Titre : Le Rappel / directeur gérant Albert Barbieux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1927-04-08
Contributeur : Barbieux, Albert. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328479063
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 08 avril 1927 08 avril 1927
Description : 1927/04/08 (A59,N20594). 1927/04/08 (A59,N20594).
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k75521036
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-43
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/02/2013
J9 GERMINAL, AN 135. — N° 20.594 - 59* ANNEE,
«
Le Numéro 1 VINGT-CINQ CENTIMES
s. ANNEE, m VENDREDI 8 AVRIL 1927. — o 20.594
go 0 a ---
Fondateurs (1869):
VICTOR HUGO
AUGUSTE - VACQUERIE
REDACTION ET ADMINISTRATION
38, Boulevard de Strasbourg — Paris-X*
TÉLÉPHONES
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"> v«
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CHARLES GALLET
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SEINE ET SEINE-ET-OISE. 63 > 33 > 17 »
FRANCE ET COLONIES.. 65 > 34 > 18 >
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:. TRIBUNE LIBRE
Le procès de Colmar
; »-«-«
Le clergé continue à tenir
la vedetté de la chronique
.d(:ire! ,'\,
L'abbé-Haegy, jaloux des
succès remportés par l'abbé
Bethléem sur la « Culotte
Rouge )) et « Paris-Flirt », s en prend,
avec un apostolique mordant, à M. Hel-
sey et au « Journal »,. qu'il traduit de-
vant la Cour d'assises de Colmar.
L'ire du Saint Prêtre est explicable!
JM. Helsey n'a-t-il pas osé découvrir en
Alsace un mouvement autonomiste puis-
sant, secondant l'irrédentisme allemand!
Ne s'est-il pas encore permis de lire quel-
ques journaux catholiques (dont ceux
cfe l'abbé Haegy) qui, au lieu de se
borner à répandre la parole de Dieu, in-
citaient les* croyants à fourbir leurs ar-
tnes contre la France païenne.
Certes, ce bon confrère Haegy (ce
n'est pas 1 du curé, mais du journaliste
que je parle) a commis, il en conviendra,
quelques. imprudences !
C'est lui qui commentait avec complai-
sance le troublant dilemme de la « Zu-
kunft » : « Ou l'on est nationaliste
français, ou l'on est catholique et parti-
san du Concordat, et « il faut être auto-
nomiste ».
C'est encore lui, qui, cédant à un mou-
vement. nostalgique, écrivait dans son
(c Alzaesser Kurier » : (( A la seconde
Chambre du Landstag d'Alsace-Lorraine,
nous avions une majorité en faveur de
notre législation religieuse. »
Ce n'est évidemment pas très gentil
pour nous. et il m est permis de de-
mander à cet ecclésiastique alsacien si
l'Allemagne du Landstag lui aurait au-
trefois laissé imprimer la moitié de ses
~stations d'attachement, s'il avait eu
jdSse de les manifester. en faveur de
Ja France !
L'abbé Haegy à toutefois une excuse.
Il ne manquera pas de la faire valoir au
cours du procès : c'est un « préparatis-
le » de la nouvelle armée du Vatican.
Fils très soumis du très Saint-Père, il
évolué avec lui vers une doctrine tempo-
relle, et il fait la politique du Vatican.
s"il ne fait pas toujours celle de son pays.
Car, vous n'en doutez plus. depuis que
Sa Sainteté veut avoir son fauteuil à la
Société des Nations, qu'elle rêve de ca-
noter avec Briand sur les e.aux du lac
historique, il y a à Rome « un dogme
Religieux )) et « un dogme politique ».
Ainsi tenez : En France on ne peut
pas être catholique et royaliste à la fois.
Par contre : en Italie, on peut être fas-
ciste et croyant. En Alsace, on ne peut
pas être Français et catholique. Chaque
pays cfoit avoir sa manière de « prati-
quer )). Les « ballila fascistes » convien-
nent paraît-il très bien à la ferveur ita-
lienne. Par exemple, en Allemagne, on
peut être tout simplement catholique et
Allemand.
", Vous le voyez, la religion n'est pas
chose si simple, depuis qu'il y a à Rome
des politiciens. Ils ont fâcheusement
pour nous des noms un peu criards; les
plus illustres s'appellent Frehwirth..,
on Rossum.
; Quoi qu'il en soit, le procès intenté à
M. Helsey pour sa courageuse campa-
gne, aura au moins le mérite de nous
'<"t't'!"t'tt'!"t'H"!'!"t"!"!"!"!'4"!"H'<"!"H"I"H"ï'<'
1 (Ptiotu Heorl Manuel).
(ptlOLu HenrI Manuel).
JYI. Louis MARTIN
Sénateur du Var
llU'£ va déposer une importante motion,
préjudicielle sur la question de la suppression
des conseils de guerre vL
permettre de dégager les véritables ten-
dances de la politique autonomiste alsa-
cienne.
Que nous admettions, dans un large
esprit régionaliste, certaines autonomies.
que nous allions jusqu'à concevoir uns
Alsace avec sa personnalité propre, rien
de plus juste, mais que, sous prétexte de
lui permettre de demeurer catholique.
apostolique. romaine, nous lui permet-
tions de redevenir. « allemande »,
voilà une satisfaction à laquelle devront
renoncer les lecteurs de l' « Alzaesser
Kurier ».
La période de réadaptation s'est suf-
fisamment prolongée pour que le doc-
teur Rucklin, M. Walter et l'abbé Haegy
aient eu tous les loisirs de se mettre d'a-
bord. à l'étude du français.
Il n'est rien comme les exercices de
syntaxe pour assouplir un peu. les sen-
timents.
Que ces messieurs s'inspirent large-
ment du Vatican pour la sauvegarde de
leur foi et la conduite de leur salut. Mais
le clergé alsacien ne doit pas vivre les
rêves politiques du Vatican, ce rêve fût-
il celui de la formation du Bloc des po-
pulations de langue allemande, et de l' u-
nion catholique de l'Alsace, de la Baviè-
re et de l'Autriche!
Quand le pape fera du droit canon au
lieu de s'occuper de l'autonomie alsa-
cienne; quand l'abbé Haegy dira la messe
et secourra les pauvres de sa paroisse
au lieu de polémiquer dans l' « Alzaes-
ser Kurier », j'ai le sentiment que le
malaise alsacien sera déjà à moitié dis-
sipé.
Dans le ciel gros d'orage, le vol de la
colombe de Locarno ne ., nous rassurait
qu'à moitié. Que va-t-il advenir si le
Saînt-Père, en ma l de pacification, se dé-
cide à lâcher à son tour la colombe du
Saint-Esprit.
Charles GALLET.
- IWIIll
LExposition du Journalisme
Ce matin, à onze heures, dans les salons
de la présidence de la Chambre, M. Doumer-
gue inaugurera l'Exposition des Journalistes.
Elle ne durera, hélas ! que quarant-huit
heures.
C'est comme une suite de photographies
qui représentent l'homme adulte aujourd'hui,
d'abord dans ses langes, et puis dans sa robe
de gosse, et puis en culotte courte, grand gar-
çon, adolescent, jeune homme I
0:. Et l'adulte se penche avec piété, avec un
singulier pllaisir aussi, sur ces photographies
jaunies qui ressuscitent par le jeu d images
successives, tout son passé.
