Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1915-09-14
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 14 septembre 1915 14 septembre 1915
Description : 1915/09/14 (Numéro 257). 1915/09/14 (Numéro 257).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k758834v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
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^ NÏÏMSRO çïtotidœs Y TSSfl v^rrusi.
hardi usEFmmtœ Ï&V
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRA^
Tout ce qui est mlionàl est nôtre.
, L e Bue d' O hléan S j
17, Rue Canmartln
|iuqu'idii1)auw' "VÎj"- TALCphonb lomm ftâ-49
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RÉDACTION
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19, Huo d« Croissant, 18
i partir de dht faeorei du soir
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idrester foattt la communications eonca-naol la Rédaction U.ttùe Caamartln, Parlt.
HEN«a VAUGEGîS, Baroeieirr politique ■*
.: L éon BAUBET, Directeur Rédacteur en Cfaef
i \
ADMINISTRATION
ABeNNEMENÏS il POBUOBÊ
_ . ' _ . . f i l H Journal f 17, H. Ctunnurtin . TH. , Lnmn mJ|
provhSâ'â»pl| * 8oc ; dePuhirrilé8 "•Jii 018B ® u " e -<*«• ^,•
Etranger.....;,.....,...;........ 110 » il® » 136 ' » || taPutlicM intérêt daiulejoartud n'aiguftpaMFActUttiFmnçauj^
Adreuer Lettres et Mandait d F Administrateur de l'Action Française, 17,RueCaumartin, Paris.
23
« Histoire de Deux Peuples »
'*■
LA FRANCE ET L'EMPIRE ALLEMAND
_'Lè livra dû JaGques Bainville aura
été l'événement intellectuel de l'aimée.
Comme, il apportait dù nouveau sur la
plus grande affairé de notre heure et
aussi sur le caractère essentiel de toute
H'histoire de France, et encore sur le
fond des idées qui courent depuis notre
fameuse révolution, ce livre a comimàn-
(Bé par causer 'die -là surprise, « la di
vine surprise », comme ddt le poète.
Mais, comme di t le sage, iétoimement
«st le commencement de la science : le
même livrea fait réfléchir. Enfin, la
réflexion partant sur notre plus gTand
Intérêt vital, intérêt diu peuple, intérêt
-des individus, se tourne peu à peu en;
ÏHfôcieux avantages pour l'esprit et pour-
'opinion ' d'un' vaste public.
•Je ne voudrais pas ralentir par des;
mots inconsidérés oette évolution excel
lente, et je. n'ai pas ' grand'chose à
■ajouter à ce cri de joie, à ce»maître coup
«te pinceau de Léon baudet en juillet
damier. Mais il est bon de prendre
■acte de quelques faits. Il faut savoir dès
Aujourd'hui qu'il est déjà possible d'exa
miner l'Histoire de Deux Peuples du
»|)oint die vue dé ses immenses service^
ipalitiques. Il fauit savoir que les connais-;
saura éjiumèment. quelques-uns : des.
points capitaux sur lesquels l'auteur a
trouvé, inventé, inauguré un jugement
4e choses anoienihcs tellement neuf que
nul n'y avait songé avant lui.' Il serait
surtout agréable de regarder de prèsau
sortilège de son ~arf.
I AW . -
' Pour ma. part, je ne serais quitte
jd© rien si j« ne convmmçais par noter
quelque chose df» la ftimplicitéi do la
;n,udité et de là haute humanité du
langage, tellement clair, uni et doux,
foi» le premier venu y peut entrer sans
'/façon, sans préparation et, là, sans ac-
kjuit, comme aans effort, comprendre et
lappréîKJre tout l'essentiel. Mais plus le
ieoteuir sera personnellement riche d'in-
>4eMigBiM5ei, plus il aura l'esprit agile,
fourieux et fécond, plus ce livre, si clair
d'aspect, s'ouvrira pour lui, s'approfon
dira,lui révélera de perspectives inatten
dues. C'est le grand art français à son
, point d'excellence, quand il concilie
;la beauté de tordre avec celle du mou-
«vBaneinft • '
i La pensée- qui ne fait qu'un corps
(«véc son langage est conçue et conduite
'dama le mme style : elle appuie aux
tohoses . réelites,. ses idées (générales :
«expriment oes réalités. Si la force
,'dure des conclusions donne -une im-
-pressiori • de hardiesse, -la modestie-
. humilitas », disaient les Anciens pour
ipai4er de l'atticisme), l'extrême modestie
âu ton révèle la haute prudence et l'ad
mirable sans critique de oette audacieu
se phitosophie historique. - ^ .
, La perfection lui en sera reproché©.;
J>éj€ "^'entends des voix, timides, dont
Ha me&veiHanoe est très ferme, mais qui
hésitent à s'élever... « Aux ou-
^vrages que j'ai publiés, disait Fustei,
'deux ou trois critiques onf reproché que
.les chapitres se .suivaient et que. les di-
-yerses vérités que j'ai mises en lumière
: avaient quelque lien entre elles. C'est
'oe que l'on appelle être systématique. »
#uetei disait encore. : «.Le systSme est
jdans la réalité, pourquoi ne serait-il pas
^dans l'histoire?» Fustel disait enfin :
« Pour cruel motif, M. X... ne me par-
doane-t-ii pas d'écrire en un- français
simple et clair? Il ne songe pas que la
clarté, du style ne jaillit que de la masse
énorme des observations. M. X... ne
songe pas qu'il peut lui. arriver à lui-
même si, un jour, il saisit une vérité
et qu'il la possède pleinement dans tou
tes ses parties, devoir, sans le vouloir,
xtne forme littéraire ».
Sans douté parce que les messieurs X...
^n'arrivent pas à saisir et posséder plei
nement une vérité, c'est comme un fait
exprès : la forme littéraire se dérobe
communément à.'leurs désirs ou à ,leur
mépris. Ils en gardent un peu d'aigreur
contre les esprits mieux doués,
s Je ne fais que répondre à un mur
mure à peine distinct, car an est encore
sous le. charme. Ou, si l'on n'y est
l>lùs,l'on se débat toujours contre ce mé-
dkftge subtil de nouveautés tentatrices,
évidentes d'ailleurs, et des conséquences
« réactionnaires » qui y'sont enfermées.
. ^Conséquences' splendide, mais trop mé-
^uaaçanieii pour bien, des préjugés en
. cours ! Préjugés dans lesquels sont en
gagés' des partis pris trop intéressés !
'Plus on . avance dans la lecture, plus
' on sent qu'ils sont menacés, la puis-
' ' " ..T. ^î__- AA 1î*mA n'ùrt .
^îoutabte -vérité. On ne peut pas briser
prendre un autre livre. Ou, si on s'en
ya, à quoi bon ? La pensée en, de-
meure ouTOrte et déchirée, comme d'une
flôclie charg-ôé de poisons d'inquiétude
d'e?r>rit- de curiosité.
wv
Voici donc posés, voici définis les
termes du vieil 'antagonisme historique
■ français* et fdlémand. Bn France, dès le
,^n ; iiieu,-du Moyen. Age,, la. monarchie,
boette 'diojmrôhîe en. règ-le » que Bis-
, ; mairck ^beeiait.ez ses, voisins et .ses
«nneûiiS.'De l'autre, côté du Rhin, jus
qu'aux bords du Danube, c'était la répu
blique, une république de princes, une s
acàdéthre de rois, de grands'et petits sei
gneurs, de vastes syndicats urbains et
ruraux, commerciaux et agricoles, mais
•nulle présidence héréditaire, donc nulle
direction, suivie et constante. L' «esprit
de suite » et d'unité,Hordre ét la constan
ce, nous soutiennent durant huit siècles.
Gerbes, il y a des fautes, il y a les er
reurs que veut l'huimamté, mais il y a
aussi leur correction rapide et heureuse.
Quelles successions émouvantes 1 « Tout
succède >>, disaient nos pères ; vou
lant dire : tout réussit. Il n'est pas
de plus beau spectacle. Mais, suirmon-
tant son émotion, se gardant bien de
l'exprimer, l'auteur la refoule, l'utilise à
merveille. Voilà ses lecteurs, emportés.
Exactement, ocorçfne po.ur,.un; roirtan poy
puîaire, on contiiîue, pour savoir ce qui
va sortir de cette étonnante accumula
tion de fortunes ou • plutôt de bien
faits. Qu'oat-oe qui défera une condition
si heureuse ? Comment les prodigieuses
avances capitalisées par l'Etat fran
çais et qu'il était si facile de maintenir
pourraient-elles être compromises, sacri
fiées, perdues? Il suffirait d'un effort d'at
tention relativement médiocre,il.suffirait'
die ténia- « sous mains .Les affaires d'Al-,
lemagne » et d'opérer au bon moment
un© intervention, peu coûteuse' pour em
pêcher nos affairas de. se gâter, jamais
trop fort de ce côté-là. Or, non seu
lement elles se soiït. gâitées, mais elles
sont retournées du tout au tout.. Gom
ment cela, comment, cela ? demande
à œ point dù récit lé public redevenu
eh rêve le contemporain de nos plus
beaux moments. C'est le point pathé
tique.
