Titre : Le Petit journal
Auteur : Parti social français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Clermont-Ferrand)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1932-06-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 11 juin 1932 11 juin 1932
Description : 1932/06/11 (Numéro 25349). 1932/06/11 (Numéro 25349).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k632909p
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 02/12/2008
«r?
N° 25.349 - Si BARNABE . Le n° 0,25
LA T EMPERAT URE
Hier à Paris : + 23". Beau tempe.
Probabilités pour aujourd'hui : Olel
au trois quarts couvert, aveo éclalrclM,
averses et orages.
Température. — Maxim. + 27°.
Soleil : Lev. 4 h. 49: couch. 23 h. 52:
Lune : P. Q. à 21 h. 40.
b J/JVL
_
VJ
Samedi 11 Juin 1932
HEURES DU MATIN
Édition de Paris
Les soubresauts
de l'écorce
terrestre
On étonne toujours un profane
lorsqu'on lui dit que nos appareils
enregistrent* bon an, mal an, 30.000
"tremblements de terre environ. Evi
demment ces séismes sont loin d'a
voir, toujours la même ampleur et 11
.semble bien .que certaines années
soient privilégiées , s'il est permis
d'employer cet euphémisme.
A la suite de mes travaux déjà
anciens sur les tremblements de
térre, quelques sismologues ont dres
sé; des statistiques et ont conclu un
peu témérairement que le phéno
mène ne présentait aucune relation
avec les maxima et les minima de
l'activité solaire, avec le développe
ment des taches du soleil, en parti
culier.
C'était méconnaître complètement
le mécanisme que j'avais indiqué à
plusieurs reprises. Volcanisme et
tremblements de terre sont liés à
l'activité du soleil, en ce sens qu'ils
apparaissent surtout aux moments
où la courbe de cette activité pré
sente des sauts brusques.
Or, ces changements soudains ont
lieu très souvent au cours de la pé
riode moyenne de onze années, ca
ractéristique de la grande variation
de r-énergie solaire. J'ai montré à
différentes reprises que sous ce rap
port, les taches salaires n'exercent
pas la même influence. Seules sont
actives les taches qui amènent des
déviations importantes de la bous
sole.
Peut-on prévoir ces déviations
d'ordre exclusivement électrique ?
En gros, oui ; en détail, non. Jus
qu'à ce jour, aucune formule ne peut
pous fournir une solution. exacte.
Autrefois, on croyait que les trem
blements de terre avaient pour cau
sé exclusive la diminution de volume
de notre planète qui perd chaque
année un peu de sa chaleur initiale.
Si cette cause intervient d'une ma
nière assez générale, elle ne nous
explique pas pourquoi il. y a une dis
continuité évidente dans les tasse
ments de l'écorce terrestre.
Que la cause de cette disconti
nuité soit extérieure à notre planète,
on n'en saurait guère douter aujour
d'hui où nous connaissons de mieux
en mieux les fluctuations déconcer
tantes de notre soleil.
Qu'une fièvre subite s'empare de
l 'astre du jour et aussitôt d'énormes
masses liquides sont enlevées aux
.. océans, des régions équatoriales, ces
masses gagnent.de, proche en pro
che les régions polaires, détruisent
l 'équilibre de la grosse boule* sur4a-'
quelle nous nous- agitons et déplacent
un tant soit peu l'axe de la Terre:
Cette oscillation n'est pas un mythe ;
nous la constatons par la variation de
la latitude de nos observatoires qui
change à chaque instant et.qui, tout
Compte fait, ressemble à une oscil
lation d'un pendule. Les forces mises
en jeu en la circonstance sont énor
mes, et je me suis amusé autrefois
à calculer l'énergie qu'il faudrait dé
ployer pour dévier l'axe terrestre de
deux kilomètres au pôle : il y suffi
rait d'une machine développant une
puissance de 10.000 milliards de tril-
lions de chevaux. En fait, la dévia
tion est beaucoup plus faible et c'est
la chaleur solaire„qui se charge de
l'effectuer.
Mais, dans cette déviation, l'Inté
rieur de la Terre suit avec peine le
déplacement de l'écorce ; il y a dé
collement de l'un par rapport à
l'autre. De là, les tremblements de
terre continuels.
A cette cause s'en ajoute .une au
tre assez curieuse et que j'ai signa
lée dès 1901. L'électricité, dont le so
leil charge la Terre, a pour consé
quence de dilater l'écorce de notre
planète, mais comme la charge est
éminemment variable, la pression
de l'écorce sur le noyau augmente
ou diminue de valeur suivant les
fluctuations de l'activité solaire. Ce
phénomène est si bien accusé, que
nous en retrouvons les traces dans
les variations du potentiel de l'élec
tricité atmosphérique, variations qui
sont en rapport avec le nombre de
tremblements de terre ; seulement,
comme on devait s'y attendre, les
deux courbes sont inversées l'une
par rapport à -l'autre, les séismes
étant moins graves et moins nom
breux quand la charge électrique
augmente dans l'atmosphère.
Cette théorie, que j'ai énoncée
pour la première fois en 1901 dans
différentes publications et que des
physiciens peu scrupuleux ont es
sayé de démarquer, a été corroborée
depuis par la constatation d'un phé
nomène que ne soupçonnaient pas
les anciens. Cette croûte terrestre
qui nous paraît si rigide, n'est en
somme qu'une simple pellicule qui
se déforme chaque jour sous l'at
traction du soleil et de la lune.
L'amplitude de cette respiration at
teint 40 centimètres à l'équateur.
C'est plus qu'il n'en faut pour faci
liter le jeu des compartiments de
Técorce terrestre.
Abbé Th. Moreux,
directeur de l'Observatoire de Bourges.
Un grave *éboulement
dans une mine belge
Bruxelles, 10 Juin. — Un grave ébou
leraient s'est produit cet après-midi à
l'étage de 923 mètres au puits nord du
charbonnage des produits à Quaregnon;
près de Mons, dans la province dj/Hai-
naut.
L'accident qui serait dû à un dégage
ment instantané de gaz s'est produit à
l 'heure de la relève, au moment où de
nombreux ouvriers se trouvaient dans-
les galeries. La plupart ont pu se sau
ver à temps, croit-on, mais il est cer
tain, dès à présent que deux mineurs
ont été ensevelis. L'équipe de sauve
teurs est descendue dans la mine mais
on -craint que leurs efforts ne. soient
vains, l'éboulement étant très important.
Le parquet de Mons et la gendarmerie ds
Quaregnon sont sur les lieux- La plus
vive agitation règne aux abords du char
bonnage, la nouvelle de l'accident s étant
rapidement répandue dans la population.
Le Conseil desMinistres
a
nos deiegues a
et à Lausan ne
M. Kerriot aura aujourd'hui
et demain plusieurs entrevues
avec M. MacDonald
CE QUI VIENT PAR LA FLUTE...
LES VOLEURS
DE VALENTINE TESSIER
ont comparu hier
en correctionnelle...
...Ainsi que les voleurs
...de ces voleurs
De. haut en bas et de gauche à droite
RÎM. Herriot,; "Germain-Martin» Julien
Durand, Paganan, Georges Bonnet, dé
légués -à Lausanne ; et. MM. P-aul-
Boncour, Georges -Leygues, Painlevé,
Albert Sarraut, de Jouvenel, délégués à
Genève
A l'issue du Conseil des ministres qui
s'est tenu hier matin à l'Elysée, et'dont
on lira-ci-après le,compte rendu, M. E.
Herriot/ en rentrant au Quai, d'prsay, a
été interrogé par les journalistes qui
lui ont demandé s'il (pouvait- ajouterun
commentaire au communiqué. M. Her
riot a répondu :
— Vous pouvez ajouter au procès-
verbal du Conseil' que j'ai entretenu,
celui-ci des négociations qui sont ac
tuellement en cours avec l'Autriche, ■ au
sujet de sa demande' d'emprunt. Ces
conversations se poursuivent dans' des
conditions favorables.- Elles sont en
pleine:, activité.
— Vous avez certainement arrêté,
Monsieur le Président, l'attitude qu'ob
serveront nos délégations à Lausanne
et à Genève :
—. Nous avons, en effet, examiné et
préparé le programme des travaux de
ces deux conférences. J'ai personnelle
ment analysé la situation et déterminé
les principes des dispositions qui seront
prises par nos délégations.
» D'ailleurs, au cours des conversa
tions que je dois avoir avec M. Mac-
Donald, demain et dimanche, nous en
visagerons de concilier les points de vue
français et anglais. De part et d'autre,
nous travaillerons avec un esprit d'égale
bonne volonté.
— Quand partirez-vous ? r
— Je ne le sais pas encore. Je ne sais
si je partirai seul ou . avec M. Mac Do
nald. Il faut surtout compter avec la san
té du Premier anglais, et je me confor
merai à ses désirs. Il n'est pas invrai
semblable que je parte lundi soir, car
vous savez que j'ai la vieille habitude
de voyager la nuit. »
Voici le texte du communiqué donné
après le Conseil auquel assistaient tous
les ministres, à l'exception de M. Ber-
thod, ministre des Pensions, qui est
souffrant :
La situation extérieure
Le Conseil des ministres s'est .tenu
hier matin à 10 heures à l'Elysée, sous
la présidence de M. Albert Lebrun, Pré
sident de la République. :
M. Edouard Herriot, président du
Conseil, ministre des Affaires étrangè
res, a fait un exposé de , la situation
extérieure. Le Conseil a procédé à l'exa
men des questions qui sont à l'ordre du
jour des conférences de Genève et de
Lausanne et qui feront l'objet des con
versations qui vont s'engager demain
à Paris avec les représentants du gou
vernement britannique.
La délégation
à la Conférence des Réparations
Le Conseil a fixé comme suit la com
position de la délégation française à la
conférence de Lausanne sur- les répara
tions :
Président de la délégation : M. Her
riot, président du Conseil, ministre des
Affaires étrangères.
Délégués : les ministres des Finances,
M. Germain-Martin ; du Commerce, et
de l'Industrie, ; M. Julien Durand ; le
sous-secrétaire d'Etat des Affaires étran
gères, M. Pagânon ; M. Georges Bon
net, député, ancien ministre, ancien
membre de la délégation française à la
S.D-N. (Suite en & page)
L'AVION DE Mrs EARHART
est arrivé au Havre., où l'aviatrice
s'embarquera mardi prochain
Le Havre. 10 Juin. — L'avion sur le
quel Mrs Earhart traversa l'Atlantique,
chargé à Southampton sur le cargo an
glais Bertha a. été débarqué ici ce ma
tin. L'avion va être, embarqué sur le
paquebot lle-de-F'rance, sur lequel Miss
Earhart prendra elle-même passage
mardi prochain en regagnant l'Améri
que. i
Ce qui vient par la flûte s'en va par
le tambour. C'est un proverbe que Mlle
Valentine Tessier aurait pu louer,
comme elle a joué tant de comédies mo
dernes, c'est-à-dire avec sensibilité, in
telligence et talent. C'est d'ailleurs le
thème d'une aventure vécue qui amenait
hier — comme témoin, rassurez-vous !
— la charmante artiste devant la 15'
chambre correctionnelle où ses cheveux
blonds, aux lourdes vagues dorées et sa
beauté faisaient merveille :, un ange
florentin parmi- les robes noires.
... Donc, Mlle Valentine Tessier fut.
le 18 février dernier et tandis qu'elle
jouait à la Comédie des Champs-Ely
sées, allégée d'un manteau de vison de
100.000 francs,. d'une barrette de dia
mants montés sur platine et de 350 fr„
le tout dérobé dans sa loge par un gar
nement de 17 ans, Othon Z... — la loi
qui protège les mineurs nous impose de
ne pas le nommer — accompagné d'un
certain « Raoul » qui n'a pas été re
trouvé. Beau butin pour deux apprentis
voleurs qui n'ont guère de relations !
Si beau même qu'ils en étaient quelque
peu embarrassés.
Ils s'adressèrent à un certain Jules
Fratini qu'ils chargèrent de vendre le
manteau et la barrette. « On partagera
le bénéfice : moitié, moitié », avaient-ils
dit. Fratini lui-même manquait de dé
bouchés. H « sous-traita » avec le
chauffeur de taxi Dubouloz : « Tu auras
20 pour cent ! » promettait-il. Ainsi, la
peau de chagrin, bien qu'elle fût en vi
son, se serait réduite, sans doute, jus
qu'à sa plus simple expression si Dubou
loz n'eût été un malin.
Le coup du poulet
Il connaissait le « coup du poulet »,
c'est-à-dire — et la littérature popu
laire, voire populiste, vous l'a, sans
doute, appris — le « coup de l'agent
de police ». Avec ses camarades Parreau
et Bron, il décida de faire le « coup du
poulet » à ce serin de Fratani.
— Donne mol la camelote alla-t-il lui
dire un beau matin. J'ai trouvé un « lour-
gue ».
... Vous savez que c'est un recéleur.
Tous deux partirent vers un bar de la
rue Parmentier où devait se trouver le
« fourgue ». Dubouloz portait la valise
qui contenait le manteau et la barrette.
A -peine étaient-ils tous deux dans le
petit bar que Parreau et Bron survin
rent. Parreau était vraiment très bien
dans son rôle d'inspecteur de police.
— Haut les mains ! s'écrla-t-11 et qu'on
ouvre cette valise... Ah ! Ah ! Je vous
tiens, mon gaillard ! Ce manteau, cette
barrette appartiennent à Mlle Valentine
Tessier. Nous les cherchons depuis assez
longtemps !
Les deux faux « poulets- » emportè
rent la valise et arrêtèrent Dubouloz,
ou firent •semblant. Ils négligèrent, com
me par hasard, Fratani, voleur volé, qui
en fut pour sa courte honte.
Parreau, -Dubouloz, et Bron riaient
bien d'avoir si joliment réussi le « coup
du poulet ». Ils ne rirent pas longtemps.
Un hasard fit bientôt arrêter Parreau,
qu'on prenait d'ailleurs pour un autre.
Puis ce fut Fratani, puis Z., puis Du
bouloz, puis Bron, voleurs et voleurs vo-
IE CRIME DU HAMEAU DE LA BRUYÈRE, PR ÈS D'YSSINGEAUX
Les deux assassins du cultivateur Convers
firent preuve d'une sauvagerie extrême
Leur forfait ne leur a rapporté qu'une quinzaine de francs
PRES D'AIGU ES-MORTES
A droite
Sur les lieux du crime
La victime, M. Maurice Co nvers
(De notre correspondant particulier)
Yssingeaux, 10 Juin. — Hier soir, le
Parquet d'Yssingeàux s'est rendu au
hameau de la Bruyère, commune de
Saint-Victor-Malescours, pour reconsti
tuer le drame sauvage qui coûta la vie
En haut : Parreau et Fratini. Au milieu :
Bron. En bas : Dubouloz et Othon Z...
lés. Tous, sauf l'introuvable « Raoul »
étaient hier, fort penauds, dans le box
des détenus à la 15' chambre. Toute leur
histoire s'était découverte et le président
Malherby la leur a exposée sans rencon
trer de leur part aucune objection. Ils
reconnaissent aussi qu'ils ont déjà été
condamnés, tous, y compris le mi
neur Z... — Georges Martin.
(Voir la' suite en troisième page)
Désespéré de l'échec de ses élèves
un professeur se suicide
Lemberg, 10 Juin.— A Zloczow (Au
triche), le professeur au gymnase Horak,
âgé de 66 ans, s'est suicidé en se tirant
une balle de revolver dans la tête parce
que neuf de ses élèves avaient échoué
à leur examen de baccalauréat.
Les ; . deux >assassins : Jean-Baptiste
Rey . (à. gauche), et- son complice
Luigi Perro
à l'infortuné cultivateur Maurice Con
vers. Devant MM. Sementry, juge d'ins
truction, Ducrochet, procureur de la Ré
publique, accompagnés du lieutenant de
gendarmerie Jouffre et du commissaire
de la police mobile Buffet, de la brigade
de Clermont-Ferrand, les deux assas
sins, ont subi un nouvel interrogatoire.
Ces individus sont, comme on sait,
Jean-Baptiste Rey et l'Italien Perro
Luigi, qui avaient été contraints
d'avouer, au cours de la précédente
nuit, leur horrible forfait. Ils ont re
nouvelé leurs aveux, en se reprochant
l'un l'autre d'avoir porté le plus de
coups à leur victime. La reconstitution
a démontré que la réalité était, dans
ses détails, plus atroce qu'on ne l'ima
ginait. Le fermier était tombé au mi
lieu du cellier. Il fut traîné t dàns la cave
par ses assassins. Convertf n'était pas
mort. S'apercevant qu'il avait encore
un souffle de vie Rey empoigna une
grosse pierre et, par deux fois, frappa si
violemment le malheureux que de la
chair et des cheveux restèrent collés à
la pierre. Les armes du crime furent un
pilon, le manche d'une baratte, qui
fut cassé, et un tiers-point. Avec ce tiers-
point Perro piquait Convers au ventre
pour essayer de lui faire dire où était
son argent. Mais l'infortunée victime ne
pouvait plus que pousser des gémisse
ments de douleur. En sorte que les as
sassins, réduits à leurs propres moyens,
ne purent découvrir dans la ' maison
qu'une quinzaine' de francs.
On les a transférés à la maison d'ar
rêt d'Yssingeaux.
M. Curtis cite le colonel Lindberg
- comme témoin à décharge
Slemington (New-Jersey), 10 Juin. —-
M. Curtis, qui est poursuivi pour avoir
donné de fausses indications à la police
au cours des recherches faites pour ar
rêter les auteurs de l'enlèvement du fils
de Lindbergh, vient, à sa surprise géné
rale, d'assigner sous peine d'amende le
colonel Lindgbergh à comparaître com
me témoin à décharge.
INATTENTION
— Enfin,
Nounou, vous
êtes myope !
Au lieu de la voi
ture de bébé,
vous avez encore
pris ma cinq
chevaux pour le
sortir...
C
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦<
UN FAUX BRUIT
MM. Germain Martin
et Palmade n'ont pas
offert leur démission
Ce que nous dit M- Camille Chautemps
Le bruit a couru hier en Bourse, ré
percuté dans les couloirs de la Chambre
ou il a fait l'objet de maintes conversa
tions, que MM. Germain Martin, minis
tre des Finances, et Palmade, ministre
du Budget, auraient manifesté l'inten
tion de donner leur démission du ca
binet. Les raisons que l'on prêtait aux
deux ministres pour justifier une telle
décision, reposaient sur un prétendu
désaccord entre MM. Germain Martin
et Palmade avec certains de leurs col-,
lègues, notamment, quant à la date à
laquelle devaient venir en discussion-
devant la Chambre, les projets de re
dressement financier. '
Nous avons vu à ce sujet M. Chau
temps, ministre de l'Intérieur, qui nous
a déclaré ce qui suit, en nous autorisant
à le répéter :
— Ces bruits de démission ne reposent
absolument sur rien. Ils sont d'autant
plus fantaisistes que le conseil n'a encore
Jamais abordé l'examen des projets finan
ciers. Comment dès lors, un désaccord
aurait-il pu se produire ? . .."
Le gouvernement n'existe . parlementai-
rement que depuis mardi dernier et vous
comprenez bien - que .la tâohe immédiate;
qui s'imposait à nous tous, c'était de
fixer notre attitude, c'est-à-dire. celle de-
la France aux grandes conférences inter
nationales qui vont s'ouvrir. Le président
du Conseil va conférer avec M. MacDo
nald ; il partira lundi pour Lausanne,
comment aurions-nous pu parler d'autre
chose que de oes graves problèmes exté
rieurs. Au surplus, Je vous avoue très
nettement, bien qu'ayant assisté à tous les
conseils, que Je suis dans l'incapacité ab
solue de vous dire en quoi consistent
exactement les projets financiers. Je les
ignore. Ces projets ne sont qu'a l'état em
bryonnaire ; les services • technique' des
finances les élaborent. Je vous donne
toutes ces précisions, ces détails pour bien
vous montrer que nous n'avens pas pu
parler en conseil, de projets qui sont en
core inexistant».
Telles sont les paroles nettes, catégo
riques du ministre de l'Intérieur, qui
ajoutait :
— Qu'un technicien financier ait pu
s'entretenir avec M. Germain Martin, et
que ce dernier ait insisté sur la nécessité
vitale de faire voter un plan nnancier
avant le départ des Chambres en vacan
ces, ajoutant qu'il ne se prêterait pas à
un ajournement, c'est une hypothèse qui
pourrait être faite, mais je ne vois pas en
quoi elle autoriserait la propagation de
fausses nouvelles du genre de celle qui
a couru hier.
Ajoutons que M. Germain Martin est
venu hier dans les couloirs du Sénat où
il a conversé aimablement avec plu
sieurs sénateurs et plus particulièrement
avec M, Joseph Caillaux.
UNE AUTO PREND FEU
EN CAPOTANT
et ses quatre occupants
périssent
Nimes, 10 Juin.— Cette nuit, entre
Aigues-Mortes et Grau-du-Roi, une voi
ture automobile où avaient pris place 4
voyageurs a capoté et pris feu.
Hier soir, M.- Pierre Picard, 38
ans, agent d'une maison d'auto
mobiles à Nîmes était allé essayer une
voiture, route de Saint-Laurent-d'Aigou-
ze. Après avoir passé quelques heures
avec M. Galibert, ij rentrait à Nimes
lorsque, sur la route, il trouva Mme Ga
libert et sa bonne.
M. Pierre Picard et M. Barnabé, son
représentant, qui avait pris place à son
côté, invitèrent ces deux personnes à
monter afin de les ramener chez elles à
Aigues-Mortes. En cours de route, M.
Galibert croisa l'auto mais ne s'aperçut
pas qu'elle transportait sa femme et sa
bonne.
Il continua sa route ayant derrière lui
la Voiture de M. Picard. Mais celui-ci
reconnaissant M. Galibert, voulut dou
bler et accéléra son; allure. La route
n'était pas suffisamment large et les
roues glissèrent dans le fossé. L'auto
mobiliste voulut redresser en accélérant
davantage la vitesse. C'est dans cette
manœuvre que la voiture vint buter
contre un arbre, fut réduite en miettes
et prit feu.
On a retiré des débris de l'automobile
les cadavres de M. Pierre Picard et de
Mme Galibert ; les deux autrës occu
pants, M. Barnabé, 25 aiis, de Saint-Lau
rent d'Aigouze, et' la bonne de Mme Ga
libert. de nationalité italienne, ont suc-
combé^peu après.
Un avion capote à l'atterrissage
à Chalon-sur-Saône
Le pilote est grièvement blessé
Chalon-sur-Saône, 10 Juin: — Un ac
cident assez gravé s'est produit sur le
terrain d'aviation de Chalon-sur-Saône
Jean Guillemin,- 31 ans, lieutenant de
vaisseau au centre d'Hyères partait à
destination d'Orly à, bord d'un, avion a?
chasse ; le moteur donnant quelques in
quiétudes, il atterrit à Chalon ; on exa
mina le moteur. GUillemin repartit apreo
quelques minutes, revint, atterrit à nou
veau, mais l'avion, touchant le sol en
pleine vitesse, rencontra un fossé dissi
mulé dans les herbes, capota, et se brisât
en deux. Guillemin, violemment projeté
hors de la carlingue, a été emporté a
l'hôpital ; il se plaint de douleurs vio
lentes. On craint urié fracture du bas
sin. *
LE CHAMPIONNAT DU MONDE
DE BOXE DES POIDS MOYENS
Gorilla Jones (en haut)
et Marcel Thil
qui disputeront ce soir, au Parc des .
Princes, le Championnat du monde de
boxe des poids moyens
Ûncomplabteavaittiétoumé
plus d'un million
Il est condamné à deux ans de prison
Arnold Baudhuin, à l'audience (l'h)
(Voir le texte en quatrième page)
Aux Vérités $=r
-m de La Palisse
La veille du jour où le Maréchal l'a
congédié, sans même lui tendre la main,
le chancelier Briining ne se croyait en
désaccord avec lui que sur quelques
broutilles. Quand on connaît un peu le
détail de cette dernière entrevue, le
récit de Biilow touchant sa propre dis
grâce'paraît fade — et comme nos
mœurs politiques paraissent civiles !
Le choix de von Papen est encore
plus difficile a comprendre que la chute
de Bruning, Jusqu'ici von Papèn ne
représentait rien. C'est pourquoi il vi
vait en marge de son parti où il ne
jouissait d'aucun crédit. Comme diplo
mate (?) il avait laissé de mauvais sou
venirs aux Etats-Unis. Mais il entrete
nait des relations en France. Il semble
qu'il ait fait auprès du général Schlei-
cher grand état de ses ' relations et
qu'elles aient impressionné le Maréchal
d'une manière favorable.
Le Maréchal souhaiterait-il donc se
rapprocher de nous ? Se serait-il détour
né de Bruning parce qu'il le trouvait
trop intransigeant ? Je crois plutôt que
c'est le « syndicalisme » catholique de
Briining qui l'a effrayé, que c'est la
politique intérieure de Briining qui a
dicté sa décision. Mais, on était à ia
veille de Lausanne et de Genève. Le
nouveau Cabinet a changé 4e ton si
non de langage. Il ne faut pas exagérer
la valeur de cet indice. .11 ne faut pas,
non plus, le négliger.
Von Papen est, en Allemagne, le
fourrier de la dictature. Nous ne pou
vons en douter. Il a confié les Affaires
étrangères à von Neurath, qui est un
admirateur fervent - du fascisme et de
Mussolini.
Il a commencé par dissbudre le
Çeichstag. Mais quel que soit le résul
tat des'élections'prochaines, la politique
de von -Papen,. sinon von Papen, restera
au pouvoir, appuyée par la Reichswher,
seule force consistante en Allemagne.' :
Là-dessus, socialistes et catholiques
d'Outre-Rhin n'ont pas la moindre
illusion.
Monsieur de La Palisse.
FORAINS
et fêtes foraines
III. Une heure avec les puces
A l'intérieur, un professeur ès-puces...
❖ ❖ ❖
Pour la première
fois de ma vie, j'ai
passé une heure déli
cieuse avec les puces.
Elles me devaient bien
cela après les nuits
d'insomnie qu'elles
m'avaient infligées
dans maints petits hô
tels de pays plus ou
moins chauds.
Il est vrai qu'on ne
saurait confondre la
puce», vulgaire et mal
élevée qu'on rencontre
d'habitude, ■ avec les
c h armantes vedettes
que j'ai eu le plaisir
d'admirer à la Fête —
car, malgré leur peti
tesse, les puces occu
pent une grande place
dans le monde des « Imaginez -vous, mon pauvre monsieur, me dit-elle, que
spectacles forains et j* a ; d an8 é au Moulin-Rouge sur la tête d'un éléphant... »
leur baraque spacieuse
est luxueusement décorée.
A l'entrée, un écriteau savamment
calligraphié fait savoir que tout un al-
Aprês toutes les nuits
qu'elle* m'avaient infligées.
léchant programme est présenté par des
puces vivantes : danseuses,-équilibriste3,
duellistes, etc. Il ne manque que des
chanteuses..
A l'intérieur, un professeur ès puces
qui ressemble vaguement au célèbre
Einstein se tient très grave, assis, devant
une table basse, recouverte d'une pisté
blanche au milieu de laquelle lin petit,
point noir tourne autour d'un poteau,
miniature, auquel, bien entendu, il est,
attaché. Les bancs qui entourent la teH
ble se garnissent peu à peu d'un pu
blic silencieux et recueilli, presque res
pectueux. C'est alors que notre savant
entame l'éloge de la puce.
— Messieurs, mesdames, oommence-
, t-il,.la puce est l'animal le plus fort qui
existe au monde (ce que je crois sans
difficulté ; dans toutes les luttes que j'ai "
eu à soutenir contre, le célèbre insecte,
.c'est incontestablement lui qui « été le
* vainqueur).
Nous apprenons ensuite que les puces
de sa magnifique collection travaillent
trois jours et se reposent pendant cinq,
d'insomnie tendrement enveloppées dans de l'ouate. •
Elles peuvent vivre de cette manière
N° 25.349 - Si BARNABE . Le n° 0,25
LA T EMPERAT URE
Hier à Paris : + 23". Beau tempe.
Probabilités pour aujourd'hui : Olel
au trois quarts couvert, aveo éclalrclM,
averses et orages.
Température. — Maxim. + 27°.
Soleil : Lev. 4 h. 49: couch. 23 h. 52:
Lune : P. Q. à 21 h. 40.
b J/JVL
_
VJ
Samedi 11 Juin 1932
HEURES DU MATIN
Édition de Paris
Les soubresauts
de l'écorce
terrestre
On étonne toujours un profane
lorsqu'on lui dit que nos appareils
enregistrent* bon an, mal an, 30.000
"tremblements de terre environ. Evi
demment ces séismes sont loin d'a
voir, toujours la même ampleur et 11
.semble bien .que certaines années
soient privilégiées , s'il est permis
d'employer cet euphémisme.
A la suite de mes travaux déjà
anciens sur les tremblements de
térre, quelques sismologues ont dres
sé; des statistiques et ont conclu un
peu témérairement que le phéno
mène ne présentait aucune relation
avec les maxima et les minima de
l'activité solaire, avec le développe
ment des taches du soleil, en parti
culier.
C'était méconnaître complètement
le mécanisme que j'avais indiqué à
plusieurs reprises. Volcanisme et
tremblements de terre sont liés à
l'activité du soleil, en ce sens qu'ils
apparaissent surtout aux moments
où la courbe de cette activité pré
sente des sauts brusques.
Or, ces changements soudains ont
lieu très souvent au cours de la pé
riode moyenne de onze années, ca
ractéristique de la grande variation
de r-énergie solaire. J'ai montré à
différentes reprises que sous ce rap
port, les taches salaires n'exercent
pas la même influence. Seules sont
actives les taches qui amènent des
déviations importantes de la bous
sole.
Peut-on prévoir ces déviations
d'ordre exclusivement électrique ?
En gros, oui ; en détail, non. Jus
qu'à ce jour, aucune formule ne peut
pous fournir une solution. exacte.
Autrefois, on croyait que les trem
blements de terre avaient pour cau
sé exclusive la diminution de volume
de notre planète qui perd chaque
année un peu de sa chaleur initiale.
Si cette cause intervient d'une ma
nière assez générale, elle ne nous
explique pas pourquoi il. y a une dis
continuité évidente dans les tasse
ments de l'écorce terrestre.
Que la cause de cette disconti
nuité soit extérieure à notre planète,
on n'en saurait guère douter aujour
d'hui où nous connaissons de mieux
en mieux les fluctuations déconcer
tantes de notre soleil.
Qu'une fièvre subite s'empare de
l 'astre du jour et aussitôt d'énormes
masses liquides sont enlevées aux
.. océans, des régions équatoriales, ces
masses gagnent.de, proche en pro
che les régions polaires, détruisent
l 'équilibre de la grosse boule* sur4a-'
quelle nous nous- agitons et déplacent
un tant soit peu l'axe de la Terre:
Cette oscillation n'est pas un mythe ;
nous la constatons par la variation de
la latitude de nos observatoires qui
change à chaque instant et.qui, tout
Compte fait, ressemble à une oscil
lation d'un pendule. Les forces mises
en jeu en la circonstance sont énor
mes, et je me suis amusé autrefois
à calculer l'énergie qu'il faudrait dé
ployer pour dévier l'axe terrestre de
deux kilomètres au pôle : il y suffi
rait d'une machine développant une
puissance de 10.000 milliards de tril-
lions de chevaux. En fait, la dévia
tion est beaucoup plus faible et c'est
la chaleur solaire„qui se charge de
l'effectuer.
Mais, dans cette déviation, l'Inté
rieur de la Terre suit avec peine le
déplacement de l'écorce ; il y a dé
collement de l'un par rapport à
l'autre. De là, les tremblements de
terre continuels.
A cette cause s'en ajoute .une au
tre assez curieuse et que j'ai signa
lée dès 1901. L'électricité, dont le so
leil charge la Terre, a pour consé
quence de dilater l'écorce de notre
planète, mais comme la charge est
éminemment variable, la pression
de l'écorce sur le noyau augmente
ou diminue de valeur suivant les
fluctuations de l'activité solaire. Ce
phénomène est si bien accusé, que
nous en retrouvons les traces dans
les variations du potentiel de l'élec
tricité atmosphérique, variations qui
sont en rapport avec le nombre de
tremblements de terre ; seulement,
comme on devait s'y attendre, les
deux courbes sont inversées l'une
par rapport à -l'autre, les séismes
étant moins graves et moins nom
breux quand la charge électrique
augmente dans l'atmosphère.
Cette théorie, que j'ai énoncée
pour la première fois en 1901 dans
différentes publications et que des
physiciens peu scrupuleux ont es
sayé de démarquer, a été corroborée
depuis par la constatation d'un phé
nomène que ne soupçonnaient pas
les anciens. Cette croûte terrestre
qui nous paraît si rigide, n'est en
somme qu'une simple pellicule qui
se déforme chaque jour sous l'at
traction du soleil et de la lune.
L'amplitude de cette respiration at
teint 40 centimètres à l'équateur.
C'est plus qu'il n'en faut pour faci
liter le jeu des compartiments de
Técorce terrestre.
Abbé Th. Moreux,
directeur de l'Observatoire de Bourges.
Un grave *éboulement
dans une mine belge
Bruxelles, 10 Juin. — Un grave ébou
leraient s'est produit cet après-midi à
l'étage de 923 mètres au puits nord du
charbonnage des produits à Quaregnon;
près de Mons, dans la province dj/Hai-
naut.
L'accident qui serait dû à un dégage
ment instantané de gaz s'est produit à
l 'heure de la relève, au moment où de
nombreux ouvriers se trouvaient dans-
les galeries. La plupart ont pu se sau
ver à temps, croit-on, mais il est cer
tain, dès à présent que deux mineurs
ont été ensevelis. L'équipe de sauve
teurs est descendue dans la mine mais
on -craint que leurs efforts ne. soient
vains, l'éboulement étant très important.
Le parquet de Mons et la gendarmerie ds
Quaregnon sont sur les lieux- La plus
vive agitation règne aux abords du char
bonnage, la nouvelle de l'accident s étant
rapidement répandue dans la population.
Le Conseil desMinistres
a
nos deiegues a
et à Lausan ne
M. Kerriot aura aujourd'hui
et demain plusieurs entrevues
avec M. MacDonald
CE QUI VIENT PAR LA FLUTE...
LES VOLEURS
DE VALENTINE TESSIER
ont comparu hier
en correctionnelle...
...Ainsi que les voleurs
...de ces voleurs
De. haut en bas et de gauche à droite
RÎM. Herriot,; "Germain-Martin» Julien
Durand, Paganan, Georges Bonnet, dé
légués -à Lausanne ; et. MM. P-aul-
Boncour, Georges -Leygues, Painlevé,
Albert Sarraut, de Jouvenel, délégués à
Genève
A l'issue du Conseil des ministres qui
s'est tenu hier matin à l'Elysée, et'dont
on lira-ci-après le,compte rendu, M. E.
Herriot/ en rentrant au Quai, d'prsay, a
été interrogé par les journalistes qui
lui ont demandé s'il (pouvait- ajouterun
commentaire au communiqué. M. Her
riot a répondu :
— Vous pouvez ajouter au procès-
verbal du Conseil' que j'ai entretenu,
celui-ci des négociations qui sont ac
tuellement en cours avec l'Autriche, ■ au
sujet de sa demande' d'emprunt. Ces
conversations se poursuivent dans' des
conditions favorables.- Elles sont en
pleine:, activité.
— Vous avez certainement arrêté,
Monsieur le Président, l'attitude qu'ob
serveront nos délégations à Lausanne
et à Genève :
—. Nous avons, en effet, examiné et
préparé le programme des travaux de
ces deux conférences. J'ai personnelle
ment analysé la situation et déterminé
les principes des dispositions qui seront
prises par nos délégations.
» D'ailleurs, au cours des conversa
tions que je dois avoir avec M. Mac-
Donald, demain et dimanche, nous en
visagerons de concilier les points de vue
français et anglais. De part et d'autre,
nous travaillerons avec un esprit d'égale
bonne volonté.
— Quand partirez-vous ? r
— Je ne le sais pas encore. Je ne sais
si je partirai seul ou . avec M. Mac Do
nald. Il faut surtout compter avec la san
té du Premier anglais, et je me confor
merai à ses désirs. Il n'est pas invrai
semblable que je parte lundi soir, car
vous savez que j'ai la vieille habitude
de voyager la nuit. »
Voici le texte du communiqué donné
après le Conseil auquel assistaient tous
les ministres, à l'exception de M. Ber-
thod, ministre des Pensions, qui est
souffrant :
La situation extérieure
Le Conseil des ministres s'est .tenu
hier matin à 10 heures à l'Elysée, sous
la présidence de M. Albert Lebrun, Pré
sident de la République. :
M. Edouard Herriot, président du
Conseil, ministre des Affaires étrangè
res, a fait un exposé de , la situation
extérieure. Le Conseil a procédé à l'exa
men des questions qui sont à l'ordre du
jour des conférences de Genève et de
Lausanne et qui feront l'objet des con
versations qui vont s'engager demain
à Paris avec les représentants du gou
vernement britannique.
La délégation
à la Conférence des Réparations
Le Conseil a fixé comme suit la com
position de la délégation française à la
conférence de Lausanne sur- les répara
tions :
Président de la délégation : M. Her
riot, président du Conseil, ministre des
Affaires étrangères.
Délégués : les ministres des Finances,
M. Germain-Martin ; du Commerce, et
de l'Industrie, ; M. Julien Durand ; le
sous-secrétaire d'Etat des Affaires étran
gères, M. Pagânon ; M. Georges Bon
net, député, ancien ministre, ancien
membre de la délégation française à la
S.D-N. (Suite en & page)
L'AVION DE Mrs EARHART
est arrivé au Havre., où l'aviatrice
s'embarquera mardi prochain
Le Havre. 10 Juin. — L'avion sur le
quel Mrs Earhart traversa l'Atlantique,
chargé à Southampton sur le cargo an
glais Bertha a. été débarqué ici ce ma
tin. L'avion va être, embarqué sur le
paquebot lle-de-F'rance, sur lequel Miss
Earhart prendra elle-même passage
mardi prochain en regagnant l'Améri
que. i
Ce qui vient par la flûte s'en va par
le tambour. C'est un proverbe que Mlle
Valentine Tessier aurait pu louer,
comme elle a joué tant de comédies mo
dernes, c'est-à-dire avec sensibilité, in
telligence et talent. C'est d'ailleurs le
thème d'une aventure vécue qui amenait
hier — comme témoin, rassurez-vous !
— la charmante artiste devant la 15'
chambre correctionnelle où ses cheveux
blonds, aux lourdes vagues dorées et sa
beauté faisaient merveille :, un ange
florentin parmi- les robes noires.
... Donc, Mlle Valentine Tessier fut.
le 18 février dernier et tandis qu'elle
jouait à la Comédie des Champs-Ely
sées, allégée d'un manteau de vison de
100.000 francs,. d'une barrette de dia
mants montés sur platine et de 350 fr„
le tout dérobé dans sa loge par un gar
nement de 17 ans, Othon Z... — la loi
qui protège les mineurs nous impose de
ne pas le nommer — accompagné d'un
certain « Raoul » qui n'a pas été re
trouvé. Beau butin pour deux apprentis
voleurs qui n'ont guère de relations !
Si beau même qu'ils en étaient quelque
peu embarrassés.
Ils s'adressèrent à un certain Jules
Fratini qu'ils chargèrent de vendre le
manteau et la barrette. « On partagera
le bénéfice : moitié, moitié », avaient-ils
dit. Fratini lui-même manquait de dé
bouchés. H « sous-traita » avec le
chauffeur de taxi Dubouloz : « Tu auras
20 pour cent ! » promettait-il. Ainsi, la
peau de chagrin, bien qu'elle fût en vi
son, se serait réduite, sans doute, jus
qu'à sa plus simple expression si Dubou
loz n'eût été un malin.
Le coup du poulet
Il connaissait le « coup du poulet »,
c'est-à-dire — et la littérature popu
laire, voire populiste, vous l'a, sans
doute, appris — le « coup de l'agent
de police ». Avec ses camarades Parreau
et Bron, il décida de faire le « coup du
poulet » à ce serin de Fratani.
— Donne mol la camelote alla-t-il lui
dire un beau matin. J'ai trouvé un « lour-
gue ».
... Vous savez que c'est un recéleur.
Tous deux partirent vers un bar de la
rue Parmentier où devait se trouver le
« fourgue ». Dubouloz portait la valise
qui contenait le manteau et la barrette.
A -peine étaient-ils tous deux dans le
petit bar que Parreau et Bron survin
rent. Parreau était vraiment très bien
dans son rôle d'inspecteur de police.
— Haut les mains ! s'écrla-t-11 et qu'on
ouvre cette valise... Ah ! Ah ! Je vous
tiens, mon gaillard ! Ce manteau, cette
barrette appartiennent à Mlle Valentine
Tessier. Nous les cherchons depuis assez
longtemps !
Les deux faux « poulets- » emportè
rent la valise et arrêtèrent Dubouloz,
ou firent •semblant. Ils négligèrent, com
me par hasard, Fratani, voleur volé, qui
en fut pour sa courte honte.
Parreau, -Dubouloz, et Bron riaient
bien d'avoir si joliment réussi le « coup
du poulet ». Ils ne rirent pas longtemps.
Un hasard fit bientôt arrêter Parreau,
qu'on prenait d'ailleurs pour un autre.
Puis ce fut Fratani, puis Z., puis Du
bouloz, puis Bron, voleurs et voleurs vo-
IE CRIME DU HAMEAU DE LA BRUYÈRE, PR ÈS D'YSSINGEAUX
Les deux assassins du cultivateur Convers
firent preuve d'une sauvagerie extrême
Leur forfait ne leur a rapporté qu'une quinzaine de francs
PRES D'AIGU ES-MORTES
A droite
Sur les lieux du crime
La victime, M. Maurice Co nvers
(De notre correspondant particulier)
Yssingeaux, 10 Juin. — Hier soir, le
Parquet d'Yssingeàux s'est rendu au
hameau de la Bruyère, commune de
Saint-Victor-Malescours, pour reconsti
tuer le drame sauvage qui coûta la vie
En haut : Parreau et Fratini. Au milieu :
Bron. En bas : Dubouloz et Othon Z...
lés. Tous, sauf l'introuvable « Raoul »
étaient hier, fort penauds, dans le box
des détenus à la 15' chambre. Toute leur
histoire s'était découverte et le président
Malherby la leur a exposée sans rencon
trer de leur part aucune objection. Ils
reconnaissent aussi qu'ils ont déjà été
condamnés, tous, y compris le mi
neur Z... — Georges Martin.
(Voir la' suite en troisième page)
Désespéré de l'échec de ses élèves
un professeur se suicide
Lemberg, 10 Juin.— A Zloczow (Au
triche), le professeur au gymnase Horak,
âgé de 66 ans, s'est suicidé en se tirant
une balle de revolver dans la tête parce
que neuf de ses élèves avaient échoué
à leur examen de baccalauréat.
Les ; . deux >assassins : Jean-Baptiste
Rey . (à. gauche), et- son complice
Luigi Perro
à l'infortuné cultivateur Maurice Con
vers. Devant MM. Sementry, juge d'ins
truction, Ducrochet, procureur de la Ré
publique, accompagnés du lieutenant de
gendarmerie Jouffre et du commissaire
de la police mobile Buffet, de la brigade
de Clermont-Ferrand, les deux assas
sins, ont subi un nouvel interrogatoire.
Ces individus sont, comme on sait,
Jean-Baptiste Rey et l'Italien Perro
Luigi, qui avaient été contraints
d'avouer, au cours de la précédente
nuit, leur horrible forfait. Ils ont re
nouvelé leurs aveux, en se reprochant
l'un l'autre d'avoir porté le plus de
coups à leur victime. La reconstitution
a démontré que la réalité était, dans
ses détails, plus atroce qu'on ne l'ima
ginait. Le fermier était tombé au mi
lieu du cellier. Il fut traîné t dàns la cave
par ses assassins. Convertf n'était pas
mort. S'apercevant qu'il avait encore
un souffle de vie Rey empoigna une
grosse pierre et, par deux fois, frappa si
violemment le malheureux que de la
chair et des cheveux restèrent collés à
la pierre. Les armes du crime furent un
pilon, le manche d'une baratte, qui
fut cassé, et un tiers-point. Avec ce tiers-
point Perro piquait Convers au ventre
pour essayer de lui faire dire où était
son argent. Mais l'infortunée victime ne
pouvait plus que pousser des gémisse
ments de douleur. En sorte que les as
sassins, réduits à leurs propres moyens,
ne purent découvrir dans la ' maison
qu'une quinzaine' de francs.
On les a transférés à la maison d'ar
rêt d'Yssingeaux.
M. Curtis cite le colonel Lindberg
- comme témoin à décharge
Slemington (New-Jersey), 10 Juin. —-
M. Curtis, qui est poursuivi pour avoir
donné de fausses indications à la police
au cours des recherches faites pour ar
rêter les auteurs de l'enlèvement du fils
de Lindbergh, vient, à sa surprise géné
rale, d'assigner sous peine d'amende le
colonel Lindgbergh à comparaître com
me témoin à décharge.
INATTENTION
— Enfin,
Nounou, vous
êtes myope !
Au lieu de la voi
ture de bébé,
vous avez encore
pris ma cinq
chevaux pour le
sortir...
C
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦<
UN FAUX BRUIT
MM. Germain Martin
et Palmade n'ont pas
offert leur démission
Ce que nous dit M- Camille Chautemps
Le bruit a couru hier en Bourse, ré
percuté dans les couloirs de la Chambre
ou il a fait l'objet de maintes conversa
tions, que MM. Germain Martin, minis
tre des Finances, et Palmade, ministre
du Budget, auraient manifesté l'inten
tion de donner leur démission du ca
binet. Les raisons que l'on prêtait aux
deux ministres pour justifier une telle
décision, reposaient sur un prétendu
désaccord entre MM. Germain Martin
et Palmade avec certains de leurs col-,
lègues, notamment, quant à la date à
laquelle devaient venir en discussion-
devant la Chambre, les projets de re
dressement financier. '
Nous avons vu à ce sujet M. Chau
temps, ministre de l'Intérieur, qui nous
a déclaré ce qui suit, en nous autorisant
à le répéter :
— Ces bruits de démission ne reposent
absolument sur rien. Ils sont d'autant
plus fantaisistes que le conseil n'a encore
Jamais abordé l'examen des projets finan
ciers. Comment dès lors, un désaccord
aurait-il pu se produire ? . .."
Le gouvernement n'existe . parlementai-
rement que depuis mardi dernier et vous
comprenez bien - que .la tâohe immédiate;
qui s'imposait à nous tous, c'était de
fixer notre attitude, c'est-à-dire. celle de-
la France aux grandes conférences inter
nationales qui vont s'ouvrir. Le président
du Conseil va conférer avec M. MacDo
nald ; il partira lundi pour Lausanne,
comment aurions-nous pu parler d'autre
chose que de oes graves problèmes exté
rieurs. Au surplus, Je vous avoue très
nettement, bien qu'ayant assisté à tous les
conseils, que Je suis dans l'incapacité ab
solue de vous dire en quoi consistent
exactement les projets financiers. Je les
ignore. Ces projets ne sont qu'a l'état em
bryonnaire ; les services • technique' des
finances les élaborent. Je vous donne
toutes ces précisions, ces détails pour bien
vous montrer que nous n'avens pas pu
parler en conseil, de projets qui sont en
core inexistant».
Telles sont les paroles nettes, catégo
riques du ministre de l'Intérieur, qui
ajoutait :
— Qu'un technicien financier ait pu
s'entretenir avec M. Germain Martin, et
que ce dernier ait insisté sur la nécessité
vitale de faire voter un plan nnancier
avant le départ des Chambres en vacan
ces, ajoutant qu'il ne se prêterait pas à
un ajournement, c'est une hypothèse qui
pourrait être faite, mais je ne vois pas en
quoi elle autoriserait la propagation de
fausses nouvelles du genre de celle qui
a couru hier.
Ajoutons que M. Germain Martin est
venu hier dans les couloirs du Sénat où
il a conversé aimablement avec plu
sieurs sénateurs et plus particulièrement
avec M, Joseph Caillaux.
UNE AUTO PREND FEU
EN CAPOTANT
et ses quatre occupants
périssent
Nimes, 10 Juin.— Cette nuit, entre
Aigues-Mortes et Grau-du-Roi, une voi
ture automobile où avaient pris place 4
voyageurs a capoté et pris feu.
Hier soir, M.- Pierre Picard, 38
ans, agent d'une maison d'auto
mobiles à Nîmes était allé essayer une
voiture, route de Saint-Laurent-d'Aigou-
ze. Après avoir passé quelques heures
avec M. Galibert, ij rentrait à Nimes
lorsque, sur la route, il trouva Mme Ga
libert et sa bonne.
M. Pierre Picard et M. Barnabé, son
représentant, qui avait pris place à son
côté, invitèrent ces deux personnes à
monter afin de les ramener chez elles à
Aigues-Mortes. En cours de route, M.
Galibert croisa l'auto mais ne s'aperçut
pas qu'elle transportait sa femme et sa
bonne.
Il continua sa route ayant derrière lui
la Voiture de M. Picard. Mais celui-ci
reconnaissant M. Galibert, voulut dou
bler et accéléra son; allure. La route
n'était pas suffisamment large et les
roues glissèrent dans le fossé. L'auto
mobiliste voulut redresser en accélérant
davantage la vitesse. C'est dans cette
manœuvre que la voiture vint buter
contre un arbre, fut réduite en miettes
et prit feu.
On a retiré des débris de l'automobile
les cadavres de M. Pierre Picard et de
Mme Galibert ; les deux autrës occu
pants, M. Barnabé, 25 aiis, de Saint-Lau
rent d'Aigouze, et' la bonne de Mme Ga
libert. de nationalité italienne, ont suc-
combé^peu après.
Un avion capote à l'atterrissage
à Chalon-sur-Saône
Le pilote est grièvement blessé
Chalon-sur-Saône, 10 Juin: — Un ac
cident assez gravé s'est produit sur le
terrain d'aviation de Chalon-sur-Saône
Jean Guillemin,- 31 ans, lieutenant de
vaisseau au centre d'Hyères partait à
destination d'Orly à, bord d'un, avion a?
chasse ; le moteur donnant quelques in
quiétudes, il atterrit à Chalon ; on exa
mina le moteur. GUillemin repartit apreo
quelques minutes, revint, atterrit à nou
veau, mais l'avion, touchant le sol en
pleine vitesse, rencontra un fossé dissi
mulé dans les herbes, capota, et se brisât
en deux. Guillemin, violemment projeté
hors de la carlingue, a été emporté a
l'hôpital ; il se plaint de douleurs vio
lentes. On craint urié fracture du bas
sin. *
LE CHAMPIONNAT DU MONDE
DE BOXE DES POIDS MOYENS
Gorilla Jones (en haut)
et Marcel Thil
qui disputeront ce soir, au Parc des .
Princes, le Championnat du monde de
boxe des poids moyens
Ûncomplabteavaittiétoumé
plus d'un million
Il est condamné à deux ans de prison
Arnold Baudhuin, à l'audience (l'h)
(Voir le texte en quatrième page)
Aux Vérités $=r
-m de La Palisse
La veille du jour où le Maréchal l'a
congédié, sans même lui tendre la main,
le chancelier Briining ne se croyait en
désaccord avec lui que sur quelques
broutilles. Quand on connaît un peu le
détail de cette dernière entrevue, le
récit de Biilow touchant sa propre dis
grâce'paraît fade — et comme nos
mœurs politiques paraissent civiles !
Le choix de von Papen est encore
plus difficile a comprendre que la chute
de Bruning, Jusqu'ici von Papèn ne
représentait rien. C'est pourquoi il vi
vait en marge de son parti où il ne
jouissait d'aucun crédit. Comme diplo
mate (?) il avait laissé de mauvais sou
venirs aux Etats-Unis. Mais il entrete
nait des relations en France. Il semble
qu'il ait fait auprès du général Schlei-
cher grand état de ses ' relations et
qu'elles aient impressionné le Maréchal
d'une manière favorable.
Le Maréchal souhaiterait-il donc se
rapprocher de nous ? Se serait-il détour
né de Bruning parce qu'il le trouvait
trop intransigeant ? Je crois plutôt que
c'est le « syndicalisme » catholique de
Briining qui l'a effrayé, que c'est la
politique intérieure de Briining qui a
dicté sa décision. Mais, on était à ia
veille de Lausanne et de Genève. Le
nouveau Cabinet a changé 4e ton si
non de langage. Il ne faut pas exagérer
la valeur de cet indice. .11 ne faut pas,
non plus, le négliger.
Von Papen est, en Allemagne, le
fourrier de la dictature. Nous ne pou
vons en douter. Il a confié les Affaires
étrangères à von Neurath, qui est un
admirateur fervent - du fascisme et de
Mussolini.
Il a commencé par dissbudre le
Çeichstag. Mais quel que soit le résul
tat des'élections'prochaines, la politique
de von -Papen,. sinon von Papen, restera
au pouvoir, appuyée par la Reichswher,
seule force consistante en Allemagne.' :
Là-dessus, socialistes et catholiques
d'Outre-Rhin n'ont pas la moindre
illusion.
Monsieur de La Palisse.
FORAINS
et fêtes foraines
III. Une heure avec les puces
A l'intérieur, un professeur ès-puces...
❖ ❖ ❖
Pour la première
fois de ma vie, j'ai
passé une heure déli
cieuse avec les puces.
Elles me devaient bien
cela après les nuits
d'insomnie qu'elles
m'avaient infligées
dans maints petits hô
tels de pays plus ou
moins chauds.
Il est vrai qu'on ne
saurait confondre la
puce», vulgaire et mal
élevée qu'on rencontre
d'habitude, ■ avec les
c h armantes vedettes
que j'ai eu le plaisir
d'admirer à la Fête —
car, malgré leur peti
tesse, les puces occu
pent une grande place
dans le monde des « Imaginez -vous, mon pauvre monsieur, me dit-elle, que
spectacles forains et j* a ; d an8 é au Moulin-Rouge sur la tête d'un éléphant... »
leur baraque spacieuse
est luxueusement décorée.
A l'entrée, un écriteau savamment
calligraphié fait savoir que tout un al-
Aprês toutes les nuits
qu'elle* m'avaient infligées.
léchant programme est présenté par des
puces vivantes : danseuses,-équilibriste3,
duellistes, etc. Il ne manque que des
chanteuses..
A l'intérieur, un professeur ès puces
qui ressemble vaguement au célèbre
Einstein se tient très grave, assis, devant
une table basse, recouverte d'une pisté
blanche au milieu de laquelle lin petit,
point noir tourne autour d'un poteau,
miniature, auquel, bien entendu, il est,
attaché. Les bancs qui entourent la teH
ble se garnissent peu à peu d'un pu
blic silencieux et recueilli, presque res
pectueux. C'est alors que notre savant
entame l'éloge de la puce.
— Messieurs, mesdames, oommence-
, t-il,.la puce est l'animal le plus fort qui
existe au monde (ce que je crois sans
difficulté ; dans toutes les luttes que j'ai "
eu à soutenir contre, le célèbre insecte,
.c'est incontestablement lui qui « été le
* vainqueur).
Nous apprenons ensuite que les puces
de sa magnifique collection travaillent
trois jours et se reposent pendant cinq,
d'insomnie tendrement enveloppées dans de l'ouate. •
Elles peuvent vivre de cette manière
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