Titre : Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris
Auteur : Paris. Commission du Vieux Paris. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie municipale (Paris)
Date d'édition : 1921-04-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34437664t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 12289 Nombre total de vues : 12289
Description : 30 avril 1921 30 avril 1921
Description : 1921/04/30 (N3). 1921/04/30 (N3).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001 Appartient à l’ensemble documentaire : BvdPrs001
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58203705
Source : Ville de Paris / Bibliothèque historique, BHVP, 2009-22757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
Les divers propriétaires dès l'origine.
Par contrat du 5 avril 1780, François-Victor
Pétard de Monlreùil, « architecte du comte
d'Artois et du duc d'Angoulême » (1), demeu-
rant à Paris, rue Basse-du-Remparl, paroisse
de la Madeleine-de-la-Ville-1'Evêque, s'engage
à construire un hôtel, conforme aux plans et
devis convenus entre eux, rue des Petiles-
Ecuries, pour l'intendant de Bourgogne,
Charles-André de La Corée (2) et sa femme,
qui en seront usufruitiers, leur vie duranl,
c'est-à-dire au dernier survivant, la nue-pro-
priété restant au major du régiment de Bour-
bon-Dragons, le chevalier Clâude-ïïyaeinlhe-
Guillemeau de Fréval. Par acte reçu, ce même
jour, par Me Goullel, ledit sieur de Fréval,
domicilié rue Saint-Fiacre, paroisse Saint-
Euslache, est. en effet, accepté acquéreur pour
lui, ses hoirs et ayants cause par Pérard pour
nuè-propriété du terrain qui comprenait
221 toisés environ de superficie, situé rue des
PelUes-Ecuries, faubourg Saint-Denis, tenant,
au couchant, à une maison appartenant à M. de
Fréval; au nord, à la maison de M. Deleuze; au
levant, à un autre terrain vasue audit sieur
Pérard de Montreuil el, au midi, sur la rue des
Petites-Ecuries.
Deux ans après. l'hôtel élail construit, selon
un constat dressé le 16 mai 1782. par Dubois-
Ters, architecte-expert; mais celle maison,
habitée par M. el Mme de La Corée, redevint
libre, par suite du double décès de ces usu-
fruitiers, survenu en la mênie année 17SL
l'un, celui du mari, à Paris, dans cel hôtel, au
mois de juin; l'aulre, celui de Madame, en
novembre, dans sa terre de Sainl-Ûuen, près
de Pontoise (l).
La maison ne resta pas longtemps sans
amateur, sou propriétaire, dé Fréval, n'ayant
pas pris souci de l'habiter en ayant déjàune
à côté, comme nous venons de l'indiquer.
Le 7 mars 1785, devant Paùlmier l'aîné,
notaire à Paris, un officier breton, fils du
premier veneur du roi Louis XVI, nommé-
ment René-Chrisli'i-Jérôme, comte de Bottc-
rel-Quintin, achète en effet de Claude-Hya-
eïnlhe-GuilIaume de Fréval el de dame Mar^
guérite de Saiiit-Laurenl, son épouse, el ce,
moyennant 70.000 livres qui furent payées le
18 juin suivant, l'usufruit pour sa vie durant,
avec <• dispositions expresses que ledit sieur
de Botlerel pourra .faire dans ladite maison
et dépendances tels changements el em-
bellissements qu'il jugera à propos i.
Évidemment, ses intérieurs, sur lesquels
Botlerel avait des vues de luxe, ne répon-
daient pas tout à fait à l'emploi qu'il visait
pour eux, sans quoi il n'eût pas fait insérer
celle clause.
Ces embellissements furenl surtout entre
autres l'adjonction d'une vaste sallcà manger
avec ses stucs peints et ses statues ; ils
étaient terminés avant 1793, car, à cette date,
le sixième jour complémentaire de Fan III
(22 septembre 17935, le propriétaire, de Fréval,
qui s'était retiré à Omay, près Pogney. dans
la Marne, district de Chàlons, vendait par
devant Hannequin, notaire public en celle
ville, l'hôtel au notaire Etienne Thomé, moyen-
nant deux cent mille francs assignats ; il lui
cédait en outre, e les droits de demander au
sieur Botlerel une indemnité pour raison de
la construction el élévation des bâtiments
qu'il a faits contre les murs de la maison du
sieur Fréval * riepuis qu'il est devenu acqué-
reur de l'usufruit rie celte maison, Cel article
(1) Le fait est exact comme nous l'établirons plus
loin à propos du Prieuré du Temple, irisïs ce titre
pris ici dans les actes Boiterel, n'est cependant pas
consigné dans les almanachs royaux. Ceux-ci ne par-
lent que de Chalgrin et de Bélanger. Cependant, le
comte d'Artois occupa plusieurs autres architectes
qui se réclamèrent comme lui du titre. Tel, par
exemple encore, Thomas, parti en Russie et connu
sous le nom, là-bas assez célèbre, de Thomas de
Thomon. C'-est à propos du qualificatif d'architecte
de ce frère du roi, qu'il prend aussi, que Landon
(Nouvelles des Arts, II) dit qu'il ne reconnaissait en
titre comme architecte du comte d'Artois queBoul-
lée et Bélanger son successeur. Il est certain que ce
dernier le fut de par un contrat d'acquisition de la-
dite charge à beaux deniers comptants, pièce con-
servée aux Archives nationales où nous l'avons vue.
(2) Il était, en outre, chevalier, conseiller du roi
en son conseil, maître des requêtes honoraire de
son hôtel. Quant au titre d'intendant de Bourgogne
pourtant bien désigné par l'acte notarié et- pour ce
motif maintenu ici, M. le bibliothécaire de Dijon
ayant fait à notre intention des recherche? conscien-
cieuses dans les nobiliaires et les almanachs de l'an-
cien régime, ne trouve pas son nom. Il be rencontre,
jusqu'ici, qu'un La Corée vivant au xvite siècle, dans
la Chambre des Comptes dé Paris, par Constant ,
d'Yanville.
(1) Saint-Ouen-1'Aumône aujourd'hui.
Par contrat du 5 avril 1780, François-Victor
Pétard de Monlreùil, « architecte du comte
d'Artois et du duc d'Angoulême » (1), demeu-
rant à Paris, rue Basse-du-Remparl, paroisse
de la Madeleine-de-la-Ville-1'Evêque, s'engage
à construire un hôtel, conforme aux plans et
devis convenus entre eux, rue des Petiles-
Ecuries, pour l'intendant de Bourgogne,
Charles-André de La Corée (2) et sa femme,
qui en seront usufruitiers, leur vie duranl,
c'est-à-dire au dernier survivant, la nue-pro-
priété restant au major du régiment de Bour-
bon-Dragons, le chevalier Clâude-ïïyaeinlhe-
Guillemeau de Fréval. Par acte reçu, ce même
jour, par Me Goullel, ledit sieur de Fréval,
domicilié rue Saint-Fiacre, paroisse Saint-
Euslache, est. en effet, accepté acquéreur pour
lui, ses hoirs et ayants cause par Pérard pour
nuè-propriété du terrain qui comprenait
221 toisés environ de superficie, situé rue des
PelUes-Ecuries, faubourg Saint-Denis, tenant,
au couchant, à une maison appartenant à M. de
Fréval; au nord, à la maison de M. Deleuze; au
levant, à un autre terrain vasue audit sieur
Pérard de Montreuil el, au midi, sur la rue des
Petites-Ecuries.
Deux ans après. l'hôtel élail construit, selon
un constat dressé le 16 mai 1782. par Dubois-
Ters, architecte-expert; mais celle maison,
habitée par M. el Mme de La Corée, redevint
libre, par suite du double décès de ces usu-
fruitiers, survenu en la mênie année 17SL
l'un, celui du mari, à Paris, dans cel hôtel, au
mois de juin; l'aulre, celui de Madame, en
novembre, dans sa terre de Sainl-Ûuen, près
de Pontoise (l).
La maison ne resta pas longtemps sans
amateur, sou propriétaire, dé Fréval, n'ayant
pas pris souci de l'habiter en ayant déjàune
à côté, comme nous venons de l'indiquer.
Le 7 mars 1785, devant Paùlmier l'aîné,
notaire à Paris, un officier breton, fils du
premier veneur du roi Louis XVI, nommé-
ment René-Chrisli'i-Jérôme, comte de Bottc-
rel-Quintin, achète en effet de Claude-Hya-
eïnlhe-GuilIaume de Fréval el de dame Mar^
guérite de Saiiit-Laurenl, son épouse, el ce,
moyennant 70.000 livres qui furent payées le
18 juin suivant, l'usufruit pour sa vie durant,
avec <• dispositions expresses que ledit sieur
de Botlerel pourra .faire dans ladite maison
et dépendances tels changements el em-
bellissements qu'il jugera à propos i.
Évidemment, ses intérieurs, sur lesquels
Botlerel avait des vues de luxe, ne répon-
daient pas tout à fait à l'emploi qu'il visait
pour eux, sans quoi il n'eût pas fait insérer
celle clause.
Ces embellissements furenl surtout entre
autres l'adjonction d'une vaste sallcà manger
avec ses stucs peints et ses statues ; ils
étaient terminés avant 1793, car, à cette date,
le sixième jour complémentaire de Fan III
(22 septembre 17935, le propriétaire, de Fréval,
qui s'était retiré à Omay, près Pogney. dans
la Marne, district de Chàlons, vendait par
devant Hannequin, notaire public en celle
ville, l'hôtel au notaire Etienne Thomé, moyen-
nant deux cent mille francs assignats ; il lui
cédait en outre, e les droits de demander au
sieur Botlerel une indemnité pour raison de
la construction el élévation des bâtiments
qu'il a faits contre les murs de la maison du
sieur Fréval * riepuis qu'il est devenu acqué-
reur de l'usufruit rie celte maison, Cel article
(1) Le fait est exact comme nous l'établirons plus
loin à propos du Prieuré du Temple, irisïs ce titre
pris ici dans les actes Boiterel, n'est cependant pas
consigné dans les almanachs royaux. Ceux-ci ne par-
lent que de Chalgrin et de Bélanger. Cependant, le
comte d'Artois occupa plusieurs autres architectes
qui se réclamèrent comme lui du titre. Tel, par
exemple encore, Thomas, parti en Russie et connu
sous le nom, là-bas assez célèbre, de Thomas de
Thomon. C'-est à propos du qualificatif d'architecte
de ce frère du roi, qu'il prend aussi, que Landon
(Nouvelles des Arts, II) dit qu'il ne reconnaissait en
titre comme architecte du comte d'Artois queBoul-
lée et Bélanger son successeur. Il est certain que ce
dernier le fut de par un contrat d'acquisition de la-
dite charge à beaux deniers comptants, pièce con-
servée aux Archives nationales où nous l'avons vue.
(2) Il était, en outre, chevalier, conseiller du roi
en son conseil, maître des requêtes honoraire de
son hôtel. Quant au titre d'intendant de Bourgogne
pourtant bien désigné par l'acte notarié et- pour ce
motif maintenu ici, M. le bibliothécaire de Dijon
ayant fait à notre intention des recherche? conscien-
cieuses dans les nobiliaires et les almanachs de l'an-
cien régime, ne trouve pas son nom. Il be rencontre,
jusqu'ici, qu'un La Corée vivant au xvite siècle, dans
la Chambre des Comptes dé Paris, par Constant ,
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