
d'Alsace. ' -
" L'engagement est aujourd^JÙi scellé d'un
beau sang, d'uiie belle vie... Mais n'adimi-
rez-vous pas de quel souple génie, ctevant
tutn auditoire si différent de ces amcteiiô
publics nationalistes qui trépignaient.,
d'enthousiasme au chant de sa voix, l'ora
teur soldat a su offrir à nos amis et "alliés:
■emiégimentés sous le " drapeau tricolore,
une idée de la France satisfaisante pour
les mis, pour les autres, pour nous-mê
mes et, ce qui ne gâte rien, merveilleuse
ment juste ? Ce témoignage d'une heiureuse
flexibdlité, capable de s'adaipter à toute
cir-oonstaiiioe et qui n'ôtait rien à l'indoimjp-
tai>le vfigiueur d© l'esp-rit et de l'âme, ne
peut que redoaiMer nos larmes, assombrir
notre dsudl, ajouter aussi à notre fierté 1
II. Les déclarations
de M. Delahaye et la Chambre
Si l'or et, comme on se plaît à l'espérer,
l'intérêt de parti n'ont pas complètement
asservi la presse française,, plusieurs de
ceux de nos confrères qui ont étouffé entré
deux lignes les déclarations de M. Jules
Delahaye à la séance de la Chambre,
d'avant-hier rougiront. Nos lecteurs en
ont eu le texte sous les yeux. Oe texte
justifie ce que nous en avons dit. Reste à
relever à l'Officiel le texte authentique des
interruptions: qui ont émaillé ces iparolies
d'union, de paix, de stabilité politique, de
véritable équiJibrc moral et national. -
En très, peu de .mots, d'aiilleuTs hachés
d'apostrophes directes qui lui : étaient
adressées - '"d'un» façon ; assez blsaraê
au nom de l'union, sacrée, M. Jules. Dela-
h-aye a commencé par liquider quelques:
litiges particuliers qu'il avait' en commun.
■avec.ses cojlègues, ef dont tout le monde,
parle du mâtin àu soir'à la Chambre.V-Ge'
point réglé, M. Delahaye a. dit : « .Mais
tout oela, c'est le passé ! » Officiel en
main (H octobre,, pages 1598, et. suiyante$),
nous prenons la séance au point où ..le-
député dé Oliolet a proposé généreusement"?
d'oubyier. « nos miseres », y compris celles
qui venaient de lui êtro faites si fcapa-
geugem^nt. Nous ne ferons pas grâce à
nos tectefuts d'un seul des mouvwnents de
la Chambre à partir de ce moment-là.
M. Delahaye dit quie les anciens « dis-
sonjtknents portiaient sur la £açm de comr
prendre «et ^dininisilrer la patrie françai
se. » A ce mot, M. Walter a jeté ce cri :
« L'Action française ! »
M. Delahaye dit quie nos « vieilles dis
sensions se 6ubcrdofniaeiït à wnj premier
devoir, JonKla.iJitïutal et sacré a . M. Âitexant-
-dre s Vùrenne * remarque : « ;11 est biWi
temps ». . - ' • ' -
AI; Delihaye juge que to-ut doit s'apaiser,
.auand on considère qu'jî n^"y a rien déplus
Périlleux "pour - lâ;■ patrie. iK- que -ï'éraatw-
lité d'un/ Cjiyiàion • véritaJMei'- cl'uw oonfli#
-piiofond ,entrei ..nous -'çn oe'\inbm©nt4i,
M. Amigj'd lui a crié : « Vjyo&avea-changé
.de papjer; !- ■>' ; — > ' : ' ' :
■ M., Deliaihaye dit que nos soldats ee hat-
te^at ,<<. povir • l'unique: bonteur ■ de-' reôtér
Français- ». 11 ajoute : « Une pensée qui
>;aut tarot de.viesj tant de.onorts, ' tant de
-sang, tant -d'actions, d'éclat... »A VOffici'el
asstere qu'il se produit ici des « interrup
tions sur les bancs du parti' siclaliste ».
- M. Delahaye s'écrie :
J'exprime des pensées jui sont les vôtres.
' M.-' Ajlexandre Vabenne. — Depuis* dix
dans les couloirs, vos amis et nous
jnoïÉi entretenons cordialement entre Fran-
}tfiit:\dës- meilleurs moyens de défendre le
pays; et vous venez ensuite apporter , ici
• vos rancunes royalistes / (Vifs applaudis
sements .}
M. Jules Delahaye. — Le langage que je
tiens est si loin de la rancune que je m?ap
plique à faire disparaître les vôtres;
Un peu plus loin M. Delahaye, abor
dant le suj et même de l'interpellation Pain-
levé, commence par l'exposer : « Une vasté
coalition qiui entraîne sur les champs de
bataille européens les. forces de deux au
tres grandes parties dm monde... » a, a
gauche », dit" le Journal officiel, on lui
crie. : «. Cela n'a rien de commun avec
l'interpellation » 1
M; Delahaye forme.lefl byEStUlgeà eut»
vantes Qu'une diplomatie &ê soit
toujours heureuse, qu'elle ait 8/ujs§i des
imperfections, qu'elle se heurte 4 des obs
tacles naturel ou à des obstacles humains,
à des peuples ou. à des ,rois, tournés ou re.»
tournes contre rioùs ..v » aussitôt, je lis £v
l'Officiel: « Interruptions. — Mouvements
divers ». . .
L'orateur riposté.: - -
M; Jules Delahaïe.- — Vous n'empêche-
rei pas qu'il y ait des rois en Europe. Je
continue : «cela nous plonge dans un éton-
nement sans mesua-e, et nous'oublions de
faire la part de la nature des choses... »
12 M.- 1 Henri Loup.*— Monsieur Ae président,
nous demandons une suspension de séance
pour mettre fin à une pareille intervention.
m: le président. — Si l'orateur voulait
relire sa dernière phrase< vous verriez que
voire interruption ne porte pas. Ecoutez
avec plus soin : vous entendrez et vous
jugerez.
M. Fernand Brun. — Nous demandons
l'application du règlement.
m. le président, t— J'écoule l'orateur avec
attention et je m'efforce -de diriger les dé
bats conformément au règlement,. (Inter
ruption. a l'extrême gauche.)
vJe ne suis pas juge des opinions qu'ex
priment les orateurs.
•D'ailleurs au milieu du bruit, des ma
lentendus, peuvent se produire, veuillez
donc garder le silence.
Aloi® et alors seulement peut oointinuer
l'éloge des « excellents Français, nos
agents » qui ont servi le politiqjuie îîatiio-
naifo f".
. M. Jules Deiàlxaye dit pius bafii à propos
des ressorts mis en mouvement par l'Alle
magne dans. les Balkans : « Sans doute,
ces organes royaux, nous aurions pu et
dû les avoir. » A ce moment, comme on
l'a vu hier, l'ineffable M. Claiissat s'est
écrié : « C'est Coblentz qui revient. Vous
faites l'éloge die la royauté I »
. M. .Jules. Delahaye xièconseille-til tout
«.mouvement d'impatience », tout « geste
inerveux ».-contre le Gouvernement, Y Offi
ciel, implacable, relève : « Réclamations
fevir divérs bancs. »
> Il dit que l'Allemagne était organisée
^olitiquemèht de manière à réparer. ses
nombreuses, fautes « sans. trop de diffir
cul tés ». « Interruptions », note l'Officiel.
■ Î1 dit que l'ennemi tablait sur la divir
sion et l'incoordination qui naissent fa
talement dans les assemblées, « même mal
gré la volonté de leurs membres ». L'Offi
ciel inscrit à cette place « bruit ».
