Titre : L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial
Éditeur : [s.n.] (Rennes)
Date d'édition : 1939-01-23
Contributeur : Desgrées du Lou, Emmanuel (1867-1933). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32830550k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 135307 Nombre total de vues : 135307
Description : 23 janvier 1939 23 janvier 1939
Description : 1939/01/23 (Numéro 15414). 1939/01/23 (Numéro 15414).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG14 Collection numérique : BIPFPIG14
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
Description : Collection numérique : BIPFPIG35 Collection numérique : BIPFPIG35
Description : Collection numérique : Fonds régional : Bretagne Collection numérique : Fonds régional : Bretagne
Description : Collection numérique : Yroise, bibliothèque... Collection numérique : Yroise, bibliothèque numérique de Brest
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k661509w
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
LXttnEST-ECLAIR 2S Janvier UM ~Z
•̃ 5=
LES INONDATIONS
La route de Redon i Il-
est coupée
8wa, le 22 janvier (de notre eor-
Apre» les pluies de ces dernier»
jour», la poussée des eaux, qui était
escomptée, s'est produite dès hier ma-
tin. où la Vilaine atteignait 5,60 et
J'Oust 5.78. Et on annonçait une
baume de 0 35 à Gulpry. Il est vrai-
semblable qu'aujourd'hui, avec toute
l'eau que nous avons à recevoir, tant
de Bennes, où tous les barrages sont
déclancnés, que de Josselln et Males-
trait, les cotes de 5.70 en Vilaine et
de 5.M du côté de l'Oust seront attein-
tes. La route de Redon à Rennes est
coupée à Garât, mais l'eau n'atteint
guère que 15 à 20 centimètres. La
chaussée d'Aucfer est également sub-
mergée dans les mêmes proportions.
La situation à Vitré
Tint 22 janvier (de notre carrer-
pondant). La rue Pasteur a connu
en plus d'une nuit pleine d'angoisse
tes méfatta des eaux décharnées. Sa-
medi dans la soirée, lea habitants des
immeubles portant les numéros 3. 4
jusqu'à 28. dont les cours ou jardins
bardent la Vilaine, virent avec une
crainte bien compréhensible, que le
niveau de l'eau croissait sans cesse
depuis quelques heures. Vers 22 heu-
res l'eau envahissait tes jardins et les
cours.
Craignant le pire, qui. du reste, de-
vait survenir plus tard, les proprié-
taires menacés demandèrent & M. Au-
bert, minotier, même rue, s'il était pos-
sible de lever davantage aes vannea,
afln de permettre l'évacuation plus
rapide des eaux. M. Aubert déclara
que le nécessaires avait été fait, tant
pour les vannes de mopital que pour
celles de la rue Paateur, depuis 14
heures, sauf pour une en réparation.
A deux heures du matin, un afflux
d'eau considérable augmenta le ni-
veau de plusieurs centimètres, et
c'est alors que les eaux qui emplis-
saient déjà les caves dévalèrent à tra-
vers les rez-de-chaussée de la plupart
des maisons et couvrirent en partie
la rue Pasteur.
L gendarmerie prévenue vint sur
les lieux et l'adjudant Bacherot vé-
rifts la montée des vannes qui était
normale M. Lbommeau. ingénieur
des Ponts et Chaussées, fut mis au
courant de la situation.
A cinq heures, un groupe de pom-
piers, sous la conduite du capitaine
Besnard, procédèrent au moyen d'une
v8ture. au passage des piétons oui
voulaient joindre le centre de la ville.
Ils défrayèrent ensuite les vannes en-
combrées d'obJet4 hétéroclites, tels
..«lue bassines, linge, planches, billes de
bois, etc.
A 8 heures, les eaux ayant commen-
cé à baisser depuis un bon moment,
libérèrent la rue et les maisons de
Mme David de la boulangerie Ma-
nivel; épicerie Badoual, qui. toutes,
ont subies d'importants dégàts.
Ce n'est que vers onze heures, alora
que les eaux avaient déjà baissé de
plusieurs centimètres, ou 'une vanne
défectueuse put être relevée.
M. Lhommetu, ingénieur des Ponts
et Chaussées, nous a donné les cotes
d'hier, en rapport avec celles des plus
fortes inondations.
En janvier 1936. la cote au Heu dit
le Bas-Pont, en Vitré, était de
3 m. 10, hier matin elle était de
2 m. 12.
D'autre part, le moulin de Pont-
Rtou. en Saint-Didier est également
envahi par les eaux.
CALVADOS
L'envahissement
de la vallée de l'Orne
ÇètM, 22 janvier (de notre rédac-
tion)
De la pluie encore de la pluie, et
partant un maintien de l'Orne et t'e
ses affluents au niveau anormal qu'ils
ont atteint depuis quelques jours. La
crue a même progressé dans les der-
nières 24 neures. c'est ainsi qu'à Lou-
vigny, par exemple, certaines rues de-
meurées encore pratiquables aux pié-
tons ne le sont plus maintenant qu'à
l'aide de nacs
Toutefois, cet eavahasement de la
vallée de l'Orne par les eaux semble
devoir disparaitre prochainement où
en tout cas diminuer dans de notables
proportions On signale, er effet, de
Thury-Harcourt. ou la côte était hier
matin de 3 mètres 40. une baisse in-
cessante du débL de la rivière Jt
plein de éi crue pouvait se situer di-
manche soir. vers 23 heures et les pre-
miers effets de la diminution des eaux
devaient peu après s'enregistrer.
