Titre : Revue contemporaine
Éditeur : [s.n.?] (Saint-Pétersbourg)
Date d'édition : 1913-05-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328566919
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 10050 Nombre total de vues : 10050
Description : 11 mai 1913 11 mai 1913
Description : 1913/05/11 (A4,T11,N81). 1913/05/11 (A4,T11,N81).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62480661
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-18251
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/06/2013
292
Pour répondre à cette question, il est suffisant
de rappeler toutes les données que nous avons déjà
reproduites ci-dessus et qui, pensons-nous, démontrent
avec la plus grande netteté la rapidité avec quelle se
développe dans de larges proportions la situation éco-
nomique du pays. Mais il y a d'autres considérations.
Nous pouvons établir avec une rigoureuse exactitude
que l'accroissement annuel des ressources de l'Etat ne
nous donne pas moins de 4% de l'accroissement
dès lors progressif.
Il en fut ainsi, tout au moins, jusqu'à ces cinq
dernière années. Si l'on prend la moyenne 1907—1911,
l'accroissement se chiffre par 41/°/o. Même en pre-
nant ce chiffre pour base (et il est à notre avis plu-
tôt faible quand on songe au développement écono-
mique du pays que nous voyons s'accomplir de nos
yeux), nous arrivons pour dix années à un accrois-
sement des recettes de 1 million 200 millions. En ce
qui concerne les dépenses, leur accroissement moyen
jusqu'à ce jour oscille entre 80 et 90 millions annuel-
lement. Supposons qu'il soit de 100 millions, ajoutons
encore 200 millions par an pour la construction de
nouvelles voies ferrées et pour des commandes mili-
taires. Nous arriverons tout de même en 10 ans à
une somme qui restera inférieure à 4 milliards. Par
conséquent il nous restera toujours une certaine
réserve.
- De toute évidence, nous allons beaucoup plus
vite, mais c'est justement pourquoi il y a encore
moins de raisons pour mettre en doute la loyauté et
la marche rigoureusement normale de l'accroissement
de notre budget public. Nos finances ont vécu des
temps pénibles, c'est vrai; mais elles les ont vécus et
elles sont arrivées à une situation qui comparative-
ment peut être qualifiée de magnifique. Prenons par
exemple la situation de notre réserve d'or, c'est-à-dire
de l'or qui garantit les billets de banque émis par
l'Etat. 1
Cette réserve au 1er Janvier 1908 s'élevait à 1
1.271 mill. dont 952 en Russie et 918 à l'étranger.
Nous avons déjà maintenant 1.846 mill. de roubles,
soit, en d'autres termes, un accroissement en 4 ans
de la réserve d'or de 575 millions.
Pendant ces années, ont augmenté aussi de fa-
çon très effective les ressources dites du Trésor.
Nous entendons par là les ressources dont la Cou-
ronne peut disposer à tout moment. C'est l'excédent
des recettes sur les dépenses effectuées, excédent qui
rentre dans les libres disponibilités, car de cet excé-
dent bien entendu une partie n'est pas libre; mais
cependant l'importance du total des disponibilités de
la Couronne caractérise toujours par elle-même la so-
lidité des finances publiques. La réunion des disponibi-
lités de la Couronne en Janvier 1908 s'élevait à
256 mill. de roubles. Ce total comprenait pour
154 mill. de disponibilités courantes en banque de la
Trésorerie d'Empire et pour 102 millions de dispo-
nibilités placées par la Couronne à l'étranger.
A meure actuelle, ces aisponiDiutes ae la cou-
ronne atteignent 969 millions, c'est-à-dire qu'elles se
sont augmentées de 712 millions; le compte courant
de la Trésorerie d'Empire se chiffre par 560 mil-
lions, soit une augmentation de 100 mill.
Le total des disponibilités de la Couronne pla-
cées à l'étranger est de 413 mill. de roubles, soit une
augmentation de plus de 300 mill.
