Titre : L'Aérophile
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1906-04-01
Contributeur : Besançon, Georges (1866-1934). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344143803
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 25059 Nombre total de vues : 25059
Description : 01 avril 1906 01 avril 1906
Description : 1906/04/01 (A14,N4)-1906/04/30. 1906/04/01 (A14,N4)-1906/04/30.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6551285w
Source : Musée Air France, 2013-273394
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/10/2013
L'AÉROPHILE 107
donné de forts prix, comme les 100.000 francs annuels de Monte-Carlo., qui ont fait
monter la vitesse des bâteaux, en 3 ans, de 30 à 50 kilomètres.
Quand M. Deutsch a fondé son prix, pour aller de Saint-Cloud à la tour Eiffel -
et retour en 30 minutes, personne ne croyait qu'il fut possible de faire ce parcours.
Santos-Dumont l'a fait un an après que le prix eût été institué.
Ce qu'il faut, c'est une course de dirigeables avec de gros prix pour encourager
les sportsmen à faire construire des ballons et leur donner une légère compensation
des frais qu'ils entreprendront. Ensuite, de même qu'on a limité les automobiles à
mille kilogs pour les courses, de même aussi, il faudrait, à mon avis, limiter les
cubes à 1.000 mètres. Avec un tel volume on peut, aujourd'hui, faire un ballon qui
porte un pilote et un aide avec 200 kilogs de lest et marche à une vitesse de 8 à
10 mètres à la seconde ; donc, en été, ce dirigeable sortira 8 fois sur 10, car ce qui
importe le plus, c'est non pas tant la vitesse, qui est suffisante avec 10 mètres
à la seconde, mais la stabilité longitudinale et la facilité d'évolution.
L'avantage des petits cubes pour les premières courses serait d'être plus mania-
bles et moins encombrants, et de présenter un meilleur sujet d'étude que de gros
ballons très coûteux et qui ne seraient pas davantage au point. Un tel dirigeable
coûterait environ 30.000 francs, c'est-à-dire le prix d'un auto. Je suis persuadé qu'il
se trouverait facilement une douzaine de sportsmen pour en faire construire le
jour où une course serait annoncée.
Quant au succès d'une telle épreuve auprès du public, il n'y a qu'à se rappeler
la foule aux Tuileries, le 15 octobre dernier, malgré le mauvais temps. Supposez
au mois de juin le départ de 5 ou 6 dirigeables, de la pelouse de Longchamp ou de
Bagatelle, allant virer autour d'un ballon captif, placé à une quinzaine de kilomè-
tres, pour revenir faire le tour d'un autre captif se trouvant au départ et suivant
- plusieurs fois ce parcours, il y aurait autant de monde que le jour du Grand Prix.
Là est la solution et l'avenir du dirigeable. Or, l'Aéro-Club de France a tout ce
qu'il faut pour organiser une telle course. Il possède parmi ses membres tous
ceux qui, à un titre quelconque, peuvent donner un avis sur le sport aérien. A
lui donc de créer la première épreuve de ce genre, qui, sera, j'en suis certain,
appelée au plus grand succès.
R. R. GASNIER
LES DIRIGEABLES MILITAIRES EN ALLEMAGNE
On s'intéresse en Allemagne aux dirigeables militaires. Nous avons relaté dans l'Aéro-
philede décembre 1905 et janvier 1906, les expériences du dirigeable Zeppelin II, et com-
menté son insuccès définitif.
Or, le major August von Parseval, bien connu -par son invention des drachen-ballons ou
ballons cerfs-volants, adoptés par l'armée allemande et par plusieurs autres nations,
achève à Augsbourg, la construction d'un ballon automobile qui peut être considéré comme
Schéma du dirigeable de Parseval (élévation et vue en bout)
un nouvel essai de dirigeable militaire allemand. Voici quelques détails sur cet appareil,
qui comporte deux parties :
Le ballon contenant le gaz, d'une part, avec son gouvernail, et d'autre part, la nacelle
sur laquelle sont montés le moteur et l'hélice.
La forme du ballon ressemble beaucoup à celle de l'aéronat Zeppelin ; un cylindre
arrondi à ses extrémités. Sa longueur est de 48 mètres ; son diamètre, de 8 m. 57 ; sa
capacité, de 2.300 mètres cubes. Deux ballonnets compensateurs sont placés à l'intérieur ;
ils peuvent être alimentés au moyen de ventilateurs.
donné de forts prix, comme les 100.000 francs annuels de Monte-Carlo., qui ont fait
monter la vitesse des bâteaux, en 3 ans, de 30 à 50 kilomètres.
Quand M. Deutsch a fondé son prix, pour aller de Saint-Cloud à la tour Eiffel -
et retour en 30 minutes, personne ne croyait qu'il fut possible de faire ce parcours.
Santos-Dumont l'a fait un an après que le prix eût été institué.
Ce qu'il faut, c'est une course de dirigeables avec de gros prix pour encourager
les sportsmen à faire construire des ballons et leur donner une légère compensation
des frais qu'ils entreprendront. Ensuite, de même qu'on a limité les automobiles à
mille kilogs pour les courses, de même aussi, il faudrait, à mon avis, limiter les
cubes à 1.000 mètres. Avec un tel volume on peut, aujourd'hui, faire un ballon qui
porte un pilote et un aide avec 200 kilogs de lest et marche à une vitesse de 8 à
10 mètres à la seconde ; donc, en été, ce dirigeable sortira 8 fois sur 10, car ce qui
importe le plus, c'est non pas tant la vitesse, qui est suffisante avec 10 mètres
à la seconde, mais la stabilité longitudinale et la facilité d'évolution.
L'avantage des petits cubes pour les premières courses serait d'être plus mania-
bles et moins encombrants, et de présenter un meilleur sujet d'étude que de gros
ballons très coûteux et qui ne seraient pas davantage au point. Un tel dirigeable
coûterait environ 30.000 francs, c'est-à-dire le prix d'un auto. Je suis persuadé qu'il
se trouverait facilement une douzaine de sportsmen pour en faire construire le
jour où une course serait annoncée.
Quant au succès d'une telle épreuve auprès du public, il n'y a qu'à se rappeler
la foule aux Tuileries, le 15 octobre dernier, malgré le mauvais temps. Supposez
au mois de juin le départ de 5 ou 6 dirigeables, de la pelouse de Longchamp ou de
Bagatelle, allant virer autour d'un ballon captif, placé à une quinzaine de kilomè-
tres, pour revenir faire le tour d'un autre captif se trouvant au départ et suivant
- plusieurs fois ce parcours, il y aurait autant de monde que le jour du Grand Prix.
Là est la solution et l'avenir du dirigeable. Or, l'Aéro-Club de France a tout ce
qu'il faut pour organiser une telle course. Il possède parmi ses membres tous
ceux qui, à un titre quelconque, peuvent donner un avis sur le sport aérien. A
lui donc de créer la première épreuve de ce genre, qui, sera, j'en suis certain,
appelée au plus grand succès.
R. R. GASNIER
LES DIRIGEABLES MILITAIRES EN ALLEMAGNE
On s'intéresse en Allemagne aux dirigeables militaires. Nous avons relaté dans l'Aéro-
philede décembre 1905 et janvier 1906, les expériences du dirigeable Zeppelin II, et com-
menté son insuccès définitif.
Or, le major August von Parseval, bien connu -par son invention des drachen-ballons ou
ballons cerfs-volants, adoptés par l'armée allemande et par plusieurs autres nations,
achève à Augsbourg, la construction d'un ballon automobile qui peut être considéré comme
Schéma du dirigeable de Parseval (élévation et vue en bout)
un nouvel essai de dirigeable militaire allemand. Voici quelques détails sur cet appareil,
qui comporte deux parties :
Le ballon contenant le gaz, d'une part, avec son gouvernail, et d'autre part, la nacelle
sur laquelle sont montés le moteur et l'hélice.
La forme du ballon ressemble beaucoup à celle de l'aéronat Zeppelin ; un cylindre
arrondi à ses extrémités. Sa longueur est de 48 mètres ; son diamètre, de 8 m. 57 ; sa
capacité, de 2.300 mètres cubes. Deux ballonnets compensateurs sont placés à l'intérieur ;
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