Titre : La Paix : organe des intérêts catholiques, économiques et sociaux de la Martinique, paraissant les mardi & vendredi à Fort-de-France ["puis" paraissant les mercredi et samedi à Fort-de-France (Martinique)]
Éditeur : [s.n.] (Fort-de-France)
Date d'édition : 1936-03-28
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328313717
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 28 mars 1936 28 mars 1936
Description : 1936/03/28 (A24,N3152). 1936/03/28 (A24,N3152).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG972 Collection numérique : BIPFPIG972
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6066791z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-9098
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/02/2020
Vingt-Quatrième A née N* 3152
JOURNAL BI-HEBDOMADAIRE -
Paraissant les Mercredi et Samedi
A FORT DE FRANCE ( Martin roue )
25 CENTIMES Le NUMÉRO
ABONNEMENTS PAYABLES D’AVANCE
ifartiniqne : 4 an 24 1rs - G mois 12 frs
France et Colonies. 1 an 25 irs - H mois 13 frs
Etranger . । an 30 frs . 6 mois (5 frs
REDACTION - ADMINISTRATION
ort-de-France ( Martinique )
•.F 77 — TEL. «60
PATRIE
DIEU
BIEN FAIRE
Samedi 28 Mare 1936
ii ।
De reculs
|
en reculs, j
on finit par tomber
dans le gouffre. I
<, LE PLUS FORT TIRAGE DES ANTILLES FRANÇAISES 4
LA PAIX EN PERII
4
O travers la Presse Métropolitaine
L'ALLEMAGNE REFUSE
DE RETIRER SES TROUPES
Des avions allemands ont survolé Strasbourg
Les évènement»
se déroulont définitivement et ce n
selon une suite trop logique. Ai lieu
de parler avec ferm -té à 1 Allema-
gne, de faire constater sa félonie et
son agression, o i lui envoie un sim
ple mémorandum, on accepte de
discuter.
Or, ‘Allemand est ainsi fait que
la longanimité lui parait de la fai
blesse et la patience de la peur. Il
ne connaît et ne respecte que la force»
Résultat prévu : le Reich refuse t b-
solument de négocier sur la ba
se du mémorandum, refuse de reti
rer ou de reculer ses troupes. rap
pelle ses réservistes et se fortifie fié
vreusement sur le Rhin. Les provo
cations commencent. Des avions
allemands ont survolé Strasbourg.
En face de cette situation difficile
quelle sera notre attitude» quels sont
nos appuis ?
L Angleterre. —qui nous a
joués subtilement et nous a engagé*
dans cette impasse dea conversations
— fait-on causette avec des cam
brioleurs qui font in option ch z soi ?
— L’Angleterre nous promet, pa
raît-il, des accords militaires...
Ce n est pas la première fois et»
depuis 18 ans ces projets d assis
tance mutuelle ont été périodique
ment par elle agités comme un leurre.
L’Italie ? —- Citons Philippe
Henriot ( Liberté du Sud Ouest —
2 mars 1936 ) et admirons sa
sera pas sans
nous avoir avertis Elle n’aime ni
iAdemagne, n I U.R S S. Mis, à
choisir, c côl verssa voisine de 1 Ouest
queue se tournera sans hésiter.
La Roumaiie, sur laquelle on a ét
ol merveilleusement sileucieux depuis
que J ai revoie a la Chambre le dou
bie visage de M. Tivuiesco, est farou-
cheeut uostile à toit rapprochement
avec i U.H 8.S.
La Russie ? Mau elle est
justement la cause ou au moins le
prétexte de l’embarras actuel.
L’Auenigae, dit Philippe Henriot,
se piaiat u un encerciement que M.
Fiaudin me, mais que la géographie,
par contre, semble établir. Au reste
1 U. K 8 8. ne cache nullement que son
premier but est dabaure 1 . rascisu
alleianu » et i’Aicuzagne a toute rai
son de penser que, si wus nous al-
uous a1U.R.o.S.,c‘cst que nous som
tes d accord au» les but poursuivis.