Et notre rente d'Etat? Au 1er Janvier 1908,
elle était à 74. Actuellement elle est à 91 roubles, soit
un regain de 17%. C'est d'ailleurs la physionomie
de tous nos fonds à l'exception de quelques-uns se
rapportant à des branches de l'industrie actuellement
dans des conditions défavorables. Prenons par
exemple les obligations de chemins de fer, garanties
par l'Etat. Nous verrons que, entre autres, les obliga-
tions 4°/o des chemins de fer du Sud-Est qui en
Janvier 1908 étaient à 76 sont presque maintenant à
90, ce qui fait une hausse de près de 14"/o.—De mê-
me pour les valeurs non garanties, les obligations 5°/o
de la Société des voies d'accès: elles étaient à 62 et
les voilà à 86, d'où une hausse de 25°/0. La hausse
sur les dividendes est encore plus nette. Les actions
de la Banque Volga-Kama, un des établissements les
plus fermes au point de vue de l'estimation des pa-
piers, ont passé de 730 à 1.100. La Banque du Com-
merce Extérieur est passé de 340 à 415.
La Banque Internationale de 373 à 546, etc.
Nous avons dit que la rente vaut maintenant 91;
mais il convient d'ajouter qu'il y a un an elle était
à 95. Elle est donc tombée de 4%. Mais c'est le sort
commun à tous les fonds d'Etat et nous subissons
les mêmes lois que les autres Etats. Qui aurait pu
prévoir par exemple la chute des Consolidés anglais
il y a quelques années? Et ils sont pourtant tombés
l'année dernière de 80,07 à 78,55.
En Janvier 1911, le prix fort de l'emprunt alle-
mand 3l/2° 0 était 94 et une fraction. En Janvier
1912, ce prix fort était 91,70, c'est-à-dire qu'il s'était
produit une baisse de 3%. Sur le 30/0 en Janvier
1911 le prix fort était 851/2; en Janvier der-
nier, 821/2.
Il y a à cela beaucoup de causes: la tendance à
placer l'argent à un taux élevé, ce qui amène à ven-
dre la rente et à acheter des valeurs d'entreprises
industrielles; divers mouvements politiques et sociaux
de notre époque qui vont en augmentant de plus
en plus.
Nous avons aussi nos raisons. La terre a beau-
coup augmenté de valeur. Elle s'est donc estimée à
des prix élevés. Il en est résulté sur le marché un
grand nombre d'obligations foncières, ce qui incite le
public à les acheter à la place de la rente d'Etat qui
rapporte moins.
Arrêtons-nous pour conclure sur un fait très
significatif, vécu par nous au cours de l'année 1912:
la mauvaise récolte de grains et de produits alimen-
taires par suite de laquelle ( souffert la population
Pour répondre à cette question, il est suffisant
de rappeler toutes les données que nous avons déjà
reproduites ci-dessus et qui, pensons-nous, démontrent
avec la plus grande netteté la rapidité avec quelle se
développe dans de larges proportions la situation éco-
nomique du pays. Mais il y a d'autres considérations.
Nous pouvons établir avec une rigoureuse exactitude
que l'accroissement annuel des ressources de l'Etat ne
nous donne pas moins de 4% de l'accroissement
dès lors progressif.
Il en fut ainsi, tout au moins, jusqu'à ces cinq
dernière années. Si l'on prend la moyenne 1907—1911,
l'accroissement se chiffre par 41/°/o. Même en pre-
nant ce chiffre pour base (et il est à notre avis plu-
tôt faible quand on songe au développement écono-
mique du pays que nous voyons s'accomplir de nos
yeux), nous arrivons pour dix années à un accrois-
sement des recettes de 1 million 200 millions. En ce
qui concerne les dépenses, leur accroissement moyen
jusqu'à ce jour oscille entre 80 et 90 millions annuel-
lement. Supposons qu'il soit de 100 millions, ajoutons
encore 200 millions par an pour la construction de
nouvelles voies ferrées et pour des commandes mili-
taires. Nous arriverons tout de même en 10 ans à
une somme qui restera inférieure à 4 milliards. Par
conséquent il nous restera toujours une certaine
réserve.
- De toute évidence, nous allons beaucoup plus
vite, mais c'est justement pourquoi il y a encore
moins de raisons pour mettre en doute la loyauté et
la marche rigoureusement normale de l'accroissement
de notre budget public. Nos finances ont vécu des
temps pénibles, c'est vrai; mais elles les ont vécus et
elles sont arrivées à une situation qui comparative-
ment peut être qualifiée de magnifique. Prenons par
exemple la situation de notre réserve d'or, c'est-à-dire
de l'or qui garantit les billets de banque émis par
l'Etat. 1
Cette réserve au 1er Janvier 1908 s'élevait à 1
1.271 mill. dont 952 en Russie et 918 à l'étranger.
Nous avons déjà maintenant 1.846 mill. de roubles,
soit, en d'autres termes, un accroissement en 4 ans
de la réserve d'or de 575 millions.
Pendant ces années, ont augmenté aussi de fa-
çon très effective les ressources dites du Trésor.
Nous entendons par là les ressources dont la Cou-
ronne peut disposer à tout moment. C'est l'excédent
des recettes sur les dépenses effectuées, excédent qui
rentre dans les libres disponibilités, car de cet excé-
dent bien entendu une partie n'est pas libre; mais
cependant l'importance du total des disponibilités de
la Couronne caractérise toujours par elle-même la so-
lidité des finances publiques. La réunion des disponibi-
lités de la Couronne en Janvier 1908 s'élevait à
256 mill. de roubles. Ce total comprenait pour
154 mill. de disponibilités courantes en banque de la
Trésorerie d'Empire et pour 102 millions de dispo-
nibilités placées par la Couronne à l'étranger.
A meure actuelle, ces aisponiDiutes ae la cou-
ronne atteignent 969 millions, c'est-à-dire qu'elles se
sont augmentées de 712 millions; le compte courant
de la Trésorerie d'Empire se chiffre par 560 mil-
lions, soit une augmentation de 100 mill.
Le total des disponibilités de la Couronne pla-
cées à l'étranger est de 413 mill. de roubles, soit une
augmentation de plus de 300 mill.
Et notre rente d'Etat? Au 1er Janvier 1908,
elle était à 74. Actuellement elle est à 91 roubles, soit
un regain de 17%. C'est d'ailleurs la physionomie
de tous nos fonds à l'exception de quelques-uns se
rapportant à des branches de l'industrie actuellement
dans des conditions défavorables. Prenons par
exemple les obligations de chemins de fer, garanties
par l'Etat. Nous verrons que, entre autres, les obliga-
tions 4°/o des chemins de fer du Sud-Est qui en
Janvier 1908 étaient à 76 sont presque maintenant à
90, ce qui fait une hausse de près de 14"/o.—De mê-
me pour les valeurs non garanties, les obligations 5°/o
de la Société des voies d'accès: elles étaient à 62 et
les voilà à 86, d'où une hausse de 25°/0. La hausse
sur les dividendes est encore plus nette. Les actions
de la Banque Volga-Kama, un des établissements les
plus fermes au point de vue de l'estimation des pa-
piers, ont passé de 730 à 1.100. La Banque du Com-
merce Extérieur est passé de 340 à 415.
La Banque Internationale de 373 à 546, etc.
Nous avons dit que la rente vaut maintenant 91;
mais il convient d'ajouter qu'il y a un an elle était
à 95. Elle est donc tombée de 4%. Mais c'est le sort
commun à tous les fonds d'Etat et nous subissons
les mêmes lois que les autres Etats. Qui aurait pu
prévoir par exemple la chute des Consolidés anglais
il y a quelques années? Et ils sont pourtant tombés
l'année dernière de 80,07 à 78,55.
En Janvier 1911, le prix fort de l'emprunt alle-
mand 3l/2° 0 était 94 et une fraction. En Janvier
1912, ce prix fort était 91,70, c'est-à-dire qu'il s'était
produit une baisse de 3%. Sur le 30/0 en Janvier
1911 le prix fort était 851/2; en Janvier der-
nier, 821/2.
Il y a à cela beaucoup de causes: la tendance à
placer l'argent à un taux élevé, ce qui amène à ven-
dre la rente et à acheter des valeurs d'entreprises
industrielles; divers mouvements politiques et sociaux
de notre époque qui vont en augmentant de plus
en plus.
Nous avons aussi nos raisons. La terre a beau-
coup augmenté de valeur. Elle s'est donc estimée à
des prix élevés. Il en est résulté sur le marché un
grand nombre d'obligations foncières, ce qui incite le
public à les acheter à la place de la rente d'Etat qui
rapporte moins.
Arrêtons-nous pour conclure sur un fait très
significatif, vécu par nous au cours de l'année 1912:
la mauvaise récolte de grains et de produits alimen-
taires par suite de laquelle ( souffert la population
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 12/16
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k62480661/f12.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k62480661/f12.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k62480661/f12.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k62480661/f12.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k62480661
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k62480661
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k62480661/f12.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest