Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-08-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 09 août 1920 09 août 1920
Description : 1920/08/09 (T15,N1520). 1920/08/09 (T15,N1520).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6238527c
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
v
5 MINISTÈRES
DES
^HES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
1 N° 1520
Lundi 9 Août 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
1 SOMMAIRE
P?ESSE ALLEMANDE. — La guerre russo-polo-
naise : l'attitude de l'Allemagne (Rote
Fah ne) ; la déclaration du Dr Simons
, au Reichstag, le 5 août (Frankfurter
J Zeitung) ; les « projets français » et la
, Bavière (Munchcn-Augsburger Abend-
zeitunq).
PnESSE AMÉRICAINE. — Les fournitures mili-
taires des Etats-Unis à la Pologne
(Evcning Post).
PBEsSE ANGLAISE. — La guerre russo-polo-
naise : les décisions des Alliés (Times,
Daily Telegraph, Manchester Guar-
dian, Daily Herald).
PBESSE ITALIENNE. — La guerre russo-polo-
naise : les décisions des Alliés (L. Sal-
• vatorelli dans Stampa). — L'accord
italo-albanais (Tempo; Giornale d'Ita-
; Ha ; G. Bevione dans Gazzetta del Po-
I; Polo ; Corriere della Sera; Corriere
d'italia).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
RUSSIE ET POLOGNE
AN LES DECISIONS DES ALLIES. — PKFSSE
.GLAISE. — La situation est grave, mais
,0n désespérée. Il faut au plus tôt secourir
la Pologn,e et prendre des mesures non point
le tIves, mais sérieuses et énergiques. Tous
fis Patriotes comprennent que la tâche dit
Internement est délicate ; nous n'avons en
'tet aucun renseignement sur les rapports
n^stro-allemands, sur l'attitude du gouver-
t le ment allemand en face des bolcheviks, sur
es rapports entre Berlin et Moscou; sur les
Possibilités » militaires des Alliés et nous
Ir; savons point comment ces différents fac-
j-Urs pourraient se combiner dans la crise.
r.jH'Ut avant tout que la collaboration soit
ri ,rfaite entre l'Angleterre et la partie mo-
dérée et prudente du peuple français. Les
ariÇais modérés ont d'ailleurs adopté dans
lp.,'rs iournaux la seule attitude qui convien-
sOn ils sont énergiques et calmes ; ils ne
les t Point intimidés et entendent rester fidè-
les à l'Entente et la Pologne et refuser
tout compromis avec les Bolcheviks et les
rnands.
TIMES, 6.8.
- Je puis vous assurer que les informa-
~s selon lesquelles le gouvernement bri-
q^ique aurait décidé la mobilisation de
fClTld re divisions et de la marine sont sans
cernent.
, cela ne veut pas dire que des dé-
ci ""ns semblables ne seront point prises ;
t s le moment n'est pas venu, bien que
l'optimisme ne règne guère dans les sphè-
res officielles. Le gouvernement français n'a
point envoyé de troupes et l'on ne sait pas
encore si la division française de Haute-Si-
lésie sera dirigée sur Dantzig pour protéger,
avec la garnison britannique, les commu-
nications entre les Alliés et la Pologne.
L'attitude d'une partie de la population alle-
mande et de certains personnages officiels
est douteuse; il est certain qu'un grand
nombre d'industriels et que les militaristes
ne sont point hostiles au relèvement écono-
mique de la Russie et sont prêts à y contri-
buer. — Le blocus qui sera peut-être décidé
par les Alliés et plus tard par la Société des
Nations est une occasion pour l'Allemagne
de révéler ses sentiments; c'est ce qui ex-
plique le curieux rapport de la Société des
Nations, à Saint-Sebastien, suivant lequel
on demanderait prochainement à l'Allema-
gne si elle désire entrer dans la Société des
Nations. Un refus ne devrait point nous sur-
prendre. (Du correspondant diplomatique.)
DAILY TELEGRAPH, 6.8.
— La déclaration faite par M. Lloyd George
aux Communes est en effet une menace de
guerre. Depuis longtemps, nous sommes
pour ainsi dire en guerre avec la Russie, ce
n'est pas une guerre ouverte, mais nous
combattons avec notre argent. Si la guerre
doit éclater, il faudra bien que M. Lloyd
George donne des explications plus préci-
ses ; aucune guerre ne peut être déclarée
aujourd'hui sans le consentement du peu-
ple. Nous nous attaquons, ne l'oublions pas,
à une grande nation et, que nous voulions
ou non, il faut reconnaître que le gouverne-
ment bolchevik est soutenu même par ses
adversaires ; nous ne pouvons par consé-
quent le considérer comme quantité négli-
geable. Ce gouvernement a été attaqué in-
justement par les Polonais, avec le con-
cours des Français et des Anglais ; l'a-
gresseur est battu et nous devons le secou-
rir. puisque nous avons dans l'entreprise
notre grande part de responsabilité ; mais
d'autre part, les Russes, attaqués injuste-
ment, ont le droit de n'accepter de traiter
qu'avec les Polonais seuls: c'est ce que di-
sait M. Tchitcherine dans son message. Or,
tandis que Lord Curzon accepte cette idée
et répond à M. Tchitcherine, Lloyd George
propose aux Soviets de faire la paix à Lon-
dres. Pendant ce temps, les Polonais re-
fusent de traiter pour contraindre les Alliés
à venir à leur aide, les Russes avancent et
M. Lloyd George déclare que si les Russes
n'ont point obéi avant lundi, il fera une dé-
claration aux Communes. Ce qu'il veut
donc, c'est que les Russes accordent l'ar-
mistice aux Polonais, sans condition; c'est
une injustice ! Puisque les Russes ont pro-
mis de respecter l'indépendance de la Polo-
gne, puisque toutes les nations désirent la
paix; que M. Lloyd George abandonne donc
ses prétentions et que les Russes formulent
leurs conditions.
MANCHESTER GUARDIAN, 6.8.
— La guerre est à nos portes ; depuis
longtemps, les militaristes des nations
alliées veulent la guerre avec la Russie,
c'est pourquoi ils ont soutenu Koltchak, De-
nikine, Youdenitch, Wrangel, Pildsudski.
Les Bolcheviks veulent vivre en poix et le
système de M. Lloyd George est simple: d'a-
bord : « Il faut écraser les Bolcheviks » et
comme il ne réussit point, « les Bolcheviks
menacent le monde! » Les « politiciens » se
sont partagés le monde à Versailles et
l'existence de la République socialiste les
inquiète ! Il faut donc la briser. Pourquoi
ne se sont-ils point opposés à l'offensive po-
lonaise ? Travailleurs, réfléchissez donc et
opposez-vous aux projets des capitalistes!
DAILY HERALD, 6.8.
PRESSE ITALIENNE. — L'Entente, par sa der-
nière note à la Russie, continue à faire ce
qu'elle fait depuis quelque temps ; elle perd
du temps. Elle continue à s'enfermer avec
complaisance dans de vastes cercles vi-
cieux, alors qu'il serait nécessaire et urgent
de couper au court. Vouloir que la paix en-
tre la Russie et la Pologne 1 récède celle
entre la Russie et l'Entente ne signifie pas
seulement mettre la charrue devant les
bœufs, mais aussi et surtout préférer 1 ac-
cessoire au principal. Si l'Europe ne doit
pas tomber dans le chaos et mourir de
faim, il faut que la Russie rentre au plus
tôt dans le cercle de l'économie et de la po-
litique européenne.
Et s'il y a une puissance qui puisse re-
commander de suivre une telle ligne de
conduite, c'est bien l'Italie. On ne peut -
et cela depuis toujours — lui reprocher en
aucune façon d'avoir participé, sous une
forme quelconque, directe ou indirecte, aux
hostilités contre la Russie. Elle n'a ni mil-
liards à revendiquer, ni intérêts impéria-
listes à sauvegarder. Son Parlement a for-
mulé expressément le vœu de lui voir re-
prendre les relations avec la Russie. Son
gouvernement, par la bouche de Nitti, affir-
ma en somme le principe de la reconnais-
sance des Soviets, et le confirma à nouveau
par la voix de M. Giolitti en supprimant
toutes les restrictions précédentes. Il faut
à présent passer des affirmations de prin
cipe aux réalisations; il ne sera pas mau-
vais de faire remarquer, à ce sujet, que la
solidarité de l'Enténte vis-à-vis de la Rus-
sie est d'un caractère totalement différent de
sa solidarité vis-à-vis de l'Allemagne. Il y a
malheureusement ici les liens juridiques
créés par le Traité de Versailles, tandis que
les trois puissances occidentales n'ont mené
ensemble aucune guerre contre la Russie,
ni conclu ensemble aucune paix avec elle.
En ce cas. par conséquent, l'action solidaire
est une affaire de politique pure et simple,
qu'il faut décider et délimiter selon la règle
du moindre dommage et du plus grand
avantage. Que l'Italie participe donc à la
Conférence de Londres quand celle-ci aura
lieu, &i elle a lieu. Mais ni l'attente de cette
Conférence, ni les conditions établies dans
la note de Lloyd George pour que la Con-
férence se tienne, ne devraient constituer
un motif de retard, ou, ce qui serait pire,
un obstacle à la reprise des relations éco-
nomiques et politiques entre la Russie et
l'Italie. Nous avons aussi un motif tout
spécial d'agir vite. La question adriatique
5 MINISTÈRES
DES
^HES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
1 N° 1520
Lundi 9 Août 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
1 SOMMAIRE
P?ESSE ALLEMANDE. — La guerre russo-polo-
naise : l'attitude de l'Allemagne (Rote
Fah ne) ; la déclaration du Dr Simons
, au Reichstag, le 5 août (Frankfurter
J Zeitung) ; les « projets français » et la
, Bavière (Munchcn-Augsburger Abend-
zeitunq).
PnESSE AMÉRICAINE. — Les fournitures mili-
taires des Etats-Unis à la Pologne
(Evcning Post).
PBEsSE ANGLAISE. — La guerre russo-polo-
naise : les décisions des Alliés (Times,
Daily Telegraph, Manchester Guar-
dian, Daily Herald).
PBESSE ITALIENNE. — La guerre russo-polo-
naise : les décisions des Alliés (L. Sal-
• vatorelli dans Stampa). — L'accord
italo-albanais (Tempo; Giornale d'Ita-
; Ha ; G. Bevione dans Gazzetta del Po-
I; Polo ; Corriere della Sera; Corriere
d'italia).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
RUSSIE ET POLOGNE
AN LES DECISIONS DES ALLIES. — PKFSSE
.GLAISE. — La situation est grave, mais
,0n désespérée. Il faut au plus tôt secourir
la Pologn,e et prendre des mesures non point
le tIves, mais sérieuses et énergiques. Tous
fis Patriotes comprennent que la tâche dit
Internement est délicate ; nous n'avons en
'tet aucun renseignement sur les rapports
n^stro-allemands, sur l'attitude du gouver-
t le ment allemand en face des bolcheviks, sur
es rapports entre Berlin et Moscou; sur les
Possibilités » militaires des Alliés et nous
Ir; savons point comment ces différents fac-
j-Urs pourraient se combiner dans la crise.
r.jH'Ut avant tout que la collaboration soit
ri ,rfaite entre l'Angleterre et la partie mo-
dérée et prudente du peuple français. Les
ariÇais modérés ont d'ailleurs adopté dans
lp.,'rs iournaux la seule attitude qui convien-
sOn ils sont énergiques et calmes ; ils ne
les t Point intimidés et entendent rester fidè-
les à l'Entente et la Pologne et refuser
tout compromis avec les Bolcheviks et les
rnands.
TIMES, 6.8.
- Je puis vous assurer que les informa-
~s selon lesquelles le gouvernement bri-
q^ique aurait décidé la mobilisation de
fClTld re divisions et de la marine sont sans
cernent.
, cela ne veut pas dire que des dé-
ci ""ns semblables ne seront point prises ;
t s le moment n'est pas venu, bien que
l'optimisme ne règne guère dans les sphè-
res officielles. Le gouvernement français n'a
point envoyé de troupes et l'on ne sait pas
encore si la division française de Haute-Si-
lésie sera dirigée sur Dantzig pour protéger,
avec la garnison britannique, les commu-
nications entre les Alliés et la Pologne.
L'attitude d'une partie de la population alle-
mande et de certains personnages officiels
est douteuse; il est certain qu'un grand
nombre d'industriels et que les militaristes
ne sont point hostiles au relèvement écono-
mique de la Russie et sont prêts à y contri-
buer. — Le blocus qui sera peut-être décidé
par les Alliés et plus tard par la Société des
Nations est une occasion pour l'Allemagne
de révéler ses sentiments; c'est ce qui ex-
plique le curieux rapport de la Société des
Nations, à Saint-Sebastien, suivant lequel
on demanderait prochainement à l'Allema-
gne si elle désire entrer dans la Société des
Nations. Un refus ne devrait point nous sur-
prendre. (Du correspondant diplomatique.)
DAILY TELEGRAPH, 6.8.
— La déclaration faite par M. Lloyd George
aux Communes est en effet une menace de
guerre. Depuis longtemps, nous sommes
pour ainsi dire en guerre avec la Russie, ce
n'est pas une guerre ouverte, mais nous
combattons avec notre argent. Si la guerre
doit éclater, il faudra bien que M. Lloyd
George donne des explications plus préci-
ses ; aucune guerre ne peut être déclarée
aujourd'hui sans le consentement du peu-
ple. Nous nous attaquons, ne l'oublions pas,
à une grande nation et, que nous voulions
ou non, il faut reconnaître que le gouverne-
ment bolchevik est soutenu même par ses
adversaires ; nous ne pouvons par consé-
quent le considérer comme quantité négli-
geable. Ce gouvernement a été attaqué in-
justement par les Polonais, avec le con-
cours des Français et des Anglais ; l'a-
gresseur est battu et nous devons le secou-
rir. puisque nous avons dans l'entreprise
notre grande part de responsabilité ; mais
d'autre part, les Russes, attaqués injuste-
ment, ont le droit de n'accepter de traiter
qu'avec les Polonais seuls: c'est ce que di-
sait M. Tchitcherine dans son message. Or,
tandis que Lord Curzon accepte cette idée
et répond à M. Tchitcherine, Lloyd George
propose aux Soviets de faire la paix à Lon-
dres. Pendant ce temps, les Polonais re-
fusent de traiter pour contraindre les Alliés
à venir à leur aide, les Russes avancent et
M. Lloyd George déclare que si les Russes
n'ont point obéi avant lundi, il fera une dé-
claration aux Communes. Ce qu'il veut
donc, c'est que les Russes accordent l'ar-
mistice aux Polonais, sans condition; c'est
une injustice ! Puisque les Russes ont pro-
mis de respecter l'indépendance de la Polo-
gne, puisque toutes les nations désirent la
paix; que M. Lloyd George abandonne donc
ses prétentions et que les Russes formulent
leurs conditions.
MANCHESTER GUARDIAN, 6.8.
— La guerre est à nos portes ; depuis
longtemps, les militaristes des nations
alliées veulent la guerre avec la Russie,
c'est pourquoi ils ont soutenu Koltchak, De-
nikine, Youdenitch, Wrangel, Pildsudski.
Les Bolcheviks veulent vivre en poix et le
système de M. Lloyd George est simple: d'a-
bord : « Il faut écraser les Bolcheviks » et
comme il ne réussit point, « les Bolcheviks
menacent le monde! » Les « politiciens » se
sont partagés le monde à Versailles et
l'existence de la République socialiste les
inquiète ! Il faut donc la briser. Pourquoi
ne se sont-ils point opposés à l'offensive po-
lonaise ? Travailleurs, réfléchissez donc et
opposez-vous aux projets des capitalistes!
DAILY HERALD, 6.8.
PRESSE ITALIENNE. — L'Entente, par sa der-
nière note à la Russie, continue à faire ce
qu'elle fait depuis quelque temps ; elle perd
du temps. Elle continue à s'enfermer avec
complaisance dans de vastes cercles vi-
cieux, alors qu'il serait nécessaire et urgent
de couper au court. Vouloir que la paix en-
tre la Russie et la Pologne 1 récède celle
entre la Russie et l'Entente ne signifie pas
seulement mettre la charrue devant les
bœufs, mais aussi et surtout préférer 1 ac-
cessoire au principal. Si l'Europe ne doit
pas tomber dans le chaos et mourir de
faim, il faut que la Russie rentre au plus
tôt dans le cercle de l'économie et de la po-
litique européenne.
Et s'il y a une puissance qui puisse re-
commander de suivre une telle ligne de
conduite, c'est bien l'Italie. On ne peut -
et cela depuis toujours — lui reprocher en
aucune façon d'avoir participé, sous une
forme quelconque, directe ou indirecte, aux
hostilités contre la Russie. Elle n'a ni mil-
liards à revendiquer, ni intérêts impéria-
listes à sauvegarder. Son Parlement a for-
mulé expressément le vœu de lui voir re-
prendre les relations avec la Russie. Son
gouvernement, par la bouche de Nitti, affir-
ma en somme le principe de la reconnais-
sance des Soviets, et le confirma à nouveau
par la voix de M. Giolitti en supprimant
toutes les restrictions précédentes. Il faut
à présent passer des affirmations de prin
cipe aux réalisations; il ne sera pas mau-
vais de faire remarquer, à ce sujet, que la
solidarité de l'Enténte vis-à-vis de la Rus-
sie est d'un caractère totalement différent de
sa solidarité vis-à-vis de l'Allemagne. Il y a
malheureusement ici les liens juridiques
créés par le Traité de Versailles, tandis que
les trois puissances occidentales n'ont mené
ensemble aucune guerre contre la Russie,
ni conclu ensemble aucune paix avec elle.
En ce cas. par conséquent, l'action solidaire
est une affaire de politique pure et simple,
qu'il faut décider et délimiter selon la règle
du moindre dommage et du plus grand
avantage. Que l'Italie participe donc à la
Conférence de Londres quand celle-ci aura
lieu, &i elle a lieu. Mais ni l'attente de cette
Conférence, ni les conditions établies dans
la note de Lloyd George pour que la Con-
férence se tienne, ne devraient constituer
un motif de retard, ou, ce qui serait pire,
un obstacle à la reprise des relations éco-
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