M.. Delahaye déclarei encore qiie « ni
le semtiment ni l'intérêt de la ruation ne
peut s'accorder avec raibominaiile jeu de
portefeuilles dans lequel on paraît vouloir
nous entraîner, » L'Officiel : « bruit ».
M. ^Delahaye dit que c'est une manàe
« pas très innocente » de vouloir remporter
-des.victodres parlementaires &ur, le Gouver-
nenxeat d» son pays », mais qu'il pourrait
j awoiir j<" quelque chose de pds n. Ace mot,
« 'interruptions Justes cieux, pmmquxxi ?
, gnfin; M," Delahaye -ayant jçoacIn j*-
claratiou que . l 'on a lue hier par ces trois
•cris : « Vive la. Fra &ce; Mverrara^.^'vtvà'
là viçtoirè • »,' un ;dépûté|, M." Lenôir, s'est
levé tout.; exprès . pour prendre allègrement
là Ghajnîbrê ;à -témoin 'de ce que ''personne'
ne. lés é'ût applaùdfes.'. • t- /
• L'hypothèise ,^de l'unian saiiréîg- interdit
sant d'êx'iiliquer 1 chacun', dé' ces ; m'ouvé-
,mèints par .rbastilité de quficoiiq'ue contré
personne - ni d'aucun -pârti- contre- aii-
cain ; autre parti -représenté au Palais-
Bouri>on,:il faut néoéssairememt supposer
qu'on ne s'est tant mi?'en: colère.-à: l'ex-
trémè gaiichè, ^qu'à, jéçâp^s'..' dés formules
d'une vérôtô;;imipér®orineîlè qui- xîê faisait
quiecMiq-uia ni d'auenn parti cpntoe .au-
même fait grand bien a toui le:.mpuisqu'elle a aidé à mainteriir lë :miiMi3tère
à spiv.banc. ^
III. Ou Quai d'Orsay
au Luxémbour^
. Avant hier, à six teures, achetant mon
numéro,du Temps' ve spéital' a*u kiosque du
Palais-Bourbon, je constatai' avec 'un mé-
Itemige" de di&9&ppoiïïteiman,t et de satàsfac:
tion un espa>ie , l'on expliquait le départ dé M. Delcassé.Cës
explicia,tions, "j , aûi«ais biéni-vouLDi les avoir; ;
Elles, mè seîiiblaient d'dirtee part assez im- :
pçrtwfea. A" Une heure" pareille.' mi minis-"
tre me semblait." devoir reeteir a son poste-
à tout prix et ne pouivoir,- et -ne devoir
l'aitondonner que poiûr les bames dé l'àc-
eusaition cru-pour le c^cùeil:' J'appris, ■ de
mi-heure .pkis tard,' que le caviar tuitélai-
re ne persistait pas: Iîes raisons et les cfim-
mentaires traînâjenit déjà partout à ■ sept
heniases'- du'-' soir. 1 ! Je- foitnads. à: ; part- moi-- -lé
fermé .propos de-: m'en, teridir à.'to-'version'
la-,pl\i8-coniv.enable.et, pendàçt qiie notre
journal ïà»sàit t l*offibë ; du : j3OTnlâien transi
meitaiit & Ses lèicteaiirs iès'imfoSr?n^t : to'ns pu
bliées, 'je ne retenais à. l'intérieyr de ces-
notes' politiques,' q,ué l'indisposition persis
tante . de notre ministre des Affaires-étrari-s
gères. ' . , •
"'■ <$& ne* l'à "pàé très- bi«ti traité dans 3a
-joù-rpée'd'hier. Tant pis pour lui et c'est
..bi'eii faut si,'Mh'cdh.te«t4^affai i blw-le'e^if
- ne_t. par'&on' cbéparti^ia' ïmalgtaé de^léguer
les ' sujets : de -conitesto tioin : — Sa ; lettre
Pas sa lettre? La pa.ix ! La paix aju dedàn ù
pour-faire kfgùeîre àù^déh-ors ! Les boinjues'
nouvelles d'Italie ■ données par le nouveau'
ministre dies. Affaires Etrangères efface
ront, je pense, jusqu'aux derniers' vestiges
de ces v aigres colloques." : : -
On pourra s'en distraire en lisant et en
relisant les si de ce pauvre Gustave Hervé.
Cet extracteur d'épines bufliglares parle des:.
Balkaniques ainsi : ' > • '
Un moment on eût pu l?s avoir t c'était
quand les Russes menaçaient les plaines
ae Hongrie. Si d ce monteni, noui avions
dit nettement à la Jlowmnk qu'elle au
rait tous les territoires pçupW$ de Rou
mains — y compris ; MUè Çëi-çurabie que
les Busses lui ont jadis ënku^é,,;
Aiïôtoma là rhypeUifc.se, aàmlrons-en la
WûdaeffiiWiâBiCie ©i "là M à-propos. Pen
dant .ffUôléa Ituss^, vain crac lira, abor-
daie&i les GariJàUieS, memçaieiat 1b, plaine
hongiroJiss,. lé Coblilet du Paris aurait
averti Bucarest qu'il lui donnerait umi mor-
ceaAn de 1& terre russe... Toutes les combi
naisons d'Hervé et des diplomates en
chambra qui lui ressemblent offrent aussi
de grands rapports de ressemblance avec
celle-là.
Comme on le verra plus loin, au Sénat,
•M, Gaildin d® Villaine ayanit posé la ques
tion M-aggJ, n'a pas obtenu de répons mK
âistérie.1. r; ' *. v " , :
II faut:féliciter l'éloquent sénateur de là
M&n,ohe de son obstination' et de son éner
gie : d On les aura. » : , -
CtfAIîLÈS VAUHTIA&
, 1° Recrutez des;abonnis. nouveau»;
ï» Provoquez des contributions à l'impfit-
national, au taux de dix, cinquante «ou cent
francs par mois.
Des Carnets d'abonnement et des Carnets
de contribution sont mla à la disposition de.
tous nos amis. - '
Voir en s* page las Hipomse do nos Amis.
: » ■ ■"
S. M, la Reins Amélie de Portugal,
venant du château Ue Roridan, accom*
pagnée de 1a marquise d'Harcourt, née
de Gontaut-Biroii, vient d'arriver à Pa
ris. Sa Majesté résidera, pendant son
séjour, à lhôtel d'Albe, avenue des
Champs-Elysées..
. Un service sera célébré aujourd'hui 15
octobre, à onze heures^ à la chapelle pa
roissiale de l'église Saint-Honoré-d'Ey-
laù, 66," avenue de Malakoff, pour le re
pos de l'âme du comte Léon de Montes-
quiou -Fezensac, tombé au Champ d'hon
neur ^ le 25 septembre dernier.
Le présent avis tiendra lieu d'invita
tion. '
NOS ŒU VRES BE GUERRE
La générosité de nos lecteurs ne s'est
jamais' ralentie pour alimenter' les diffé
rentes œuvres instituées par l'Action fran
çaise en faveur dés' soldats.
Nous dovons signaler aujourd'hui à. nos
généreux donateurs que le moment est- ve-:
nu de songer aux vêtements d'hiver dont
le besoin se fera bientôt setilir :. tricots,
chemises et ceintures de flanelle, caleçons
et chaussettes de laine, cache-nez et ,passe-
montagne ; les sacs de couchage sont aussi
d'une grande utilité pendant la mauvaise
saison. -, . .
Nos aînis et lecteurs' voudront bien s'ins-,
pirer dès maintenant, de ces indications
sommaires.
