Titre : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir
Éditeur : Le Petit Parisien (Paris)
Date d'édition : 1935-10-29
Contributeur : Roujon, Jacques (1884-1971). Directeur de publication
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Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
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Description : 29 octobre 1935 29 octobre 1935
Description : 1935/10/29 (Numéro 21427). 1935/10/29 (Numéro 21427).
Description : Note : Dernière éd.. Note : Dernière éd..
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Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
TEMPS PROBABLE
nuis venteiLii« et un peu pluriciiM fin de
ne* 4)u qtitlqueii «.Ternes, Nuit; Jour: lfl+.
ES IBANCE. Kégkon S«d-Kït, érialr-
SOLEIL L«v«r. 6 fa. nucku, lfi h. S*
LpNE i fn™. quui. la S; pleine Je Ie n»4
Le Parlsl«n
ie-23, *vs D'ENGHIEN, paris (io*i
8 0» ilBIB. B1-<»
MARDI
29
OCTOBRE 1935
Saint Solu4
La Parisien
PUBLICITÉ Ml, CHAMPS-ELYSÉES
LA DÉTENTE
CONDITION
NÉCESSAIRE
DE LA STABILITÉ
MONÉTAIRE
En s'efforçant, dans tous les
domaines, d'apaiser les conflits
la France travaille pour tout
le monde
ELLE PEUT, EN TOUT CAS,
SE FELICITER DE NE PAS AVOIR
RÉALISÉ LA DEVALUATION
Sans même parler de conflit ni de
guerre, une tension diplomatique,
qu'elle qu'en soit la cause, ne vaut
rien pour les affaires en général.
C'est un lieu commun dont je m'ex-
cuse, Mais tout ce qui est de nature
à répandre du trouble, de l'Inquié-
tude, ou seulement de l'incertitude,
retentit sur le commerce, les finances
et les monnaies noua voulons par-
ler des monnaies qui ne sont pas
directement et solidement rattachées
à l'or, cela va de soi.
C'est une raison, entre tant d'au.
très, et, si ce n'est pas la principale,
elle n'est pas négligeable, pour mou-
'haiter qu'un accord aussi prompt
que possible intervienne entre l'An-
gleterre et l'Italie.
Car, d'ores et déjà, leur différend
a eu pour effet de rayer la stabili-
sation monétaire de l'ordre du jour
dans les pays qui sont au régime de
la monnaie dirigée ou contrôlée. Cet
été, en Angleterre comme en Amé-
rique, l'opinion devenait plus for-
melle à un retour au principe de la
fixité des devises. Les stabilisateurs
gagnaient du terrain. On commen-
çait à admettre c'est d'railleurs
l'évidence' même que les oscilla-
tions des changes nuisent aux
transactions commerciales et sont
contraires aux conditions normales
d'une saine activité-
.Mais, depuis, en Angleterre, il a
été déclaré de la façon la plus nette
qu'il n'était pas question pour le
moment de revenir à l'étalon or. Et
ce ne sont pas seulement les événe-
ments d'Ethiopie qui sont cause de
ce renvoi aux calendes. Des élec-
tions généralea vont avoir lieu en
Grande-Bretagne- Il faut en atten-
dre les résultats. Que les conserva-
teurs gardent la majorité Mi que les
socialistes la reconquièrent, chaque
parti prendra ses responsabilités
propres à l'égard de la monnaie.
Voilà donc, pour un temps que
l'on ne saurait encore calculer, la
livre sterling soumise & l'incertitude.
Or chacun sait que tout dépend de
la livre, Tant que l'Angleterre ne
sera pas^prète à stabiliser, les Etats-
Unis ne Btabiliseront pas.
Le dollar, il est vrai, en est au
palier de la stabilité de fait. A son
cours de 15 de nos francs, il ne
varie plus depuis de longs mois et
le président Rooaevelt n'a pas usé du
pouvoir qu'il a de l'amener jusqu'à
12 fr. 50, c'est-à-dire de le réduire
de moitié. Mais si, la situation se
prolongeant, la livre venait à des-
cendre encore, il serait à craindre
que le dollar ne la suivît. La course
à la baisse recommencerait, bien
qu'il n'y ait pas de terme utile ni
raisonnable à une pareille rivalité.
La France est donc dans son rôle
et travaille pour tout le monde lors-
qu'elle s'efforce, dans tous les
domaines, d'apaiser les conflits. Ce
n'est pas pour rien qu'ayant rendu
sa monnaie stable elle entend la
garder intacte. Toute sa politique,
monétaire ou extérieure, est stabili-
satrice et son influence aussi.
Nous voyons même encore mieux,
par ce qui se passe en ce moment-ci,
quelle erreur c'eût été d'amputer de
nouveau notre franc au moment où
la thèse de la dévaluation ébranlait
quelques esprits.
L'exemple de nos voisins Belges
est là pour nous instruire. En sa
décidant (pour la troisième fois) à
dévaloriser, le gouvernement et le3
autorités financières de Belgique
n'avaient pas obéi seulement à des
nécessités de crise. C'est encore
moins une théorie préconçue qui
avait été appliquée. Les inconvé-
nients de l'opération n'avaient pas
été méconnus. Seulement, à
Bruxelles et à Anvers, on pensait
que la stabilisation générale étatt
prochaine, qu'elle s'accompagnerait
d'une réduction des monnaies res-
tée» ou redevenues fidèles à l'or et
que, dans ces conditions, il n'y avait
aucun mal à prendre les devants et
à mettre le belga au niveau le plus
voisin possible de la livre.
Les circonstances n'ont pas con-
6rmé cette vue. La livre sterling
n'est pas stabilisée et nui ne sait
à quel taux elle pourra l'être. Si
donc nous avions nous-mêmes pro-
cédé à la dévaluation, nous en
aurions aujourd'hui d'amers regrets.
Un se serait déjà aperçu qu'elle
n'aurait rien guéri au dedans tandis
qu'elle nous aurait laissés dans la
même perplexité au dehors.
D'ailleurs, ce n'est pas à ce qui
est fixe de « s'aligner » sur ce qui
est variable. Cela ne se conçoit
même pas, et c'est plutôt le contraire
qui est vrai. Nous avons une mon-
naie qui donne à tous une sécurité
essentielle la sécurité des contrats.
Cet avantage, continuons à faire ce
qu'il faut pour le garder et soyons
certains que, tout bas, plus d'un
paya nous l'envie.
Jâorue» BAINVILLE.
le c,9,E,yz, .I^,t9.êX^I9,S..EÎ^
M.Laval et sir Samuel Hoare
se rendront à Genève jeudi
Ainsi pourront avoir lieu, en marge des travaux du
comité de coordination des sanctions, d'importants
échanges de vues sur les formules susceptibles de
rétablir la paix en Afrique orientale
que obélisques d'Ëfypte (Film- ParamonnLi
Il se confirme que M. Pierre Laval
et ait Samuel Hoare ae rendront l'un
et l'autre Genève le 31 octobre
l'oocasion de la réunioa que doit tenir
à cette date le comité de coordination
des sanctions.
Le président du Conseil a annoncé
officiellement son voyage et une com-
munication de Londres au Quai d'Or-
say a fait part de la décisioa prise
par le secrétaire d'Etat au Foreign
Office de quitter la. capitale anglaisa
jeudi pour être vendredi matin sur les
rives du Léman. Quant à M. Eden, il
précédera de vingt-quatre heures sir
Samuel Hoare à Genève.