La Presse d'aujourd 'hui est certes adulte;
elle est terriblement forte et puissante et si l'un
de nos ancêtres d'il y a seulement cent cin-
quante ans renaissait, quelle ne serait pas sa
stupéfaction ! Mais il n'y a pas si longtemps
qu'elle est si grande; elle était un bébé dans
les langes, au temps où Théophraste Renau-
dot, médecin, lançait sa Gazette.
Elle était un marmot du temps de Racine,
un enfant du temps de Voltaire, et il faut
attendre le temps de Gondorcet, de Rivarol,
de Camille Desmoulins ou de Marat pour
qu'elle devienne ce (garçon déjà vigoureux qui
commence à ne plus vouloir de lisières. Et
puis elle grandit, elle grandit.
t, -- - i iv/r TL; --
La voilà un adolescent quana M. Thiers
t. tes autres journalistes contribuent à la Ré-
volution de 1830. Emile de Girardin en fait
un être majeur en lui donnant ce somptueux
jeadeau : la publicité.
Et le reste, nous le savons.
C'est tout ce qu'indique, avec les précisions
et la documentation nécessaires, l'Exposition
:de la Presse.
On le savait ?. Peut-être. Pas sûr. Beau-
coup de gens doivent ignorer ce qui n'est pas
aujourd'hui ou tout au plus, hier.
Comme cela, en tout cas, on le saura mieux.
Et, pour notre part, on saura - que le Rappel
a été fondé par Victor Hugo et Vacquerie ;
on verra son premier-numéro ; M. le Président
de la République pourra, dans ses numéros,
retrouver sa signature. De même que la
Lanterne, sa œurt sera là, par ces terribles
petits numéros que Rochefort faisait passer
de Belgique en France, à la barbe des doua-
niers impériaux, dans des bustes de Napo-
léon III.
D'autres journaux, qui sont à la presse
'd'opinion ce que le dreadnought est au torpil-
leur. montreront fièrement la photographie de
leurs bureaux immenses et de leurs prodigieu-
ses machines qui expriment si puissamment le
rythme de la vie contemporaine.
Ainsi, dans ce bref espace, on trouvera
résumé, par une multitude de souvenirs, 1 ef-
fort puissant des hommes, pour se rapprocher
les uns des autres, pour libérer leurs consciea-
ces, pour renverser les dominations funestes;
Comme citoyen, comme bon Français, comme chef
de l'Etat, je vous demande de continuer à maintenir la
solidarité étroite des patrons et des ouvriers. Fortifions-
la. tous par une étroite solidarité nationale ; chaque pays
de France apporte sa contribution à la prospérité natio-
nale, chacun y contribue pour une part, travaillons tous
à la grandeur de la Patrie !
Gaston DOUMERGUE.
C h acun son métier.
Il vient d'arriver une bien curieuse aven-
ture à un médecin parisien.
Il s'agissait, pour lui, de soigner une vieille
morphinomane qui prenait beaucoup de mor-
phine et n'en pouvait être .sevrée brutalement.
Ce médecin fut prudent et, pour essayer de
guérir sa cliente, fit ce qu'en fait en pareil
cas, il lui donna de la morphine à doses de
moins en moins fortes, mais en utilisant nnqf
moins une assez grosse quantité de drogue.
Là-dessus, un inspecteur de pharmacie 's
dénonce et le voilà devant le juge d'instruc-
tion. ':"::¡r:{::;(;>
Heureusement qu'il avait pris la précaution
de faire une consultation avec deux de ses
confrères.
Le témoignage de ceux-ci. l'a sauvé : au
moins d'un ennui grave, sinl de quelque
chose de pire. >
Mais quelle est ddnc la misère intellectuelle
de nre ion pour que dans cette
lutte contre les stupéfiante au lieu de. xonsa7
crer toutes ses forces, à "rechercher les vendeurs
de coco et autres dégénérés, elle poursuive les
médecins - qui se contentent de faire honnête-
ment de la clientèle. *
Le corps médical commence à s'émou,'"t\i
de la surveillance excessive exercée sur, les
ordonnances. - , 1
Mais, sapristi ! il n'y a donc pas d'autre
chiens à fouetter.
.+.+,++++++.¡.+++++++++++.++++++
-. (Photo Henri Manuel).
M. PASQUET
Sénateur des Bouches-du-Rhône
qui vient de déposer
son rapport sur les Assurances sociales.
Au bout de six ans
On sait que Sacco et Vanzetti, ces deux
communistes italiens qui ont été condamnés à
mort pour assassinat, étaient depuis six ans en
prison.
Des efforts inouïs avaient été faits, et des
sommes énormes dépensées pour obtenir la re-
vision.
La non-exécution même de. la sentence du-
M~ six ans. impliquait que l'opinion publi-
que était parvenue à agir s'ngulièrement sur
les pouvoirs constitués.
Eh bien- ! malgré cette longue attente, ta
Cour suprême du Massachussets a jugé qu'il
n'y avait pas lieu à revision.
Et l'attorney de l'endroit a annoncé son
intention de demander que les deux con dam-
nés à mort soient exécutés.
II y a là une attitude qui surprend, à notre
époque, et chez un peuple qui attache une
certaine importance à ses libertés politiques.
Car, en somme, là encore, est-ce un crime
de 'droit commun ? Est-ce une* affaire poli-
tique ? v
Le monde ouvrier s'est prononcé depuis
longtemps pour la seconde interprétation de
l'affaire.
Son émotion s'est maintenue, amplifiée de-
puis.
Et.puis, enfin, au bout de six ans de prison,
on ne tue pas deux hommes, même par les
moyens les plus perfectionnés.
Ou alors, on n'est pas perfectionné soi-
même.
Au Conseil de cabinet
Les TnNmbres d'u .l9U!trtult !Kt sont
réunis en conseil de. caJbinet, hier matin, à
9 h. 30, au ministère des finances, sous la
présidence' de M. Raymond Poincaré.
M. Aristide Briand, ministre des affaires
étrangères, a exposé l'état de la situation
extérieure. Le reste de la séance a été consa-
cré à l'expédition des affaires courantes. 4
Le conseil a notamment examiné la suite
qu'il convenait de donner à l'incident qui a
été soulevé à Chatel-sur-Moselle par M. Lau-
rent, chargé de cours au lycée d'Epinal.
M. Herriot, ministre de l'instruction pu-
blique, nous a fait connaître que le cas du
professeur devait être examiné suivant. la
procédure normale qui est usitée dans l'uni-
versité. Un certain délai est donc nécessaire.
Il est vraisemblable toutefois que M. Laurent
sera ultérieurement changé de poste.
Le gouvernement a également examiné la
question du projet de loi sur le monopole des
allumettes. M. Albert Sarraut a déclaré à ce
sujet :
« Le public ne connaît pas les arguments
qui militent en faveur du projet. Il est né-
cessaire qu'un débat public s'ouvre devant
la Chambre pour lui fournir tous éléments
d'appréciation. Le gouvernement demandera
donc à la commission des finances de faire
un rapport même négatif sur ce projet pour
que la Chambre soit appelée à le discuter. »
DEVANT LA COMMISSION DU SUFFRAGE UNIVERSEL
Le projet de réforme électorale
——————"
Par 21 voix contre 16, le principe du retour au scrutin
d'arrondissement est adopté
Bataille pour le scrutin d'arrondissement.