LIRE EN DERNIERE HEURE :
ÎA DECLARATION DE GUERRE " *
DE LA BULGARIE A LA SERBIE
LA GRÈCE, ET IA SERBIE i
M.- Zaïmis : a tenu les promesses dont
, se ; flattait' la; presse' all^toânaé' il 5 a ex-:
; pliqué \ lès r raisons pour tesquellfâ - la"
| Grèce; resterait rieutreï Ces. raisons: peu- ,-
i.vent w résùiher én une seule : d'ieet erue*
rlé gouvernement hdlénique n'est . pas'
' disposé' S; tenir, les . engagements qulli
i a ^aitpris.' Le ■- parti' '■ vénizëlistef. à--"là^
i Ch'Mnljre nè seQible ..d'aillèurs paisvdëa-î
1 approuver l'attitude dé M. Zaïmis, puis-,
: qu'il a décidé de. soutenir îe gouverne- 1
.ment;."« tout en maintenant la-politique,
de soiî chef «. position qui. exige Sine
notion. de l'équilibre singulièrement dé
veloppée.. . . ;
Mais, qui sait «i ce n'est r>as une Se:
ces ' « surprises » balkaniques' qu'avaitï
prophétiquement; annbincéès^M. Vonize- :
los quelques semàihés avant sa chute ?*i
. Ainsi plus lés jours passent et plus la?
machine diplomatique que l'Allemagne^
a misé sur pied en. Orient avant d'en-,
treprendre 1 son-offensive contre là Ser-'
bie apparaît comme habilement.montée.
L'Allemagne avait disposé aux c6tés de ;
la, Serbie le piège bulgare et la nèutra- :
lité grecque avant d'essayer d'abattre 1
ce petit peuple. Avant de tenter de for-,
cer. cette porte, l'Allemagne s'était pro
curé l'assurance qu'on l'aiderait'à I' qu-'
yrir. p^r^deïrièré: La'éorijuration qu'elle"
a nouée dans 1 lés , Balkans ..est cèrtai-''
nement^ûn^des modèles, d'organisation, 1
de^préparajuto et cl'avant-guerre qu'ello*
aura.'donnés.,. .
: Eh, Bien t malgré cela,-quelque .choje!.
nous dit: qujs * rAlJemagne pourrait bien,
ne pas réussir.",,IL ,y- a-"d'autres" affaires 1
xa r rauuç'j'ai:, lit: — -ce f .qur
ont' pourtant échoué surydes circorisian-''
ces- imprévues. Déjà, hier au Sénat,,
M. Yiviàhi a. pu annoncer aue l'Italie,. '
vainquant les hésitations et même l'op-,
position qui .s'étaient .manifestées chez"
elle, "collaborerait avec ' lès alliés en
Orient. Voilà un premier sigpe que tout
pourrait bien ne pas tourner encore une
fois en Orient exactement comme l'Aile-.'
magne avait calculé. — J. B.. ' •
M. Viviani annonce la participation dt
l'Italie. — M. Gaudin de Villaine ■
met en cause les Maggi
et les Rothschild '
ELOGE FUNÈBRE DE M- MÉZIÈRES
Le Sénat s'est réumi hier à 3 lwxures
sous la présidemcie de M. Antonin Dubost,
qui a ouvert la séance par l'éloge funèbre
de M. Alfred Mézières :
Il est mort; diaas sa., quatire-vingt^dixièmio. ,
année, prisonnier dans sa maison, natale de
Lorraine; «t ses yeucc de .patriote sie sorat ter-
miés sur un epeotacile de •^O 'uileuir et d'invar
sioa, l Triste cruauté dfunè longue ■ vie jus--
&-là si lieareU9e et qui, après lui avoir-,
permis de jooier un rôle dans, les «a'ônemonts
de 1848 et die- participer ensuihe à tant d'au
tres événemiants, ' lie laisse captil d'un enjuer'
mi qu'il avait si soùvenifc diéncmicé et .ne; lui'
accorde pas les .quelquesi .mois néoessaires eor»
core à sa délivrance- victorieiUBe. : 1
« Un iour viendra; conclut M. Dubost,
où les clochers lorrains' sonineront l'héîiwi 1
denses funiérailles 'françaises. »,
LA DECLARATION OE M. VIVIANI
PARTICIPATION DE L'ITALIE
M. René Vivian), président du CaneoâJ,,
miniBtre - des affaires étrangères^, - monté:
^lora à la tribune. Après s'Être excusé de
n'avoir -pas, malgré les usages, communi
qué au . Sénat en même : temps qu'à la'
Ghamibre. la déclaration relative aux af
faires balkaniques, il donne lecture de
cette déclaration que nous avons publiée,
dans l'Action française. de mercredi. Il
ajoute : . " -y.
Messieurs, depuis que cette déclaration'■
a été lue par moi à la Chambre, depuis
même la séance d'hier, je puis apporter,
une affirmation nouvelle : nous avons liett<
de penser que l'Italie ne restera pas étran
gère à l'action commune.
Le président du conseil promet ensuit»'
de se rendre devant la commission des af
faires extérieures du Sénat pour lui four-,
nir des explications sur la situation.
M. Peytral, président de la commission.'
des finances, demande à poser une ques
tion^ M. Vivian! l'en dissuade, et l'on pas
se à d'autres sujets.
LA SOLDE DES BRIGADIERS,
CAPORAUX ET SOLDATS
- . Sur un rapport die M. - Milliès-Lacroix,
le Sénat adopte h l'unanimité la proposi
tion votée par la Chambré, tendaait à re
lever la solde des brigadiers,soldats. '
LES BIENS DES. SUJETS . ,
DES ! PUISSANCES ENNEMIES
. L'ordre' • diu\ jour. appelle la délibération-
sur. lé projet voté par lia Chambre,- relatif-
à .la déclaration, des Jnens des suôeits d«
puissances ennemies. , ... . , ,
DISCOURS , DE M: GAUDIN DE VILLAINE
* Léon Dautfst et les Maggi*
M. Caudin de Villaine, dont km n'a )iàs
oublié la récente et courageuse interven
tion, se félicite de ce que le garde des
sceaux eiit mis sous séquestre, dans le seul
comparUmeat de l'industrie éLectriquc,
neniif maisons allemkndes srar treize qui lui
avait été dénoncées. Eoursuiivaiiit sa tâcha
d'« épuration nationale », et s^appuyant
sur les révélations de Léon Daudet, le sé- -
nateur de lia Manche se plaint ensuite de
l'impunité dont jouissent les Maggi.. -
. Léoni Dàuidiet avait, déjà signalé les dan-,
gïins "de rorgeniieatioik. die. la Société Majggi.; :
La question a été. de mouveasu posée récem
ment 'dans' certlaine" }o«iTinaùx: " Vous savez\
que pçndamt . «Quelque -temps r Union des;
CfMpâratews parisiema Irem ptocé la. §g&
r '
HUIITEME ÀNNE& ~ N- '288.'
Es NtJMtBo sutmçii» : CiuqCetitinûê.
KENDREDi iS OCTOBRE 1WSL
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL"
Tout ce fui est netionat est hêtre:
Le Duc d'Orléans.
RÉDACTION
17,' Rue CÀiimarttn, 17 ' il 18, Rue du Croissant, 18
jusqu'à dix hear«s du soir : Il à partir de dix factice* du soir
TtLSvHOMB Usotri SOHI0 II Tfc«r»io >ià 'Cfffr*f 64^)y
.v" -»■ - *»<■»• «Jjrt• .<
' r ' > - Adruttr toute* le* tommanimUoiu eenctPAtml ta tUdaclian 17, JIiu Caagiartin, Paris, \*
' 3—'8 ■' '
/^=
Henri VAUGËO^^fiîmi^ pôikiqae
L éon BAUDET, Dkeeteiir Rédaeieur ea Chef
; v
ADMINISTRATION
ABONNEMENTS
, -ilMbttMfcrha
-PflriR, Sfiibit * IL S CVSVO '9. ho. >■
Prorincem «t A Lorraine.. .yHT 1 » M'3 » K4 »
Etrangcri.......................,J10 > fVS > ni »
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an Journal s H, H. Coumarfla - Tél.; Louvre !MI
«tS»«. dtPuWfcMét» ,Pl.de IttBoMreo. Gui. 35-tt v
XePublîâié intfrétdamlc Journal n'enaa/uwaTArtîMn Pta nçMfa
Adresser Uitrt* *t Jfaidbfc A rAdminialraltur A ^Action française, 17, Rue ti.nmnrfi», paris.