M*
Avant le retour incroyable, il y a un
dernier sursaut de bonheur. De quel
ques jours ? Non pas : d'un siècle, et
même d'un , siècle ;.et. demi. Les éléments
d'ùne prospérité élevée et durable sont
fixés par les caractères des traités'de
Westphalie. Là paix et le bonheur du
monde, la grandeur et l'ordre français,;
reposent sur les-bases de la politique in-
térieure allemande. Notre tranquillité
en ressort naturellement : il n'y aura
plus qu'à les maintenir. Ce que Riche
lieu, ce que la France d'alors imposent
à l' Allemagne, c'est le contrai re de notre
unité, la perpétuité de la division ; c'est
le contraire de notre monarchie, le gou
vernement d'à peu près tous ses chefs ;
c'est le contraire de notre hérédité dy
nastique, l'élection; le contraire de notre
indépendance nationale, l'intervention
légale et légitime d'un concert euro
péen. Et cè n'est point là une combimaâ-
son artifioMle :.êlle répond' à la nature
des intérêts nombreux et .divers/ qui
s'agitent à traveirs les Allemagnes. 'Ge»la
n'est pas irirationnieil,. mais d'une intel
ligibilité toute cartésienne.,, Le chef-
d'œuvre accompli, la nation victorieusè,
cette EVance triomphatrice et couronnéè,.
va 'conspirer contre ëlle-anême. Elle va
diTO : vive ma mort.
D'abord, les philosophes amoureux (Je
leur, roi de Prusse, ensuite la .Révolu
tion, enivrée de ft&tion-alisme et d'unita-
riame au dehors^ puis Bonaparte, puis
nos libéraux démocrates du siècle écou
lé vont conférer à l'Allemagne l'indépen
dance .politique, l'unificaition géographi
que et l'hérédité monarchique t Et ein
exportant toua ces biens, qui étaient
dans nos ternes, nous avons importé un
pair, un tous les maux qui désolaient le
voisin: élection, division, subordination!
Le plus bel endroit du livre de Jac-
quas Bainville est peut-être celui où
il expose comment nous avons fait cela
malgré Minerve, c'est-à-dire malgré les
conseils de notre tête et de notre chef.
.*** * •
Se montrant en cela grand artiste et
profond psychologue, Jacques Bainville
écarte ici lés explications,^ distinctions,
les raisonnements. Comme « la. matière
même les appelait, un esprit du com
mun n'y eût pas résisité : sa nature.d'his-
torien prend résolument la direction du
débat, un historien assisté d'un peintre,
d'un peintre de mœurs, et de caractères,
attentif à la vie des hommes. Oh ! il ne
« fait « pas plus le pprtrait en pied qu'il
ne prodigue les annotations ou les cita
tions d'archives... Suggérer, évoquer,
c'est tout ce bel art, c'est la réussite de
maître. Les pétils et.grands faits carac-;
téristiques auxquels il pose sans s'arrê
ter, font voir les hommes dans leurs rela
tions les plus personnelles avec les in
térêts les plus généraux de leur temps.
Donner des exemples, d© cette manière
exquise est malaisé,-parc© qu'il faudrait
citer, et l'extrait qu'on arrache du tex
te ne peut pas traîner après lui tout
les filaments de rapports soutenus avec
tout le reste. Par exemple, il y a un
monde de pensées dans le contraste,entre
le mépris manifesté par Napoléon pour
l'idéologie de Sieyès et la perfection
avec laquelle l'empereur réalisa le plan
dô ,cèt idéologue dans son. remaniement
des principautés germaniques. Mais il
faut line cola et puis leirelire. -
Après l'ehchahtemeht du premier
plaisir de, la découverte,- toute «ette, par
tie-moderne, à peine polémique, ce-
pendant: relevée - d'un curieux accent
de sobre ironie, ramène à soi le : lecteur
comme à une chaîna de uiédaijloiia con
tenant le profil rapidement poché, avec
une dextérité de trait merveilleuse et
charmante, fixé dans une attitude 1 éter
nelle, dû chacun dés acteurs du drame
historique. Celui qui ne les verrait que
là . aurait déjà une notion, sérieuse
.de Louis XVI et de Louis XVIII, de
Barthélémy et de Polignac, de Louis-
Philippe, dé Guizot, et de! Thiers, de.
Lamartine, de Napoléon .III, de Rouher
et de Michelet. Nos lecteurs connaissent
bien ce Michelet de Jacques Bainville.
Raison de plus le le raviver :
;« La deuxième République avait vécu du
•pur amour des nationalités opprimées,
brûlé du désir, de les aider à faire leur uni
té. Michelet a ràconté pins tard ses senti
ments, son émotion, partagés par tpus les
témoins é quand, à la fête: du 4 mars 1848,
devant lia Madeleine, parmi les àrape/aux
qu'apportaient les députations d'exilés de?
pays opprimés, il vit « le grand drapeau
de l'Allemagne, si noble {noir, rouge et
or) le .saint drapeau de .Luther, Kant et
Fichte,- Schiller, Beethoven, et d côté le
charmant tricolore vert de l'Italie ». Rap
pelant ces souvenirs, .chers A fon cceu%
Michelet s'écriait vingt-deux ans ptui'
tard ; « Quelle émotion ! Que de » vœux
pour l'unité de ces peuples ! Dieu nous
donne, disions-nous, de voir, une grande
et--puissante Allemagne, une grande et
puissante Italie, Le concile européen reste
incomplet, inharmonique, sujet aux-fan
taisies cruelles, aux guerres impies des';
rois, tant que ces hauts génies de peuples
n'y. siègent pas dans leur majesté, n'ajou
tent pas un nouvel élément de sagesse -et t
de paix au fraternel équilibré du monde. »
Monument de toutes les • illusions du libé
ralisme ci de la démocratie ! Texte étrange
d relire aujourd'hui, texte qui éclaire aussi-
nôtre histoire et qu'il faudra mettre en épi
graphe d'une ■■future-, histoire philosophi-:
que de la guerre de 1914 I »
■ Il faudrait pouvoir oiter en regard la
dure image de Bismarck- ou la qualifica-.
tion die Terreu/r des libéraux- de 1866 à;
1873, Car la guêrre fut un épisode qui
n'apprit rien. A joutes les-pages, l'ipté-
rêt. humain, l'intérêt îmor&l ; est égal 'à
l'intérêt politique et national qui prend
aux entrailles les patriotes et qui leur
fait se demander si toutes ces clartés
perçues au milieu de, tant de douleurs:
serviront.. ■ •
*, Nos gens d'esprit se trompaient
donç. depuis un siècle. Le clairvoyant
patriotisme» inné au cœur de nos rois »
ne s'était pas trompé sur le même
sujet. Nos gens d'esprit se croyaient
fidèle à la politique de Richelieu
quand' ils appliquaient matériellement
la formule de l'abaissement de la mai
son d'Autriche. Les chefs de la maison
de France étaient réellement fidèles à
cette politique, ils en concevaient l'es-
prit, lorsque laissant de côté le ternie
France ou Autriche, ils s'attachaient à
l'antique maxime abstraite et géné
rale de combattre en Allemagne ce
qui y graiidissait et de soutenir ce qui
s'y affaiblissait. Le renversement des
alliances; au milieu du xvm* siècle sans
changer l'axe de notre politique, en mo
difiait la direction, lorsqu'elle tournait
d^ormais contre. Berlin ce qui s'était
fait précédemment contre Vienne. C'est
ce que' comprit Louis XIV, c'est ce que
tenta Louis XV : c'est ce que' ne compri
rent ni les philosophes, ni le oomité de
Salut public, m le parti libéral de
nos jours ; non r seulement Michelet
croyait à .un© simple initrigUe de boudoir
éntre Marie-Thérèse et Madame dé
Pompadour, mais cette vénérable fiction
trouve encore des crédules dans le scep
ticisme naïf d'excellents boulevardiers
florissants de santé en septembre 1915.11
est vrai que leur scepticisme est très uti
litaire : il fonde sur la haute nécessité
de se mettre en garde contre les entraî
nements politiques de Jacques Bainville.
h'Histoire de Deux Peuples fait de la
politique en confrontant aux rêveries de
Michelet les instructions aux ambassa
deurs de Choiseul et dé Vergiennes. Au
contraire, on îailt œuvre de haute criti
que quand on défend le. romancier con
tre les pièces die l'histoire, pourvu tou
tefois qu'on le fasse dans une intention,
de défense républicaine 1 ' j
iV\
N'attachons pas trop-d'intérêt à ces.
mouvements. Ceux qui les font souffrent,
dans leur amour - propre, leur dépit
crie, et voilà tout. Je ne suis pas de
l'avis de l'historien de grand talents
mais un peu triste, qui m'écrivait hier ;:
« De pénibles pressentiments , m'as-,
siègent quant à la situation de l'Europe. !
On y sent un tel irréalisme accumulé,
alors que malheureusement l'Allema
gne se réalise davantage. » La Fraince
, aussi se réalise! Laissons le Temps bom-;
.byciner. Laissons aussi le Radical soute-
1 nir. àveo une effronterie presque gaie,
que « la République; c'est la paix », ou-;
bldant non seulemnt notre histoire, mais
6eJle. de deux Antiquités et de deux
Amériques. Ne prenons même pas au
pied de la lettre les paroles par lesquel
les le, Rappel d'hier semblait faire un
acte de foi aux irréalités tion: Il y a dans les paroles du journal;
de Vacqueirie une nuance d'inquiétude
sensible, et qui promet. Ceux qui pen
sent en> démocrates ont perdu La certitu
de. Ceux qui affectent cette certitude
ne représentent que des amours-pro
pres et des intérêts. Ils passeront, ils
varieront, comme la fumée.. qui dé-;
pend du foyer et du vent qui passé.'
L'important est d'aller, aux esprits sen-
sés et sincères, lé livre de.Jacques Bain
ville -h- laTnain:- Ils voient les choses,
qui déchirent nota» sol et versent notre,
sang. Ils ont besoin d« découvrir; enfin
les causes.il faudrait douter de la raison
pour douter de . la France'.' J'essaierai
prochainement de dite tout ce qu'il y
aurait d'irrationnel et d'inhumain dans
ce désespoir quand on possède la subs
tance des hautes vérités que notre ami
vient de faire tenir dans cette coupe d'un
baau bristaJ pur et sombfe. '
CHARLES VAUnnAS.
,, V Recrutez des abonnés nouveaux ; -
2° Provoquez des contributions à t'impM
national, au taux da dix, cinquante ou cent
francs par mois.
Des Carnets d'abonnement et des Carnets
de contribution sont mis A la -disposition-de
tous nos amis. ■ ■
Voir on, 3* paisê les Réponses de nos Amis.
L'ACTION FRANÇAISE
AU CHAMP D'HONNEUR
Demain . sur nos ..tombeaux,
Les blés seront pius beaax.. ; .
(La France bouge , chant d'assaui
, 4ôs Camelots < lu Roi.) ■: - •
TROIS CENT QUARAMTIEME LISTE
Un des premiers qui soient tombés pour'
la Fraœe est notre vaillant ami Pierre
Moreau, li^uauir et comonissaire. cteB étu
diants d'Action. PrainçaSeo de Paris. Il était
porté disparui depuis septembre 1914 ; une
simallitoidià d© nom et de -pronom avait lais-"
sé enoire qu'il était prisonnier en ALletma-
'gn<& ; aucun espoir, aujourd'hui,-n'est plus!
permis.'
Ijorrain de naissance, Fiea-re Moream ap
partenait à la « division de fer ». Il étoiit
de la réserve, étaint âgé de 26 ans. Aussi, '
dès le 30 juAllet, Buir la, gravité des- nouiveilt-
les, quiitita-t-il. Paris pouir être le preiniftr
à, son poste. Le 24 a.'JÛt, il écrivait du dé
pôt ; des pur nées do transes pour -moi qu'on
voulait laiasÊir ici.pairoe que . je. suis d'une
classé antériesuirê à celles , de mes oamara-.
diss. J'ai obtenu de marclier. Vive la Fran
ce !. .» '.
. t I>iK jours après, le 3-septembre, une bal
le le couchait sur la-teirre Lorraine, dans
un de ■ces. combats obscurs qui ont pré-
pa/ré la victoire de la Marne. .
■ Dans son journal, :an voit avec qiitel.le
Jgéniérasité.Ll avait d'atiaraoé accepté la mort.
l« Peu m'importerait,. ddsait-iil, la gloire nuê-
sxtiuj.- ati 4out~c£ xpai passe, pourvu qu» la
icrto.ix. toute simpie ^on't, là-baa, on inargne-
.rajH;ma pLaoe, pût un jouf .fex,aliter ,1e-cœua''
ides jeunes et leur faire, à leur tour, on-,
vier une telle mort. »
; Ce dernier souhait n'a pas-été. exaucé,
mais l'exemple d'héroïsme qu'il a laissé
: « aux jeunes » de l'Action Française,, ne
stimulera pas moins Leur patriotisme.
Ils se sauiviendronit qu'en juin 1913, au
, barâi'Jiet des étudiants d'A. .F. quii s'est
terau au oaiîé Voltaire, sous lia présidéiK»
de Charles Maurraa, il avait traduit en
de belLes strophes «iwJemities leur enthou
siasme pour çetui qui leur avait inspiré
« Plus encor que l'amour et le respect des,
v ■- "■' [Muses,
\ «. Le'doux amour du sol sacre. »
■■■ Ils retrouveront, enfin, dans ce beau, poè
me juvénile, où frissonnait déjà leur espé
rance, la Provence et lia Lorraine enlacées
dans une même tendresse :
Mailre, j'aurais aimé de poser à ton front
L'olivier, pur honneur, du sage et de:
- [l'athlète ;
Mais le fleuve yvi vi'a vu naître ne reflète,
Au miroir de ses eaux fluides
Gtiv ls çhêne robuste èt sombre oû les
■ {Druides
Semblent encor passer parfois.
J'en suis< allé cueillir un rameau dans les
[bois.
Sur là douce vallée où la Moselle traîne
La,mémoire d'Ausone en son cours alangui;
> v le l'ai trouvé couvert de gui ;
ZI a tout, le parfum de la forêt lorraine.
Qu'il se mûle dans tes cheveux
Aux brins déjà cueillis de l'olivier sauvage;
Car telle est la couronne insigne dont je
, [veux
Honorer ton génie et marquer mon hom-
[mage.
Cette couronne de chêne et d'olivier, nous
la déposons pieusement aujourd'hui sur
la tombe ignorée du Mros mort pour la
patrie. ■ ■-■■■ • ■ •
Nous avons mentionné, le 13 juillet, la
citaition qui a rétcomipensé l'Adimirable vail-
lamoe de notreiioutananit ait... régimeii/t d/infanteiie, bles
sé à l'ennemi.
Revenu au feu, il oomimaaida durant plu
sieurs mois la compagnie, sarvant <« de?
son mieux » coirame il dit avec une mo
destie parfaite, Dieu, la France et le Roi.
A son septième assaut, près d'Arras, le
-12 mai, il fut'de nouveau, blessé.
" Une seconde citation porta aujourd'hui
témoignage de son intrépidité cautumière :
'-".Officier- hairdt et brave. S'est déjà distam-
■ aoé le 18 février aut cours i!un» attaque. Le
11 nKtl,- a brJillairauiefut ocawluit sa. comipagraie
a l'assaut et a été blessé; , à la tôte de ses
, hommes.
■ On sait que l'Abbé Delpech est docteuâp
«n théologie et qni'il aî:pa«rtient au diocèse
,'de Caiiors. ..
' Un de nos jeunies ligueurs, mobilisé au
sortir de sa. première ammiée de Polytaah-
' niqueL ' le - sous-l'ieuteinaMt tTE8pioay-Saint-
Luo, qui est affecté à l'artillerie de train-
chées du. 0* ooorps d!airanée, vienit d'être
blesaé et çité-à Fordre du jour-de raamée
da na les tarares suivante :
Offloier diûUiô des pJius belles qualités militai
res. Depuis soa annotation au service de l'ar-
tillem de tranchée, a tait oreuva d'un grand
oourace et d'un beau sang-lroid. Blessé a lat-
taque diu 17 juin,, a retee d'être évacué, pré-
téreini rester- au.service de sa battearie. et <îoa-
oant ainsi un brt exempte die dévouement et
d'énergie.
Admirable citation à. l'ordre-du jour de
la direction; des-chemins de fer'de canv
Aiagn^, concernant notre vaillant ami Louis
de Peyralade, employé principal ; de l re
classe : -
" Chef d'une gare bombardée presque,oha-
a«e iotut, n'a- pas-cessé d'assurée son ser
—o-
OPERATIONS MILITAIRES
» .-A •, OOÏMCXVIXjÏNriClXjrfôS : OIï'JF'IOXiBXXAS |
- TROIS HEURES 30IB
O h signale, au cours de la nuïi, plusieurs combats à la grenade près
^ u f e B Amune-Arraa et une attaque ennemie, facilement repousséè, au
nora de la station de Souchez. . '
Même activité de l'artillerie, da part et d'autre.
La lutte de mines demeure continue et opiniâtre au sud de la Somme, de-
v*nt Fay. Botîibâfdomdnts violents, dans ' (68 secteur d'Armancourt et c'o
Beuvralgnes, ainsi «ue sur les plateaux de Quennevières et de Nouvron. 1
Canonnade Intermittente^ en Champagne et en Argonné.
Sur lo front de Lorraine, nos batteries-ont dirigé des rafales efficaces sur
IM tranchées et organisations allemandes, aux environs d'Embermenil. Lein<
vroy cl nncerviiier.
Des groupes ennemis, sortis de leurs tranohées et parvenus Jusqu'à nos
réseaux de fils de fer ont été dlsparsés par nos feux d'artillerie.
■ ■ '" A ■ ONZE HEURES SOIR.
Canonnade. continue sur l'Yeer, ainsi qu'au nord ei au'sud a 1 Arras, dans
les secteurs de Neuville, Roclineourt et Wailly.
" Au nord de l'Oise, notre artillerie a exécuté des tirs de .destruction sur
les organisations ennemies et les ouvrages de Beuvralgnes.
Plusieurs parfis d'infanterie allemande ont eneore été dispersés devant
, Aitdechy,
Sur. te canal de l'Aisne à la Marne, nous avons violemment bombardé les
tranchées, batteries et cantonnements ennemis aux environs de Saplgneui et
de La Neuville, près de Berry-au-Bac.
> Actions d'artillerie et lutte de bombes en Champagne, en Argonne et en
tre Meuse et Moselle.
Combardement Intermittent dans. les Vosges, à l'est de Metzeral et du
Siidelkopf.
• ■ ■ TJ.JSL' GOKHR^El JBUÉ:3BtXJEZXa:ï«Ék V '
Ln représailles des bombardements de Lunéville et Gompiègne par les
aéroplanes ennemis, une escadrille de dix-neuf avions a survolé, le treize au
matin, la ville de'Trêves, sur laquelle une' centaine? d'obus ont été lancés ' là
gare et-la Banque de l'Empire ont été. nettement atteintes, •: ;'\
v ' La même escadrille, rentrant à son port d'attache après avoir atterri dans
• nos lignes, a lancé, dans Vaprès-midi, r cinquante-huit obus sur la" gare de-
Dommary-Baroncourt. - •
D'autres avions ont bombardé d faible hauteur les gares ûe Donaueschin-
L gen, sur. le Danube, et de MOtTbach, dans une région où des mouvements de
troupes étaient signalés. On a pu constater l'efficacité du tir sur les objectifs
visés et sur un train en marche qui a dû s'arrêter.
vice sous le feu, de jour,, et de niuit, mépui-
«utmf . le hangar et donavan* à tous l'exemple
courage, du sang-Iroid. et du devoir.
Cet héroïque « cheminot »► appartenait
au groupe des ôtudia-mtst d'A. F. de Toui-
louse. Ardent royaliste,,il avait demandé,
dès. Le début de la guiarre à occuper 4e
posté le plus avancé. C'est ainsi qu'il ad
ministre depuis tre sis mois la gare bombar
dée dont 11 est parlé dams la citation qu'on
vient de lire.
Louis de Peyralade a/qua droit à la croix
de guerre. — J. C.
LA QUESTION BULGARE
Il convient de continuer de se méfier des
nouvelles qui représentent la Bulgarie
comme prête à aipporter à l'Allemagne et à
l'Autriche le concours die ses armes.
Ces nouvelles sont toute® d'origine alle
mande. Elles ont accès jusque dans la
presse déâ < pays alliés par. l'intermédiaire
des journaux des pays neutres ; ces phé
nomènes de suggestion se produisent et se,
roproduiisemit d'une façon courante. 11 est
facile de se mettre en garde moyennant un
peu d'esprit critique.
Voici uni exemple. Une dépècdie de Sofia
à la Gazette de Francfort annonce qu'une
broc tore répandue à 2O.,Q()0..OTeimplaires dér
montre que la Bulgarie a intérêt à mar
cher avee lés Empires dUvCeratre., La Ga
zette de Cologne, où passe ; cette informa
tion,. la traduit' de cette ; manière _: .«'Le*
gouverneimisnt bulgare a fait distribuer à
toutes les communes un^hrochuire cù il
expose que la Bulgarie pourrait être obli-
giée, pour dos raisons économiquiea et po
litiques, de renoncer à-l-a neutralité et d'en
trer dans la lutte aux côtés des Empires
oemtraux. » De Cologne, cette nouvelle est"
transmise à la Stampa, de Turin, où elle
iprend un sens alarmiste. EUe peut faire
son tour du inonde...
Or, en même temps que la presse alle
mande s'efforce de tirer à elle la ©ouver
ture bulgare et. d'imipressionner les neu
tres, M. Radosiavof confirme que la Bul
garie est en pourparlers avec la Quadru
ple-Entente et déclare formellement qu'il
n'a pas l'intention d'attaquer la Serbie.
Donc acte. :
£,03 choses, pour le moment, en sont à
ce point. C'est dire quie pour le public, la
patience, en ce qui regarde la question
bulgare, doit rester à l'ordre du jour. —
J. B. ^
LES ANN ALES DE LA GUERRE
Les Mlemàpds t 'arrêtent au-delà de l'Mstie.
. La lutte en Tlrgonne et sur la Meuse. - -
Retraite dés Allemands en Lorraine
et dans les Vosges,
Lundi 14 Septembre 1914
L es A llemands s'arrêtent sur la rivière
dé l' A isne. — L 'armée du kronprinz battue,
se replie vers le f(oi&D. —Notre aile gauche,
oblige l'ennemi A abandonner une ligne
de défense qu'il avait préparée au nord
de l'Aisne, ; entre Compiègne et Soissons.
Les Allemands semblent faire tète sur
le front jalonné par l'Aisne. Au centre,
ils paraissent .également vouloir résulter
-sur tes hauteurs au nord-ouest et au nord
de Reims.. Le 14, un combat est livré au
nord de l'Aisne, sur la plateau de Graonnè,
près de SiSsonne. Le général de Mavd'huy,
commandant du 18° corps; résiste, au choc
de plusieurs corps allemands et M main
tient sur la rive droite de l'Aisne.
Es A rgonne. — La lutte, le 14, n'était
pas encore terminée et le. Kronprins, bien
retranché autour de Triaucourt et de
Beauièe, semblait défier nos attaques.
Abordées par les 5« et 6* corps de Varmée
du général SarraU, les troupes du Kron-
•print furent> délogée» de feurt. ^positions et
obligées de battre en retraite au nord di
Sainte-Menehould et de Varcnnes■. après
avoir subi de grosses pertes. De Sainte-
Menehould, la. droite: du Kronprins se re
plie au nord de Ville-Sur-Tourbe pour tren•
dre l'alignement de. l'armée du duc de
Wurtemberg.
S ur la M euse. —r Le fort de Troyon, vio- *
lemment attaqué d plusieurs reprises mar
le 5" corps allemand, venu de Metz pour
prendre entre deux feùx'l'armée de VAr
gonne, a été dégagé par les troupes mo
biles de la défense de Verdun.
L orraine. — Le mouvement de' retraite
des Allemands est général de 'Nancy aux
Vosges. De ce côté, le territoire français
est complètement évacué.
B elgique. — Le roi Albert adresse un télé*
gramme au président de là République
pour le 'féliciter de la grande victoire de
la^Marne, remportée par les armées alliées,
Vigoureuses sorties de la garnison d'An
vers. • ■■■■: ...
R ussie. — Violents combats en Prusse *
orientale.
C olonies allemandes. — Les troupes aus
traliennes, s'emparent de l'archipel Bis
marck. Le commandant allemand capitule.
LE SCANDALE THÉODORE MTE""*
Pourquoi pas
en Conseil de guerre?
POT LÉON DAUDET
C'est à M. le procureur général Delrieu,'*
la cour d'Aix ayant juridiction sur Mar
seille, crue devrait être adressée cette res
quête : la comparution de Théodore Mante
devant des juges militaires, naturellement
aptes à débrouiller l'écheveau d'intrigues
ourdies,-, avant la guerre et depuis la guer
re, par cet homme de paille de l'espion al
lemand Emil inimann. Il me semble que;
le Parquet de Marseille lui-même, assailli
de tous côtés par les influences à Marseille :
de La famille Mante et du Comptoir d'Es- -
compte de Paris, à 'aquelle cette famille
est apparentée, aurait intérêt à rechercher
cette solution. De considérables efforts con-j
tinuent à être faits pour blanchir Timblan-.
chissabte Mante - D'autre part, si j'en,
crois les très nombreux renseignements!
qui ne cessent de me parvenir, ce bien--
chissement aurait do sérieux inoonvé- j
nients, non seu'ement au point de vue de
là Défense nationale, mais au point de vue v
de la situation morale et sociale des blan
chisseurs. Il se nroduirait infailliblement,
d'ici à peu de semaines, un scandale ana
logue à celui de Lucien Baumann, des
Grands Moulins de Corbeil, accusé par
moi à pendant ^quatre ans, d'être un espion,
un affameur et un voleur, blanchi par
l'Intendance au moment de la mobilisation*
dans une! note of&cieuse,- accueillie par
elle, et convaincu ' officiellement, un an
plus tardj. d'être un agent, allemand et un
voleur.
Théodore Mante lui-même, s'il comprend
bien son intérêt, doit réclamer le conseil
de guerre. Il n'ignore pas les soupçons, les
imputations qui pèsent sur lui, soupçons
et imputations auxquels les terribles At
tendus du jugement d'Aix ont donné uns
vigueur nouvelle. Seul le conseil de guer
re, à l'heure actuelle, pourrait le laver du
soupçon de trahison, soupçon appuyé sur
des faits encore inédits que je connais et
que je pourrais préciser, mais qu'il vaut
mieux momentanément laisser dans l'om-
bva
Car, derrière Mante, il y a Ulhnann,
et tout porte-à croire qu», dans les affaires
auxquelles je fais.allusion, Théodore Man-j
te n'a été, une fois dé plus, que l'exécuteur »
des ordres d'UHn&ahn. J'ai lieu de pnésu-.t
mer.que les autorités .compétentes-du gou-.
yeroement militaire dé MarsftUte désl«y«.\-
&
^ NÏÏMSRO çïtotidœs Y TSSfl v^rrusi.
hardi usEFmmtœ Ï&V
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRA^
Tout ce qui est mlionàl est nôtre.
, L e Bue d' O hléan S j
17, Rue Canmartln
|iuqu'idii1)auw
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RÉDACTION
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19, Huo d« Croissant, 18
i partir de dht faeorei du soir
ITtot^aoïM Cmli'il a #-OT
•OWMu mwWP» » ACT IOFIUW-PAR1S
idrester foattt la communications eonca-naol la Rédaction U.ttùe Caamartln, Parlt.
HEN«a VAUGEGîS, Baroeieirr politique ■*
.: L éon BAUBET, Directeur Rédacteur en Cfaef
i \
ADMINISTRATION
ABeNNEMENÏS il POBUOBÊ
_ . ' _ . . f i l H Journal f 17, H. Ctunnurtin . TH. , Lnmn mJ|
provhSâ'â»pl| * 8oc ; dePuhirrilé8 "•Jii 018B ® u " e -<*«• ^,•
Etranger.....;,.....,...;........ 110 » il® » 136 ' » || taPutlicM intérêt daiulejoartud n'aiguftpaMFActUttiFmnçauj^
Adreuer Lettres et Mandait d F Administrateur de l'Action Française, 17,RueCaumartin, Paris.
23
« Histoire de Deux Peuples »
'*■
LA FRANCE ET L'EMPIRE ALLEMAND
_'Lè livra dû JaGques Bainville aura
été l'événement intellectuel de l'aimée.
Comme, il apportait dù nouveau sur la
plus grande affairé de notre heure et
aussi sur le caractère essentiel de toute
H'histoire de France, et encore sur le
fond des idées qui courent depuis notre
fameuse révolution, ce livre a comimàn-
(Bé par causer 'die -là surprise, « la di
vine surprise », comme ddt le poète.
Mais, comme di t le sage, iétoimement
«st le commencement de la science : le
même livrea fait réfléchir. Enfin, la
réflexion partant sur notre plus gTand
Intérêt vital, intérêt diu peuple, intérêt
-des individus, se tourne peu à peu en;
ÏHfôcieux avantages pour l'esprit et pour-
'opinion ' d'un' vaste public.
•Je ne voudrais pas ralentir par des;
mots inconsidérés oette évolution excel
lente, et je. n'ai pas ' grand'chose à
■ajouter à ce cri de joie, à ce»maître coup
«te pinceau de Léon baudet en juillet
damier. Mais il est bon de prendre
■acte de quelques faits. Il faut savoir dès
Aujourd'hui qu'il est déjà possible d'exa
miner l'Histoire de Deux Peuples du
»|)oint die vue dé ses immenses service^
ipalitiques. Il fauit savoir que les connais-;
saura éjiumèment. quelques-uns : des.
points capitaux sur lesquels l'auteur a
trouvé, inventé, inauguré un jugement
4e choses anoienihcs tellement neuf que
nul n'y avait songé avant lui.' Il serait
surtout agréable de regarder de prèsau
sortilège de son ~arf.
I AW . -
' Pour ma. part, je ne serais quitte
jd© rien si j« ne convmmçais par noter
quelque chose df» la ftimplicitéi do la
;n,udité et de là haute humanité du
langage, tellement clair, uni et doux,
foi» le premier venu y peut entrer sans
'/façon, sans préparation et, là, sans ac-
kjuit, comme aans effort, comprendre et
lappréîKJre tout l'essentiel. Mais plus le
ieoteuir sera personnellement riche d'in-
>4eMigBiM5ei, plus il aura l'esprit agile,
fourieux et fécond, plus ce livre, si clair
d'aspect, s'ouvrira pour lui, s'approfon
dira,lui révélera de perspectives inatten
dues. C'est le grand art français à son
, point d'excellence, quand il concilie
;la beauté de tordre avec celle du mou-
«vBaneinft • '
i La pensée- qui ne fait qu'un corps
(«véc son langage est conçue et conduite
'dama le mme style : elle appuie aux
tohoses . réelites,. ses idées (générales :
«expriment oes réalités. Si la force
,'dure des conclusions donne -une im-
-pressiori • de hardiesse, -la modestie-
. humilitas », disaient les Anciens pour
ipai4er de l'atticisme), l'extrême modestie
âu ton révèle la haute prudence et l'ad
mirable sans critique de oette audacieu
se phitosophie historique. - ^ .
, La perfection lui en sera reproché©.;
J>éj€ "^'entends des voix, timides, dont
Ha me&veiHanoe est très ferme, mais qui
hésitent à s'élever... « Aux ou-
^vrages que j'ai publiés, disait Fustei,
'deux ou trois critiques onf reproché que
.les chapitres se .suivaient et que. les di-
-yerses vérités que j'ai mises en lumière
: avaient quelque lien entre elles. C'est
'oe que l'on appelle être systématique. »
#uetei disait encore. : «.Le systSme est
jdans la réalité, pourquoi ne serait-il pas
^dans l'histoire?» Fustel disait enfin :
« Pour cruel motif, M. X... ne me par-
doane-t-ii pas d'écrire en un- français
simple et clair? Il ne songe pas que la
clarté, du style ne jaillit que de la masse
énorme des observations. M. X... ne
songe pas qu'il peut lui. arriver à lui-
même si, un jour, il saisit une vérité
et qu'il la possède pleinement dans tou
tes ses parties, devoir, sans le vouloir,
xtne forme littéraire ».
Sans douté parce que les messieurs X...
^n'arrivent pas à saisir et posséder plei
nement une vérité, c'est comme un fait
exprès : la forme littéraire se dérobe
communément à.'leurs désirs ou à ,leur
mépris. Ils en gardent un peu d'aigreur
contre les esprits mieux doués,
s Je ne fais que répondre à un mur
mure à peine distinct, car an est encore
sous le. charme. Ou, si l'on n'y est
l>lùs,l'on se débat toujours contre ce mé-
dkftge subtil de nouveautés tentatrices,
évidentes d'ailleurs, et des conséquences
« réactionnaires » qui y'sont enfermées.
. ^Conséquences' splendide, mais trop mé-
^uaaçanieii pour bien, des préjugés en
. cours ! Préjugés dans lesquels sont en
gagés' des partis pris trop intéressés !
'Plus on . avance dans la lecture, plus
' on sent qu'ils sont menacés, la puis-
' ' " ..T. ^î__- AA 1î*mA n'ùrt .
^îoutabte -vérité. On ne peut pas briser
prendre un autre livre. Ou, si on s'en
ya, à quoi bon ? La pensée en, de-
meure ouTOrte et déchirée, comme d'une
flôclie charg-ôé de poisons d'inquiétude
d'e?r>rit- de curiosité.
wv
Voici donc posés, voici définis les
termes du vieil 'antagonisme historique
■ français* et fdlémand. Bn France, dès le
,^n ; iiieu,-du Moyen. Age,, la. monarchie,
boette 'diojmrôhîe en. règ-le » que Bis-
, ; mairck ^beeiait.
«nneûiiS.'De l'autre, côté du Rhin, jus
qu'aux bords du Danube, c'était la répu
blique, une république de princes, une s
acàdéthre de rois, de grands'et petits sei
gneurs, de vastes syndicats urbains et
ruraux, commerciaux et agricoles, mais
•nulle présidence héréditaire, donc nulle
direction, suivie et constante. L' «esprit
de suite » et d'unité,Hordre ét la constan
ce, nous soutiennent durant huit siècles.
Gerbes, il y a des fautes, il y a les er
reurs que veut l'huimamté, mais il y a
aussi leur correction rapide et heureuse.
Quelles successions émouvantes 1 « Tout
succède >>, disaient nos pères ; vou
lant dire : tout réussit. Il n'est pas
de plus beau spectacle. Mais, suirmon-
tant son émotion, se gardant bien de
l'exprimer, l'auteur la refoule, l'utilise à
merveille. Voilà ses lecteurs, emportés.
Exactement, ocorçfne po.ur,.un; roirtan poy
puîaire, on contiiîue, pour savoir ce qui
va sortir de cette étonnante accumula
tion de fortunes ou • plutôt de bien
faits. Qu'oat-oe qui défera une condition
si heureuse ? Comment les prodigieuses
avances capitalisées par l'Etat fran
çais et qu'il était si facile de maintenir
pourraient-elles être compromises, sacri
fiées, perdues? Il suffirait d'un effort d'at
tention relativement médiocre,il.suffirait'
die ténia- « sous mains .Les affaires d'Al-,
lemagne » et d'opérer au bon moment
un© intervention, peu coûteuse' pour em
pêcher nos affairas de. se gâter, jamais
trop fort de ce côté-là. Or, non seu
lement elles se soiït. gâitées, mais elles
sont retournées du tout au tout.. Gom
ment cela, comment, cela ? demande
à œ point dù récit lé public redevenu
eh rêve le contemporain de nos plus
beaux moments. C'est le point pathé
tique.
