Titre : Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1921-10-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34348662d
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 68676 Nombre total de vues : 68676
Description : 29 octobre 1921 29 octobre 1921
Description : 1921/10/29 (A41,N18,T79). 1921/10/29 (A41,N18,T79).
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6504203k
Source : Ecole nationale des ponts et chaussées, 2012-302223
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/09/2013
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- SOMMAIRE.
- .......... Page(s) .......... 361
- .......... Page(s) .......... 370
- .......... Page(s) .......... 371
- .......... Page(s) .......... 375
- - Variétés: La fabrication de l'hydrogène par liquéfaction partielle du gaz à l'eau,
Georges CLAUDE;.......... Page(s) .......... 376 - .......... Page(s) .......... 377
- .......... Page(s) .......... 378
- .......... Page(s) .......... 378
- .......... Page(s) .......... 380
- .......... Page(s) .......... 380
- .......... Page(s) .......... 380
- .......... Page(s) .......... 384
- ANNONCES: Informations diverses.
370 LE GËNIE CIVIL TOMIt LXXIX - N° 18
en se desserrant instantanément et de lui-même, si les roues ne
tournent plus.
Pour arriver à ce résultat, le tambour de frein, c'est-à-dire la
pièce qui tourne avec la roue et sur laquelle on exerce un effort
retardateur, est fait en deux parties. Il se compose d'un cercle
extérieur monté fou sur un certain nombre de masses concen-
triques intérieures. Lorsque les roues de la voiture tournent, ces
masses viennent s'appliquer fortement sur ce cercle par l'effet de
la force centrifuge et l'entraînent dans leur rotation. On peut
alors freiner, aussi violemment qu'on le désire, le cercle extérieur,
sans décoller les masses, leur adhérence étant suffisante. Si la
voiture patine et que la roue s'arrête, la force centrifuge n'agit
plus sur les masses. Le cercle extérieur s'immobilise, mais les
roues recommencent à tourner; de ce fait, la force centrifuge agit
à nouveau, entraîne le cercle, et la voiture est encore soumise à
l'effet retardateur du frein. On obtient ainsi une succession de
périodes de freinage, de patinage et de freinage, jusqu'à l'arrêt
complet de la voiture. Ajoutons qu'il faut naturellement combiner
le frein précédent avec un autre du modèle habituel, dont l'effort
retardateur sera suffisant pour arrêter la voiture aux faibles
vitesses de marche.
*
* :il:
Nous avons ainsi examiné les points les plus intéressants que
présentent cette année les voitures de tourisme du Salon de l'Au-
tomobile. Il nous reste encore à parcourir les stands des véhicules
industriels, ce que nous ferons dans le prochain numéro.
G. BIRLÉ,
(A suivre.) Ingénieur des Arts et Manufactures,
Arbitre-Expert au Tribunal de Commerce de la Seine.
HYDRAULIQUE
MÉTHODE DE THIEM, DITE ê,
pour l'évaluation des eaux d'une nappe souterraine
(alluvions).
M. G. Thiem, le fils du grand hydrologue A. Thiem, de
Leipzig, a exposé dans le Journal fur Gasbeleuchtung und Was-
serversorgung ('), les moyens de supputer la quantité d'eau qu'on
peut trouver dans la nappe phréatique, ce qui est fort intéressant
pour l'alimentation des villes à proximité d'une grande étendue
d'alluvions (grande vallée fluviale, dunes et sables littoraux,
dépôts glaciaires, etc.). Parmi ces moyens, il est une méthode
peu connue en France, la méthode dite &, et je crois rendre ser-
vice aux ingénieurs en l'exposant ici.
Quand on est en présence d'une nappe dans les sables et gra-
viers (généralement quaternaires), il faut tout d'abord recon-
naître dans toute l'étendue intéressée :
a) Le niveau de l'eau, ou la surface supérieure de la nappe et sa
pente ;
b) La direction et la vitesse du mouvement du liquide;
c) L'épaisseur de la tranche d'eau, ou, si l'on veut, le substratum
imperméable formant le fond de la nappe, ainsi que la nature et le
grain des couches aquifères.
C'est seulement après ces déterminations qu'on pourra essayer
- et seulement encore dans les régions où se maintiendra une
certaine uniformité de constitution et de pente — de calculer la
puissance de la nappe, c'est-à-dire le débit qu'on pourra en tirer
(ce qui est le but de la présente note).
Pour les reconnaissances ci-dessus, on recourt à des puits ou
à des forages (0m 10 à om 20 de diamètre) assez multipliés pour
bien faire connaître tout le terrain, et assez profonds pour
atteindre le substratum imperméable. Dans chacun d'eux, on
prend des échantillons du sol à diverses hauteurs, on suit le
niveau de l'eau aux différentes époques, et on peut aussi faire des
essais d'épuisement; mais je dois rappeler que pour ceux-ci,
comme pour les prélèvements pour analyse de l'eau, il faut au
préalable aménager le forage, en y descendant un tube (de 0m 03
à 0m04 de diamètre) perforé dans sa partie inférieure et entouré
dans cette partie d'une toile métallique, puis en remplissant l'es-
(1) Numéros des 21 et 28 février 1920.
pace entre ce tuyau de prise et les tubes du forage avec du sable
ou gravier lavé, et enfin en retirant les tubes du sondage.
On place d'ordinaire les sondages de reconnaissance par
groupes de trois, situés dans chaque groupe aux sommets d un
triangle équilatéral (ce triangle a de 50 à 100 mètres de côté) :
les triangles s'espacent de 200, 500 ou 800 mètres, suivant la
régularité que l'on suppose aux couches. D'après les niveaux
de l'eau relevés, on détermine les courbes de niveau du dessus
de la nappe H4, H,, ., H5 de la figure 1 ; l'écartement de ces
courbes suivant les lignes de plus grande pente (normales aux
courbes) donne la pente i, et la direction de l'écoulement en
chaque point. Si des centres de gravité des triangles, on trace
des parallèles aux courbes de niveau et qu'on leur mène une nor-
male à mi-distance de deux triangles consécutifs, on aura les
FIG. 1. — Répartition des groupes G,, G1, G3. des forages
de reconnaissance (triangles équilatéraux).
longueurs (it + l3 pour le groupe GJ auxquelles s'appliqueront
les conditions de chaque groupe.
Quant à la détermination de la vitesse d'écoulement, on la
ferait, soit par la méthode de Thiem, au sel marin (qui n'est pas
toujours sûre, parce que le maximum de salure ne se présente
pas nettement), soit par la méthode de Slichter (mesure du
courant électrique entre deux forages, après addition de chlorure
d'ammonium dans celui d'amont), soit avec les perfectionnements
qu'y a apportés Dienert. Il n'est pas toujours nécessaire de
FIG. 2. — Calcul d'ê dans le cas d'une nappe libre
(puits ou forages ordinaires).
rechercher la vitesse, d'autant plus qu'on s'en fera une bonne
idée quand on aura évalué le débit.
Pour cette évaluation, c'est sur la loi de Darcy et les formules
de Dupuit, qui se sont, en somme, montrées les plus conformes
à la réalité, qu'on s'appuie. Darcy admet que l'écoulement au
travers d'une tranche de sable de section f avec une pente i par
mètre, est :
Q = 6if.
où 8 est un coefficient de perméabilité dépendant de la nature du
sol, de la taille et du mode d'empilage des grains de sable, de la
température, etc. (bref, à peu près impossible à déterminer à
priori, même si on opérait sur des échantillons). Cet S serait, en
somme, le débit d'un mètre carré de section sous une charge
unitaire pendant l'unité de temps (une seconde) : c'est lui qu'on
va chercher à obtenir par une expérience d'épuisement dans un
en se desserrant instantanément et de lui-même, si les roues ne
tournent plus.
Pour arriver à ce résultat, le tambour de frein, c'est-à-dire la
pièce qui tourne avec la roue et sur laquelle on exerce un effort
retardateur, est fait en deux parties. Il se compose d'un cercle
extérieur monté fou sur un certain nombre de masses concen-
triques intérieures. Lorsque les roues de la voiture tournent, ces
masses viennent s'appliquer fortement sur ce cercle par l'effet de
la force centrifuge et l'entraînent dans leur rotation. On peut
alors freiner, aussi violemment qu'on le désire, le cercle extérieur,
sans décoller les masses, leur adhérence étant suffisante. Si la
voiture patine et que la roue s'arrête, la force centrifuge n'agit
plus sur les masses. Le cercle extérieur s'immobilise, mais les
roues recommencent à tourner; de ce fait, la force centrifuge agit
à nouveau, entraîne le cercle, et la voiture est encore soumise à
l'effet retardateur du frein. On obtient ainsi une succession de
périodes de freinage, de patinage et de freinage, jusqu'à l'arrêt
complet de la voiture. Ajoutons qu'il faut naturellement combiner
le frein précédent avec un autre du modèle habituel, dont l'effort
retardateur sera suffisant pour arrêter la voiture aux faibles
vitesses de marche.
*
* :il:
Nous avons ainsi examiné les points les plus intéressants que
présentent cette année les voitures de tourisme du Salon de l'Au-
tomobile. Il nous reste encore à parcourir les stands des véhicules
industriels, ce que nous ferons dans le prochain numéro.
G. BIRLÉ,
(A suivre.) Ingénieur des Arts et Manufactures,
Arbitre-Expert au Tribunal de Commerce de la Seine.
HYDRAULIQUE
MÉTHODE DE THIEM, DITE ê,
pour l'évaluation des eaux d'une nappe souterraine
(alluvions).
M. G. Thiem, le fils du grand hydrologue A. Thiem, de
Leipzig, a exposé dans le Journal fur Gasbeleuchtung und Was-
serversorgung ('), les moyens de supputer la quantité d'eau qu'on
peut trouver dans la nappe phréatique, ce qui est fort intéressant
pour l'alimentation des villes à proximité d'une grande étendue
d'alluvions (grande vallée fluviale, dunes et sables littoraux,
dépôts glaciaires, etc.). Parmi ces moyens, il est une méthode
peu connue en France, la méthode dite &, et je crois rendre ser-
vice aux ingénieurs en l'exposant ici.
Quand on est en présence d'une nappe dans les sables et gra-
viers (généralement quaternaires), il faut tout d'abord recon-
naître dans toute l'étendue intéressée :
a) Le niveau de l'eau, ou la surface supérieure de la nappe et sa
pente ;
b) La direction et la vitesse du mouvement du liquide;
c) L'épaisseur de la tranche d'eau, ou, si l'on veut, le substratum
imperméable formant le fond de la nappe, ainsi que la nature et le
grain des couches aquifères.
C'est seulement après ces déterminations qu'on pourra essayer
- et seulement encore dans les régions où se maintiendra une
certaine uniformité de constitution et de pente — de calculer la
puissance de la nappe, c'est-à-dire le débit qu'on pourra en tirer
(ce qui est le but de la présente note).
Pour les reconnaissances ci-dessus, on recourt à des puits ou
à des forages (0m 10 à om 20 de diamètre) assez multipliés pour
bien faire connaître tout le terrain, et assez profonds pour
atteindre le substratum imperméable. Dans chacun d'eux, on
prend des échantillons du sol à diverses hauteurs, on suit le
niveau de l'eau aux différentes époques, et on peut aussi faire des
essais d'épuisement; mais je dois rappeler que pour ceux-ci,
comme pour les prélèvements pour analyse de l'eau, il faut au
préalable aménager le forage, en y descendant un tube (de 0m 03
à 0m04 de diamètre) perforé dans sa partie inférieure et entouré
dans cette partie d'une toile métallique, puis en remplissant l'es-
(1) Numéros des 21 et 28 février 1920.
pace entre ce tuyau de prise et les tubes du forage avec du sable
ou gravier lavé, et enfin en retirant les tubes du sondage.
On place d'ordinaire les sondages de reconnaissance par
groupes de trois, situés dans chaque groupe aux sommets d un
triangle équilatéral (ce triangle a de 50 à 100 mètres de côté) :
les triangles s'espacent de 200, 500 ou 800 mètres, suivant la
régularité que l'on suppose aux couches. D'après les niveaux
de l'eau relevés, on détermine les courbes de niveau du dessus
de la nappe H4, H,, ., H5 de la figure 1 ; l'écartement de ces
courbes suivant les lignes de plus grande pente (normales aux
courbes) donne la pente i, et la direction de l'écoulement en
chaque point. Si des centres de gravité des triangles, on trace
des parallèles aux courbes de niveau et qu'on leur mène une nor-
male à mi-distance de deux triangles consécutifs, on aura les
FIG. 1. — Répartition des groupes G,, G1, G3. des forages
de reconnaissance (triangles équilatéraux).
longueurs (it + l3 pour le groupe GJ auxquelles s'appliqueront
les conditions de chaque groupe.
Quant à la détermination de la vitesse d'écoulement, on la
ferait, soit par la méthode de Thiem, au sel marin (qui n'est pas
toujours sûre, parce que le maximum de salure ne se présente
pas nettement), soit par la méthode de Slichter (mesure du
courant électrique entre deux forages, après addition de chlorure
d'ammonium dans celui d'amont), soit avec les perfectionnements
qu'y a apportés Dienert. Il n'est pas toujours nécessaire de
FIG. 2. — Calcul d'ê dans le cas d'une nappe libre
(puits ou forages ordinaires).
rechercher la vitesse, d'autant plus qu'on s'en fera une bonne
idée quand on aura évalué le débit.
Pour cette évaluation, c'est sur la loi de Darcy et les formules
de Dupuit, qui se sont, en somme, montrées les plus conformes
à la réalité, qu'on s'appuie. Darcy admet que l'écoulement au
travers d'une tranche de sable de section f avec une pente i par
mètre, est :
Q = 6if.
où 8 est un coefficient de perméabilité dépendant de la nature du
sol, de la taille et du mode d'empilage des grains de sable, de la
température, etc. (bref, à peu près impossible à déterminer à
priori, même si on opérait sur des échantillons). Cet S serait, en
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