Titre : L'Écho d'Alger : journal républicain du matin
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1936-08-03
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327596899
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 67558 Nombre total de vues : 67558
Description : 03 août 1936 03 août 1936
Description : 1936/08/03 (A25,N9495). 1936/08/03 (A25,N9495).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone... Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique
Description : Collection numérique : Zone géographique :... Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient
Description : Collection numérique : Thème : Les droits de... Collection numérique : Thème : Les droits de l'homme
Description : Collection numérique : Littérature Collection numérique : Littérature
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7584656h
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10396
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/11/2013
25* ANNÉE - N° 9495
LUNDI 3 AOUT 1936
L'ECHO D'ALGER
Télégrammes : ÉCHO ALGER
30 CENTIMES
Chèques Postaux : 19-25
BUREAUX D'ALGER
20, rue de la Liberté, 20
Tél.: 73-80, 73-81 et 73-82
BUREAUX - DE PARIS
i. bouicvard Haussmann
Tél. Prov 64-65 et 03-80
ABONNEMENT 3 MOIS 6 MOIS 1 AN
ALGÉRIE .?6 » 50 » 100 »
FRANCE, COL. 28.80 57.60 115 20
ÉTRANGER. 53 » 104 * 208 »
Pour la puMdté d'Algérie :
AGENCE HAVAS
Concess" de I Agence Africaine
57, rue d'Isly, ALGER
Téléph.: 4-89. et 12-82
La publicité est reçue. à Paris. à
l'AGENCE HAVAS. 62, rue de
Richelieu, et dans toutes ses suc-
cursales de la province.
Pour mettre fin à la guerre civile espagnole
Les nations méditerranéennes
envisageraient une médiation
M. MARTINEZ BARRIO LANCE UN APPEL
A L'OPINION INTERNATIONALE
Les loyalistes et les insurgés s'organisent
et obtiennent des succès
ILlartillerle des miliciens qui défend Madrid sur les hauteurs situées
à 60 ou 80 kilomètres de la capitale
La suggestion française
d'un accord de non intervention
a reçu à Londres
un sympathique accueil
Londres, 2 août. — La communica-
tion française proposant l'ouverture de
négociations en vue de conclure un
accord de non intervention dans les
affaires d'Espagne, a ét4 remise -ce ma-
tin au Foreign-Office par les soins de
l'ambassade de France..
Ce document a, dit-on, été Immé-
diatement transmis aux mirtistres in-
téressés. C'est dire que lord Halifax,
qui remplace M. Eden pendant le con-
gé de ce dernier, et M. Baldwuv ant
eu respectivement connaissance de ce
document dès cet après-midi et qu'ils
ont pu, non seulement étudier la sug-
Un pont où passe la route principale
menant en France, a été anéanti
pour empêcher le passage des re-
belles
gestion française mais aussi s'entrete-
nir par téléphone à son sujet.
La première impression recueillie à
Withehall est « sympathique ». On dit
en effet qu'il importe de tout mettre
en œuvre pour que le conflit intérieui
espagnol ne s'étende pas à l'extérieur
et pour prévenir la constitution de
ceux groupements de puissances sépa-
rées par leurs sympathies pour l'un ou
lautre des belligérants espagnols.
On ajoute ici que c est au cabinet de
Paris, auteur de la proposition, qu'il
appartiendra de servir de « clearing
house » aux réponses qu'il va recevoir
Dans les cercles politiques, où une
certaine perplexité avait été causée cet
après-midi par les interprétations don-
nées par certains commentateurs fran-
çais à la liberté' d'appréciation que s'est
réservée la France jusqu'à la conclusion
d'un accord de non-intervention, on fait
remarquer qu'en concourant avec la
plus grande diligence possible à l'abou-
tissement rapide de la négociation en-
visagée, les puissances approchées ré-
duiront d'autant le délai que Paris a
fixa à sa liberté d'appréciation. Aussi
prévoit-on que la réponse anglaise ne
tardera pas à être envoyée.
L'Italie réglera
son attitude sur Londres
Rome. 2 août. — En ce qui concer-
ne linitiative d'une réunion des puis-
sances méditerranéennes, pour exami-
ner la situation espagnole, la première
inaction a été plutôt défavorable.
Il semble que l'Italie sur ce point ait
tenu à régler son attitude sur celle de
l'Angleterre. Or des informations re-
çues par les milieux politiques italiens
du Foreign-Office montrent la Grande-
Bretagne décidée à étudier les moyens,
non pas d'affirmer simplement une
neutralité dft principe, mais de provo-
quer une médiation de la part des na-
tions européennes. Il semble que cette
seconde idée ait beaucoup plus de. chan
ce que la première d'être accueillie.