,Elle se poursuit avec des fortunes.. diverses,
mais l'opinion. du gouvernement étant d'un
grand poids et la Chambre. s'étant déjà plus
4:une fois déclarée en faveur du scrutin d'ar-
rondissement, la commission suit le mouve.
ment. A l'egret. mais elle suit.
Hier, elle a voté d'abord par 21 voix contre
16 le principe du scrutin uninominal selon
le projet Sarraut et par 18 contre 18 et 2
cbstentions, elle a repoussé le système du
scrutin à un seul tour, à l'anglaise. Il y a,
d'ailleurs, lieu de signaler que la commission
compte 44 membres. En tout cas, M. Baréty
a été désigné. comme rapporteur provisoire.
Il fera son rapport durant les vacances et
sera probablement le rapporteur définitif. Il
est arrondissementierf On trouvera plus loin
ses déclarations. Mais ne manquons pas de
signaler comme Une victoire pour l'arrondis-
.sement ce choix curieux (et justifié d'aintrirs
par la compétence de M. Baréty), curieux
parce qu'une commission proportionnaiiste
accouche ainsi d'un rapporteur arrondisse-
m entier. >
La réunion de la commission du suffrage
, universel y
!La commission du suffrage universel, réu-
nie hier à la Chambre sous la présidence
de M. Joseph Barthélemy, a abordé la dis-
cussion du projet de loi sur la réforme élec-
torale. -
Elle a entendu tout d'abord M. Garchery
développer une proposition tendant à amen-
der la loi de 19.19 en vue d'établir une re-
présentation proportionnelle des partis. *'
< Puis elle a été appelée à se pronon-
cer sur une motion de M. Balinand dont
elle a adopté, par 21 voix contre 16, la pre-
mière partie ainsi conçue — - ,
« La commission du suffrage universel af-
firme sa volonté de faire aboutir le plus
promptement possible 'la, réforme électorale
sur la base du scrutin uninominal majori-
taire. » -
La seconde partie de cette motion conte-
nant les mots : « à deux (tours » a été
repoussée par 18 voix contre 18 et 2 absten-
tions. Ces deux votes ont été émis au bul-
letin secret.
Enfin, lIa. troisième partie faisant « toutes
réserves quant au tableau des circonscrip-
tions électorales » a été votée à main le-
vée.
Avant de statuer sur l'ensemble, M. Dela-
roche-Vernet a proposé à ses collègues de
désigner simplement un rapporteur, puisque
le principe du retour au scrutin uninominal
avait été adopté. Il a déclaré qu'il n'y avait
pas lieu dès à présent de se prononcer sur
les modalités de la réforme.
Adaptant ce point de vue, la commission
n'a pas statué sur l'ensemble de la motion;
mais elle a désigné à l'unanimité comme rap-
porteur M. Léon Baréty, député des Alpes-
Maritimes, qui a, été. chargé, de. présenter
un rapport objectif qu'Il préparera pendant les
vacances de Pâques.
A l'issuee de la séance de la commission
du suffrage universel, M. Léon Baréty, rap-
porteur provisoire, questionné par M. Payra
sur les conclusions qu'il comptait apporter
à la commission après les vacances de Pâ-
ques, a indiqué que, tout en restant partisan
du second tour de scrutin qui ne lui paraît
pac susceptible d'être supprimé, en raison
de la dispersion des partis, il examinera
Quelles seraient les répercussions éventuelles
de l'élection à la * majorité relative de 40
0/0 des députés, par exemple, au premier
tour.
Voir la séance en deuxième paga
Echos de l'Extérieur
, .a l - o
Qui donc a pu ne point recon-
naître la fâcheuse tradition bri-
tannique dans ces arrivées de dé.
peches contradictoires relatives
aux événements de Chine ? Fil jour, c'est ic
rlrame sanglant avec toutes ses horreurs ;
le lendemain, pfft !. toute tragédie a dis-
paru. C'est Reutei, qui s'est trop htitée et qui,
vérification faite, donne la note rassurante
victorieuse de la note alannantc.
De sorte que si le d¥mon de l'information
taquinait moins nos grands quotidiens et
£i ceux-ci consentaient Ú. retarder de 24 ou
48 heures - la publication des télégrammes
sensationnels qui leur sont adressés, il arri-
verait. Eh bien ! il arriverait qu'ils n'all-
raient le-plus souvent rien ùydire puisque ce
qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui.
- Il n'en est pas moins eue le résultat
voulu par Londres - est obtenu. Observes la
psychologie du lecteur. On" lui annonce aue
des atrocités sont commises à Nankin, que
les Chinois violents ont eu, à Hankéou. rai-
son de's modérés, que la concession française
flambe à Shanghai. Ce sont ces imagés là.
avec les commentaires dont fatalement les
accompagne l'csprit de parti des journaux,
oui vont s'incruster dans son cerveau. Et les
démentis glisseront, ensuite, atténuant à
peine l'impression première, ne l'effaçant pas.
- Nature impulsive. mal instruit au point
de vue extérieur, le Français est trop enclin
à se fier. sans contnHe, au gré de ses lec-
tures la-vorites, oi - ce ,qu;O!t, lui raconte • d*
l'étranger. Et c'est pourquoi la politique an-
alaise a beau jeu quand il s'agit, pour ella
de faire pression sur notre opinion jmbliQue
afin (le la rendre favorable à ses propres
àesseins. il n'est cependant pas toujours du
flotni intérêt de les favoriser. J'oserai même
dire que cet intérêt, s'il était entendu comme-
il le devrait être, nous inciterait assez sou-
vent à prendre le contre-pied des désirs bri-
tanniques.
- je constate avec une certaine satis-
faction que Londres paraît se résigner à ntt
point voir la France s'associer à la politique
nnalaise en Chine. Bien que le Foreign Of-
lice paraisse témoigner d'une joie profonde
en notant, avec un peu trop d'éclat peut-
être. un concert anglo-américano-japonais, je
ne serais pas surpris de l'entendre bientôt
déchanter, tout au moins en ce qui concerne
une action militaire à trois. Le Japon s'en-
gagera difficilement dans une voie dange-
reuse. aux profits certains pour l'Angleterre,
mais douteux pour lui comme ils seraient
douteux pour la France.
- Les Etats-Unis, préoccupés des affai-
res chinoises, des affaires nicaraguayennes,
des affaires mexicainés, trouvent encore le
temps d'étudier pour notre compte les ques-
tions franco-allemandes.
Je trois que du côté de Washington, on
affécte de considérer le pacte de Locarno
comme se substituent çtu traité de Versailles.
D'après nos « associés », les problèmes de
la Sarre et de la Rhénanie seraient résolus •
nous n'aurions qu'à tious en aller de ces
pays, et bien vite, si nous tenons à prouver
un véritable amour de la paix.
Aimer la paix, c'est bien. Conserver les
moyens de la maintenir, c'est mieux. On
n'est ni impérialiste, ni belliqueux parce
que l'on respecte un traité et qu'on en de-
mande également le respect aux contractants.
, Les Etats-Unis ne sont pas de ces derniers,
que je sache !
Camille DEVILAR.
—————————— —————————
LE RAJUSTEMENT DES PENSIONS
Notre nouvelle enquête
parlementaire
L'opinion de M. Tranchand
Voici maintenant ce que pense M. Tran-
chand de la question des pensions. Vice-prési-
dent dit Groupe de défense des retraités et
vicc-présidcnt de la commission des pensions,
- IPlioto Henri Manuel).
