Titre : Les Ailes : journal hebdomadaire de la locomotion aérienne / directeur, rédacteur en chef, Georges Houard
Éditeur : [s.n. ?] (Paris)
Date d'édition : 1934-11-15
Contributeur : Houard, Georges (1893-1964). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326846379
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 15 novembre 1934 15 novembre 1934
Description : 1934/11/15 (A14,N700). 1934/11/15 (A14,N700).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6576065j
Source : Musée Air France, 2013-273367
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 28/01/2014
tes AILES
N# 700 — 15-11-34 — PAGE 3
,,.. LES GRANDES EXPOSITIONS INTERNATIONALES DE L'AVIATION
LE XIVème SALON de L'AERONAUTIQUE
ORGAN ISÉ AU GRAND PALAIS DES CHAMPS ÉLYSÉES, DU IÔ NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE
PAR LA CHAMBRE SYNDICALE DES INDUSTRIES AERONAUTIQUES
Sesraisons d'être
L
pi 1
E XIV. Salon de l'Aéronautique
aara-t-il, auprès de la foule, le
succès des précédents? Il le mé-
"qUalité des exposants, par la quantité
de choses intéressantes qu'il va mettre
so us nos yeux. La participation étran-
ere, plus importante que jamais, ne
sera pas la moins attrayante. Pour la
première fois, l'U.R.S.S. prend place au
Salon français et nous révélera quel-
yues-unes des productions de l'Avia-
on soviétique. L'Allemagne elle-même
9oupe, dans un vaste stand, les maté-
rlels de ses meilleurs constructeurs,
tandis que l'Angleterre, l'Italie, la Tché-
sli ovaguie renouvellent, pour cette
eXpositiOn, — la plus importante qui
SOlt au monde dans le domaine aéro-
autique — l'effort auquel ces pays
nous ont habitués. L'intérêt du Salon
t, par conséquent, son succès auprès
du public, ne paraissent donc pas dou-
eux. Dans ces conditions, la propa-
yOflae, qui est l'un des buts du Salon,
sera bien servie, tant en ce qui con-
cerne la cause de l'Aviation en général
que les intérêts particuliers des expo-
ants. C'est, pour tout le monde, une
comparable publicité.
j, Mais une manifestation comme celle
la ne vise pas seulement la propagande,
Pour qu'elle soit fructueuse, il faut
qily elle provoque des ventes ou des
otnmandes au bénéfice des partici-
pa nts. Le Salon de l'Aéronautique
Peut-il être, comme celui de l'Automo-
-.<{;, un « ùalon d'affaires » 7
1 Les deux Salons sont, il convient de
le reconnaître, essentiellement diffé-
ents. L'industrie automobile s'adresse
tt la clientèle particulière ; celle-ci
'Il' ,end le Salon pour y juger des der-
,'Iiè-,es nouveautés et porter son choix
J*r la voiture qui répond à ses besoins.
lndustrie aéronautique n'a pratique-
cfiî Pas, jusqu'ici, ae clientèle parti-
érlzere; de l'Etat et des gouvernements
rangers, elle tire la presque totalité
e ses commandes. Ni l'Etat ni les
gouvernements étrangers n'ont évidem-
ment besoin d'un Salon pour décider
les matériels qu'ils achèteront, et qu'ils
°nnaissent avant même qu'ils ne soient
eUeles au public.
Le Salon de l'Aéronautique, parce
que la clientèle particulière de VA via-
t' an est encore insignifiante, ne saurait
donc être un Salon d'affaires, en ce
sens que celles-ci ne se traitent pas
ils la coupole du Grand-Palais. Mais
s en faut que le Salon ne les provoque
fas. La grande exposition attire à Paris
d les spécialistes du monde entier,
elégués par les gouvernements, car
Une occasion semblable ne leur est
"fferte ailieurs de trouver réunies, au
d eme point, les meilleurs productions
des constructeurs de l'Europe entière.
, n ne vend et on n'achète pas au Salon,
cent des affaires importantes s'y amor-
cent.
d Une grande firme aéronautique se
pOlt. d'être, désormais, au Salon de
t'arls. Les pays où l'industrie aéronau-
tlque est encore plus étatisée que dans
ue nôtre l'ont compris, puisque nous
t oYons, cette année, au Grand-Palais,
Q groupements officiels des industries
lemande et sovietique. Il est simple-
ment regrettable que quelques grands
onstructeurs français — absents de
position — n'aient pas fait preuve
Ulle égale compréhension.
Georges HOUARD.
N'oubliez as Il
« h. que, fidèles à leur tradition,
« Les Ailes » examineront, pour
ous, tout ce qui est présenté au
alon et quelles publieront, de
leur visite aux stands, un compte-
l'en du fidèle et complet. Les six
nrnros que publient « Les
Alles » pendant la durée du Sa-
I?n, constitueront la documenta-
tion la plus remarquable sur cette
grande manifestation.
j11 3 semaines: 120 pages!
u. -
Le bi-moteur commercial Bréguet 46-T., vu par Lucien Cave.
Premier regard sur l'Exposition
Fidèles à leur tradition, « Les Ailes » donneront un compte rendu
de tous les stands. Leurs collaborateurs les visiteront et diront ce
qu'ils y ont vu. Aucun des articles passés sous cette rubrique n'est
rétribué par les exposants. Si nous sommes parfois élogieux dans
nos appréciations, c'est qu'il nous plait de l'être. Notons seulement
que l'obligation où nous sommes d'ouvrir cette rubrique dès ce
numéro nous a contraints à puiser plus largement que par la suite,
pour ce numéro, dans la documentation des constructeurs.
Un beau tryptique
de vaisseaux aériens :
les productions Bréguet
L
A Société Bréguet, devenue l'organisme
central d'un groupe important qui réu-
nit Wilbault, Couzinet, Morane-Saulnier
et Mauboussin, a étendu son activité à toutes
les branches de l'Aéronautique. Elle en mon-
tre. au Salon, les spécimens les plus mar-
quants, soit sous forme
d'avions, soit à l'état de
maquettes. Nous médi-
terons aujourd'hui sur
les appareils issus des
conceptions de M. Louis
Bréguet.
Nous retrouvons ainsi,
dès l'abord, et sous la
forme du multiplace de
combat et de bombar-
dement 41 M-4, exposé.
il y a deux ans en mo-
dèle réduit, et cette an-
née en vraie grandeur,
le souci majeur de la
Société Bréguet, de réa-
liser des engins à mis-
sions multiples. Méthode
opportune, en des temps
ou, pour des raisons di-
verses, les programmes
souffrent encore d'un
peu d'incertitude. Le
bon sens de nos indus-
triels les plus expéri-
mentés s'affranchit dans
une sage mesure de ces
- programmes étroits et
prend un peu d'avance.
Il est bon qu'il gouverne
un «peu, puisqu'il ose
prévoir.
Le multiplace 41 M-4,
sesquiplan métallique à
deux moteurs à com-
presseur de 800 CV,
Le bi-moteur Bréguet 46-7.
pèse, suivant sa mission, de 5.800 à 7.200 kg.,
dont de 2.300 à 3.700 kg. de charge utile. Sa
montée rapide, sa vitesse de 310 km.-h., pla-
fond de 10.000, lui assurent de vastes mis-
sions : combat, observation, bombardement
de jour et de nuit, lointains ou à grandes
puissances.
A côté de lui, voici, sous forme de ma-
quette, le biplace de reconnaissance et de
bombardement Bréguet 27, à moteur à com-
presseur de 800 ÇV" dérivant du 27, A-2 en
service dans les escadrilles militaires.
C'est également par une maquette qu'est
représenté l'hydravion d'exploration Bréguet
Bizerte, adopté par l'Aéronautique maritime,
sesquiplan à coque qu'il eut été malaisé de
faire figurer en vraie grandeur, en raison de
ses 35 mètres d'envergure. La surface de ses
ailes est supérieure à celle d'un stand carré
de 12 m. 50 de côté. Trois moteurs Gnome-
Rhône à compresseur, de 800 CV., sont char-
ges d'enlever les 15 ton-
nes de charge totale.