On déclare ici en effet que la neutra-
lité est difficile à observer. On fait re-
marquer que M. Blum, qui a prodigué
les affirmations de non-ingérence fran-
çaise dans In - - affairee @ a
présidé une réunion où la foule récla-
mait qu'il fût fourni des armes à l'Es-
gne. ■
Un appel
de M. Martinez Barrio
a été diffusé hier
par Radio-Valence
Valence, 2 août. — M. Martinez Bar-
rio, président des Cortès et président
de la délégation du gouvernement à Va-
lence, a parlé hier au poste de Radio-
Valence au peuple espagnol.
Après avoir déclaré que la révolte
militaire ne s'était pas faite contre un
gouvernement marxiste mais contre
« un Etat espagnol représenté par un
président de la République nommé lé-
gitimement par une Chambre légitime »,
M. Barrio a conclu :
» Les rebelles demandent l'aide des
autres pays pour combattre contre leur
patrie et contre la République. Le pré-
sident de la Chambre espagnole tient
à avertir l'opinion internationale de ce
péril ; l'Espagne respecte la liberté qu'a
tout pays de se diriger comme il l'en-
tend, mais il demande réciproquement
qu'on respecte sa propre volonté. L'Es-
pagne authentique n'est représentée
que par un chef de gouvernement res-
ponsable à la Chambre législative. Pour
les rebelles arrive maintenant l'heure
de- la reddition et de leur soumission
aux autorités constituées qui feront
triompher la volonté de l'Espagne ré-
publicaine. »
M- Martinez Barrio
cherche une base d'entente
Hendaye, 2 août. — Le bruit court
avec insistance que M. Martinez Bar-
rio, chef du comité gouvernemental de
Valence, qui s'était déjà mis en rapport
avec le général Mola et avec le général
de Llano au moment où il avait tenté
de former un cabinet, aurait, dans l'es-
poir de limiter des pertes de vies hu-
maines, proposé d'intervenir auprès du
gouvernement de Madrid pour chercher
avec les militaires une base d'entente.
Quelques succès
gouvernementaux
Madrid, 2 août. — Voici quelques
nouvelles de la journée d'hier puisées
à des sources officieuses.
Le général Miaja, commandant la
colonne qui marche sur Cordoue, a com-
muniqué que l'aviation gouvernemen-
tale a bombardé le pont d'Alcolea, a
50 kilomètres au nord-est de Séville,
par lequel passe une ligne de chemin
de fer importante.
L'aviation a également fait un vol
4e reconnaissance- pour s'assurer d'une
façon formelle que les rebelles de Cor-
doue ne possèdent aucun terrain d'at-
terrissage. Les aviateurs en ont pro-
fité pour lancer des tracts sur Cor-
doue.
Le village de Constantina, a 100 10-1
lomètres au nord de Séville où la gar-
de civile s'était soulevée, s'est rendu
aux forces gouvernementales, de me-
me que le village d'Isbor, dans la pro-
vince de Grenade. Mais on ignore dans
cette dernière commune si la garde ci-
vile s'est rendue.
Les troupes gouvernementales ont
promis la vie sauve aux gardes civils
s'ils se rendaient.
Dans le nord de l'Espagne les nou-
velles officieuses signalent un succès
important des troupes gouvernementa-
les qui ont reconquis sur les rebelles
le village de Sastago où se trouvent
les principales usines fournissant Sara-
gosse.
Les réguliers ont déclenché
un violent bombardement
dans le Guadarrama
Londres, 2 août. — Les forces insur-
gées seraient arrivées au Pardo, à dix-
hui k piètres au nord de Madrid.
Les lorces gouvernementales ont dé-
clenché un violent bombardement con-
tre les lignes nationalistes, comme pré-*
lude à l'offensive, dont le but serait
d'essayer de dégager la capitale. Deux
des points stratégiques principaux dans
les passes de Léon et de Neva-Arrada,
qui commandent la route sur Madrid,
restent solidement fortifiés par les for-
ces gouvernementales. -
Les troupes catalanes
se sont emparées de Ciéza
Barcelone, 2 août. — Le lieutenant-
colonel Sandino, commandant l'avia-
tion catalane,, communique que ses es-
cadrilles ont appuyé l'avance de la co-
lonne commandée par le général Vil-
lalba.
Cieza a été bombardée et est tombée
au pouvoir des troupes catalanes.
La colonne Villalba s'est avancée
dans la direction de Huesca sans ren-
contrer de résistance.
