Titre : Les Annales coloniales : organe de la "France coloniale moderne" / directeur : Marcel Ruedel
Auteur : France coloniale moderne. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1935-04-16
Contributeur : Ruedel, Marcel. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32693410p
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 16 avril 1935 16 avril 1935
Description : 1935/04/16 (A36,N45). 1935/04/16 (A36,N45).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone... Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique
Description : Collection numérique : Thème : L'histoire partagée Collection numérique : Thème : L'histoire partagée
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Description : Collection numérique : Protectorats et mandat... Collection numérique : Protectorats et mandat français
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6379685t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LC12-252
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/11/2012
36* ANNIE. - N,, 45.
MARDI., T3 H. 30, 16 AVRIL 1935.
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Fondateur s Marcel RUEDEL ,:", ¡ Directeur î Raoul MONMARSON
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Evidemment, le terme fait sourire. La
ligne d'intérêt local, le tortillard, puisqu'il
faut l'iippeler par son nom, avait derrière
lui un passé lourd de récriminations, d'er-
reurs et du ridicule, et il est mort de n'avoir
pas marché au rythme du progrès.
Mais il .@ a rendu, d'immenses services au
temps oit l'automobile était l' exception el
le téléphone un objet strictement citadin.
On oublie aujourd'hui ce qu'il représentait
il y il trentc-cinrj, ans-, ce tortillard blagué,
chansonné, vilipendé. Il suppléait à la route
insuffisante ou impraticable ; il allait hum-
blement et vaillamment chercher dans les
dampagne les gens ut les choses nécessaires
à la ville. Il fut le. collaborateur obscur mais
nécessaire du chemin de fer de grande ligne,
qui aurait vécu ibien difficilement sans lui.
Il a apporté de la prospérité et de la vie,
mais il était de ceux»qui iae peuvent ni se
hausser, ni évolu«r. ïï-arvait créé du progrès
et le pfogrès l'a tué.
L'Afrique immense, et adolescente encore,
souffre dans sa croissance d'une crise de la
circulation. Tous ceux qui se sont penchés
sut son grand corps .l'ont constaté.
Elle a des fleuves gigantesques, mais ca-
pricieux. des routes que l'hivernage h,tllc.
- et que la forêt écrase. Elle a quelques
r.Mns de 1er.. Elle a même une grande
"ligne aérienne. A part le rail et la route qui
&gflbrrent de s'entr'aider, il n'y a guère de
- entre eux et la voie aérienne jetée de
de Tâ Méditerranée au Congo, jriét- i Ic
Et malgré les efforts des administrateurs,
malgré Icti ha virus qui tournent en rond au-
tour d'clic; malgré ses routes et ses trains.
malgré ses avions, l'Afrique manque de com-
munications. Il Kil faut le « départemen-
tal », le tortillard qui va partout et fait
vivre à la fols les hameaux qu'il traverse,
les villes excentriques d'où il tire sa raison
d'être, et la grande ligue tlont il est le pré-
cieux affluent."
Seulement" :en Afrique, il ne suffit pas
4e .joindre les uns aux autres des clochers,
'mtJis des mondes. 11 n'est vas question de
Efïgzaguer au gré des intérêts électoraux,
la -gdlitvide «M-tv iv*tu*c fit-
-, 1 t tritîtresse.
J. Alors., le tortillard ne pourrait rien dans
cette terre formidable,
.mais s'il fut chenille, pourquoi ne de-
victidrait-il pas papillon ?
Le tortillard est mort ? Vive le tortil-
lard 1 ^t.
, .Par un effet de quelque heureuse mélcmp-
sychosc, son esprit (le ,1;on serviteur dévoue,
délaissant l'enveloppe; briiiqticballantc de
wagons désuets et des machines asthmatiques
peut a-ninric'r le corps frémissant de l'avion.
Et le tortillard devenu aétiSn, c'cstii-diic
léger, rapide et vainqueur, va jouer en Afri-
que ,son r&c bienfaisant (le et
même de sauveteur.
̃ •'Finies les randonnées pittoresques, mais
interminables en tipoyc ! E'iFfacé le cau-
chemar des heures de fièvre, porteuses -de
l'angoisse, de mourir là dans la brousse,
presque seul, entre des amis surs, mais ira-
puissants et désespérés !
Balayé le mortel cafard engendré par le
vide intégral des mois sans lettres, sans
nouvelles-, sans visage 'ami ! L'avion-tortil-
lard sera là son ronron affectueux et bon.
enfant, eu déchirant le grand silence ef-
frayant de lâr nature coalisée contre l'homme,
apportera' le réconfort et la vie.
Pour ceux qui.luttent, il sera un témoin,'
un messager et souvent un secours.
Guide vigoureux, séduisant et persuasif,
if incitera au voyage et favorisera des en-
treprises.
Egalement accueillant au médecin, au
politique, au chercheur, au marchande et ail
tlâncur. il sera. pour chacun d'eux un col-
laborateur, un appui, voire une arme.
-.. - _a
Et comme ce tortillard aué a 1 esprit de
famille, il sera. modeste et sobre comtne son
ancêtre •-rampant des temps révolus ̃d'Eu-
rope.
11 saura qu'on peut rendre service sans
être énorme et tonitruant, qu'on peut aller
vite et loin sans avoir de trop grandes jam-
t'cs : il suffit d'avuir le mollet nerveux et
le cœur bien accroché.
Le tortillard ailé ne Hcra' pas petit, mais
moyen. Il fera allègrement ses mille kilo-
mètres en cinq heures, n'exigera point de
champ de manœuvre pour se poser j il 'pren-
dra et portera a tous du courrier, des médi-
caments, du ravitaillement.
11 ne coûtera pas cher, (.'1, comme il rend ra
d'inimaginables services, il gagnera très
bien sa vie et il mettra même de l'argent
de côté parce qu'il-n'aura ipas besoin d'une
nombreuse domesticité.
C'est ainsi qu'au rebours du vieux pré-
curseur, -le tortillard d'Europe, il vivra tou-
jours. parce qu'il'se renouvellera toujours.
La grande ligne,' celle qui a des avions
majestueux avec des troupeaux de chevaux,
considérera avec affection cc petit broussrtrd
africain, qui sera sa raison d'exister, parce
qu'il, ira. cherber pour elle l'aliment indis-
- pensable qui est le trafic, et que cette grande
dame ne peut songer à -aller. chercher elle-
même. -
Ainsi 1J Afriq-ue et l'Europe, le politique
et l'économique, sont tributaires du tortillard
aérien. ;
Gabon. Cameroun, Togo, Côte d' I.voire,
Guinée, ne profitent point de la ligne im-
périale qui cofitc si cher et à qui il pour-
rait cependant apporter et d'activité ré-
munératrice.
C'est aux gouvernements locaux qu'appar-
tient l'initiative des mouvements, non point
!en créant eux -mêmes leur exploitat ion aé-
rienne locale, mais en-provoquant l'éveil de
l'initiative privée.
Nous verrons plus tard comment cette ac-
tion peut s'exercer et comment en diriger
les effets.
Jean-Michel Renaitour,
cl
de la Commission de UAévuiutuliquc.
AUDIENCES
A L'ELYSEE
Le Président de la République a reçu hieff
le président et une délégatin de la Société
Coloniale des Ariistes français.
). - (
Au Conseil Supérieur
des Colonies
- Contentieux
Le Journal Officiel du 14 nous apprend que
le comité consultatif du contentieux des colo-
nies a (rejeté la protestatio formée par M.
Jeaft Rose, le 4 novembre 1932, contre les
opérations électorales à la suite desquelles M.
Alc:de' Delmortt a, été proclamé délégué-élu
de la Côte d'Ivoire au Conseil supérieur des
Colonies.
). -.-(
Au Conseil gênent -
'¡ de Constantine
Le Conseil général s'est réuni hier en ses-
sion ordinaire sons lu présidence de M. Dey.
roii. Celui-ci a souligné les heureuses con-
toit. Col-tri-ci iz 3,01tli(
séquences dit voyage ile. M. Régnier et a ren-
du un vif hommage aux trois sénateurs algé-
riens pour avoir, à Voccasion de l'interpella-
lioii.ac'M. V toilette, cIter gzqtlCmeltt répliqué
à l'acte d'accusation qu'il avait dressé.
Enfm-M. DeyVon insista sur Vintérêt qu'il
y aurait à maintenir, longtemps en. place en
Algérie les préfets et les fonctionnaires qui
ont acquit Vexpérience d'une administration
beaucoup plus-[complexe, que celle de la mé-
tropole.
- -
Chez les Consuls
: AU CONC0. BELGE
Unç agence consulaire vient d'être créée à
GreternVansville. (Territoiire de Kivu). Erne a
été confiée à M. Henri IQnke-, de nationalité
française, - commerçant établi dans cette ville.
Cette nouvelle agence relève du consulat -de
France à KÎQ«lia§ft-Léopoldville.
