Titre : Le Petit journal
Auteur : Parti social français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Clermont-Ferrand)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1864-07-22
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 146118 Nombre total de vues : 146118
Description : 22 juillet 1864 22 juillet 1864
Description : 1864/07/22. 1864/07/22.
Description : Note : absence de numérotation. Note : absence de numérotation.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k588648d
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/07/2008
au coin 5 1. Of. f.
à ia IiJtrainj
n NUMÉRO CÎRfÛfeilMES
partent du l"r dû dii 16 "dé chaque moïs
Mandat ou tjinbrea-postè
l' • • • ;°>
r Venàrêdi f S&*
TIRAGE OU PETIT JOURHAL
Jeudi 31 juillet
La science physiologique- est certes une
des prnpriét -s mentaîjs que'doit te plus
;:admirer i'homme de lettres.
Aller du Connu à l'inconnu est une faculté
qui constituait les anciens devins,
Et qui; aujourd'hui, est la science néces-
saire POUF l découverte des coupables
-pour le châtiment des criminels.
J'ai la prétention :de croire qu'en fait de
^physiologie, d'études révélatrices d'un fait
obscury* Balzac' valait M.' de'la Reynie:
Et, pour ma part, ce n'est pas une m'é-
-diocre- occupation que celle, de creuser un
indice pour ea faire jaillir la vérité tout en-
En France, la recherche des coupables est
^poursuivie par l'administration avec un zèle,
*une promptitude et surtout une discrétion
/remarquables.
Les agents n'ont pas besoin, comme à Lon-
dres, d'être stimulés par des récompenses
-en arguent. •
L'autorité judiciaire; et l'autorité munici-
j)»lp agissent avec caîmë,1 dévoûment et har-
îmonie, •-
Et le sûccès^côiiroimé presque toujours
leurs efforts incessants.; ̃
même,
On voit, au milieu des tartes et des mas-
.-sepains d'un pâtissier; un-écriteau ainsi
conçu
MEURTIUi A CUARING CROSS,
TROIS VICTIMES.
!ivres sterling de récompense à qui dé-
^couvrim les auteùrs.'
'Cela ne doit pas mettre les 'clients en ap-
Le public tout entier est appelé à colla-
'borer à la recherche des malfaiteurs, entre
':un échaudé etune talmoussé' --v-
Le dernier i[ait lugubre de la Grande Bre-
tagne me donne l'envie' de dire quelques
mots sur cette science1 physiologique dont
reviens de faire l'éloge.
Un homme de soixante ans, M. Briggs, a
été sssassine dans un wagon. ;.̃
On a, trouvé la victime jetée. sur la voie,
encore vivante, mais he pouvant proférer
un seul mot de révélation.
Et dans le wagon ensanglanté un chapeau
qui devait être celui du coupable.
Sa "montre a'étë votée, on en ale'signale-
FEUSLLETON OU PETIT JOURNAL
••:̃̃ DU 22;JiHtiiET'486i. !i
PASCAL BRUNO
'Suite. .>“ j, 0-, ,->
Gi-cûmo, le prince avait parlé, s'inclina et sortit;
prince continua de ranger tranquillement ses
papiers: puis, au bout de dix minutes, enten-
dant quelque bruit a la porte de son cabinet, il
leva, la tête et aperçut une espèce de paysan ca-
labrais debout sur le seuil de son appartement,
<-el tenant son chapeau d'une main et un paquet
'trée l'anli-c.
Qui va tu? dit le prince.
̃– tî'mpr; monseigneur, dit une voix.
Qui. loi?
Pascal-Bruno.
Et que viens-tu iairè"?-
Pascal Bruno,
•s'aviinr ml et icn\ei^ sur dc :bureau, d'abord je viens vous apporter
les lioi^ Un'1- wices que vous 'm'avez si ohli-
-ge.urrr. fjietccs, e'ies ont eu la destination
quev mii.s .iv,> induintp l' ljriilec
est rebâtie,
Ah <• |iiiulo eh bien
•fen suis ots»1
I ,lii, tvs UliO CDitlip pdll^v"
Un chapeau est resté. on doiten reromer'
La montrer a pas été gardée; elle a été
changée chez un horloger de la Cité, pre-
mier indice, le signalement de l'homme
qui a_ fait l'échange a été recueilli:
Mais il n'a pu être arrêté, car les bijoutiers
dé Londres ne sont régis par aucune ordon-
nance de sûreté publique.
Cet échange,: fait en France, eût donné lied
à unevisite du joaillier au domicile de l'é-
changeur et laissé à l'autorité des indices'
La photographie est un .des moyens de
contrôle de ce temps.
On a fait voir le portrait de M. Briggs à
tous les voyageurs du train, afin qu'ils pùs-
sent donner quelques éclaircissements.
De tous les indices laissés aux mains de
1 autorité anglaise, le chapeau était sérieu-
sement précieux. Il a une coiffe, une a-
dresse de chapelier, un certificat d'origine.
Mais le signe révélateur le plus sûr, c'est
l'état du fugitif. •
Il dû être blèssé dans la lutte avec
•Briggs. •• ̃,
Et a dû s'adresser à quelque pharmacie
pour guérir prômptemént même dés égrati-
De plus, 'il ri dû vouloir fuir, que son mo-
tif ait été le vol ou la vengeance.
On annonce, au moment où nous niellons
sous presse, qu'on est sur la trace du meur-
trier.
Qu'il est Allemand et s'appelle Muller, et
qu'il s'est embarqué pour 1 Amérique il y a
trois jours. ̃
On a reçu le 16, à là station, de police de
Bow, un renseignement qui, peut-être, a-
mènerà l'arrestation de l'assassin de M
Briggs, Aussitôt après l'assassinat, un homme
qui; parlait anglais et qui paraissait être Al-
lemand, loua un logement dans une partie
recùlééde la division K, de North-Woohvich;
il portait une chaîne d'or Albert, du genre de
celle-qui avait été échangée chez l'horloger
delà Cité; il avait aussi une grande montre
ancienne, et son signalement correspon-
dit à celui dé l'homme 'qui avait éclum-
gé la chaîne de M. Briggs. Mercredi matin, à
l'arrivée des journaux; une personne .qui
déjeunait à côté de lui se mit à lirè un récit
de l'assassina t>» i:-> ̃ < • ̃ ̃̃:̃̃̃̃̃̃ ..̃̃̃̃.̃•̃̃
L'Allemand parut agité, etditqailjui fal-
lait partir sur-le-champ. Une de ses bottes
avait été nettoyée et l'autre était crottée;
mâis il ne voulut pas attendre qu'on là net-
toyât. On consulta le tableau du départ, et,
on lui dit qu'il n'y avait pas de train mais
il persista cependant à vouloir partir tout d(-;
viens vous rendre huit couverts d'argent :à vos
armes et à votre chiffre, et que j'ai trouvesdans
la poche 'du capitaine, qui vous les avait proba-
blement volés.
'Pardieu!dit le prince, il est curieux que
ce soit par toi qu'Usine reviennent. Et, mainte-
nant, qu'y a-t-il dans ce paquet?'
Il v a dans ce: paquet, dit Bruno, la' tète
d'un misérable qui abusé de votre hospitalité,
et que je vous apporte comme une preuve du
dévouementque je vous ai juré.
Aces mots, Pascal Bruno dénoua Je m'ouchoir,
et prenant la tête du capitaine Alla villa "p'aï'les
cheveux; il la posa toute sanglante sur le bu-
reau du prince.
Que diable veux-tu que je fasse d'un pareil
cadeau? dit le prince.-
Ce qu'il vous plaira, monseigneur, répon-
dit Pascal Bruno. Puis il s'inclina et sortit. °
Le prince de Butera, resté seul, demeura un
¡,instant les yeux fixés sur celle tête, se balan-
çant surson fauteuil tet sifflant son air l;n«ri;
puis il sonna le majordome reparut-
Giacomo, dit le prince, il est inulîle que
vous alliez demain màlin-chez le capitaine Al-i
,la\)ll<) déchirez la lettre,' gardez :les cinquante'
onces, et jetcz
VU!
1 1 ixiqiic ou >"fisveiji l»'« ru'pwni'iits i|'ic
nini-
mi -u \iv i'diiiiLv efjot.iî •>'»
,i
̃sn"iXe, :I1 portait les marques d'un coup sur
la tempe. On, autorisé la police secrète à
faire des investigations.
A minuit, les commissaires de police ont
envoyé des instructions pour qu'il t'ût fait u-
ne rigoureuse enquête à tous les hôpitaux';
dans toutes les pharmacies, dans t«us les a-
teliérs de travail et dans les prisons, .pour
s'assurer si quelque individu s y était aares-
sé pôijr des blessures paraissant avoir été.
reçues dans une'.lutte pareille a celle'qu'on
assaillant.
L'a|enc:e Havas-Bullier transmet aujour-
d'hui les' dépêches suivantes:
Londres, 4 9 juillet. –La police est sur les
traçegjde l'assassin de M. Briggs. C'est un
nommé Aiulier parti il y a trois jours pour
TAilnérique, qui a été reconnu pour être
l'auteur du cnme. Le gouvernement, a mis
un steamer à la disposition de la police,
Trois commissaires de police se sont embar-
ques pour poursuivre l'assassin.
Londres, 1,0 juillet ,Le Standard ^mention-
ne le bruit que l'assassin de M: Briggs a été
arrêté à Queenstown.
Le chapeau, la photographié, leslra-
ces:d'une lutte. le bijou- volé, voilà les
moyens connus d'une révélation tiéces-
taije.. •
Tant mieux s'ils ont été suffisants.
La science en progrès en fournira d'autres,
assurément, avant peu d'années.
Tout mouvement humain laisse ses traces.
On lés pourra discerner quand )a physi-
que et la. chimie auront dit lem dernier
Il est des gens qui devinent la couleur-des
chcveuxd'une femme à son écriture. et la
profession d'un homme à sa signature.
Le contact d'une mairi homicide sur le
corps«*;de l'assailli se reconnaîtra quelque
jour. 3'en suis certain.
On retrouverala figure des doigts.
Les lignes délamain..
Son ombre projetée par lecontactviolent
des deux épidermes deviendra révélatrice^
La science qui agrandit les trésors du
mônde en sauvegardera les habitants.
Un Anglais propose pour la sécurité des
wagons la mesure suivante. Il dit
Au sujet de. l'abominable assassinat com-
mis sur le chemin de fer de North-London,
et les moyens qu'ont les coupables de s'é-
cliapper. tacitement, je proposerais^ quant à
présent du moins, de pratiquer de largos ou-
vertures dans laboiserie entre les compa"rti-;
monts' des wagons; afin qu'on entendît
promptement les cris de détresse provenant
cruhèvcause quelconque. 'Ces i ouvertures cou-
vertes #un grillage; pourraient être placées
de façon a qu'on ne fût épié, et à
ma'inteniri-la liberté personnelle.
Avant cinquaiUe ans, je crois 'que l'hon)-
glais; la route qui va aujourd'hui, de Palerme à
Messine, en passant par .Taormma et Catane,
n'était point encore laite, et -la seule qui; fût,
nous ne disons pas bonne, maispraticabfeipoiïr1-
so rendre d'une capitale à. l'autre, étailcellequi'
longeait la mer, passait par Termmi-et'Géfeiu,
eT qui.abandonnée pour sa nouvelle rivale,B'est
plus guère fréquentée aujourd'hui ̃ que çaHés;
iartistes, qui y 'vont chercher les magnifiques'
points de vue qu'elle déroule à.chaque instant.
Les seules manières de voyager sur ceUe.rOu-
te ou aucun service de posta». n'était- éls.bU, é-
taient donc, autrolois comme maintenant, }mulet, la litière a deux cheveux, èusî» propre^
voitiirè avec des relais éiivoyés à l'avance, et
disposés de quinze lieues' en 'quinze liéUes, d«'
sorte qu'au moment de partir pour Messine, s'il-
le prince de Carini lui avait écrit de le venir
joindre^' l,a comtesse Gefiinva de rCaslel-Nuovor
ljjt forcée dechoisireniFC ces trois moyens.- Le
vovage à mulet était trop- fatigant pour elle- le
Voyage :enlitièfe,;
mode de transport, dont te principal est la len-
teury offre encore le «iésagrémeat de,donner,le
mal de mer la ccsoitesse se décida donc: sans
hcMliition aucune pour la voiture, et envoya
des chevaux de relais qui vlcvaicnl
(oiniiloiV Iidie en route, c'est-à-dire .» Tcimiui,
I
i] ni uiip»>#'>l et sinink^ment
d «uiiloiiK'tei «up̃ vv- i fiiiï',
me ne pourra pas faire un pas, un acte, un '•
,geste, sans laisser une trace palpable dô^sa'
conduite.. ̃>
Le magnétisme lui-même se régularisera.),
Avec un cheveu de l'assaillant les adeptes
soutiennent qu'on fera parler la somnàm-
bule.'qui révélera le coupable' Je fais des'
vœux pour que cette assertion devienne une •̃«
Des savantes allemands sont parvenus à
découvrir la présence d'atones d'im corps,
par quelques stries dans les sept couleurs dtev ':>
Pourquoi n'aurait-on pas un atome rêvé- '̃
lat'eur qui donnera un indice préciefux à la
justice? '(̃
Les instruments de précision ne serviront
plus seulement à épier les étoiles. dans'le.,
ciel, les atomes- dans l'air.
Leur puissance sera centuplée
On retrouvera les pas sur le sol.
LQ passage à travers les branches, la pré-
sence du sang dans la main humide, fût-elle '•
lavée cent fois/
La tache cramoisie de lady Macbeth, qui
nie s'efface jamais, deviendra une vérité.
En attendant ces progrès, qui sembleront
assurément impossibles h quelques-uns de •<*
mes lecteurs, et dont on ne s'étonnera même
plus dans un demi-siècle, faisons des vœux.
pour que la nouvelle donnée par t'agence ̃>
Havas se confirme;
Et contentons-nous, pour vla découverte
des criminels, des moyens physiologiques
qui sont notre portée.. I
La physiologie est une profonde étude'qui •
fait du fonctionnaire public un; penseur et
un philosophe..
Tout est indice, tout est avertissement. •;
Le théâtre du délit, les meubles, les fe-
nêtres, le bruit entendu, tout passe à l'ana-
lyse spirituelle des hommes auxquels, en
France, la société a confié sa sécurité.
Ils n'ont pas besoin d'çffrirdes sommes
d'argent pour aider leurs efforts;
Et presque toujours, grâce à leur vigilan-
ce, le crime est puni et Fihnôcénro vengée
Viennent les progrès dont je suis le pré-
curseur, et il n'y aw-a plus de délits,- Le
soleil qui éclaire le globe a déjà, grâce à la
découverte de Daguerre, cloué sur la nia*
que, avec l'instantanéité, le fait avoué dans
son,réalisme complet,
Un jour viendrai où layie de l'homme-n'au- <
ra rien de caché, et où il n'y aura à cohsta-
ter que-de grands actes ,il
précaution importante- et que nous ne- sautions-
trop recommander à ceux qui voyagent en Si-.
ciie, ou l'on ne trouve
geu dans;lesh&lelleries, et où
'ne sont point les- aubergistes qui nourrissenlles :;ri
voyageurs,.mais, au contraire, les.ve$rageursv qui nourrissent les aubergistes.' 'Aussi, la pre^- ••
niière récomniaBdcrtJonqù'^n vous lai* en èr- '̃-s
rn'anl à -f>
quittant cette, ville, point erdmàire
est celle de- se munir ̃
une batterie de cuisine et cfe louer usa -cuisinier.. i«r-
Tout ceci augmente. habituel lemerit? vôtie suite
de deux raulets- et' d'un hdmHie,qjui,
niodesteiBent.au même prix, vous, lent,
croît. de déperase de trois ducats pariour.' •
'̃'̃; Quelques! Anglais expérimentés
bagage un troisième
tente.jOt il faut bien que nous
tttdisjjenisàble que les ''autres. -n'en
bonne- à prendre, va
ges qu'on trouve
manquant des animaux lesplus nécessairos'aux ̃' r.>,
peuples de tous ceux qui ne sont bons f»i à h>
.tourmenter.La multiplicité des derniers csl si, ̃.
q\ ande que ?ai yu
lombes malades par défaut de somn»eii. el !*̃ Il
pénurie dte
renconU\i fies Anglais q«i,
teurs provisions,
ne luÎHigcraieni p,is
à ia IiJtrainj
n NUMÉRO CÎRfÛfeilMES
partent du l"r dû dii 16 "dé chaque moïs
Mandat ou tjinbrea-postè
l' • • • ;°>
r Venàrêdi f S&*
TIRAGE OU PETIT JOURHAL
Jeudi 31 juillet
La science physiologique- est certes une
des prnpriét -s mentaîjs que'doit te plus
;:admirer i'homme de lettres.
Aller du Connu à l'inconnu est une faculté
qui constituait les anciens devins,
Et qui; aujourd'hui, est la science néces-
saire POUF l découverte des coupables
-pour le châtiment des criminels.
J'ai la prétention :de croire qu'en fait de
^physiologie, d'études révélatrices d'un fait
obscury* Balzac' valait M.' de'la Reynie:
Et, pour ma part, ce n'est pas une m'é-
-diocre- occupation que celle, de creuser un
indice pour ea faire jaillir la vérité tout en-
En France, la recherche des coupables est
^poursuivie par l'administration avec un zèle,
*une promptitude et surtout une discrétion
/remarquables.
Les agents n'ont pas besoin, comme à Lon-
dres, d'être stimulés par des récompenses
-en arguent. •
L'autorité judiciaire; et l'autorité munici-
j)»lp agissent avec caîmë,1 dévoûment et har-
îmonie, •-
Et le sûccès^côiiroimé presque toujours
leurs efforts incessants.; ̃
même,
On voit, au milieu des tartes et des mas-
.-sepains d'un pâtissier; un-écriteau ainsi
conçu
MEURTIUi A CUARING CROSS,
TROIS VICTIMES.
!ivres sterling de récompense à qui dé-
^couvrim les auteùrs.'
'Cela ne doit pas mettre les 'clients en ap-
Le public tout entier est appelé à colla-
'borer à la recherche des malfaiteurs, entre
':un échaudé etune talmoussé' --v-
Le dernier i[ait lugubre de la Grande Bre-
tagne me donne l'envie' de dire quelques
mots sur cette science1 physiologique dont
reviens de faire l'éloge.
Un homme de soixante ans, M. Briggs, a
été sssassine dans un wagon. ;.̃
On a, trouvé la victime jetée. sur la voie,
encore vivante, mais he pouvant proférer
un seul mot de révélation.
Et dans le wagon ensanglanté un chapeau
qui devait être celui du coupable.
Sa "montre a'étë votée, on en ale'signale-
FEUSLLETON OU PETIT JOURNAL
••:̃̃ DU 22;JiHtiiET'486i. !i
PASCAL BRUNO
'Suite. .>“ j, 0-, ,->
Gi-cûmo,
prince continua de ranger tranquillement ses
papiers: puis, au bout de dix minutes, enten-
dant quelque bruit a la porte de son cabinet, il
leva, la tête et aperçut une espèce de paysan ca-
labrais debout sur le seuil de son appartement,
<-el tenant son chapeau d'une main et un paquet
'trée l'anli-c.
Qui va tu? dit le prince.
̃– tî'mpr; monseigneur, dit une voix.
Qui. loi?
Pascal-Bruno.
Et que viens-tu iairè"?-
Pascal Bruno,
•s'aviinr ml et icn\ei^
les lioi^ Un'1- wices que vous 'm'avez si ohli-
-ge.urrr. fjietccs, e'ies ont eu la destination
quev mii.s .iv,> induintp l'
est rebâtie,
Ah <• |iiiulo eh bien
•fen suis ots»1
I ,lii, tvs UliO CDitlip pdll^v"
Un chapeau est resté. on doiten reromer'
La montrer a pas été gardée; elle a été
changée chez un horloger de la Cité, pre-
mier indice, le signalement de l'homme
qui a_ fait l'échange a été recueilli:
Mais il n'a pu être arrêté, car les bijoutiers
dé Londres ne sont régis par aucune ordon-
nance de sûreté publique.
Cet échange,: fait en France, eût donné lied
à unevisite du joaillier au domicile de l'é-
changeur et laissé à l'autorité des indices'
La photographie est un .des moyens de
contrôle de ce temps.
On a fait voir le portrait de M. Briggs à
tous les voyageurs du train, afin qu'ils pùs-
sent donner quelques éclaircissements.
De tous les indices laissés aux mains de
1 autorité anglaise, le chapeau était sérieu-
sement précieux. Il a une coiffe, une a-
dresse de chapelier, un certificat d'origine.
Mais le signe révélateur le plus sûr, c'est
l'état du fugitif. •
Il dû être blèssé dans la lutte avec
•Briggs. •• ̃,
Et a dû s'adresser à quelque pharmacie
pour guérir prômptemént même dés égrati-
De plus, 'il ri dû vouloir fuir, que son mo-
tif ait été le vol ou la vengeance.
On annonce, au moment où nous niellons
sous presse, qu'on est sur la trace du meur-
trier.
Qu'il est Allemand et s'appelle Muller, et
qu'il s'est embarqué pour 1 Amérique il y a
trois jours. ̃
On a reçu le 16, à là station, de police de
Bow, un renseignement qui, peut-être, a-
mènerà l'arrestation de l'assassin de M
Briggs, Aussitôt après l'assassinat, un homme
qui; parlait anglais et qui paraissait être Al-
lemand, loua un logement dans une partie
recùlééde la division K, de North-Woohvich;
il portait une chaîne d'or Albert, du genre de
celle-qui avait été échangée chez l'horloger
delà Cité; il avait aussi une grande montre
ancienne, et son signalement correspon-
dit à celui dé l'homme 'qui avait éclum-
gé la chaîne de M. Briggs. Mercredi matin, à
l'arrivée des journaux; une personne .qui
déjeunait à côté de lui se mit à lirè un récit
de l'assassina t>» i:-> ̃ < • ̃ ̃̃:̃̃̃̃̃̃ ..̃̃̃̃.̃•̃̃
L'Allemand parut agité, etditqailjui fal-
lait partir sur-le-champ. Une de ses bottes
avait été nettoyée et l'autre était crottée;
mâis il ne voulut pas attendre qu'on là net-
toyât. On consulta le tableau du départ, et,
on lui dit qu'il n'y avait pas de train mais
il persista cependant à vouloir partir tout d(-;
viens vous rendre huit couverts d'argent :à vos
armes et à votre chiffre, et que j'ai trouvesdans
la poche 'du capitaine, qui vous les avait proba-
blement volés.
'Pardieu!dit le prince, il est curieux que
ce soit par toi qu'Usine reviennent. Et, mainte-
nant, qu'y a-t-il dans ce paquet?'
Il v a dans ce: paquet, dit Bruno, la' tète
d'un misérable qui abusé de votre hospitalité,
et que je vous apporte comme une preuve du
dévouementque je vous ai juré.
Aces mots, Pascal Bruno dénoua Je m'ouchoir,
et prenant la tête du capitaine Alla villa "p'aï'les
cheveux; il la posa toute sanglante sur le bu-
reau du prince.
Que diable veux-tu que je fasse d'un pareil
cadeau? dit le prince.-
Ce qu'il vous plaira, monseigneur, répon-
dit Pascal Bruno. Puis il s'inclina et sortit. °
Le prince de Butera, resté seul, demeura un
¡,instant les yeux fixés sur celle tête, se balan-
çant surson fauteuil tet sifflant son air l;n«ri;
puis il sonna le majordome reparut-
Giacomo, dit le prince, il est inulîle que
vous alliez demain màlin-chez le capitaine Al-i
,la\)ll<) déchirez la lettre,' gardez :les cinquante'
onces, et jetcz
VU!
1 1 ixiqiic ou >"fisveiji l»'« ru'pwni'iits i|'ic
nini-
mi -u \iv i'diiiiLv efjot.iî •>'»
,i
̃sn"iXe, :I1 portait les marques d'un coup sur
la tempe. On, autorisé la police secrète à
faire des investigations.
A minuit, les commissaires de police ont
envoyé des instructions pour qu'il t'ût fait u-
ne rigoureuse enquête à tous les hôpitaux';
dans toutes les pharmacies, dans t«us les a-
teliérs de travail et dans les prisons, .pour
s'assurer si quelque individu s y était aares-
sé pôijr des blessures paraissant avoir été.
reçues dans une'.lutte pareille a celle'qu'on
assaillant.
L'a|enc:e Havas-Bullier transmet aujour-
d'hui les' dépêches suivantes:
Londres, 4 9 juillet. –La police est sur les
traçegjde l'assassin de M. Briggs. C'est un
nommé Aiulier parti il y a trois jours pour
TAilnérique, qui a été reconnu pour être
l'auteur du cnme. Le gouvernement, a mis
un steamer à la disposition de la police,
Trois commissaires de police se sont embar-
ques pour poursuivre l'assassin.
Londres, 1,0 juillet ,Le Standard ^mention-
ne le bruit que l'assassin de M: Briggs a été
arrêté à Queenstown.
Le chapeau, la photographié, leslra-
ces:d'une lutte. le bijou- volé, voilà les
moyens connus d'une révélation tiéces-
taije.. •
Tant mieux s'ils ont été suffisants.
La science en progrès en fournira d'autres,
assurément, avant peu d'années.
Tout mouvement humain laisse ses traces.
On lés pourra discerner quand )a physi-
que et la. chimie auront dit lem dernier
Il est des gens qui devinent la couleur-des
chcveuxd'une femme à son écriture. et la
profession d'un homme à sa signature.
Le contact d'une mairi homicide sur le
corps«*;de l'assailli se reconnaîtra quelque
jour. 3'en suis certain.
On retrouverala figure des doigts.
Les lignes délamain..
Son ombre projetée par lecontactviolent
des deux épidermes deviendra révélatrice^
La science qui agrandit les trésors du
mônde en sauvegardera les habitants.
Un Anglais propose pour la sécurité des
wagons la mesure suivante. Il dit
Au sujet de. l'abominable assassinat com-
mis sur le chemin de fer de North-London,
et les moyens qu'ont les coupables de s'é-
cliapper. tacitement, je proposerais^ quant à
présent du moins, de pratiquer de largos ou-
vertures dans laboiserie entre les compa"rti-;
monts' des wagons; afin qu'on entendît
promptement les cris de détresse provenant
cruhèvcause quelconque. 'Ces i ouvertures cou-
vertes #un grillage; pourraient être placées
de façon a qu'on ne fût épié, et à
ma'inteniri-la liberté personnelle.
Avant cinquaiUe ans, je crois 'que l'hon)-
glais; la route qui va aujourd'hui, de Palerme à
Messine, en passant par .Taormma et Catane,
n'était point encore laite, et -la seule qui; fût,
nous ne disons pas bonne, maispraticabfeipoiïr1-
so rendre d'une capitale à. l'autre, étailcellequi'
longeait la mer, passait par Termmi-et'Géfeiu,
eT qui.abandonnée pour sa nouvelle rivale,B'est
plus guère fréquentée aujourd'hui ̃ que çaHés;
iartistes, qui y 'vont chercher les magnifiques'
points de vue qu'elle déroule à.chaque instant.
Les seules manières de voyager sur ceUe.rOu-
te ou aucun service de posta». n'était- éls.bU, é-
taient donc, autrolois comme maintenant, }mulet, la litière a deux cheveux, èusî» propre^
voitiirè avec des relais éiivoyés à l'avance, et
disposés de quinze lieues' en 'quinze liéUes, d«'
sorte qu'au moment de partir pour Messine, s'il-
le prince de Carini lui avait écrit de le venir
joindre^' l,a comtesse Gefiinva de rCaslel-Nuovor
ljjt forcée dechoisireniFC ces trois moyens.- Le
vovage à mulet était trop- fatigant pour elle- le
Voyage :enlitièfe,;
mode de transport, dont te principal est la len-
teury offre encore le «iésagrémeat de,donner,le
mal de mer la ccsoitesse se décida donc: sans
hcMliition aucune pour la voiture, et envoya
des chevaux de relais qui vlcvaicnl
(oiniiloiV Iidie en route, c'est-à-dire .» Tcimiui,
I
i] ni uiip»>#'>l et sinink^ment
d «uiiloiiK'tei «up
me ne pourra pas faire un pas, un acte, un '•
,geste, sans laisser une trace palpable dô^sa'
conduite.. ̃>
Le magnétisme lui-même se régularisera.),
Avec un cheveu de l'assaillant les adeptes
soutiennent qu'on fera parler la somnàm-
bule.'qui révélera le coupable' Je fais des'
vœux pour que cette assertion devienne une •̃«
Des savantes allemands sont parvenus à
découvrir la présence d'atones d'im corps,
par quelques stries dans les sept couleurs dtev ':>
Pourquoi n'aurait-on pas un atome rêvé- '̃
lat'eur qui donnera un indice préciefux à la
justice? '(̃
Les instruments de précision ne serviront
plus seulement à épier les étoiles. dans'le.,
ciel, les atomes- dans l'air.
Leur puissance sera centuplée
On retrouvera les pas sur le sol.
LQ passage à travers les branches, la pré-
sence du sang dans la main humide, fût-elle '•
lavée cent fois/
La tache cramoisie de lady Macbeth, qui
nie s'efface jamais, deviendra une vérité.
En attendant ces progrès, qui sembleront
assurément impossibles h quelques-uns de •<*
mes lecteurs, et dont on ne s'étonnera même
plus dans un demi-siècle, faisons des vœux.
pour que la nouvelle donnée par t'agence ̃>
Havas se confirme;
Et contentons-nous, pour vla découverte
des criminels, des moyens physiologiques
qui sont notre portée.. I
La physiologie est une profonde étude'qui •
fait du fonctionnaire public un; penseur et
un philosophe..
Tout est indice, tout est avertissement. •;
Le théâtre du délit, les meubles, les fe-
nêtres, le bruit entendu, tout passe à l'ana-
lyse spirituelle des hommes auxquels, en
France, la société a confié sa sécurité.
Ils n'ont pas besoin d'çffrirdes sommes
d'argent pour aider leurs efforts;
Et presque toujours, grâce à leur vigilan-
ce, le crime est puni et Fihnôcénro vengée
Viennent les progrès dont je suis le pré-
curseur, et il n'y aw-a plus de délits,- Le
soleil qui éclaire le globe a déjà, grâce à la
découverte de Daguerre, cloué sur la nia*
que, avec l'instantanéité, le fait avoué dans
son,réalisme complet,
Un jour viendrai où layie de l'homme-n'au- <
ra rien de caché, et où il n'y aura à cohsta-
ter que-de grands actes ,il
précaution importante- et que nous ne- sautions-
trop recommander à ceux qui voyagent en Si-.
ciie, ou l'on ne trouve
geu dans;lesh&lelleries, et où
'ne sont point les- aubergistes qui nourrissenlles :;ri
voyageurs,.mais, au contraire, les.ve$rageursv
niière récomniaBdcrtJonqù'^n vous lai* en èr- '̃-s
rn'anl à -f>
quittant cette, ville, point erdmàire
est celle de- se munir ̃
une batterie de cuisine et cfe louer usa -cuisinier.. i«r-
Tout ceci augmente. habituel lemerit? vôtie suite
de deux raulets- et' d'un hdmHie,qjui,
niodesteiBent.au même prix, vous, lent,
croît. de déperase de trois ducats pariour.' •
'̃'̃; Quelques! Anglais expérimentés
bagage un troisième
tente.jOt il faut bien que nous
tttdisjjenisàble que les ''autres. -n'en
bonne- à prendre, va
ges qu'on trouve
manquant des animaux lesplus nécessairos'aux ̃' r.>,
peuples de tous ceux qui ne sont bons f»i à h>
.tourmenter.La multiplicité des derniers csl si, ̃.
q\ ande que ?ai yu
lombes malades par défaut de somn»eii. el !*̃ Il
pénurie dte
renconU\i fies Anglais q«i,
teurs provisions,
ne luÎHigcraieni p,is
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