Titre : L'Art libre
Éditeur : [s.n.] (Bruxelles)
Date d'édition : 1919-03-15
Contributeur : Colin, Paul (1890-1943). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32702619d
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 745 Nombre total de vues : 745
Description : 15 mars 1919 15 mars 1919
Description : 1919/03/15 (A1,N1)-1919/03/31. 1919/03/15 (A1,N1)-1919/03/31.
Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone... Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique
Description : Collection numérique : Zone géographique : Europe Collection numérique : Zone géographique : Europe
Description : Collection numérique : Thème : La langue française Collection numérique : Thème : La langue française
Description : Collection numérique : Arts Collection numérique : Arts
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k57913579
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, FOL-Z-1741
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
■4ËÊÈÈÉÊËËJ:' .'■'■■■ >
L'Art Libre, 3>àul Colin. — Et nous ? 3--S. ëlslander. •— Mperçud'une
' psychologie de la peinture moderne, SPaul 3terntani. — De; là néces-
sité d'être un homme du mondé, 3t.-S. 31/lélot. — L'artiste, Charles
Counhaye. — Le critique, 3tL-du 1>y. — A propos des « Semailles»,
3C. 2). — Verhaeren, Victor de Laveleye. — Simple idée, £'3trt £ïbre.
Administration. — Une. audition musicale. — Notes et nouvelles.
L'ART LIBRE
Le premier numéro de L'Art libre paraît le jour où le Cercle des
Quinze organise sa première exposition. Ainsi s'affirment, des le début,
la concordance de leur effort et la communauté de leur objectif.
Quel est leur objectif? Vers où tend cet effort? Il serait puéril de
Je cacher, et hypocrite.
Voici: . • ,
Avant la guerre, nos .peintres — moins âgés, et, par là, moins per-
sonnels, moins affirmatifs — n'avaient pas réussi à fixer sur eux l'atten-
tion de la critique et du public. Les grands-prêtres des anciennes for-
mules - ces terribles réactionnaires qui paralysent l'évolution de notre
,nr* jinfinnsl — négligeaient ce mouvement sans.cohésion e.t-tournaient,
vers des brebis moins galeuses leurs yeux myopes.
D'.autre part* les jeunes artistes que soutenaient ces vénérables
pontifes, et qui affectaient', pour leur plaire, un parfait mépris du mo-
dernisme, ne se sentaient pas menacés dans leur clientèle par ces pau-
vres rapins, trop sincères pour être dangereux, et qui ne cherchaient
pas — oh ! dévoyés ! — à produire des oeuvres vendables.
Malheureusement pour ces deux catégories d'intéressants person-
nages, la guerre, qui a changé bien des choses, a modifié cette situation.
Encore que les salons qui se succédèrent pendant l'occupation
ennemie aient restreint à des proportions modestes la vaste scène à
laquelle le public était accoutumé; encore que les expositions particu-
lières des peintres d'avant-garde aient été étouffées dans l'indescriptible
tohu-bohu des salonnets médiocres; encore qu'aucune voix n'ait pu
s'élever dans une presse honnête pour soutenir et coordonner les élans,
le public a évolué, et il a pris goût à un art dont l'originalité puissante,
hardie, intransigeante, lui faisait horreur, quelques mois auparavant.
On n'expliquera peut-être jamais ce phénomène, mais il est patent.
Rik Wouters, qui n'avait recueilli que des quolibets à la veille de
la guerre, lors de sa mémorable exposition de la galerie Giroux, Rik
Wouters, mort, fut unanimement salué comme un génie, et ses détrac-
teurs de la veille se composèrent un masque éploré pour évoquer son
%om. Tous les autres, tous ceux des Quinze, tous les nôtres, dont on
haussait les épaules ou qu'on ignorait, se firent connaître de la foule,
et leur talent fut apprécié.
Or, ce glissement d'opinion, qui ne leur échappait pas, fit grincer
les dents des critiques sévères, et mit la mort dans l'âme de ces col-
lègues malins dont nous parlions tantôt.