Le petit comité des Dix-Huit, ainai
que le grand comité, comprenant tous
les Etata membres de l'Assemblée,
auront, comme on sait, pour tache
essentielle de fixer la date à laquelle
les sanctions économiques contre lIta-
lie devront entrer en vigueur. Il y a
une dizaine de jours ils en avaient
arrêté le programme puis s'étaient
séparés, pour laisser aux Etata laté-
resaés la temps d'y adhérer et aussi
pour donner du champ aux tentatives
de conciliation de la diplomatie.
meront. d'une part, par l'embargo sur
cortalnes matière» premières dont
1 "Italie a besoin pour faire la guerre
et, d'autre part, par l'interdiction de la
plus grande partie des importations
Italiennes, ce qui aura pour effet de
paralyser presque complètement le
cammerce extérieur de la péninsule et
la privera de l'afflux correspondant des
devises étrangères.
Le gouvernement français, toujours
fldèle au pacte et définitivement arac-
cord avec le gouvernement britanni-
que sur l'interprétation de l'aflicl-e 16,
ne cherchera pas, comme le Druit en
avait couru, à obtenir un nouveau
délai pour la mtse en vtgueur des
sanctions économiques. Beaucoup
d'Etata y ayant ddjà donné leur consen-
tement, le comité de coordination
fixera probablement au 10 novembre
le déclenchement de ce nouveau méca-
nlsme de coercition.
Ce n'est point cependant on s'en
doute bien pour consacrer cette
décision aevere qui n'est plus mainte-
eant qu'une simple formalité que
M, Pierre Lavai et air 3amuel Ho&re
se trouveront vendredi à Genève. Tout
porte croire, en ettet, qu'en marge
des comité; se dérouleront. d'Impor-
sur les formules de conciliation qui
lie et l'Ktniopie.
Sur les données générales fournies
par M- Mussolini non seulement les
ministres, mais des spécialistes des
questions africaines, tant au Quai d'Or-
say qu'au Foreign Office, Continuent de
travailler. On cherche activement des
Solutions susceptibles de donner satis-
faction une partie des desiderata
italiens, tout en sauvegardant le prin-
cipe de l'intégrité éthiopienne mous
fôffide de la S, D. N.
Le terras de protectorat étant trop
absolu pour pouvoir a'aocorder avec
l'idéologie genevoise, on songe pour les
provinces du sud limitrophes de la
Somalie italienne a une formule de
bail, de mandat ou autre qui ne pré-
senterait pas les mftmes inconvénients
et dont il existe déjà, ailleurs, des pré-
cédents. Une des questions les plus
difficiles à résoudre serait le sort
d'Axoum, 1a ville sainte déjà conquÎÈe
par les Italiens, mais h l'indépendance
de laquelle les Ethiopiens tiennent
énormément à cause de son caractère
historique et religieux.
Lucien BOUKGUÈS.
(La suite d la troisième page.}
L'Abyssinie compte bel et bien
deux millions d'esclaves
Lenr sort est celui de territean nourris, logés, habillés, M&U il* mont vendus
et achetés comme du bétail, lorsqu'on ne les razzie pas dans leurs villages
une énorme eftt|[L« d!i Due* toit' imtlllée pria dtt fortin. d'Adigr**
Djibouti, 28 octobre (via T. S. FJ
s'un tut nos iNvoita
Le chemin de fer m'est interdit et
je ne dois pas franchir en wagon les
soixante -dix kilomètres qui me sépa-
La llbHlrtt» franchit* d'AddU-âblb*
rent de l'Ethiopie. La route ne va pas
bien loin une voiture me transporte
au delà des minuscules palmeraies que
L'on nomme prétentieusement des oasis.
Sur les sables désolé et les pierres
noires, je rencontre les habitant* de
de; eoinalie da&g'touT égulpç-
ment complet, avec Il.. lance et le pis-
tolet qu'ils sont obligés de déposer à
l'entrée de la ville quand Ils vont
vendre au marché de Djibouti, pour
francs, leurs petits chameaux si
maigrea.
Mais une piste prolonge la route.
Je m'y aventure et je crois bien avoir
dépassé sans te savoir la limite, d'au-
leurs imprécise, de la colonie. Ainsi
je peux vivre sur la terre éthiopienne,
non point, hélas sur la montagne
humide, fraîche et fertile* mais sur
une bande de désert.. Encore risqué-
je de voir surgir aevant moi un
homme à c&emlse blanche, le fustl en
bandoulière, qui se déclarera, sans
aucun !!ligne dirtmetif, douanier ou
militaire et me aemandera mee pa-
piers.
Mais s'il m'est imposslBle d'aller 6
la montagne, la montagne peut venir
à mot. Ce sont ne vieux J^uropéens
qui arrivent ici, après quinze ou vingt
ans de aéjour dans l'empire africain.
Quelques-uns sont mariés avec des
femmes indigènes et sont entoures
d'enfants métis. fi est aussi de vraia
autochtones, sujets du Négus, car, si
la porte m'est spécialement fermée pas
la serrure abyssine, elle est ouverte
libéralement par la serrure française
à ceux qui vlenaent de là-haut.
louis ROUBAUD,
"(La mite à îfl troisième page.)
Voir page 3
UNE NUIT DANS UN CAMP ITALIEN
AUX PORTES D'ADOUA
par Emn«m*4JACOB{t
UN EMOUVANT HOMMAGE
DE LA FLOTTE ANGLAISE
A L'ILLUSTRE MARECHAL
Quand le "Dnplelx" est passé par le traeers de Gibraltar des
salves furent échangées par les bateaux de guerre des deux pays
PUIS QUATRE CROtSEURS BRITANNIQUES
ESCORTÈRENT LE CROISEUR FRANÇAIS
A bord du crolaeur Foch, 2S octobre.
D'UN De NOIR IKTOTifl BntCUUX
Tandis qu'il s'éloignaient, dïman-
che après-midi, des cotes de France,
les croiseurs Foch et DupleUs l'un
ayant a son bord le ministre de la
Marine, l'autre portant la dépouille
mortelle du maréchal Lyautey
avalent vu venir à eux, ^bur un ultime
hommage* deux croiseurs Italiens, le
Duca et le Montecucutli.
Après que le premier, ayant à son
bord Salsa, eut salué par une
salve de dix-neuf coups de canon le
passage de l'illustre défunt, les deux
navires italiens dénièrent, pavillons
tombée de la nuit, ils sui-
virent les
Hier, ceux-ci devaient voir venir
vers eux un nouvel hommage cetul
de la flotte anglaise. Ils longeaient
depuis le lever du jour la côte d'Espa-
gne, à une distance d'environ 6 milles,
et la mer s'était apaisée.
Selon les ordres donnés par l'Amf'
rauté britannique, lorsque le Ditpleix
s'approcha de Gibraltar, à 80 milles
environ à l'est de la citadelle, il ren-
contra, pour lui rendre les hon-
neurs, la seconde encadre de croiseurs
et 1a sixième flottille de destroyers
britanniques, comprenant huit unités
de la classe F. Après que les pleins
honneurs turent rendue au navire
battant le pavillon du feu maréchal,
l'escadre et la flottille escortèrent le
convoi français jusqu'à 17 heures.