Ajoatons, pour être équitables que
l’Ailomagne redoute surtout l’encer-
SFSU
Le devoir des maîtres
Il y a quelques années, dans un ly*
cée parisien, un professeur de septième
écrivait sur le carnet de notes d un élève,
afin que ses parents le voient : ^Crt
élèv ’ ferait mieux d aller garder les
veaux* Les parents ayant lu cela.un cas
de conscience se posa à eux : Le maître
e^t le maître, ne doit il pas avoir tou~
jours raison ? Et lorsqu il commet une
légère erreur, doit on la faire remar
quer à l'enfant ? No^. ; cependant ce
mot est une injure urave, terrible.
D abord dire cela aux parents est un
crime Puis, une nonchalance mala
dive à l âge j^une n est pas un signe
infaillible pour l avenir. Les parents re
fusèrent de signer ce carnet de notes
Là aussi, il accusa une même parusse.
Enfin» laie sérieux venant, l élève
travailla, il devint journaliste Lui
qui rtait nul en sciences, il écrivit des
articles scientifiques. Lui qu aucun pro
fe^.ear d^f anç is n'avait loué il écri
Oit cLs contes et des articles litféralres
Mais au cœur lui revient parfois la
triste se de cette injure reçue étant
enfant.
C'est « La Croix » qui nous raconte
ce fait très actuel... Gratuité de len
seignement secondaire, école unique I
Très beau tozt celà Ma 3 à qui sera
Liberté, Liberté chérie !
Du C i
Paradox s
de Paris
Vi vant
sous le titre
M, Sarraut a une
destinée.
C’est un républicain
cialiste, bonne espèce,
singulière
radical-so-
nullement
Dans une Europe enfiévrée, l’affai
re italo-ethiopienne avait causé des
abcès inquiétants. Le jeu des sanc-
tions s était révélé plein de périls
Qu on m’entende bien : Je suis d'ac
cord que, si l’application des sanctions
à un pays agresseur devait contrain-
dre celui-ci à cesser immédiat ment
la guerre — ce qui est le but théori
que les lites sanctions — il faudrait
sans hésitation, les décider.
Seulement, du jour où cette appli
cation n'est pas universelle, son seul
résultat est a ruine pour les pays qui
s'y soumettent, la prospèrité pour
ceux [ i prennent leur place, en mê
me temps que la possibilité pour le
pays en guerre de poursuivre son
entreprise.
Ajoutons que ce pays là, qui s’esti-
me inévitablement victime d une in
justice, en conserve des rancœurs et
clement par le bolchevisme et que
ce qui 1 inquiète le plus dans le
pacte, c est moins 1 influence que
prend cher nous le gouvernement
russe que 1 appui nouveau qu’y ren
contre le Komintrn...
Ainsi lui fournissons nous gra- confiée l indispensable sélection / A
prétexte de plus à des sectaires partisans ou à de braves
réoccuper misairement la rive gau- profs a issi • calés » en discernement
chdushin- 2 , que ce l u ^ de ! histoire précédente ?...
M. riaudin a répété que nous n’ac-
ceptions pas cette interprétation de
1‘Ailemagne, Mais nous subissons le
fait.
Encore un peu nous allons nous
trouver devant le bloc reconstitué
d une Mittel Europa plus forte que
jadis: Allemagne, Autiche, Italie,
Hongrie, Pologne...
Il nous reste les Soviets...
Iis sont bien loin et, en danger
eux-mêmes, pourront-ils nous se
courir? Ne devrons-nous pas, au
contraire faire la guerre à leur profit ?
Il y a, en effet, des accords mi
litaires entre Tokio et Bénin. 1 U.
R.S.S. aux prises en Orient avec le
Japon et attaquée par i Allemagne
sur i autre front, criera au secours
et nous devrons nous battre pour
les Russes ! Seuls !
Seuls 1 concluait Philippe Herriot,
et sa conclusion est encore malh u
reusemnt d actualité.
tullement — un
EN ESPAGNE
Une récente amnistie a libéré
20 000 prisonniers politiques.
Notre photo représente la
soitie de prison d un de ces
libérés»
des animosités dont la traduction ris-
beuls !... avec une Angle terre qui
reserve son attitude et d ailleurs est
en train de reconstituer une armée et
que de causer de nouvelles catastro-une marine, dont elle s’est aperçue
phes. trop tard quelles n’étaient plus a la
Ainsi avons-nous compromis l’ami- hauteur des circonstances.
té de l'Italie — sans rion gacner en La S. • ' démantelée, le bloc de la
lié de l’Italie — sans rien gagner en
échange —
énergumèncet pas trop démagogue
Mais bon manque de termete et de
netteté l’a voué à un sort étrange ;
Ilest patriote, mais, quand le roi
Alexandre de Yougoslavie debar.
que à Marseille, il décharge le
préfet de sa mission, il envoie un
représentant direct organiser la
réception, et celui-ci, fort du pou
voir du ministre, dans la crainte
de déplaire aux énergumèaes de
Marseille, prive l’hôte royal de la
France de l’escorte habituelle de
troupes qui aurait rendu l'assassinat
difficile ou impossible. Et.au mi
lieu d’une foule civile, sans ordre
et sans tenue, le roi est assassiné !
Cet homme est d’un parti dont
les aucètres ont lutte pour assurer
a liberté de la Presse, Maisc’est
lui qui, le premier, emploie l’ar
bitraire de la police pour inter
dire que l’on projette les actualités
sur l'assassinat de Marseille.
bon ministère est à peine cons
titué que, sur son ordre, on de
mande aux sociétés de Presse Fil
mée de ne donner aucune vue sur
les nouveaux ministres; modestie
singulière, contraire à tous les
precedents, malheure use ment ap
puyée sur des menaces dictatoria-
les.
Et puis, voici une nouvelle in
terdiction semblable; interdiction
de montrer dans les cinémas les
prises de vues qie l’un pourralt
avoir sur les manifestations du
Front Populaire. Pendant 48 heu
res, toutes les expesitions de fiims
sur l’etranger sont retardes pour
permettre aux services des Doua-
nés de s’assurer que Ion n'expedie
pas en fraude ces prises de vu ».
Et puis» contre-orare; ce qui était,
interdit la veille est autorise.
Voici maintenant qu’à la de
mande du gouvernement de Hit
ler, un journal est poursuivi : ce
vieux républicain est oblige u ap
pliquer pour la première lois une
loi de lèse-majesté. Et de qui
s'agit-il, cependant ?...
M. Blum, qui, dans des articles
récents, avait mcuacé les éetuaiaots
de la brutalité de 15.000 ou
vriers des faubourgs, est reconnu
dans la foule et frappé. Personne
ne songe, certes, a défendre la
Moins radical-socialiste que
d’autre, puisqu'il sut apprécier
l’intérêt des colonies avant tous
ses amis politiques, il est obligé par
les circonstances de s’appuyer sur
lextiême-gauche anticoloniale.
On se souvient de la phrase célè-
bie de Sarraut : * Le communisme,
voilà l’ennemi». Et, cependant» sur
quelle majorité * appuie-t-à 1 Son
récent discours ne 1 a-t-il pasinsti-
tué le défenseur du Front commun ?
C est un homme simple, «ans
gêne, mais poli. Et cependant il
sera celui qui» président du Conseil,
a, par trois tois, traité un de ses
collègues de salaud 1
Fatalité, fatalité...
La Nouvelle puissance militaire
de l Allemagne
De Cyrano
Dés maintenant l’armée allemande est
forte de 750.000 seidais, c‘est-a aire près
au tripla de I armee trançaise !
Ces effectifs se decom posent de la
monière suivante :
1 dQidats Ut carrière
2 Soidals appc.es
. 230.000
. zoU.LUU
La Petite Entente ?
Mais, depuis le pacte franco-sovié
tique on se défie de nous en Eu
rope Centrale»
Ecoutons encore le clairvoyant
député de la Gironde .
La Pologne va se détacher de nous
Mitteleuropa cimenté par nos erreurs,
1 amitié italienne en danger» l’amitié
polonais à peu près perdue, l’ami
tié roumaine inquiete,l‘amitié anglaise
impuissante; voilà l’Europe que peu-;
veut nous refaire le pacte et les
sanctions au nom de la paix indivisi- ,
ble — si le pays ne se ressaisit pas. 1
Mais pour cela il faut avoir le coura-
ge de lui parler clair.
POUR NOS BANANES
Lue réunion, présidée par M.Lémery,
sénateur de la Martinique, assisté de M
M. Roux Freissineng et Tournan, séna
teurs; Candace et Graeve, députés ;
commandrt.it Le Page, représentant M.
Berenger, ambassadeur de France, sé-
nateur de la Guadeloupe et J.L. Gheer
brandt, a et consacré pai l’Institut Co-
lonial Français à l’eximen despropo-
Sitons surventes ;
! L avenir
de la Guyane
1° Relèvement à 95 francs du droit
de douane sur les bananes étrangères ;
2° Attribution régulière de primes à
l'exportation, à un taux au moins égal
à la taxe spéi ie qu fraj p les ba
nanes colouiales irançaises à lem en-
trée en France.
( La suilc en deuxième page )
Les hasards d’une longue carrière
colonial m’ont mis eu contact avec
la plupart des colonies françaises. J en
ai rarem ut vu qui offre plus de pes:
sibilités que la Guyane au point de
vue de la richesse du sol. Le climat y
semble moins meurtrier que dan.
beaucoup de colonies d Afrique, fran
çaises depuis une cinquantaine d’annees
seulement, et cependant prospères.
Comment expliquer cette stagnation ?
Sans doute par le chiffre beaucoup
trop restreint d’une population parfois
apathique mais aussi parce qu’a 1 ins
tar de Carthage ia France, contraire-
ment à c quelle a lait ailleurs, y a
mass obstinémeut ses etab.issemen s
sur le littoral, generalement plus mal-
aaiu qne l’interieur.
4 La suite en deux tème page.
brutalité dont il est victime.
Mais» dans dans un but politique
et non pas de justice, le vieux répu
blicain Sarraut devra, contre tou
te équité, dissoudre à cette occa.
sion une Ligue qui n'a, semble-t-il
3 Unites pes malcutes a lüsu ucttn*U.UU
4 . J.VU0
5* Service de travail ..... 2Uu.uvu
Au total 760.000
Précédée de ses divisions blindées ra
pides et jouant avec la mobsiite des
teux des fortiticatious trançajes, lar-
met allemande, imoue plus que jamais
delà doctrine de l’orrensive et de
guerre de mouvement, represente, en
1v36, une puissance d‘agression orutaie
plus redoutable qu en 1914.
feue estia triste et impiacabie réalité.
La guerre impossible
De Je Suis Partout
Le jeu de nos pauvres hommee et
de nos pauvres partis, comme il ap-
pareil misérable dans les circonstan-
et 8 présentes f Ou parie a élections
alole que le probième c*t « paix ou
guerre ». L opinion n a pas sultisam-
ment, uous sembie-t-al, piété atten-
uon aux averussements tecents d’un
homme de tout premier pian qui s’at-
tache avec autant de serenite et de
aagacite que de savou à poursuivre
« ‘explication de noue temps ».M.
Lucien Romier a donné, dans le F h
gam, une résonance trop peu enten
due, répétons le encore, aux bruits
qui lui parvenaient de Suisse, de Bel
gique» de Hollande. Quels sont ces
bruits ? Tout simplement des bruite
de guerre.
Et ce qui impressionnera encore
nos lecteurs, c est, nous semble t-il,
le rapprochement de 1 avertissement
de M. Lucien Romier de l adjuration
d un homme comme M. Jacques Do-
not. Que dit, à la tribune de la
Chambre des Députés, le député
communiste dissident de Saint- De-
nie ?
« Litvinoff caractérisait, un jour,
les pactes d assistance mutuelle com
me le meilleur moyen de transformer
une guerre locale en une boucherie
universelle Mais» lorsque vous diseu-
été responsable en rien d’un inci-tez avec la diplomatie soviétique,
dent que nul ne pouvait prévoir n oubliez jamais, pour votre éduca-
En d autres temps, d ailleurs don, de lire la contre partie» ce qui
Guernut, si longtemps secrétaire est affumé dans les milieux ouvriers,
général de la Ligue des Droits de J’ai 1 impression, en effet, qu’il y a
l’Homme, aurait protesté contre deux vérités ; celle des diplomates et
□’ celle de l agitateur du parti commu-
l’iniquité d’une telle mesure.
Mais, maintenant, pour lui com- niste. *
me pour son chef, les nécessités) Et M. Jacques Doriot de citer, sans
du pouvoir modifient leur convie- que l’intéressé bronchât, ce pacage
tion et leur morale. d’un discours pionencé il n’y a pas
Patriote, il dedouane, pour rai- iongiemps— 17 octobre 1935 — par
sou politique, un jeune député de cet inénarrable hurleur gaffeur on’est
talent qui a cependant très mal M. Maurice Thorez ;
Et M. Jacques Doriot de citer. sans
traite ie dfapcau.
{Lu ote in deuxieme tage )
JOURNAL BI-HEBDOMADAIRE -
Paraissant les Mercredi et Samedi
A FORT DE FRANCE ( Martin roue )
25 CENTIMES Le NUMÉRO
ABONNEMENTS PAYABLES D’AVANCE
ifartiniqne : 4 an 24 1rs - G mois 12 frs
France et Colonies. 1 an 25 irs - H mois 13 frs
Etranger . । an 30 frs . 6 mois (5 frs
REDACTION - ADMINISTRATION
ort-de-France ( Martinique )
•.F 77 — TEL. «60
PATRIE
DIEU
BIEN FAIRE
Samedi 28 Mare 1936
ii ।
De reculs
|
en reculs, j
on finit par tomber
dans le gouffre. I
<, LE PLUS FORT TIRAGE DES ANTILLES FRANÇAISES 4
LA PAIX EN PERII
4
O travers la Presse Métropolitaine
L'ALLEMAGNE REFUSE
DE RETIRER SES TROUPES
Des avions allemands ont survolé Strasbourg
Les évènement»
se déroulont définitivement et ce n
selon une suite trop logique. Ai lieu
de parler avec ferm -té à 1 Allema-
gne, de faire constater sa félonie et
son agression, o i lui envoie un sim
ple mémorandum, on accepte de
discuter.
Or, ‘Allemand est ainsi fait que
la longanimité lui parait de la fai
blesse et la patience de la peur. Il
ne connaît et ne respecte que la force»
Résultat prévu : le Reich refuse t b-
solument de négocier sur la ba
se du mémorandum, refuse de reti
rer ou de reculer ses troupes. rap
pelle ses réservistes et se fortifie fié
vreusement sur le Rhin. Les provo
cations commencent. Des avions
allemands ont survolé Strasbourg.
En face de cette situation difficile
quelle sera notre attitude» quels sont
nos appuis ?
L Angleterre. —qui nous a
joués subtilement et nous a engagé*
dans cette impasse dea conversations
— fait-on causette avec des cam
brioleurs qui font in option ch z soi ?
— L’Angleterre nous promet, pa
raît-il, des accords militaires...
Ce n est pas la première fois et»
depuis 18 ans ces projets d assis
tance mutuelle ont été périodique
ment par elle agités comme un leurre.
L’Italie ? —- Citons Philippe
Henriot ( Liberté du Sud Ouest —
2 mars 1936 ) et admirons sa
sera pas sans
nous avoir avertis Elle n’aime ni
iAdemagne, n I U.R S S. Mis, à
choisir, c côl verssa voisine de 1 Ouest
queue se tournera sans hésiter.
La Roumaiie, sur laquelle on a ét
ol merveilleusement sileucieux depuis
que J ai revoie a la Chambre le dou
bie visage de M. Tivuiesco, est farou-
cheeut uostile à toit rapprochement
avec i U.H 8.S.
La Russie ? Mau elle est
justement la cause ou au moins le
prétexte de l’embarras actuel.
L’Auenigae, dit Philippe Henriot,
se piaiat u un encerciement que M.
Fiaudin me, mais que la géographie,
par contre, semble établir. Au reste
1 U. K 8 8. ne cache nullement que son
premier but est dabaure 1 . rascisu
alleianu » et i’Aicuzagne a toute rai
son de penser que, si wus nous al-
uous a1U.R.o.S.,c‘cst que nous som
tes d accord au» les but poursuivis.
Ajoatons, pour être équitables que
l’Ailomagne redoute surtout l’encer-
SFSU
Le devoir des maîtres
Il y a quelques années, dans un ly*
cée parisien, un professeur de septième
écrivait sur le carnet de notes d un élève,
afin que ses parents le voient : ^Crt
élèv ’ ferait mieux d aller garder les
veaux* Les parents ayant lu cela.un cas
de conscience se posa à eux : Le maître
e^t le maître, ne doit il pas avoir tou~
jours raison ? Et lorsqu il commet une
légère erreur, doit on la faire remar
quer à l'enfant ? No^. ; cependant ce
mot est une injure urave, terrible.
D abord dire cela aux parents est un
crime Puis, une nonchalance mala
dive à l âge j^une n est pas un signe
infaillible pour l avenir. Les parents re
fusèrent de signer ce carnet de notes
Là aussi, il accusa une même parusse.
Enfin» laie sérieux venant, l élève
travailla, il devint journaliste Lui
qui rtait nul en sciences, il écrivit des
articles scientifiques. Lui qu aucun pro
fe^.ear d^f anç is n'avait loué il écri
Oit cLs contes et des articles litféralres
Mais au cœur lui revient parfois la
triste se de cette injure reçue étant
enfant.
C'est « La Croix » qui nous raconte
ce fait très actuel... Gratuité de len
seignement secondaire, école unique I
Très beau tozt celà Ma 3 à qui sera
Liberté, Liberté chérie !
Du C i
Paradox s
de Paris
Vi vant
sous le titre
M, Sarraut a une
destinée.
C’est un républicain
cialiste, bonne espèce,
singulière
radical-so-
nullement
Dans une Europe enfiévrée, l’affai
re italo-ethiopienne avait causé des
abcès inquiétants. Le jeu des sanc-
tions s était révélé plein de périls
Qu on m’entende bien : Je suis d'ac
cord que, si l’application des sanctions
à un pays agresseur devait contrain-
dre celui-ci à cesser immédiat ment
la guerre — ce qui est le but théori
que les lites sanctions — il faudrait
sans hésitation, les décider.
Seulement, du jour où cette appli
cation n'est pas universelle, son seul
résultat est a ruine pour les pays qui
s'y soumettent, la prospèrité pour
ceux [ i prennent leur place, en mê
me temps que la possibilité pour le
pays en guerre de poursuivre son
entreprise.
Ajoutons que ce pays là, qui s’esti-
me inévitablement victime d une in
justice, en conserve des rancœurs et
clement par le bolchevisme et que
ce qui 1 inquiète le plus dans le
pacte, c est moins 1 influence que
prend cher nous le gouvernement
russe que 1 appui nouveau qu’y ren
contre le Komintrn...
Ainsi lui fournissons nous gra- confiée l indispensable sélection / A
prétexte de plus à des sectaires partisans ou à de braves
réoccuper misairement la rive gau- profs a issi • calés » en discernement
chdushin- 2 , que ce l u ^ de ! histoire précédente ?...
M. riaudin a répété que nous n’ac-
ceptions pas cette interprétation de
1‘Ailemagne, Mais nous subissons le
fait.
Encore un peu nous allons nous
trouver devant le bloc reconstitué
d une Mittel Europa plus forte que
jadis: Allemagne, Autiche, Italie,
Hongrie, Pologne...
Il nous reste les Soviets...
Iis sont bien loin et, en danger
eux-mêmes, pourront-ils nous se
courir? Ne devrons-nous pas, au
contraire faire la guerre à leur profit ?
Il y a, en effet, des accords mi
litaires entre Tokio et Bénin. 1 U.
R.S.S. aux prises en Orient avec le
Japon et attaquée par i Allemagne
sur i autre front, criera au secours
et nous devrons nous battre pour
les Russes ! Seuls !
Seuls 1 concluait Philippe Herriot,
et sa conclusion est encore malh u
reusemnt d actualité.
tullement — un
EN ESPAGNE
Une récente amnistie a libéré
20 000 prisonniers politiques.
Notre photo représente la
soitie de prison d un de ces
libérés»
des animosités dont la traduction ris-
beuls !... avec une Angle terre qui
reserve son attitude et d ailleurs est
en train de reconstituer une armée et
que de causer de nouvelles catastro-une marine, dont elle s’est aperçue
phes. trop tard quelles n’étaient plus a la
Ainsi avons-nous compromis l’ami- hauteur des circonstances.
té de l'Italie — sans rion gacner en La S. • ' démantelée, le bloc de la
lié de l’Italie — sans rien gagner en
échange —
énergumèncet pas trop démagogue
Mais bon manque de termete et de
netteté l’a voué à un sort étrange ;
Ilest patriote, mais, quand le roi
Alexandre de Yougoslavie debar.
que à Marseille, il décharge le
préfet de sa mission, il envoie un
représentant direct organiser la
réception, et celui-ci, fort du pou
voir du ministre, dans la crainte
de déplaire aux énergumèaes de
Marseille, prive l’hôte royal de la
France de l’escorte habituelle de
troupes qui aurait rendu l'assassinat
difficile ou impossible. Et.au mi
lieu d’une foule civile, sans ordre
et sans tenue, le roi est assassiné !
Cet homme est d’un parti dont
les aucètres ont lutte pour assurer
a liberté de la Presse, Maisc’est
lui qui, le premier, emploie l’ar
bitraire de la police pour inter
dire que l’on projette les actualités
sur l'assassinat de Marseille.
bon ministère est à peine cons
titué que, sur son ordre, on de
mande aux sociétés de Presse Fil
mée de ne donner aucune vue sur
les nouveaux ministres; modestie
singulière, contraire à tous les
precedents, malheure use ment ap
puyée sur des menaces dictatoria-
les.
Et puis, voici une nouvelle in
terdiction semblable; interdiction
de montrer dans les cinémas les
prises de vues qie l’un pourralt
avoir sur les manifestations du
Front Populaire. Pendant 48 heu
res, toutes les expesitions de fiims
sur l’etranger sont retardes pour
permettre aux services des Doua-
nés de s’assurer que Ion n'expedie
pas en fraude ces prises de vu ».
Et puis» contre-orare; ce qui était,
interdit la veille est autorise.
Voici maintenant qu’à la de
mande du gouvernement de Hit
ler, un journal est poursuivi : ce
vieux républicain est oblige u ap
pliquer pour la première lois une
loi de lèse-majesté. Et de qui
s'agit-il, cependant ?...
M. Blum, qui, dans des articles
récents, avait mcuacé les éetuaiaots
de la brutalité de 15.000 ou
vriers des faubourgs, est reconnu
dans la foule et frappé. Personne
ne songe, certes, a défendre la
Moins radical-socialiste que
d’autre, puisqu'il sut apprécier
l’intérêt des colonies avant tous
ses amis politiques, il est obligé par
les circonstances de s’appuyer sur
lextiême-gauche anticoloniale.
On se souvient de la phrase célè-
bie de Sarraut : * Le communisme,
voilà l’ennemi». Et, cependant» sur
quelle majorité * appuie-t-à 1 Son
récent discours ne 1 a-t-il pasinsti-
tué le défenseur du Front commun ?
C est un homme simple, «ans
gêne, mais poli. Et cependant il
sera celui qui» président du Conseil,
a, par trois tois, traité un de ses
collègues de salaud 1
Fatalité, fatalité...
La Nouvelle puissance militaire
de l Allemagne
De Cyrano
Dés maintenant l’armée allemande est
forte de 750.000 seidais, c‘est-a aire près
au tripla de I armee trançaise !
Ces effectifs se decom posent de la
monière suivante :
1 dQidats Ut carrière
2 Soidals appc.es
. 230.000
. zoU.LUU
La Petite Entente ?
Mais, depuis le pacte franco-sovié
tique on se défie de nous en Eu
rope Centrale»
Ecoutons encore le clairvoyant
député de la Gironde .
La Pologne va se détacher de nous
Mitteleuropa cimenté par nos erreurs,
1 amitié italienne en danger» l’amitié
polonais à peu près perdue, l’ami
tié roumaine inquiete,l‘amitié anglaise
impuissante; voilà l’Europe que peu-;
veut nous refaire le pacte et les
sanctions au nom de la paix indivisi- ,
ble — si le pays ne se ressaisit pas. 1
Mais pour cela il faut avoir le coura-
ge de lui parler clair.
POUR NOS BANANES
Lue réunion, présidée par M.Lémery,
sénateur de la Martinique, assisté de M
M. Roux Freissineng et Tournan, séna
teurs; Candace et Graeve, députés ;
commandrt.it Le Page, représentant M.
Berenger, ambassadeur de France, sé-
nateur de la Guadeloupe et J.L. Gheer
brandt, a et consacré pai l’Institut Co-
lonial Français à l’eximen despropo-
Sitons surventes ;
! L avenir
de la Guyane
1° Relèvement à 95 francs du droit
de douane sur les bananes étrangères ;
2° Attribution régulière de primes à
l'exportation, à un taux au moins égal
à la taxe spéi ie qu fraj p les ba
nanes colouiales irançaises à lem en-
trée en France.
( La suilc en deuxième page )
Les hasards d’une longue carrière
colonial m’ont mis eu contact avec
la plupart des colonies françaises. J en
ai rarem ut vu qui offre plus de pes:
sibilités que la Guyane au point de
vue de la richesse du sol. Le climat y
semble moins meurtrier que dan.
beaucoup de colonies d Afrique, fran
çaises depuis une cinquantaine d’annees
seulement, et cependant prospères.
Comment expliquer cette stagnation ?
Sans doute par le chiffre beaucoup
trop restreint d’une population parfois
apathique mais aussi parce qu’a 1 ins
tar de Carthage ia France, contraire-
ment à c quelle a lait ailleurs, y a
mass obstinémeut ses etab.issemen s
sur le littoral, generalement plus mal-
aaiu qne l’interieur.
4 La suite en deux tème page.
brutalité dont il est victime.
Mais» dans dans un but politique
et non pas de justice, le vieux répu
blicain Sarraut devra, contre tou
te équité, dissoudre à cette occa.
sion une Ligue qui n'a, semble-t-il
3 Unites pes malcutes a lüsu ucttn*U.UU
4 . J.VU0
5* Service de travail ..... 2Uu.uvu
Au total 760.000
Précédée de ses divisions blindées ra
pides et jouant avec la mobsiite des
teux des fortiticatious trançajes, lar-
met allemande, imoue plus que jamais
delà doctrine de l’orrensive et de
guerre de mouvement, represente, en
1v36, une puissance d‘agression orutaie
plus redoutable qu en 1914.
feue estia triste et impiacabie réalité.
La guerre impossible
De Je Suis Partout
Le jeu de nos pauvres hommee et
de nos pauvres partis, comme il ap-
pareil misérable dans les circonstan-
et 8 présentes f Ou parie a élections
alole que le probième c*t « paix ou
guerre ». L opinion n a pas sultisam-
ment, uous sembie-t-al, piété atten-
uon aux averussements tecents d’un
homme de tout premier pian qui s’at-
tache avec autant de serenite et de
aagacite que de savou à poursuivre
« ‘explication de noue temps ».M.
Lucien Romier a donné, dans le F h
gam, une résonance trop peu enten
due, répétons le encore, aux bruits
qui lui parvenaient de Suisse, de Bel
gique» de Hollande. Quels sont ces
bruits ? Tout simplement des bruite
de guerre.
Et ce qui impressionnera encore
nos lecteurs, c est, nous semble t-il,
le rapprochement de 1 avertissement
de M. Lucien Romier de l adjuration
d un homme comme M. Jacques Do-
not. Que dit, à la tribune de la
Chambre des Députés, le député
communiste dissident de Saint- De-
nie ?
« Litvinoff caractérisait, un jour,
les pactes d assistance mutuelle com
me le meilleur moyen de transformer
une guerre locale en une boucherie
universelle Mais» lorsque vous diseu-
été responsable en rien d’un inci-tez avec la diplomatie soviétique,
dent que nul ne pouvait prévoir n oubliez jamais, pour votre éduca-
En d autres temps, d ailleurs don, de lire la contre partie» ce qui
Guernut, si longtemps secrétaire est affumé dans les milieux ouvriers,
général de la Ligue des Droits de J’ai 1 impression, en effet, qu’il y a
l’Homme, aurait protesté contre deux vérités ; celle des diplomates et
□’ celle de l agitateur du parti commu-
l’iniquité d’une telle mesure.
Mais, maintenant, pour lui com- niste. *
me pour son chef, les nécessités) Et M. Jacques Doriot de citer, sans
du pouvoir modifient leur convie- que l’intéressé bronchât, ce pacage
tion et leur morale. d’un discours pionencé il n’y a pas
Patriote, il dedouane, pour rai- iongiemps— 17 octobre 1935 — par
sou politique, un jeune député de cet inénarrable hurleur gaffeur on’est
talent qui a cependant très mal M. Maurice Thorez ;
Et M. Jacques Doriot de citer. sans
traite ie dfapcau.
{Lu ote in deuxieme tage )
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