Et s'étant groupés pour reconquérir une place à moitié perdue,
ils affirment aux populations que le bel art jeune, ce sont les pastiches
des grandes oeuvres d'il y a vingt ans qui sortent quotidiennement de
leur pinceau, et que nos amis sont de misérables arrivistes, incapables
de dessiner et de peindre, et qui spéculent sur le snobfsme ' pour se
ranger parmi.eux.
Les critiques de la vieille garde ont fourbi leurs armes pendant
quatre années, et dans leur presse et leurs revues entament une offen-
sive torrentielle. Et comme ils sont sincères, eux aussi, comme ils se
trompent avant de tromper les autres, ils sont dangereux.
Je ne; reproché rien à personne, comme dit l'uti d'entre eux. je
ne, souligne même pas ces articles ahurissants, où, prophètes de l'art
futur, ils le rêvent dépourvu d'originalité, d'individualisme, de carac-
tère — gouvernemental, oui, et syndiqué.
je voulais simplement expliquer pourquoi les Quinze se sont
réunis^ et pourquoi nous publions ce bulletin dé propagande, en com-
munion avec eux.
Il y a cinquante ans (1871), un autre Art libre fut fondé en Bel-
gique pour s'opposer aux vieux bonzes de la génération précédente.
Il vécut plusieurs années,soutenant la Société libre des Beaux-Arts, font
il était, en quelque sorte, l'émanation, et on y vit des artistes remar-
quables, comme Louis Dubois, mener le combat avec courage et
vigueur.
Louis Dubois classique aujourd'hui — faisait alors figure de
révolutionnaire et il dut subir d'âpres luttes pour faire progresser
l'école, qui s'enlisait dans des formules.
Quelques années plus tard, pour résister à l'emprise du réalisme,
devenu systématique, pour s'opposer aux séides, aux épigones de la
Société libre des beaux-arts, les jeunes forces de notre peinture se
réunirent pour former la Société des Vingt, qui fut une époque de l'art
belge, et qui, cédant au précepte de l'indispensable évolution, mena
notre école dans des régions nouvelles. <
■■■■G-*-C3t"à-d^5sekî-;-£j-3C~r:oa3"-à'/ôTî^-r3levê-lè"titre SOHOT lointaine et que notre cercle, par son nom, rappelle celui de nos aînés.
Ce titre et ce nom affirment notre volonté.
Nous ne croyons pas, quant à nous, à l'unification d'un mouve-
ment d'art. Que d'autres imaginent cela et s'en forgent une félicité
souriante, tant mieux pour eux! Nous croyons, nous, à la vertu dei'inïs
dividualisme, et que c'est la multiplicité et la variété de notre école qui
en constituent la richesse.
Il n'y a, ici, aucune hantise malsaine. Nous ne sommes pas les
névrosés que certains dénoncent. Nous sommes traditionnalistes dans'
le sens le plus vrai du mot, et nous dénions cette qualité aux critiques
et aux peintres d'avant-hier. Au nom du passé, de ses trésors et de ses
maîtres, eux veulent restreindre l'avenir et ils plagient l'oeuvre des
aînés: nous voulons suivre l'exemple de leur vie et exprimer notre
temps dans notre art, comme ils ont exprimé le leur.
Des efforts de cohésion ont été faits déjà, reconnaissons-le. Mal-
heureusement, ils ont trahi l'art jeune en admettant sous ce drapeau
des peintres malhabiles et sans talent.
Quand un mouvement s'esquisse à peine, des médiocrités par-
viennent souvent à s'y glisser et à l'alourdir. Alors, quand ce sont des
hommes officiels qui président aux expositions — eux qui doivent
ménager tout le monde —, il en résulte des compromis malfaisants.
Or, il faut être libre. Nous voulons être libres. Nous endossons
la responsabilité pleine de nos actes. Nous agirons seuls. Si nous nous
trompons, nous n'aurons ni reproches à faire, ni excuses à invoquer.
C'est une situation périlleuse, mais franche. '. r
Nous n'avons d'autre ambition que de vivre nos dix années de
travail et de combat et de conquérir, pour nos frères plus -jeunes, le
droit de vivre et de lutter comme nous. . :
L'heure est propice pour agir. La Belgique s'enfièvre dans tous'
les'dpmaines. Nous accomplirons notre tâche sans craindre ia férule
dès pions et le sourire dédaigneux des peintres de tout repos. (
Nous croyons avoir un rôle à jouer. ' ;
Nous essaierons de le jouer en toute sincérité. f
En avant! * \ j ,
^ PAUL COLIN.