M. TRANCHAND
auteur d'yn certain nombre de propositions
en faveur des retraités, Vopinion qu'il ex-
prime prend une valeur singulière. Le minis-
tère des finances est mis directement en
cause et il lui serait bien difficile de se dis-
culper s'il avait même la tentation de le faire.
C'est au Parlement que se résoudra finale-
ment cette question 'si angoissante pour les
anciens serviteurs de l'Etat. Depuis dix ans
ils clament à tous les échos leur détresse, ils
n'obtiennent de temps en temps que des pal-
liatifs, il faudra bien un jour ou l'autre que
cette affaire soit traitée à fond.
Georges ROSSET.
Depuis bientôt huit ans que je suis à la
Cliambre, se pose périodiquement et avec la
même acuité la question des retraites. ,-.
- Serait-ce que aes retraités n'ont pas asséz
de .défenseurs ou que ceux-ci feraient preuve
d'indifférence vis-à-vis des vieux serviteurs
du pays.
Pour ma part, je n'ai rien à me reprocher.
Mais je dois à la vérité de dire qu'au
ministère des finances, on n'a jamais facilité
notre tâche; au contraire, on s'ingénie à la
compliquer et à l'entraver.
- (EQr la suite en 2' page)}
LES ETATS GENERAUX
DE L'ECONOMIE NATIONALE
Le Congrès
du Redressement
français
*
Depuis hier matin, l'Hôtel des Ingénieurs,
rue Blanche, ressemble à une ruche en pleine
activité. A tous les étages de l'immeuble,
dans toute? les sallcs, et elles sont nombreu-
ses et vastes, se presse tout un monde de
congressistes occupés à rétude des plus graves
problème., de l'heure présente.
il s'agit du Congrès diï Redressement fran-
cais.
Les lecteurs du Rappel ont été -tenus au
courant de l'importance extrême' de-ce mou-
vement puissant qui vise à réunir les Fran-
jais sur le terrain technique - et national, à
substituer l'évolution à la révolution, à com-
battre tout ce qui peut rappeler la guerre
civile. C'est une tentative, et une tentative
déjà couronnée de suepès puor unir davantage
tous les Français afin que des efforts de
tous naisse une France plus confortable que.
celle où nous yivotls, plus grande, plus pros-
père, plus puissante, plus sûre de l'avenir.
Mais il faut que 4-aus les hommes d'ordre
et il-z progrès s'unissent pour cela, et qu'ils
ne s'unissent pas au hasard, seion l'inspi-
ration du moment, mais selon des règlee
pratiques, à la façon des différents éléments
d'une usine bien ordonnée. Il y a dans le
Redressement fronçais un état d'esprit in-
dustriel qui n'a encore jamais été constaté
dans le plan politique. Et ce Congrès cons-
titue un effort sans précédent pour coordon-
ner un ensemble de réformes pratiques, ds
l'ordre économique, social, financier, scolaire.
administratif et colonial.
C'est une élite qui se trouve réunie au
Congrès et comme cette élite a réellement
conscience du rôle qu'elle peut jouer, comme
elle aura soin négligeables, loin de là, les solutions qu'en-
visage de son côté l'élite, ouvrière, nul doute
qu'elle ne soit destinée à exercer une im-
fluence considérable sur les destinfes du
pays.
Les séances du Congrès
C'st devant un millier d'auditeurs que s'est
ouvert, à neuf heures et demie: le Congrès
sou* la présidence de M. Ernest Mercier,
président du groupement, lequel était en-
touré de :\i::\Lle maréchal Lyautey, l'intendant
général Grandement, l'amiral Lacaze, Fou-
gère, Trelat, Guillet: Hubert, Riaièr, B; arJ-
doux. Max Leelarr, Cacaud, ZamensHi.
En quelques oh rases nettes, M. Mercier a.
dégggé l'esprit, le but et les méthodes Congrès.
'À-jtfôs avoir, informé les assistants que le
nombre des participants aux travaux des
sections est d'environ 2.000, M. Merclès a
rappelé que les '27 rapport qui "Seront dis-
tribués représentent une moyenne d'idées
déjà discutées o(}'l contrôlées, donc une^ basa
documentaire de travail des plus sérieuses,
et une indication précise du sens ters Je-
que s'orientent les solutions. Ces solutions
doivent toutes prendre la forme de ruropqîi
tions de lois.
,
M. Mercier a terminé son allocution en
rappelant que le mois prochain doit s'ouvrir
à Genève la Conférence économique interne
tionale, que l'Allemagne recueille en ce mo-
ment une documentation considérable à son
avantage, et qu'elle se dispose à exiger un
régime douanier neut-être assez dangereux
pour nos intérêts. Le Congrès du Redresse-
ment français peut apporter à nos représen-
tants à Genève des arguments et des faits,,
fort utiles à la défense de la position fran-
çaise.
Les sections se sont ensuite réunies dans
leurs salles respectives.
L'éducation nationale
La première section, présidée par M. Guil-
let, directeur de l'Ecole centrale, s'est occu-
pée de l'éducation nationale, laquelle a fait
l'objet de rapports présentés par M. René
Hubert, professeur à Lille, et Paul Desjar-
dins, également professeur.
La section, après discussion, en a' adopté
tes conclusions générales, qui tendent d'une
part; à assurer -un meilleur recrutement des
élites intellectuelles, d'autre part, à donner
à toute l'organisation universitaire un es-
prit nouveau, soucieux avant toute autre
préoccupation, de la formation du caractère
hez les enfants qui seront demain les ci- -
toyens et les producteurs de la France mo*
derne. :
L'organisation agricole
La deuxième section, présidée par M. Ju.
les Gautier, conseiller d'Etat, a examiné, la
question d'organisation rationnelle de l'in-
dustrie agricole. Des rapports ont été pré-
sentés par MM. Laribé, Garnier, Bitouzet.
Marlis, Parent, Lmy, Detaeuf, Delage, Za-
menski. Picard, Paul Devinât et Mme Thu-
* -
men. -
Questions sociales
ja section sociale a tenu quatre séances
dans le cours de la journée.
Le matin, sous la présidence de M. Geor-
ges Risler, président du Musée social, elle
a entendu un rapport de M. William Oualid
sur l'immigration ouvrière en France. Lés
solutions proposées par le rapporteur à ce
problème si actuel ont donné lieu à d'in-
téressants échanges de vues.
L'après-midi. une première séance fifêsidéô
par M. Léon Daum a été consacrée à l'étude
de l'utilisation des loisirs : Mlle Bassot et
Mlle Diemer ont montré comment créer des
centres sociaux urbains et ruraux si répan-
dus aux Etats-Unis ; Mlle de Robien a pré-
senté un rapport sur l'enseignement ména-
ger, et M. Lallemand sur les loisirs à la cam-
pagne. En même temps, sous la présidence
de M. Raoul Dautry, la commission de l'ur-
banisme se réunissait pour entendre lecture
des travaux très documentés de MM. Prost
e: Monsarrat.
l'uis, M. - Ernest Mercier présida une Im-
portante réunion où furent discutés les deux
plus grands problèmes sociaux de l'heure ac-
tuelle : les Assurances socialee et le Lose-
ment urbain : M. Paul Frantzen, après une
étude détaillée du projet Chauveau soumis
au Sénat, a présenté des vœux importants
en ce qud concerne l'organisation des assu-
rances maladie, maternité, invalidité et vieil-
lesse. M. Jean Lévêque a montré par des
chiffres saisissants l'urgence, l'ampJeur et
les difficultés de l'effort à accomplir en
France pour que tous les travailleurs aient
des logements sains ; après avoir examiné la
législation des habitations à bon marché et
le projet de Caisse nationale du logement, il
a tracé un programme associant l'action ds
«
Le Numéro 1 VINGT-CINQ CENTIMES
s. ANNEE, m VENDREDI 8 AVRIL 1927. — o 20.594
go 0 a ---
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:. TRIBUNE LIBRE
Le procès de Colmar
; »-«-«
Le clergé continue à tenir
la vedetté de la chronique
.d(:ire! ,'\,
L'abbé-Haegy, jaloux des
succès remportés par l'abbé
Bethléem sur la « Culotte
Rouge )) et « Paris-Flirt », s en prend,
avec un apostolique mordant, à M. Hel-
sey et au « Journal »,. qu'il traduit de-
vant la Cour d'assises de Colmar.
L'ire du Saint Prêtre est explicable!
JM. Helsey n'a-t-il pas osé découvrir en
Alsace un mouvement autonomiste puis-
sant, secondant l'irrédentisme allemand!
Ne s'est-il pas encore permis de lire quel-
ques journaux catholiques (dont ceux
cfe l'abbé Haegy) qui, au lieu de se
borner à répandre la parole de Dieu, in-
citaient les* croyants à fourbir leurs ar-
tnes contre la France païenne.
Certes, ce bon confrère Haegy (ce
n'est pas 1 du curé, mais du journaliste
que je parle) a commis, il en conviendra,
quelques. imprudences !
C'est lui qui commentait avec complai-
sance le troublant dilemme de la « Zu-
kunft » : « Ou l'on est nationaliste
français, ou l'on est catholique et parti-
san du Concordat, et « il faut être auto-
nomiste ».
C'est encore lui, qui, cédant à un mou-
vement. nostalgique, écrivait dans son
(c Alzaesser Kurier » : (( A la seconde
Chambre du Landstag d'Alsace-Lorraine,
nous avions une majorité en faveur de
notre législation religieuse. »
Ce n'est évidemment pas très gentil
pour nous. et il m est permis de de-
mander à cet ecclésiastique alsacien si
l'Allemagne du Landstag lui aurait au-
trefois laissé imprimer la moitié de ses
~stations d'attachement, s'il avait eu
jdSse de les manifester. en faveur de
Ja France !
L'abbé Haegy à toutefois une excuse.
Il ne manquera pas de la faire valoir au
cours du procès : c'est un « préparatis-
le » de la nouvelle armée du Vatican.
Fils très soumis du très Saint-Père, il
évolué avec lui vers une doctrine tempo-
relle, et il fait la politique du Vatican.
s"il ne fait pas toujours celle de son pays.
Car, vous n'en doutez plus. depuis que
Sa Sainteté veut avoir son fauteuil à la
Société des Nations, qu'elle rêve de ca-
noter avec Briand sur les e.aux du lac
historique, il y a à Rome « un dogme
Religieux )) et « un dogme politique ».
Ainsi tenez : En France on ne peut
pas être catholique et royaliste à la fois.
Par contre : en Italie, on peut être fas-
ciste et croyant. En Alsace, on ne peut
pas être Français et catholique. Chaque
pays cfoit avoir sa manière de « prati-
quer )). Les « ballila fascistes » convien-
nent paraît-il très bien à la ferveur ita-
lienne. Par exemple, en Allemagne, on
peut être tout simplement catholique et
Allemand.
", Vous le voyez, la religion n'est pas
chose si simple, depuis qu'il y a à Rome
des politiciens. Ils ont fâcheusement
pour nous des noms un peu criards; les
plus illustres s'appellent Frehwirth..,
on Rossum.
; Quoi qu'il en soit, le procès intenté à
M. Helsey pour sa courageuse campa-
gne, aura au moins le mérite de nous
'<"t't'!"t'tt'!"t'H"!'!"t"!"!"!"!'4"!"H'<"!"H"I"H"ï'<'
1 (Ptiotu Heorl Manuel).
(ptlOLu HenrI Manuel).
JYI. Louis MARTIN
Sénateur du Var
llU'£ va déposer une importante motion,
préjudicielle sur la question de la suppression
des conseils de guerre vL
permettre de dégager les véritables ten-
dances de la politique autonomiste alsa-
cienne.
Que nous admettions, dans un large
esprit régionaliste, certaines autonomies.
que nous allions jusqu'à concevoir uns
Alsace avec sa personnalité propre, rien
de plus juste, mais que, sous prétexte de
lui permettre de demeurer catholique.
apostolique. romaine, nous lui permet-
tions de redevenir. « allemande »,
voilà une satisfaction à laquelle devront
renoncer les lecteurs de l' « Alzaesser
Kurier ».
La période de réadaptation s'est suf-
fisamment prolongée pour que le doc-
teur Rucklin, M. Walter et l'abbé Haegy
aient eu tous les loisirs de se mettre d'a-
bord. à l'étude du français.
Il n'est rien comme les exercices de
syntaxe pour assouplir un peu. les sen-
timents.
Que ces messieurs s'inspirent large-
ment du Vatican pour la sauvegarde de
leur foi et la conduite de leur salut. Mais
le clergé alsacien ne doit pas vivre les
rêves politiques du Vatican, ce rêve fût-
il celui de la formation du Bloc des po-
pulations de langue allemande, et de l' u-
nion catholique de l'Alsace, de la Baviè-
re et de l'Autriche!
Quand le pape fera du droit canon au
lieu de s'occuper de l'autonomie alsa-
cienne; quand l'abbé Haegy dira la messe
et secourra les pauvres de sa paroisse
au lieu de polémiquer dans l' « Alzaes-
ser Kurier », j'ai le sentiment que le
malaise alsacien sera déjà à moitié dis-
sipé.
Dans le ciel gros d'orage, le vol de la
colombe de Locarno ne ., nous rassurait
qu'à moitié. Que va-t-il advenir si le
Saînt-Père, en ma l de pacification, se dé-
cide à lâcher à son tour la colombe du
Saint-Esprit.
Charles GALLET.
- IWIIll
LExposition du Journalisme
Ce matin, à onze heures, dans les salons
de la présidence de la Chambre, M. Doumer-
gue inaugurera l'Exposition des Journalistes.
Elle ne durera, hélas ! que quarant-huit
heures.
C'est comme une suite de photographies
qui représentent l'homme adulte aujourd'hui,
d'abord dans ses langes, et puis dans sa robe
de gosse, et puis en culotte courte, grand gar-
çon, adolescent, jeune homme I
0:. Et l'adulte se penche avec piété, avec un
singulier pllaisir aussi, sur ces photographies
jaunies qui ressuscitent par le jeu d images
successives, tout son passé.
La Presse d'aujourd 'hui est certes adulte;
elle est terriblement forte et puissante et si l'un
de nos ancêtres d'il y a seulement cent cin-
quante ans renaissait, quelle ne serait pas sa
stupéfaction ! Mais il n'y a pas si longtemps
qu'elle est si grande; elle était un bébé dans
les langes, au temps où Théophraste Renau-
dot, médecin, lançait sa Gazette.
Elle était un marmot du temps de Racine,
un enfant du temps de Voltaire, et il faut
attendre le temps de Gondorcet, de Rivarol,
de Camille Desmoulins ou de Marat pour
qu'elle devienne ce (garçon déjà vigoureux qui
commence à ne plus vouloir de lisières. Et
puis elle grandit, elle grandit.
t, -- - i iv/r TL; --
La voilà un adolescent quana M. Thiers
t. tes autres journalistes contribuent à la Ré-
volution de 1830. Emile de Girardin en fait
un être majeur en lui donnant ce somptueux
jeadeau : la publicité.
Et le reste, nous le savons.
C'est tout ce qu'indique, avec les précisions
et la documentation nécessaires, l'Exposition
:de la Presse.
On le savait ?. Peut-être. Pas sûr. Beau-
coup de gens doivent ignorer ce qui n'est pas
aujourd'hui ou tout au plus, hier.
Comme cela, en tout cas, on le saura mieux.
Et, pour notre part, on saura - que le Rappel
a été fondé par Victor Hugo et Vacquerie ;
on verra son premier-numéro ; M. le Président
de la République pourra, dans ses numéros,
retrouver sa signature. De même que la
Lanterne, sa œurt sera là, par ces terribles
petits numéros que Rochefort faisait passer
de Belgique en France, à la barbe des doua-
niers impériaux, dans des bustes de Napo-
léon III.
D'autres journaux, qui sont à la presse
'd'opinion ce que le dreadnought est au torpil-
leur. montreront fièrement la photographie de
leurs bureaux immenses et de leurs prodigieu-
ses machines qui expriment si puissamment le
rythme de la vie contemporaine.
Ainsi, dans ce bref espace, on trouvera
résumé, par une multitude de souvenirs, 1 ef-
fort puissant des hommes, pour se rapprocher
les uns des autres, pour libérer leurs consciea-
ces, pour renverser les dominations funestes;
Comme citoyen, comme bon Français, comme chef
de l'Etat, je vous demande de continuer à maintenir la
solidarité étroite des patrons et des ouvriers. Fortifions-
la. tous par une étroite solidarité nationale ; chaque pays
de France apporte sa contribution à la prospérité natio-
nale, chacun y contribue pour une part, travaillons tous
à la grandeur de la Patrie !
Gaston DOUMERGUE.
C h acun son métier.
Il vient d'arriver une bien curieuse aven-
ture à un médecin parisien.
Il s'agissait, pour lui, de soigner une vieille
morphinomane qui prenait beaucoup de mor-
phine et n'en pouvait être .sevrée brutalement.
Ce médecin fut prudent et, pour essayer de
guérir sa cliente, fit ce qu'en fait en pareil
cas, il lui donna de la morphine à doses de
moins en moins fortes, mais en utilisant nnqf
moins une assez grosse quantité de drogue.
Là-dessus, un inspecteur de pharmacie 's
dénonce et le voilà devant le juge d'instruc-
tion. ':"::¡r:{::;(;>
Heureusement qu'il avait pris la précaution
de faire une consultation avec deux de ses
confrères.
Le témoignage de ceux-ci. l'a sauvé : au
moins d'un ennui grave, sinl de quelque
chose de pire. >
Mais quelle est ddnc la misère intellectuelle
de nre ion pour que dans cette
lutte contre les stupéfiante au lieu de. xonsa7
crer toutes ses forces, à "rechercher les vendeurs
de coco et autres dégénérés, elle poursuive les
médecins - qui se contentent de faire honnête-
ment de la clientèle. *
Le corps médical commence à s'émou,'"t\i
de la surveillance excessive exercée sur, les
ordonnances. - , 1
Mais, sapristi ! il n'y a donc pas d'autre
chiens à fouetter.
.+.+,++++++.¡.+++++++++++.++++++
-. (Photo Henri Manuel).
M. PASQUET
Sénateur des Bouches-du-Rhône
qui vient de déposer
son rapport sur les Assurances sociales.
Au bout de six ans
On sait que Sacco et Vanzetti, ces deux
communistes italiens qui ont été condamnés à
mort pour assassinat, étaient depuis six ans en
prison.
Des efforts inouïs avaient été faits, et des
sommes énormes dépensées pour obtenir la re-
vision.
La non-exécution même de. la sentence du-
M~ six ans. impliquait que l'opinion publi-
que était parvenue à agir s'ngulièrement sur
les pouvoirs constitués.
Eh bien- ! malgré cette longue attente, ta
Cour suprême du Massachussets a jugé qu'il
n'y avait pas lieu à revision.
Et l'attorney de l'endroit a annoncé son
intention de demander que les deux con dam-
nés à mort soient exécutés.
II y a là une attitude qui surprend, à notre
époque, et chez un peuple qui attache une
certaine importance à ses libertés politiques.
Car, en somme, là encore, est-ce un crime
de 'droit commun ? Est-ce une* affaire poli-
tique ? v
Le monde ouvrier s'est prononcé depuis
longtemps pour la seconde interprétation de
l'affaire.
Son émotion s'est maintenue, amplifiée de-
puis.
Et.puis, enfin, au bout de six ans de prison,
on ne tue pas deux hommes, même par les
moyens les plus perfectionnés.
Ou alors, on n'est pas perfectionné soi-
même.
Au Conseil de cabinet
Les TnNmbres d'u .l9U!trtult !Kt sont
réunis en conseil de. caJbinet, hier matin, à
9 h. 30, au ministère des finances, sous la
présidence' de M. Raymond Poincaré.
M. Aristide Briand, ministre des affaires
étrangères, a exposé l'état de la situation
extérieure. Le reste de la séance a été consa-
cré à l'expédition des affaires courantes. 4
Le conseil a notamment examiné la suite
qu'il convenait de donner à l'incident qui a
été soulevé à Chatel-sur-Moselle par M. Lau-
rent, chargé de cours au lycée d'Epinal.
M. Herriot, ministre de l'instruction pu-
blique, nous a fait connaître que le cas du
professeur devait être examiné suivant. la
procédure normale qui est usitée dans l'uni-
versité. Un certain délai est donc nécessaire.
Il est vraisemblable toutefois que M. Laurent
sera ultérieurement changé de poste.
Le gouvernement a également examiné la
question du projet de loi sur le monopole des
allumettes. M. Albert Sarraut a déclaré à ce
sujet :
« Le public ne connaît pas les arguments
qui militent en faveur du projet. Il est né-
cessaire qu'un débat public s'ouvre devant
la Chambre pour lui fournir tous éléments
d'appréciation. Le gouvernement demandera
donc à la commission des finances de faire
un rapport même négatif sur ce projet pour
que la Chambre soit appelée à le discuter. »
DEVANT LA COMMISSION DU SUFFRAGE UNIVERSEL
Le projet de réforme électorale
——————"
Par 21 voix contre 16, le principe du retour au scrutin
d'arrondissement est adopté
Bataille pour le scrutin d'arrondissement.
,Elle se poursuit avec des fortunes.. diverses,
mais l'opinion. du gouvernement étant d'un
grand poids et la Chambre. s'étant déjà plus
4:une fois déclarée en faveur du scrutin d'ar-
rondissement, la commission suit le mouve.
ment. A l'egret. mais elle suit.
Hier, elle a voté d'abord par 21 voix contre
16 le principe du scrutin uninominal selon
le projet Sarraut et par 18 contre 18 et 2
cbstentions, elle a repoussé le système du
scrutin à un seul tour, à l'anglaise. Il y a,
d'ailleurs, lieu de signaler que la commission
compte 44 membres. En tout cas, M. Baréty
a été désigné. comme rapporteur provisoire.
Il fera son rapport durant les vacances et
sera probablement le rapporteur définitif. Il
est arrondissementierf On trouvera plus loin
ses déclarations. Mais ne manquons pas de
signaler comme Une victoire pour l'arrondis-
.sement ce choix curieux (et justifié d'aintrirs
par la compétence de M. Baréty), curieux
parce qu'une commission proportionnaiiste
accouche ainsi d'un rapporteur arrondisse-
m entier. >
La réunion de la commission du suffrage
, universel y
!La commission du suffrage universel, réu-
nie hier à la Chambre sous la présidence
de M. Joseph Barthélemy, a abordé la dis-
cussion du projet de loi sur la réforme élec-
torale. -
Elle a entendu tout d'abord M. Garchery
développer une proposition tendant à amen-
der la loi de 19.19 en vue d'établir une re-
présentation proportionnelle des partis. *'
< Puis elle a été appelée à se pronon-
cer sur une motion de M. Balinand dont
elle a adopté, par 21 voix contre 16, la pre-
mière partie ainsi conçue — - ,
« La commission du suffrage universel af-
firme sa volonté de faire aboutir le plus
promptement possible 'la, réforme électorale
sur la base du scrutin uninominal majori-
taire. » -
La seconde partie de cette motion conte-
nant les mots : « à deux (tours » a été
repoussée par 18 voix contre 18 et 2 absten-
tions. Ces deux votes ont été émis au bul-
letin secret.
Enfin, lIa. troisième partie faisant « toutes
réserves quant au tableau des circonscrip-
tions électorales » a été votée à main le-
vée.
Avant de statuer sur l'ensemble, M. Dela-
roche-Vernet a proposé à ses collègues de
désigner simplement un rapporteur, puisque
le principe du retour au scrutin uninominal
avait été adopté. Il a déclaré qu'il n'y avait
pas lieu dès à présent de se prononcer sur
les modalités de la réforme.
Adaptant ce point de vue, la commission
n'a pas statué sur l'ensemble de la motion;
mais elle a désigné à l'unanimité comme rap-
porteur M. Léon Baréty, député des Alpes-
Maritimes, qui a, été. chargé, de. présenter
un rapport objectif qu'Il préparera pendant les
vacances de Pâques.
A l'issuee de la séance de la commission
du suffrage universel, M. Léon Baréty, rap-
porteur provisoire, questionné par M. Payra
sur les conclusions qu'il comptait apporter
à la commission après les vacances de Pâ-
ques, a indiqué que, tout en restant partisan
du second tour de scrutin qui ne lui paraît
pac susceptible d'être supprimé, en raison
de la dispersion des partis, il examinera
Quelles seraient les répercussions éventuelles
de l'élection à la * majorité relative de 40
0/0 des députés, par exemple, au premier
tour.
Voir la séance en deuxième paga
Echos de l'Extérieur
, .a l - o
Qui donc a pu ne point recon-
naître la fâcheuse tradition bri-
tannique dans ces arrivées de dé.
peches contradictoires relatives
aux événements de Chine ? Fil jour, c'est ic
rlrame sanglant avec toutes ses horreurs ;
le lendemain, pfft !. toute tragédie a dis-
paru. C'est Reutei, qui s'est trop htitée et qui,
vérification faite, donne la note rassurante
victorieuse de la note alannantc.
De sorte que si le d¥mon de l'information
taquinait moins nos grands quotidiens et
£i ceux-ci consentaient Ú. retarder de 24 ou
48 heures - la publication des télégrammes
sensationnels qui leur sont adressés, il arri-
verait. Eh bien ! il arriverait qu'ils n'all-
raient le-plus souvent rien ùydire puisque ce
qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui.
- Il n'en est pas moins eue le résultat
voulu par Londres - est obtenu. Observes la
psychologie du lecteur. On" lui annonce aue
des atrocités sont commises à Nankin, que
les Chinois violents ont eu, à Hankéou. rai-
son de's modérés, que la concession française
flambe à Shanghai. Ce sont ces imagés là.
avec les commentaires dont fatalement les
accompagne l'csprit de parti des journaux,
oui vont s'incruster dans son cerveau. Et les
démentis glisseront, ensuite, atténuant à
peine l'impression première, ne l'effaçant pas.
- Nature impulsive. mal instruit au point
de vue extérieur, le Français est trop enclin
à se fier. sans contnHe, au gré de ses lec-
tures la-vorites, oi - ce ,qu;O!t, lui raconte • d*
l'étranger. Et c'est pourquoi la politique an-
alaise a beau jeu quand il s'agit, pour ella
de faire pression sur notre opinion jmbliQue
afin (le la rendre favorable à ses propres
àesseins. il n'est cependant pas toujours du
flotni intérêt de les favoriser. J'oserai même
dire que cet intérêt, s'il était entendu comme-
il le devrait être, nous inciterait assez sou-
vent à prendre le contre-pied des désirs bri-
tanniques.
- je constate avec une certaine satis-
faction que Londres paraît se résigner à ntt
point voir la France s'associer à la politique
nnalaise en Chine. Bien que le Foreign Of-
lice paraisse témoigner d'une joie profonde
en notant, avec un peu trop d'éclat peut-
être. un concert anglo-américano-japonais, je
ne serais pas surpris de l'entendre bientôt
déchanter, tout au moins en ce qui concerne
une action militaire à trois. Le Japon s'en-
gagera difficilement dans une voie dange-
reuse. aux profits certains pour l'Angleterre,
mais douteux pour lui comme ils seraient
douteux pour la France.
- Les Etats-Unis, préoccupés des affai-
res chinoises, des affaires nicaraguayennes,
des affaires mexicainés, trouvent encore le
temps d'étudier pour notre compte les ques-
tions franco-allemandes.
Je trois que du côté de Washington, on
affécte de considérer le pacte de Locarno
comme se substituent çtu traité de Versailles.
D'après nos « associés », les problèmes de
la Sarre et de la Rhénanie seraient résolus •
nous n'aurions qu'à tious en aller de ces
pays, et bien vite, si nous tenons à prouver
un véritable amour de la paix.
Aimer la paix, c'est bien. Conserver les
moyens de la maintenir, c'est mieux. On
n'est ni impérialiste, ni belliqueux parce
que l'on respecte un traité et qu'on en de-
mande également le respect aux contractants.
, Les Etats-Unis ne sont pas de ces derniers,
que je sache !
Camille DEVILAR.
—————————— —————————
LE RAJUSTEMENT DES PENSIONS
Notre nouvelle enquête
parlementaire
L'opinion de M. Tranchand
Voici maintenant ce que pense M. Tran-
chand de la question des pensions. Vice-prési-
dent dit Groupe de défense des retraités et
vicc-présidcnt de la commission des pensions,
- IPlioto Henri Manuel).
M. TRANCHAND
auteur d'yn certain nombre de propositions
en faveur des retraités, Vopinion qu'il ex-
prime prend une valeur singulière. Le minis-
tère des finances est mis directement en
cause et il lui serait bien difficile de se dis-
culper s'il avait même la tentation de le faire.