UNE LETTRE
-f. • ». > - -» B gTf>- .--- ■- ••• '*•
îiimenr le ,
r AU ROI DES BULGARES
i Monseigneur ,1e" Due d'OrJéaiis ç adressé,
By a, quelques jours,- là lettre " suivante
tfu "roii Ferdintfiitj! Le. Prince, a. voulu
qu'elle fût ieriUue publique, le jour oit la
Bulgarie entrerait en. guerre : contre. leS
alliés
Sire y .' ' ■ ■ .
, L'attitude, que Votre. Majesté a cru de
voir prendre dans ta guerre actuelle,
contrairement à sa politique antérieure,
- m'impose le triste devoir de prier Votre
Majesté de reprendre les insignes des
ordres bulgares - dont Elle avait bien
voulu m'ïnvesHr — Une première fois
lors de la mort de votre, vénérée Mère,
et imc seconde jôis. lors de mon séjour
en Bulgarie pendant lequel Votre Ma
jesté eut soin de trié faire ^remarquer
. tout ce qu'Elle devait à la France, ^
l'ai dit à Votre }ajusté defatrê're-
~ prendre ces insignes, car, hélas f je ne
puis les lui renvoyer. Mais Votre Ma
jesté n'aura qu'à s'adresser à son allié
qui, depuis plus d'un an, occupe mon
château et pour lequel moh coffre-fort
> r rie doit plus avoif.de secret. Je l'auto-,
1 risé à rendre ' à V-oirg.. Majesté les ■ insi
gnes «d'ordres .que* "jè_ ne - saur cas plus
porter. .. V
■ Votre Màjeslé comprfndra que. dans
ces circonstances je suis obligé de. pré
venir Vôtre Majesté,,que; lé j&ur où 'elle
. lèvera les armes, >contre~là France pia
. Patrie, son nom ^rq ràné du chapitre
iZer chevaliers, du Saint-Esprit s • -
" - Votre.Majesté - avait, depuis son. en
fance, vduht se raïïficher à la? Ffancà,-
d'abord coznmeâ'Ortêans, puis comme
Bourbon; et le. costume du Saint-Esprit
avait •> toujours été votre ambition. Dé
nombreux, portraits le prouvent ! u
.' Une autre' àmbitibn est née depuis :
■ Empereur d'Orient ! et lé fils d'une
princesse d'Orléans, le mari d'une
princesse de Bourbon a renié ses origi
nes et ses alliances pour se jeter dans
les bras de nos pires ennemis.
Le Cobourg-Bobourg a jeté le masque
et a repris son rôle., ...
Je. ne demandé pas à. Votre; Majesté
de me renvoyer les insignes du Saint-
Esprit que je lui ai fait remettre offi
ciellement jadis'. Je veux, au contraire,
que- ces souvenirs de la France qu'il à
trahie soient toujours un ' vivant re
mords qui poursuive Votre Majesté,
dont je suis malgré tout
.. le cousin et neveu.
philippe.
On sait d'.a.urtre part que, dès la décla
ration .do guerre, au début d'août Î91i,
MoneftigrwwH* te Duc d'Orléans avait re-n-
-voyé à l'Eiinporerjr d'Autriche, le coEior do
là Toison, d'Or. Nous sommes aiu.to-risés
ajuijoord'hui à piuftiHca 1 lfeu~lcittï«'par laquelle
•1-e - Pxinco. tin informait " lo sotuverain- en-
■jneimi :
Sire,
En . novembre 1896 je Recevais de
Votre Majesté le collier de la Toison
,d 7 Or à l'occasion de' mon ikariagé- avec
"Varcfnduchèsse Marie-Dorothée. Ce ma
riage fut le màthéur de ma vie*/
Aujourd'hui, le gouvernement de
; ¥otreMajësté provoque un conflit géné
ral en Europe et déclare, là guerre à la
'France, mon pays. Voire Majesté com-
■prmdra que, dans de pareilles cirèons-
\tances, : je ne puis porter ni conserver
■ lës insignes de son Ordre de la Toison
d'Or.
Je prie donc le ministre d'Autriche à
Bruxelles de bien vouloir faire parvenir
à Votre Majesté le collier n° 67 dont
j'étais le titulaire.
* Je suis sûr que Votre Majesté com
prendra à quel sentiment j'obéis en agis
sant ainsi et je tiens à lui répéter que.
'je garderai toujours le meilleur souve
nir des relatipns si amicales et si corr
diales que j'ai personnellement entre
tenues avec Votre Majesté.
P hilippe.
OXSLJSL"^7£IUXS.
.. - ™~~~
•. Je ne puis me faire à cette idée que,
43omme l'a dit Maurras, nous ne rever-
^ rons pas Léon de - Montesquiou. Sa force
y sage, sa générosité, sa grandeur d'âme
demeurent imprimées dans mà mémoi
re, m" dépit de la fataJe nouvelle, avec
tous les caractères de la vie. J'évoque
- à chaque instant, ces « petites , figures »
dorîï parlait Alphonse Daudet et qui
composent' la grand© figure de l'être
.aimé et disparu. Rien avant qu'il fut
dans mon cabinet, le rire éclatant de
Léon de Montesquiou, son pas décidé
annonçaient sa présence. Aux heures
- difficiles, graves ou critiques, ce pas et
ce rire ipe réconfortaient, remettaient
' les choses à leur place. La voix fanik
lière et quotidienne de notre ami ex
primait bien cet équilibre imperturba
ble qui faisait de lui un irremplaçable,
conseiller. Il usait aussi dé brefs silen
ces, accompagnés d'un regard néné-
imnt, où'jouaient sa bonté et s^rete-
ivue. Sa personne dégageait- la 'Confiance
èt la : sécurité. Il avait, en ire tant de
dons,r ce don suprême : l'autorité» Son
avis, toujours mesuré r même dans
■ l'extrême décision, était appuyé suc. une
^connaissance parfaite et nuancée de tou
tes les circonstances: Il était de ceux'qui
dominent les problèmes, de liï"Apolitique
et ne -sont . jamais dominés. pair ,éwx. !
C'est dira quelle perte,: avec l'Action
Française," a" faite la'France. , f / (
Avec oelàf Léon de - Môntësqùip.û était
orateur- et fut souvent grand» orateur.
Maintes . fois j'ai, parlé à ' côté" de Tuij,
après lui, notàmmént à la salle Wa-'
grain, devant ces immenses.'assemblées
-cômparables à : uné grappe; géant® de
visages^ attentif?; Le public," au sortir de
son étreinte- logiqtfé," était- modelé, ras-:
semblé, comme par le pouce d'un sta
tuaire vigoureux. On demeurait long
temps sous son -influence, — ce qui est
la marque de ce genre d'action, — et
imprégné par sa parole- et ses argu
ments.' Je lui disais en riant : « Vous
n'êtes pas un prédécesseur commode.