L'Art Libre, 3>àul Colin. — Et nous ? 3--S. ëlslander. •— Mperçud'une
' psychologie de la peinture moderne, SPaul 3terntani. — De; là néces-
sité d'être un homme du mondé, 3t.-S. 31/lélot. — L'artiste, Charles
Counhaye. — Le critique, 3tL-du 1>y. — A propos des « Semailles»,
3C. 2). — Verhaeren, Victor de Laveleye. — Simple idée, £'3trt £ïbre.
Administration. — Une. audition musicale. — Notes et nouvelles.
L'ART LIBRE
Le premier numéro de L'Art libre paraît le jour où le Cercle des
Quinze organise sa première exposition. Ainsi s'affirment, des le début,
la concordance de leur effort et la communauté de leur objectif.
Quel est leur objectif? Vers où tend cet effort? Il serait puéril de
Je cacher, et hypocrite.
Voici: . • ,
Avant la guerre, nos .peintres — moins âgés, et, par là, moins per-
sonnels, moins affirmatifs — n'avaient pas réussi à fixer sur eux l'atten-
tion de la critique et du public. Les grands-prêtres des anciennes for-
mules - ces terribles réactionnaires qui paralysent l'évolution de notre
,nr* jinfinnsl — négligeaient ce mouvement sans.cohésion e.t-tournaient,
vers des brebis moins galeuses leurs yeux myopes.
D'.autre part* les jeunes artistes que soutenaient ces vénérables
pontifes, et qui affectaient', pour leur plaire, un parfait mépris du mo-
dernisme, ne se sentaient pas menacés dans leur clientèle par ces pau-
vres rapins, trop sincères pour être dangereux, et qui ne cherchaient
pas — oh ! dévoyés ! — à produire des oeuvres vendables.
Malheureusement pour ces deux catégories d'intéressants person-
nages, la guerre, qui a changé bien des choses, a modifié cette situation.
Encore que les salons qui se succédèrent pendant l'occupation
ennemie aient restreint à des proportions modestes la vaste scène à
laquelle le public était accoutumé; encore que les expositions particu-
lières des peintres d'avant-garde aient été étouffées dans l'indescriptible
tohu-bohu des salonnets médiocres; encore qu'aucune voix n'ait pu
s'élever dans une presse honnête pour soutenir et coordonner les élans,
le public a évolué, et il a pris goût à un art dont l'originalité puissante,
hardie, intransigeante, lui faisait horreur, quelques mois auparavant.
On n'expliquera peut-être jamais ce phénomène, mais il est patent.
Rik Wouters, qui n'avait recueilli que des quolibets à la veille de
la guerre, lors de sa mémorable exposition de la galerie Giroux, Rik
Wouters, mort, fut unanimement salué comme un génie, et ses détrac-
teurs de la veille se composèrent un masque éploré pour évoquer son
%om. Tous les autres, tous ceux des Quinze, tous les nôtres, dont on
haussait les épaules ou qu'on ignorait, se firent connaître de la foule,
et leur talent fut apprécié.
Or, ce glissement d'opinion, qui ne leur échappait pas, fit grincer
les dents des critiques sévères, et mit la mort dans l'âme de ces col-
lègues malins dont nous parlions tantôt.
Et s'étant groupés pour reconquérir une place à moitié perdue,
ils affirment aux populations que le bel art jeune, ce sont les pastiches
des grandes oeuvres d'il y a vingt ans qui sortent quotidiennement de
leur pinceau, et que nos amis sont de misérables arrivistes, incapables
de dessiner et de peindre, et qui spéculent sur le snobfsme ' pour se
ranger parmi.eux.
Les critiques de la vieille garde ont fourbi leurs armes pendant
quatre années, et dans leur presse et leurs revues entament une offen-
sive torrentielle. Et comme ils sont sincères, eux aussi, comme ils se
trompent avant de tromper les autres, ils sont dangereux.