A ce moment, le dernier coup de
canon fut tiré en' guise d'hommage
l'illustre Français.
Quant aux navires britanniques sta-
tionnés dans je port de Gibraltar, il$
saluèrent d'une salve d'artillerie la
glorieuse dépouille lorsque le Duplete
passait au large du port.
Yves DÀUTUN
L'EMOUVANT DÉFILE
DES QUINZE NAYIRKS
ANGLAIS ET FRANÇAIS
A bord du Maréchal- b&autey
(par raato,)
D'uN La
Arrivé à Tanger par un matin d'une
éblouissante blancheur, notre iraceau,
après une courte escale, a rebrousaé
chemin pour se porter au-devant du
croiseur qui reconauit la glorieuse
dépouille du maréchal Lyautey vers
ce Maroc qu'il a, vivant, sculpté son
Image. Nous avançons lentement sur
cette grande plaine bleue, miroitante
sous le soleil d'argent qui perce de
longues nuées blanches traînant sur un
ciel soudain plut. A notre droite, sous
une moire de mousseline, a' estompent
les murailles du Rif aux crêtes déchi-
quetées, tandis qu'à notre gauche la
cOte d'Espagne, rousse et pelée, mat
un cerne plus sombre. Nous montons
tous sur la passerelle interroger cet
horizon laiteux où nous attendons
qu'apparaisse la division navale qui
escorte le Dupteixf porteur des cen-
dres. Ne savons-noua pas que, vers
15 heures, au large de Gibraltar, cfcs
bâtiments de la Home Fleet doivent
aller à sa rencontre. Attente où la
méditation mêle aux-pensées les plus
actuelles des souvenirs que L'heure qui
vient abolira.
L'impressionnant défilé que celui
qui va se dégager de là nuée Du mince
Ourlet blanchâtre qui sépare la mer
OU ciel. des points à peine visibles
enflent, des formes se dessinent, et
voici. qu'en ligne de file quatre torpil-
leurs espagnols s'avancent, prennent la
tête en direction de Tanger, A l'hor
zon le grand écran de brume s'est
refermé, tandis que sur la pyramide
bétonnée de Gibraltar le soleil met une
lueur comme sur un casque. Rien que
la mer et le silence. Et puis, soudain,
les voilà, A l'avant de notre bateau,
pressées les unes contre les autres dans
leurs capotes bleues et brunes, des
centaines de Jeunes recrues qui arri-
vent de France attendent celui qui
pour toujours restera le de ce
Matoc au, elles vont servir. Sur le pont,
les anciens, les amis, les coUaftorateurs
de Jadis semblent saisis par la gran-
deur d'un tel Instant auquel l'endroit,
la beauté du décor ajoutent leur pathé-
tique et leur mystère, Mais comment,
nancée ta sublime parade ? Entre les
deux rangs sombres des torpilleurs
anglais qui les précédent A quelques
enc4blures, voici les fines silhouettes
gris clair du P'ooh, puis du Dupteto
portant le drapeau du marécnat, sui-
vis da deux contre-torpilleurs, le Vau-
tour et le Verdun. Quatre croiaeura de
la Home FIAIT Qrian, Achliles, Nep~
tune, LMan&er, fernaenE la marene,
leurs équipages rangea a la nom».
Minute d'émotion indicible que, sur-
plombe un prodigieux troua
n'entendons même pas la salve de
coups de canon qu'en passant, devant
le port de Gibraltar le Dupteix a tirée.
Nous ne verrons que l'éclair des écta-
tements, les panaches de rumée qui
rejoignent les nuées du ciel. Nous n'En.
tendrons pas davantage les batteriea
qui répondent de terre et dea grands
croiseurs le HqqK le Benown, dont la
présence au fond de la rade ne nous
sera décelée que par la lueur des coups
de départ.
Mais déjà les quinze navires s'éloi-
gnent. Ils passent, ils sont paaaéa dans
un ordre puisaant, certain, tranquille,
dont nous sentons toua qu'it dégage
la suprême pensée qu'un Lyautey laisse
ft ses successeurs dans le temps même
où ilm lui font un cortège de ifigenae,
Henri MASSIS
UN RADIOTELEGRAMME
DU GOUVERNEUR
DE GIBRALTAR
Gtbraltar, 28 octobre (dbp. Bavas.)
Le général H&ringtûa, gouverneur de
Au minïgtre de la Marine et aux
membrea de la. famille du maréchal
Lyautey
Gibraltar aalue la dépouille mortelle
d'un des plua grands fils de la terre
française. Tous les habitants de Gi-
braltar et les membres de tous lem aer-
vfc&3 de Sa Majesté rendent un der-
nier hommage k ï* mémoire de Lyau-
tey, grand soldat et grand administra-
teur colonial.
En attendant l'arrivée du maréchal,
le Maroc, vibrant et «cueilli, vit
une Teillée de gloire.
(On trouvera la. page C la dépêche
de notre correspondant particulier A
Ratât.)
L'ARRIVEE A PARIS
DU NOUVEL AMBASSADEUR
DE BELGIQUE
Le nouvel ambassadeur de Bedgique
à Paris et la comtesse de Kerchove
de Bent&rgtaem sont arrivés hier à
Parla par le rapida de 18 h. 30, venant
de Bruxelles.
Ils ont été salués str le quai de la
gare 4u Nord, à leur descente de train,
par M. Becq de Fouquièr», directeur
du protocole, représentant te gouver-
nement français, et par lea membres
et le perso nnôl da r&mbasaade de Bel-
glque, ayant à leur tête MM. Herry,
fille, et Hallot, premier secrétaire. On
notait également M. luttera, directeur
des affaires étrangères à Bruxelles
Toute* les personnalités belges pré-
sentes étaient vêtues de noir, en si-
gae de deuil national, L'amoassadrice,
dont Iea vêtements de deuil apparais-
saient BOUM Je manteau de petit-gris,
reçut des mains de M. de Fouquièrea
un mag'niflque bouquet d'orchidées,
puie le comte et la çomtca^e de Ker-
choye montèrent dans une voiture de
qui prit aueslt&t la dl-
action de l^ôtel Clarldge, où il* ré-
alâwuit îwrtflotriîment.
Les derniers décrets-lois
seront arrêtés
définitivement
en conseil des ministres
mercredi matin
CE MATIN. CONSEIL DE CABINET
Ainsi que noua l'avons annoncé pré-
cédemment les membres du gouvérne-
ment se réuniront ca matin en tonseli
de cabinet, au Quai d'Ursay, sous la
présidence de M. Pierre Lavai, pour
mettre au point le dernier train de
décrets-lois.
Mats, étant donné le nombre de ces
décrets il y en aurait quatre cents
à examiner le conseil de cabinet
sera sans doute repris, en fin d'après-
midi, après l'audition du président du
Conseil à la commission des Affaires
étrangères du Sénat, pour se prolonger
peut-être fort tard dans la soirée.
Les textes définitivement arrêtés par
le pressent du Conaeil et ses collègues
seront alors soumis demain mercredi
l'agrément du Président de la Répu-
blique, au cours d'un conseil des minis-
tre" qui se tiendra à 10 heures, à
l'Elysée, et que M. Lebrun prisidera.
Poursuivant l'élaboration des derniè-
res dispositions envisagées, M. Pierre
Lava] a reçu, hier matin, MM. Cathala,
ministre de. l'Agriculture, et Maupoil,
coaféré avec M- Marcel Régnier, qui
était assisté de M. Tannery, gouver-
neur de ta Banque de France, et des
principaux directeurs du ministère des
Finances.
Puis, reprenani le cours de ses con-
sultations, dès le début de l'après-midi
le président du Conseil %'est entretenu'
successivement avec MM. Mandel,
Mario Rouataa, William Bertrand, Lau-
rent Eynac et C*tb*la le général De-
routière présentés par M. Le Trocquer,
sénateur des Côtes-du-Nord les repré-
sentants de la meunerie, conduits par
M. Audrand, député du Puy-de-Dôme,
assisté des représentants de l'Artisa-
nat, et les membres du comité des
gronda x4b«elux.
L'accident d'auto de Clermont-de-l'Oise
LES SIX VICTIMES CARBONISÉES ÉTAIENT DE VERSAILLES
Cinq appartenaient à ta même famille
On place dnnii des cercueil» de sapin l«s restas c&ieioéi des victimes
Nous avons brièvement relaté hier
l'accident d!autc*nobi3e> survenu dane
la nutt da dimanche à lundi, entre
Clerjûtrat-de-l'Olse et Rantigny et qui a
coûté la vie à six personnes, qui
périrent carbonises à l'intérieur dU
véhicule.
Les témoins avaient relevé le numéro
de la voiture 5629-TA-fi. Et c'est
îrâca à ce numéro dépendant du
centre de Versailles que l'on a. pu
connaître à la fois le nombre et l'iden-
tité des victimes.
Prévenue au matin, la gendarmerie
de Versailles commença son enquête.
Les renseignements établirent que
les malheureuses victimes étaient au
nombre de six et appartenaient à une
vieille famille veraaillaiae exerçant un
commerce de meubles. 3, rue des
Dimanche matin, la commerçante,
Mme veuve Mathiltte Louviot, qui,
malgré ses soixante-huit ans, dirige la
maison, avait pris place dans sa vot-
ture. A ses côtés se trouvaient sa fille
Marcelle, vingt-neuf ans, charmante
et robuste jeune fille, qui, a maintes
reprises, donna son sang pour sauver
des malades; M. et Mme Noizeux,
so béante-cinq et soixante- trots ans,
frère et beîle-sceur de la marchande
de meublés, domiciliés 2 bis, rue
Edouard -Lefebvre le jaune Bernard
̃Louvint. neuf an£, dont les parent^
demeurent rue de la Chancellerie, et
enfin le fiancé de Mlle Louviot, M. Ro-
bort Ch&lze, trente-huit ami, vendeur
dana un grand, magisiii cr Bpe Kiay.
Tous se rendaient, à Amteûs chez
M. Simon, parent de la fainltte. auquel
IL Chaire, dont le mariage était fixé
au 16 novembre prochain, devait être
présenté-
A l'aller commp au retour, M. Càaize
tenait le volant Après avoir dîné à
Amiens, les six voyageurs quittèrent
cette ville vers 22 heures pour rage.
gner Versatiles. Moins de deux heures
plus tard, entre et
Rantigny, elle heurtait un arbre, par
suite d'un dérapage, et se renversait
sur le côté. Cette chute provoqua
sans doute l'éclatement du réservoir
d'essence, -qui prit fev, et le véhicule
tut transformé ea braster.
En apercevant des flamme» sur
la. route, a raconta un témoin, la dot-
teur Baladent, d'Amiens, j'arrêtai ma
voiture et courus vers l'automobile qui
flambait. Il en sortait d'horribles cris
de douleur, de. appels déchirante; mais
je ne pus approcher, tant les flamme
étaient vives. Bientôt les crie ceasà-
rantr tandis que la broAltr brûlait ton-
jours.
Trois heurea aprèa, Jes cadavres
continuaient à Me calciner dans les
flammes, répandant alentour une
En haut, Mme et Mlle bau,
odeur de* chair brûjée très
tique. Sur les lieux étaient accourut
MM. Cbampler, procureur de 3a îlÉpu-1
blique Tucoulon, capitaine, ae gendar-
merle de Clennont Gaudelet, mair*
de Rantlgny. Lez gendarmes de Lien-
court veillèrent toute la nuit.
C'est au début de la matinée d'hier
que l'on put dégager des débris de la
voiture les restes méconnaissables des
victimes. Ils furent déposés dans des
cercueils fabriqués en hâte, durant la
nuit, par le menuisier de Rantijçny,
que ron ava.it réveillé dès la nouvelle
de l'accident. M. Louviot qui perd
dans cette catastrophe sa mère. sa
soeur et son fils, alast que son oncle
et sa tante, s'est rendu sur tes lieux.
AUX ASSISES DE LA SEINE
Au procès Bonny Volberg
peu d'auditeurs
mais beaucoup de bruit
LE LITHUANIEN N'A PAS CESSÉ
DE CRIER ET GESTICULER
PENDANT L'AUDIENCE D'HIER
Voliwg
{.Voir d ia deuxième page.l
AVANT LA RESTAURATION ROYALISTE
En flânant
dans un village
de Grèce
où vécut Constantin
Athènes, 28 octobre (na Ëastern)
Le NOTSB SNTOTi ETÉCIAL
< L'immense majorité du peupla
greC eat monarchiste t-, déclarent
aujourd'hui les royalistes et les
ministres- I*s bien
entendu, soutiennent l'affirmation
contraire de façon non moins catégo-
rique. L'oiMervjrtetir impartial, et
patient et prudeat, laissera aux évé-
nements le soin de départager ces
rivaux.
En* attendant, J'ai passe hier mi
journée danm un étrange et antique vu-
legs planté à 40 kilomètres 4'AlhéneS
au milieu d'une plaine aux couleurs
violentes.
Des maisonnettes toutes basaas, des
cabanes plutôt que des maisonnettes,
bordent Les ruelles défoncées et pons-
changé depuis Aristophane s'il a cepen-
Acharnes, quand Aristophane, décrivant
les Ach^rnèens, mettait en scène ses
paysans et ses charbonniers arriéras
déjà et de mœurs rudes.
Aujourd'hui Acharnes est devenu
MÊnidi, La vie y eat restée nue. sim-
ple et pauvre. Des bourricots maigres
et tristes y errent en uberté en compa*
gnle des poulets effarés et menu!
Devant chaque porte, aime femmes, la
tête recouverte d'une mandiiia de cou-
leur fanée, gisent comme effondrées,
contemplatives, muettea, tanate que la
marmaille se bat dans la poussière.
Uana chaque courette de chaque mai-
son, une marmite où cuit la soupe
familiale s'enveloppe d'une fumée qui
sent l'huilé forte et le piment.
Mais pourquoi suls-je venu A
Menidi ? Pourquoi suia*Je allé Tiantr
dans une bourgade perdue nous Je
mont Famés quand le régent à Athè-
nes prononçait un nouveau discours 7
J'avais mea raisons. Je tenais à pré-
céder les cttasaevra de filma d'actua-
lités parlantes si J'OU m'«Kprttaer
ainsi qm ne vont pas manquer
d'aller faire un pèlerinage à Monidt,
petit vtllage mais foyer ardent d'un
royatlsme comme il ne s'en est jamais
manifesté de plus tenace ni da plus
aftsoIU.