A REDON
Dans le quartier de la Digne, ne circule pins qu'en bateau on sur des
aasaereUes de fortwa.
Dans la Moyenne, ce restaurant sur la Jouanne a dû être évacué.
ORNE
La Sartkc a envahi
certaines rues d'Alnçon
Alzbço», 22 janvier (de notre rédac-
tion). Par suite des pluies prolon-
gées qui se sont abattues sur la ré-
gion d'Alençon, au cours de ces der-
niers jours, la crue de la Sarthe s'est
sensiblement accentuée durant la nuit
de samedi à dimanche. La plupart des
lavoirs de la ville sont submergés.
L'école de natation ne forme plus
qu'un vaste lac. Le chemin de la Fuye
est complètement recouvert d'eau.
Dans le faubourg de CourteiUe, la
rue de l'Eglise est complètement sub-
mergée, sur une longueur de 60 mè-
tres environ.
20 à 30 centimètres Des passerelles
étant devenues nécessaires pour per-
mettre aux habitants de circuler, nos
pompiers intervinrent avec beaucoup
de dévouement, pour effectuer ce tra-
vail
Bien entendu de nombreuses caves
sont inondées. Malheureusement, la
pluie a continué de tomber dimanche
après-midi, ce qui ne permet pas d'es-
pérer une baisse du niveau de l'eau.
MAYENNE
La crues provoquent
d'importants dégâts
LAVAL, le 22 janvier (de notre rédac.
tion)
Ainsi que nous le disions hier, la
Mayenne a débordé sur tout son par-
cours et si la pluie continuait on au-
rait à déplorer de très sérieux dégâts.
A Lavai, dans les rues bordant la
rivière, la plupart des caves sont
inondées, l'eau s'infiltrant par les bou-
ches d'égoùt.
Les affluents de droite de la
Mayenne, la Varenne, le Colmont,
l'Ernée, le Vico!n, depuis les étangs
de la région de Port-Brillet et les
boL de Mésidon ont également dé-
bordé, ainsi que les cours d'eau de la
rive gauche, surtout la Jouanne et
l'Ouette. Le ruisseau venant de l'étang
de Barbé a aussi débordé dans les
jardins de la Coconnière et de la
Foumière avant de se jeter dans la
Mayenne, derrière la propriété de M.
Beck, maire de Laval.
Les maisons qui sont le plus mena-
cées sont celles du Bois-Gamast.
Les coquets établissements de Saint-
Pierre-le -Pottier ont eu leurs tonnel-
les abîmées par les eaux.
AU ROCHER D'ARGENTRt
La Jouanne nous le disons plus
haut a également débordé sur tout
son parcours, et pour la seconde fois
depuis huit jours, on a dû évacuer le
restaurant Berson, au Rocher d'Ar-
gentré. Dimanche matin, il y avait
encore 50 centimètres d'eau dans la
maison.
Le Moulin de la Place, situé un
peu plus loin sur la route de Laval au
Mans, est également envahi.
Jusqu'à ce jwr, on n'a pas, heureu-
sement, d'accident grave à déplorer,
tout au moins dans notre région
mais il est grand temps que la pluie
cesse, les pertes subies par les particu-
liers étant déjà très importantes.
L>es rues de La Roche-sur- Yon inondées
CHATEAu-Gownni. 22 janvier (de no-
tre correspondant). Par suite des
pluies continuelles. la Mayenne a
grossi dans des proportions inquiétan-
tes.
Au cours de la nuit de samedi à di-
manche, la rivière a monté de 50 cen-
timètres. Depuis les prairies St-Fiacre
Jusqu'au Moulin de Pendu, ce n'est
plus qu'une immense nappe d'eau.
A Mirvault. l'eau a envahi le rez-de-
chaussée du moulin et le chemin de
halage est couvert en différents en-
dro'ts.
L'impasse de la rue de la Harelle
est immergée et l'on a dû établir des
passerelles. Sur le quai de l'hôpital.
l'eau envahit la chaussée devant l'éta-
blissement des bains-douches.
Comme l'on pense, la navigation est
interrompue et plusieurs chalands sont
au repos sur nos quais.
DEUX-SÈVRES
La crue de la Sèvre a atteint
son maximum
Niort, le 22 janvier (de notre rédac-
tion)
Ainsi que le laissaient supposer les
prévisions, la crue de la Sèvre a atteint
son maximum entre 14 et 16 heures.
hier. Les eaux s'étaient considérable-
ment grossies au cours de la nuit, si
bien qu'au matin l'échelle des vieux
ponts accusait la cote de 2 m. 65. Des
agents de ville étaient dépêchés chez
tous les riverains, les invitant à pren-
dre toutes précautions utiles. Les jar-
dins du quai de Belle-Ile, situés entre
la Sèvre et le canal, étaient immer-
gés.
