Titre : Revue contemporaine
Éditeur : [s.n.?] (Saint-Pétersbourg)
Date d'édition : 1913-03-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328566919
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 10050 Nombre total de vues : 10050
Description : 30 mars 1913 30 mars 1913
Description : 1913/03/30 (A4,T11,N75). 1913/03/30 (A4,T11,N75).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6248060j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-18251
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/06/2013
197
naisseurs en matière d'industrie" émettent leur opinion à pro-
pos de la répercussion des entreprises gouvernementales sur
la situation économique du pays. "Au point de vue industriel-
dit ce journal, - - nous avons commis beaucoup de fautes. La
politique s'est par trop mêlée à la discussion des questions
commerciales; il me semble que nous ne savons rien faire
sans y mêler la politique. En ce qui concerne la question
douanière, nous avons manifesté une crainte exagérée de
toucher la situation actuelle, si vétusté et peu pratique; et les
intérêts de l'industrie ont été pris en considération dans une
mesure par trop insuffisante. Si l'on considère l'abolition de
la ligne douanière au point de vue de l'industrie finlandaise,
il se trouvera beaucoup d'industriels qui désirent cette aboli-
tion et n'en craignent pas les conséquences soi-disant désavan-
tageuses.
Un autre exemple de crainte devant les changements est
donné par la résistance à la ligne de jonction avec St-Péter-
bourg, résistance qui ne prend pas du tout en considération
les intérêts de l'industrie. Il est hors de doute que cette ligne
de jonction, qui sera prête en automne, facilitera considé.
rablement notre exportation par St-Pétersbourg, où mainte-
nant il faut dépenser des millions pour le charroi des mar-
chandises entre la Gare de Finlande et les autres gares. A
l'appui de cette appréciation, nous rappellerons que les dé-
penses de la Société métallurgique par actions d'Abo, pour le
charroi et l'expédition de ses envois à St-Pétersbourg, ont
atteint presque la même somme que le fret entre Abo et
St-Pétersbourg.
Si nous désirons faire quelque chose pour maintenir la
position de notre industrie, à l'avenir, sur le grand marché
russe, il nous faut passer à une politique plus clairvoyante".
En un mot, les industriels d'Abo avouent que ce ne sont
pas les entreprises du Gouvernement, mais bien les passions
politiques de leurs concitoyens, qui peuvent réagir défavorable-
ment sur la situation économique de la Finlande. „Faites-moi
de la bonne politique et je vous ferai des "bonnes finances"
disait au Gouvernement de la Restauration le baron Louis.
C'est à peu près ce que disent aux Méchelin et aux Svinhuf-
vud les industriels finlandais. S'ils parviennent à maîtriser
dans leur pays l'esprit de parti, on peut être sûr que la liqui-
dation de la crise finlandaise sera proche. Le rapprochement
économique en présage toujours un autre.
IV
Le développement économique de la Finlande, en 1912, n'a
pas subi d'arrêt, du fait des difficultés politiques. "Hufvudstads-
bladet (JMï (M) reconnaît qu' ,,en général, la récolte fut satis-
faisante, les marchés du bois et du papier et celui de la pâte
de papier se maintinrent fermes. L'activité industrielle fut plus
animée que les années précédentes. Il est vrai qu'à la fin de
l'année, l'argent était rare, mais cela s'explique par l'animation
de la vie industrielle".
Actuellement le chiffre des transactions avec l'étranger est
connu; et ce chiffre montre que l'excédent d'importation, en
1912, a été de 182 millions 2 mille marks, ce qui n'avait ja-
mais eu lieu jusqu'alors. Pendant les années précédentes
l'excédent d'importation s'était exprimé par les chiffres suivants;
1911 — 12(i millions S mille marks; 1910 - 96,0; 1909 — 112,G;
1908-120,5; 1907 -118,6.
Cette hausse inattendue de l'excédent d'importation pro-
voque l'étonnement; et beaucoup la considèrent comme dange-
reuse, parce qu'elle est cause principale de la rareté chronique
de l'argent sur le marché finlandais. Mais ce pessimisme est
plus qu'exagéré. Premièrement, le chiffre de l'excédent n'est
pas si important qu'il paraît. Ce n'est pas seulement l'impor-
tation quiis'est accrue; tout le commerce extérieur finlandais, tant
en ce qui concerne l'importation que l'exportation et le vo-
lume des transactions, a atteint des chiffres de record. Le
montant général des transactions s'est élevé à 807 millions
2 mille marks contre 762,2 en 1911. L'importation a passé de
444,5 à 409,7; et l'exportation de 317,7 à 387,5. Prenant en
considération cette hausse, nous voyons que le rapport entre
l'importation et l'exportation n'est pas devenu inférieur: ainsi l'im-
portation, en 1911, constituait 5H,?'o/ de toutes les transactions;
et, en 1912, 58,0°/,,. Si on considère encore que le coût de
l'importation, par suite des procédés de statistiques, est l'objet
d'une surestimation, alors que celui de l'exportation est éva-
lué trop bas, pour exprimer fidèlement ce qui fut en réalité
payé et reçu par importation et exportation, les conditions de
1912 se présentent plus favorables que celles de 1912. En
admettant qu'il faille diminuer l'importation de IWn et augmenter
l'exportation de ce que l'économiste de "Hufvudstads-
bladet" estime fort modéré-il s'ensuit que la Finlande a payé
pour l'excédent d'importation en 1911 62,0 contre 61,2 en
1912. C'est pourquoi on peut conclure qu'en 1912 la Finlande
a payé à l'Etranger moins qu'en 1911, bien que l'importation
en 1912 ait été plus importante.
D'autres circonstances permettent encore de conclure que
1912, sous le rapport du commerce extérieur, a été favorable
pour la Finlande. D'abord, dans l'importation, les produits
destinés à des fins productives dominent. Ainsi, l'importation
des produits bruts ou semi-bruts a augmenté de 14,2; celle
des machines et des moyens de traction — de 5,7. Ces deux
groupes, représentant les marchandises productives, ont fourni
une hausse de 19,9. L'importation des produits d'usage n'a
augmenté que de 5,13; celle des productions industrielles prêtes
de 7,s et celle des produits de consommation de 5,7. Par
conséquent, l'importation, en 1912, a augmenté les capacités
industrielles de la Finlande et son crédit à l'Etranger.
Tout cela nécessite une conclusion: la politique unificatrice
n'a pas été préjudiciable au commerce intérieur de la Fin-
lande, pas plus que la réforme du pilotage n'a nui à son
commerce extérieur qui, pourtant, s'effectue presqu'exclusive-
ment par la voie maritime.-A. du Chayla.
Le Mouvement Economique
Le Marché des Céréales
Au cours de la semaine passée, les dispositions du mar-
ché international de blé ont été plus fermes. La demande pour
la consommation de l'Europe Occidentale a été plus consi-
dérable, tandis que les arrivages de froment ont diminué.
Bien que le total des chargements ait atteint 18 millions de
pouds de même qu'au cours de la semaine passée (21/2 mil-
lions de pouds de plus que l'année dernière), la quantité
de froment qui est dirigée par mer vers l'Europe a diminué
et accuse une moins-value sur les chiffres de l'année dernière.
C'est de l'Amérique que le blé a été principalement expédié en
Europe Occidentale, vu que la Russie reste très retenue. D'ail-
leurs, l'offre américaine a diminué aussi.
Au cours de la semaine, l'exportation russe accusait la
somme de 8.693 mille pouds de blé différent. Il a été exporté
1.264 mille pouds de froment, 1.168 mille pouds d'orge,
512 mille pouds de seigle, 497 mille pouds de maïs et 257 mille
pouds d'avoine. Le froment a été principalement expédié en
Italie, en Hollande et en France. On peut observer une aug-
mentation de la demande pour la farine de l'Orient.
En Russie d'Europe la température a été assez élevée et
dans une grande partie de régions au - dessus de la normale.
La température se maintenait au-dessous du niveau normal
seulement au Sud, en partie à l'Est et au Nord-Est. Au Sud-
Ouest la température est modérée. La pluie est tombée au
cours de la semaine à l'Est et par places au Nord-Est et au
Sud. Par suite d'un printemps prématuré la neige a complè-
tement disparu dans les champs de la plus grande partie de
la Russie. Les semailles d'hiver prennent une très bonne
tournure.
naisseurs en matière d'industrie" émettent leur opinion à pro-
pos de la répercussion des entreprises gouvernementales sur
la situation économique du pays. "Au point de vue industriel-
dit ce journal, - - nous avons commis beaucoup de fautes. La
politique s'est par trop mêlée à la discussion des questions
commerciales; il me semble que nous ne savons rien faire
sans y mêler la politique. En ce qui concerne la question
douanière, nous avons manifesté une crainte exagérée de
toucher la situation actuelle, si vétusté et peu pratique; et les
intérêts de l'industrie ont été pris en considération dans une
mesure par trop insuffisante. Si l'on considère l'abolition de
la ligne douanière au point de vue de l'industrie finlandaise,
il se trouvera beaucoup d'industriels qui désirent cette aboli-
tion et n'en craignent pas les conséquences soi-disant désavan-
tageuses.
Un autre exemple de crainte devant les changements est
donné par la résistance à la ligne de jonction avec St-Péter-
bourg, résistance qui ne prend pas du tout en considération
les intérêts de l'industrie. Il est hors de doute que cette ligne
de jonction, qui sera prête en automne, facilitera considé.
rablement notre exportation par St-Pétersbourg, où mainte-
nant il faut dépenser des millions pour le charroi des mar-
chandises entre la Gare de Finlande et les autres gares. A
l'appui de cette appréciation, nous rappellerons que les dé-
penses de la Société métallurgique par actions d'Abo, pour le
charroi et l'expédition de ses envois à St-Pétersbourg, ont
atteint presque la même somme que le fret entre Abo et
St-Pétersbourg.
Si nous désirons faire quelque chose pour maintenir la
position de notre industrie, à l'avenir, sur le grand marché
russe, il nous faut passer à une politique plus clairvoyante".
En un mot, les industriels d'Abo avouent que ce ne sont
pas les entreprises du Gouvernement, mais bien les passions
politiques de leurs concitoyens, qui peuvent réagir défavorable-
ment sur la situation économique de la Finlande. „Faites-moi
de la bonne politique et je vous ferai des "bonnes finances"
disait au Gouvernement de la Restauration le baron Louis.
C'est à peu près ce que disent aux Méchelin et aux Svinhuf-
vud les industriels finlandais. S'ils parviennent à maîtriser
dans leur pays l'esprit de parti, on peut être sûr que la liqui-
dation de la crise finlandaise sera proche. Le rapprochement
économique en présage toujours un autre.
IV
Le développement économique de la Finlande, en 1912, n'a
pas subi d'arrêt, du fait des difficultés politiques. "Hufvudstads-
bladet (JMï (M) reconnaît qu' ,,en général, la récolte fut satis-
faisante, les marchés du bois et du papier et celui de la pâte
de papier se maintinrent fermes. L'activité industrielle fut plus
animée que les années précédentes. Il est vrai qu'à la fin de
l'année, l'argent était rare, mais cela s'explique par l'animation
de la vie industrielle".
Actuellement le chiffre des transactions avec l'étranger est
connu; et ce chiffre montre que l'excédent d'importation, en
1912, a été de 182 millions 2 mille marks, ce qui n'avait ja-
mais eu lieu jusqu'alors. Pendant les années précédentes
l'excédent d'importation s'était exprimé par les chiffres suivants;
1911 — 12(i millions S mille marks; 1910 - 96,0; 1909 — 112,G;
1908-120,5; 1907 -118,6.
Cette hausse inattendue de l'excédent d'importation pro-
voque l'étonnement; et beaucoup la considèrent comme dange-
reuse, parce qu'elle est cause principale de la rareté chronique
de l'argent sur le marché finlandais. Mais ce pessimisme est
plus qu'exagéré. Premièrement, le chiffre de l'excédent n'est
pas si important qu'il paraît. Ce n'est pas seulement l'impor-
tation quiis'est accrue; tout le commerce extérieur finlandais, tant
en ce qui concerne l'importation que l'exportation et le vo-
lume des transactions, a atteint des chiffres de record. Le
montant général des transactions s'est élevé à 807 millions
2 mille marks contre 762,2 en 1911. L'importation a passé de
444,5 à 409,7; et l'exportation de 317,7 à 387,5. Prenant en
considération cette hausse, nous voyons que le rapport entre
l'importation et l'exportation n'est pas devenu inférieur: ainsi l'im-
portation, en 1911, constituait 5H,?'o/ de toutes les transactions;
et, en 1912, 58,0°/,,. Si on considère encore que le coût de
l'importation, par suite des procédés de statistiques, est l'objet
d'une surestimation, alors que celui de l'exportation est éva-
lué trop bas, pour exprimer fidèlement ce qui fut en réalité
payé et reçu par importation et exportation, les conditions de
1912 se présentent plus favorables que celles de 1912. En
admettant qu'il faille diminuer l'importation de IWn et augmenter
l'exportation de ce que l'économiste de "Hufvudstads-
bladet" estime fort modéré-il s'ensuit que la Finlande a payé
pour l'excédent d'importation en 1911 62,0 contre 61,2 en
1912. C'est pourquoi on peut conclure qu'en 1912 la Finlande
a payé à l'Etranger moins qu'en 1911, bien que l'importation
en 1912 ait été plus importante.
D'autres circonstances permettent encore de conclure que
1912, sous le rapport du commerce extérieur, a été favorable
pour la Finlande. D'abord, dans l'importation, les produits
destinés à des fins productives dominent. Ainsi, l'importation
des produits bruts ou semi-bruts a augmenté de 14,2; celle
des machines et des moyens de traction — de 5,7. Ces deux
groupes, représentant les marchandises productives, ont fourni
une hausse de 19,9. L'importation des produits d'usage n'a
augmenté que de 5,13; celle des productions industrielles prêtes
de 7,s et celle des produits de consommation de 5,7. Par
conséquent, l'importation, en 1912, a augmenté les capacités
industrielles de la Finlande et son crédit à l'Etranger.
Tout cela nécessite une conclusion: la politique unificatrice
n'a pas été préjudiciable au commerce intérieur de la Fin-
lande, pas plus que la réforme du pilotage n'a nui à son
commerce extérieur qui, pourtant, s'effectue presqu'exclusive-
ment par la voie maritime.-A. du Chayla.
Le Mouvement Economique
Le Marché des Céréales
Au cours de la semaine passée, les dispositions du mar-
ché international de blé ont été plus fermes. La demande pour
la consommation de l'Europe Occidentale a été plus consi-
dérable, tandis que les arrivages de froment ont diminué.
Bien que le total des chargements ait atteint 18 millions de
pouds de même qu'au cours de la semaine passée (21/2 mil-
lions de pouds de plus que l'année dernière), la quantité
de froment qui est dirigée par mer vers l'Europe a diminué
et accuse une moins-value sur les chiffres de l'année dernière.
C'est de l'Amérique que le blé a été principalement expédié en
Europe Occidentale, vu que la Russie reste très retenue. D'ail-
leurs, l'offre américaine a diminué aussi.
Au cours de la semaine, l'exportation russe accusait la
somme de 8.693 mille pouds de blé différent. Il a été exporté
1.264 mille pouds de froment, 1.168 mille pouds d'orge,
512 mille pouds de seigle, 497 mille pouds de maïs et 257 mille
pouds d'avoine. Le froment a été principalement expédié en
Italie, en Hollande et en France. On peut observer une aug-
mentation de la demande pour la farine de l'Orient.
En Russie d'Europe la température a été assez élevée et
dans une grande partie de régions au - dessus de la normale.
La température se maintenait au-dessous du niveau normal
seulement au Sud, en partie à l'Est et au Nord-Est. Au Sud-
Ouest la température est modérée. La pluie est tombée au
cours de la semaine à l'Est et par places au Nord-Est et au
Sud. Par suite d'un printemps prématuré la neige a complè-
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