C'est au Parlement que se résoudra finale-
ment cette question 'si angoissante pour les
anciens serviteurs de l'Etat. Depuis dix ans
ils clament à tous les échos leur détresse, ils
n'obtiennent de temps en temps que des pal-
liatifs, il faudra bien un jour ou l'autre que
cette affaire soit traitée à fond.
Georges ROSSET.
Depuis bientôt huit ans que je suis à la
Cliambre, se pose périodiquement et avec la
même acuité la question des retraites. ,-.
- Serait-ce que aes retraités n'ont pas asséz
de .défenseurs ou que ceux-ci feraient preuve
d'indifférence vis-à-vis des vieux serviteurs
du pays.
Pour ma part, je n'ai rien à me reprocher.
Mais je dois à la vérité de dire qu'au
ministère des finances, on n'a jamais facilité
notre tâche; au contraire, on s'ingénie à la
compliquer et à l'entraver.
- (EQr la suite en 2' page)}
LES ETATS GENERAUX
DE L'ECONOMIE NATIONALE
Le Congrès
du Redressement
français
*
Depuis hier matin, l'Hôtel des Ingénieurs,
rue Blanche, ressemble à une ruche en pleine
activité. A tous les étages de l'immeuble,
dans toute? les sallcs, et elles sont nombreu-
ses et vastes, se presse tout un monde de
congressistes occupés à rétude des plus graves
problème., de l'heure présente.
il s'agit du Congrès diï Redressement fran-
cais.
Les lecteurs du Rappel ont été -tenus au
courant de l'importance extrême' de-ce mou-
vement puissant qui vise à réunir les Fran-
jais sur le terrain technique - et national, à
substituer l'évolution à la révolution, à com-
battre tout ce qui peut rappeler la guerre
civile. C'est une tentative, et une tentative
déjà couronnée de suepès puor unir davantage
tous les Français afin que des efforts de
tous naisse une France plus confortable que.
celle où nous yivotls, plus grande, plus pros-
père, plus puissante, plus sûre de l'avenir.
Mais il faut que 4-aus les hommes d'ordre
et il-z progrès s'unissent pour cela, et qu'ils
ne s'unissent pas au hasard, seion l'inspi-
ration du moment, mais selon des règlee
pratiques, à la façon des différents éléments
d'une usine bien ordonnée. Il y a dans le
Redressement fronçais un état d'esprit in-
dustriel qui n'a encore jamais été constaté
dans le plan politique. Et ce Congrès cons-
titue un effort sans précédent pour coordon-
ner un ensemble de réformes pratiques, ds
l'ordre économique, social, financier, scolaire.
administratif et colonial.
C'est une élite qui se trouve réunie au
Congrès et comme cette élite a réellement
conscience du rôle qu'elle peut jouer, comme
elle aura soin
visage de son côté l'élite, ouvrière, nul doute
qu'elle ne soit destinée à exercer une im-
fluence considérable sur les destinfes du
pays.
Les séances du Congrès
C'st devant un millier d'auditeurs que s'est
ouvert, à neuf heures et demie: le Congrès
sou* la présidence de M. Ernest Mercier,
président du groupement, lequel était en-
touré de :\i::\Lle maréchal Lyautey, l'intendant
général Grandement, l'amiral Lacaze, Fou-
gère, Trelat, Guillet: Hubert, Riaièr, B; arJ-
doux. Max Leelarr, Cacaud, ZamensHi.
En quelques oh rases nettes, M. Mercier a.
dégggé l'esprit, le but et les méthodes
'À-jtfôs avoir, informé les assistants que le
nombre des participants aux travaux des
sections est d'environ 2.000, M. Merclès a
rappelé que les '27 rapport qui "Seront dis-
tribués représentent une moyenne d'idées
déjà discutées o(}'l contrôlées, donc une^ basa
documentaire de travail des plus sérieuses,
et une indication précise du sens ters Je-
que s'orientent les solutions. Ces solutions
doivent toutes prendre la forme de ruropqîi
tions de lois.
,
M. Mercier a terminé son allocution en
rappelant que le mois prochain doit s'ouvrir
à Genève la Conférence économique interne
tionale, que l'Allemagne recueille en ce mo-
ment une documentation considérable à son
avantage, et qu'elle se dispose à exiger un
régime douanier neut-être assez dangereux
pour nos intérêts. Le Congrès du Redresse-
ment français peut apporter à nos représen-
tants à Genève des arguments et des faits,,
fort utiles à la défense de la position fran-
çaise.
Les sections se sont ensuite réunies dans
leurs salles respectives.
L'éducation nationale
La première section, présidée par M. Guil-
let, directeur de l'Ecole centrale, s'est occu-
pée de l'éducation nationale, laquelle a fait
l'objet de rapports présentés par M. René
Hubert, professeur à Lille, et Paul Desjar-
dins, également professeur.
La section, après discussion, en a' adopté
tes conclusions générales, qui tendent d'une
part; à assurer -un meilleur recrutement des
élites intellectuelles, d'autre part, à donner
à toute l'organisation universitaire un es-
prit nouveau, soucieux avant toute autre
préoccupation, de la formation du caractère
hez les enfants qui seront demain les ci- -
toyens et les producteurs de la France mo*
derne. :
L'organisation agricole
La deuxième section, présidée par M. Ju.
les Gautier, conseiller d'Etat, a examiné, la
question d'organisation rationnelle de l'in-
dustrie agricole. Des rapports ont été pré-
sentés par MM. Laribé, Garnier, Bitouzet.
Marlis, Parent, Lmy, Detaeuf, Delage, Za-
menski. Picard, Paul Devinât et Mme Thu-
* -
men. -
Questions sociales
ja section sociale a tenu quatre séances
dans le cours de la journée.
Le matin, sous la présidence de M. Geor-
ges Risler, président du Musée social, elle
a entendu un rapport de M. William Oualid
sur l'immigration ouvrière en France. Lés
solutions proposées par le rapporteur à ce
problème si actuel ont donné lieu à d'in-
téressants échanges de vues.
L'après-midi. une première séance fifêsidéô
par M. Léon Daum a été consacrée à l'étude
de l'utilisation des loisirs : Mlle Bassot et
Mlle Diemer ont montré comment créer des
centres sociaux urbains et ruraux si répan-
dus aux Etats-Unis ; Mlle de Robien a pré-
senté un rapport sur l'enseignement ména-
ger, et M. Lallemand sur les loisirs à la cam-
pagne. En même temps, sous la présidence
de M. Raoul Dautry, la commission de l'ur-
banisme se réunissait pour entendre lecture
des travaux très documentés de MM. Prost
e: Monsarrat.
l'uis, M. - Ernest Mercier présida une Im-
portante réunion où furent discutés les deux
plus grands problèmes sociaux de l'heure ac-
tuelle : les Assurances socialee et le Lose-
ment urbain : M. Paul Frantzen, après une
étude détaillée du projet Chauveau soumis
au Sénat, a présenté des vœux importants
en ce qud concerne l'organisation des assu-
rances maladie, maternité, invalidité et vieil-
lesse. M. Jean Lévêque a montré par des
chiffres saisissants l'urgence, l'ampJeur et
les difficultés de l'effort à accomplir en
France pour que tous les travailleurs aient
des logements sains ; après avoir examiné la
législation des habitations à bon marché et
le projet de Caisse nationale du logement, il
a tracé un programme associant l'action ds
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