Le boulevard Main était coupé à
hauteur de la Belle-Etoile, et le bas
de la rue de Genève était recouvert de
près de 30 centimètres d'eau.
Ce fut à 14 heures que la crue attei-
gnit son maximum. Le quai de la Re-
gratterie recouvert depuis le matin se
confondait avec la rivière et les Nior-
tais venus en foule en cette après-midi
dominicale suivaient anxieux le cours
tumultueux des flots boueux.
A l'extrémité du vieux pont. à
l'entrée de la rue Beaugier, les habi-
tants étaient prisonniers chez eux.
MAINE-ET-LOIRE
chemins coupés
Akers, 22 janvier (de notre rédao-
tion). L'eau monte en Loire, en
Maine, dans le Loir. la Sarthe, la Ma-
yenne. l'Oudon et d'autres rivières en-
core Les prairies sont Inondées. Cà
et là des maisons sont déjà cernées
et la pluie tombe toujours. Les Ponts
et Chaussées surveillent de près les le-
vées de Saint-Georges et de Mont-
jean dans la vallée de la Loire.
Aux chemins déjà coupés par les
flots à Brains et à Savennières s'en
ajoutent d'autres, notamment celui
qui conduit à l'Ecole d'Agriculture de
Pouillé. Nos quais à Angers sont en-
vahis. Les flots boueux s'infiltrent
rue du Cornet. On doit doubler les
amarres des gabares et des bateaux-
lavoirs. La Maine cotait 5 m. 20 hier
soir La crue de la rivière parait de-
voir atteindre la cote 5 m. 90 au pont
de Verdun mercredi 25 janvier.
LOIRE-INFÉRIEURE
Les riverains du Don
évacuent leurs maisons
GutMXNK-PEUFAo, 22 janvier (de notre
correspondant). La pluie persistante
commence à inquiéter notre popula-
tion. La rivière du Don qui traverse
notre commune est en partie débor-
dée dans la partie Ouest et les marais
sont couverts.
La route nationale n° 775 commence
à être envahie entre le Pont de la Ron-
delle et les maisons de la Rochelle, en
Avessac.
Les habitants des villages de Bal-
leron, la Tremilais et le Port-Jassu
sont menacés. Certains commencent à
évacuer leurs maisons et à sortir les
animaux des écuries devant la montée
des eaux qui s'accentue et devient
menaçante.
I/Aulne est aortie de* son lit à l'Eclase de ChâteauUa.
AUJOURD'HUI
A L'AÉBOPOBT
10 à 10 h. Aéroport Joseph-Le BrU,
Baptême* de
t'air et voyages atritna.
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Carrefour.
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14 h. 45 et 30 h. 45. Sélect Les
Hommes avis Soleil et Faut-il les ma-
rier ?
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mona.
CONFÉRENCES
li h. 4S. Ecole St-Vtncent Confé-
renee de Mme Dussane e L'Amérique
dont le viens ».
FIXES ET RÉUNIONS
90 h. 30. Jlataon du Peuple Réu-
niom du Syndicat des Locataire*.
HALL DE e L'OUEST-ECLAIR »
16 heures. Information*. Exposition
dta plus récentes photographies de l'ac-
tualifé mondiale.
OFFICE DES VOYAGES
DE u L'OUEST-ECLAIR n
L'Office des Voyages de i'Ouest-Eclalr
vous dtltvrera, sana aucun supplément
de prix, les billets de chemins de 1er
pour l'ensemble des reseaux français,
simples, billets aller et retour, quel Que
soit le tarif désiré, billets normaux, bil-
lets avec réduction de famille ou de
mutilé, Quart de place militaire pour
MM. les Officiers, demi-tarif sur cartes
d'abonnement et billets de famille, bil-
let* de groupe, etc.
Les conventions collectives
du travail
Chez les travailleara des pétroles
et produits chimiques
de la viue de Rennes
On nous communique du Ministère
du Travail
Article 1«\ Les dispositions de la
convention collective de travail inter-
venue le 7 octobre 1936 (barème des
salaires, sentence surarbitrale du 2 dé-
cembre 1937) entre la Chambre Syn-
dicale de l'Industrie du Pétrole, d'une
part, et le Syndicat des Travailleurs
des Pétroles et Produits Chimiques de
la Ville de Rennes l'Union Départe-
mentale des Syndicats Confédérés
d'Ille-et-VHaine, d'autre part et ré-
glant les rapports entre employeurs
et ouvriers des dépôts de pétrole de la
ville de Rennes ». sont rendues obliga-
toires pour tous les employeurs et em-
ployés des professions et régions com-
prises dans le champ d'application de
cette convention, à l'exclusion des
articles 4 à 18 inclus, du paragraphe 2
de l'article 19. de l'alinéa 4 de l'article
20, de l'alinéa 1 de l'article 22 et de
l'alinéa 2 de l'article 30.
Art. 2. L'extension de la conven-
tion collective de travail est faite à
dater de l'entrée en vigueur du pré-
sent arrêté pour la durée restant à
courir et aux conditions prévues par
la dite convention.