Les colonnes catalanes
encerclent Huesca
Madrid, 2 août. — On affirme à Ma-
drid que les colonnes qui progressent
entre Saragosse et Huesca s'approchent
de plus en plus de cette dernière ville,
menaçant d'isoler Saragosse de tout le
haut Aragon.
L'artillerie et l'aviation ont bombar-
dé Huesca, faisant de très nombreuses
TictUnes "-"Éasrmi' lés rtbelles. Des -ca-
nons, mitrailleuses et mortièrs 6ht lté
capturés devant Huesca par l'armée
loyale..
Les troupes loyales avançant dans la
direction de Huelva auraient rempor-
té une victoire sur les forces rebelles
près du village de Sietano.
Un contingent de 700 fascistes occu-
paient ce village. Les troupes gouver-
nementales, aidées de dix avions mili-
taires, auraient attaqué les rebelles, qui
durent battre en retraite dans le plus
grand désordre.
(Lire la suite en troisième page)
EN PLEIN JOUR
Le muphti malekite-
BendaniAmor Mahmoud
est assassiné rue de la Ly re
Le meurtrier et son complice
- deux jeunes indigènes —
ont réussi à s'enfuir
Les inspecteurs de la Sûreté procèdent
à une quinzaine d'arrestations
Le muphti malékite Bendali Amor Mahmoud
Hier, à$h. 30, le muphti malékite
Bendali Amor Mahmoud, dit Kahoul,
descendait les arcades de la rue de la
Lyre quand, devant le numéro 4, deux
indigènes vétus de costumes bleu de
chauffe, se présentèrent à lui.
Le crime
Suivant le rite, l'un des deux indigè-
nes embrassait le muphti sur la tête.
Au même instant, son compagnon tirait
de sa poche un boussaadi effilé et le
plongeait d'un geste rapide dans la
poitrine du malheureux Kahoul.
La-lame, longue de 30 centimètres,
pénétra à moitié et atteignit le cœur.
Le muphti, touché mortellement, s'af-
faissa pour ne plus se relever.
(Lfre la suite en quatrième page)
DEVANT 10.000 AUDITEURS
Les délégués du Congrès musulman
rendent compte de leur mission
ILS FONT CONFIANCE AU GOUVERNEMENT ACTUEL
- POUR - LA - RÉALISATION DE - LEURS - REVENDICATIONS -
L'une des tribunes du stade pendant la réunion qui s'est déroulép dans le plus grand calme
Il est 7 heures et la fraîcheur de
la nuit persiste encore. Le stade mu-
nicipal, inondé de lumière, connaît
une activité rare. A 7 h. 30, les deux
tribunes sont presque pleines et bien-
tôt le flot des assistants s'installe sur
les gradins. On me signale l'arrivée de
quelques délégations des centres de
1 intérieur. On estime qu'il y a là de
8 à 10.000 personnes au grand maxi-
mum.
Peu à peu arrivent les délégués retour
de Paris. Ils s'installent au milieu du
terrain. sous de petits parasols, car il
fait très chaud. Il y a là le cheik el
Okbi. le cheik Ben Badis, le docteur
Bachir. M. Boukerdenna, le cheik Bra-
himi, le docteur Loufrani, M. Messali,
président de l'Etoile nord-africaine à
Paris.
On attend le docteur Bendjelloul et
ce n'est au'à son arrivée, à 8 h. 45,
que commence effectivement la réunion.
M. Ouzzegane. au nom du comité or-
ganisateur. remercie l'assistance, pré-
sente les membres de la délégation et
donne la parole au docteur Bendjelloul.
Celui-ci commence aussitôt le récit
des démarches faites à Paris. Il rend
hommage au gouverneur général Le
Beau. puis à M. Viollette dont l'aide
afiectueuse fut très utile. Ayant dit la
nature des difficultés rencontrées, il
raconte les entrevues avec M. Aubaud.
avec M. Léon Blum. avec MM. Moch,
Daladier, Moutet, Duroux, etc., puis
avec les groupes parlementaires des
partis radical-socialiste, socialiste et
communiste, avec lesquels toutes les
questions sociales et économiques fu-
rent discutées.
« L'accueil, dit M. Bendjelloul, fut
partout aimable, humain, très cordial. »
Il souligne combien le gouvernement et
les partis du Front populaire se sont
montrés compréhensifs. A ce propos,
l'orateur remercie nos amis Régis,
Guastavino et Dubois pour leur aide.
En terminant, le docteur Bendjelloul
dit sa confiance, consolidée par les pre-
miers résultats obtenus et fait appel à
l'union des. musulmans.
(Lire la suite en cinquième page)
LA GRANDE BOUCLE EST TERMINÉE
Le Belge Sylvère Maes
inscrit son nom au palmarès
du Tour de France 1936'
Les Luxembourgeois Mersch et P. Clemens
triomphent dans l'étape Caen-Paris
Le brillant coureur belge Sylvère Maès succède au palmarès du Tour de
France à son compatriote R. Maès. Le voici en pleine action &ur la.route..
(Lire le compte rendu de la dernière étape en 8e page).
La pitqzation internationale
"PASOE NOUVELLE
CROISADE DES IDÉAUX
EN EUROPE"
DÉCLARE M. YVON DELBOS
Le ministre a préconisé
une politique d'entente
entre les démocraties
et de détente
avec l'Allemagne
Sarlat, 2 août. — Un banquet a été
offert aujourd'hui à M. Yvon Delbos,
député de Sarlat, ministre des Affaires
étrangères, en l'honneur de sa réélec-
tion.
Le ministre a indiqué les grandes li-
gnes du programme qu'il a développé
à la S.D.N.
« H faut en particulier préciser de
manière positive les obligations pour
qu'elles répondent à la nécessité, ap-
porter des modifications pour que le
mécanisme même de la S.D.N. ne soit
pas paralysé, pour que soient enfin
renforcées ces deux directives : sécu-'
rité collective et paix indivisible. Cette
œuvre de la S.D.N., a poursuivi le mi-
nistre, est accompagnée d'une action
pour resserrer les liens d'entente avec
d'autres peuples, surtout entre démo-
craties occidentales, Angleterre et Fran-
ce, entente qui est la meilleure barriè-
re contre la guerre et aussi d'une po-
litique de détente vis-à-vis de l'Allema-
gne.
> Aujourd'hui, après l'accord franco-
anglais, l'Allemagne et l'Italie accep-
tent de venir examiner les graves pro-
blèmes internationaux avec l'Angleter-
re, la France et la Belgique.
» Certes, la tâche est difficile et les
difficultés surgissent chaque jour :
Dantzig, l'accord austro-allemand, la
révolution espagnole. »
Et M. Yvon Delbos rappelle ce qu'il
a déjà déclaré :
« Comme nous ne voulons pas risquer
la guerre sous aucun prétexte, nous ne
voulons nous mêler des affaires inté-
rieures de tel ou tel pays à aucun prix.
Il ne faut pas que se réalise une nou-
velle croisade des idéaux en Europe.
croisade qui aboutirait inévitablement
à la guerre. C'est pourquoi le gouverne-
ment français a donné, sur les fourni-
tures de guerre, un exemple dont il eût
été bien utile qu'il fut suivi par toutes
les nations. »
M. Delbos a ensuite souhaité que
l'ordre s'établisse dans la justice et la
liberté aussi bien eh France qu'entre
tous les peuples.
« Le rôle de notre pays, a-t-il ajouté,
est d'être toujours à l'avant-garde des
idées fraternelles. »
Le gouverneur Le Beau
fait une cure à Evian
Evian, 2 août: — M. Le Beau. gou-
verneur général de l'Algérie, fait ac-
tuellement une cure à Evian.
Le célèbre aviateur
Louis Blériot
le vainqueur de la Manche
est mort à Paris
Paris, 2 août. — Le célèbre construc
teur d'avions, le héros de la" première
traversée de la Manche, Louis Blériot,
est mort hier d'une embolie à l'âge de
soixante-quatre ans.
Né à Cambrai en 1872, élève de Ceri
trale, il s'était mis dès 1901 à étudier
le problème du plus lourd que l'air.
On voit ici Blériot, le vainqueur de
la Manche, embrassant Lindbergh,
le premier vainqueur de l'Atlantique.
En 1907 il réussit avec son monoplan
un vol de 184 mètres. Deux ans plus
tard, le 25 juillet 1909, il traversa la
Manche et vingt ans après son « Jo-
seph-Le Brix » piloté par Rossi et Co-
dos volait 10.000 kilomètres et battait
tous les records du monde.
Ces deux vols montrent par leur rap-
prochement les progrès accomplis par
l'aviation dont Louis Blériot fut un des
pionniers les plus célèbres.
EDOUARD VIII
PASSERA A PARIS
AVANT DE PARTIR
EN CROISIÈRE
Londres, 2 août. — Le « Sunday Ex-
press » annonce qu'une douzaine d'amis
intimes accompagneront Edouard VIU
dans la croisière qu'il fera en Médi-
terranée à bord du yacht « Nahlin :t.
Les invités sont lord et lady Louis
Mountdatten, lady Diana Cooper et
M. Duff Cooper, lord et lady Brownlow
et lady Cunard.
Sir Thomas Godfrey remplira les
fonctions de secrétaire privé et le ma-
jor sir John Aird, écuyer du roi, fera
fonction de chef de sa maison civile.
Le journal précise que le roi quit-
tera Londres samedi pour se rendre
à Paris probablement par la voie des
airs.
LUNDI 3 AOUT 1936
L'ECHO D'ALGER
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30 CENTIMES
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Tél. Prov 64-65 et 03-80
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ALGÉRIE .?6 » 50 » 100 »
FRANCE, COL. 28.80 57.60 115 20
ÉTRANGER. 53 » 104 * 208 »
Pour la puMdté d'Algérie :
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57, rue d'Isly, ALGER
Téléph.: 4-89. et 12-82
La publicité est reçue. à Paris. à
l'AGENCE HAVAS. 62, rue de
Richelieu, et dans toutes ses suc-
cursales de la province.
Pour mettre fin à la guerre civile espagnole
Les nations méditerranéennes
envisageraient une médiation
M. MARTINEZ BARRIO LANCE UN APPEL
A L'OPINION INTERNATIONALE
Les loyalistes et les insurgés s'organisent
et obtiennent des succès
ILlartillerle des miliciens qui défend Madrid sur les hauteurs situées
à 60 ou 80 kilomètres de la capitale
La suggestion française
d'un accord de non intervention
a reçu à Londres
un sympathique accueil
Londres, 2 août. — La communica-
tion française proposant l'ouverture de
négociations en vue de conclure un
accord de non intervention dans les
affaires d'Espagne, a ét4 remise -ce ma-
tin au Foreign-Office par les soins de
l'ambassade de France..
Ce document a, dit-on, été Immé-
diatement transmis aux mirtistres in-
téressés. C'est dire que lord Halifax,
qui remplace M. Eden pendant le con-
gé de ce dernier, et M. Baldwuv ant
eu respectivement connaissance de ce
document dès cet après-midi et qu'ils
ont pu, non seulement étudier la sug-
Un pont où passe la route principale
menant en France, a été anéanti
pour empêcher le passage des re-
belles
gestion française mais aussi s'entrete-
nir par téléphone à son sujet.
La première impression recueillie à
Withehall est « sympathique ». On dit
en effet qu'il importe de tout mettre
en œuvre pour que le conflit intérieui
espagnol ne s'étende pas à l'extérieur
et pour prévenir la constitution de
ceux groupements de puissances sépa-
rées par leurs sympathies pour l'un ou
lautre des belligérants espagnols.
On ajoute ici que c est au cabinet de
Paris, auteur de la proposition, qu'il
appartiendra de servir de « clearing
house » aux réponses qu'il va recevoir
Dans les cercles politiques, où une
certaine perplexité avait été causée cet
après-midi par les interprétations don-
nées par certains commentateurs fran-
çais à la liberté' d'appréciation que s'est
réservée la France jusqu'à la conclusion
d'un accord de non-intervention, on fait
remarquer qu'en concourant avec la
plus grande diligence possible à l'abou-
tissement rapide de la négociation en-
visagée, les puissances approchées ré-
duiront d'autant le délai que Paris a
fixa à sa liberté d'appréciation. Aussi
prévoit-on que la réponse anglaise ne
tardera pas à être envoyée.
L'Italie réglera
son attitude sur Londres
Rome. 2 août. — En ce qui concer-
ne linitiative d'une réunion des puis-
sances méditerranéennes, pour exami-
ner la situation espagnole, la première
inaction a été plutôt défavorable.
Il semble que l'Italie sur ce point ait
tenu à régler son attitude sur celle de
l'Angleterre. Or des informations re-
çues par les milieux politiques italiens
du Foreign-Office montrent la Grande-
Bretagne décidée à étudier les moyens,
non pas d'affirmer simplement une
neutralité dft principe, mais de provo-
quer une médiation de la part des na-
tions européennes. Il semble que cette
seconde idée ait beaucoup plus de. chan
ce que la première d'être accueillie.
On déclare ici en effet que la neutra-
lité est difficile à observer. On fait re-
marquer que M. Blum, qui a prodigué
les affirmations de non-ingérence fran-
çaise dans In - - affairee @ a
présidé une réunion où la foule récla-
mait qu'il fût fourni des armes à l'Es-
gne. ■
Un appel
de M. Martinez Barrio
a été diffusé hier
par Radio-Valence
Valence, 2 août. — M. Martinez Bar-
rio, président des Cortès et président
de la délégation du gouvernement à Va-
lence, a parlé hier au poste de Radio-
Valence au peuple espagnol.
Après avoir déclaré que la révolte
militaire ne s'était pas faite contre un
gouvernement marxiste mais contre
« un Etat espagnol représenté par un
président de la République nommé lé-
gitimement par une Chambre légitime »,
M. Barrio a conclu :
» Les rebelles demandent l'aide des
autres pays pour combattre contre leur
patrie et contre la République. Le pré-
sident de la Chambre espagnole tient
à avertir l'opinion internationale de ce
péril ; l'Espagne respecte la liberté qu'a
tout pays de se diriger comme il l'en-
tend, mais il demande réciproquement
qu'on respecte sa propre volonté. L'Es-
pagne authentique n'est représentée
que par un chef de gouvernement res-
ponsable à la Chambre législative. Pour
les rebelles arrive maintenant l'heure
de- la reddition et de leur soumission
aux autorités constituées qui feront
triompher la volonté de l'Espagne ré-
publicaine. »
M- Martinez Barrio
cherche une base d'entente
Hendaye, 2 août. — Le bruit court
avec insistance que M. Martinez Bar-
rio, chef du comité gouvernemental de
Valence, qui s'était déjà mis en rapport
avec le général Mola et avec le général
de Llano au moment où il avait tenté
de former un cabinet, aurait, dans l'es-
poir de limiter des pertes de vies hu-
maines, proposé d'intervenir auprès du
gouvernement de Madrid pour chercher
avec les militaires une base d'entente.
Quelques succès
gouvernementaux
Madrid, 2 août. — Voici quelques
nouvelles de la journée d'hier puisées
à des sources officieuses.
Le général Miaja, commandant la
colonne qui marche sur Cordoue, a com-
muniqué que l'aviation gouvernemen-
tale a bombardé le pont d'Alcolea, a
50 kilomètres au nord-est de Séville,
par lequel passe une ligne de chemin
de fer importante.
L'aviation a également fait un vol
4e reconnaissance- pour s'assurer d'une
façon formelle que les rebelles de Cor-
doue ne possèdent aucun terrain d'at-
terrissage. Les aviateurs en ont pro-
fité pour lancer des tracts sur Cor-
doue.
Le village de Constantina, a 100 10-1
lomètres au nord de Séville où la gar-
de civile s'était soulevée, s'est rendu
aux forces gouvernementales, de me-
me que le village d'Isbor, dans la pro-
vince de Grenade. Mais on ignore dans
cette dernière commune si la garde ci-
vile s'est rendue.
Les troupes gouvernementales ont
promis la vie sauve aux gardes civils
s'ils se rendaient.
Dans le nord de l'Espagne les nou-
velles officieuses signalent un succès
important des troupes gouvernementa-
les qui ont reconquis sur les rebelles
le village de Sastago où se trouvent
les principales usines fournissant Sara-
gosse.
Les réguliers ont déclenché
un violent bombardement
dans le Guadarrama
Londres, 2 août. — Les forces insur-
gées seraient arrivées au Pardo, à dix-
hui k piètres au nord de Madrid.
Les lorces gouvernementales ont dé-
clenché un violent bombardement con-
tre les lignes nationalistes, comme pré-*
lude à l'offensive, dont le but serait
d'essayer de dégager la capitale. Deux
des points stratégiques principaux dans
les passes de Léon et de Neva-Arrada,
qui commandent la route sur Madrid,
restent solidement fortifiés par les for-
ces gouvernementales. -
Les troupes catalanes
se sont emparées de Ciéza
Barcelone, 2 août. — Le lieutenant-
colonel Sandino, commandant l'avia-
tion catalane,, communique que ses es-
cadrilles ont appuyé l'avance de la co-
lonne commandée par le général Vil-
lalba.
Cieza a été bombardée et est tombée
au pouvoir des troupes catalanes.
La colonne Villalba s'est avancée
dans la direction de Huesca sans ren-
contrer de résistance.
Les colonnes catalanes
encerclent Huesca
Madrid, 2 août. — On affirme à Ma-
drid que les colonnes qui progressent
entre Saragosse et Huesca s'approchent
de plus en plus de cette dernière ville,
menaçant d'isoler Saragosse de tout le
haut Aragon.
L'artillerie et l'aviation ont bombar-
dé Huesca, faisant de très nombreuses
TictUnes "-"Éasrmi' lés rtbelles. Des -ca-
nons, mitrailleuses et mortièrs 6ht lté
capturés devant Huesca par l'armée
loyale..
Les troupes loyales avançant dans la
direction de Huelva auraient rempor-
té une victoire sur les forces rebelles
près du village de Sietano.
Un contingent de 700 fascistes occu-
paient ce village. Les troupes gouver-
nementales, aidées de dix avions mili-
taires, auraient attaqué les rebelles, qui
durent battre en retraite dans le plus
grand désordre.
(Lire la suite en troisième page)
EN PLEIN JOUR
Le muphti malekite-
BendaniAmor Mahmoud
est assassiné rue de la Ly re
Le meurtrier et son complice
- deux jeunes indigènes —
ont réussi à s'enfuir
Les inspecteurs de la Sûreté procèdent
à une quinzaine d'arrestations
Le muphti malékite Bendali Amor Mahmoud
Hier, à$h. 30, le muphti malékite
Bendali Amor Mahmoud, dit Kahoul,
descendait les arcades de la rue de la
Lyre quand, devant le numéro 4, deux
indigènes vétus de costumes bleu de
chauffe, se présentèrent à lui.
Le crime
Suivant le rite, l'un des deux indigè-
nes embrassait le muphti sur la tête.
Au même instant, son compagnon tirait
de sa poche un boussaadi effilé et le
plongeait d'un geste rapide dans la
poitrine du malheureux Kahoul.
La-lame, longue de 30 centimètres,
pénétra à moitié et atteignit le cœur.
Le muphti, touché mortellement, s'af-
faissa pour ne plus se relever.
(Lfre la suite en quatrième page)
DEVANT 10.000 AUDITEURS
Les délégués du Congrès musulman
rendent compte de leur mission
ILS FONT CONFIANCE AU GOUVERNEMENT ACTUEL
- POUR - LA - RÉALISATION DE - LEURS - REVENDICATIONS -
L'une des tribunes du stade pendant la réunion qui s'est déroulép dans le plus grand calme
Il est 7 heures et la fraîcheur de
la nuit persiste encore. Le stade mu-
nicipal, inondé de lumière, connaît
une activité rare. A 7 h. 30, les deux
tribunes sont presque pleines et bien-
tôt le flot des assistants s'installe sur
les gradins. On me signale l'arrivée de
quelques délégations des centres de
1 intérieur. On estime qu'il y a là de
8 à 10.000 personnes au grand maxi-
mum.
Peu à peu arrivent les délégués retour
de Paris. Ils s'installent au milieu du
terrain. sous de petits parasols, car il
fait très chaud. Il y a là le cheik el
Okbi. le cheik Ben Badis, le docteur
Bachir. M. Boukerdenna, le cheik Bra-
himi, le docteur Loufrani, M. Messali,
président de l'Etoile nord-africaine à
Paris.
On attend le docteur Bendjelloul et
ce n'est au'à son arrivée, à 8 h. 45,
que commence effectivement la réunion.
M. Ouzzegane. au nom du comité or-
ganisateur. remercie l'assistance, pré-
sente les membres de la délégation et
donne la parole au docteur Bendjelloul.
Celui-ci commence aussitôt le récit
des démarches faites à Paris. Il rend
hommage au gouverneur général Le
Beau. puis à M. Viollette dont l'aide
afiectueuse fut très utile. Ayant dit la
nature des difficultés rencontrées, il
raconte les entrevues avec M. Aubaud.
avec M. Léon Blum. avec MM. Moch,
Daladier, Moutet, Duroux, etc., puis
avec les groupes parlementaires des
partis radical-socialiste, socialiste et
communiste, avec lesquels toutes les
questions sociales et économiques fu-
rent discutées.
« L'accueil, dit M. Bendjelloul, fut
partout aimable, humain, très cordial. »
Il souligne combien le gouvernement et
les partis du Front populaire se sont
montrés compréhensifs. A ce propos,
l'orateur remercie nos amis Régis,
Guastavino et Dubois pour leur aide.
En terminant, le docteur Bendjelloul
dit sa confiance, consolidée par les pre-
miers résultats obtenus et fait appel à
l'union des. musulmans.
(Lire la suite en cinquième page)
LA GRANDE BOUCLE EST TERMINÉE
Le Belge Sylvère Maes
inscrit son nom au palmarès
du Tour de France 1936'
Les Luxembourgeois Mersch et P. Clemens
triomphent dans l'étape Caen-Paris
Le brillant coureur belge Sylvère Maès succède au palmarès du Tour de
France à son compatriote R. Maès. Le voici en pleine action &ur la.route..
(Lire le compte rendu de la dernière étape en 8e page).
La pitqzation internationale
"PASOE NOUVELLE
CROISADE DES IDÉAUX
EN EUROPE"
DÉCLARE M. YVON DELBOS
Le ministre a préconisé
une politique d'entente
entre les démocraties
et de détente
avec l'Allemagne
Sarlat, 2 août. — Un banquet a été
offert aujourd'hui à M. Yvon Delbos,
député de Sarlat, ministre des Affaires
étrangères, en l'honneur de sa réélec-
tion.
Le ministre a indiqué les grandes li-
gnes du programme qu'il a développé
à la S.D.N.
« H faut en particulier préciser de
manière positive les obligations pour
qu'elles répondent à la nécessité, ap-
porter des modifications pour que le
mécanisme même de la S.D.N. ne soit
pas paralysé, pour que soient enfin
renforcées ces deux directives : sécu-'
rité collective et paix indivisible. Cette
œuvre de la S.D.N., a poursuivi le mi-
nistre, est accompagnée d'une action
pour resserrer les liens d'entente avec
d'autres peuples, surtout entre démo-
craties occidentales, Angleterre et Fran-
ce, entente qui est la meilleure barriè-
re contre la guerre et aussi d'une po-
litique de détente vis-à-vis de l'Allema-
gne.
> Aujourd'hui, après l'accord franco-
anglais, l'Allemagne et l'Italie accep-
tent de venir examiner les graves pro-
blèmes internationaux avec l'Angleter-
re, la France et la Belgique.
» Certes, la tâche est difficile et les
difficultés surgissent chaque jour :
Dantzig, l'accord austro-allemand, la
révolution espagnole. »
Et M. Yvon Delbos rappelle ce qu'il
a déjà déclaré :
« Comme nous ne voulons pas risquer
la guerre sous aucun prétexte, nous ne
voulons nous mêler des affaires inté-
rieures de tel ou tel pays à aucun prix.
Il ne faut pas que se réalise une nou-
velle croisade des idéaux en Europe.
croisade qui aboutirait inévitablement
à la guerre. C'est pourquoi le gouverne-
ment français a donné, sur les fourni-
tures de guerre, un exemple dont il eût
été bien utile qu'il fut suivi par toutes
les nations. »
M. Delbos a ensuite souhaité que
l'ordre s'établisse dans la justice et la
liberté aussi bien eh France qu'entre
tous les peuples.
« Le rôle de notre pays, a-t-il ajouté,
est d'être toujours à l'avant-garde des
idées fraternelles. »
Le gouverneur Le Beau
fait une cure à Evian
Evian, 2 août: — M. Le Beau. gou-
verneur général de l'Algérie, fait ac-
tuellement une cure à Evian.
Le célèbre aviateur
Louis Blériot
le vainqueur de la Manche
est mort à Paris
Paris, 2 août. — Le célèbre construc
teur d'avions, le héros de la" première
traversée de la Manche, Louis Blériot,
est mort hier d'une embolie à l'âge de
soixante-quatre ans.
Né à Cambrai en 1872, élève de Ceri
trale, il s'était mis dès 1901 à étudier
le problème du plus lourd que l'air.
On voit ici Blériot, le vainqueur de
la Manche, embrassant Lindbergh,
le premier vainqueur de l'Atlantique.
En 1907 il réussit avec son monoplan
un vol de 184 mètres. Deux ans plus
tard, le 25 juillet 1909, il traversa la
Manche et vingt ans après son « Jo-
seph-Le Brix » piloté par Rossi et Co-
dos volait 10.000 kilomètres et battait
tous les records du monde.
Ces deux vols montrent par leur rap-
prochement les progrès accomplis par
l'aviation dont Louis Blériot fut un des
pionniers les plus célèbres.
EDOUARD VIII
PASSERA A PARIS
AVANT DE PARTIR
EN CROISIÈRE
Londres, 2 août. — Le « Sunday Ex-
press » annonce qu'une douzaine d'amis
intimes accompagneront Edouard VIU
dans la croisière qu'il fera en Médi-
terranée à bord du yacht « Nahlin :t.
Les invités sont lord et lady Louis
Mountdatten, lady Diana Cooper et
M. Duff Cooper, lord et lady Brownlow
et lady Cunard.
Sir Thomas Godfrey remplira les
fonctions de secrétaire privé et le ma-
jor sir John Aird, écuyer du roi, fera
fonction de chef de sa maison civile.
Le journal précise que le roi quit-
tera Londres samedi pour se rendre
à Paris probablement par la voie des
airs.
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