La coque, large de
3 m. 30 et haute de
2 m. 63, de ce sesqui-
plan métallique, a prou-
vé sa parfaite tenue à
la mer et sa résistance
à la corrosion au cours
d'un séjour, sans aucun
abri, dans les eaux de
Saint - Raphaël. Comme
la coque, les ballonnets
sont en duralumin, avec
fond en acier inoxyda-
ble, cependant que le
duralumin des ailes est
recouvert de toile.
Dans l'ordre commer-
cial, le Bizerte a d'ail-
leurs un frère dans l'hy-
dravion Saigon, amé-
nagé pour le transport
de dix-neuf passagers et
adopté par la Compa-
gnie Air-France pour le
service Marseille-Alger.
La différence essentielle
entre ces « jumeaux »
se trouve dans les trois
moteurs qui sont, là,
des Hispano-Suiza.
Parmi les plus récen-
tes productions des ate-
liers de Velizy, apparaît
le bimoteur commercial
46-T, exposé en --- vraie -
grandeur. Deux moteurs Gnome-Rhône 14 à
compresseur, supportés par l'aile, et soigneu-
sement carénés, lui assurent une vitesse d'uti-
lisation de 310 km. pour un poids total de
sept tonnes.
Une maquette du trimoteur Bréguet 39-T
donne une idée précise de l'appareil. qui
Vue en côupe; avec ses aménagements îhténeurs, du Bréguet 39-T.
Levez le rideau !
U MOINS, à la Chambre Syndicale des In-
dustries Aéronautiques, on est partisan
- - de la stabilité du pouvoir. Et le"succès
croissant du Salon montre combien on a raison.
Le premier Salon — il portait alors le titre
de t Première Exposition Internationale de Lo-
comotion Aérienne — fut organisé en octobre
1909. fyl. André Granet en était déjà l'anima-
teur et l'architecte. Vingt-cinq ans plus tard,
M. Granet est toujours le grand maître de l'ex-
position. et celle-ci s'en troyve bien.
E
VIDEMMENT, la décoration du Grand-Pa-
lais a beaucoup évolué depuis le Salon de
1909. Mais les douze expositions oui lui
succédèrent ne lui furent pas - inférieures à ce
point de vue, bien au contraire. Celui de 1934
ne détruit pas la tradition. Il est, comme les
précédents, du goût le meilleur.
On sait d'ailleurs que le velum immense qui
dissimule la verrière du Grand-Palais est celui
qui servit déjà au Salon de l'Automobile.
1
L EST BIEN DOMMACE qu'on n'ait pas per-
sévéré dans la publication des Rapports Offi-
ciels sur le Salon, publication qu'on avait
inaugurée à l'issue de l'exposition de 1909 et
poursuivie l'année suivante. La collection de ces
Rapports eut constitué un document d'une ines-
timable valeur.
Les Rapports de 1909 et 1910 avaient deux
défauts : ils furent publiés bien trop longtemps-
après les expositions qu'ils concernaient et ils
étaient trop coûteux. C'est sans doute pour
cette dernière raison qun y a renoncé.
Le Ministère de l'Air publie encore chaque
année une luxueuse brochure sur l'exposition
officielle. Mais elle ne s'applique qu'à celle-ci
et tout l'effort industriel est laissé de côté.
o
N IMACINE DIFFICILEMENT le travail
qu'exige la préparation du Grand-Palais
pour une exposition aussi imnnrtanto n. 'a
le Salon de l'Aéronautique. Dix jours avant l'ou-
verture, l'aspect du Grand-Palais ne permet pas
de croire que tout sera prêt pour la date fixée.
Et, pourtant, chaque année, au prix d'un effort
considérable, tout est achevé à temps.
- Cette année, ce sont les appareils allemands
qui arrivèrent les premiers.
On ne peut encore savoir — à l'heure où ces
lignes sont écrites — qui sera arrivé le der-
nier. Vraisemblablement, dans la nuit même qui
précède l'ouverture, un avion aura gagné son
stand quelques heures avant que n'arrive le Pré-
sident de la République.
u
NE DIFFICULTE qui s'accroît, d'un Salon
à l'autre, avec l'augmentation incessante
des dimensions des avions, est le transnnrt
- - - -- -. --r--.
de ceux-ci à travers Paris et leur entrée à l'in-
térieur du Grand-Palais. Dans la nuit de jeudi
à vendredi, fut amenée, d'Argenteuil aux
Champs-Elysées, l'aile de 28 mètres, de l'hy-
dravion Lioré-et-Olivier..
Pour éviter les embarras de circulation, ce
transport dut être effectué de nuit. L'équipe
qui l'assura quitta l'usine à 2 heures du matin
de telle façon que l'aile immense ait gagné le
Grand-Palais avant le jour. Le courant électri-
que de nuit n'étant fourni au Grand-Palais que
depuis mardi, la manœuvre d'entrée dut avoir
lieu avec un éclairage de fortune, apporté par
l'équipe chargée du transport.
Y
A-T-IL PROGRES, sur 1932, quant aux
avions a économiques » exposés ? L'étude
que nous consacrerons à la question ren- .!
seignera bientôt ceux que la question intéresse.
En tout cas, deux stands assurés de con-
naître la très grande affluence sont ceux où
Henri Mignet, d'une part, son disciple Robineau,
de l'autre, exposent chacun ur*« Pou-du-Ciel ».
Le retentissement du livre de Mignet, le nom-
bre élevé de ceux qui aspirent à construire son
petit appareil font que ces deux stands seront
certainement parmi les plus visités.
Déjà, les « histoires » sur Mignet et son
« Pou-du-Ciel » courent le GrandrPalais. Ne
dit-on pas qu'un industriel connu — qui n'ap-
partient pas à l'Aviation — serait en mesure de
produire bientôt l'appareil en série et cela à un
prix inférieur de moitié à la moins chère des
voitures. La nouvelle est sans doute prématu-
rée, mais elle n'est pas invraisemblable.
--
N'oubliez pa. 'II ||
j! de réclamer, dimanche pro- !►
chain, à votre marchand habituel, !»
le n° 700 bis des « Ailes ». Jus- ,' **
qu'au 2 décembre Inolus" « Les
Ailes » paraîtront normalement le
Jeudi, mais en plus, aussi, le di- ;;
î; manche. Le prochain numéro, en- <;
<> voyé gracieusement à tous nos
!> abonnés, sera mis en vente au prix Il de 75 centimes. •;
; Dimanche 18 Novembre 1934 I
y, .l—
N# 700 — 15-11-34 — PAGE 3
,,.. LES GRANDES EXPOSITIONS INTERNATIONALES DE L'AVIATION
LE XIVème SALON de L'AERONAUTIQUE
ORGAN ISÉ AU GRAND PALAIS DES CHAMPS ÉLYSÉES, DU IÔ NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE
PAR LA CHAMBRE SYNDICALE DES INDUSTRIES AERONAUTIQUES
Sesraisons d'être
L
pi 1
E XIV. Salon de l'Aéronautique
aara-t-il, auprès de la foule, le
succès des précédents? Il le mé-
"
de choses intéressantes qu'il va mettre
so us nos yeux. La participation étran-
ere, plus importante que jamais, ne
sera pas la moins attrayante. Pour la
première fois, l'U.R.S.S. prend place au
Salon français et nous révélera quel-
yues-unes des productions de l'Avia-
on soviétique. L'Allemagne elle-même
9oupe, dans un vaste stand, les maté-
rlels de ses meilleurs constructeurs,
tandis que l'Angleterre, l'Italie, la Tché-
sli ovaguie renouvellent, pour cette
eXpositiOn, — la plus importante qui
SOlt au monde dans le domaine aéro-
autique — l'effort auquel ces pays
nous ont habitués. L'intérêt du Salon
t, par conséquent, son succès auprès
du public, ne paraissent donc pas dou-
eux. Dans ces conditions, la propa-
yOflae, qui est l'un des buts du Salon,
sera bien servie, tant en ce qui con-
cerne la cause de l'Aviation en général
que les intérêts particuliers des expo-
ants. C'est, pour tout le monde, une
comparable publicité.
j, Mais une manifestation comme celle
la ne vise pas seulement la propagande,
Pour qu'elle soit fructueuse, il faut
qily elle provoque des ventes ou des
otnmandes au bénéfice des partici-
pa nts. Le Salon de l'Aéronautique
Peut-il être, comme celui de l'Automo-
-.<{;, un « ùalon d'affaires » 7
1 Les deux Salons sont, il convient de
le reconnaître, essentiellement diffé-
ents. L'industrie automobile s'adresse
tt la clientèle particulière ; celle-ci
'Il' ,end le Salon pour y juger des der-
,'Iiè-,es nouveautés et porter son choix
J*r la voiture qui répond à ses besoins.
lndustrie aéronautique n'a pratique-
cfiî Pas, jusqu'ici, ae clientèle parti-
érlzere; de l'Etat et des gouvernements
rangers, elle tire la presque totalité
e ses commandes. Ni l'Etat ni les
gouvernements étrangers n'ont évidem-
ment besoin d'un Salon pour décider
les matériels qu'ils achèteront, et qu'ils
°nnaissent avant même qu'ils ne soient
eUeles au public.
Le Salon de l'Aéronautique, parce
que la clientèle particulière de VA via-
t' an est encore insignifiante, ne saurait
donc être un Salon d'affaires, en ce
sens que celles-ci ne se traitent pas
ils la coupole du Grand-Palais. Mais
s en faut que le Salon ne les provoque
fas. La grande exposition attire à Paris
d les spécialistes du monde entier,
elégués par les gouvernements, car
Une occasion semblable ne leur est
"fferte ailieurs de trouver réunies, au
d eme point, les meilleurs productions
des constructeurs de l'Europe entière.
, n ne vend et on n'achète pas au Salon,
cent des affaires importantes s'y amor-
cent.
d Une grande firme aéronautique se
pOlt. d'être, désormais, au Salon de
t'arls. Les pays où l'industrie aéronau-
tlque est encore plus étatisée que dans
ue nôtre l'ont compris, puisque nous
t oYons, cette année, au Grand-Palais,
Q groupements officiels des industries
lemande et sovietique. Il est simple-
ment regrettable que quelques grands
onstructeurs français — absents de
position — n'aient pas fait preuve
Ulle égale compréhension.
Georges HOUARD.
N'oubliez as Il
« h. que, fidèles à leur tradition,
« Les Ailes » examineront, pour
ous, tout ce qui est présenté au
alon et quelles publieront, de
leur visite aux stands, un compte-
l'en du fidèle et complet. Les six
nrnros que publient « Les
Alles » pendant la durée du Sa-
I?n, constitueront la documenta-
tion la plus remarquable sur cette
grande manifestation.
j11 3 semaines: 120 pages!
u. -
Le bi-moteur commercial Bréguet 46-T., vu par Lucien Cave.
Premier regard sur l'Exposition
Fidèles à leur tradition, « Les Ailes » donneront un compte rendu
de tous les stands. Leurs collaborateurs les visiteront et diront ce
qu'ils y ont vu. Aucun des articles passés sous cette rubrique n'est
rétribué par les exposants. Si nous sommes parfois élogieux dans
nos appréciations, c'est qu'il nous plait de l'être. Notons seulement
que l'obligation où nous sommes d'ouvrir cette rubrique dès ce
numéro nous a contraints à puiser plus largement que par la suite,
pour ce numéro, dans la documentation des constructeurs.
Un beau tryptique
de vaisseaux aériens :
les productions Bréguet
L
A Société Bréguet, devenue l'organisme
central d'un groupe important qui réu-
nit Wilbault, Couzinet, Morane-Saulnier
et Mauboussin, a étendu son activité à toutes
les branches de l'Aéronautique. Elle en mon-
tre. au Salon, les spécimens les plus mar-
quants, soit sous forme
d'avions, soit à l'état de
maquettes. Nous médi-
terons aujourd'hui sur
les appareils issus des
conceptions de M. Louis
Bréguet.
Nous retrouvons ainsi,
dès l'abord, et sous la
forme du multiplace de
combat et de bombar-
dement 41 M-4, exposé.
il y a deux ans en mo-
dèle réduit, et cette an-
née en vraie grandeur,
le souci majeur de la
Société Bréguet, de réa-
liser des engins à mis-
sions multiples. Méthode
opportune, en des temps
ou, pour des raisons di-
verses, les programmes
souffrent encore d'un
peu d'incertitude. Le
bon sens de nos indus-
triels les plus expéri-
mentés s'affranchit dans
une sage mesure de ces
- programmes étroits et
prend un peu d'avance.
Il est bon qu'il gouverne
un «peu, puisqu'il ose
prévoir.
Le multiplace 41 M-4,
sesquiplan métallique à
deux moteurs à com-
presseur de 800 CV,
Le bi-moteur Bréguet 46-7.
pèse, suivant sa mission, de 5.800 à 7.200 kg.,
dont de 2.300 à 3.700 kg. de charge utile. Sa
montée rapide, sa vitesse de 310 km.-h., pla-
fond de 10.000, lui assurent de vastes mis-
sions : combat, observation, bombardement
de jour et de nuit, lointains ou à grandes
puissances.
A côté de lui, voici, sous forme de ma-
quette, le biplace de reconnaissance et de
bombardement Bréguet 27, à moteur à com-
presseur de 800 ÇV" dérivant du 27, A-2 en
service dans les escadrilles militaires.
C'est également par une maquette qu'est
représenté l'hydravion d'exploration Bréguet
Bizerte, adopté par l'Aéronautique maritime,
sesquiplan à coque qu'il eut été malaisé de
faire figurer en vraie grandeur, en raison de
ses 35 mètres d'envergure. La surface de ses
ailes est supérieure à celle d'un stand carré
de 12 m. 50 de côté. Trois moteurs Gnome-
Rhône à compresseur, de 800 CV., sont char-
ges d'enlever les 15 ton-
nes de charge totale.
La coque, large de
3 m. 30 et haute de
2 m. 63, de ce sesqui-
plan métallique, a prou-
vé sa parfaite tenue à
la mer et sa résistance
à la corrosion au cours
d'un séjour, sans aucun
abri, dans les eaux de
Saint - Raphaël. Comme
la coque, les ballonnets
sont en duralumin, avec
fond en acier inoxyda-
ble, cependant que le
duralumin des ailes est
recouvert de toile.
Dans l'ordre commer-
cial, le Bizerte a d'ail-
leurs un frère dans l'hy-
dravion Saigon, amé-
nagé pour le transport
de dix-neuf passagers et
adopté par la Compa-
gnie Air-France pour le
service Marseille-Alger.
La différence essentielle
entre ces « jumeaux »
se trouve dans les trois
moteurs qui sont, là,
des Hispano-Suiza.
Parmi les plus récen-
tes productions des ate-
liers de Velizy, apparaît
le bimoteur commercial
46-T, exposé en --- vraie -
grandeur. Deux moteurs Gnome-Rhône 14 à
compresseur, supportés par l'aile, et soigneu-
sement carénés, lui assurent une vitesse d'uti-
lisation de 310 km. pour un poids total de
sept tonnes.
Une maquette du trimoteur Bréguet 39-T
donne une idée précise de l'appareil. qui
Vue en côupe; avec ses aménagements îhténeurs, du Bréguet 39-T.
Levez le rideau !
U MOINS, à la Chambre Syndicale des In-
dustries Aéronautiques, on est partisan
- - de la stabilité du pouvoir. Et le"succès
croissant du Salon montre combien on a raison.
Le premier Salon — il portait alors le titre
de t Première Exposition Internationale de Lo-
comotion Aérienne — fut organisé en octobre
1909. fyl. André Granet en était déjà l'anima-
teur et l'architecte. Vingt-cinq ans plus tard,
M. Granet est toujours le grand maître de l'ex-
position. et celle-ci s'en troyve bien.
E
VIDEMMENT, la décoration du Grand-Pa-
lais a beaucoup évolué depuis le Salon de
1909. Mais les douze expositions oui lui
succédèrent ne lui furent pas - inférieures à ce
point de vue, bien au contraire. Celui de 1934
ne détruit pas la tradition. Il est, comme les
précédents, du goût le meilleur.
On sait d'ailleurs que le velum immense qui
dissimule la verrière du Grand-Palais est celui
qui servit déjà au Salon de l'Automobile.
1
L EST BIEN DOMMACE qu'on n'ait pas per-
sévéré dans la publication des Rapports Offi-
ciels sur le Salon, publication qu'on avait
inaugurée à l'issue de l'exposition de 1909 et
poursuivie l'année suivante. La collection de ces
Rapports eut constitué un document d'une ines-
timable valeur.
Les Rapports de 1909 et 1910 avaient deux
défauts : ils furent publiés bien trop longtemps-
après les expositions qu'ils concernaient et ils
étaient trop coûteux. C'est sans doute pour
cette dernière raison qun y a renoncé.
Le Ministère de l'Air publie encore chaque
année une luxueuse brochure sur l'exposition
officielle. Mais elle ne s'applique qu'à celle-ci
et tout l'effort industriel est laissé de côté.
o
N IMACINE DIFFICILEMENT le travail
qu'exige la préparation du Grand-Palais
pour une exposition aussi imnnrtanto n. 'a
le Salon de l'Aéronautique. Dix jours avant l'ou-
verture, l'aspect du Grand-Palais ne permet pas
de croire que tout sera prêt pour la date fixée.
Et, pourtant, chaque année, au prix d'un effort
considérable, tout est achevé à temps.
- Cette année, ce sont les appareils allemands
qui arrivèrent les premiers.
On ne peut encore savoir — à l'heure où ces
lignes sont écrites — qui sera arrivé le der-
nier. Vraisemblablement, dans la nuit même qui
précède l'ouverture, un avion aura gagné son
stand quelques heures avant que n'arrive le Pré-
sident de la République.
u
NE DIFFICULTE qui s'accroît, d'un Salon
à l'autre, avec l'augmentation incessante
des dimensions des avions, est le transnnrt
- - - -- -. --r--.
de ceux-ci à travers Paris et leur entrée à l'in-
térieur du Grand-Palais. Dans la nuit de jeudi
à vendredi, fut amenée, d'Argenteuil aux
Champs-Elysées, l'aile de 28 mètres, de l'hy-
dravion Lioré-et-Olivier..
Pour éviter les embarras de circulation, ce
transport dut être effectué de nuit. L'équipe
qui l'assura quitta l'usine à 2 heures du matin
de telle façon que l'aile immense ait gagné le
Grand-Palais avant le jour. Le courant électri-
que de nuit n'étant fourni au Grand-Palais que
depuis mardi, la manœuvre d'entrée dut avoir
lieu avec un éclairage de fortune, apporté par
l'équipe chargée du transport.
Y
A-T-IL PROGRES, sur 1932, quant aux
avions a économiques » exposés ? L'étude
que nous consacrerons à la question ren- .!
seignera bientôt ceux que la question intéresse.
En tout cas, deux stands assurés de con-
naître la très grande affluence sont ceux où
Henri Mignet, d'une part, son disciple Robineau,
de l'autre, exposent chacun ur*« Pou-du-Ciel ».
Le retentissement du livre de Mignet, le nom-
bre élevé de ceux qui aspirent à construire son
petit appareil font que ces deux stands seront
certainement parmi les plus visités.
Déjà, les « histoires » sur Mignet et son
« Pou-du-Ciel » courent le GrandrPalais. Ne
dit-on pas qu'un industriel connu — qui n'ap-
partient pas à l'Aviation — serait en mesure de
produire bientôt l'appareil en série et cela à un
prix inférieur de moitié à la moins chère des
voitures. La nouvelle est sans doute prématu-
rée, mais elle n'est pas invraisemblable.
--
N'oubliez pa. 'II ||
j! de réclamer, dimanche pro- !►
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