Un télégramme
de M. Carde à M. Régnier
M. Marcel Régnier, ministre de l'Intérieur,
a reçu du gouverneur général de l'Algérie le
télégramme suivant :
« La session extraordinaire des assem-
blées a lgériennes a été close ce soir, à
18 heures. Le vice-président du Conseil
upérieur, le président des délégations
financières, les rapporteurs généraux des
commissions des finances des deux assem-
bleéa vous ont spécialement remercié
d'avoir pris Vinitiative de. la loi apportant
N une aide à l'agriculture algérienne. Tom
ont rendu un vibrant hommage, aux ap
plaudissements unanimes de l'assemblée,
à votre action agissante en faveur de l'Al-
gérie. m
) -.- (
Le Conseil supérieur
du gouvernement a entériné
les proiets des Délégations
ifnancières algériennes
Le Conseil supérieur de gouvernement s'est
réuni à Alger, vendredi matin, sons la prési-
dence de M. Cardc,) Gouverneur général.
Après un exposé de M, Gallej rapporteur
de la Commission des Fiiiaitces, qui rappela
qui ra p pela
les projets votés la veille par les Déléga.
tions filtaiicières, projets dont nous avons
rendtt compte samedi, l'orateur demanda au
Conseil supérieur d'entériner ce vote.
M. Mercier fit adopter ensuite le vœu que
les Délégations financières avaient voté au
sujet des secours à apporter au commerce et
à l'industrie.
Puis M, Vallet prononça le discours de
çlôture, dans lequel il se réjouit des mesures
adoptées pour venir Cil, aide à la colonisa-
tion. Il vu attribua le mérite ait- ministre de
l'Intérieur, dont le voyage s'avère de plus en
plus profitable à l'Algérie; au Gouverneur
général Carde, dont il vanta l'activité et
l'énergie; et enfin aux parlemeiitairce algé-
riens qui se sont fait les iuterprHes ri !*;'nufS
des revendications algériennes.
LEGEREMENT , i :
: ';.:. DlSABBSl.
1
M
.,
li ), ;
ous n'avions pas as-
sisté à la séance So-
lerinelle d'ouvertu-
re de la Conférence
Ifnpériale. Nous
nous sommes fait
un devoir de nous
rendre à la séance
de clôture.
̃ Et dans ce vaste vaisseau rouge et or du
Sénat, où la lumière est douce,' la voix humaine
ouatée, la proportion de l'homme ramenée à
celle de farchitecture, nous avons regardé les
orateuts- plus que nous ne les avons entendus.
Sauf M, Louis Rollin qui détache nettement ses
mots et les lance avec fUree; ce compte-rendu
d'un mandat impérial nous échàppa sur l'ins-
'tant. Nous nous pencherons, en ces journées
pascales, sur ces textes de bonne volonté.
Nous avons assez souvent exprimé notre avis
sur les doctes assemblées pour avoir aujourd'hui
l'excuse de n'y point revenir. Samedi même,
nous affirmions que la qualité des travaux pou-
vait risquer d'être méconnue par un Parlement
indifférent à la nécessité du grand destin fran-
çais. La conféreQCé vient, croyons-nous, de dé-
brousser, et de bâtir les fondations : le Parle-
ment édifiera-t-il la maison ?
C'est l'affaire de M. Louis Rollin.
11 appartiendra à notre Ministre des Colonies
d'abord de vaincre l'hostilité sournoise çt polie
de certains de ses Burg?tix, .où les nauïragturs
involofttatteâ, Ifibus l'espérons *– de la chose
coloniale se sont toujours comptés. Il lui appar-
tiendra ensuite d'entrer en lutte contre les com-
pétences qui se sont elles-mêmes sacré telles,
et qui réunies en cénacles, cercles ou chapelles
manient le levier avec la dextérité d'un em-
ployé de gare de marchandises mais à leur
gré personnel.
11 lui appartiendra ensuite de faire un large
tour d'horizon, et, detrière les fronts obstinés
de ceux qui lui présenteroht réformes ou main-
tiens du statu quo, de déceller l'itltéret person-
nel, et les buts secrets.
Il lui appartiendra enfin de faire oeuvre de
grand manoeuvrier parlementaire, et d'utiliser à
son profit l'inertie? l'indifférence, la camarade-
rie, le j'menfichisme - comme d'ailleurs la
bonne volonté et la compétence.
Si nos moeurs étaient autres, nous pourrions
envisager pour M. Louis Rollin le geste héroïque
de la dictature coloniale, rejetant d'un revers
de mains les conseilleurs à la Don Basile,., le*
coalitions d'intérêts, la pesante masse d'un Par-
lement occupé à d'autres travaux. Mais nous
connaissons malheureusement que la France, à
ce point de vue, est au dernier stade de la fai-
blesse, et que rien ne la rebute, ou ne l'in-
quiète autant que l'action individuelle. Elle
entend que chacun soit noyé dans la masse,
et qu'aucun homme de valeur n'ait accès à
îl'actlûBu fcaL-glifite,:JtcUft qu'elle^ l'entend, doit
être collective : Talionymat est à celle-ci néces-
salre pour s'élever.
M. Louis Rollin ,qui fut ministre en d'autres
départements, connaît fort bien cette charte,
hors des règles de quoi il n'est point possible
de gouverner.
Et voilà pourquoi nous doutons que la révo-
lution coloniale s'accomplisse.
Nous terminerons ces quelques réflexions par
une constatation, à laquelle notre désir est d'en-
lever toute amertume-
Le silence dans lequel cette conférence a
travaillé a été trop absolu. Sans vouloir dire
de la Presse coloniale qu'elle méritait une
autre mesure, nous pourrons écrire que celle-
ci, dans son ensemble, est composée de colo-
niaux qui ont le sens critique, le goût de l'étu-
de et sachant tirer quelque enseignement de
ce qu'ils ont vu et vécu. Or, la conférence ne
s'est manifestée à elle que par des communi-
qués ridicules, programme des séances ou notes
portant en titres de gloire le nom de quelques-
uns de ses orateurs privés.
Nous avons, avec un soin extrême, été tenus
a l'écart des problèmes étudiés. Sommes-nous
à ce point ignorants. que nous eussions été
incapables d'en discuter V N'avons-nous point
d'idées ?
N'avons-nous point conquis nos galons de
laine sur place, alors que tant d'autres, qui
tranchèrent souverainement, ne connaissent que
les casemates de la Métropole ?
Ainsi nous n'avons point de doctrine, d'expé-
rience, de vues particulières sur des points pré-
cis, de désir de servir ! Grand merci à la confé-
rence !
Notre Syndicat de ICI Presse Coloniale eût
pu protester. Il ne l'a point fait. La Presse co-
loniale est donc une quantité négligeable. Ce-
pendant, on veut bien avoir recours à elle pour
décerner des éloges, et servir de paillasson à la
notoriété qui voudrait monter, comme ces légu-
mineuses arbustives d'arrière-saison.
Ces quelques réflexions sont exemptes d'amer-
tume. Elles sont peut-être empreintes d'orgueil.
Car nous avons, nous aussi, un plan colonial.
Et ceux qui nous lisent aujourd'hui pourront
à ce moment formuler un jugement sur le sen-
timent qui nous guide. Car tes Colonies, entre
les plans qui leur seront soumis, jugeront.
Ce sera la justification de cet article.
Raoul Monmarson.
Le général Corap -.,"
va succéder au géûéral Huré
l AÎQsi que nous l' annonçons pAr. ailleurs, le
général Huré, commandant supérieur des trou-
pes au 'Marocrentre en France pour siéger au.
Conseil supérieur de la guerre.
Pour le remplacer à ce poste insigne, le
choix du 'ministre de la Guerre s'est porté sur
le général Corap, dont près de la moitié de la
carrière militaire s 'est déroulée en Afrique.
Rappelons, que le général Huré avait succédé,
le 2/ mai 1931, au général Vidaloo. Le gé-
néral Catroux l'avait alors remplacé à la ré-
gion de Marrakech, dont il est encore aujour-
d'hui commandant.
Voici la carrière du nouveau commandant
en chef des troupes du Maroc :
Corup (André-Georges), m* le 10 lï-YTicr
Jt-J7 à PouL-Audwiict'. hnlrc a Suint-Cyr le
Jer octobre ÎJSW, sorti sous-lieuteiwinl d'iu-
Itinlerie le Ji'!' octobre uu lor H.
T. A. •
LieulMiiuil Je I'1- octobre TJOU. Maintenu
un même rAginienl. Admis en IMi Ù Pdioole
Ie GuelTe, sorti breveté il" 121. 1 lors-cadres
A in. division d'Alger le 21 décunl>re 1907.
Cmpitauie Ir 2$murs lyJO. Afreclé au 3G
H. T. A. 11 resle en Afrique du Nord 'jus-
qu'cu avril- t'Jl'.i, où il est détaché n i'iitut-
lIHl1jl' ,gell('l'uJ de l'urinée, section d'Afri-
que. \-ficelé le 28 uoùl HM4 à l'E.-M. de la
v Coiiirlniihliiiil- le 3 soiilêinbrc 1913, nffeclo
Il titi G., imib nu 2° régiment,
de mu relie de zouuves le 15 décembre 1917.
l,kllll'lltIlIl-cOlolll'l le 24 septembre X'Jis.
nélurlu' ù l'E.-M. générai de l'armée (3°
bureau)
(:"lIulll'l ie £ '.j décembre 1921, ù la disposi-
li"ll du iiiurédiul Ly-aul'>y, 1 lunl-cDinrnis-
saire Hesidenl général de France au Maroc.
Commandant, du cerale de Tu/a-Nord en
janvier IVsî.V puis du territoire de Gunrcif
en février )U2T. Nommé adjoint-général au
oommundant de la région de Tazu en dé-
cembre 11)27, admis à suivre les cours du
centre, des 1 Juutes-Eludes militaires en sep-
tembre 19&J.
(iéncl'ai de brigade le 2î avril 1020, affecté
a J'K-M. générai! de l'armée, puis adjoint ou
IJlI,úrd maritime du TOll,oU en août 1\I:!J. III
lévrier l'.Wl, mis à la disposition du général
Woj-fiind, président du Conseil supérieur de
la guerre.
Général de division le (i septembre 1<.)33.
Maintenu il la diajiositNni du général ev-
gand.
- Nommé commandant de la division d Al-
ger le 2(5 avril IDiH.
I.e général Corap est titulaire de cila-
lions, dont, trois il Tondre des T. O. fi. (guer-
re du lïilT), et commandeur de lu l.i*y:on
d'honneur tlapuis le 10 Juin lîtëo.
> +- (
Budgets
, J\. - A.- ..I!
l' MAROC
La Commission interministérielle chargée
rcf examiner le budget du protectorat, vient
d'apprôuver le budget de 1935.
Le projet, tel qu'il avait été approuvé en
décembre à Rabat par le Conseil, du gouver-
nement, a subi peu de modifications. Les pro-
jets de compressions, résultant de la réforme
administrative en préparation, sont survenus
trop tard pour pouvoir être intégrés cette an-
née : ils ne le seront que dans le budget de
1936.
De même, les recettes spéciales, résultant
d'une réforme douanière 1 éventuelle, resteront
hors budget tant que cette réalisation n' aura
pas. eu lieu, subordonnée elle-même à la révi-
sion de l'acte d'Algésiaras.
En définitive, le budget ordinaire de 1935
se solde pair 332.030 francs d' excédent, résul -
tant de 896.593.000 francs de recettes contre
896.260.970 francs de dépenses.
Soit une diminution de 4.500.000 francs sur
les évaluations de 1934.
Le budget extraordinaire comporte 150 mil-
lions de crédits pour travaux publics à exécu-
ter sur fonds d'emprunts et 43 millions de re-
celtes récupérables au bénéfice, de la Caisse
de réserve (chiffres approximatifs).
). --+- (
L'or natif est accepté
en Inini par le fisc
Désormais, les contribuables de VInini
poiii-roiti, à leur choix, régler le montant des
différents impôts et faves, soit eu numéraire,
soit en or natif.
L'or natif sera accepté par les agents spé-
ciaux et les divers agents de perceplioit, ha-
bilités à cet effet, au cours de 12 fr. 50 te
gramme,
l.e cours de l'or natif ainsi fixé n'.et'P/ls
définitif et chaque changement de taux fera
l'objet d'un arrêté local pris en Conseil d'ad-
ministration.
Tout le secret est là.
Le ministre de VAgriculture yougoslave, M. Dragutin Jankovitch, a
entrepris une série de réformes pour sauver la terre du paupérisme arti-
ficiel qui l'accable. l.rliftl :':l9 ,
Il entend que les frais de transport du maïs, par exemple, ne soient
pas plus élevés que le maïs lui-même, ou que le blé de la plaine danu-
bienne ne coûte pas plus cher sur la côte dalmate que la farine améri-
caine,
Notre rare production coloniale en est là. Sur place, elle peut lutter.
Transportéey elle est un luxe que la Métropole refuse avec raison de s'of-
frir.
Le silencieux mystère dans lequel vient de vivre la Conférence Impé.
riale ne nous permet point de connaître si une politique des transports,
large, saine, aérée, révolutionnaire, a été étudiée.
Pour sauver la colonie française, il faut bouleverser sa voluptueuse
routine, jeter bas certains des hommes qui, par insuffisance morale, man-
que de cœur ou appétit de paresse, Vont conduite dans rimpane. Il faut
n'accorder désormais plus de crédit aux Faux prophètes, à tous ceux qui
se manifestent chaque jour en dix endroits divers, en trente lettres, en
cinquante conversations téléphoniques, pour abuser les aveugles sur leur
personnalité. Ces utilitaires, gonflés du ventre ou de la boutonnière, ont
assez fait de. mal à ta France coloniale.
Nous entendons ici restituer à l'Empire son véritable destin : en ma-
tière coloniale. notre religion est celle de la eompétence.
f
Nouvelles de Tunisie
M. Peyrouton inaugure l'Hôtel de Ville
de Béja.
M. Peyroulonj Résident général de France
en Tunisie, a inauguré dimanche l'Hôtel de
Ville et le monument aux Morts de Béja.
Après la cérémonie j un banquet a réuni
les officiels à l'il ôtel de Ville. Puis le cor-
tège s'est engagé dans les ruelles de la ville
arabe où la population tunisienne, a acclamé
le Résident.
M. Peyrouton et sa suite giit clé accueftiu
au caïdat par. Sidi Habid Djelloulij caïd
gouverneur de la ville.
Le Résident a remis, à M. Venèque, prési-
dent cie la Chambre d'Agriculture française
en Tunisie j la croix de la Légion. d'honneurt
et il a prononcé un discours sur la politique
franco-tunisienne.
Dans son discoursJ JlI. Peyrouton prononça
notamment les paroles suivantes, qui mézit&fii
l'attention :
l'aime les musulmansj je les aime pro-
fondément, dans leur, intérêt et p-ont
eux; je leur en ai donné des preuves, et
j'ai le droit de leur dire ; « Attention. n
Ici la tradition religieuse revêt un double,
aspect, à savoir que le Coralt est à la
fois un code civil et un évangile, et du
contact de nos deux civilisatioiis. peuvent
naître des heurts. J'en arrive à vous dire
ce que. fut mon attitude vis-à-vis des jeu.
nes Tunisiens. J'ai eu des entretiens avec
eux. J'ai vu devant moi des hommes dis-
tinguésj des hommes cultivés, et j'ai eu
l'impression qu'ils en étaient restés aux
jeux vains de Vidéologie.
.et le président du Destour quitte
la Tunisie après avoir démissionné
Chadly K air ail ah, président du troisième
comité politique dit parti libéral destourien
et principal meneur de l'agitation, a pris pla-
ce samedi matin à bortt ac l'hydravion de la
ligne italienne.
Chadly Kairallalt a fait une déclaration
écrite disant que si le troisième comité poli-
tiquc a bien maintenu l'existence du parti et
si le comité, en ce qui concerne la délivrance
des exilés a fait son devoir cuve/s. ccrtavis
prisonniers et illcltlpé_f..J toutefois sa mission
a pris fin. C'est pourquoiJ ajoute-t-il, la co-
mité reconnaît sou échec et reconnaît égalfi-
ment que cet éclie-c peut être fatal à la posi-
tion de la direction dit parti destoutien. Il
estime donc de son devuir de proclamer sa
démission et de Laisser la diteciioti à ceux
qui obtiendront confiance entière et remPli-
ront les conditions nécessaires de dévoue-
ment et d'esprit de sacrifice.
On assure qu'il a renoncé à toute activité
politique pour se consacrer eu Italie à des
travaux ptts'dnnçls.
:
Opération punitive en Cochinchine
L'administrateur-adjoint Lucian;) de la
province de. Hicllho(j) après une marche for-
cée) a réussi à surprendre J non loin de Da-
kriap; les membres d'une famille ayant parti-
cipé en novembre à l'assassinat de M. Mo-
rèrCj délégué administratif de Niii-D'rtt.
Deux des assassins moi ont été arrêtés,
L'un d'eux a fait des aveux complets.
: ) -.. (
1 La fin d'une' vocation
Après jm an de vie monacale l'actrice Ma-
ryse Wendling revient vers le monde.
Klle nous avait annoncé, sa prochaine prise
de voile el son départ pour les léproseries
de l'Occanie mais sa santé m; le lui permet
pas, parait-il.
Sans doute lui permettra-t-elle de remon-
ter sur les planches.
Les obsèques
du Gouverneur général
Renard
Le Foucauld est attendu à Bordeaux après-
demain,
Les sept cercueils seront déposés dans la
gare maritime où aura lieu une cérémonie ilt-
iiine; après quoi, ils seront, portés au palais
de la Bourses où ils seront exposés. Le len.
demain, les sept bières, placées sur des pro-
longes d'artillerie, seront dirigées sur Paris.
Les honneurs militaires seront rendus par des
détachements de troupes de la garnison, qui
feront la haie dit palais de la Bourse à la
gare.
Le Foucauld avait lait escale à Dakar le
10.
Le. Gouverneur général Brévié a tenu, au
cours.de cette escale, à rendre hommage aux
victimes: accompagné de toutes les autori-
tés civiles et militaires de Dakar, il est allé
s'incliner devant les se pt cercueils et appor-
ter à Mmes Bonningue et Gaulard l'expres-
sion renouvelée de ses douloureuses condo-
léances.
Une garde d'honueur était assurée dans Io
chapelle ardente par des. administrateurs des
Colonies, des officiers des armées de terre et
de l'air et des sous-officiers.
Un détachement en arme tendait les hon-
neurs auprès du paquebot.
A Calais
Le corps du * commandant Bonningue sera
inhumé à Calais, sa ville natalef ou les ob-
sèques auront lieu mardi prochain, 23, à dix
heures, en l'église Notre-Damc.
PUISQu'lIlont étudier
celle succession.
EN A. E. F.
Envisageant -un mouvement métropolitain
assez important, au point de vue administration
générale, Aux Ecootes (13 avril) écrit :
(( Pour remplacer M. Renard au gouverne-
ment de l'A. E. F., le gouvernement pense à
M. BonnefoySibour, dont la situation en Sei-
ne-et-Oise est toujours délicate.
Le ministre des Colonies, M. Rollin, hésite
encore à signer cette nomination. Député de la
Seine, il pense à sa propre situation, et craint
quelle ne lui soit reprochée par ceux qui n'ont
pas oublié le rôle de M. Bonnefoy-Sibow, au
boulevard du Palais, lors des événements tra-
giques du 6 j'évrier, »
Les colonies seraient-elles donc l'éternel re-
juge dé tous ceux dont la ntétropvfarbè lasse,
et qui cherchent pour soigner patiemment leur
bile, des postes enviables, comme si la Répu-
bliqtte était leur débitrice ? C'est ainsi que le
dégoût peul prendre au cœur des jonctioimaires
coloniaux, qui ont orienté leur existence, leurs
études, leurs espérances vers l outre-mer. A
l'instant d'accéder aux hauts postes en vue des-
quels ils se sont préparés, ils se trouveraient
coiffés par des gens habiles, ou frappés d'in-
terdits, mais retors en l'art de la politique de
la présence auprès de l'omnipotence ministé-
rielle ?
Nous espérons que M. Louis Rollin, qui
semble prendre à cœur les intérêts de nos colo-
nies, saura résister aux pressantes sirènes d'une
politique intérieure pélimée. hors de nos fron-
tières marines, et qui a, par contre, le champ
libre en France même, dans les multiples re-
coins - de - la camaraderie.
La clôture de la Conférence
Impériale
Samedi à 15 heures, tilt Sblal,) par une fa-
veur spéciale il n'y a a notre connaissance
qu'un seul précédent, il y a quelques années,
en faveur du Comité intei.parlam.eutaiz.e in-
ternational - s'est tenue la séance de clô-
ture de la Conférence Impériale.
M. Albert Lebrun, président de la Répu-
blique, à qui un fauteuil avait été avancé
devant les bancs du gomierncincut, faisait
ainsi face ait fauteuil présidentiel occupé par
M. Louis Rollin, ministre des Colonies,
ayant à ses côtés MM. Serruys, Le Trocquer,
WarrantGignoux, de. Warren et Picard.
Les plus hautes pcrsunnalitês coloniales,
et les autres, étaient là. Le maréchal Fr-aet-
chet fi' E,çpére-y,) le général Gouraud, qepré-
sentaient l'année qui batailla et organisa
outre-mer. Jamais le Sénat ne connut telle
affluence. Les tribunes étaient plçine.s sauf,
comme à Vaccoutumé3 c'elle des journalistes
ayant en. poche, ou en esprit, les phrases qui
allaient être prononcées.
/1/. Saurin était voisin de M. Maitre-Deval-
ion,-AI. Lcmaigneii avait derrière soi M.
Fall\ lequel, à son tour, derrière soi avait ill.
Marlelli-Chauf.ard; sur les bancs de gauchc,
M. Buhot.L.aunay falôtrait aux côtés de M.
Lancien, sénateur,, par surcroît délégué CUL
de l'A.É.F. cependant que M. Bénédic pres-
sait son front entre les mains. M. du Moulin
de Labarlhète était debout, de même que M.
Simonncau, et le tenant du siège êpiscopal
de l'A.E.F. à Uni on Coloniale Française -
ill. du Vivier du- Street regrettait sans
doute de ne point briller d'un éclat plus vif.
Le colonel Girod sagement assis dans un an-
gle. sur un siège de rabiot, rêvait sans doute
de Stissand.ra, durant que M. G ignoux dres-
sait, d'une, voix assa nette, et avec une rc-
elwrche évidente du tcruie exact, du terme
propre le vasta bilan des travaux de la Con-
férence.
La France d'outre mer lut ainsi à l'hon-
neur..1/. Gignoux prit un soin délicat à l'af-
firmer, et notre ambition est de le croire.
Après lui, M. Albert S a rr.au l prit p'oss.es..
si on de la tribune. Nous regretterons que sa
voix par malc hance voilée n'ai pu déployer
les guirlandes- de phrases avec quelque re-
cherche ciselées, si Inen Il"e nous nous trou
tw/.v incapable de donner un résumé même
de son discours. Faisons-lui confiance d!..lts-
tincl.
Après quoi M. Louis Rollin prit la parole,
Il décerna les éloges d'usage, et exprima
très uetlemellt a volonté de prendre en char-
ge les travaux de la ( onférence afin d'en as-
surer l'intégrale réalisation.
Voici d'ailleurs la seconde partie de son-
discours :
« La l'.uiilV'iviKv liupiTia.li' n'aura >'K; seu.
liuncnt un ^eslt1 ,\"lIlII,'¡i'l'l(' rlli" aura ,TI'
uni- (ti'druir, rlal'oro nu 1 >r i.lt;ii 11111< ̃ piv is ,r: l ':-
lion el di- i'oiiMni'-l!"ii. • «n\. i-s In • : m;ir-
'lU,', le luit.
J'ai le ili'U'ir. au Iitiiu1 île v - h.i\.iii\, d,
.-.on.lignor un lin ivinlant 11.. 111111:1 - • ̃ 0.1
liante sigllilil'aLlull.
Kl le aura ronstiliir 1111 l'ail i* Mviili'Miiu I. u n -
i|Uc dans rinsloiiv «II' N" t!H-
il Il l' d 111:-; 1 Î 1::-; 1 {II 1' dl' 1 Î :111 ¡ ,¡ 1'1': - pour :a pn
niiiTi» Tois, en «ili'l. <|i"i ri'ipiviSriit-anlM
Iropiilr, lii's ili'li'uiii'^ île I .Mj-î'Ti'1. il'"» (!•'!̃ >11 ii-*~.
UI'., rrolivloi'aK H |a\^ muis mandai, <-t. paiin.
CU\, (lr> rlii'ls l'I. 1l'itaNrs il ni if-T< l us \<'MUJ de
Ilu" pi i.ssf'SS.oiiâ pil's 1> ii II'a : lu'> »'l i|lli: 11 < > 11
a\oiis (li- lnnivn\ 11 Ihmlui'iT <•!. di: lèlt-r, se .vail
ri iii'i >i ilr<iles cl a.ynid pu aiiiM m1 mieux e,iiiiKiitiv.
.soûl, ua lu ri 'Il i 11 u'i 11 îiiii-ii x <-.iiiiipi,ws il mu u\ ap-
JM t'l les.
Ils oui. 111a-''Uii'iil ruufroiili' leur.-, idiv.-i, K-ars
préon-ui|si1ioii>. Imirs ieiiilaneo, leurs piMji-t.-.
leurs esptiirs.
I,es eiivouslaiiees apparaissaient peu favora-
bles polir lllie telle ri'lleonlre : li-s .!>•
riifMil'e. les ̃ '|>, osi! lulis d'iti'iivts ; i u l - : t > > ̃ t i :
la rrist- n i. aid i a .i - n'i'lainit-ellcs pa- de i u i. -
a r.Milrai'i'T un- lemiv .te rajtpr.o la :i.< id ̃-! i1..-
e
fin poinai! l-^.liiiit ini ut le • .rauntiv. iikii^ eu
lait, un < oniiuim el'lorl de r!air\.>.\une,- d ni-
eoiiipivlieiisiiiM el clii•/. tniis la nie.iue ardente
\o'onié il' servir la plus uraiiile l-'rau.-i mil ̃ il
i aismi de li-us le- i ̃ ï i -1 ; i e i. • -.
I ,'e\pi lii'li' I' a 1 II • 111 • lie enU'Iiiante. ||| v>
et SI heureuse et s| feeoli.le i|Ue e n In
pas à le dn-e .1 emiv tendra de la renom ̃̃ e:
NoUm aMlll.s iTl'e. Mes-M'lll's. le ( lia i K i («" Il-,
KcoiiMiuiiple de rKinpuv il importe. •• m a
sens, qlfld tienne 1H r.i dli|lleiuellt
1 .os ministres passent cl c'esl priMjue par nur.i-
MARDI., T3 H. 30, 16 AVRIL 1935.
lOURNajUOTIDIEfl
Réfaction & Administration :
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v l(>Rae de ||$oi|rM
îtùe -de -Ja $o"-
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TÉL. = RICHÊUEU 73-Q6
(2 lignts groupées)
Les Annales Coloniales
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Fondateur s Marcel RUEDEL ,:", ¡ Directeur î Raoul MONMARSON
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- frança ise en 1i0 gnes
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deviennes d mteret local
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Evidemment, le terme fait sourire. La
ligne d'intérêt local, le tortillard, puisqu'il
faut l'iippeler par son nom, avait derrière
lui un passé lourd de récriminations, d'er-
reurs et du ridicule, et il est mort de n'avoir
pas marché au rythme du progrès.
Mais il .@ a rendu, d'immenses services au
temps oit l'automobile était l' exception el
le téléphone un objet strictement citadin.
On oublie aujourd'hui ce qu'il représentait
il y il trentc-cinrj, ans-, ce tortillard blagué,
chansonné, vilipendé. Il suppléait à la route
insuffisante ou impraticable ; il allait hum-
blement et vaillamment chercher dans les
dampagne les gens ut les choses nécessaires
à la ville. Il fut le. collaborateur obscur mais
nécessaire du chemin de fer de grande ligne,
qui aurait vécu ibien difficilement sans lui.
Il a apporté de la prospérité et de la vie,
mais il était de ceux»qui iae peuvent ni se
hausser, ni évolu«r. ïï-arvait créé du progrès
et le pfogrès l'a tué.
L'Afrique immense, et adolescente encore,
souffre dans sa croissance d'une crise de la
circulation. Tous ceux qui se sont penchés
sut son grand corps .l'ont constaté.
Elle a des fleuves gigantesques, mais ca-
pricieux. des routes que l'hivernage h,tllc.
- et que la forêt écrase. Elle a quelques
r.Mns de 1er.. Elle a même une grande
"ligne aérienne. A part le rail et la route qui
&gflbrrent de s'entr'aider, il n'y a guère de
- entre eux et la voie aérienne jetée de
de Tâ Méditerranée au Congo, jriét- i Ic
Et malgré les efforts des administrateurs,
malgré Icti ha virus qui tournent en rond au-
tour d'clic; malgré ses routes et ses trains.
malgré ses avions, l'Afrique manque de com-
munications. Il Kil faut le « départemen-
tal », le tortillard qui va partout et fait
vivre à la fols les hameaux qu'il traverse,
les villes excentriques d'où il tire sa raison
d'être, et la grande ligue tlont il est le pré-
cieux affluent."
Seulement" :en Afrique, il ne suffit pas
4e .joindre les uns aux autres des clochers,
'mtJis des mondes. 11 n'est vas question de
Efïgzaguer au gré des intérêts électoraux,
la -gdlitvide «M-tv iv*tu*c fit-
-, 1 t tritîtresse.
J. Alors., le tortillard ne pourrait rien dans
cette terre formidable,
.mais s'il fut chenille, pourquoi ne de-
victidrait-il pas papillon ?
Le tortillard est mort ? Vive le tortil-
lard 1 ^t.
, .Par un effet de quelque heureuse mélcmp-
sychosc, son esprit (le ,1;on serviteur dévoue,
délaissant l'enveloppe; briiiqticballantc de
wagons désuets et des machines asthmatiques
peut a-ninric'r le corps frémissant de l'avion.
Et le tortillard devenu aétiSn, c'cstii-diic
léger, rapide et vainqueur, va jouer en Afri-
que ,son r&c bienfaisant (le et
même de sauveteur.
̃ •'Finies les randonnées pittoresques, mais
interminables en tipoyc ! E'iFfacé le cau-
chemar des heures de fièvre, porteuses -de
l'angoisse, de mourir là dans la brousse,
presque seul, entre des amis surs, mais ira-
puissants et désespérés !
Balayé le mortel cafard engendré par le
vide intégral des mois sans lettres, sans
nouvelles-, sans visage 'ami ! L'avion-tortil-
lard sera là son ronron affectueux et bon.
enfant, eu déchirant le grand silence ef-
frayant de lâr nature coalisée contre l'homme,
apportera' le réconfort et la vie.
Pour ceux qui.luttent, il sera un témoin,'
un messager et souvent un secours.
Guide vigoureux, séduisant et persuasif,
if incitera au voyage et favorisera des en-
treprises.
Egalement accueillant au médecin, au
politique, au chercheur, au marchande et ail
tlâncur. il sera. pour chacun d'eux un col-
laborateur, un appui, voire une arme.
-.. - _a
Et comme ce tortillard aué a 1 esprit de
famille, il sera. modeste et sobre comtne son
ancêtre •-rampant des temps révolus ̃d'Eu-
rope.
11 saura qu'on peut rendre service sans
être énorme et tonitruant, qu'on peut aller
vite et loin sans avoir de trop grandes jam-
t'cs : il suffit d'avuir le mollet nerveux et
le cœur bien accroché.
Le tortillard ailé ne Hcra' pas petit, mais
moyen. Il fera allègrement ses mille kilo-
mètres en cinq heures, n'exigera point de
champ de manœuvre pour se poser j il 'pren-
dra et portera a tous du courrier, des médi-
caments, du ravitaillement.
11 ne coûtera pas cher, (.'1, comme il rend ra
d'inimaginables services, il gagnera très
bien sa vie et il mettra même de l'argent
de côté parce qu'il-n'aura ipas besoin d'une
nombreuse domesticité.
C'est ainsi qu'au rebours du vieux pré-
curseur, -le tortillard d'Europe, il vivra tou-
jours. parce qu'il'se renouvellera toujours.
La grande ligne,' celle qui a des avions
majestueux avec des troupeaux de chevaux,
considérera avec affection cc petit broussrtrd
africain, qui sera sa raison d'exister, parce
qu'il, ira. cherber pour elle l'aliment indis-
- pensable qui est le trafic, et que cette grande
dame ne peut songer à -aller. chercher elle-
même. -
Ainsi 1J Afriq-ue et l'Europe, le politique
et l'économique, sont tributaires du tortillard
aérien. ;
Gabon. Cameroun, Togo, Côte d' I.voire,
Guinée, ne profitent point de la ligne im-
périale qui cofitc si cher et à qui il pour-
rait cependant apporter et d'activité ré-
munératrice.
C'est aux gouvernements locaux qu'appar-
tient l'initiative des mouvements, non point
!en créant eux -mêmes leur exploitat ion aé-
rienne locale, mais en-provoquant l'éveil de
l'initiative privée.
Nous verrons plus tard comment cette ac-
tion peut s'exercer et comment en diriger
les effets.
Jean-Michel Renaitour,
cl
de la Commission de UAévuiutuliquc.
AUDIENCES
A L'ELYSEE
Le Président de la République a reçu hieff
le président et une délégatin de la Société
Coloniale des Ariistes français.
). - (
Au Conseil Supérieur
des Colonies
- Contentieux
Le Journal Officiel du 14 nous apprend que
le comité consultatif du contentieux des colo-
nies a (rejeté la protestatio formée par M.
Jeaft Rose, le 4 novembre 1932, contre les
opérations électorales à la suite desquelles M.
Alc:de' Delmortt a, été proclamé délégué-élu
de la Côte d'Ivoire au Conseil supérieur des
Colonies.
). -.-(
Au Conseil gênent -
'¡ de Constantine
Le Conseil général s'est réuni hier en ses-
sion ordinaire sons lu présidence de M. Dey.
roii. Celui-ci a souligné les heureuses con-
toit. Col-tri-ci iz 3,01tli(
séquences dit voyage ile. M. Régnier et a ren-
du un vif hommage aux trois sénateurs algé-
riens pour avoir, à Voccasion de l'interpella-
lioii.ac'M. V toilette, cIter gzqtlCmeltt répliqué
à l'acte d'accusation qu'il avait dressé.
Enfm-M. DeyVon insista sur Vintérêt qu'il
y aurait à maintenir, longtemps en. place en
Algérie les préfets et les fonctionnaires qui
ont acquit Vexpérience d'une administration
beaucoup plus-[complexe, que celle de la mé-
tropole.
- -
Chez les Consuls
: AU CONC0. BELGE
Unç agence consulaire vient d'être créée à
GreternVansville. (Territoiire de Kivu). Erne a
été confiée à M. Henri IQnke-, de nationalité
française, - commerçant établi dans cette ville.
Cette nouvelle agence relève du consulat -de
France à KÎQ«lia§ft-Léopoldville.
Un télégramme
de M. Carde à M. Régnier
M. Marcel Régnier, ministre de l'Intérieur,
a reçu du gouverneur général de l'Algérie le
télégramme suivant :
« La session extraordinaire des assem-
blées a lgériennes a été close ce soir, à
18 heures. Le vice-président du Conseil
upérieur, le président des délégations
financières, les rapporteurs généraux des
commissions des finances des deux assem-
bleéa vous ont spécialement remercié
d'avoir pris Vinitiative de. la loi apportant
N une aide à l'agriculture algérienne. Tom
ont rendu un vibrant hommage, aux ap
plaudissements unanimes de l'assemblée,
à votre action agissante en faveur de l'Al-
gérie. m
) -.- (
Le Conseil supérieur
du gouvernement a entériné
les proiets des Délégations
ifnancières algériennes
Le Conseil supérieur de gouvernement s'est
réuni à Alger, vendredi matin, sons la prési-
dence de M. Cardc,) Gouverneur général.
Après un exposé de M, Gallej rapporteur
de la Commission des Fiiiaitces, qui rappela
qui ra p pela
les projets votés la veille par les Déléga.
tions filtaiicières, projets dont nous avons
rendtt compte samedi, l'orateur demanda au
Conseil supérieur d'entériner ce vote.
M. Mercier fit adopter ensuite le vœu que
les Délégations financières avaient voté au
sujet des secours à apporter au commerce et
à l'industrie.
Puis M, Vallet prononça le discours de
çlôture, dans lequel il se réjouit des mesures
adoptées pour venir Cil, aide à la colonisa-
tion. Il vu attribua le mérite ait- ministre de
l'Intérieur, dont le voyage s'avère de plus en
plus profitable à l'Algérie; au Gouverneur
général Carde, dont il vanta l'activité et
l'énergie; et enfin aux parlemeiitairce algé-
riens qui se sont fait les iuterprHes ri !*;'nufS
des revendications algériennes.
LEGEREMENT , i :
: ';.:. DlSABBSl.
1
M
.,
li ), ;
ous n'avions pas as-
sisté à la séance So-
lerinelle d'ouvertu-
re de la Conférence
Ifnpériale. Nous
nous sommes fait
un devoir de nous
rendre à la séance
de clôture.
̃ Et dans ce vaste vaisseau rouge et or du
Sénat, où la lumière est douce,' la voix humaine
ouatée, la proportion de l'homme ramenée à
celle de farchitecture, nous avons regardé les
orateuts- plus que nous ne les avons entendus.
Sauf M, Louis Rollin qui détache nettement ses
mots et les lance avec fUree; ce compte-rendu
d'un mandat impérial nous échàppa sur l'ins-
'tant. Nous nous pencherons, en ces journées
pascales, sur ces textes de bonne volonté.
Nous avons assez souvent exprimé notre avis
sur les doctes assemblées pour avoir aujourd'hui
l'excuse de n'y point revenir. Samedi même,
nous affirmions que la qualité des travaux pou-
vait risquer d'être méconnue par un Parlement
indifférent à la nécessité du grand destin fran-
çais. La conféreQCé vient, croyons-nous, de dé-
brousser, et de bâtir les fondations : le Parle-
ment édifiera-t-il la maison ?
C'est l'affaire de M. Louis Rollin.
11 appartiendra à notre Ministre des Colonies
d'abord de vaincre l'hostilité sournoise çt polie
de certains de ses Burg?tix, .où les nauïragturs
involofttatteâ, Ifibus l'espérons *– de la chose
coloniale se sont toujours comptés. Il lui appar-
tiendra ensuite d'entrer en lutte contre les com-
pétences qui se sont elles-mêmes sacré telles,
et qui réunies en cénacles, cercles ou chapelles
manient le levier avec la dextérité d'un em-
ployé de gare de marchandises mais à leur
gré personnel.
11 lui appartiendra ensuite de faire un large
tour d'horizon, et, detrière les fronts obstinés
de ceux qui lui présenteroht réformes ou main-
tiens du statu quo, de déceller l'itltéret person-
nel, et les buts secrets.
Il lui appartiendra enfin de faire oeuvre de
grand manoeuvrier parlementaire, et d'utiliser à
son profit l'inertie? l'indifférence, la camarade-
rie, le j'menfichisme - comme d'ailleurs la
bonne volonté et la compétence.
Si nos moeurs étaient autres, nous pourrions
envisager pour M. Louis Rollin le geste héroïque
de la dictature coloniale, rejetant d'un revers
de mains les conseilleurs à la Don Basile,., le*
coalitions d'intérêts, la pesante masse d'un Par-
lement occupé à d'autres travaux. Mais nous
connaissons malheureusement que la France, à
ce point de vue, est au dernier stade de la fai-
blesse, et que rien ne la rebute, ou ne l'in-
quiète autant que l'action individuelle. Elle
entend que chacun soit noyé dans la masse,
et qu'aucun homme de valeur n'ait accès à
îl'actlûBu fcaL-glifite,:JtcUft qu'elle^ l'entend, doit
être collective : Talionymat est à celle-ci néces-
salre pour s'élever.
M. Louis Rollin ,qui fut ministre en d'autres
départements, connaît fort bien cette charte,
hors des règles de quoi il n'est point possible
de gouverner.
Et voilà pourquoi nous doutons que la révo-
lution coloniale s'accomplisse.
Nous terminerons ces quelques réflexions par
une constatation, à laquelle notre désir est d'en-
lever toute amertume-
Le silence dans lequel cette conférence a
travaillé a été trop absolu. Sans vouloir dire
de la Presse coloniale qu'elle méritait une
autre mesure, nous pourrons écrire que celle-
ci, dans son ensemble, est composée de colo-
niaux qui ont le sens critique, le goût de l'étu-
de et sachant tirer quelque enseignement de
ce qu'ils ont vu et vécu. Or, la conférence ne
s'est manifestée à elle que par des communi-
qués ridicules, programme des séances ou notes
portant en titres de gloire le nom de quelques-
uns de ses orateurs privés.
Nous avons, avec un soin extrême, été tenus
a l'écart des problèmes étudiés. Sommes-nous
à ce point ignorants. que nous eussions été
incapables d'en discuter V N'avons-nous point
d'idées ?
N'avons-nous point conquis nos galons de
laine sur place, alors que tant d'autres, qui
tranchèrent souverainement, ne connaissent que
les casemates de la Métropole ?
Ainsi nous n'avons point de doctrine, d'expé-
rience, de vues particulières sur des points pré-
cis, de désir de servir ! Grand merci à la confé-
rence !
Notre Syndicat de ICI Presse Coloniale eût
pu protester. Il ne l'a point fait. La Presse co-
loniale est donc une quantité négligeable. Ce-
pendant, on veut bien avoir recours à elle pour
décerner des éloges, et servir de paillasson à la
notoriété qui voudrait monter, comme ces légu-
mineuses arbustives d'arrière-saison.
Ces quelques réflexions sont exemptes d'amer-
tume. Elles sont peut-être empreintes d'orgueil.
Car nous avons, nous aussi, un plan colonial.
Et ceux qui nous lisent aujourd'hui pourront
à ce moment formuler un jugement sur le sen-
timent qui nous guide. Car tes Colonies, entre
les plans qui leur seront soumis, jugeront.
Ce sera la justification de cet article.
Raoul Monmarson.
Le général Corap -.,"
va succéder au géûéral Huré
l AÎQsi que nous l' annonçons pAr. ailleurs, le
général Huré, commandant supérieur des trou-
pes au 'Marocrentre en France pour siéger au.
Conseil supérieur de la guerre.
Pour le remplacer à ce poste insigne, le
choix du 'ministre de la Guerre s'est porté sur
le général Corap, dont près de la moitié de la
carrière militaire s 'est déroulée en Afrique.
Rappelons, que le général Huré avait succédé,
le 2/ mai 1931, au général Vidaloo. Le gé-
néral Catroux l'avait alors remplacé à la ré-
gion de Marrakech, dont il est encore aujour-
d'hui commandant.
Voici la carrière du nouveau commandant
en chef des troupes du Maroc :
Corup (André-Georges), m* le 10 lï-YTicr
Jt-J7 à PouL-Audwiict'. hnlrc a Suint-Cyr le
Jer octobre ÎJSW, sorti sous-lieuteiwinl d'iu-
Itinlerie le Ji'!' octobre uu lor H.
T. A. •
LieulMiiuil Je I'1- octobre TJOU. Maintenu
un même rAginienl. Admis en IMi Ù Pdioole
Ie GuelTe, sorti breveté il" 121. 1 lors-cadres
A in. division d'Alger le 21 décunl>re 1907.
Cmpitauie Ir 2$murs lyJO. Afreclé au 3G
H. T. A. 11 resle en Afrique du Nord 'jus-
qu'cu avril- t'Jl'.i, où il est détaché n i'iitut-
lIHl1jl' ,gell('l'uJ de l'urinée, section d'Afri-
que. \-ficelé le 28 uoùl HM4 à l'E.-M. de la
v Coiiirlniihliiiil- le 3 soiilêinbrc 1913, nffeclo
Il titi G., imib nu 2° régiment,
de mu relie de zouuves le 15 décembre 1917.
l,kllll'lltIlIl-cOlolll'l le 24 septembre X'Jis.
nélurlu' ù l'E.-M. générai de l'armée (3°
bureau)
(:"lIulll'l ie £ '.j décembre 1921, ù la disposi-
li"ll du iiiurédiul Ly-aul'>y, 1 lunl-cDinrnis-
saire Hesidenl général de France au Maroc.
Commandant, du cerale de Tu/a-Nord en
janvier IVsî.V puis du territoire de Gunrcif
en février )U2T. Nommé adjoint-général au
oommundant de la région de Tazu en dé-
cembre 11)27, admis à suivre les cours du
centre, des 1 Juutes-Eludes militaires en sep-
tembre 19&J.
(iéncl'ai de brigade le 2î avril 1020, affecté
a J'K-M. générai! de l'armée, puis adjoint ou
IJlI,úrd maritime du TOll,oU en août 1\I:!J. III
lévrier l'.Wl, mis à la disposition du général
Woj-fiind, président du Conseil supérieur de
la guerre.
Général de division le (i septembre 1<.)33.
Maintenu il la diajiositNni du général ev-
gand.
- Nommé commandant de la division d Al-
ger le 2(5 avril IDiH.
I.e général Corap est titulaire de cila-
lions, dont, trois il Tondre des T. O. fi. (guer-
re du lïilT), et commandeur de lu l.i*y:on
d'honneur tlapuis le 10 Juin lîtëo.
> +- (
Budgets
, J\. - A.- ..I!
l' MAROC
La Commission interministérielle chargée
rcf examiner le budget du protectorat, vient
d'apprôuver le budget de 1935.
Le projet, tel qu'il avait été approuvé en
décembre à Rabat par le Conseil, du gouver-
nement, a subi peu de modifications. Les pro-
jets de compressions, résultant de la réforme
administrative en préparation, sont survenus
trop tard pour pouvoir être intégrés cette an-
née : ils ne le seront que dans le budget de
1936.
De même, les recettes spéciales, résultant
d'une réforme douanière 1 éventuelle, resteront
hors budget tant que cette réalisation n' aura
pas. eu lieu, subordonnée elle-même à la révi-
sion de l'acte d'Algésiaras.
En définitive, le budget ordinaire de 1935
se solde pair 332.030 francs d' excédent, résul -
tant de 896.593.000 francs de recettes contre
896.260.970 francs de dépenses.
Soit une diminution de 4.500.000 francs sur
les évaluations de 1934.
Le budget extraordinaire comporte 150 mil-
lions de crédits pour travaux publics à exécu-
ter sur fonds d'emprunts et 43 millions de re-
celtes récupérables au bénéfice, de la Caisse
de réserve (chiffres approximatifs).
). --+- (
L'or natif est accepté
en Inini par le fisc
Désormais, les contribuables de VInini
poiii-roiti, à leur choix, régler le montant des
différents impôts et faves, soit eu numéraire,
soit en or natif.
L'or natif sera accepté par les agents spé-
ciaux et les divers agents de perceplioit, ha-
bilités à cet effet, au cours de 12 fr. 50 te
gramme,
l.e cours de l'or natif ainsi fixé n'.et'P/ls
définitif et chaque changement de taux fera
l'objet d'un arrêté local pris en Conseil d'ad-
ministration.
Tout le secret est là.
Le ministre de VAgriculture yougoslave, M. Dragutin Jankovitch, a
entrepris une série de réformes pour sauver la terre du paupérisme arti-
ficiel qui l'accable. l.rliftl :':l9 ,
Il entend que les frais de transport du maïs, par exemple, ne soient
pas plus élevés que le maïs lui-même, ou que le blé de la plaine danu-
bienne ne coûte pas plus cher sur la côte dalmate que la farine améri-
caine,
Notre rare production coloniale en est là. Sur place, elle peut lutter.
Transportéey elle est un luxe que la Métropole refuse avec raison de s'of-
frir.
Le silencieux mystère dans lequel vient de vivre la Conférence Impé.
riale ne nous permet point de connaître si une politique des transports,
large, saine, aérée, révolutionnaire, a été étudiée.
Pour sauver la colonie française, il faut bouleverser sa voluptueuse
routine, jeter bas certains des hommes qui, par insuffisance morale, man-
que de cœur ou appétit de paresse, Vont conduite dans rimpane. Il faut
n'accorder désormais plus de crédit aux Faux prophètes, à tous ceux qui
se manifestent chaque jour en dix endroits divers, en trente lettres, en
cinquante conversations téléphoniques, pour abuser les aveugles sur leur
personnalité. Ces utilitaires, gonflés du ventre ou de la boutonnière, ont
assez fait de. mal à ta France coloniale.
Nous entendons ici restituer à l'Empire son véritable destin : en ma-
tière coloniale. notre religion est celle de la eompétence.
f
Nouvelles de Tunisie
M. Peyrouton inaugure l'Hôtel de Ville
de Béja.
M. Peyroulonj Résident général de France
en Tunisie, a inauguré dimanche l'Hôtel de
Ville et le monument aux Morts de Béja.
Après la cérémonie j un banquet a réuni
les officiels à l'il ôtel de Ville. Puis le cor-
tège s'est engagé dans les ruelles de la ville
arabe où la population tunisienne, a acclamé
le Résident.
M. Peyrouton et sa suite giit clé accueftiu
au caïdat par. Sidi Habid Djelloulij caïd
gouverneur de la ville.
Le Résident a remis, à M. Venèque, prési-
dent cie la Chambre d'Agriculture française
en Tunisie j la croix de la Légion. d'honneurt
et il a prononcé un discours sur la politique
franco-tunisienne.
Dans son discoursJ JlI. Peyrouton prononça
notamment les paroles suivantes, qui mézit&fii
l'attention :
l'aime les musulmansj je les aime pro-
fondément, dans leur, intérêt et p-ont
eux; je leur en ai donné des preuves, et
j'ai le droit de leur dire ; « Attention. n
Ici la tradition religieuse revêt un double,
aspect, à savoir que le Coralt est à la
fois un code civil et un évangile, et du
contact de nos deux civilisatioiis. peuvent
naître des heurts. J'en arrive à vous dire
ce que. fut mon attitude vis-à-vis des jeu.
nes Tunisiens. J'ai eu des entretiens avec
eux. J'ai vu devant moi des hommes dis-
tinguésj des hommes cultivés, et j'ai eu
l'impression qu'ils en étaient restés aux
jeux vains de Vidéologie.
.et le président du Destour quitte
la Tunisie après avoir démissionné
Chadly K air ail ah, président du troisième
comité politique dit parti libéral destourien
et principal meneur de l'agitation, a pris pla-
ce samedi matin à bortt ac l'hydravion de la
ligne italienne.
Chadly Kairallalt a fait une déclaration
écrite disant que si le troisième comité poli-
tiquc a bien maintenu l'existence du parti et
si le comité, en ce qui concerne la délivrance
des exilés a fait son devoir cuve/s. ccrtavis
prisonniers et illcltlpé_f..J toutefois sa mission
a pris fin. C'est pourquoiJ ajoute-t-il, la co-
mité reconnaît sou échec et reconnaît égalfi-
ment que cet éclie-c peut être fatal à la posi-
tion de la direction dit parti destoutien. Il
estime donc de son devuir de proclamer sa
démission et de Laisser la diteciioti à ceux
qui obtiendront confiance entière et remPli-
ront les conditions nécessaires de dévoue-
ment et d'esprit de sacrifice.
On assure qu'il a renoncé à toute activité
politique pour se consacrer eu Italie à des
travaux ptts'dnnçls.
:
Opération punitive en Cochinchine
L'administrateur-adjoint Lucian;) de la
province de. Hicllho(j) après une marche for-
cée) a réussi à surprendre J non loin de Da-
kriap; les membres d'une famille ayant parti-
cipé en novembre à l'assassinat de M. Mo-
rèrCj délégué administratif de Niii-D'rtt.
Deux des assassins moi ont été arrêtés,
L'un d'eux a fait des aveux complets.
: ) -.. (
1 La fin d'une' vocation
Après jm an de vie monacale l'actrice Ma-
ryse Wendling revient vers le monde.
Klle nous avait annoncé, sa prochaine prise
de voile el son départ pour les léproseries
de l'Occanie mais sa santé m; le lui permet
pas, parait-il.
Sans doute lui permettra-t-elle de remon-
ter sur les planches.
Les obsèques
du Gouverneur général
Renard
Le Foucauld est attendu à Bordeaux après-
demain,
Les sept cercueils seront déposés dans la
gare maritime où aura lieu une cérémonie ilt-
iiine; après quoi, ils seront, portés au palais
de la Bourses où ils seront exposés. Le len.
demain, les sept bières, placées sur des pro-
longes d'artillerie, seront dirigées sur Paris.
Les honneurs militaires seront rendus par des
détachements de troupes de la garnison, qui
feront la haie dit palais de la Bourse à la
gare.
Le Foucauld avait lait escale à Dakar le
10.
Le. Gouverneur général Brévié a tenu, au
cours.de cette escale, à rendre hommage aux
victimes: accompagné de toutes les autori-
tés civiles et militaires de Dakar, il est allé
s'incliner devant les se pt cercueils et appor-
ter à Mmes Bonningue et Gaulard l'expres-
sion renouvelée de ses douloureuses condo-
léances.
Une garde d'honueur était assurée dans Io
chapelle ardente par des. administrateurs des
Colonies, des officiers des armées de terre et
de l'air et des sous-officiers.
Un détachement en arme tendait les hon-
neurs auprès du paquebot.
A Calais
Le corps du * commandant Bonningue sera
inhumé à Calais, sa ville natalef ou les ob-
sèques auront lieu mardi prochain, 23, à dix
heures, en l'église Notre-Damc.
PUISQu'lIlont étudier
celle succession.
EN A. E. F.
Envisageant -un mouvement métropolitain
assez important, au point de vue administration
générale, Aux Ecootes (13 avril) écrit :
(( Pour remplacer M. Renard au gouverne-
ment de l'A. E. F., le gouvernement pense à
M. BonnefoySibour, dont la situation en Sei-
ne-et-Oise est toujours délicate.
Le ministre des Colonies, M. Rollin, hésite
encore à signer cette nomination. Député de la
Seine, il pense à sa propre situation, et craint
quelle ne lui soit reprochée par ceux qui n'ont
pas oublié le rôle de M. Bonnefoy-Sibow, au
boulevard du Palais, lors des événements tra-
giques du 6 j'évrier, »
Les colonies seraient-elles donc l'éternel re-
juge dé tous ceux dont la ntétropvfarbè lasse,
et qui cherchent pour soigner patiemment leur
bile, des postes enviables, comme si la Répu-
bliqtte était leur débitrice ? C'est ainsi que le
dégoût peul prendre au cœur des jonctioimaires
coloniaux, qui ont orienté leur existence, leurs
études, leurs espérances vers l outre-mer. A
l'instant d'accéder aux hauts postes en vue des-
quels ils se sont préparés, ils se trouveraient
coiffés par des gens habiles, ou frappés d'in-
terdits, mais retors en l'art de la politique de
la présence auprès de l'omnipotence ministé-
rielle ?
Nous espérons que M. Louis Rollin, qui
semble prendre à cœur les intérêts de nos colo-
nies, saura résister aux pressantes sirènes d'une
politique intérieure pélimée. hors de nos fron-
tières marines, et qui a, par contre, le champ
libre en France même, dans les multiples re-
coins - de - la camaraderie.
La clôture de la Conférence
Impériale
Samedi à 15 heures, tilt Sblal,) par une fa-
veur spéciale il n'y a a notre connaissance
qu'un seul précédent, il y a quelques années,
en faveur du Comité intei.parlam.eutaiz.e in-
ternational - s'est tenue la séance de clô-
ture de la Conférence Impériale.
M. Albert Lebrun, président de la Répu-
blique, à qui un fauteuil avait été avancé
devant les bancs du gomierncincut, faisait
ainsi face ait fauteuil présidentiel occupé par
M. Louis Rollin, ministre des Colonies,
ayant à ses côtés MM. Serruys, Le Trocquer,
WarrantGignoux, de. Warren et Picard.
Les plus hautes pcrsunnalitês coloniales,
et les autres, étaient là. Le maréchal Fr-aet-
chet fi' E,çpére-y,) le général Gouraud, qepré-
sentaient l'année qui batailla et organisa
outre-mer. Jamais le Sénat ne connut telle
affluence. Les tribunes étaient plçine.s sauf,
comme à Vaccoutumé3 c'elle des journalistes
ayant en. poche, ou en esprit, les phrases qui
allaient être prononcées.
/1/. Saurin était voisin de M. Maitre-Deval-
ion,-AI. Lcmaigneii avait derrière soi M.
Fall\ lequel, à son tour, derrière soi avait ill.
Marlelli-Chauf.ard; sur les bancs de gauchc,
M. Buhot.L.aunay falôtrait aux côtés de M.
Lancien, sénateur,, par surcroît délégué CUL
de l'A.É.F. cependant que M. Bénédic pres-
sait son front entre les mains. M. du Moulin
de Labarlhète était debout, de même que M.
Simonncau, et le tenant du siège êpiscopal
de l'A.E.F. à Uni on Coloniale Française -
ill. du Vivier du- Street regrettait sans
doute de ne point briller d'un éclat plus vif.
Le colonel Girod sagement assis dans un an-
gle. sur un siège de rabiot, rêvait sans doute
de Stissand.ra, durant que M. G ignoux dres-
sait, d'une, voix assa nette, et avec une rc-
elwrche évidente du tcruie exact, du terme
propre le vasta bilan des travaux de la Con-
férence.
La France d'outre mer lut ainsi à l'hon-
neur..1/. Gignoux prit un soin délicat à l'af-
firmer, et notre ambition est de le croire.
Après lui, M. Albert S a rr.au l prit p'oss.es..
si on de la tribune. Nous regretterons que sa
voix par malc hance voilée n'ai pu déployer
les guirlandes- de phrases avec quelque re-
cherche ciselées, si Inen Il"e nous nous trou
tw/.v incapable de donner un résumé même
de son discours. Faisons-lui confiance d!..lts-
tincl.
Après quoi M. Louis Rollin prit la parole,
Il décerna les éloges d'usage, et exprima
très uetlemellt a volonté de prendre en char-
ge les travaux de la ( onférence afin d'en as-
surer l'intégrale réalisation.
Voici d'ailleurs la seconde partie de son-
discours :
« La l'.uiilV'iviKv liupiTia.li' n'aura >'K; seu.
liuncnt un ^eslt1 ,\"lIlII,'¡i'l'l(' rlli" aura ,TI'
uni- (ti'druir, rlal'oro nu 1 >r i.lt;ii 11111< ̃ piv is ,r: l ':-
lion el di- i'oiiMni'-l!"ii. • «n\. i-s In • : m;ir-
'lU,', le luit.
J'ai le ili'U'ir. au Iitiiu1 île v - h.i\.iii\, d,
.-.on.lignor un lin ivinlant 11.. 111111:1 - • ̃ 0.1
liante sigllilil'aLlull.
Kl le aura ronstiliir 1111 l'ail i* Mviili'Miiu I. u n -
i|Uc dans rinsloiiv «II' N" t!H-
il Il l' d 111:-; 1 Î 1::-; 1 {II 1' dl' 1 Î :111 ¡ ,¡ 1'1': - pour :a pn
niiiTi» Tois, en «ili'l. <|i"i ri'ipiviSriit-anlM
Iropiilr, lii's ili'li'uiii'^ île I .Mj-î'Ti'1. il'"» (!•'!̃ >11 ii-*~.
UI'., rrolivloi'aK H |a\^ muis mandai, <-t. paiin.
CU\, (lr> rlii'ls l'I. 1l'itaNrs il ni if-T< l us \<'MUJ de
Ilu" pi i.ssf'SS.oiiâ pil's 1> ii II'a : lu'> »'l i|lli: 11 < > 11
a\oiis (li- lnnivn\ 11 Ihmlui'iT <•!. di: lèlt-r, se .vail
ri iii'i >i ilr<
.soûl, ua lu ri 'Il i 11 u'i 11 îiiii-ii x <-.iiiiipi,ws il mu u\ ap-
JM t'l les.
Ils oui. 111a-''Uii'iil ruufroiili' leur.-, idiv.-i, K-ars
préon-ui|si1ioii>. Imirs ieiiilaneo, leurs piMji-t.-.
leurs esptiirs.
I,es eiivouslaiiees apparaissaient peu favora-
bles polir lllie telle ri'lleonlre : li-s .!>•
riifMil'e. les ̃ '|>, osi! lulis d'iti'iivts ; i u l - : t > > ̃ t i :
la rrist- n i. aid i a .i - n'i'lainit-ellcs pa- de i u i. -
a r.Milrai'i'T un- lemiv .te rajtpr.o la :i.< id ̃-! i1..-
e
fin poinai! l-^.liiiit ini ut le • .rauntiv. iikii^ eu
lait, un < oniiuim el'lorl de r!air\.>.\une,- d ni-
eoiiipivlieiisiiiM el clii•/. tniis la nie.iue ardente
\o'onié il' servir la plus uraiiile l-'rau.-i mil ̃ il
i aismi de li-us le- i ̃ ï i -1 ; i e i. • -.
I ,'e\pi lii'li' I' a 1 II • 111 • lie enU'Iiiante. ||| v>
et SI heureuse et s| feeoli.le i|Ue e n In
pas à le dn-e .1 emiv tendra de la renom ̃̃ e:
NoUm aMlll.s iTl'e. Mes-M'lll's. le ( lia i K i («" Il-,
KcoiiMiuiiple de rKinpuv il importe. •• m a
sens, qlfld tienne 1H r.i dli|lleiuellt
1 .os ministres passent cl c'esl priMjue par nur.i-
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