Titre : L'Oranie populaire : hebdomadaire fédéral du Parti populaire français / président Jacques Doriot
Auteur : Parti populaire français. Fédération (Oran). Auteur du texte
Auteur : Parti populaire français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Oran)
Date d'édition : 1939-04-15
Contributeur : Doriot, Jacques (1898-1945). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32829454n
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 416 Nombre total de vues : 416
Description : 15 avril 1939 15 avril 1939
Description : 1939/04/15 (A3,N101). 1939/04/15 (A3,N101).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62299857
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-JO-1767
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
L'Ora ,-"-",.--,,,..-,-. 8
REDACTION ADMINISTRATION.
———— IUBLICI'lepo r L
15, Boulevard Hippolyte Giraud
OR AN =:= Tél. : 210-45
Désigné pour les Annonces légales
alLA M E D 1
- 15
AVRIL 1939
3L" Année. - N° 101
Prix du Numéro :
0,50
ABONNEMENT:
UN AN. 25 Fr.
-
Populaire
HEBDOMADAIRE, de la FEDERATION d'ORAN du PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - Président : Jacques DORIOT
L'Islam et son "protecteur"
Les Musulmans
A ,
i l ne goûtent guère
la méthode de «protection»
de M. Mussolini
Au lendemain de la défaite du
Négus, en même temps que le
roi d'Italie était proclamé Em-
pereur d'Ethiopie, M. Mussolini
se décernait le titre de PRO-
TECTEUR DE L'ISLAM. Il
pouvait paraître présomptueux
de la part du Chef du Gouver-
nement Italien de vouloir placer
ainsi les populations Islamiques
en sa sainte garde, mais cette
appellation pouvait néanmoins
être le reflet extérieur d'une
nature généreuse, dans des sen-
timents que l'homme de forum
ne pouvait garder pour lui et
qu'il éprouvait de par sa con-
ception de la vie et des choses
la nécessité d'étaler à la face du
monde. II y avait du reste en
cela, plus d'idéalisme que de
réalité. En effet, la conquête de
l'Ethiopie mettait bien sous le
protectorat de Rome un certain
nombre de Musulmans, mais
plus nombreux encore étaient
ceux qui demeuraient en dehors
de ce protectorat. ~L
n n'apparaissait pas que re
succès dé l'Italie, put faire sé-
rieusement songer le Chef de
son Gouvernement à amener un
jour dans le giron de la Rome
fasciste la totalité des popula-
tions musulmanes. Mais si telle
avait été l'intention pour le
moins prétentieuse de M. Mus-
solini, c'était, en raison même
du titre qu'il s'était donné dans
le cadre de la Paix qu'il devait
poursuivre la réalisation d'une
idée chimérique,
Or, subitement, en avril 1939,
désireux d'établir la domination
de son pays sur une contrée voi-
sine peuplée de Musulmans, le
Duce se présente aux popula-
tions Albanaises en conquérant,
cependant qu'il ne cessé de ré-
péter autour de lui qu'il agit
pour le plus grand bien de ces ;
populations. Dès lors, le titre de
Protecteur de l'Islam ne cadre
plus avec les actes de l'homme
qui s'en pare, car l'action vio- il
lente et la guerre ne peuvent
être le fait d'un protecteur à
l'égard de ses prétendus pro- 1
tégés,
La vaillante réaction des Al-
banais, les manifestations de
tous ordres auxquelles se sont
livrées les Musulmans fixent dé-
finitivement M. Mussolini sur
les sentiments du monde de
l'Islam à l'égard du protecteur
bénévole qui s'était offert à lui.
La désapprobation n'est pas
d'ailleurs le fait des seuls Mu-
sulmans. Tout être humain a
douloureusement ressenti les
tragiques événements du 7
avril, Défiant à la foi§ et le ciel
et les hommes c'est dans une
journée réservée au recueille-
ment et à la prière que sur
l'ordre de M. Mussolini des
villes sans défense ont été bom-
bardées. Ce geste ne pouvait en
aucune façon recevoir l'appro-
bation du monde civilisé; pas
plus qu'il ne peut recevoir l'ap-
probation de l'autre Rome, de
la Rome chrétienne, qui, aussi
bien sous la Rome fasciste que
sous la Rome des; Empereurs, a
toujours étendu sur le monde
entier le rayonnement de la foi
chrétienne, la grandeur d'une
religion qui a résisté à travers
les siècles, aux plus rudes as-
sauts de ses ennemis.
En agissant comme il l'a fait,
le Chef du Gouvernement ita-
Par Gaston VIDAL
Délégué financier
Secrétaire Fédérrl du P.P.F. -
lien a commis une erreur gravé.
Son geste laissera dans l'histoi.
re de fascisme italien, une mar-
que profonde dont l'auteur ne
peut tirer ni gloire, ni vanité.
Il me souvient qu'au début
de la création-de notre Parti,
lorsque nous disions aux Mu-
sulmans : « NOUS RECON-
NAISSONS QUE LA FRANCE
N'A PAS TOUJOURS FAIT
POUR VOUS T O U T CE
QU'ELLE AURAIT DU F-VIRE,
MAIS CROYEZ-NOUS, IL EST
PREFERABLE POUR VOUS
DE VIVRE AUX COTES DES
FRANÇAIS, QU'AUX COTES j
DE CEUX QUI TENTERAIENT !
DE S'EMPARER DE L'ALGE- ;
RIE DANS LE CAS OU VOUS
COMMETTRIEZ LA FOLIE DE
VOULOIR JETER LES FRAN-
ÇAIS A LA MER ». Tous les
y*>oJqJnous croire. La preuve est faite !
aujourd'hui à leur égard, qu'une
fois encore nous avions raison
et les protestations indignées
qu'ils ont lancées à la suite de
l'affaire albanaise, constituent :
bien fondé de nos affirmations.
la plus brillante justification
que nous pouvions espérer du
Français de religion corani-
que, mais Français quand mê-
me les Musulmans d'Algérie,
çrient aujourd'hui avec nous
VIVE LÀ FRANCE ! et avec
nous ils sauront la défendre.
- LES ECONOMIES
DANS LES T-0,
POURQUOI
les Tramways
sont si mal
entretenus ?
Nous avons parlé, il y a quel-
que temps de la malpropreté des
voitures des T.O., des cars com-
me des tramways.
Nous n'avions pas tort d'im-
puter cet état de cIiQses aux éco-
nomies recherchées par le Di-
recteur. Il y a quelques années,
il y a eu au dépôt des trams,
jusqu'à 16 employés pour effec-
tuer le graissage, le nettoyage,
tout l'entretien, en un mot; des
voitures.
Aujourd'hui, sous le régime
des 40 heures, il n'y a que 5
employés pour faire la même
besogne.
On comprend pourquoi le
matériel des T.O. est si mal en-
tretenu.
Comment veut-on que cinq
hommes, malgré toute leur bon-
ne volonté, malgré leur habileté
et leur conscience profession-
*
nelle puissent, à eux seuls, en-
tretenir un important matériel
comme celui des T.O.
Il nous semble que les pou-
voirs publics, .les services de sé-
curité et. d'hygiène pourraient
intervenir pour mettre fin à cet
état de choses. -,-
M, G.
Dans le maquis
international
Du discours de Rome
A L'AGRESSION DU
VENDREDI SAINT
Après l'Allemagne,
l'Italie s'est discréditée aux yeux du monde
Le 26 mars, -devant les pre-
mières équipes fascistes qui
constituent la vieille garde du
régime, M. Mussolini pronon-
çait un discours dont le ton mo-
déré faisait espérer une ère de
détente dans les relations euro-
péennes.
Le Duce, sous la forte impres-
sion du coup de main hitlérien
en Europe Centrale et à-Memel,
semblait ne pas vouloir rompre
les ponts avec les démocraties
occidentales. En homme averti
par les événements, il voyait
l'hégémonie allemande grandir
sans cesse : l'axe penchait dan-
gereusement vers Berlin.
Cette politique du fait accom-
pli, pratiquée depuis quatre ans
par Hitler, tout en créant en
Europe un état permanent
d'alerte, a fait croître dans
d'immenses proportions la zone
d'influence germanique.
Aujourd'hui, adversaires etj
alliés «Je—JleifRlgrie OUJ? toiltr
à craindre de son appétit gi-
gantesque et Mussolini l'a com-$
pris mieux que personne.
La récente occupation de la :
Bohême et de la Moravie par
les troupes allemandes, en vio-
lalion formelle des accords de:
Munich, fournissait au Duce la
preuve éclatante de la mauvaise
foi de son comparse.
D'autre part, les pleins pou-
voirs accordés au - gouverne-
La libération
immédiate
d'une nouvelle
tranche devin est
- --------- -- - - - - - - -
une nécessité vitale
pour l' Oranie
Inscrits maritimes, dockers,
tonneliers, camionneurs, per-
sonnel des chais et tous les
travailleurs qui vivent du tra-
fic des vins, sont dans une si-
tuation inquiétante par suite du
blocage des vins,
La non libération d'une nou-
velle tranche a déjà plongé dans
le chômage et la misère des
centaines de familles. Veut-on
aggraver cette situation?
La Fédération du Commerce
en gros des Vins a protesté.
Le Comité des Armateurs a
protesté.
Les pouvoirs publics font la
sourde oreillé. Monsieur Barthe
ne veut rien entendre.
C'est une situation intoléra-
ble. Que Fon nous explique donc
les « intérêts supérieurs » qui
s'opposent au déblocage des
vins!
On attend. peut-être que la
protestation des travailleurs se
fasse véhémente et se traduise
par des incidents graves.
Le P.P.F. attire plus que ja-
mais l'attention du gouverne-
ment sur la prolongation d'un
tel état de choses et demande la
libération immédiate d'au
moins deux nouvelles tranches.
ment Daladier et le renforce-
ment de la Défense Nationale
française avaient exercé une in-
fluence salutaire sur le contenu
du discours du 26 mars.
La Grande-Bretagne et la
France, de leur côté, soucieuses
de consolider une paix à tout
instant menacée voyaient avec
satisfaction le désir de l'Italie de
ne pas fermer lajjorte aux né-
gociations. in-
En bref, la situation interna-
tionale semblait s'éclaircir et
prendre une tourntire plus ras-
surante, quand la nouvelle de
l'agression italienne en Albanie"
a éclaté sur le monde comme
un coup de tonnerre. Tous les
hommes épris sincèrement de la
paix regardent avec anxiété
l'horizon où point l'inquiétante
lueur de la guerre.
Le 27 avril 1939, jour de Ven-
dredi-Saint, de Rome, où réside
le Chef de la chrétienté, par-
taient les orWre.-- Muss.o'îni.:
Les escaclres et les avions
fascistes semaient la mort par-
mi la population albanaise, pai-
sible et sans défense.
Un communiqué de l'Agence
Havas disait, en termes laconi-
ques, que les forces italiennes
avaient débarqué en deux points
de la côte, à Durazzo et à Valo-
na. Les Albanais résistaient
avec opiniâtreté, mais, infé-
rieurs en nombre el en arme-
ment, ils étaient contraints de se
retirer vers l'intérieur du pays.
Le 8, cependant-que du Vati-
can montaient les prières pour
hl paix des peuples, la radio ro-
maine annonçait que « les trou-
pes fascistes, appelées par les
vœux de la population à rame-
ner l'ordre en Albanie, avaient
mené une action décisive et
foudroyante contre les bandes
du roi Zogou et que le monde
était stupéfié par ce nouveau
fait d'armes italien. »
La vérité est beaucoup moins
reluisante et les speakers ita-
- liens n'ont pas succombé au ri-
dicule.
Une nation de 42 millions
d'habitants, s'est littéralement
jetée sur un petit pays qui en
compte à peine douze cents mil-
le, dont l'armée mal équipée
comprend 100.000 hommes, 12
tanks, 2 avions et peu d'artille-
rie. Au mépris du droit interna-
tional, l'Italie a violé le traité
d'amitié qui la liait à l'Albanie
depuis 1926 et qui en fait, pla-
çait cette dernière sous le pro-
tectorat italien.
La presse et la radio fascistes
ont essayé de camoufler l'agres-
sion. Elles ont tenté d'accrédi-
tèr une fable selon laquelle le
roi Zogou était un tyran sans
scrupules, régnant par la ter-
reur et dilapidant les revenus de
l'Etat. Le ministre d'Albanie à
Rome aurait démissionné de-
puis le 5 avril, sous prétexte
qu'il se refusait à représenter
plus longtemps un gouverne-
ment indigné.
LES MOBILES
DE L'AGRESSION
Les explications les plus in-
génieuses ne sauraient dissimu-
ler les véritables causes de ce
coup de force.
Pour deux raisons majeures,
Mussolini désire assurer sa sé-
curité en Adriatique.
Première hypothèse : l'Italie,
soit pour faire triompher ses
revendications, soit par solida-
rité à l'égard de l'Allemagne,
est entraînée dans un conflit
contre la France.
Il lui importe, au premier
chef, de ne pas être inquiété à
l'Est. Or, les pays balkaniques,
par leurs liens avec la France,
peuvent devenir une menace
pour l'Italie. La Yougoslavie,
notamment, ne saurait rester
indifférente -dans une guerre
européenne. Ma.'gré le traité
d'amitié qui lie Rome et Bel-
(Lire la suite Page 4).
r— : —' ====
Union Populaire de la Jeunesse Française
PRESIDENT : JACQUES DORIOT
KERMESSE POPULAIRE
DES 15 - 16 et 23 AVRIL 1939
En collaboration avec les jeunes filles françaises
et le Mouvement Pionnier Jacques DORIOT, à la
MAISON DU PARTI - 15, Bd H. GIRAUD
Sous la présidence de Gaston Vidal, -
Délégué financier, Secrétaire fédéral du P.P.F.
AU PROGRAMME
Matinées et Sgirées dansantes avec concours de Danses;
intermèdes ; sSetches; jeux divers; Poste, Loteries, jeu de
Massacre, Lapinodrome, Pêche à la ligne, Tir aux cigarettes
et de nombreuses attractions. Orchestre réputé et pick-up
pendant toute la durée de la fête.
BAR, BUFFET DES MIEUX ACHANLANDES
Dans la matinée du 15 :
GRANDE VENTE ALIMENTAIRE
Nationaux ! Venez encourager la^ Jeunesse
Française I Prix réellement populaires
* -
Michel Rouzé écrit :
« Comment ne se
trouve-t-il pas plus
de Fronçais pour de-
mander des comptes
à ceux dont les
erreurs coûtent si
cher à notre Pays ?»
En effet ; à quand la haute
cour pour les Blum,
Boncour, Cot & C" ?
Une nouvelle - reculade - de la - C G. T.
La célébration du
1er Mai n'aura pas
lieu cette année
Est-ce le signe
d'une nouvelle ère du syndicalisme ?
Le Comité Confédéral de la
C.G.T. a décidé de convier les
travailleurs à ne pas fêter le
Premier Mai cette année.
Le gros Léon Jouhaux, ex-
ministre des masses, a su con-
vaincre les dirigeants syndicaux
de la nécessité de s'abstenir de
toute manifestation.
Certes, après l'échec du 30
novembre, il est inutile de cou-
rir vers un nouvel échec. Il est
inutile de montrer encore une
fois combien est dimiminuée
l'influence des chefs syndicaux
sur les masses; il est inutile de.
montrer jusqu'à quel point est
grave l'effondrement des effec-
tifs de la C.G.T.
- Elle est tellement affaiblie
par la colonisation communiste; '!
ses erreurs de tactique l'ont tel-.
lement déconsidérée parmi les
masses ouvrières, que la C.G.T.
préfère s'avouer vaincue avant
de combattre.
Il faut bien reconnaître que
le syndicalisme « lutte de clas-
ses », a fait faillite. L'heure est
venue de débarrasser le syndi-
calisme de son empreinte mar-
xiste.
Comme l'a si bien dit René
Belin, il faut repenser Je syndi-
calisme.
Le syndicalisme cégétiste ne
correspond plus à la situation
actuelle. Un nouveau regroupe-
ment des forces syndicalistes
s'impose et ce regroupement
doit se faire sur le plan natio-
nal.
Les doctrines révolutionnai-
res du marxisme international
ne doivent plus influencer un
mouvement qui doit rester sur
le plan strictement profession-
nel. Le syndicalisme, en un mot,
doit être un des rouages qui doi t
permettre aux corporations de
jouer un rôle dans l'activité
économique du pays.
Mais pour en arriver là, il
faut débarrasser complètement
la nation et en particulier le
monde du travail, du virus mar-
xiste.
Marcel GARAU.
La bataille qui s'est livrée
Les dessous
d'un congrès
autour de la
personne de
M. Albert LEBRUN visait
en réalité M. DALADIER
Jusqu'à l'avant-veille du scrutin,
le secret de cette quinzième Assem-
blée, Nationale qui devait mainte-
nir en place le quatorzième Prési-
dent de la République, aura été des
mieux cachés.
Tout de même il fallut bien après
les manifestations de Montélimar,
que M. Albert Lebrun, qui person-
nellement n'avait pas eu la moindre
envie de demeurer à son poste, fut-
ce pour moins et bien moins que
sept ans, se décidât à faire connaî-
tre son acceptation.
Car il y avait contre M. Albert
Lebrun deux oppositions : celle des
marxistes et celle d'éléments natio-
naux qui lui reprochaient d'avoir,
l'an dernier, rappelé Blum au pou-
voir, lequel Blum en avait été le
premier ébaubi!
Mais cette opposition nationale'ne
voulait évidemment, et sous aucun
prétexte, faire le jeu des marxistes
qui en combattant le renouvellement
de mandat de M. Albert Lebrun,
cherchaient avant tout à atteindre
M. Daladier.
Car Léon Blum avait un plan qu'il
est à présent sans inconvénient de
dévoiler :
Il s'agissait d'obtenir du nouveau
chef de l'Etat, qu'il refusât de si-
gner tel ou tel décret que M. Dala-
dier lui présenterait en vertu de la
loi des pouvoirs spéciaux.
On imagine en effet le tonnerre
qu'eut provoqué dans la vie politi-
que française un tel scandale.
Du coup les larves du front po-
pulaire recommençaient leur méta-
morphosé en brutes hurlantes avant
de redevenir tyranniques dans la
sombre hypothèse d'un succès.
Tout ceci malgré la situation exté-
rieure et les périls qui ne sont pas
encore suffisamment éloignés de nos
têtes pour que nous ayons la moin-
dre excuse à les oublier.
Et certes Léon Blum n'avait au-
cune illusion. M. Albert Lebrun
n'irait pas contre un vote massif
du Parlement.
Au contraire, si un radical pou-
vait être élu?
Un radical! Un Président de la
République radical — ce qui soit dit
en passant ne se serait encore ja-
mais vu — comme il lui serait fa-
cile de s'opposer à un premier mi-
nistre radical, coupable de vouloir
(Lire la suite page 4).
Ouvriers, employés
et patrons P. P.F.
N'oubliez pas qu'après le
20 avril à minuit, il sera trop
tard pour vour faire inscrire
- sur les LISTES ELECTO-
RALES DES CONSEILS DE
PRUD'HOMMES.
Faites le nécessaire sans
délai.
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-
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HEBDOMADAIRE, de la FEDERATION d'ORAN du PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - Président : Jacques DORIOT
L'Islam et son "protecteur"
Les Musulmans
A ,
i l ne goûtent guère
la méthode de «protection»
de M. Mussolini
Au lendemain de la défaite du
Négus, en même temps que le
roi d'Italie était proclamé Em-
pereur d'Ethiopie, M. Mussolini
se décernait le titre de PRO-
TECTEUR DE L'ISLAM. Il
pouvait paraître présomptueux
de la part du Chef du Gouver-
nement Italien de vouloir placer
ainsi les populations Islamiques
en sa sainte garde, mais cette
appellation pouvait néanmoins
être le reflet extérieur d'une
nature généreuse, dans des sen-
timents que l'homme de forum
ne pouvait garder pour lui et
qu'il éprouvait de par sa con-
ception de la vie et des choses
la nécessité d'étaler à la face du
monde. II y avait du reste en
cela, plus d'idéalisme que de
réalité. En effet, la conquête de
l'Ethiopie mettait bien sous le
protectorat de Rome un certain
nombre de Musulmans, mais
plus nombreux encore étaient
ceux qui demeuraient en dehors
de ce protectorat. ~L
n n'apparaissait pas que re
succès dé l'Italie, put faire sé-
rieusement songer le Chef de
son Gouvernement à amener un
jour dans le giron de la Rome
fasciste la totalité des popula-
tions musulmanes. Mais si telle
avait été l'intention pour le
moins prétentieuse de M. Mus-
solini, c'était, en raison même
du titre qu'il s'était donné dans
le cadre de la Paix qu'il devait
poursuivre la réalisation d'une
idée chimérique,
Or, subitement, en avril 1939,
désireux d'établir la domination
de son pays sur une contrée voi-
sine peuplée de Musulmans, le
Duce se présente aux popula-
tions Albanaises en conquérant,
cependant qu'il ne cessé de ré-
péter autour de lui qu'il agit
pour le plus grand bien de ces ;
populations. Dès lors, le titre de
Protecteur de l'Islam ne cadre
plus avec les actes de l'homme
qui s'en pare, car l'action vio- il
lente et la guerre ne peuvent
être le fait d'un protecteur à
l'égard de ses prétendus pro- 1
tégés,
La vaillante réaction des Al-
banais, les manifestations de
tous ordres auxquelles se sont
livrées les Musulmans fixent dé-
finitivement M. Mussolini sur
les sentiments du monde de
l'Islam à l'égard du protecteur
bénévole qui s'était offert à lui.
La désapprobation n'est pas
d'ailleurs le fait des seuls Mu-
sulmans. Tout être humain a
douloureusement ressenti les
tragiques événements du 7
avril, Défiant à la foi§ et le ciel
et les hommes c'est dans une
journée réservée au recueille-
ment et à la prière que sur
l'ordre de M. Mussolini des
villes sans défense ont été bom-
bardées. Ce geste ne pouvait en
aucune façon recevoir l'appro-
bation du monde civilisé; pas
plus qu'il ne peut recevoir l'ap-
probation de l'autre Rome, de
la Rome chrétienne, qui, aussi
bien sous la Rome fasciste que
sous la Rome des; Empereurs, a
toujours étendu sur le monde
entier le rayonnement de la foi
chrétienne, la grandeur d'une
religion qui a résisté à travers
les siècles, aux plus rudes as-
sauts de ses ennemis.
En agissant comme il l'a fait,
le Chef du Gouvernement ita-
Par Gaston VIDAL
Délégué financier
Secrétaire Fédérrl du P.P.F. -
lien a commis une erreur gravé.
Son geste laissera dans l'histoi.
re de fascisme italien, une mar-
que profonde dont l'auteur ne
peut tirer ni gloire, ni vanité.
Il me souvient qu'au début
de la création-de notre Parti,
lorsque nous disions aux Mu-
sulmans : « NOUS RECON-
NAISSONS QUE LA FRANCE
N'A PAS TOUJOURS FAIT
POUR VOUS T O U T CE
QU'ELLE AURAIT DU F-VIRE,
MAIS CROYEZ-NOUS, IL EST
PREFERABLE POUR VOUS
DE VIVRE AUX COTES DES
FRANÇAIS, QU'AUX COTES j
DE CEUX QUI TENTERAIENT !
DE S'EMPARER DE L'ALGE- ;
RIE DANS LE CAS OU VOUS
COMMETTRIEZ LA FOLIE DE
VOULOIR JETER LES FRAN-
ÇAIS A LA MER ». Tous les
y*>oJqJnous croire. La preuve est faite !
aujourd'hui à leur égard, qu'une
fois encore nous avions raison
et les protestations indignées
qu'ils ont lancées à la suite de
l'affaire albanaise, constituent :
bien fondé de nos affirmations.
la plus brillante justification
que nous pouvions espérer du
Français de religion corani-
que, mais Français quand mê-
me les Musulmans d'Algérie,
çrient aujourd'hui avec nous
VIVE LÀ FRANCE ! et avec
nous ils sauront la défendre.
- LES ECONOMIES
DANS LES T-0,
POURQUOI
les Tramways
sont si mal
entretenus ?
Nous avons parlé, il y a quel-
que temps de la malpropreté des
voitures des T.O., des cars com-
me des tramways.
Nous n'avions pas tort d'im-
puter cet état de cIiQses aux éco-
nomies recherchées par le Di-
recteur. Il y a quelques années,
il y a eu au dépôt des trams,
jusqu'à 16 employés pour effec-
tuer le graissage, le nettoyage,
tout l'entretien, en un mot; des
voitures.
Aujourd'hui, sous le régime
des 40 heures, il n'y a que 5
employés pour faire la même
besogne.
On comprend pourquoi le
matériel des T.O. est si mal en-
tretenu.
Comment veut-on que cinq
hommes, malgré toute leur bon-
ne volonté, malgré leur habileté
et leur conscience profession-
*
nelle puissent, à eux seuls, en-
tretenir un important matériel
comme celui des T.O.
Il nous semble que les pou-
voirs publics, .les services de sé-
curité et. d'hygiène pourraient
intervenir pour mettre fin à cet
état de choses. -,-
M, G.
Dans le maquis
international
Du discours de Rome
A L'AGRESSION DU
VENDREDI SAINT
Après l'Allemagne,
l'Italie s'est discréditée aux yeux du monde
Le 26 mars, -devant les pre-
mières équipes fascistes qui
constituent la vieille garde du
régime, M. Mussolini pronon-
çait un discours dont le ton mo-
déré faisait espérer une ère de
détente dans les relations euro-
péennes.
Le Duce, sous la forte impres-
sion du coup de main hitlérien
en Europe Centrale et à-Memel,
semblait ne pas vouloir rompre
les ponts avec les démocraties
occidentales. En homme averti
par les événements, il voyait
l'hégémonie allemande grandir
sans cesse : l'axe penchait dan-
gereusement vers Berlin.
Cette politique du fait accom-
pli, pratiquée depuis quatre ans
par Hitler, tout en créant en
Europe un état permanent
d'alerte, a fait croître dans
d'immenses proportions la zone
d'influence germanique.
Aujourd'hui, adversaires etj
alliés «Je—JleifRlgrie OUJ? toiltr
à craindre de son appétit gi-
gantesque et Mussolini l'a com-$
pris mieux que personne.
La récente occupation de la :
Bohême et de la Moravie par
les troupes allemandes, en vio-
lalion formelle des accords de:
Munich, fournissait au Duce la
preuve éclatante de la mauvaise
foi de son comparse.
D'autre part, les pleins pou-
voirs accordés au - gouverne-
La libération
immédiate
d'une nouvelle
tranche devin est
- --------- -- - - - - - - -
une nécessité vitale
pour l' Oranie
Inscrits maritimes, dockers,
tonneliers, camionneurs, per-
sonnel des chais et tous les
travailleurs qui vivent du tra-
fic des vins, sont dans une si-
tuation inquiétante par suite du
blocage des vins,
La non libération d'une nou-
velle tranche a déjà plongé dans
le chômage et la misère des
centaines de familles. Veut-on
aggraver cette situation?
La Fédération du Commerce
en gros des Vins a protesté.
Le Comité des Armateurs a
protesté.
Les pouvoirs publics font la
sourde oreillé. Monsieur Barthe
ne veut rien entendre.
C'est une situation intoléra-
ble. Que Fon nous explique donc
les « intérêts supérieurs » qui
s'opposent au déblocage des
vins!
On attend. peut-être que la
protestation des travailleurs se
fasse véhémente et se traduise
par des incidents graves.
Le P.P.F. attire plus que ja-
mais l'attention du gouverne-
ment sur la prolongation d'un
tel état de choses et demande la
libération immédiate d'au
moins deux nouvelles tranches.
ment Daladier et le renforce-
ment de la Défense Nationale
française avaient exercé une in-
fluence salutaire sur le contenu
du discours du 26 mars.
La Grande-Bretagne et la
France, de leur côté, soucieuses
de consolider une paix à tout
instant menacée voyaient avec
satisfaction le désir de l'Italie de
ne pas fermer lajjorte aux né-
gociations. in-
En bref, la situation interna-
tionale semblait s'éclaircir et
prendre une tourntire plus ras-
surante, quand la nouvelle de
l'agression italienne en Albanie"
a éclaté sur le monde comme
un coup de tonnerre. Tous les
hommes épris sincèrement de la
paix regardent avec anxiété
l'horizon où point l'inquiétante
lueur de la guerre.
Le 27 avril 1939, jour de Ven-
dredi-Saint, de Rome, où réside
le Chef de la chrétienté, par-
taient les orWre.-- Muss.o'îni.:
Les escaclres et les avions
fascistes semaient la mort par-
mi la population albanaise, pai-
sible et sans défense.
Un communiqué de l'Agence
Havas disait, en termes laconi-
ques, que les forces italiennes
avaient débarqué en deux points
de la côte, à Durazzo et à Valo-
na. Les Albanais résistaient
avec opiniâtreté, mais, infé-
rieurs en nombre el en arme-
ment, ils étaient contraints de se
retirer vers l'intérieur du pays.
Le 8, cependant-que du Vati-
can montaient les prières pour
hl paix des peuples, la radio ro-
maine annonçait que « les trou-
pes fascistes, appelées par les
vœux de la population à rame-
ner l'ordre en Albanie, avaient
mené une action décisive et
foudroyante contre les bandes
du roi Zogou et que le monde
était stupéfié par ce nouveau
fait d'armes italien. »
La vérité est beaucoup moins
reluisante et les speakers ita-
- liens n'ont pas succombé au ri-
dicule.
Une nation de 42 millions
d'habitants, s'est littéralement
jetée sur un petit pays qui en
compte à peine douze cents mil-
le, dont l'armée mal équipée
comprend 100.000 hommes, 12
tanks, 2 avions et peu d'artille-
rie. Au mépris du droit interna-
tional, l'Italie a violé le traité
d'amitié qui la liait à l'Albanie
depuis 1926 et qui en fait, pla-
çait cette dernière sous le pro-
tectorat italien.
La presse et la radio fascistes
ont essayé de camoufler l'agres-
sion. Elles ont tenté d'accrédi-
tèr une fable selon laquelle le
roi Zogou était un tyran sans
scrupules, régnant par la ter-
reur et dilapidant les revenus de
l'Etat. Le ministre d'Albanie à
Rome aurait démissionné de-
puis le 5 avril, sous prétexte
qu'il se refusait à représenter
plus longtemps un gouverne-
ment indigné.
LES MOBILES
DE L'AGRESSION
Les explications les plus in-
génieuses ne sauraient dissimu-
ler les véritables causes de ce
coup de force.
Pour deux raisons majeures,
Mussolini désire assurer sa sé-
curité en Adriatique.
Première hypothèse : l'Italie,
soit pour faire triompher ses
revendications, soit par solida-
rité à l'égard de l'Allemagne,
est entraînée dans un conflit
contre la France.
Il lui importe, au premier
chef, de ne pas être inquiété à
l'Est. Or, les pays balkaniques,
par leurs liens avec la France,
peuvent devenir une menace
pour l'Italie. La Yougoslavie,
notamment, ne saurait rester
indifférente -dans une guerre
européenne. Ma.'gré le traité
d'amitié qui lie Rome et Bel-
(Lire la suite Page 4).
r— : —' ====
Union Populaire de la Jeunesse Française
PRESIDENT : JACQUES DORIOT
KERMESSE POPULAIRE
DES 15 - 16 et 23 AVRIL 1939
En collaboration avec les jeunes filles françaises
et le Mouvement Pionnier Jacques DORIOT, à la
MAISON DU PARTI - 15, Bd H. GIRAUD
Sous la présidence de Gaston Vidal, -
Délégué financier, Secrétaire fédéral du P.P.F.
AU PROGRAMME
Matinées et Sgirées dansantes avec concours de Danses;
intermèdes ; sSetches; jeux divers; Poste, Loteries, jeu de
Massacre, Lapinodrome, Pêche à la ligne, Tir aux cigarettes
et de nombreuses attractions. Orchestre réputé et pick-up
pendant toute la durée de la fête.
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Dans la matinée du 15 :
GRANDE VENTE ALIMENTAIRE
Nationaux ! Venez encourager la^ Jeunesse
Française I Prix réellement populaires
* -
Michel Rouzé écrit :
« Comment ne se
trouve-t-il pas plus
de Fronçais pour de-
mander des comptes
à ceux dont les
erreurs coûtent si
cher à notre Pays ?»
En effet ; à quand la haute
cour pour les Blum,
Boncour, Cot & C" ?
Une nouvelle - reculade - de la - C G. T.
La célébration du
1er Mai n'aura pas
lieu cette année
Est-ce le signe
d'une nouvelle ère du syndicalisme ?
Le Comité Confédéral de la
C.G.T. a décidé de convier les
travailleurs à ne pas fêter le
Premier Mai cette année.
Le gros Léon Jouhaux, ex-
ministre des masses, a su con-
vaincre les dirigeants syndicaux
de la nécessité de s'abstenir de
toute manifestation.
Certes, après l'échec du 30
novembre, il est inutile de cou-
rir vers un nouvel échec. Il est
inutile de montrer encore une
fois combien est dimiminuée
l'influence des chefs syndicaux
sur les masses; il est inutile de.
montrer jusqu'à quel point est
grave l'effondrement des effec-
tifs de la C.G.T.
- Elle est tellement affaiblie
par la colonisation communiste; '!
ses erreurs de tactique l'ont tel-.
lement déconsidérée parmi les
masses ouvrières, que la C.G.T.
préfère s'avouer vaincue avant
de combattre.
Il faut bien reconnaître que
le syndicalisme « lutte de clas-
ses », a fait faillite. L'heure est
venue de débarrasser le syndi-
calisme de son empreinte mar-
xiste.
Comme l'a si bien dit René
Belin, il faut repenser Je syndi-
calisme.
Le syndicalisme cégétiste ne
correspond plus à la situation
actuelle. Un nouveau regroupe-
ment des forces syndicalistes
s'impose et ce regroupement
doit se faire sur le plan natio-
nal.
Les doctrines révolutionnai-
res du marxisme international
ne doivent plus influencer un
mouvement qui doit rester sur
le plan strictement profession-
nel. Le syndicalisme, en un mot,
doit être un des rouages qui doi t
permettre aux corporations de
jouer un rôle dans l'activité
économique du pays.
Mais pour en arriver là, il
faut débarrasser complètement
la nation et en particulier le
monde du travail, du virus mar-
xiste.
Marcel GARAU.
La bataille qui s'est livrée
Les dessous
d'un congrès
autour de la
personne de
M. Albert LEBRUN visait
en réalité M. DALADIER
Jusqu'à l'avant-veille du scrutin,
le secret de cette quinzième Assem-
blée, Nationale qui devait mainte-
nir en place le quatorzième Prési-
dent de la République, aura été des
mieux cachés.
Tout de même il fallut bien après
les manifestations de Montélimar,
que M. Albert Lebrun, qui person-
nellement n'avait pas eu la moindre
envie de demeurer à son poste, fut-
ce pour moins et bien moins que
sept ans, se décidât à faire connaî-
tre son acceptation.
Car il y avait contre M. Albert
Lebrun deux oppositions : celle des
marxistes et celle d'éléments natio-
naux qui lui reprochaient d'avoir,
l'an dernier, rappelé Blum au pou-
voir, lequel Blum en avait été le
premier ébaubi!
Mais cette opposition nationale'ne
voulait évidemment, et sous aucun
prétexte, faire le jeu des marxistes
qui en combattant le renouvellement
de mandat de M. Albert Lebrun,
cherchaient avant tout à atteindre
M. Daladier.
Car Léon Blum avait un plan qu'il
est à présent sans inconvénient de
dévoiler :
Il s'agissait d'obtenir du nouveau
chef de l'Etat, qu'il refusât de si-
gner tel ou tel décret que M. Dala-
dier lui présenterait en vertu de la
loi des pouvoirs spéciaux.
On imagine en effet le tonnerre
qu'eut provoqué dans la vie politi-
que française un tel scandale.
Du coup les larves du front po-
pulaire recommençaient leur méta-
morphosé en brutes hurlantes avant
de redevenir tyranniques dans la
sombre hypothèse d'un succès.
Tout ceci malgré la situation exté-
rieure et les périls qui ne sont pas
encore suffisamment éloignés de nos
têtes pour que nous ayons la moin-
dre excuse à les oublier.
Et certes Léon Blum n'avait au-
cune illusion. M. Albert Lebrun
n'irait pas contre un vote massif
du Parlement.
Au contraire, si un radical pou-
vait être élu?
Un radical! Un Président de la
République radical — ce qui soit dit
en passant ne se serait encore ja-
mais vu — comme il lui serait fa-
cile de s'opposer à un premier mi-
nistre radical, coupable de vouloir
(Lire la suite page 4).
Ouvriers, employés
et patrons P. P.F.
N'oubliez pas qu'après le
20 avril à minuit, il sera trop
tard pour vour faire inscrire
- sur les LISTES ELECTO-
RALES DES CONSEILS DE
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Faites le nécessaire sans
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