Maurice PRA5
A LA VTE PRODIGIEUSE
w ̃ ETDRAMAT1QUE
DE HONORA ET ICONCINO COSQNI
nuis venteiLii« et un peu pluriciiM fin de
ne* 4)u qtitlqueii «.Ternes, Nuit; Jour: lfl+.
ES IBANCE. Kégkon S«d-Kït, érialr-
SOLEIL L«v«r. 6 fa. nucku, lfi h. S*
LpNE i fn™. quui. la S; pleine Je Ie n»4
Le Parlsl«n
ie-23, *vs D'ENGHIEN, paris (io*i
8 0» ilBIB. B1-<»
MARDI
29
OCTOBRE 1935
Saint Solu4
La Parisien
PUBLICITÉ Ml, CHAMPS-ELYSÉES
LA DÉTENTE
CONDITION
NÉCESSAIRE
DE LA STABILITÉ
MONÉTAIRE
En s'efforçant, dans tous les
domaines, d'apaiser les conflits
la France travaille pour tout
le monde
ELLE PEUT, EN TOUT CAS,
SE FELICITER DE NE PAS AVOIR
RÉALISÉ LA DEVALUATION
Sans même parler de conflit ni de
guerre, une tension diplomatique,
qu'elle qu'en soit la cause, ne vaut
rien pour les affaires en général.
C'est un lieu commun dont je m'ex-
cuse, Mais tout ce qui est de nature
à répandre du trouble, de l'Inquié-
tude, ou seulement de l'incertitude,
retentit sur le commerce, les finances
et les monnaies noua voulons par-
ler des monnaies qui ne sont pas
directement et solidement rattachées
à l'or, cela va de soi.
C'est une raison, entre tant d'au.
très, et, si ce n'est pas la principale,
elle n'est pas négligeable, pour mou-
'haiter qu'un accord aussi prompt
que possible intervienne entre l'An-
gleterre et l'Italie.
Car, d'ores et déjà, leur différend
a eu pour effet de rayer la stabili-
sation monétaire de l'ordre du jour
dans les pays qui sont au régime de
la monnaie dirigée ou contrôlée. Cet
été, en Angleterre comme en Amé-
rique, l'opinion devenait plus for-
melle à un retour au principe de la
fixité des devises. Les stabilisateurs
gagnaient du terrain. On commen-
çait à admettre c'est d'railleurs
l'évidence' même que les oscilla-
tions des changes nuisent aux
transactions commerciales et sont
contraires aux conditions normales
d'une saine activité-
.Mais, depuis, en Angleterre, il a
été déclaré de la façon la plus nette
qu'il n'était pas question pour le
moment de revenir à l'étalon or. Et
ce ne sont pas seulement les événe-
ments d'Ethiopie qui sont cause de
ce renvoi aux calendes. Des élec-
tions généralea vont avoir lieu en
Grande-Bretagne- Il faut en atten-
dre les résultats. Que les conserva-
teurs gardent la majorité Mi que les
socialistes la reconquièrent, chaque
parti prendra ses responsabilités
propres à l'égard de la monnaie.
Voilà donc, pour un temps que
l'on ne saurait encore calculer, la
livre sterling soumise & l'incertitude.
Or chacun sait que tout dépend de
la livre, Tant que l'Angleterre ne
sera pas^prète à stabiliser, les Etats-
Unis ne Btabiliseront pas.
Le dollar, il est vrai, en est au
palier de la stabilité de fait. A son
cours de 15 de nos francs, il ne
varie plus depuis de longs mois et
le président Rooaevelt n'a pas usé du
pouvoir qu'il a de l'amener jusqu'à
12 fr. 50, c'est-à-dire de le réduire
de moitié. Mais si, la situation se
prolongeant, la livre venait à des-
cendre encore, il serait à craindre
que le dollar ne la suivît. La course
à la baisse recommencerait, bien
qu'il n'y ait pas de terme utile ni
raisonnable à une pareille rivalité.
La France est donc dans son rôle
et travaille pour tout le monde lors-
qu'elle s'efforce, dans tous les
domaines, d'apaiser les conflits. Ce
n'est pas pour rien qu'ayant rendu
sa monnaie stable elle entend la
garder intacte. Toute sa politique,
monétaire ou extérieure, est stabili-
satrice et son influence aussi.
Nous voyons même encore mieux,
par ce qui se passe en ce moment-ci,
quelle erreur c'eût été d'amputer de
nouveau notre franc au moment où
la thèse de la dévaluation ébranlait
quelques esprits.
L'exemple de nos voisins Belges
est là pour nous instruire. En sa
décidant (pour la troisième fois) à
dévaloriser, le gouvernement et le3
autorités financières de Belgique
n'avaient pas obéi seulement à des
nécessités de crise. C'est encore
moins une théorie préconçue qui
avait été appliquée. Les inconvé-
nients de l'opération n'avaient pas
été méconnus. Seulement, à
Bruxelles et à Anvers, on pensait
que la stabilisation générale étatt
prochaine, qu'elle s'accompagnerait
d'une réduction des monnaies res-
tée» ou redevenues fidèles à l'or et
que, dans ces conditions, il n'y avait
aucun mal à prendre les devants et
à mettre le belga au niveau le plus
voisin possible de la livre.
Les circonstances n'ont pas con-
6rmé cette vue. La livre sterling
n'est pas stabilisée et nui ne sait
à quel taux elle pourra l'être. Si
donc nous avions nous-mêmes pro-
cédé à la dévaluation, nous en
aurions aujourd'hui d'amers regrets.
Un se serait déjà aperçu qu'elle
n'aurait rien guéri au dedans tandis
qu'elle nous aurait laissés dans la
même perplexité au dehors.
D'ailleurs, ce n'est pas à ce qui
est fixe de « s'aligner » sur ce qui
est variable. Cela ne se conçoit
même pas, et c'est plutôt le contraire
qui est vrai. Nous avons une mon-
naie qui donne à tous une sécurité
essentielle la sécurité des contrats.
Cet avantage, continuons à faire ce
qu'il faut pour le garder et soyons
certains que, tout bas, plus d'un
paya nous l'envie.
Jâorue» BAINVILLE.
le c,9,E,yz, .I^,t9.êX^I9,S..EÎ^
M.Laval et sir Samuel Hoare
se rendront à Genève jeudi
Ainsi pourront avoir lieu, en marge des travaux du
comité de coordination des sanctions, d'importants
échanges de vues sur les formules susceptibles de
rétablir la paix en Afrique orientale
que obélisques d'Ëfypte (Film- ParamonnLi
Il se confirme que M. Pierre Laval
et ait Samuel Hoare ae rendront l'un
et l'autre Genève le 31 octobre
l'oocasion de la réunioa que doit tenir
à cette date le comité de coordination
des sanctions.
Le président du Conseil a annoncé
officiellement son voyage et une com-
munication de Londres au Quai d'Or-
say a fait part de la décisioa prise
par le secrétaire d'Etat au Foreign
Office de quitter la. capitale anglaisa
jeudi pour être vendredi matin sur les
rives du Léman. Quant à M. Eden, il
précédera de vingt-quatre heures sir
Samuel Hoare à Genève.
Le petit comité des Dix-Huit, ainai
que le grand comité, comprenant tous
les Etata membres de l'Assemblée,
auront, comme on sait, pour tache
essentielle de fixer la date à laquelle
les sanctions économiques contre lIta-
lie devront entrer en vigueur. Il y a
une dizaine de jours ils en avaient
arrêté le programme puis s'étaient
séparés, pour laisser aux Etata laté-
resaés la temps d'y adhérer et aussi
pour donner du champ aux tentatives
de conciliation de la diplomatie.
meront. d'une part, par l'embargo sur
cortalnes matière» premières dont
1 "Italie a besoin pour faire la guerre
et, d'autre part, par l'interdiction de la
plus grande partie des importations
Italiennes, ce qui aura pour effet de
paralyser presque complètement le
cammerce extérieur de la péninsule et
la privera de l'afflux correspondant des
devises étrangères.
Le gouvernement français, toujours
fldèle au pacte et définitivement arac-
cord avec le gouvernement britanni-
que sur l'interprétation de l'aflicl-e 16,
ne cherchera pas, comme le Druit en
avait couru, à obtenir un nouveau
délai pour la mtse en vtgueur des
sanctions économiques. Beaucoup
d'Etata y ayant ddjà donné leur consen-
tement, le comité de coordination
fixera probablement au 10 novembre
le déclenchement de ce nouveau méca-
nlsme de coercition.
Ce n'est point cependant on s'en
doute bien pour consacrer cette
décision aevere qui n'est plus mainte-
eant qu'une simple formalité que
M, Pierre Lavai et air 3amuel Ho&re
se trouveront vendredi à Genève. Tout
porte croire, en ettet, qu'en marge
des comité; se dérouleront. d'Impor-
sur les formules de conciliation qui
lie et l'Ktniopie.
Sur les données générales fournies
par M- Mussolini non seulement les
ministres, mais des spécialistes des
questions africaines, tant au Quai d'Or-
say qu'au Foreign Office, Continuent de
travailler. On cherche activement des
Solutions susceptibles de donner satis-
faction une partie des desiderata
italiens, tout en sauvegardant le prin-
cipe de l'intégrité éthiopienne mous
fôffide de la S, D. N.
Le terras de protectorat étant trop
absolu pour pouvoir a'aocorder avec
l'idéologie genevoise, on songe pour les
provinces du sud limitrophes de la
Somalie italienne a une formule de
bail, de mandat ou autre qui ne pré-
senterait pas les mftmes inconvénients
et dont il existe déjà, ailleurs, des pré-
cédents. Une des questions les plus
difficiles à résoudre serait le sort
d'Axoum, 1a ville sainte déjà conquÎÈe
par les Italiens, mais h l'indépendance
de laquelle les Ethiopiens tiennent
énormément à cause de son caractère
historique et religieux.
Lucien BOUKGUÈS.
(La suite d la troisième page.}
L'Abyssinie compte bel et bien
deux millions d'esclaves
Lenr sort est celui de territean nourris, logés, habillés, M&U il* mont vendus
et achetés comme du bétail, lorsqu'on ne les razzie pas dans leurs villages
une énorme eftt|[L« d!i Due* toit' imtlllée pria dtt fortin. d'Adigr**
Djibouti, 28 octobre (via T. S. FJ
s'un tut nos iNvoita
Le chemin de fer m'est interdit et
je ne dois pas franchir en wagon les
soixante -dix kilomètres qui me sépa-
La llbHlrtt» franchit* d'AddU-âblb*
rent de l'Ethiopie. La route ne va pas
bien loin une voiture me transporte
au delà des minuscules palmeraies que
L'on nomme prétentieusement des oasis.
Sur les sables désolé et les pierres
noires, je rencontre les habitant* de
de; eoinalie da&g'touT égulpç-
ment complet, avec Il.. lance et le pis-
tolet qu'ils sont obligés de déposer à
l'entrée de la ville quand Ils vont
vendre au marché de Djibouti, pour
francs, leurs petits chameaux si
maigrea.
Mais une piste prolonge la route.
Je m'y aventure et je crois bien avoir
dépassé sans te savoir la limite, d'au-
leurs imprécise, de la colonie. Ainsi
je peux vivre sur la terre éthiopienne,
non point, hélas sur la montagne
humide, fraîche et fertile* mais sur
une bande de désert.. Encore risqué-
je de voir surgir aevant moi un
homme à c&emlse blanche, le fustl en
bandoulière, qui se déclarera, sans
aucun !!ligne dirtmetif, douanier ou
militaire et me aemandera mee pa-
piers.
Mais s'il m'est imposslBle d'aller 6
la montagne, la montagne peut venir
à mot. Ce sont ne vieux J^uropéens
qui arrivent ici, après quinze ou vingt
ans de aéjour dans l'empire africain.
Quelques-uns sont mariés avec des
femmes indigènes et sont entoures
d'enfants métis. fi est aussi de vraia
autochtones, sujets du Négus, car, si
la porte m'est spécialement fermée pas
la serrure abyssine, elle est ouverte
libéralement par la serrure française
à ceux qui vlenaent de là-haut.
louis ROUBAUD,
"(La mite à îfl troisième page.)
Voir page 3
UNE NUIT DANS UN CAMP ITALIEN
AUX PORTES D'ADOUA
par Emn«m*4JACOB{t
UN EMOUVANT HOMMAGE
DE LA FLOTTE ANGLAISE
A L'ILLUSTRE MARECHAL
Quand le "Dnplelx" est passé par le traeers de Gibraltar des
salves furent échangées par les bateaux de guerre des deux pays
PUIS QUATRE CROtSEURS BRITANNIQUES
ESCORTÈRENT LE CROISEUR FRANÇAIS
A bord du crolaeur Foch, 2S octobre.
D'UN De NOIR IKTOTifl BntCUUX
Tandis qu'il s'éloignaient, dïman-
che après-midi, des cotes de France,
les croiseurs Foch et DupleUs l'un
ayant a son bord le ministre de la
Marine, l'autre portant la dépouille
mortelle du maréchal Lyautey
avalent vu venir à eux, ^bur un ultime
hommage* deux croiseurs Italiens, le
Duca et le Montecucutli.
Après que le premier, ayant à son
bord Salsa, eut salué par une
salve de dix-neuf coups de canon le
passage de l'illustre défunt, les deux
navires italiens dénièrent, pavillons
tombée de la nuit, ils sui-
virent les
Hier, ceux-ci devaient voir venir
vers eux un nouvel hommage cetul
de la flotte anglaise. Ils longeaient
depuis le lever du jour la côte d'Espa-
gne, à une distance d'environ 6 milles,
et la mer s'était apaisée.
Selon les ordres donnés par l'Amf'
rauté britannique, lorsque le Ditpleix
s'approcha de Gibraltar, à 80 milles
environ à l'est de la citadelle, il ren-
contra, pour lui rendre les hon-
neurs, la seconde encadre de croiseurs
et 1a sixième flottille de destroyers
britanniques, comprenant huit unités
de la classe F. Après que les pleins
honneurs turent rendue au navire
battant le pavillon du feu maréchal,
l'escadre et la flottille escortèrent le
convoi français jusqu'à 17 heures.
A ce moment, le dernier coup de
canon fut tiré en' guise d'hommage
l'illustre Français.
Quant aux navires britanniques sta-
tionnés dans je port de Gibraltar, il$
saluèrent d'une salve d'artillerie la
glorieuse dépouille lorsque le Duplete
passait au large du port.
Yves DÀUTUN
L'EMOUVANT DÉFILE
DES QUINZE NAYIRKS
ANGLAIS ET FRANÇAIS
A bord du Maréchal- b&autey
(par raato,)
D'uN La
Arrivé à Tanger par un matin d'une
éblouissante blancheur, notre iraceau,
après une courte escale, a rebrousaé
chemin pour se porter au-devant du
croiseur qui reconauit la glorieuse
dépouille du maréchal Lyautey vers
ce Maroc qu'il a, vivant, sculpté son
Image. Nous avançons lentement sur
cette grande plaine bleue, miroitante
sous le soleil d'argent qui perce de
longues nuées blanches traînant sur un
ciel soudain plut. A notre droite, sous
une moire de mousseline, a' estompent
les murailles du Rif aux crêtes déchi-
quetées, tandis qu'à notre gauche la
cOte d'Espagne, rousse et pelée, mat
un cerne plus sombre. Nous montons
tous sur la passerelle interroger cet
horizon laiteux où nous attendons
qu'apparaisse la division navale qui
escorte le Dupteixf porteur des cen-
dres. Ne savons-noua pas que, vers
15 heures, au large de Gibraltar, cfcs
bâtiments de la Home Fleet doivent
aller à sa rencontre. Attente où la
méditation mêle aux-pensées les plus
actuelles des souvenirs que L'heure qui
vient abolira.
L'impressionnant défilé que celui
qui va se dégager de là nuée Du mince
Ourlet blanchâtre qui sépare la mer
OU ciel. des points à peine visibles
enflent, des formes se dessinent, et
voici. qu'en ligne de file quatre torpil-
leurs espagnols s'avancent, prennent la
tête en direction de Tanger, A l'hor
zon le grand écran de brume s'est
refermé, tandis que sur la pyramide
bétonnée de Gibraltar le soleil met une
lueur comme sur un casque. Rien que
la mer et le silence. Et puis, soudain,
les voilà, A l'avant de notre bateau,
pressées les unes contre les autres dans
leurs capotes bleues et brunes, des
centaines de Jeunes recrues qui arri-
vent de France attendent celui qui
pour toujours restera le de ce
Matoc au, elles vont servir. Sur le pont,
les anciens, les amis, les coUaftorateurs
de Jadis semblent saisis par la gran-
deur d'un tel Instant auquel l'endroit,
la beauté du décor ajoutent leur pathé-
tique et leur mystère, Mais comment,
nancée ta sublime parade ? Entre les
deux rangs sombres des torpilleurs
anglais qui les précédent A quelques
enc4blures, voici les fines silhouettes
gris clair du P'ooh, puis du Dupteto
portant le drapeau du marécnat, sui-
vis da deux contre-torpilleurs, le Vau-
tour et le Verdun. Quatre croiaeura de
la Home FIAIT Qrian, Achliles, Nep~
tune, LMan&er, fernaenE la marene,
leurs équipages rangea a la nom».
Minute d'émotion indicible que, sur-
plombe un prodigieux troua
n'entendons même pas la salve de
coups de canon qu'en passant, devant
le port de Gibraltar le Dupteix a tirée.
Nous ne verrons que l'éclair des écta-
tements, les panaches de rumée qui
rejoignent les nuées du ciel. Nous n'En.
tendrons pas davantage les batteriea
qui répondent de terre et dea grands
croiseurs le HqqK le Benown, dont la
présence au fond de la rade ne nous
sera décelée que par la lueur des coups
de départ.
Mais déjà les quinze navires s'éloi-
gnent. Ils passent, ils sont paaaéa dans
un ordre puisaant, certain, tranquille,
dont nous sentons toua qu'it dégage
la suprême pensée qu'un Lyautey laisse
ft ses successeurs dans le temps même
où ilm lui font un cortège de ifigenae,
Henri MASSIS
UN RADIOTELEGRAMME
DU GOUVERNEUR
DE GIBRALTAR
Gtbraltar, 28 octobre (dbp. Bavas.)
Le général H&ringtûa, gouverneur de
Au minïgtre de la Marine et aux
membrea de la. famille du maréchal
Lyautey
Gibraltar aalue la dépouille mortelle
d'un des plua grands fils de la terre
française. Tous les habitants de Gi-
braltar et les membres de tous lem aer-
vfc&3 de Sa Majesté rendent un der-
nier hommage k ï* mémoire de Lyau-
tey, grand soldat et grand administra-
teur colonial.
En attendant l'arrivée du maréchal,
le Maroc, vibrant et «cueilli, vit
une Teillée de gloire.
(On trouvera la. page C la dépêche
de notre correspondant particulier A
Ratât.)
L'ARRIVEE A PARIS
DU NOUVEL AMBASSADEUR
DE BELGIQUE
Le nouvel ambassadeur de Bedgique
à Paris et la comtesse de Kerchove
de Bent&rgtaem sont arrivés hier à
Parla par le rapida de 18 h. 30, venant
de Bruxelles.
Ils ont été salués str le quai de la
gare 4u Nord, à leur descente de train,
par M. Becq de Fouquièr», directeur
du protocole, représentant te gouver-
nement français, et par lea membres
et le perso nnôl da r&mbasaade de Bel-
glque, ayant à leur tête MM. Herry,
fille, et Hallot, premier secrétaire. On
notait également M. luttera, directeur
des affaires étrangères à Bruxelles
Toute* les personnalités belges pré-
sentes étaient vêtues de noir, en si-
gae de deuil national, L'amoassadrice,
dont Iea vêtements de deuil apparais-
saient BOUM Je manteau de petit-gris,
reçut des mains de M. de Fouquièrea
un mag'niflque bouquet d'orchidées,
puie le comte et la çomtca^e de Ker-
choye montèrent dans une voiture de
qui prit aueslt&t la dl-
action de l^ôtel Clarldge, où il* ré-
alâwuit îwrtflotriîment.
Les derniers décrets-lois
seront arrêtés
définitivement
en conseil des ministres
mercredi matin
CE MATIN. CONSEIL DE CABINET
Ainsi que noua l'avons annoncé pré-
cédemment les membres du gouvérne-
ment se réuniront ca matin en tonseli
de cabinet, au Quai d'Ursay, sous la
présidence de M. Pierre Lavai, pour
mettre au point le dernier train de
décrets-lois.
Mats, étant donné le nombre de ces
décrets il y en aurait quatre cents
à examiner le conseil de cabinet
sera sans doute repris, en fin d'après-
midi, après l'audition du président du
Conseil à la commission des Affaires
étrangères du Sénat, pour se prolonger
peut-être fort tard dans la soirée.
Les textes définitivement arrêtés par
le pressent du Conaeil et ses collègues
seront alors soumis demain mercredi
l'agrément du Président de la Répu-
blique, au cours d'un conseil des minis-
tre" qui se tiendra à 10 heures, à
l'Elysée, et que M. Lebrun prisidera.
Poursuivant l'élaboration des derniè-
res dispositions envisagées, M. Pierre
Lava] a reçu, hier matin, MM. Cathala,
ministre de. l'Agriculture, et Maupoil,
coaféré avec M- Marcel Régnier, qui
était assisté de M. Tannery, gouver-
neur de ta Banque de France, et des
principaux directeurs du ministère des
Finances.
Puis, reprenani le cours de ses con-
sultations, dès le début de l'après-midi
le président du Conseil %'est entretenu'
successivement avec MM. Mandel,
Mario Rouataa, William Bertrand, Lau-
rent Eynac et C*tb*la le général De-
routière présentés par M. Le Trocquer,
sénateur des Côtes-du-Nord les repré-
sentants de la meunerie, conduits par
M. Audrand, député du Puy-de-Dôme,
assisté des représentants de l'Artisa-
nat, et les membres du comité des
gronda x4b«elux.
L'accident d'auto de Clermont-de-l'Oise
LES SIX VICTIMES CARBONISÉES ÉTAIENT DE VERSAILLES
Cinq appartenaient à ta même famille
On place dnnii des cercueil» de sapin l«s restas c&ieioéi des victimes
Nous avons brièvement relaté hier
l'accident d!autc*nobi3e> survenu dane
la nutt da dimanche à lundi, entre
Clerjûtrat-de-l'Olse et Rantigny et qui a
coûté la vie à six personnes, qui
périrent carbonises à l'intérieur dU
véhicule.
Les témoins avaient relevé le numéro
de la voiture 5629-TA-fi. Et c'est
îrâca à ce numéro dépendant du
centre de Versailles que l'on a. pu
connaître à la fois le nombre et l'iden-
tité des victimes.
Prévenue au matin, la gendarmerie
de Versailles commença son enquête.
Les renseignements établirent que
les malheureuses victimes étaient au
nombre de six et appartenaient à une
vieille famille veraaillaiae exerçant un
commerce de meubles. 3, rue des
Dimanche matin, la commerçante,
Mme veuve Mathiltte Louviot, qui,
malgré ses soixante-huit ans, dirige la
maison, avait pris place dans sa vot-
ture. A ses côtés se trouvaient sa fille
Marcelle, vingt-neuf ans, charmante
et robuste jeune fille, qui, a maintes
reprises, donna son sang pour sauver
des malades; M. et Mme Noizeux,
so béante-cinq et soixante- trots ans,
frère et beîle-sceur de la marchande
de meublés, domiciliés 2 bis, rue
Edouard -Lefebvre le jaune Bernard
̃Louvint. neuf an£, dont les parent^
demeurent rue de la Chancellerie, et
enfin le fiancé de Mlle Louviot, M. Ro-
bort Ch&lze, trente-huit ami, vendeur
dana un grand, magisiii cr Bpe Kiay.
Tous se rendaient, à Amteûs chez
M. Simon, parent de la fainltte. auquel
IL Chaire, dont le mariage était fixé
au 16 novembre prochain, devait être
présenté-
A l'aller commp au retour, M. Càaize
tenait le volant Après avoir dîné à
Amiens, les six voyageurs quittèrent
cette ville vers 22 heures pour rage.
gner Versatiles. Moins de deux heures
plus tard, entre et
Rantigny, elle heurtait un arbre, par
suite d'un dérapage, et se renversait
sur le côté. Cette chute provoqua
sans doute l'éclatement du réservoir
d'essence, -qui prit fev, et le véhicule
tut transformé ea braster.
En apercevant des flamme» sur
la. route, a raconta un témoin, la dot-
teur Baladent, d'Amiens, j'arrêtai ma
voiture et courus vers l'automobile qui
flambait. Il en sortait d'horribles cris
de douleur, de. appels déchirante; mais
je ne pus approcher, tant les flamme
étaient vives. Bientôt les crie ceasà-
rantr tandis que la broAltr brûlait ton-
jours.
Trois heurea aprèa, Jes cadavres
continuaient à Me calciner dans les
flammes, répandant alentour une
En haut, Mme et Mlle bau,
odeur de* chair brûjée très
tique. Sur les lieux étaient accourut
MM. Cbampler, procureur de 3a îlÉpu-1
blique Tucoulon, capitaine, ae gendar-
merle de Clennont Gaudelet, mair*
de Rantlgny. Lez gendarmes de Lien-
court veillèrent toute la nuit.
C'est au début de la matinée d'hier
que l'on put dégager des débris de la
voiture les restes méconnaissables des
victimes. Ils furent déposés dans des
cercueils fabriqués en hâte, durant la
nuit, par le menuisier de Rantijçny,
que ron ava.it réveillé dès la nouvelle
de l'accident. M. Louviot qui perd
dans cette catastrophe sa mère. sa
soeur et son fils, alast que son oncle
et sa tante, s'est rendu sur tes lieux.
AUX ASSISES DE LA SEINE
Au procès Bonny Volberg
peu d'auditeurs
mais beaucoup de bruit
LE LITHUANIEN N'A PAS CESSÉ
DE CRIER ET GESTICULER
PENDANT L'AUDIENCE D'HIER
Voliwg
{.Voir d ia deuxième page.l
AVANT LA RESTAURATION ROYALISTE
En flânant
dans un village
de Grèce
où vécut Constantin
Athènes, 28 octobre (na Ëastern)
Le NOTSB SNTOTi ETÉCIAL
< L'immense majorité du peupla
greC eat monarchiste t-, déclarent
aujourd'hui les royalistes et les
ministres- I*s bien
entendu, soutiennent l'affirmation
contraire de façon non moins catégo-
rique. L'oiMervjrtetir impartial, et
patient et prudeat, laissera aux évé-
nements le soin de départager ces
rivaux.
En* attendant, J'ai passe hier mi
journée danm un étrange et antique vu-
legs planté à 40 kilomètres 4'AlhéneS
au milieu d'une plaine aux couleurs
violentes.
Des maisonnettes toutes basaas, des
cabanes plutôt que des maisonnettes,
bordent Les ruelles défoncées et pons-
changé depuis Aristophane s'il a cepen-
Acharnes, quand Aristophane, décrivant
les Ach^rnèens, mettait en scène ses
paysans et ses charbonniers arriéras
déjà et de mœurs rudes.
Aujourd'hui Acharnes est devenu
MÊnidi, La vie y eat restée nue. sim-
ple et pauvre. Des bourricots maigres
et tristes y errent en uberté en compa*
gnle des poulets effarés et menu!
Devant chaque porte, aime femmes, la
tête recouverte d'une mandiiia de cou-
leur fanée, gisent comme effondrées,
contemplatives, muettea, tanate que la
marmaille se bat dans la poussière.
Uana chaque courette de chaque mai-
son, une marmite où cuit la soupe
familiale s'enveloppe d'une fumée qui
sent l'huilé forte et le piment.
Mais pourquoi suls-je venu A
Menidi ? Pourquoi suia*Je allé Tiantr
dans une bourgade perdue nous Je
mont Famés quand le régent à Athè-
nes prononçait un nouveau discours 7
J'avais mea raisons. Je tenais à pré-
céder les cttasaevra de filma d'actua-
lités parlantes si J'OU m'«Kprttaer
ainsi qm ne vont pas manquer
d'aller faire un pèlerinage à Monidt,
petit vtllage mais foyer ardent d'un
royatlsme comme il ne s'en est jamais
manifesté de plus tenace ni da plus
aftsoIU.
Maurice PRA5
A LA VTE PRODIGIEUSE
w ̃ ETDRAMAT1QUE
DE HONORA ET ICONCINO COSQNI
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