Je ne; reproché rien à personne, comme dit l'uti d'entre eux. je
ne, souligne même pas ces articles ahurissants, où, prophètes de l'art
futur, ils le rêvent dépourvu d'originalité, d'individualisme, de carac-
tère — gouvernemental, oui, et syndiqué.
je voulais simplement expliquer pourquoi les Quinze se sont
réunis^ et pourquoi nous publions ce bulletin dé propagande, en com-
munion avec eux.
Il y a cinquante ans (1871), un autre Art libre fut fondé en Bel-
gique pour s'opposer aux vieux bonzes de la génération précédente.
Il vécut plusieurs années,soutenant la Société libre des Beaux-Arts, font
il était, en quelque sorte, l'émanation, et on y vit des artistes remar-
quables, comme Louis Dubois, mener le combat avec courage et
vigueur.
Louis Dubois classique aujourd'hui — faisait alors figure de
révolutionnaire et il dut subir d'âpres luttes pour faire progresser
l'école, qui s'enlisait dans des formules.
Quelques années plus tard, pour résister à l'emprise du réalisme,
devenu systématique, pour s'opposer aux séides, aux épigones de la
Société libre des beaux-arts, les jeunes forces de notre peinture se
réunirent pour former la Société des Vingt, qui fut une époque de l'art
belge, et qui, cédant au précepte de l'indispensable évolution, mena
notre école dans des régions nouvelles. <
■■■■G-*-C3t"à-d^5sekî-;-£j-3C~r:oa3"-à'/ôTî^-r3levê-lè"titre SOHOT
Ce titre et ce nom affirment notre volonté.
Nous ne croyons pas, quant à nous, à l'unification d'un mouve-
ment d'art. Que d'autres imaginent cela et s'en forgent une félicité
souriante, tant mieux pour eux! Nous croyons, nous, à la vertu dei'inïs
dividualisme, et que c'est la multiplicité et la variété de notre école qui
en constituent la richesse.
Il n'y a, ici, aucune hantise malsaine. Nous ne sommes pas les
névrosés que certains dénoncent. Nous sommes traditionnalistes dans'
le sens le plus vrai du mot, et nous dénions cette qualité aux critiques
et aux peintres d'avant-hier. Au nom du passé, de ses trésors et de ses
maîtres, eux veulent restreindre l'avenir et ils plagient l'oeuvre des
aînés: nous voulons suivre l'exemple de leur vie et exprimer notre
temps dans notre art, comme ils ont exprimé le leur.
Des efforts de cohésion ont été faits déjà, reconnaissons-le. Mal-
heureusement, ils ont trahi l'art jeune en admettant sous ce drapeau
des peintres malhabiles et sans talent.
Quand un mouvement s'esquisse à peine, des médiocrités par-
viennent souvent à s'y glisser et à l'alourdir. Alors, quand ce sont des
hommes officiels qui président aux expositions — eux qui doivent
ménager tout le monde —, il en résulte des compromis malfaisants.
Or, il faut être libre. Nous voulons être libres. Nous endossons
la responsabilité pleine de nos actes. Nous agirons seuls. Si nous nous
trompons, nous n'aurons ni reproches à faire, ni excuses à invoquer.
C'est une situation périlleuse, mais franche. '. r
Nous n'avons d'autre ambition que de vivre nos dix années de
travail et de combat et de conquérir, pour nos frères plus -jeunes, le
droit de vivre et de lutter comme nous. . :
L'heure est propice pour agir. La Belgique s'enfièvre dans tous'
les'dpmaines. Nous accomplirons notre tâche sans craindre ia férule
dès pions et le sourire dédaigneux des peintres de tout repos. (
Nous croyons avoir un rôle à jouer. ' ;
Nous essaierons de le jouer en toute sincérité. f
En avant! * \ j ,
^ PAUL COLIN.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 96.69%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 96.69%.
- Collections numériques similaires Bibliothèque Francophone Numérique Bibliothèque Francophone Numérique /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "RfnEns0"
- Auteurs similaires Colin Paul Colin Paul /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Colin Paul" or dc.contributor adj "Colin Paul")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 4/11
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k57913579/f4.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k57913579/f4.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k57913579/f4.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k57913579/f4.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k57913579
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k57913579
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k57913579/f4.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest