Titre : Le Semeur algérien : paraissant le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1920-11-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32867269g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 21 novembre 1920 21 novembre 1920
Description : 1920/11/21 (A9,N490). 1920/11/21 (A9,N490).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63769818
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-90199
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
Neuvième Âm.'s N* 490 ÎO aENTîMES
21 Novembre JfiI}
, ABONNEMENTS (t i
ÀLtiniE (8 pr®vh>ew) 6 mois 4 frs
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FlUNcm, TUWSIC, MAROC - 8 frs
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Le Seiev Algérien
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Chronique locale 0 fr. 8
Le Semeur Algérien est désigné
- pour l'insertion des annonces lé-
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que du Nord sont reçues aux bu-
reaux du journal et à l'Agence la-
vas, 72, rue d'Iely, Alger.
Les Communications concernant la RMaotioD. et -l'Administration
doivent être adressées
•à M. l'Administrateur du SEMEUR ALGERIEN, 49, Tue, Hichelet
Paraissant te Dimanche
La Société de Publicité Religieuse, 6, Place de la Bourse, à Paris,
est seule chargée de recevoir la publicité extra-locale pour le
journai.
pour l'Emprunt National
JOURNEE DU COMMERCE
Toutes les Chambres de Commerce de
ttance et d'Algérie ont été invitées par la
Chambre de Commerce de Paris ù organi-
ser de jeudi 25 novembre une « Journée du
Commerce » pour contribuer au succès du
nouvel Emprunt National.
La Chambre de Commerce d'Alger s'est
empressée de répondre à cet appel; l'Algé-
rie, qui a toujours été au premier rang
pendant la lutte contre l'ennemi, doit con-
tinuer sont effort quand il s'agit de con-
courir au relèvement financier de la Pa-
trie*
Un Comité d'initiative composé du Pré-
sident de ta Chambre de Commerce d'Al-
ger et des Présidents des principaux grou-
pements commerciaux est constitué à Al-
ger ailn que le produit des recettcs^brutcs
faites par les commerçants algériens dans
la journée du jeudi 25 novembre 1920 soit
versé à l'Emprunt, comme souscription de
ceux qui les auront effectuées, duiistÕüfes
les corporations.
11 est bien entendu qu'uucunc contrainte
et, à plus forte raison, aucun contrôle de
l'Administration ne seront exercés sur le
versement des recettes qui se fera libre-
ment et spontanément au gré de cbacuJl.
Les commerçants sont intéressés plus
que personne au prompt relèvement finan-
cier de la France; donc, il faut que cha-
que commerçant consacre volontairement
à une souscription à l'Emprunt sa recette
de fttt journée du jeudi 25 novembre.
C'est ainsi que les Aâgéa4ons réuniront
toutes leurs énergies dans l'efïort puissant
qui seul peut nous faire surmonter les
difficultés de l'heure présente.
Le Comité d'initiative :
Louie BILLIARlD, président de la Cham-
bro do Commerce d'Alger;
Jérôme TARTING, président du Syndicat
Commercial Algérien;
Etienne BOSSY, président de la Fédéra-
tion Algérienne du Commerce et do l'in-
dustrie;
Joseph FEMUn. prient de la Fédéra-
tiowdes Commerçants et Industriels Mo-
bilisés,
LE SUCCÈS DE L'EMPRUNT 8
Le nouvel emprunt 6 p. 100 est ce
mouton sain et robuste qui rapporte
rintérôt de sa toison et réserve le ca-
pital qui no se dépréciera pas, car il
est bien établi sur une valeur réelle.
C'est pourquoi les acheteurs de la
nouvelle rento se montrent nombreux
et empressés à tous lcoS guichets.
Tant pis pour les retardataires!
Mais no craignons rien, car tous ceux
qui ont -aujourd'hui des disponi\hili-
tés savent qu'ils ne pourraient en
faire un usage meilleur à la, fois pour
eux et pour la nation.
On ne se fait point tirer l'oreille
pour accomplir un devoir qui con-
siste à s'assurer contre l'adversité,
contre la surélévation des impôts déjà
assez -lourds et à toucher pour cela
des coupons de rente au lieu de ver-
ser des primes.
Qui garantit la durée et la valeur
des fortunes privées, si ce n'est la so-
lidité des finances publiques?
̃Qui ne voit que le jeur où le Trésor
ne serait plus en mesure de faire face
aux charges nationales parce que
l'épargne aurait manqué de confian-
ce, l'Etat serait dans l'obligation de
recourir aux impôts à forte dose, ce
qui n'est pas -la plus agréable pers-
pective?.
Chacun sait cela et senL combien
il aurait tort de .fermer sa bourse au-
jourd'hui, car le plus élémentaire
bon sens démontre que la prospérité
de chacun ne peut s'établir et se con-
solider au milieu de la détresse géné-
rale. U-n vieux proverbe dit que l'eau
va touj ours à la rivière. C est évi-
dent, et l'argent appelle l'argent, dit-
on aussi.
Parbleu, nul ne peut rien faire sans
-fonds, l'Etat pas plus que les parti-
cuLiers, m'ais si vou-s prêtez à qui vous
présente des garanties sérieuses, vous
donnez à votre débiteur la possibilité
de tout entreprendre et de faire fruc-
tifier vos capitaux.
Prêtes donc à la France, faites-lui
confiance, elle a droit à la foi de ses
enfants, et vous lui permettrez de ré-
parer rapidement -les dommages de la
ffuerre, de réédifier les usines, de re-
mettre en valeur les terres, en exploi-
tation les mines, en construction les
bateaux, en marche les trains qui
créeront, frabriqu-eront, transporte-
ront denrées et produits.
Nous -n'aurons plus tant à acheter
au dehors et nous pourrons exporter.
Nous sortirons moins d'or et nous en
ferons rentrer. Nous rétablirons l'é-
quilibre et ferons diminuer le chan-
ge. Nous aurons ainsi donné à la na.-
tion -la -possibilité d'attendre de l'Al-
lemagne le remboursement de la dette
formidable que nous avons sur elle.
- LE SEMEUR.
Pas de Bonheur
Il n'y a jamais eu tant de gens
acharnée à vouloir rendre les aubres
heuTeux.
Ils deviennent si nombreux et si
âpres à leur besogne qu'ins constituent
une véritable plaie.
-- A - chaque détour - de - chaque chè-
min, on rencontre un monsieur ou
plutôt un citoyen qui ln' a d'autre mé-
tier que celui de réformer la -société,
d'émanoiper les travailleurs, de li-
bérer -l'humanité;
Mon Dieu, que de réformateurs !
On les Ireconnaît à ceci que pour
eux, il n'y a pas de passé, presque pas
de - présent.
L avenir seul existe.
Et ils prétendent d'improviser tout
de suite et nous le faire vivre sur
l'heure-
Car ces gens-là n'ont pus la moin-
dre patience.
Ils vous prennent par les épaules
et vous j «M tout dans le bonheur.
Et quel bonheur !
Alln de le rendre complet pour les
uns, ils f ip.pri.mont les autres eu les
emprisonnant, en tes torturant, en tlcs
fusillant.
Eai Hussic. le bonheur jvour les élus 1
consiste à les fuire marcher sans
chaussures et manger sans pain,
quand ce 'n'est pas il leur en faire pas-
ser tout silmplenient le goOt.
Pour augmenter les approvision-
nenrents, -ils multiplient les grèves.
'Ell telle manière que pour assurer
d'abondance do demain ils vident au-
jourd'hui le buffet devant lequel leurs
invités sont réduits à danser.
- Oes Inxuwnbrahâes - sauveurs du
mande écrivent, -parlent, conféren-
ci ent, conseillent et disparaissent à
l'heure dangereuse, pour -regarder,
d'tuw- fenêtre confortable, les coups
pleuvoir s-ur leurs dupes.
J'estime, pour nra part, qu'il serait
grand temps de purger la sociéM. de
cette engeance.
Il m'apparaît que les peuples au-
raient davantage it se priver des ser-1
vices de gras qui troublent obstiné-
ment 1-e présent. sous le fallacieux
prétexte d'améliorer l'avenir.
Vous me reprochez d'être un vil
conservateur ?
Vous me supposez un des heureux
de ce monde ?
Détrompez-vous !
Si jn pense ainsi, c'est que je crois
fermement qu'il ne peut y avoir ici-
bas de bonheur pour personne.
C'est, que je suis absolument cer-
tain que ceux qui -promettent le bon-
heur à ïeixrs suiveurs sont de vulgai-
res fumistes à moins qu'ils ne soient
des tyirans et des assassins à l'image
de Lénine- PICIC
Insolence intolérable
Sous ce titre, nous Oisons dans 1' « Evo-
lution Nord-Africaine » :
Depuis qUtllque temps on constate dans
touto 'l'Algérie et, particulièrement, dans
l'a grande Kiaibylie, un fâcheux esprit cliez
îles 'irndigènes qui font montre d'ulI'ÜI inso-
lence -rare. 'Ces jours derniers, dans un ca-
fé européen die Tizi-Ouzou, trois Français,
venus d'Alger, étaient attablés on com-
pagnie de dieux officiers de la garnison -et
de qu-atro Français de la -région. Deux
Kabyles vinrent s'installer auprès d'eux
pour nonso-m-mer 'et, à un moment donne,
à haute voix -et avec d'intention bien nette
de provoquer nos compatriotes, un de ces
Boiibères s'écria : « Ce n'est pas avec do la
poudre que nous les chasserons, c'est à
coups de billets do banque, car nous som-
mes ici chez nous ! »
Justement indignés -par cette a'igarade
qui traduit trop bi'en les sentiments que
certains musulmans professent à -notre
égard, les Français se turent, cependant,
pour éviter un scand-aile public inoppor-
tun, dangereux même. Mais ils comprirent
que le plus élémentaire de leur devoir
consistait à saisir les autorités supérieures
de ¡lIS Colonie de cet dncident qui, dans sa
bamiailité, donne la mesure de la fnemtalité
de ceux quie certains croient naïvement
acquis à l.a cause française au moment
mèrrue 'où leur plus cher désir est de nous
supplanter. -
/««m Creme
\Jf ^Eclipse
Nouvelles Brèves
-
La Chambre discute le projet de cré-
dit pour le rétJabHsSIMllent de l'ambassade
française au Vatican. La discussion gé-
nérale a été ouverte par M. Noblemaire
qui a coinvié ses collègues « à accomplir
un gtraiod octe de paix religieuse ». Mal-
gré l'opposition des radicaMX-socialist.es,
le projet sera adopté.
L'Assemblée générale'de la Société
des Nations tienit ses assises à Genève.
Les élections grecques sont une dé-
faite pour M. Vénizelos et une victoire
pour lie parti de ;l'ex.-l'oi Constantin et.
pour l'Allemagne. Le cabinet a donné sa
démission.
Si la .population pariaitrmo n'a prêté
qu'une médiocre attention au cœur de
Gambetta, par contre -elle a salué avec
enthousiasme le cercueil du soldait in-
connu qui repose 'maintenant sous l'arc
de triomphe de l'Etoile, personnifiant les
1 million 500 mille héros morts pendant
la grande guerre, pour la défense de la
Patrie. Ltons son discours du Panthéon, M.
Millerand, célébmnt le cinquantenaire de
la République a fait le panégyrique de
Gambette, de Jules Ferry, de Waldeck-
llousseau; mais il a également- salué la
mémoire des hommes qui, poursuivant un
autre idéal, ont travaillé à la grandeur de
la Franco, Pasteur, César Franck, Péguy,
etc. il -a rendu hommage au grand .patrio-
tisme do M. de -Mun, qui restera une des
gloires de la tribun m parlementaire.
A Verdun, .te il novombre, les corps
do sept soldats inconnus ont été transpor-
tés à la uitadeM-e où l'Evêquo a donné l'ab-
soute. Les cercueils fairent ensuite des-
cendus dans les caveaux du fort. Les res-
tas de héros anglais inconnus ont été em-
L)Q,rq\lé le rnèJmlO jour pour l'Angleterre.
Fâcheuses nouvelles do Russie : Les
bolohevicks, trois fois supérieurs on nom-
bre, ont battu l'arméo du général Wran-
gol dont lo front est rompu, Ils ont pé-
nétré en Cniinée. Espérons que dans un
sursaut d'énergie les soldats de Wrangtl,
à J'exemple des soldats polonais, retpaep- j
drorù 'V.iLot'ditleemn.t l'offensive. Pour île
Ulomont J-c désss-trc est -complet et Wran-
gel s'est réfugié à Constantiinople.
Les communes libérées du départe-
mont du Nord viennent do terminer l'éta-
blissement de leur budget pour les an-
nées d'occupation; lil se trouve on déficit
do onze cents millions que les communies
no pourront payer sans la subvention de
l'Etat.
On constato uni* nouvelle recrudes-
cence dans d'activité do l'officine allewan-
de, le a lleiinialdiemst », qui a pour but
d'entretenir le mouvement neutraliste en
Alsace et 'on Lorraine.
Un vasbo projet est à l'examen ayant
pour but de créer À Versailles im c on Lit.
d'études llli\ilL'ui¡'{} pour l,a fOT'm.a'ion des
cadres de notre armée. Pour faire, des dns-
tructeurs exercés oit une école de
pcrfeetionneme-nit d'infanterie et dos ar-
mes auxiliaires créé-os pendant la guerre.
LA
Journée (tes (Jeskines
L'Echo d'Algur qui a pris l'initia-
tive d'une « Journée » en faveur des
indigènes victimes do la famine, pu-
blie dans son numéro, du vendredi,
5 novembre, la lettre suivante de
Monseigneur l'Archevêque, précédée
des' lignes ci-dessous :
« Elle nous a touchés d'autant plus
qu'elle émane d'une personnalité re-
vêtue duiie haute autorité momie et
qu'elle s' crée » qui veut qw, devant la misère
et les souffrancesy tombe toute dis-
tinction d'opimon et de race. Mgr
Lcyiumd donne un bel exemple de
dévouement à ia cause française en
Afrique; il nous offre un modèle que
tous nos concitoyens tiendront sûre-
ment à honneur d'imiter. »
ARCHEVÊCHÉ
D'ALGER
Alger, le 4 novembre 1920, en
la fête de Saint-Charles, pa-
tron dû Cardinal Lavigerie.
Monsieur le Directeur,
J'ai lu avec le plus vif intérêt, vos doux
articles sur la « Journée des Meskince ».
Nos c-hers indigènes- algériens seraient
donc, ditCs-vous, tmenacés de la famine,
cet hiver?
S'il en est ainsi, permettez que je me
lève, iutn, des premiers, à côté de vous.
Soicoesseur -des évoqua et,. archevêques
d'Alger qui omt si bien pratiqué toujours
la divine charité, ameien secrétaire et fils
spirituel du grand Cardinal -Lavigerie
qui, d'u haut de son Eternité, voit bon
nom en-cor-o eit toujours béni par ce peu-
ple algérien dont i.l fut la Providesnce pcn-
dant la famine de 1867, je me sens parti-
culièrement appelé -par Dieu aru devoir
de iporter secours, comme lui, aux mal-
houreux qu'une nouvelle famine pour-
rait jeter dans le désespoir et dans la
mort et, eau songeant aux petits enfants,
aux orphelins- surtout, c'est tout tmon
cœur qui s'ouvre oomime pour les mettre
à l'abri et les sauver.
Je sais bien, que la France, la mère la
plus tendre qui soit entre les nations,
viendra puissamment à leur secours;
mais, parce que, au lendemaiim de 1-a gran-
de guerre, elle a de si graves blessures- à
panser et tant de ruines à relever, sur son
propre sol, elle acceptera avec reconnais-
sance, j'en suis sûr, le concours désinté-
ressé d-e tous ses enfants- qui voudront
partager avec elle la ipoine et le bonheur
de secourir ses nouveaux fils, les indigè-
nes de l'Algél' i'tv, dont beaucoup sont tom-
bas ipouir Elle, sur tous b's champs de
bâtai l>le.
Arch-p-vêqu'e d'Alger eL Français, aimant
passionnément l'Afrique du Nord au bien
de laquelle j'ai déjà consacré 38 ans -do
ma vie. me voici donc prêt Ù. soulager,
dans tuute la mesure de mes forces et de
nies moyens, les pauvres affamés de et
hiver.
J'ordonnerai, dans ^e but, des quê'x^s
ians nos églisns e-t, s'il le fallait. jf sau-
rais reprendre le bâton de pèlerin et l'es-
lml'('.clle du quêteur pour aller tendre la
main en France, -et ailleurs, et pousser un
nri de rlétro-sse en faveur des chères po-
iwlalivws algériennes, atteintes par In
terrible flÚ;m de la famine..
Veuillez donc agréer, Monsieur le Pi-
recteur, l'assurance de mon entier H ros-
pertueiux dévouement.
Augustin LEYNAUD,
Archcvéouc d'Alacr.
Le manque de place nous a -empêchés
de reproduire la so-mainu dernière celte
lettre, où se retrouve, commel on toutes
icipronistances, le. grand cœur de notre ar-
chevêque vénéré.
L'ALMANACH <3*
> DP PÈLERIN
pour 1901
«*• <♦» <*> EST PARU 1
Il est en vente « A Notre-Dame »
87, Hue Michelet, ALGER
Prix : 1 ir. 50 Franco : 1 Ir. 80
CATUÊPRALE PMR
1. - Fête du 11 Nm cmbl'l 1920
A T> lu-lires ut demio du soin-, iMigr 'l'Ar-
chevêque, entouré do tout le clergé dr la
ville d'Alger, pi-ésidaiL une (•t'-rémonie re-
ligwïuso -et patriotique à la CUiLhl'drailoe.
Une roulo imtn-oiise avait dès longtemps
envahi l'édifice; lo chœur, réservé aux
hommes, coiibcNiitiL les i-eprésentants des
plus hautes autorités civiles et militai-
res, de la magistrature, du barreau, qui se
pressaient aux chaises disposées devant
l'autel.
Après un chœur, Ili -exé– |
eu té (Vivo Jeanne ! Vivo la France 1) ICLI
Iti chaut du « Do ,IJ:l'o.fundti.g. », modulé
avec urno simplicité ravissante, seion une
mié-lopée antiqu-e, pair deux voix pures
d'enfant, quie l'auditoire écoutait, at-
tentif, .n,v,ec quelle inoubliable émotion- 1
iMonseigineuir monte en chaire pour
adresser la parole à C'Ctle multitude.
H célébrie la r-econnaissance do -toutes
nos Ames, pour l'l:s ,morts glorieux, que
10U5 IÙ'xJa1LC'rons jamais ass-ez.
Puis di évoque, les uns- après îles autres,
les « survivants » de la grande guerre, eL
cette énuméraLion, énoncée en- un cres-
cendo éinouvanit, firappo -les -esprits et pé-
nètre les cœurs.
Les « survivants » ce sont d'abord les
orpheliiins, dion-t les pères ont offert à la
patrie le suprême sacrifioe de leur vie.
Ce sont d'est porcs et mères, les veuves, llw
frères -et les sœurs de ceux qui ne sont
plus. Les « survivants », -ce sont tous ceux
que leur âge ou leu" infirmités, ou ilours
fonctions, retcniaiont loin des combats.
C'est la Religion, la Sa-into Eglise, notre
Mère, qui a 1-es paroles de la vie étern-eille.
C'est ,la France, -aussi, .la grande survi-
vante, Icel.\,(} qu'il faut reconstituer grande
et forte. C'est Diou, (enfin, le Dieu de -la
justice et de la misénicordo, vers qui va
monter comme un cri sublime île « Te
Deum » de l'action de grâces.
De -retour à l'autel, le Pontife entonne, le
« Te Deum », chia-nitô debout par toute
l'assistance, itandns quo retentissent ls
grandes orguns, et que 1-os cloches son-
nent à toute volée.
La cérémonie se termine par un salut
solennel du Saint - Sacrement, su-iad de
l'hymne « Gloire à -la Franco ! a
A ta sortie, sur de parvis de la Cathé-
drale, Monseigneur est sailué par de très
longs applaudissements de la multitude
que son geste bénit.
II. Messe des Hommes
(DitfiLanclw 14 novembre 192,0.)
En oo mois do novembro consacré au
oul-te des monts, Monseigneur a jugé qu'il
conveaiait d'ouvrir la série des conféren-
ces aux Hommes par un entretien sur les
funérailles chrétiennes do la primitive
Eglise, comparées aux funérailles païen-
n. 1
Empruntant à l'historien Tacite io ré-
ciL dos pompes oflicioldes décernées à -la
dépou'iitto do Gernianicus, (19 après J.-C.j,
l'éinin-ent conférencier retrace l'arrivée
de la veuve débarquant au port de Brin-
disi avec l'unw l'anéraitt^e, en présence de
cent ouille .s.pecfu¡Leul' éplorés; les cohor-
tes prétoriennes envoyées par l'empereur
Tibère pour escorter les c«iudres; les po-
pulations dos villes «• t dos bourgs éche-
lonnées en vêtements noirs, le long du
trajet, poussant des gémissomonts et 01'-
frant des sacrifices funèbres. Partout l'i-
mage du la désolation, du -regrot sans es-
poir; partout celle clam'eur lamentable :
u Nous avons Unit perdu ! Le mal 1'Il
sans remèd-o ! ! »
En regard de ce deuil sans espérance,
plaçons le tableau moins somptueux, mais
combien plus attendrissant, de* obsèques
chrétiennes du premier siè-ole de noire
ère. A Hadrumèto 'lI!':'se). un chrétien
vimé les yeux, ont ,Iav,.' nt oint do parfums
sa dépouille, qu'ils -enveloppent d'un liii-
coti-1 blam\ symbole de punité.
lleurs, éejrit Octavius; au Hp'u de-s cou-
ronnes qui se fan'ent, nous n'amhition-
IlOIl que lia couronne du ci'c!, qui durera
éteniolleineut ». Pas d" gémissemculs
bruya-nts et désordonnés : tout le moiulo
prie, soit à voix basse, soi-t en psalmotliant
eu commun des formules rituelles.
Arrivent -l'Evêquio et sop clergé, qui- font
visite au défunt ; -le prélat il'honoro. de
quelques onctions d'hiniile saintu et l',n-
knviR1 un chant d'action de grûco au Soi-
gneur. 'pl\ti se -îHitir.e après avoir souhaité
à tous uaie sainito mort, comme celle du
défunt.
La nuit suivante, car les lois- dnLm'-
disent les cortèges funèbres pondant le
jour, des torches s'allu-mont; lo corlè-
ge des fidèles s'avanco ilans la voie, des
tombeaux en chantant des cantiques d'es-
pérance, entremêlés d' «< allueluia ». On
entro dans lit ("l'yplL'. oU rhapollo, ,diyj':'jf'"
en deux chambres paradlèlos, l'uiue poul-
ies hommes, l'autre pour le-s l'omines.
L'Evêque célèbre lo saint sacrifice; tous
les assistants y communient pour le re-
pos de l'âme du disparu. Puis los fos-
soyeurs emportent 1-e- corps, dont le- vi-
&ago ost découvert, et 1-e déposeiiit dans
sou « loeuiluis » (ou pctiL tombeau., su-r
lequel sera inscrit son nom, la date de
son cnst'vPae-e ».
A partir do l-onsitantin, la lihtirlé reli-
gieuse-étant tliuiné aux chrétiens, la cé-
rémonie des funérailles fut plus soleil-
nielle ; mais, dans l'ensemble, elle, resta
fi.di.,\f' au programme -ex-posé ri-dessus.
Leotuirct est (lu.mnée du réci!. pi-el'ondi--
nio-iit énisouvant des obsèques -de Sainte
̃Monique, relaté par son fils Augustin, dans
Rios «
caractère de discrétion dans la dou-lour.
l'espéranco ,i'lIlInlU l'le 1.\ (' dominant -la ri-
gueur de répi'-eu\'-(î, les citants do Toi, de
résignation et d'actioii d-e gi-âr-e s'el-evant
au-iiessus
lant l'affli-ct ion-.
A l'inverse dos funérailles .païennes,
qui proclament que tout est fini, les fu-
nérailles 'chrétiennes chantent que la "vie
éteriHill-e commence, amenant av- c elle la
lumière, la paix et l'all-'igrcsse infinies.
Soyons fiers de notre Eglise qui, telle
au XXe siècle qu'elle, était au P"1', demeu-
re invariable dans sa foi, dans ses rites,
da-ns les espérances i m mort elles qu'elle
ïontin-uo d'affirmer au monde.
G.
Pour les Mutilés Et Réformés de Guerre
Par suite de nombreuses réel a ma •-
ions rerues par M. Ascimie. (lirectour
du Mutilé de l'Algérie, réclamation*
manant do mutilés et réformés de
guerre, notre confrère est intervenu
tnprès de M. le Ministre dos Pensions
qui s'est -empressé de lui faire la ré-
ponse suivante :
Paris, lo 27 octobre 1020.
Monsieur -le Directeur.
Vous avez 'bien voulu appeler mon at-
tention sur .l'attribution vaux mutilés de
l'Algérie du bénéfice d-e la gratuité dos
soins médicaux prévue par la loi.
J'ai .I'.honnetir de vous faire savoir que
la loi du 31 mars 1910 étant applicable à
l'Algérie, les anciens îmiliitaircs pension-
nés qui y résident ont droit, aux soins et
aux médicaments gratuits, conformément
à l'art. 64 de la dite* loi.
MM. les Préfets ont reçu des instruc-
tions générales et ont été invités à me
proposer après entente avec les Syndicats
Médicaux des tarifs do consultation et de
visite.
Les tarifs pharmaceutiques sont lixés
par mon arrêté du 11 avril 1920.
En attendant qu'un décret ait sanction-
né tous ces tarifs, les anciens militaires
pensionnés, peuvent, d'ores et déjà, béné-
ficier des soins, hospitalisations et médi-
camcnts gratuits dans -les conditions stipu-
lées par l'art tii cL par le décret portant
règlement d'administration publique en
dato du 20 sept ombre 1919.
Veuillez agréer, ^Monsieur le Directeur,
l'assuranoo dL ma considération distin-
guée.
Pour le Ministre :
Lo Chef d'' Cabinet,
ILLISIBLE
Comment choisir 9
Faire un choix utile entre tous les re-
mèdes vantés, dans les affections dos bron-
ches eL des 'POUlllOIJ:" n'est pa& facile. Quo
nos lecteurs nous permettent donc de leur
indiquer la Poudre Lou-is Legras, qui a
obtenu la -plus haute récompense à nXJpo-
sitio n Uu-iversello de 1900. C'est le :.wul
roulade connu qui calme instantanément
les accès d'astlinie, de catarrhe, d'oppres-
sion, de Luux. de vieilles bronchites et gué-
risse progressive-menl. Une boite est ex-
pédiée contr (i mandat de 2 fr. H5 adressé
a ) cuis Legras, J39, boulevard Magenta, à
1 Paris.
ALGER
IIôlcs priiii'icr.s. - .Nous possédons à
Alger, pour quelques jours, le duc et la
ducli-e-sse do Vendôme, arrivés dimanche
soir par le « Timgad ». Ils viennent vi-
siter noir'» belle Algérie.
iLe duc de Vendôme est le fils de l'in-
iliie
times do l'incendie du Bazar de la Cha-
rité, et le beaui-frère de iiMtre. héroï-que
allié, le roi des Belges, dont il a épousé
la sieur.
A l'arrivée du paquebot, un a rendu
aux voyageurs princiers leï> honneurs l'é-
servés au-x souverains.
Un de ,nü:; amis eut la bonne fortune
d'avoir 1" prince pour compagnon de
voyage; il l'a trouvé on ne peu-l plus simple et ai-
mable.
\Ull ajouterons quo pas sa piété et
son dévoue.mont a.ux (ouvres, le duc de
Yen-dôme est 11 digne héritier du duc.
d'Alencon et le .non ni-idus dign-e p'iil-tils
du dll"dc Xeniours.
Nous lirions -Leurs Altesses Royales do
vouloir bien agréor, avec, nos respe- lueux
hommages, nos souhaits de bienvenue.
Au Conseil (jéaérai. Les soins médi-
caux aux nudilcs. .M. (Uiinand a l'ait
observer à uM. 'le. l'réfet que la lui qui
détermine les conditions dans lesquelles
les mutilés ou pensionnés militaires peu-
vent recevoir gratuitement des seins mé-
dicaux .n'est. ,pa:"> appliquée en Algérie.
•M. Lefébure a fait connaître que son in-
tervention plusieurs foi< réitérée n'a re-
çu du (.inuvoniioin.eiit de la .Métropole au-
cune réponse.
Le Conseil a voté une motion deman-
dant'l'application intégrale ù l'Algérie de*
dispositions de la dite loi.
L'A. C. J. F. - Le « Bulletin d,,, l'Asso-
ciation Catholique de la Jeunesse fran-
çaise » ^groupe d'Alger , nous apprend le
départ de MM. Marcel bon-unique-, reçu à
rECH 1 e des -Mines de Nancy, et Marcel Gri-
ma, reçu interprète judiciaire, et parti oc-
cuper le poste d'Arzew.
Au O1-' zouaves on garnison à Alger vien-
nent d'entrer M. Amédée 'Martin. Président-
à Hlida, .M-aurice Le (V-nissel, Pélissier de
(lit
M( d'ZALWU.LE. –- La Fête du U no-
vembre. La paroisse de Mouzaïax il'le
a l'ai! île son mieux pour répondre- à l'ap-
pel de Monseigneur l'Archevêque et de
notre Hor.vernomeut. en l'étant le 11 no-
vembre, l'anniversaire do la signature de
l'armistice ni la fête d-e- Sl-Mariin, le plus
luiei'jn patron des nnules.
Les enfants, d'a-bord, assistèrent 11I'"Il-
breux et communièreui. chant anI. eux
aussi, leur petit cantique pour la franc»1
et joignant leur obolle ù colle de leurs pa-
rents pour l'Emprunt National du Sémi-
Il ai I-e,.
Madame Amyot se. lit entendre dans
deux morceaux parfaite-mont bien chan-
tés, -et le Te Deum » clôtura avec la
Bénédiction, celle cérémonie d'a(,-lions de
grâces où le meilleur do la population
s'était fa.il un honneur d'as-dsler. à défaut
des autorités, comme toujours absorbées
ailleurs « par d'autres devoirs sans dou-
CONSTANTINE
Le Triduum solennel eu rhoiineur de
Sainte Jeanne d'Arc, a été célébré on l'é-
glise Cathédrale, les 12, IH et 14 novembre.
Mons«oigmeur a présidé tous les- offices.
Assistance chaque jour plus compacte.
21 Novembre JfiI}
, ABONNEMENTS (t i
ÀLtiniE (8 pr®vh>ew) 6 mois 4 frs
- - un en 7 tre
FlUNcm, TUWSIC, MAROC - 8 frs
B'lRAMQllft. , , , -', frs
Envoyer 50 t4atiraeta pour les chan-
gements d'aâreM*
Les abonnements partent du i" et
du 15 'de ohaqu. mois et sont
payables d'avance.
Le Seiev Algérien
ANNONCJ:
Annonces (la ligne) "'-ir. iQ»
Réclames 0 frNj0
Chronique locale 0 fr. 8
Le Semeur Algérien est désigné
- pour l'insertion des annonces lé-
gales et judiciaires.
Lee annonces pour Alger et l'Afri-
que du Nord sont reçues aux bu-
reaux du journal et à l'Agence la-
vas, 72, rue d'Iely, Alger.
Les Communications concernant la RMaotioD. et -l'Administration
doivent être adressées
•à M. l'Administrateur du SEMEUR ALGERIEN, 49, Tue, Hichelet
Paraissant te Dimanche
La Société de Publicité Religieuse, 6, Place de la Bourse, à Paris,
est seule chargée de recevoir la publicité extra-locale pour le
journai.
pour l'Emprunt National
JOURNEE DU COMMERCE
Toutes les Chambres de Commerce de
ttance et d'Algérie ont été invitées par la
Chambre de Commerce de Paris ù organi-
ser de jeudi 25 novembre une « Journée du
Commerce » pour contribuer au succès du
nouvel Emprunt National.
La Chambre de Commerce d'Alger s'est
empressée de répondre à cet appel; l'Algé-
rie, qui a toujours été au premier rang
pendant la lutte contre l'ennemi, doit con-
tinuer sont effort quand il s'agit de con-
courir au relèvement financier de la Pa-
trie*
Un Comité d'initiative composé du Pré-
sident de ta Chambre de Commerce d'Al-
ger et des Présidents des principaux grou-
pements commerciaux est constitué à Al-
ger ailn que le produit des recettcs^brutcs
faites par les commerçants algériens dans
la journée du jeudi 25 novembre 1920 soit
versé à l'Emprunt, comme souscription de
ceux qui les auront effectuées, duiistÕüfes
les corporations.
11 est bien entendu qu'uucunc contrainte
et, à plus forte raison, aucun contrôle de
l'Administration ne seront exercés sur le
versement des recettes qui se fera libre-
ment et spontanément au gré de cbacuJl.
Les commerçants sont intéressés plus
que personne au prompt relèvement finan-
cier de la France; donc, il faut que cha-
que commerçant consacre volontairement
à une souscription à l'Emprunt sa recette
de fttt journée du jeudi 25 novembre.
C'est ainsi que les Aâgéa4ons réuniront
toutes leurs énergies dans l'efïort puissant
qui seul peut nous faire surmonter les
difficultés de l'heure présente.
Le Comité d'initiative :
Louie BILLIARlD, président de la Cham-
bro do Commerce d'Alger;
Jérôme TARTING, président du Syndicat
Commercial Algérien;
Etienne BOSSY, président de la Fédéra-
tion Algérienne du Commerce et do l'in-
dustrie;
Joseph FEMUn. prient de la Fédéra-
tiowdes Commerçants et Industriels Mo-
bilisés,
LE SUCCÈS DE L'EMPRUNT 8
Le nouvel emprunt 6 p. 100 est ce
mouton sain et robuste qui rapporte
rintérôt de sa toison et réserve le ca-
pital qui no se dépréciera pas, car il
est bien établi sur une valeur réelle.
C'est pourquoi les acheteurs de la
nouvelle rento se montrent nombreux
et empressés à tous lcoS guichets.
Tant pis pour les retardataires!
Mais no craignons rien, car tous ceux
qui ont -aujourd'hui des disponi\hili-
tés savent qu'ils ne pourraient en
faire un usage meilleur à la, fois pour
eux et pour la nation.
On ne se fait point tirer l'oreille
pour accomplir un devoir qui con-
siste à s'assurer contre l'adversité,
contre la surélévation des impôts déjà
assez -lourds et à toucher pour cela
des coupons de rente au lieu de ver-
ser des primes.
Qui garantit la durée et la valeur
des fortunes privées, si ce n'est la so-
lidité des finances publiques?
̃Qui ne voit que le jeur où le Trésor
ne serait plus en mesure de faire face
aux charges nationales parce que
l'épargne aurait manqué de confian-
ce, l'Etat serait dans l'obligation de
recourir aux impôts à forte dose, ce
qui n'est pas -la plus agréable pers-
pective?.
Chacun sait cela et senL combien
il aurait tort de .fermer sa bourse au-
jourd'hui, car le plus élémentaire
bon sens démontre que la prospérité
de chacun ne peut s'établir et se con-
solider au milieu de la détresse géné-
rale. U-n vieux proverbe dit que l'eau
va touj ours à la rivière. C est évi-
dent, et l'argent appelle l'argent, dit-
on aussi.
Parbleu, nul ne peut rien faire sans
-fonds, l'Etat pas plus que les parti-
cuLiers, m'ais si vou-s prêtez à qui vous
présente des garanties sérieuses, vous
donnez à votre débiteur la possibilité
de tout entreprendre et de faire fruc-
tifier vos capitaux.
Prêtes donc à la France, faites-lui
confiance, elle a droit à la foi de ses
enfants, et vous lui permettrez de ré-
parer rapidement -les dommages de la
ffuerre, de réédifier les usines, de re-
mettre en valeur les terres, en exploi-
tation les mines, en construction les
bateaux, en marche les trains qui
créeront, frabriqu-eront, transporte-
ront denrées et produits.
Nous -n'aurons plus tant à acheter
au dehors et nous pourrons exporter.
Nous sortirons moins d'or et nous en
ferons rentrer. Nous rétablirons l'é-
quilibre et ferons diminuer le chan-
ge. Nous aurons ainsi donné à la na.-
tion -la -possibilité d'attendre de l'Al-
lemagne le remboursement de la dette
formidable que nous avons sur elle.
- LE SEMEUR.
Pas de Bonheur
Il n'y a jamais eu tant de gens
acharnée à vouloir rendre les aubres
heuTeux.
Ils deviennent si nombreux et si
âpres à leur besogne qu'ins constituent
une véritable plaie.
-- A - chaque détour - de - chaque chè-
min, on rencontre un monsieur ou
plutôt un citoyen qui ln' a d'autre mé-
tier que celui de réformer la -société,
d'émanoiper les travailleurs, de li-
bérer -l'humanité;
Mon Dieu, que de réformateurs !
On les Ireconnaît à ceci que pour
eux, il n'y a pas de passé, presque pas
de - présent.
L avenir seul existe.
Et ils prétendent d'improviser tout
de suite et nous le faire vivre sur
l'heure-
Car ces gens-là n'ont pus la moin-
dre patience.
Ils vous prennent par les épaules
et vous j «M tout dans le bonheur.
Et quel bonheur !
Alln de le rendre complet pour les
uns, ils f ip.pri.mont les autres eu les
emprisonnant, en tes torturant, en tlcs
fusillant.
Eai Hussic. le bonheur jvour les élus 1
consiste à les fuire marcher sans
chaussures et manger sans pain,
quand ce 'n'est pas il leur en faire pas-
ser tout silmplenient le goOt.
Pour augmenter les approvision-
nenrents, -ils multiplient les grèves.
'Ell telle manière que pour assurer
d'abondance do demain ils vident au-
jourd'hui le buffet devant lequel leurs
invités sont réduits à danser.
- Oes Inxuwnbrahâes - sauveurs du
mande écrivent, -parlent, conféren-
ci ent, conseillent et disparaissent à
l'heure dangereuse, pour -regarder,
d'tuw- fenêtre confortable, les coups
pleuvoir s-ur leurs dupes.
J'estime, pour nra part, qu'il serait
grand temps de purger la sociéM. de
cette engeance.
Il m'apparaît que les peuples au-
raient davantage it se priver des ser-1
vices de gras qui troublent obstiné-
ment 1-e présent. sous le fallacieux
prétexte d'améliorer l'avenir.
Vous me reprochez d'être un vil
conservateur ?
Vous me supposez un des heureux
de ce monde ?
Détrompez-vous !
Si jn pense ainsi, c'est que je crois
fermement qu'il ne peut y avoir ici-
bas de bonheur pour personne.
C'est, que je suis absolument cer-
tain que ceux qui -promettent le bon-
heur à ïeixrs suiveurs sont de vulgai-
res fumistes à moins qu'ils ne soient
des tyirans et des assassins à l'image
de Lénine- PICIC
Insolence intolérable
Sous ce titre, nous Oisons dans 1' « Evo-
lution Nord-Africaine » :
Depuis qUtllque temps on constate dans
touto 'l'Algérie et, particulièrement, dans
l'a grande Kiaibylie, un fâcheux esprit cliez
îles 'irndigènes qui font montre d'ulI'ÜI inso-
lence -rare. 'Ces jours derniers, dans un ca-
fé européen die Tizi-Ouzou, trois Français,
venus d'Alger, étaient attablés on com-
pagnie de dieux officiers de la garnison -et
de qu-atro Français de la -région. Deux
Kabyles vinrent s'installer auprès d'eux
pour nonso-m-mer 'et, à un moment donne,
à haute voix -et avec d'intention bien nette
de provoquer nos compatriotes, un de ces
Boiibères s'écria : « Ce n'est pas avec do la
poudre que nous les chasserons, c'est à
coups de billets do banque, car nous som-
mes ici chez nous ! »
Justement indignés -par cette a'igarade
qui traduit trop bi'en les sentiments que
certains musulmans professent à -notre
égard, les Français se turent, cependant,
pour éviter un scand-aile public inoppor-
tun, dangereux même. Mais ils comprirent
que le plus élémentaire de leur devoir
consistait à saisir les autorités supérieures
de ¡lIS Colonie de cet dncident qui, dans sa
bamiailité, donne la mesure de la fnemtalité
de ceux quie certains croient naïvement
acquis à l.a cause française au moment
mèrrue 'où leur plus cher désir est de nous
supplanter. -
/««m Creme
\Jf ^Eclipse
Nouvelles Brèves
-
La Chambre discute le projet de cré-
dit pour le rétJabHsSIMllent de l'ambassade
française au Vatican. La discussion gé-
nérale a été ouverte par M. Noblemaire
qui a coinvié ses collègues « à accomplir
un gtraiod octe de paix religieuse ». Mal-
gré l'opposition des radicaMX-socialist.es,
le projet sera adopté.
L'Assemblée générale'de la Société
des Nations tienit ses assises à Genève.
Les élections grecques sont une dé-
faite pour M. Vénizelos et une victoire
pour lie parti de ;l'ex.-l'oi Constantin et.
pour l'Allemagne. Le cabinet a donné sa
démission.
Si la .population pariaitrmo n'a prêté
qu'une médiocre attention au cœur de
Gambetta, par contre -elle a salué avec
enthousiasme le cercueil du soldait in-
connu qui repose 'maintenant sous l'arc
de triomphe de l'Etoile, personnifiant les
1 million 500 mille héros morts pendant
la grande guerre, pour la défense de la
Patrie. Ltons son discours du Panthéon, M.
Millerand, célébmnt le cinquantenaire de
la République a fait le panégyrique de
Gambette, de Jules Ferry, de Waldeck-
llousseau; mais il a également- salué la
mémoire des hommes qui, poursuivant un
autre idéal, ont travaillé à la grandeur de
la Franco, Pasteur, César Franck, Péguy,
etc. il -a rendu hommage au grand .patrio-
tisme do M. de -Mun, qui restera une des
gloires de la tribun m parlementaire.
A Verdun, .te il novombre, les corps
do sept soldats inconnus ont été transpor-
tés à la uitadeM-e où l'Evêquo a donné l'ab-
soute. Les cercueils fairent ensuite des-
cendus dans les caveaux du fort. Les res-
tas de héros anglais inconnus ont été em-
L)Q,rq\lé le rnèJmlO jour pour l'Angleterre.
Fâcheuses nouvelles do Russie : Les
bolohevicks, trois fois supérieurs on nom-
bre, ont battu l'arméo du général Wran-
gol dont lo front est rompu, Ils ont pé-
nétré en Cniinée. Espérons que dans un
sursaut d'énergie les soldats de Wrangtl,
à J'exemple des soldats polonais, retpaep- j
drorù 'V.iLot'ditleemn.t l'offensive. Pour île
Ulomont J-c désss-trc est -complet et Wran-
gel s'est réfugié à Constantiinople.
Les communes libérées du départe-
mont du Nord viennent do terminer l'éta-
blissement de leur budget pour les an-
nées d'occupation; lil se trouve on déficit
do onze cents millions que les communies
no pourront payer sans la subvention de
l'Etat.
On constato uni* nouvelle recrudes-
cence dans d'activité do l'officine allewan-
de, le a lleiinialdiemst », qui a pour but
d'entretenir le mouvement neutraliste en
Alsace et 'on Lorraine.
Un vasbo projet est à l'examen ayant
pour but de créer À Versailles im c on Lit.
d'études llli\ilL'ui¡'{} pour l,a fOT'm.a'ion des
cadres de notre armée. Pour faire, des dns-
tructeurs exercés oit une école de
pcrfeetionneme-nit d'infanterie et dos ar-
mes auxiliaires créé-os pendant la guerre.
LA
Journée (tes (Jeskines
L'Echo d'Algur qui a pris l'initia-
tive d'une « Journée » en faveur des
indigènes victimes do la famine, pu-
blie dans son numéro, du vendredi,
5 novembre, la lettre suivante de
Monseigneur l'Archevêque, précédée
des' lignes ci-dessous :
« Elle nous a touchés d'autant plus
qu'elle émane d'une personnalité re-
vêtue duiie haute autorité momie et
qu'elle s'
et les souffrancesy tombe toute dis-
tinction d'opimon et de race. Mgr
Lcyiumd donne un bel exemple de
dévouement à ia cause française en
Afrique; il nous offre un modèle que
tous nos concitoyens tiendront sûre-
ment à honneur d'imiter. »
ARCHEVÊCHÉ
D'ALGER
Alger, le 4 novembre 1920, en
la fête de Saint-Charles, pa-
tron dû Cardinal Lavigerie.
Monsieur le Directeur,
J'ai lu avec le plus vif intérêt, vos doux
articles sur la « Journée des Meskince ».
Nos c-hers indigènes- algériens seraient
donc, ditCs-vous, tmenacés de la famine,
cet hiver?
S'il en est ainsi, permettez que je me
lève, iutn, des premiers, à côté de vous.
Soicoesseur -des évoqua et,. archevêques
d'Alger qui omt si bien pratiqué toujours
la divine charité, ameien secrétaire et fils
spirituel du grand Cardinal -Lavigerie
qui, d'u haut de son Eternité, voit bon
nom en-cor-o eit toujours béni par ce peu-
ple algérien dont i.l fut la Providesnce pcn-
dant la famine de 1867, je me sens parti-
culièrement appelé -par Dieu aru devoir
de iporter secours, comme lui, aux mal-
houreux qu'une nouvelle famine pour-
rait jeter dans le désespoir et dans la
mort et, eau songeant aux petits enfants,
aux orphelins- surtout, c'est tout tmon
cœur qui s'ouvre oomime pour les mettre
à l'abri et les sauver.
Je sais bien, que la France, la mère la
plus tendre qui soit entre les nations,
viendra puissamment à leur secours;
mais, parce que, au lendemaiim de 1-a gran-
de guerre, elle a de si graves blessures- à
panser et tant de ruines à relever, sur son
propre sol, elle acceptera avec reconnais-
sance, j'en suis sûr, le concours désinté-
ressé d-e tous ses enfants- qui voudront
partager avec elle la ipoine et le bonheur
de secourir ses nouveaux fils, les indigè-
nes de l'Algél' i'tv, dont beaucoup sont tom-
bas ipouir Elle, sur tous b's champs de
bâtai l>le.
Arch-p-vêqu'e d'Alger eL Français, aimant
passionnément l'Afrique du Nord au bien
de laquelle j'ai déjà consacré 38 ans -do
ma vie. me voici donc prêt Ù. soulager,
dans tuute la mesure de mes forces et de
nies moyens, les pauvres affamés de et
hiver.
J'ordonnerai, dans ^e but, des quê'x^s
ians nos églisns e-t, s'il le fallait. jf sau-
rais reprendre le bâton de pèlerin et l'es-
lml'('.clle du quêteur pour aller tendre la
main en France, -et ailleurs, et pousser un
nri de rlétro-sse en faveur des chères po-
iwlalivws algériennes, atteintes par In
terrible flÚ;m de la famine..
Veuillez donc agréer, Monsieur le Pi-
recteur, l'assurance de mon entier H ros-
pertueiux dévouement.
Augustin LEYNAUD,
Archcvéouc d'Alacr.
Le manque de place nous a -empêchés
de reproduire la so-mainu dernière celte
lettre, où se retrouve, commel on toutes
icipronistances, le. grand cœur de notre ar-
chevêque vénéré.
L'ALMANACH <3*
> DP PÈLERIN
pour 1901
«*• <♦» <*> EST PARU 1
Il est en vente « A Notre-Dame »
87, Hue Michelet, ALGER
Prix : 1 ir. 50 Franco : 1 Ir. 80
CATUÊPRALE PMR
1. - Fête du 11 Nm cmbl'l 1920
A T> lu-lires ut demio du soin-, iMigr 'l'Ar-
chevêque, entouré do tout le clergé dr la
ville d'Alger, pi-ésidaiL une (•t'-rémonie re-
ligwïuso -et patriotique à la CUiLhl'drailoe.
Une roulo imtn-oiise avait dès longtemps
envahi l'édifice; lo chœur, réservé aux
hommes, coiibcNiitiL les i-eprésentants des
plus hautes autorités civiles et militai-
res, de la magistrature, du barreau, qui se
pressaient aux chaises disposées devant
l'autel.
Après un chœur, Ili -exé– |
eu té (Vivo Jeanne ! Vivo la France 1) ICLI
Iti chaut du « Do ,IJ:l'o.fundti.g. », modulé
avec urno simplicité ravissante, seion une
mié-lopée antiqu-e, pair deux voix pures
d'enfant, quie l'auditoire écoutait, at-
tentif, .n,v,ec quelle inoubliable émotion- 1
iMonseigineuir monte en chaire pour
adresser la parole à C'Ctle multitude.
H célébrie la r-econnaissance do -toutes
nos Ames, pour l'l:s ,morts glorieux, que
10U5 IÙ'xJa1LC'rons jamais ass-ez.
Puis di évoque, les uns- après îles autres,
les « survivants » de la grande guerre, eL
cette énuméraLion, énoncée en- un cres-
cendo éinouvanit, firappo -les -esprits et pé-
nètre les cœurs.
Les « survivants » ce sont d'abord les
orpheliiins, dion-t les pères ont offert à la
patrie le suprême sacrifioe de leur vie.
Ce sont d'est porcs et mères, les veuves, llw
frères -et les sœurs de ceux qui ne sont
plus. Les « survivants », -ce sont tous ceux
que leur âge ou leu" infirmités, ou ilours
fonctions, retcniaiont loin des combats.
C'est la Religion, la Sa-into Eglise, notre
Mère, qui a 1-es paroles de la vie étern-eille.
C'est ,la France, -aussi, .la grande survi-
vante, Icel.\,(} qu'il faut reconstituer grande
et forte. C'est Diou, (enfin, le Dieu de -la
justice et de la misénicordo, vers qui va
monter comme un cri sublime île « Te
Deum » de l'action de grâces.
De -retour à l'autel, le Pontife entonne, le
« Te Deum », chia-nitô debout par toute
l'assistance, itandns quo retentissent ls
grandes orguns, et que 1-os cloches son-
nent à toute volée.
La cérémonie se termine par un salut
solennel du Saint - Sacrement, su-iad de
l'hymne « Gloire à -la Franco ! a
A ta sortie, sur de parvis de la Cathé-
drale, Monseigneur est sailué par de très
longs applaudissements de la multitude
que son geste bénit.
II. Messe des Hommes
(DitfiLanclw 14 novembre 192,0.)
En oo mois do novembro consacré au
oul-te des monts, Monseigneur a jugé qu'il
conveaiait d'ouvrir la série des conféren-
ces aux Hommes par un entretien sur les
funérailles chrétiennes do la primitive
Eglise, comparées aux funérailles païen-
n. 1
Empruntant à l'historien Tacite io ré-
ciL dos pompes oflicioldes décernées à -la
dépou'iitto do Gernianicus, (19 après J.-C.j,
l'éinin-ent conférencier retrace l'arrivée
de la veuve débarquant au port de Brin-
disi avec l'unw l'anéraitt^e, en présence de
cent ouille .s.pecfu¡Leul' éplorés; les cohor-
tes prétoriennes envoyées par l'empereur
Tibère pour escorter les c«iudres; les po-
pulations dos villes «• t dos bourgs éche-
lonnées en vêtements noirs, le long du
trajet, poussant des gémissomonts et 01'-
frant des sacrifices funèbres. Partout l'i-
mage du la désolation, du -regrot sans es-
poir; partout celle clam'eur lamentable :
u Nous avons Unit perdu ! Le mal 1'Il
sans remèd-o ! ! »
En regard de ce deuil sans espérance,
plaçons le tableau moins somptueux, mais
combien plus attendrissant, de* obsèques
chrétiennes du premier siè-ole de noire
ère. A Hadrumèto 'lI!':'se). un chrétien
vi
sa dépouille, qu'ils -enveloppent d'un liii-
coti-1 blam\ symbole de punité.
ronnes qui se fan'ent, nous n'amhition-
IlOIl que lia couronne du ci'c!, qui durera
éteniolleineut ». Pas d" gémissemculs
bruya-nts et désordonnés : tout le moiulo
prie, soit à voix basse, soi-t en psalmotliant
eu commun des formules rituelles.
Arrivent -l'Evêquio et sop clergé, qui- font
visite au défunt ; -le prélat il'honoro. de
quelques onctions d'hiniile saintu et l',n-
knviR1 un chant d'action de grûco au Soi-
gneur. 'pl\ti se -îHitir.e après avoir souhaité
à tous uaie sainito mort, comme celle du
défunt.
La nuit suivante, car les lois- dnLm'-
disent les cortèges funèbres pondant le
jour, des torches s'allu-mont; lo corlè-
ge des fidèles s'avanco ilans la voie, des
tombeaux en chantant des cantiques d'es-
pérance, entremêlés d' «< allueluia ». On
entro dans lit ("l'yplL'. oU rhapollo, ,diyj':'jf'"
en deux chambres paradlèlos, l'uiue poul-
ies hommes, l'autre pour le-s l'omines.
L'Evêque célèbre lo saint sacrifice; tous
les assistants y communient pour le re-
pos de l'âme du disparu. Puis los fos-
soyeurs emportent 1-e- corps, dont le- vi-
&ago ost découvert, et 1-e déposeiiit dans
sou « loeuiluis » (ou pctiL tombeau., su-r
lequel sera inscrit son nom, la date de
son cnst'v
A partir do l-onsitantin, la lihtirlé reli-
gieuse-étant tliuiné aux chrétiens, la cé-
rémonie des funérailles fut plus soleil-
nielle ; mais, dans l'ensemble, elle, resta
fi.di.,\f' au programme -ex-posé ri-dessus.
Leotuirct est (lu.mnée du réci!. pi-el'ondi--
nio-iit énisouvant des obsèques -de Sainte
̃Monique, relaté par son fils Augustin, dans
Rios «
caractère de discrétion dans la dou-lour.
l'espéranco ,i'lIlInlU l'le 1.\ (' dominant -la ri-
gueur de répi'-eu\'-(î, les citants do Toi, de
résignation et d'actioii d-e gi-âr-e s'el-evant
au-iiessus
lant l'affli-ct ion-.
A l'inverse dos funérailles .païennes,
qui proclament que tout est fini, les fu-
nérailles 'chrétiennes chantent que la "vie
éteriHill-e commence, amenant av- c elle la
lumière, la paix et l'all-'igrcsse infinies.
Soyons fiers de notre Eglise qui, telle
au XXe siècle qu'elle, était au P"1', demeu-
re invariable dans sa foi, dans ses rites,
da-ns les espérances i m mort elles qu'elle
ïontin-uo d'affirmer au monde.
G.
Pour les Mutilés Et Réformés de Guerre
Par suite de nombreuses réel a ma •-
ions rerues par M. Ascimie. (lirectour
du Mutilé de l'Algérie, réclamation*
manant do mutilés et réformés de
guerre, notre confrère est intervenu
tnprès de M. le Ministre dos Pensions
qui s'est -empressé de lui faire la ré-
ponse suivante :
Paris, lo 27 octobre 1020.
Monsieur -le Directeur.
Vous avez 'bien voulu appeler mon at-
tention sur .l'attribution vaux mutilés de
l'Algérie du bénéfice d-e la gratuité dos
soins médicaux prévue par la loi.
J'ai .I'.honnetir de vous faire savoir que
la loi du 31 mars 1910 étant applicable à
l'Algérie, les anciens îmiliitaircs pension-
nés qui y résident ont droit, aux soins et
aux médicaments gratuits, conformément
à l'art. 64 de la dite* loi.
MM. les Préfets ont reçu des instruc-
tions générales et ont été invités à me
proposer après entente avec les Syndicats
Médicaux des tarifs do consultation et de
visite.
Les tarifs pharmaceutiques sont lixés
par mon arrêté du 11 avril 1920.
En attendant qu'un décret ait sanction-
né tous ces tarifs, les anciens militaires
pensionnés, peuvent, d'ores et déjà, béné-
ficier des soins, hospitalisations et médi-
camcnts gratuits dans -les conditions stipu-
lées par l'art tii cL par le décret portant
règlement d'administration publique en
dato du 20 sept ombre 1919.
Veuillez agréer, ^Monsieur le Directeur,
l'assuranoo dL ma considération distin-
guée.
Pour le Ministre :
Lo Chef d'' Cabinet,
ILLISIBLE
Comment choisir 9
Faire un choix utile entre tous les re-
mèdes vantés, dans les affections dos bron-
ches eL des 'POUlllOIJ:" n'est pa& facile. Quo
nos lecteurs nous permettent donc de leur
indiquer la Poudre Lou-is Legras, qui a
obtenu la -plus haute récompense à nXJpo-
sitio n Uu-iversello de 1900. C'est le :.wul
roulade connu qui calme instantanément
les accès d'astlinie, de catarrhe, d'oppres-
sion, de Luux. de vieilles bronchites et gué-
risse progressive-menl. Une boite est ex-
pédiée contr (i mandat de 2 fr. H5 adressé
a ) cuis Legras, J39, boulevard Magenta, à
1 Paris.
ALGER
IIôlcs priiii'icr.s. - .Nous possédons à
Alger, pour quelques jours, le duc et la
ducli-e-sse do Vendôme, arrivés dimanche
soir par le « Timgad ». Ils viennent vi-
siter noir'» belle Algérie.
iLe duc de Vendôme est le fils de l'in-
iliie
times do l'incendie du Bazar de la Cha-
rité, et le beaui-frère de iiMtre. héroï-que
allié, le roi des Belges, dont il a épousé
la sieur.
A l'arrivée du paquebot, un a rendu
aux voyageurs princiers leï> honneurs l'é-
servés au-x souverains.
Un de ,nü:; amis eut la bonne fortune
d'avoir 1" prince pour compagnon de
voyage; il l'a trouvé on ne peu-l plus simple et ai-
mable.
\Ull ajouterons quo pas sa piété et
son dévoue.mont a.ux (ouvres, le duc de
Yen-dôme est 11 digne héritier du duc.
d'Alencon et le .non ni-idus dign-e p'iil-tils
du dll"dc Xeniours.
Nous lirions -Leurs Altesses Royales do
vouloir bien agréor, avec, nos respe- lueux
hommages, nos souhaits de bienvenue.
Au Conseil (jéaérai. Les soins médi-
caux aux nudilcs. .M. (Uiinand a l'ait
observer à uM. 'le. l'réfet que la lui qui
détermine les conditions dans lesquelles
les mutilés ou pensionnés militaires peu-
vent recevoir gratuitement des seins mé-
dicaux .n'est. ,pa:"> appliquée en Algérie.
•M. Lefébure a fait connaître que son in-
tervention plusieurs foi< réitérée n'a re-
çu du (.inuvoniioin.eiit de la .Métropole au-
cune réponse.
Le Conseil a voté une motion deman-
dant'l'application intégrale ù l'Algérie de*
dispositions de la dite loi.
L'A. C. J. F. - Le « Bulletin d,,, l'Asso-
ciation Catholique de la Jeunesse fran-
çaise » ^groupe d'Alger , nous apprend le
départ de MM. Marcel bon-unique-, reçu à
rECH 1 e des -Mines de Nancy, et Marcel Gri-
ma, reçu interprète judiciaire, et parti oc-
cuper le poste d'Arzew.
Au O1-' zouaves on garnison à Alger vien-
nent d'entrer M. Amédée 'Martin. Président-
à Hlida, .M-aurice Le (V-nissel, Pélissier de
(lit
M( d'ZALWU.LE. –- La Fête du U no-
vembre. La paroisse de Mouzaïax il'le
a l'ai! île son mieux pour répondre- à l'ap-
pel de Monseigneur l'Archevêque et de
notre Hor.vernomeut. en l'étant le 11 no-
vembre, l'anniversaire do la signature de
l'armistice ni la fête d-e- Sl-Mariin, le plus
luiei'jn patron des nnules.
Les enfants, d'a-bord, assistèrent 11I'"Il-
breux et communièreui. chant anI. eux
aussi, leur petit cantique pour la franc»1
et joignant leur obolle ù colle de leurs pa-
rents pour l'Emprunt National du Sémi-
Il ai I-e,.
Madame Amyot se. lit entendre dans
deux morceaux parfaite-mont bien chan-
tés, -et le Te Deum » clôtura avec la
Bénédiction, celle cérémonie d'a(,-lions de
grâces où le meilleur do la population
s'était fa.il un honneur d'as-dsler. à défaut
des autorités, comme toujours absorbées
ailleurs « par d'autres devoirs sans dou-
CONSTANTINE
Le Triduum solennel eu rhoiineur de
Sainte Jeanne d'Arc, a été célébré on l'é-
glise Cathédrale, les 12, IH et 14 novembre.
Mons«oigmeur a présidé tous les- offices.
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