Majs tout ce qui avait la plus lointaine"
appaiSsnçe. d'un "compliment l'horripî-
ladi ^Afin de ne pas'dèviav *de &es4igne&:
de démemstration, 11 avait devant lui
ixn tout petit cairré de papier, où étaient
tracés quelques repères, de sa menue et
charmante écriture. U ne s'y reportait
guère, tout'possédé par son sujet, beau
d'énergie et de fermeté. C'était alors le
combaitajit, tel que l'ont vu les plaines
de Champagne," qui apparaissait en lui,-
"et ; sa, mine intrépide, son sobrje gepte
défiaient' ' rakïvérsaifë.r.' «" J'y. insiste,
messieurs, .et.je vous demande d'y.ré
fléchir avec moi. » Quand il pronon
çait ces. mots, dé "son accent, appuyé, et
volontaire, sa flamme' aiussitôt se' com-,
muniquait ; et' je, voyais nos ' jeunes
gens avidèmënt suspendus " à ses argù :
mênts, cdnvaincus^par la chaleur.de sa
conviction. -
Cet homme, si indulgent pour- au
trui, en toute ocfcasion, était- dur èt
même implacable pour là rrialhonitêteté
intellectuelle. Il, n'admettait : pas; cette,
trompérie que^ les Sots et les nains con
sidèrent comme la monnaie courante de
la , politique. Or, cette profonde sincé
rité est, à mon avis, le secret de l'élo
quence et de son eritraîniemènt. Léon de
i.Montesquiou emballait ses auditoires
pair des raisons toujours fortes, mais
aussi subtiles, et j'ai vu des gens s'en
étonneir. 11 y a un poncif sur l'inatten
tion du public français. Ce public, est au
contraire d'autant plus attentif qu'on
exige de lui un effort plus grand. La
difficulté abordée le capte et, vaincue,
l'exalte. Pendant "q™ Léon de Montes-
quiou parlait; un dialogue muet s'en
gageait entre ses auditeurs et lui : « Je
vous livre le meilleur de ma pensée,
le fruit de longues méditations. — Nous
le sentons bien à "ton accent. — Puis-
je, sans vous fatiguer, vous mener en
core plus loin? Aussi loin que tu le
voudras, tu paries clair et, franco. »;Jè
résumerai ceci en peu de mots : sa
grande âme se communiquait.
- Sa grande âme se, communiquait et
elle eiu-'anime et en anijnera beaucoup,
dSnsle parachèvement d'un trépas ,hér
roïque. Il a scellé son œuvre, aaa beaux
livres, limpides et drue,' dô son. sang.
Auguste .Comte, Le Play,' ces conscien
cieux qu'il prenait comme modèles et
sujets d'étude, seraient fiers de lui. Oui;
oui, vous fûtes un cornélien, mon cher
Léon de Montesquiou, un fils du devoir,
mû par l'honneur ; et votre leçon. lie
périra pas, ô preux couché, dans cette
terre de France quôr.vous défendiez les
armés à. la main, terre sacrée que vous
et'vos compagnons aurez reconquise sur
rénneim.
X.EON DAUDE1
LA POLITI QUE
I. Montesquiou à ses soldats
•Le 21 août dernier, Montesquiou, se
trouvant faire .office de conunandaJiit do
compagnie, avait franchi la frontière d'Al
sace à la tète de ses soldats : soldais de la
Légion, soldats pour la plupart étrangers
au sang et au sol de la France, accourus
volontairement sous nos drapeaux. 11 les
réunit et leur parla: avec son cœur.
Voici ses paroles : -
Je vous ai réunis, mes cher's soldats,
parce que je «'ai pas voulu laisser passer
la journée sans vous dire quelques mots.
Mais c'est une journée émouvante pour
nous que celle où nous nous trouvons.;
assemblé# en armes sur la terre d'Alsace.
Elle sera pour nous iin beau souvenir. *
- Nous avons franchi ce matin la. fron
tière qu'U^y a 45 ans; une cruelle défaite
imposa a la France. C'est cette frontière
que cette guerre va renve*er, définitive
ment. renverser. Jl le fout non seulement
,pour le -salut de la France, mais pour, la
civilisation et la-paix -du monde entier.
-■ VôussVavez d'ailleurs ibieh compris vous
tous, qui, de toutes les nations, êtes venus
vous mettre au service jde .-la France. Sans
doute nombre , d'entre vous,, déjà unis à
la France par des liens de famille y ou des
liens de souvenir, ont tenu 'à s'y lier en
core plus .étroitement en lui apportant la
force de leurs bras et de leur çœur. Mais
d'autre's aussi, en servant {& France; ont
pensé à servir leur propre patrie. Es ont
eu raison. Tous Us pays, en effet, qu'ils
soient déjà entrés dans la lutte. contre
V-^Xlcmagne,. ou qu'ils soient jusqu'à pré•
sent restés neutre^ ont un intérêt vital
au, triomphe d% nos armes, car ce n'est
fins une guerre comme une autre que nous
menons en ce moment, une querelle de
deux ou. plusieurs-peuples se disputant, des '
territoires. Non ; c'est. une lutte à mort '
pour Sauver l'Europe du joug de la plu.s ■
■affreuse barbane. - - -
. Nous avons pénétré aujourd'hui sur une
LES
» ! [
coMraxinriQUËs^ OFSrzozEzis::
14 OCTOBRE.
Tftois HEÙkÈsïsdiii
®. n Artois* lee flombatè d'artillerie. 3e «ont poursuivis, de part, et d'autre;-
. au cours de la, nuit;.' particulièrement violenté, au nord oue&t de -la cote 140,
entre Souciiez «t Civenohy. . j
v i lutte d« tranchée à tranchée,* à coupa de bombés èt de torpiller, est
restée très activa dans la région de t-ihons 1 , ; "
. '. „ En Champagne, l'efinemi a dirigé sur notre arriére ront des tire d'obus
suffocants. auxquels nos contre-battoriee ont partout, riposté;
" " - Une attaque allemande sur le bois' à" l'ouest de Tahure â été Irépoussée
par notre feu. ■■■n
^ Canonnade réciproque , et - presque continue en -Lorraine, dans la région
Reillon-Leintrey. . - •
, t ONZE HEURES" SOIR
étions d'artillerie «le- patf 'et d'autre en Artois, dans ia vallée de la
Souciiez et le bois de Civenchy*, .
• Canonnades réciproques sur le front de J J Aisne, au* environs de Reims,
et en Chantpagne, près cPAubériue et de la ferme Navarin. - - - -
Combats assez violents,à-coupt^Jtjomtoes et de,torpilles sur les Hauta-
de Meuse, dans les secteurs rie Caiormç et "de Troyori.
En Lorraine, l'ennemi dirige sur 'hos positions, dans la région de Reil-
lon, un bombardement auquel nos batteries répondent efficacement.
T+& GUERKE aÉRIENNE
Une
Bàzancourt
escadrille de vingt avions à ; bombardé aujourd'liùï là garé : dè
urt sur t arrière-front de Champagne. : ... , - ■'< .
Un-de nos avions: a abattu uji ballon captif allemand qui s'est effondré
au sud de Monthàisy. ■ ,, . .. .. ... , •■■■•
.. .Un avion ennemi a été abattu par jm dey- nôtres àu, nord de l'Aisne ■ '
il ésit tombé dans, les-lignes allemandes au nord dé BucU'le-Long; . - " .
terre que je. qualifierai dé sainte, car-elle'
avait ■ un$ ' mission .sacréfiï Ef,le , n était :xe
qu'on. appelait autrefois une. « marché
frontière Là-bas, par delà lé 'Rhin;
c'était là. Gërmaiiie,:là, horde dès' Barbares/
De ce xôté-çi', c'étaWla civilisation, la pliià
haute civilisation héritée du monde latin.:
La marche frontière veillait à ce que la
horde barbare ne vienne pas''isubmerger
les -pays,., civilisés^ Telle,, était sà mission,
sacrée.
En 1870, la digue a été rompue; ■ Dès
lors, le monde civilisé se trouvait menacé
et il aurait dû, mieux sie préparer à la
défense. Il l'aurait dû d'autant plus que
la horde barbare, dans, l'orgueil de sa vic-i
toire, s'enivrait d'idées de domination unir
verselle. A- partir de ce moment, la Gerr
manie rêvait d'imposer à l'Europe et même
aux deux Amériques son joug brutaW
Sa victoire eût été le plus effroyable
désastre que l'histoire ait jamais connu.
C'eût été l'obscurcissement de tout ce qui
fait pour nous la douceur de vivre, le
charme, la grâce, tout ce que notis ai
mons, dans nos patries respectives écrasé
sous la plus affreuse brutalité et vulga
rité. • ■ :. ■■
Pour le salut de toutes nos patries et
de la civilisation, il faut reprendre cette
* terre, que nous foulons, il faut reporter
la" frontière de la France jusqu'au Rhin.
Vdilà la 'mission' qui nous incombe à nous
qui avons l'honneur' de vivre à un- des
plus hauts * moments de ., l'histoire. Nos
armes ne doivent-pas être abaissées avant,
que cette mission ne soit rem-pliet
C'est pour sceller l'engagement qile nous
prenons de poursuivre cette mission jus
qu'au bout que nous . allons, mes chéris
soldats, présenter nos armes à la terre
d'Alsace. ' -
" L'engagement est aujourd^JÙi scellé d'un
beau sang, d'uiie belle vie... Mais n'adimi-
rez-vous pas de quel souple génie, ctevant
tutn auditoire si différent de ces amcteiiô
publics nationalistes qui trépignaient.,
d'enthousiasme au chant de sa voix, l'ora
teur soldat a su offrir à nos amis et "alliés:
■emiégimentés sous le " drapeau tricolore,
une idée de la France satisfaisante pour
les mis, pour les autres, pour nous-mê
mes et, ce qui ne gâte rien, merveilleuse
ment juste ? Ce témoignage d'une heiureuse
flexibdlité, capable de s'adaipter à toute
cir-oonstaiiioe et qui n'ôtait rien à l'indoimjp-
tai>le vfigiueur d© l'esp-rit et de l'âme, ne
peut que redoaiMer nos larmes, assombrir
notre dsudl, ajouter aussi à notre fierté 1
II. Les déclarations
de M. Delahaye et la Chambre
Si l'or et, comme on se plaît à l'espérer,
l'intérêt de parti n'ont pas complètement
asservi la presse française,, plusieurs de
ceux de nos confrères qui ont étouffé entré
deux lignes les déclarations de M. Jules
Delahaye à la séance de la Chambre,
d'avant-hier rougiront. Nos lecteurs en
ont eu le texte sous les yeux. Oe texte
justifie ce que nous en avons dit. Reste à
relever à l'Officiel le texte authentique des
interruptions: qui ont émaillé ces iparolies
d'union, de paix, de stabilité politique, de
véritable équiJibrc moral et national. -
En très, peu de .mots, d'aiilleuTs hachés
d'apostrophes directes qui lui : étaient
adressées - '"d'un» façon ; assez blsaraê
au nom de l'union, sacrée, M. Jules. Dela-
h-aye a commencé par liquider quelques:
litiges particuliers qu'il avait' en commun.
■avec.ses cojlègues, ef dont tout le monde,
parle du mâtin àu soir'à la Chambre.V-Ge'
point réglé, M. Delahaye a. dit : « .Mais
tout oela, c'est le passé ! » Officiel en
main (H octobre,, pages 1598, et. suiyante$),
nous prenons la séance au point où ..le-
député dé Oliolet a proposé généreusement"?
d'oubyier. « nos miseres », y compris celles
qui venaient de lui êtro faites si fcapa-
geugem^nt. Nous ne ferons pas grâce à
nos tectefuts d'un seul des mouvwnents de
la Chambre à partir de ce moment-là.
M. Delahaye dit quie les anciens « dis-
sonjtknents portiaient sur la £açm de comr
prendre «et ^dininisilrer la patrie françai
se. » A ce mot, M. Walter a jeté ce cri :
« L'Action française ! »
M. Delahaye dit quie nos « vieilles dis
sensions se 6ubcrdofniaeiït à wnj premier
devoir, JonKla.iJitïutal et sacré a . M. Âitexant-
-dre s Vùrenne * remarque : « ;11 est biWi
temps ». . - ' • ' -
AI; Delihaye juge que to-ut doit s'apaiser,
.auand on considère qu'jî n^"y a rien déplus
Périlleux "pour - lâ;■ patrie. iK- que -ï'éraatw-
lité d'un/ Cjiyiàion • véritaJMei'- cl'uw oonfli#
-piiofond ,entrei ..nous -'çn oe'\inbm©nt4i,
M. Amigj'd lui a crié : « Vjyo&avea-changé
.de papjer; !- ■>' ; — > ' : ' ' :
■ M., Deliaihaye dit que nos soldats ee hat-
te^at ,<<. povir • l'unique: bonteur ■ de-' reôtér
Français- ». 11 ajoute : « Une pensée qui
>;aut tarot de.viesj tant de.onorts, ' tant de
-sang, tant -d'actions, d'éclat... »A VOffici'el
asstere qu'il se produit ici des « interrup
tions sur les bancs du parti' siclaliste ».
- M. Delahaye s'écrie :
J'exprime des pensées jui sont les vôtres.
' M.-' Ajlexandre Vabenne. — Depuis* dix
dans les couloirs, vos amis et nous
jnoïÉi entretenons cordialement entre Fran-
}tfiit:\dës- meilleurs moyens de défendre le
pays; et vous venez ensuite apporter , ici
• vos rancunes royalistes / (Vifs applaudis
sements .}
M. Jules Delahaye. — Le langage que je
tiens est si loin de la rancune que je m?ap
plique à faire disparaître les vôtres;
Un peu plus loin M. Delahaye, abor
dant le suj et même de l'interpellation Pain-
levé, commence par l'exposer : « Une vasté
coalition qiui entraîne sur les champs de
bataille européens les. forces de deux au
tres grandes parties dm monde... » a, a
gauche », dit" le Journal officiel, on lui
crie. : «. Cela n'a rien de commun avec
l'interpellation » 1
M; Delahaye forme.lefl byEStUlgeà eut»
vantes Qu'une diplomatie &ê soit
toujours heureuse, qu'elle ait 8/ujs§i des
imperfections, qu'elle se heurte 4 des obs
tacles naturel ou à des obstacles humains,
à des peuples ou. à des ,rois, tournés ou re.»
tournes contre rioùs ..v » aussitôt, je lis £v
l'Officiel: « Interruptions. — Mouvements
divers ». . .
L'orateur riposté.: - -
M; Jules Delahaïe.- — Vous n'empêche-
rei pas qu'il y ait des rois en Europe. Je
continue : «cela nous plonge dans un éton-
nement sans mesua-e, et nous'oublions de
faire la part de la nature des choses... »
12 M.- 1 Henri Loup.*— Monsieur Ae président,
nous demandons une suspension de séance
pour mettre fin à une pareille intervention.
m: le président. — Si l'orateur voulait
relire sa dernière phrase< vous verriez que
voire interruption ne porte pas. Ecoutez
avec plus soin : vous entendrez et vous
jugerez.
M. Fernand Brun. — Nous demandons
l'application du règlement.
m. le président, t— J'écoule l'orateur avec
attention et je m'efforce -de diriger les dé
bats conformément au règlement,. (Inter
ruption. a l'extrême gauche.)
vJe ne suis pas juge des opinions qu'ex
priment les orateurs.
•D'ailleurs au milieu du bruit, des ma
lentendus, peuvent se produire, veuillez
donc garder le silence.
Aloi® et alors seulement peut oointinuer
l'éloge des « excellents Français, nos
agents » qui ont servi le politiqjuie îîatiio-
naifo f".
. M. Jules Deiàlxaye dit pius bafii à propos
des ressorts mis en mouvement par l'Alle
magne dans. les Balkans : « Sans doute,
ces organes royaux, nous aurions pu et
dû les avoir. » A ce moment, comme on
l'a vu hier, l'ineffable M. Claiissat s'est
écrié : « C'est Coblentz qui revient. Vous
faites l'éloge die la royauté I »
. M. .Jules. Delahaye xièconseille-til tout
«.mouvement d'impatience », tout « geste
inerveux ».-contre le Gouvernement, Y Offi
ciel, implacable, relève : « Réclamations
fevir divérs bancs. »
> Il dit que l'Allemagne était organisée
^olitiquemèht de manière à réparer. ses
nombreuses, fautes « sans. trop de diffir
cul tés ». « Interruptions », note l'Officiel.
■ Î1 dit que l'ennemi tablait sur la divir
sion et l'incoordination qui naissent fa
talement dans les assemblées, « même mal
gré la volonté de leurs membres ». L'Offi
ciel inscrit à cette place « bruit ».
M.. Delahaye déclarei encore qiie « ni
le semtiment ni l'intérêt de la ruation ne
peut s'accorder avec raibominaiile jeu de
portefeuilles dans lequel on paraît vouloir
nous entraîner, » L'Officiel : « bruit ».
M. ^Delahaye dit que c'est une manàe
« pas très innocente » de vouloir remporter
-des.victodres parlementaires &ur, le Gouver-
nenxeat d» son pays », mais qu'il pourrait
j awoiir j<" quelque chose de pds n. Ace mot,
« 'interruptions Justes cieux, pmmquxxi ?
, gnfin; M," Delahaye -ayant jçoacIn j*-
claratiou que . l 'on a lue hier par ces trois
•cris : « Vive la. Fra &ce; Mverrara^.^'vtvà'
là viçtoirè • »,' un ;dépûté|, M." Lenôir, s'est
levé tout.; exprès . pour prendre allègrement
là Ghajnîbrê ;à -témoin 'de ce que ''personne'
ne. lés é'ût applaùdfes.'. • t- /
• L'hypothèise ,^de l'unian saiiréîg- interdit
sant d'êx'iiliquer 1 chacun', dé' ces ; m'ouvé-
,mèints par .rbastilité de quficoiiq'ue contré
personne - ni d'aucun -pârti- contre- aii-
cain ; autre parti -représenté au Palais-
Bouri>on,:il faut néoéssairememt supposer
qu'on ne s'est tant mi?'en: colère.-à: l'ex-
trémè gaiichè, ^qu'à, jéçâp^s'..' dés formules
d'une vérôtô;;imipér®orineîlè qui- xîê faisait
quiecMiq-uia ni d'auenn parti cpntoe .au-
même fait grand bien a toui le:.m
à spiv.banc. ^
III. Ou Quai d'Orsay
au Luxémbour^
. Avant hier, à six teures, achetant mon
numéro,du Temps' ve spéital' a*u kiosque du
Palais-Bourbon, je constatai' avec 'un mé-
Itemige" de di&9&ppoiïïteiman,t et de satàsfac:
tion un espa>ie ,
explicia,tions, "j , aûi«ais biéni-vouLDi les avoir; ;
Elles, mè seîiiblaient d'dirtee part assez im- :
pçrtwfea. A" Une heure" pareille.' mi minis-"
tre me semblait." devoir reeteir a son poste-
à tout prix et ne pouivoir,- et -ne devoir
l'aitondonner que poiûr les bames dé l'àc-
eusaition cru-pour le c^cùeil:' J'appris, ■ de
mi-heure .pkis tard,' que le caviar tuitélai-
re ne persistait pas: Iîes raisons et les cfim-
mentaires traînâjenit déjà partout à ■ sept
heniases'- du'-' soir. 1 ! Je- foitnads. à: ; part- moi-- -lé
fermé .propos de-: m'en, teridir à.'to-'version'
la-,pl\i8-coniv.enable.et, pendàçt qiie notre
journal ïà»sàit t l*offibë ; du : j3OTnlâien transi
meitaiit & Ses lèicteaiirs iès'imfoSr?n^t : to'ns pu
bliées, 'je ne retenais à. l'intérieyr de ces-
notes' politiques,' q,ué l'indisposition persis
tante . de notre ministre des Affaires-étrari-s
gères. ' . , •
"'■ <$& ne* l'à "pàé très- bi«ti traité dans 3a
-joù-rpée'd'hier. Tant pis pour lui et c'est
..bi'eii faut si,'Mh'cdh.te«t4^affai i blw-le'e^if
- ne_t. par'&on' cbéparti^ia' ïmalgtaé de^léguer
les ' sujets : de -conitesto tioin : — Sa ; lettre
Pas sa lettre? La pa.ix ! La paix aju dedàn ù
pour-faire kfgùeîre àù^déh-ors ! Les boinjues'
nouvelles d'Italie ■ données par le nouveau'
ministre dies. Affaires Etrangères efface
ront, je pense, jusqu'aux derniers' vestiges
de ces v aigres colloques." : : -
On pourra s'en distraire en lisant et en
relisant les si de ce pauvre Gustave Hervé.
Cet extracteur d'épines bufliglares parle des:.
Balkaniques ainsi : ' > • '
Un moment on eût pu l?s avoir t c'était
quand les Russes menaçaient les plaines
ae Hongrie. Si d ce monteni, noui avions
dit nettement à la Jlowmnk qu'elle au
rait tous les territoires pçupW$ de Rou
mains — y compris ; MUè Çëi-çurabie que
les Busses lui ont jadis ënku^é,,;
Aiïôtoma là rhypeUifc.se, aàmlrons-en la
WûdaeffiiWiâBiCie ©i "là M à-propos. Pen
dant .ffUôléa Ituss^, vain crac lira, abor-
daie&i les GariJàUieS, memçaieiat 1b, plaine
hongiroJiss,. lé Coblilet du Paris aurait
averti Bucarest qu'il lui donnerait umi mor-
ceaAn de 1& terre russe... Toutes les combi
naisons d'Hervé et des diplomates en
chambra qui lui ressemblent offrent aussi
de grands rapports de ressemblance avec
celle-là.
Comme on le verra plus loin, au Sénat,
•M, Gaildin d® Villaine ayanit posé la ques
tion M-aggJ, n'a pas obtenu de répons mK
âistérie.1. r; ' *. v " , :
II faut:féliciter l'éloquent sénateur de là
M&n,ohe de son obstination' et de son éner
gie : d On les aura. » : , -
CtfAIîLÈS VAUHTIA&
, 1° Recrutez des;abonnis. nouveau»;
ï» Provoquez des contributions à l'impfit-
national, au taux de dix, cinquante «ou cent
francs par mois.
Des Carnets d'abonnement et des Carnets
de contribution sont mla à la disposition de.
tous nos amis. - '
Voir en s* page las Hipomse do nos Amis.
: » ■ ■"
S. M, la Reins Amélie de Portugal,
venant du château Ue Roridan, accom*
pagnée de 1a marquise d'Harcourt, née
de Gontaut-Biroii, vient d'arriver à Pa
ris. Sa Majesté résidera, pendant son
séjour, à lhôtel d'Albe, avenue des
Champs-Elysées..
. Un service sera célébré aujourd'hui 15
octobre, à onze heures^ à la chapelle pa
roissiale de l'église Saint-Honoré-d'Ey-
laù, 66," avenue de Malakoff, pour le re
pos de l'âme du comte Léon de Montes-
quiou -Fezensac, tombé au Champ d'hon
neur ^ le 25 septembre dernier.