M*
Avant le retour incroyable, il y a un
dernier sursaut de bonheur. De quel
ques jours ? Non pas : d'un siècle, et
même d'un , siècle ;.et. demi. Les éléments
d'ùne prospérité élevée et durable sont
fixés par les caractères des traités'de
Westphalie. Là paix et le bonheur du
monde, la grandeur et l'ordre français,;
reposent sur les-bases de la politique in-
térieure allemande. Notre tranquillité
en ressort naturellement : il n'y aura
plus qu'à les maintenir. Ce que Riche
lieu, ce que la France d'alors imposent
à l' Allemagne, c'est le contrai re de notre
unité, la perpétuité de la division ; c'est
le contraire de notre monarchie, le gou
vernement d'à peu près tous ses chefs ;
c'est le contraire de notre hérédité dy
nastique, l'élection; le contraire de notre
indépendance nationale, l'intervention
légale et légitime d'un concert euro
péen. Et cè n'est point là une combimaâ-
son artifioMle :.êlle répond' à la nature
des intérêts nombreux et .divers/ qui
s'agitent à traveirs les Allemagnes. 'Ge»la
n'est pas irirationnieil,. mais d'une intel
ligibilité toute cartésienne.,, Le chef-
d'œuvre accompli, la nation victorieusè,
cette EVance triomphatrice et couronnéè,.
va 'conspirer contre ëlle-anême. Elle va
diTO : vive ma mort.
D'abord, les philosophes amoureux (Je
leur, roi de Prusse, ensuite la .Révolu
tion, enivrée de ft&tion-alisme et d'unita-
riame au dehors^ puis Bonaparte, puis
nos libéraux démocrates du siècle écou
lé vont conférer à l'Allemagne l'indépen
dance .politique, l'unificaition géographi
que et l'hérédité monarchique t Et ein
exportant toua ces biens, qui étaient
dans nos ternes, nous avons importé un
pair, un tous les maux qui désolaient le
voisin: élection, division, subordination!
Le plus bel endroit du livre de Jac-
quas Bainville est peut-être celui où
il expose comment nous avons fait cela
malgré Minerve, c'est-à-dire malgré les
conseils de notre tête et de notre chef.
.*** * •
Se montrant en cela grand artiste et
profond psychologue, Jacques Bainville
écarte ici lés explications,^ distinctions,
les raisonnements. Comme « la. matière
même les appelait, un esprit du com
mun n'y eût pas résisité : sa nature.d'his-
torien prend résolument la direction du
débat, un historien assisté d'un peintre,
d'un peintre de mœurs, et de caractères,
attentif à la vie des hommes. Oh ! il ne
« fait « pas plus le pprtrait en pied qu'il
ne prodigue les annotations ou les cita
tions d'archives... Suggérer, évoquer,
c'est tout ce bel art, c'est la réussite de
maître. Les pétils et.grands faits carac-;
téristiques auxquels il pose sans s'arrê
ter, font voir les hommes dans leurs rela
tions les plus personnelles avec les in
térêts les plus généraux de leur temps.
Donner des exemples, d© cette manière
exquise est malaisé,-parc© qu'il faudrait
citer, et l'extrait qu'on arrache du tex
te ne peut pas traîner après lui tout
les filaments de rapports soutenus avec
tout le reste. Par exemple, il y a un
monde de pensées dans le contraste,entre
le mépris manifesté par Napoléon pour
l'idéologie de Sieyès et la perfection
avec laquelle l'empereur réalisa le plan
dô ,cèt idéologue dans son. remaniement
des principautés germaniques. Mais il
faut line cola et puis leirelire. -
Après l'ehchahtemeht du premier
plaisir de, la découverte,- toute «ette, par
tie-moderne, à peine polémique, ce-
pendant: relevée - d'un curieux accent
de sobre ironie, ramène à soi le : lecteur
comme à une chaîna de uiédaijloiia con
tenant le profil rapidement poché, avec
une dextérité de trait merveilleuse et
charmante, fixé dans une attitude 1 éter
nelle, dû chacun dés acteurs du drame
historique. Celui qui ne les verrait que
là . aurait déjà une notion, sérieuse
.de Louis XVI et de Louis XVIII, de
Barthélémy et de Polignac, de Louis-
Philippe, dé Guizot, et de! Thiers, de.
Lamartine, de Napoléon .III, de Rouher
et de Michelet. Nos lecteurs connaissent
bien ce Michelet de Jacques Bainville.
Raison de plus le le raviver :
;« La deuxième République avait vécu du
•pur amour des nationalités opprimées,
brûlé du désir, de les aider à faire leur uni
té. Michelet a ràconté pins tard ses senti
ments, son émotion, partagés par tpus les
témoins é quand, à la fête: du 4 mars 1848,
devant lia Madeleine, parmi les àrape/aux
qu'apportaient les députations d'exilés de?
pays opprimés, il vit « le grand drapeau
de l'Allemagne, si noble {noir, rouge et
or) le .saint drapeau de .Luther, Kant et
Fichte,- Schiller, Beethoven, et d côté le
charmant tricolore vert de l'Italie ». Rap
pelant ces souvenirs, .chers A fon cceu%
Michelet s'écriait vingt-deux ans ptui'
tard ; « Quelle émotion ! Que de » vœux
pour l'unité de ces peuples ! Dieu nous
donne, disions-nous, de voir, une grande
et--puissante Allemagne, une grande et
puissante Italie, Le concile européen reste
incomplet, inharmonique, sujet aux-fan
taisies cruelles, aux guerres impies des';
rois, tant que ces hauts génies de peuples
n'y. siègent pas dans leur majesté, n'ajou
tent pas un nouvel élément de sagesse -et t
de paix au fraternel équilibré du monde. »
Monument de toutes les • illusions du libé
ralisme ci de la démocratie ! Texte étrange
d relire aujourd'hui, texte qui éclaire aussi-
nôtre histoire et qu'il faudra mettre en épi
graphe d'une ■■future-, histoire philosophi-:
que de la guerre de 1914 I »
■ Il faudrait pouvoir oiter en regard la
dure image de Bismarck- ou la qualifica-.
tion die Terreu/r des libéraux- de 1866 à;
1873, Car la guêrre fut un épisode qui
n'apprit rien. A joutes les-pages, l'ipté-
rêt. humain, l'intérêt îmor&l ; est égal 'à
l'intérêt politique et national qui prend
aux entrailles les patriotes et qui leur
fait se demander si toutes ces clartés
perçues au milieu de, tant de douleurs:
serviront.. ■ •
*,
donç. depuis un siècle. Le clairvoyant
patriotisme» inné au cœur de nos rois »
ne s'était pas trompé sur le même
sujet. Nos gens d'esprit se croyaient
fidèle à la politique de Richelieu
quand' ils appliquaient matériellement
la formule de l'abaissement de la mai
son d'Autriche. Les chefs de la maison
de France étaient réellement fidèles à
cette politique, ils en concevaient l'es-
prit, lorsque laissant de côté le ternie
France ou Autriche, ils s'attachaient à
l'antique maxime abstraite et géné
rale de combattre en Allemagne ce
qui y graiidissait et de soutenir ce qui
s'y affaiblissait. Le renversement des
alliances; au milieu du xvm* siècle sans
changer l'axe de notre politique, en mo
difiait la direction, lorsqu'elle tournait
d^ormais contre. Berlin ce qui s'était
fait précédemment contre Vienne. C'est
ce que' comprit Louis XIV, c'est ce que
tenta Louis XV : c'est ce que' ne compri
rent ni les philosophes, ni le oomité de
Salut public, m le parti libéral de
nos jours ; non r seulement Michelet
croyait à .un© simple initrigUe de boudoir
éntre Marie-Thérèse et Madame dé
Pompadour, mais cette vénérable fiction
trouve encore des crédules dans le scep
ticisme naïf d'excellents boulevardiers
florissants de santé en septembre 1915.11
est vrai que leur scepticisme est très uti
litaire : il fonde sur la haute nécessité
de se mettre en garde contre les entraî
nements politiques de Jacques Bainville.
h'Histoire de Deux Peuples fait de la
politique en confrontant aux rêveries de
Michelet les instructions aux ambassa
deurs de Choiseul et dé Vergiennes. Au
contraire, on îailt œuvre de haute criti
que quand on défend le. romancier con
tre les pièces die l'histoire, pourvu tou
tefois qu'on le fasse dans une intention,
de défense républicaine 1 ' j
iV\
N'attachons pas trop-d'intérêt à ces.
mouvements. Ceux qui les font souffrent,
dans leur amour - propre, leur dépit
crie, et voilà tout. Je ne suis pas de
l'avis de l'historien de grand talents
mais un peu triste, qui m'écrivait hier ;:
« De pénibles pressentiments , m'as-,
siègent quant à la situation de l'Europe. !
On y sent un tel irréalisme accumulé,
alors que malheureusement l'Allema
gne se réalise davantage. » La Fraince
, aussi se réalise! Laissons le Temps bom-;
.byciner. Laissons aussi le Radical soute-
1 nir. àveo une effronterie presque gaie,
que « la République; c'est la paix », ou-;
bldant non seulemnt notre histoire, mais
6eJle. de deux Antiquités et de deux
Amériques. Ne prenons même pas au
pied de la lettre les paroles par lesquel
les le, Rappel d'hier semblait faire un
acte de foi aux irréalités
de Vacqueirie une nuance d'inquiétude
sensible, et qui promet. Ceux qui pen
sent en> démocrates ont perdu La certitu
de. Ceux qui affectent cette certitude
ne représentent que des amours-pro
pres et des intérêts. Ils passeront, ils
varieront, comme la fumée.. qui dé-;
pend du foyer et du vent qui passé.'
L'important est d'aller, aux esprits sen-
sés et sincères, lé livre de.Jacques Bain
ville -h- laTnain:- Ils voient les choses,
qui déchirent nota» sol et versent notre,
sang. Ils ont besoin d« découvrir; enfin
les causes.il faudrait douter de la raison
pour douter de . la France'.' J'essaierai
prochainement de dite tout ce qu'il y
aurait d'irrationnel et d'inhumain dans
ce désespoir quand on possède la subs
tance des hautes vérités que notre ami
vient de faire tenir dans cette coupe d'un
baau bristaJ pur et sombfe. '
CHARLES VAUnnAS.
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2° Provoquez des contributions à t'impM
national, au taux da dix, cinquante ou cent
francs par mois.
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de contribution sont mis A la -disposition-de
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Voir on, 3* paisê les Réponses de nos Amis.
L'ACTION FRANÇAISE
AU CHAMP D'HONNEUR
Demain . sur nos ..tombeaux,
Les blés seront pius beaax.. ; .
(La France bouge , chant d'assaui
, 4ôs Camelots < lu Roi.) ■: - •
TROIS CENT QUARAMTIEME LISTE
Un des premiers qui soient tombés pour'
la Fraœe est notre vaillant ami Pierre
Moreau, li^uauir et comonissaire. cteB étu
diants d'Action. PrainçaSeo de Paris. Il était
porté disparui depuis septembre 1914 ; une
simallitoidià d© nom et de -pronom avait lais-"
sé enoire qu'il était prisonnier en ALletma-
'gn<& ; aucun espoir, aujourd'hui,-n'est plus!
permis.'
Ijorrain de naissance, Fiea-re Moream ap
partenait à la « division de fer ». Il étoiit
de la réserve, étaint âgé de 26 ans. Aussi, '
dès le 30 juAllet, Buir la, gravité des- nouiveilt-
les, quiitita-t-il. Paris pouir être le preiniftr
à, son poste. Le 24 a.'JÛt, il écrivait du dé
pôt ; des pur nées do transes pour -moi qu'on
voulait laiasÊir ici.pairoe que . je. suis d'une
classé antériesuirê à celles , de mes oamara-.
diss. J'ai obtenu de marclier. Vive la Fran
ce !. .» '.
. t I>iK jours après, le 3-septembre, une bal
le le couchait sur la-teirre Lorraine, dans
un de ■ces. combats obscurs qui ont pré-
pa/ré la victoire de la Marne. .
■ Dans son journal, :an voit avec qiitel.le
Jgéniérasité.Ll avait d'atiaraoé accepté la mort.
l« Peu m'importerait,. ddsait-iil, la gloire nuê-
sxtiuj.- ati 4out~c£ xpai passe, pourvu qu» la
icrto.ix. toute simpie ^on't, là-baa, on inargne-
.rajH;ma pLaoe, pût un jouf .fex,aliter ,1e-cœua''
ides jeunes et leur faire, à leur tour, on-,
vier une telle mort. »
; Ce dernier souhait n'a pas-été. exaucé,
mais l'exemple d'héroïsme qu'il a laissé
: « aux jeunes » de l'Action Française,, ne
stimulera pas moins Leur patriotisme.
Ils se sauiviendronit qu'en juin 1913, au
, barâi'Jiet des étudiants d'A. .F. quii s'est
terau au oaiîé Voltaire, sous lia présidéiK»
de Charles Maurraa, il avait traduit en
de belLes strophes «iwJemities leur enthou
siasme pour çetui qui leur avait inspiré
« Plus encor que l'amour et le respect des,
v ■- "■' [Muses,
\ «. Le'doux amour du sol sacre. »
■■■ Ils retrouveront, enfin, dans ce beau, poè
me juvénile, où frissonnait déjà leur espé
rance, la Provence et lia Lorraine enlacées
dans une même tendresse :
Mailre, j'aurais aimé de poser à ton front
L'olivier, pur honneur, du sage et de:
- [l'athlète ;
Mais le fleuve yvi vi'a vu naître ne reflète,
Au miroir de ses eaux fluides
Gtiv ls çhêne robuste èt sombre oû les
■ {Druides
Semblent encor passer parfois.
J'en suis< allé cueillir un rameau dans les
[bois.
Sur là douce vallée où la Moselle traîne
La,mémoire d'Ausone en son cours alangui;
> v le l'ai trouvé couvert de gui ;
ZI a tout, le parfum de la forêt lorraine.
Qu'il se mûle dans tes cheveux
Aux brins déjà cueillis de l'olivier sauvage;
Car telle est la couronne insigne dont je
, [veux
Honorer ton génie et marquer mon hom-
[mage.
Cette couronne de chêne et d'olivier, nous
la déposons pieusement aujourd'hui sur
la tombe ignorée du Mros mort pour la
patrie. ■ ■-■■■ • ■ •
Nous avons mentionné, le 13 juillet, la
citaition qui a rétcomipensé l'Adimirable vail-
lamoe de notre
sé à l'ennemi.
Revenu au feu, il oomimaaida durant plu
sieurs mois la compagnie, sarvant <« de?
son mieux » coirame il dit avec une mo
destie parfaite, Dieu, la France et le Roi.
A son septième assaut, près d'Arras, le
-12 mai, il fut'de nouveau, blessé.
" Une seconde citation porta aujourd'hui
témoignage de son intrépidité cautumière :
'-".Officier- hairdt et brave. S'est déjà distam-
■ aoé le 18 février aut cours i!un» attaque. Le
11 nKtl,- a brJillairauiefut ocawluit sa. comipagraie
a l'assaut et a été blessé; , à la tôte de ses
, hommes.
■ On sait que l'Abbé Delpech est docteuâp
«n théologie et qni'il aî:pa«rtient au diocèse
,'de Caiiors. ..
' Un de nos jeunies ligueurs, mobilisé au
sortir de sa. première ammiée de Polytaah-
' niqueL ' le - sous-l'ieuteinaMt tTE8pioay-Saint-
Luo, qui est affecté à l'artillerie de train-
chées du. 0* ooorps d!airanée, vienit d'être
blesaé et çité-à Fordre du jour-de raamée
da na les tarares suivante :
Offloier diûUiô des pJius belles qualités militai
res. Depuis soa annotation au service de l'ar-
tillem de tranchée, a tait oreuva d'un grand
oourace et d'un beau sang-lroid. Blessé a lat-
taque diu 17 juin,, a retee d'être évacué, pré-
téreini rester- au.service de sa battearie. et <îoa-
oant ainsi un brt exempte die dévouement et
d'énergie.
Admirable citation à. l'ordre-du jour de
la direction; des-chemins de fer'de canv
Aiagn^, concernant notre vaillant ami Louis
de Peyralade, employé principal ; de l re
classe : -
" Chef d'une gare bombardée presque,oha-
a«e iotut, n'a- pas-cessé d'assurée son ser
—o-
OPERATIONS MILITAIRES
» .-A •, OOÏMCXVIXjÏNriClXjrfôS : OIï'JF'IOXiBXXAS |
- TROIS HEURES 30IB
O h signale, au cours de la nuïi, plusieurs combats à la grenade près
^ u f e B Amune-Arraa et une attaque ennemie, facilement repousséè, au
nora de la station de Souchez. . '
Même activité de l'artillerie, da part et d'autre.
La lutte de mines demeure continue et opiniâtre au sud de la Somme, de-
v*nt Fay. Botîibâfdomdnts violents, dans ' (68 secteur d'Armancourt et c'o
Beuvralgnes, ainsi «ue sur les plateaux de Quennevières et de Nouvron. 1
Canonnade Intermittente^ en Champagne et en Argonné.
Sur lo front de Lorraine, nos batteries-ont dirigé des rafales efficaces sur
IM tranchées et organisations allemandes, aux environs d'Embermenil. Lein<
vroy cl nncerviiier.
Des groupes ennemis, sortis de leurs tranohées et parvenus Jusqu'à nos
réseaux de fils de fer ont été dlsparsés par nos feux d'artillerie.
■ ■ '" A ■ ONZE HEURES SOIR.
Canonnade. continue sur l'Yeer, ainsi qu'au nord ei au'sud a 1 Arras, dans
les secteurs de Neuville, Roclineourt et Wailly.
" Au nord de l'Oise, notre artillerie a exécuté des tirs de .destruction sur
les organisations ennemies et les ouvrages de Beuvralgnes.
Plusieurs parfis d'infanterie allemande ont eneore été dispersés devant
, Aitdechy,
Sur. te canal de l'Aisne à la Marne, nous avons violemment bombardé les
tranchées, batteries et cantonnements ennemis aux environs de Saplgneui et
de La Neuville, près de Berry-au-Bac.
> Actions d'artillerie et lutte de bombes en Champagne, en Argonne et en
tre Meuse et Moselle.
Combardement Intermittent dans. les Vosges, à l'est de Metzeral et du
Siidelkopf.
• ■ ■ TJ.JSL' GOKHR^El JBUÉ:3BtXJEZXa:ï«Ék V '
Ln représailles des bombardements de Lunéville et Gompiègne par les
aéroplanes ennemis, une escadrille de dix-neuf avions a survolé, le treize au
matin, la ville de'Trêves, sur laquelle une' centaine? d'obus ont été lancés ' là
gare et-la Banque de l'Empire ont été. nettement atteintes, •: ;'\
v ' La même escadrille, rentrant à son port d'attache après avoir atterri dans
• nos lignes, a lancé, dans Vaprès-midi, r cinquante-huit obus sur la" gare de-
Dommary-Baroncourt. - •
D'autres avions ont bombardé d faible hauteur les gares ûe Donaueschin-
L gen, sur. le Danube, et de MOtTbach, dans une région où des mouvements de
troupes étaient signalés. On a pu constater l'efficacité du tir sur les objectifs
visés et sur un train en marche qui a dû s'arrêter.
vice sous le feu, de jour,, et de niuit, mépui-
«utmf . le hangar et donavan* à tous l'exemple
courage, du sang-Iroid. et du devoir.
Cet héroïque « cheminot »► appartenait
au groupe des ôtudia-mtst d'A. F. de Toui-
louse. Ardent royaliste,,il avait demandé,
dès. Le début de la guiarre à occuper 4e
posté le plus avancé. C'est ainsi qu'il ad
ministre depuis tre sis mois la gare bombar
dée dont 11 est parlé dams la citation qu'on
vient de lire.
Louis de Peyralade a/qua droit à la croix
de guerre. — J. C.
LA QUESTION BULGARE
Il convient de continuer de se méfier des
nouvelles qui représentent la Bulgarie
comme prête à aipporter à l'Allemagne et à
l'Autriche le concours die ses armes.
Ces nouvelles sont toute® d'origine alle
mande. Elles ont accès jusque dans la
presse déâ < pays alliés par. l'intermédiaire
des journaux des pays neutres ; ces phé
nomènes de suggestion se produisent et se,
roproduiisemit d'une façon courante. 11 est
facile de se mettre en garde moyennant un
peu d'esprit critique.
Voici uni exemple. Une dépècdie de Sofia
à la Gazette de Francfort annonce qu'une
broc tore répandue à 2O.,Q()0..OTeimplaires dér
montre que la Bulgarie a intérêt à mar
cher avee lés Empires dUvCeratre., La Ga
zette de Cologne, où passe ; cette informa
tion,. la traduit' de cette ; manière _: .«'Le*
gouverneimisnt bulgare a fait distribuer à
toutes les communes un^hrochuire cù il
expose que la Bulgarie pourrait être obli-
giée, pour dos raisons économiquiea et po
litiques, de renoncer à-l-a neutralité et d'en
trer dans la lutte aux côtés des Empires
oemtraux. » De Cologne, cette nouvelle est"
transmise à la Stampa, de Turin, où elle
iprend un sens alarmiste. EUe peut faire
son tour du inonde...
Or, en même temps que la presse alle
mande s'efforce de tirer à elle la ©ouver
ture bulgare et. d'imipressionner les neu
tres, M. Radosiavof confirme que la Bul
garie est en pourparlers avec la Quadru
ple-Entente et déclare formellement qu'il
n'a pas l'intention d'attaquer la Serbie.
Donc acte. :
£,03 choses, pour le moment, en sont à
ce point. C'est dire quie pour le public, la
patience, en ce qui regarde la question
bulgare, doit rester à l'ordre du jour. —
J. B. ^
LES ANN ALES DE LA GUERRE
Les Mlemàpds t 'arrêtent au-delà de l'Mstie.
. La lutte en Tlrgonne et sur la Meuse. - -
Retraite dés Allemands en Lorraine
et dans les Vosges,
Lundi 14 Septembre 1914
L es A llemands s'arrêtent sur la rivière
dé l' A isne. — L 'armée du kronprinz battue,
se replie vers le f(oi&D. —Notre aile gauche,
oblige l'ennemi A abandonner une ligne
de défense qu'il avait préparée au nord
de l'Aisne, ; entre Compiègne et Soissons.
Les Allemands semblent faire tète sur
le front jalonné par l'Aisne. Au centre,
ils paraissent .également vouloir résulter
-sur tes hauteurs au nord-ouest et au nord
de Reims.. Le 14, un combat est livré au
nord de l'Aisne, sur la plateau de Graonnè,
près de SiSsonne. Le général de Mavd'huy,
commandant du 18° corps; résiste, au choc
de plusieurs corps allemands et M main
tient sur la rive droite de l'Aisne.
Es A rgonne. — La lutte, le 14, n'était
pas encore terminée et le. Kronprins, bien
retranché autour de Triaucourt et de
Beauièe, semblait défier nos attaques.
Abordées par les 5« et 6* corps de Varmée
du général SarraU, les troupes du Kron-
•print furent> délogée» de feurt. ^positions et
obligées de battre en retraite au nord di
Sainte-Menehould et de Varcnnes■. après
avoir subi de grosses pertes. De Sainte-
Menehould, la. droite: du Kronprins se re
plie au nord de Ville-Sur-Tourbe pour tren•
dre l'alignement de. l'armée du duc de
Wurtemberg.
S ur la M euse. —r Le fort de Troyon, vio- *
lemment attaqué d plusieurs reprises mar
le 5" corps allemand, venu de Metz pour
prendre entre deux feùx'l'armée de VAr
gonne, a été dégagé par les troupes mo
biles de la défense de Verdun.
L orraine. — Le mouvement de' retraite
des Allemands est général de 'Nancy aux
Vosges. De ce côté, le territoire français
est complètement évacué.
B elgique. — Le roi Albert adresse un télé*
gramme au président de là République
pour le 'féliciter de la grande victoire de
la^Marne, remportée par les armées alliées,
Vigoureuses sorties de la garnison d'An
vers. • ■■■■: ...
R ussie. — Violents combats en Prusse *
orientale.
C olonies allemandes. — Les troupes aus
traliennes, s'emparent de l'archipel Bis
marck. Le commandant allemand capitule.
LE SCANDALE THÉODORE MTE""*
Pourquoi pas
en Conseil de guerre?
POT LÉON DAUDET
C'est à M. le procureur général Delrieu,'*
la cour d'Aix ayant juridiction sur Mar
seille, crue devrait être adressée cette res
quête : la comparution de Théodore Mante
devant des juges militaires, naturellement
aptes à débrouiller l'écheveau d'intrigues
ourdies,-, avant la guerre et depuis la guer
re, par cet homme de paille de l'espion al
lemand Emil inimann. Il me semble que;
le Parquet de Marseille lui-même, assailli
de tous côtés par les influences à Marseille :
de La famille Mante et du Comptoir d'Es- -
compte de Paris, à 'aquelle cette famille
est apparentée, aurait intérêt à rechercher
cette solution. De considérables efforts con-j
tinuent à être faits pour blanchir Timblan-.
chissabte Mante - D'autre part, si j'en,
crois les très nombreux renseignements!
qui ne cessent de me parvenir, ce bien--
chissement aurait do sérieux inoonvé- j
nients, non seu'ement au point de vue de
là Défense nationale, mais au point de vue v
de la situation morale et sociale des blan
chisseurs. Il se nroduirait infailliblement,
d'ici à peu de semaines, un scandale ana
logue à celui de Lucien Baumann, des
Grands Moulins de Corbeil, accusé par
moi à pendant ^quatre ans, d'être un espion,
un affameur et un voleur, blanchi par
l'Intendance au moment de la mobilisation*
dans une! note of&cieuse,- accueillie par
elle, et convaincu ' officiellement, un an
plus tardj. d'être un agent, allemand et un
voleur.
Théodore Mante lui-même, s'il comprend
bien son intérêt, doit réclamer le conseil
de guerre. Il n'ignore pas les soupçons, les
imputations qui pèsent sur lui, soupçons
et imputations auxquels les terribles At
tendus du jugement d'Aix ont donné uns
vigueur nouvelle. Seul le conseil de guer
re, à l'heure actuelle, pourrait le laver du
soupçon de trahison, soupçon appuyé sur
des faits encore inédits que je connais et
que je pourrais préciser, mais qu'il vaut
mieux momentanément laisser dans l'om-
bva
Car, derrière Mante, il y a Ulhnann,
et tout porte-à croire qu», dans les affaires
auxquelles je fais.allusion, Théodore Man-j
te n'a été, une fois dé plus, que l'exécuteur »
des ordres d'UHn&ahn. J'ai lieu de pnésu-.t
mer.que les autorités .compétentes-du gou-.
yeroement militaire dé MarsftUte désl«y«.\-
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