Une arrestation mouvementée
Au Moaent oi il allait s'enfuir,
m odeur est rejoint
par se propre victime
qui k conduit au commissariat
de police
Vers 11 h. 45 hier matin, M. Bréblon,
37 aun, chauffeur à la Compagnie des
T.E.R-, et domicilié. 5, rue Vasselot,
s'aperçut, en quittant avec son car la
terminus de la Tour d'Auvergne, que
son manteau de cuir, poeé près tu
siège avant, avait disparu. Dewit
conduire son véhicule Cesson. M.
Brébion ne put faire de recherches.
Or, au moment où. quelques instants
plus tard, le chauffeur s'apprêtait à
quitter le terminus de Cesson pour
effectuer le trajet inverse, il eut la
surprise de remarquer qu'un individu
avait ouvert la caisse des billets où est
également rangée la monnaie.
M. Brébion interpella le trop curieux
voyageur. Celui-ci justifia son geste en
déclarant qu'il désirait seulement exa-
miner la forme des nouveaux billets 1
Explication plutôt bizarre et qui ne
satisfit point le conducteur du car. Le
trop curieux voyageur fut invité à re-
tourner ses poches. Il put ainsi proa-
ver qu'il n'avait rien dérobé. L'autobus
repartit en direction de la Tour d'Au-
vergne. emmenant le singulier client..
L'homme descendit place de la Mai-
rie et tout se fût passé sans autre
incident si M. Brébion ne s'était a:ors
aperçu que le voyageur s'éloignait avec
son propre manteau de cuir La
chauffeur mit le car en marche et eue
la chance de rejoindre son voleur à>
hauteur du commissariat centraL
Celui-ci prétendit que le manteau lui
appartenait, mais il dut venir donner
de plus amples explications au poste
de police et enfin avouer son v>*K.
commis au départ de la Tour dVUrref-
gne.
Il s'agit d'un nommé Jean Graslan?,
40 ans. se disant charretier chez M.
Joubault cultivateur à la Roche, en
Pacé. Il a été gardé à la disposition du.
commissaire de police et sera défét6
ce matin au Parquet.
Route de Saint-Malo,
un piéton est renverse
par une automobile
Hier soir, vers 18 heures, s'est pro.4
duit. route de Saint-Malo. près de la
Robiquette, à hauteur du chemin da
Villejean, un grave accident de la cir-
culation. Une conduite intérieure, qui
roulait en direction de Rennes, a ren-
versé un piéton, M. Emile Glémée, do-
micilié à Saint-Grégoire, au moment
où celui-ci traversait la chaussée. Par
suite de l'arrivée, en sens inverse^
d'une automobile, le chauffeur de la
première voiture, ébloui par les phares,
n'a pu éviter le choc, qui eut lieu s
peu près au milieu de la route natio-
na:e. Relevé aussitôt, le blessé fut ra-
pidement transporté à l'Hôtel-Dieu da
Rennes. n a subi une très forte com-
motion et une blessure à la tête. Ea
raison d'une trépanation antérieure.
on n'a pu hier soir se prononcer sur
l'état de M. Glémée. Nous formons des
vœux pour son complet rétablissement.
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'UNION DES ARTISANS
Aux côtés de M. Gablllard, président de l'Union, on reconnaît MM. Choptin,
Berceliot, Baudy et Chesneau, membres du C. A.
L'Union des Artisans d'Ille-et-Vilaine
a tenu hier matin à 10 heures, à
l'Hôtel Consulaire. son assemblée gé-
nérale sous la présidence de M. Ga-
billard, qui était assisté de MM. Ber-
celiot, vice-président; Baudy, secré-
taire André Badault, trésorier; Ches-
neau, secrétaire-adjoint: Choplin, se-
crétaire administratif. MI Perrier, avo-
cat-conseil prit également place au bu-
reau.
Parmi les nombreux assistants nous
avons noté la présence de MM. Ba-
rentin. prés'dent de la Chambre des
Métiers dille-et-Vilaine; Blin et Po-
ras, de Fougères; Nollet, de Redon;
Croyal, secrétaire du Syndicat des Cor-
donniers Pinsault, représentant les
maréchaux-ferrants, etc., etc. De
nombreux artisans des villes voisines
s'étalent fait excuser.
Après une brève allocution du prési-
dent, M. Baudy donna lecture du rap-
port moral. La Confédération de l'Ar-
tisanat Familial à laquelle appartient
l'Union d'Ille-et-Vilaine groupe actuel-
lement 45.000 adhérents. Cet orga-
nisme a pour but la défense des droits
des membres, l'amélioration de la lé-
gislation sur l'artisanat. L'Union
d'Ille et-Vilalne comporte 2.157 adhé-
rentes. Au cours du dernier exercice,
elle a organisé une série de conféren-
ces de propagande, de réunions diver-
ses et de travaux auxquels ont parti-
cip étrès activement plusieurs syndi-
I cats et sections. M. Baudy rappelle
le grand succès de l'exposition arti-
sanale de la Foire-Exposition en 1938,
celle de l'Abri du Soldat, etc. Un des
exposants de Rennes. M. Paul Pares,
de la section de Fougères fut primé àl
l'Exposition internationale de Berlinr
etc.
M. Gabillard invite les membres à
voter une augmentation de la cotisa-
tion qui passe de 20 fr. à 25 francs. La
principe d'une contribution volontaire
est également adopté à l'unanimité.
M. Choplin, secrétaire administratif,
succède à M. Haffray, qui a dû rési-
gner ses fonctions pour raisons de
santé. M. Choplin donne lecture d'un
excellent rapport sur les questions fis-
cales patente, bénéfice industriels et
commerciaux, diverses taxes et im-
pôts. Il cite certains cas d'exonéra-
tion possible et les formes des de-
mandes de leur application. Il rappel-
le que la permanence de l'Union est
assurée tous les jours au siège, 3, rue
d'Argentré, de 10 heures à 12 heures
et de 15 heures à 17 heures et que
les membres trouveront toujours le
meilleur accueil auprès du C. A.
La parole est ensuite donnée à 114'
Perrier, avocat-conseil de l'Union, qui
d'une manière précise et extrêmement
claire, commente un article de « l'Ar-
tisan de l'Ouest de janvier 1939 sur
la taxe à la production, et donne à
son auditoire une série de renseigne-
ments pratiques fort intéressants.
Is séance est ensuite levée à midi
•̃ 5=
LES INONDATIONS
La route de Redon i Il-
est coupée
8wa, le 22 janvier (de notre eor-
Apre» les pluies de ces dernier»
jour», la poussée des eaux, qui était
escomptée, s'est produite dès hier ma-
tin. où la Vilaine atteignait 5,60 et
J'Oust 5.78. Et on annonçait une
baume de 0 35 à Gulpry. Il est vrai-
semblable qu'aujourd'hui, avec toute
l'eau que nous avons à recevoir, tant
de Bennes, où tous les barrages sont
déclancnés, que de Josselln et Males-
trait, les cotes de 5.70 en Vilaine et
de 5.M du côté de l'Oust seront attein-
tes. La route de Redon à Rennes est
coupée à Garât, mais l'eau n'atteint
guère que 15 à 20 centimètres. La
chaussée d'Aucfer est également sub-
mergée dans les mêmes proportions.
La situation à Vitré
Tint 22 janvier (de notre carrer-
pondant). La rue Pasteur a connu
en plus d'une nuit pleine d'angoisse
tes méfatta des eaux décharnées. Sa-
medi dans la soirée, lea habitants des
immeubles portant les numéros 3. 4
jusqu'à 28. dont les cours ou jardins
bardent la Vilaine, virent avec une
crainte bien compréhensible, que le
niveau de l'eau croissait sans cesse
depuis quelques heures. Vers 22 heu-
res l'eau envahissait tes jardins et les
cours.
Craignant le pire, qui. du reste, de-
vait survenir plus tard, les proprié-
taires menacés demandèrent & M. Au-
bert, minotier, même rue, s'il était pos-
sible de lever davantage aes vannea,
afln de permettre l'évacuation plus
rapide des eaux. M. Aubert déclara
que le nécessaires avait été fait, tant
pour les vannes de mopital que pour
celles de la rue Paateur, depuis 14
heures, sauf pour une en réparation.
A deux heures du matin, un afflux
d'eau considérable augmenta le ni-
veau de plusieurs centimètres, et
c'est alors que les eaux qui emplis-
saient déjà les caves dévalèrent à tra-
vers les rez-de-chaussée de la plupart
des maisons et couvrirent en partie
la rue Pasteur.
L gendarmerie prévenue vint sur
les lieux et l'adjudant Bacherot vé-
rifts la montée des vannes qui était
normale M. Lbommeau. ingénieur
des Ponts et Chaussées, fut mis au
courant de la situation.
A cinq heures, un groupe de pom-
piers, sous la conduite du capitaine
Besnard, procédèrent au moyen d'une
v8ture. au passage des piétons oui
voulaient joindre le centre de la ville.
Ils défrayèrent ensuite les vannes en-
combrées d'obJet4 hétéroclites, tels
..«lue bassines, linge, planches, billes de
bois, etc.
A 8 heures, les eaux ayant commen-
cé à baisser depuis un bon moment,
libérèrent la rue et les maisons de
Mme David de la boulangerie Ma-
nivel; épicerie Badoual, qui. toutes,
ont subies d'importants dégàts.
Ce n'est que vers onze heures, alora
que les eaux avaient déjà baissé de
plusieurs centimètres, ou 'une vanne
défectueuse put être relevée.
M. Lhommetu, ingénieur des Ponts
et Chaussées, nous a donné les cotes
d'hier, en rapport avec celles des plus
fortes inondations.
En janvier 1936. la cote au Heu dit
le Bas-Pont, en Vitré, était de
3 m. 10, hier matin elle était de
2 m. 12.
D'autre part, le moulin de Pont-
Rtou. en Saint-Didier est également
envahi par les eaux.
CALVADOS
L'envahissement
de la vallée de l'Orne
ÇètM, 22 janvier (de notre rédac-
tion)
De la pluie encore de la pluie, et
partant un maintien de l'Orne et t'e
ses affluents au niveau anormal qu'ils
ont atteint depuis quelques jours. La
crue a même progressé dans les der-
nières 24 neures. c'est ainsi qu'à Lou-
vigny, par exemple, certaines rues de-
meurées encore pratiquables aux pié-
tons ne le sont plus maintenant qu'à
l'aide de nacs
Toutefois, cet eavahasement de la
vallée de l'Orne par les eaux semble
devoir disparaitre prochainement où
en tout cas diminuer dans de notables
proportions On signale, er effet, de
Thury-Harcourt. ou la côte était hier
matin de 3 mètres 40. une baisse in-
cessante du débL de la rivière Jt
plein de éi crue pouvait se situer di-
manche soir. vers 23 heures et les pre-
miers effets de la diminution des eaux
devaient peu après s'enregistrer.
A REDON
Dans le quartier de la Digne, ne circule pins qu'en bateau on sur des
aasaereUes de fortwa.
Dans la Moyenne, ce restaurant sur la Jouanne a dû être évacué.
ORNE
La Sartkc a envahi
certaines rues d'Alnçon
Alzbço», 22 janvier (de notre rédac-
tion). Par suite des pluies prolon-
gées qui se sont abattues sur la ré-
gion d'Alençon, au cours de ces der-
niers jours, la crue de la Sarthe s'est
sensiblement accentuée durant la nuit
de samedi à dimanche. La plupart des
lavoirs de la ville sont submergés.
L'école de natation ne forme plus
qu'un vaste lac. Le chemin de la Fuye
est complètement recouvert d'eau.
Dans le faubourg de CourteiUe, la
rue de l'Eglise est complètement sub-
mergée, sur une longueur de 60 mè-
tres environ.
20 à 30 centimètres Des passerelles
étant devenues nécessaires pour per-
mettre aux habitants de circuler, nos
pompiers intervinrent avec beaucoup
de dévouement, pour effectuer ce tra-
vail
Bien entendu de nombreuses caves
sont inondées. Malheureusement, la
pluie a continué de tomber dimanche
après-midi, ce qui ne permet pas d'es-
pérer une baisse du niveau de l'eau.
MAYENNE
La crues provoquent
d'importants dégâts
LAVAL, le 22 janvier (de notre rédac.
tion)
Ainsi que nous le disions hier, la
Mayenne a débordé sur tout son par-
cours et si la pluie continuait on au-
rait à déplorer de très sérieux dégâts.
A Lavai, dans les rues bordant la
rivière, la plupart des caves sont
inondées, l'eau s'infiltrant par les bou-
ches d'égoùt.
Les affluents de droite de la
Mayenne, la Varenne, le Colmont,
l'Ernée, le Vico!n, depuis les étangs
de la région de Port-Brillet et les
boL de Mésidon ont également dé-
bordé, ainsi que les cours d'eau de la
rive gauche, surtout la Jouanne et
l'Ouette. Le ruisseau venant de l'étang
de Barbé a aussi débordé dans les
jardins de la Coconnière et de la
Foumière avant de se jeter dans la
Mayenne, derrière la propriété de M.
Beck, maire de Laval.
Les maisons qui sont le plus mena-
cées sont celles du Bois-Gamast.
Les coquets établissements de Saint-
Pierre-le -Pottier ont eu leurs tonnel-
les abîmées par les eaux.
AU ROCHER D'ARGENTRt
La Jouanne nous le disons plus
haut a également débordé sur tout
son parcours, et pour la seconde fois
depuis huit jours, on a dû évacuer le
restaurant Berson, au Rocher d'Ar-
gentré. Dimanche matin, il y avait
encore 50 centimètres d'eau dans la
maison.
Le Moulin de la Place, situé un
peu plus loin sur la route de Laval au
Mans, est également envahi.
Jusqu'à ce jwr, on n'a pas, heureu-
sement, d'accident grave à déplorer,
tout au moins dans notre région
mais il est grand temps que la pluie
cesse, les pertes subies par les particu-
liers étant déjà très importantes.
L>es rues de La Roche-sur- Yon inondées
CHATEAu-Gownni. 22 janvier (de no-
tre correspondant). Par suite des
pluies continuelles. la Mayenne a
grossi dans des proportions inquiétan-
tes.
Au cours de la nuit de samedi à di-
manche, la rivière a monté de 50 cen-
timètres. Depuis les prairies St-Fiacre
Jusqu'au Moulin de Pendu, ce n'est
plus qu'une immense nappe d'eau.
A Mirvault. l'eau a envahi le rez-de-
chaussée du moulin et le chemin de
halage est couvert en différents en-
dro'ts.
L'impasse de la rue de la Harelle
est immergée et l'on a dû établir des
passerelles. Sur le quai de l'hôpital.
l'eau envahit la chaussée devant l'éta-
blissement des bains-douches.
Comme l'on pense, la navigation est
interrompue et plusieurs chalands sont
au repos sur nos quais.
DEUX-SÈVRES
La crue de la Sèvre a atteint
son maximum
Niort, le 22 janvier (de notre rédac-
tion)
Ainsi que le laissaient supposer les
prévisions, la crue de la Sèvre a atteint
son maximum entre 14 et 16 heures.
hier. Les eaux s'étaient considérable-
ment grossies au cours de la nuit, si
bien qu'au matin l'échelle des vieux
ponts accusait la cote de 2 m. 65. Des
agents de ville étaient dépêchés chez
tous les riverains, les invitant à pren-
dre toutes précautions utiles. Les jar-
dins du quai de Belle-Ile, situés entre
la Sèvre et le canal, étaient immer-
gés.
Le boulevard Main était coupé à
hauteur de la Belle-Etoile, et le bas
de la rue de Genève était recouvert de
près de 30 centimètres d'eau.
Ce fut à 14 heures que la crue attei-
gnit son maximum. Le quai de la Re-
gratterie recouvert depuis le matin se
confondait avec la rivière et les Nior-
tais venus en foule en cette après-midi
dominicale suivaient anxieux le cours
tumultueux des flots boueux.
A l'extrémité du vieux pont. à
l'entrée de la rue Beaugier, les habi-
tants étaient prisonniers chez eux.
MAINE-ET-LOIRE
chemins coupés
Akers, 22 janvier (de notre rédao-
tion). L'eau monte en Loire, en
Maine, dans le Loir. la Sarthe, la Ma-
yenne. l'Oudon et d'autres rivières en-
core Les prairies sont Inondées. Cà
et là des maisons sont déjà cernées
et la pluie tombe toujours. Les Ponts
et Chaussées surveillent de près les le-
vées de Saint-Georges et de Mont-
jean dans la vallée de la Loire.
Aux chemins déjà coupés par les
flots à Brains et à Savennières s'en
ajoutent d'autres, notamment celui
qui conduit à l'Ecole d'Agriculture de
Pouillé. Nos quais à Angers sont en-
vahis. Les flots boueux s'infiltrent
rue du Cornet. On doit doubler les
amarres des gabares et des bateaux-
lavoirs. La Maine cotait 5 m. 20 hier
soir La crue de la rivière parait de-
voir atteindre la cote 5 m. 90 au pont
de Verdun mercredi 25 janvier.
LOIRE-INFÉRIEURE
Les riverains du Don
évacuent leurs maisons
GutMXNK-PEUFAo, 22 janvier (de notre
correspondant). La pluie persistante
commence à inquiéter notre popula-
tion. La rivière du Don qui traverse
notre commune est en partie débor-
dée dans la partie Ouest et les marais
sont couverts.
La route nationale n° 775 commence
à être envahie entre le Pont de la Ron-
delle et les maisons de la Rochelle, en
Avessac.
Les habitants des villages de Bal-
leron, la Tremilais et le Port-Jassu
sont menacés. Certains commencent à
évacuer leurs maisons et à sortir les
animaux des écuries devant la montée
des eaux qui s'accentue et devient
menaçante.
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d'abonnement et billets de famille, bil-
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Les conventions collectives
du travail
Chez les travailleara des pétroles
et produits chimiques
de la viue de Rennes
On nous communique du Ministère
du Travail
Article 1«\ Les dispositions de la
convention collective de travail inter-
venue le 7 octobre 1936 (barème des
salaires, sentence surarbitrale du 2 dé-
cembre 1937) entre la Chambre Syn-
dicale de l'Industrie du Pétrole, d'une
part, et le Syndicat des Travailleurs
des Pétroles et Produits Chimiques de
la Ville de Rennes l'Union Départe-
mentale des Syndicats Confédérés
d'Ille-et-VHaine, d'autre part et ré-
glant les rapports entre employeurs
et ouvriers des dépôts de pétrole de la
ville de Rennes ». sont rendues obliga-
toires pour tous les employeurs et em-
ployés des professions et régions com-
prises dans le champ d'application de
cette convention, à l'exclusion des
articles 4 à 18 inclus, du paragraphe 2
de l'article 19. de l'alinéa 4 de l'article
20, de l'alinéa 1 de l'article 22 et de
l'alinéa 2 de l'article 30.
Art. 2. L'extension de la conven-
tion collective de travail est faite à
dater de l'entrée en vigueur du pré-
sent arrêté pour la durée restant à
courir et aux conditions prévues par
la dite convention.
Une arrestation mouvementée
Au Moaent oi il allait s'enfuir,
m odeur est rejoint
par se propre victime
qui k conduit au commissariat
de police
Vers 11 h. 45 hier matin, M. Bréblon,
37 aun, chauffeur à la Compagnie des
T.E.R-, et domicilié. 5, rue Vasselot,
s'aperçut, en quittant avec son car la
terminus de la Tour d'Auvergne, que
son manteau de cuir, poeé près tu
siège avant, avait disparu. Dewit
conduire son véhicule Cesson. M.
Brébion ne put faire de recherches.
Or, au moment où. quelques instants
plus tard, le chauffeur s'apprêtait à
quitter le terminus de Cesson pour
effectuer le trajet inverse, il eut la
surprise de remarquer qu'un individu
avait ouvert la caisse des billets où est
également rangée la monnaie.
M. Brébion interpella le trop curieux
voyageur. Celui-ci justifia son geste en
déclarant qu'il désirait seulement exa-
miner la forme des nouveaux billets 1
Explication plutôt bizarre et qui ne
satisfit point le conducteur du car. Le
trop curieux voyageur fut invité à re-
tourner ses poches. Il put ainsi proa-
ver qu'il n'avait rien dérobé. L'autobus
repartit en direction de la Tour d'Au-
vergne. emmenant le singulier client..
L'homme descendit place de la Mai-
rie et tout se fût passé sans autre
incident si M. Brébion ne s'était a:ors
aperçu que le voyageur s'éloignait avec
son propre manteau de cuir La
chauffeur mit le car en marche et eue
la chance de rejoindre son voleur à>
hauteur du commissariat centraL
Celui-ci prétendit que le manteau lui
appartenait, mais il dut venir donner
de plus amples explications au poste
de police et enfin avouer son v>*K.
commis au départ de la Tour dVUrref-
gne.
Il s'agit d'un nommé Jean Graslan?,
40 ans. se disant charretier chez M.
Joubault cultivateur à la Roche, en
Pacé. Il a été gardé à la disposition du.
commissaire de police et sera défét6
ce matin au Parquet.
Route de Saint-Malo,
un piéton est renverse
par une automobile
Hier soir, vers 18 heures, s'est pro.4
duit. route de Saint-Malo. près de la
Robiquette, à hauteur du chemin da
Villejean, un grave accident de la cir-
culation. Une conduite intérieure, qui
roulait en direction de Rennes, a ren-
versé un piéton, M. Emile Glémée, do-
micilié à Saint-Grégoire, au moment
où celui-ci traversait la chaussée. Par
suite de l'arrivée, en sens inverse^
d'une automobile, le chauffeur de la
première voiture, ébloui par les phares,
n'a pu éviter le choc, qui eut lieu s
peu près au milieu de la route natio-
na:e. Relevé aussitôt, le blessé fut ra-
pidement transporté à l'Hôtel-Dieu da
Rennes. n a subi une très forte com-
motion et une blessure à la tête. Ea
raison d'une trépanation antérieure.
on n'a pu hier soir se prononcer sur
l'état de M. Glémée. Nous formons des
vœux pour son complet rétablissement.
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'UNION DES ARTISANS
Aux côtés de M. Gablllard, président de l'Union, on reconnaît MM. Choptin,
Berceliot, Baudy et Chesneau, membres du C. A.
L'Union des Artisans d'Ille-et-Vilaine
a tenu hier matin à 10 heures, à
l'Hôtel Consulaire. son assemblée gé-
nérale sous la présidence de M. Ga-
billard, qui était assisté de MM. Ber-
celiot, vice-président; Baudy, secré-
taire André Badault, trésorier; Ches-
neau, secrétaire-adjoint: Choplin, se-
crétaire administratif. MI Perrier, avo-
cat-conseil prit également place au bu-
reau.
Parmi les nombreux assistants nous
avons noté la présence de MM. Ba-
rentin. prés'dent de la Chambre des
Métiers dille-et-Vilaine; Blin et Po-
ras, de Fougères; Nollet, de Redon;
Croyal, secrétaire du Syndicat des Cor-
donniers Pinsault, représentant les
maréchaux-ferrants, etc., etc. De
nombreux artisans des villes voisines
s'étalent fait excuser.
Après une brève allocution du prési-
dent, M. Baudy donna lecture du rap-
port moral. La Confédération de l'Ar-
tisanat Familial à laquelle appartient
l'Union d'Ille-et-Vilaine groupe actuel-
lement 45.000 adhérents. Cet orga-
nisme a pour but la défense des droits
des membres, l'amélioration de la lé-
gislation sur l'artisanat. L'Union
d'Ille et-Vilalne comporte 2.157 adhé-
rentes. Au cours du dernier exercice,
elle a organisé une série de conféren-
ces de propagande, de réunions diver-
ses et de travaux auxquels ont parti-
cip étrès activement plusieurs syndi-
I cats et sections. M. Baudy rappelle
le grand succès de l'exposition arti-
sanale de la Foire-Exposition en 1938,
celle de l'Abri du Soldat, etc. Un des
exposants de Rennes. M. Paul Pares,
de la section de Fougères fut primé àl
l'Exposition internationale de Berlinr
etc.
M. Gabillard invite les membres à
voter une augmentation de la cotisa-
tion qui passe de 20 fr. à 25 francs. La
principe d'une contribution volontaire
est également adopté à l'unanimité.
M. Choplin, secrétaire administratif,
succède à M. Haffray, qui a dû rési-
gner ses fonctions pour raisons de
santé. M. Choplin donne lecture d'un
excellent rapport sur les questions fis-
cales patente, bénéfice industriels et
commerciaux, diverses taxes et im-
pôts. Il cite certains cas d'exonéra-
tion possible et les formes des de-
mandes de leur application. Il rappel-
le que la permanence de l'Union est
assurée tous les jours au siège, 3, rue
d'Argentré, de 10 heures à 12 heures
et de 15 heures à 17 heures et que
les membres trouveront toujours le
meilleur accueil auprès du C. A.
La parole est ensuite donnée à 114'
Perrier, avocat-conseil de l'Union, qui
d'une manière précise et extrêmement
claire, commente un article de « l'Ar-
tisan de l'Ouest de janvier 1939 sur
la taxe à la production, et donne à
son auditoire une série de renseigne-
ments pratiques fort intéressants.
Is séance est ensuite levée à midi
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