Le présent avis tiendra lieu d'invita
tion. '
NOS ŒU VRES BE GUERRE
La générosité de nos lecteurs ne s'est
jamais' ralentie pour alimenter' les diffé
rentes œuvres instituées par l'Action fran
çaise en faveur dés' soldats.
Nous dovons signaler aujourd'hui à. nos
généreux donateurs que le moment est- ve-:
nu de songer aux vêtements d'hiver dont
le besoin se fera bientôt setilir :. tricots,
chemises et ceintures de flanelle, caleçons
et chaussettes de laine, cache-nez et ,passe-
montagne ; les sacs de couchage sont aussi
d'une grande utilité pendant la mauvaise
saison. -, . .
Nos aînis et lecteurs' voudront bien s'ins-,
pirer dès maintenant, de ces indications
sommaires.
LIRE EN DERNIERE HEURE :
ÎA DECLARATION DE GUERRE " *
DE LA BULGARIE A LA SERBIE
LA GRÈCE, ET IA SERBIE i
M.- Zaïmis : a tenu les promesses dont
, se ; flattait' la; presse' all^toânaé' il 5 a ex-:
; pliqué \ lès r raisons pour tesquellfâ - la"
| Grèce; resterait rieutreï Ces. raisons: peu- ,-
i.vent w résùiher én une seule : d'ieet erue*
rlé gouvernement hdlénique n'est . pas'
' disposé' S; tenir, les . engagements qulli
i a ^aitpris.' Le ■- parti' '■ vénizëlistef. à--"là^
i Ch'Mnljre nè seQible ..d'aillèurs paisvdëa-î
1 approuver l'attitude dé M. Zaïmis, puis-,
: qu'il a décidé de. soutenir îe gouverne- 1
.ment;."« tout en maintenant la-politique,
de soiî chef «. position qui. exige Sine
notion. de l'équilibre singulièrement dé
veloppée.. . . ;
Mais, qui sait «i ce n'est r>as une Se:
ces ' « surprises » balkaniques' qu'avaitï
prophétiquement; annbincéès^M. Vonize- :
los quelques semàihés avant sa chute ?*i
. Ainsi plus lés jours passent et plus la?
machine diplomatique que l'Allemagne^
a misé sur pied en. Orient avant d'en-,
treprendre 1 son-offensive contre là Ser-'
bie apparaît comme habilement.montée.
L'Allemagne avait disposé aux c6tés de ;
la, Serbie le piège bulgare et la nèutra- :
lité grecque avant d'essayer d'abattre 1
ce petit peuple. Avant de tenter de for-,
cer. cette porte, l'Allemagne s'était pro
curé l'assurance qu'on l'aiderait'à I' qu-'
yrir. p^r^deïrièré: La'éorijuration qu'elle"
a nouée dans 1 lés , Balkans ..est cèrtai-''
nement^ûn^des modèles, d'organisation, 1
de^préparajuto et cl'avant-guerre qu'ello*
aura.'donnés.,. .
: Eh, Bien t malgré cela,-quelque .choje!.
nous dit: qujs * rAlJemagne pourrait bien,
ne pas réussir.",,IL ,y- a-"d'autres" affaires 1
xa r rauuç'j'ai:, lit: — -ce f .qur
ont' pourtant échoué surydes circorisian-''
ces- imprévues. Déjà, hier au Sénat,,
M. Yiviàhi a. pu annoncer aue l'Italie,. '
vainquant les hésitations et même l'op-,
position qui .s'étaient .manifestées chez"
elle, "collaborerait avec ' lès alliés en
Orient. Voilà un premier sigpe que tout
pourrait bien ne pas tourner encore une
fois en Orient exactement comme l'Aile-.'
magne avait calculé. — J. B.. ' •
M. Viviani annonce la participation dt
l'Italie. — M. Gaudin de Villaine ■
met en cause les Maggi
et les Rothschild '
ELOGE FUNÈBRE DE M- MÉZIÈRES
Le Sénat s'est réumi hier à 3 lwxures
sous la présidemcie de M. Antonin Dubost,
qui a ouvert la séance par l'éloge funèbre
de M. Alfred Mézières :
Il est mort; diaas sa., quatire-vingt^dixièmio. ,
année, prisonnier dans sa maison, natale de
Lorraine; «t ses yeucc de .patriote sie sorat ter-
miés sur un epeotacile de •^O 'uileuir et d'invar
sioa, l Triste cruauté dfunè longue ■ vie jus--
permis de jooier un rôle dans, les «a'ônemonts
de 1848 et die- participer ensuihe à tant d'au
tres événemiants, ' lie laisse captil d'un enjuer'
mi qu'il avait si soùvenifc diéncmicé et .ne; lui'
accorde pas les .quelquesi .mois néoessaires eor»
core à sa délivrance- victorieiUBe. : 1
« Un iour viendra; conclut M. Dubost,
où les clochers lorrains' sonineront l'héîiwi 1
denses funiérailles 'françaises. »,
LA DECLARATION OE M. VIVIANI
PARTICIPATION DE L'ITALIE
M. René Vivian), président du CaneoâJ,,
miniBtre - des affaires étrangères^, - monté:
^lora à la tribune. Après s'Être excusé de
n'avoir -pas, malgré les usages, communi
qué au . Sénat en même : temps qu'à la'
Ghamibre. la déclaration relative aux af
faires balkaniques, il donne lecture de
cette déclaration que nous avons publiée,
dans l'Action française. de mercredi. Il
ajoute : . " -y.
Messieurs, depuis que cette déclaration'■
a été lue par moi à la Chambre, depuis
même la séance d'hier, je puis apporter,
une affirmation nouvelle : nous avons liett<
de penser que l'Italie ne restera pas étran
gère à l'action commune.
Le président du conseil promet ensuit»'
de se rendre devant la commission des af
faires extérieures du Sénat pour lui four-,
nir des explications sur la situation.
M. Peytral, président de la commission.'
des finances, demande à poser une ques
tion^ M. Vivian! l'en dissuade, et l'on pas
se à d'autres sujets.
LA SOLDE DES BRIGADIERS,
CAPORAUX ET SOLDATS
- . Sur un rapport die M. - Milliès-Lacroix,
le Sénat adopte h l'unanimité la proposi
tion votée par la Chambré, tendaait à re
lever la solde des brigadiers,
LES BIENS DES. SUJETS . ,
DES ! PUISSANCES ENNEMIES
. L'ordre' • diu\ jour. appelle la délibération-
sur. lé projet voté par lia Chambre,- relatif-
à .la déclaration, des Jnens des suôeits d«
puissances ennemies. , ... . , ,
DISCOURS , DE M: GAUDIN DE VILLAINE
* Léon Dautfst et les Maggi*
M. Caudin de Villaine, dont km n'a )iàs
oublié la récente et courageuse interven
tion, se félicite de ce que le garde des
sceaux eiit mis sous séquestre, dans le seul
comparUmeat de l'industrie éLectriquc,
neniif maisons allemkndes srar treize qui lui
avait été dénoncées. Eoursuiivaiiit sa tâcha
d'« épuration nationale », et s^appuyant
sur les révélations de Léon Daudet, le sé- -
nateur de lia Manche se plaint ensuite de
l'impunité dont jouissent les Maggi.. -
. Léoni Dàuidiet avait, déjà signalé les dan-,
gïins "de rorgeniieatioik. die. la Société Majggi.; :
La question a été. de mouveasu posée récem
ment 'dans' certlaine" }o«iTinaùx: " Vous savez\
que pçndamt . «Quelque -temps r Union des;
CfMpâratews parisiema Irem ptocé la. §g&
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