Titre : Le Matin : derniers télégrammes de la nuit
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1888-12-01
Contributeur : Edwards, Alfred (1856-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 01 décembre 1888 01 décembre 1888
Description : 1888/12/01 (Numéro 1744). 1888/12/01 (Numéro 1744).
Description : Note : 2ème édition. Note : 2ème édition.
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 01/04/2008
JOURNAL ABSOLUMENT INDEPENDANT
DÉCEMBRE 18S8
PRIX Pour. 1 mois 3 mois 6 mois Un an
Paris 4 fr. 10 fr. 2Ofr. 40 ûv
Départements .4 » 10 » 20 » 40 »
CJniou postale. 5 15 » I 28 54
Les sbonnaruents lit 1- et du 10 de chaque mois.
Ces Annonces sont reenes cher, MM. Cerf
et Cie, 6 «4 8, place (le la Bourse, et aaK
Bureaux «lu ;Journal.
Ce n'est ras settlempitt- par les chargés nou-
velles imposées -aux 'peuples de T^utriche-Hon-
aiHimce pèse dttjâ si lourde-
-meo-t sur eux, mais aussi paries complications
i£n Serbie,
ùe plus en 'plus grave. On y emprisonne par
tournées les citoyens réputés hostiles au roi, ce
»-[ui n'empêcho aucunement les émeutes main
armée, entr'îuitivs, celle de dimanche dernier,
tj-u' aujourd'hui, à Vienne même, ta presse oi'R-
cielie'ivûse plus nier.
A chaque instant de nouveaux désordres
viennent fournir l'indice d'un trouble continuel
dans les esprits. Déjà l'on parle en haut lieu
d'ajourner aux calendes grecques les élections
pour la Skoupchtina qui doit élaborer une
Constitution nouvelle, ou bien, si elles ont lieu,
on s'attend il des -émeutes sérieuses. On peut
dire, sans exagération, que les événements ont
pris une tournure révolutionnaire. Dans le pu-
blie, il est toujours question d'un coup d'Etat,
qui serait, paraît-il, déjà décide pour le cas où
les électeurs mettraient le ministère, ou plutôt
le roi en échec.
aiilricheu marchent donc
très mal en Serbie. •
D'autre part, en Eoiun.i nie, la situation sem-
ble s'èclaircir, mais" au détriment de l'influence
autrichienne.. •
Le cabinet a été reconstitué avec
conservateurs et'dans un 'sens favorable la
politique russe par l'arrivée;de M.-iLaïiovary au
département des dbrnaines et de M. le général
Or,- ce dernier' ne s'est jamais cache dosa..
ferme intention de s'opposer' aux défenses com-
mencées à Eucharcst. Son premier acte sera de
proposer des sur. les travaux du gé-
nie.
Da reste, l'entente avec les conservateurs s'est
effectuée sur le retrait £le l'obligation du visa
des passeports qui,jusqu'à ce jour, était imposée
à tovs les voydgours russes avant leur entrée
dans le royaume.
On voit que -l'horizon ne pas pour
it de ses frontières. Ce
n'est que justice.
L'abondance des matières nous oblige de
remettre à demain la suite de notre intéres-
sant feuilleton « LE MYSTÈRE D'UN
HANSOM CAB ».
CHOSES ET GENS
Usera pourvu très prochainement au remplace-
mont de M. Féraiidi comme ministre de France au
Maroc. Parmi tels personnes mises en avant pour ce
poste on citait M. Patciiôtre..
Le Lancet annonce que-sir Morell Mackenzie-a-
résigné ies fonctions de membre du collège' royal
des médecins de Londres, la suite .des. attaques
dont il a été i'tibjtit au sein de ce collège.
La réunion de l'Alliance républicaine, devait
se tenir hier soir à l'hôtel Continental, a été ajour-
née. Cette réunion est renvoyée à la semaine pro-
chaine. On assure quo M. Jules Ferry y prono neeru
un grand discours.
La Société de secours aux familles des marins
français naufragés, vient de reconstituer son bu-
l'eau, par suite du décès de son président fonda-
teur, M. A. de Courcy. Le conseil a nommé M
Henri Desprez, Président, et M. Guy de Courcy,
vice-président.
On annonce diverses modifications dans le service
des hôpitaux. Une commission a été nommée à la
Faculté de médecine de Paris, et a été chargée de
préparer la réforme du concours de clinicat et de
donner son avis sur le maintien ou la suppression
des internes dans le service de chirurgie.
Un certain nombre do sociétés de canotage ont
pris l'initiative de convoquer un congrès de toutes
jes sociétés d'aviron do France. Dans ce congrès.
qui aura lieu- le dimanche 20 janvier prochain, on
discutera plusieurs questions intëressantie sport
nautique, notamment cello de la construction des
bateaux
Une statistique iâssez^urieuse. Depuis le commen-
cement de cette année, oa-a vu naître I,6i8,publica-
tions périodiques, dont94 politiques, 56 h'Uéraires, 66
illustrées, 16 diplomatiques ou économiques, 2/ mi-
litaires, 25 sportives, 14G tlnancières, 85 industriel-
les, théâtrales, etc. L'année 87 avait vu paraître
touilles dont 253 étaient des feuilles mortes
avant d'avoir vu l'année
On sait que, depuis la mort de Victor Hugo, 5 vo-
lumes d'oeuvres inédites ont déjà été publiés. Les
exécuteurs testamentaires du poète vont prochai-
nement faire paraitre plusieurs autres volumes de
prose, de métaphysique ou de correspondance et
enfin l'Océan, qui a lui seul fournira la matière de
trois volumes. Au total, les œuvres inédites de Vic-
tor Hugo comprendront encore 10 nouveaux vo-
lumes.
M. Edouard Brame, ingénieur. en chef des ponts
et chaussées, commandeur de la Légion d'honneur,
est mort, hier soir, dans une voiture de place qu'il
avait prise devant le Crédit lyonnais pour se faire
conduire à la porte Dauphine. C'est en arrivant à
destination que le cocher s'est aperçu que M. Brame
avait cessé de vivre. Le docteur appelé à procéder
aux constatations médicales a déclaré que la mort
était due à uue. congestion cérébrale. Le corps a
été immédiatement transporté au domicile du dé-
funt, 5, rue>Saint-Dominique.
M. Goblet a reçu, hier matin, la visite d'Essad-
Pacha, ambassadeur de Turquie à Paris, qui l'a en-
tretenu des propos prêtés à Mgr de Lavigerie au
sujet de la Tripoli laine. Le ministre des affairea
étrangères a rappelé à l'ambassadeur de Turquie
que le primat d'Alger avait donné un démenti pu-
blic au langage qui lui avait été attribué par la
Tribuna, démenti dont il avait été avisé par M. de
Montbel, chargé d'affaires de l'ambassade de
France au Vatican, en l'absence de,1\ Lefebvre de
Béhaine.
Le maréchal de Mac-Mahon mettrait en ce mo-
ment la dernière main à ses mémoires qui, sous
peu de mois, paraîtraient simultanément à Paris, à
Londres et à Leipzig. Afin d'assurer à son livre un
caractère de fidélité indiscutable, le maréchal se pro-
poserait, dit-on, de soumettre a l'archiduc Albert
d'Autriche toutes les épreuves de son travail con-
cernant la guerre d'Italie, tandis qu'il demande-
rait au comte de Moltke de corriger, s'il y avait
lieu, ses récits sur certains faits de la guerre de
musée du Luxembourg, transporté dans l'an-
cienne orangerie, est à peu près installé à l'inté-
rieur. Mais la décoration extérieure n'est pas en-
'coré achevée. Chaque jour, on la complète par
quelques acquisitions. :Aînsi les nichés pratiquées
à l'extérieur viennentde recevoir les bustes des arV
listes suivants Houdon, J. David, A. Gros, Rude,
Proudaon, David d'Angers, Ingres, Pradier, pela-
croixï Barye, Millet, Th\ .Rousseau, Dans le jardin
se trouvent le Phidias gigantesque d'Aimé Millet,
ainsi que le groupe en bronze M. $vu=
cher.
A propos de la collection Van Praet, quelques-uns
de nos confrères ont annoncé que la famille du cé-
lèbre collectionneur, avait décidé do conserver
cette merveilleuse collection qui serait seulement
exposée à Paris en 1889. D'après des renseigne-
cétto version serait inexaefo. M. Devaux, l'héritier,
do M. Van Praet, a, ;ureorrh-aito, résolu de se défaire
de Il collection do l'anci0n mïrristre de la maison
du roi des Belges! 11 Il ouvert dos négociations^ à
ce sujet, avec M. Loekroy. cl ollos ont abouti h l'achat
par le gouvernement français de la collection pour
la somme de deux millions. Cette oollection pren-
drait place au Louvre, dans une salle spéciale qui
porterait le nom de Van Praet. C'est ta première fois
que pareil honneur ost accordé à une colleetfdTv-
qui ne soit pas un don. Mais on l'admettra sans
peine, étant donnée la valeur inestimable des œu-
vrôs qu'avait su rassembler M. Van Praet
CONSEIL DU JOUR
Le filtre ne suffit pas.po.uir séparer de l'eau qu'on
boit à Paris les myriades do microbes qu'elle con-
tient i! faut faire bouillir son eau, si l'on veut être
à l'abri de tout dangèr. Or, l'eau perd on bouillant
ses principales qualités. Il faut donc, de toute né-
cessité, avoir recours aux eaux minérales natu-
C'ast pourquoi le Matin donne en prime des
Eaux de Vaxs (Ardèche), source « Les Clélestins ».
Envoi de 50 bouteilles contre mandat-poste de
15 francs adresse ,il. radministraiion du journal.
Port en sus 5. francs à Paris et dans le- déparle-
ment. de la Seine. à domicile dans tes
cinq jours.de
« VIE MONDAINE
Un comité de dames russes Les grandes
chasses dans l'Ouest et aux environs
̃ V de Paris.
Nous appreuohs qu'un comité représentant la haute
colonie russe il Paris vient de se constituer pour orga-
niser une grande fête au profit tant de l'Association des
dames tranraises que de la Caisse de bienfaisance
Ce comité est composé dn la vri1}06856 Wolkousky,
née Paskéviteh, la cointosscMouFawicir-Arnoitrky, Mme
PliilosophofT, Mlle Phiiosopliofl', demoiselle d'hotincirr
de S. M. l'impératWcctlc Russie; lacomtesse Eobinsboy,
Mme de Boutouraae, Mme de Champgrand. née No-
vossiltzoff, Mme de i,i.,nz, Mme de Potemkihc, nëo
princesse Gtlitzine, la baronne Schlippenbach, uée l'or:
signy, Slmc de .Soutzcfl", née princesse Qagarine.
Chasses dans l'Ouest.
Le général marquis d'Andignô, sénateur, a convié
ses amis et les officiers des garnisons voisines il sui-
vie l'équipage de son neveu, le-comtc -Geoffroy d'Andi-
gné, qui chasse au chevreuil en Anjou avec beaucoup
lies rendez-vous sont les lundis au château du Manet,
'résidence du. général, ot les dans le parc des
Parmi les amazpnes.ciui suivent la «basse, M) cite la
marquise da Gastellane, la de la Mollie-BS-
On revient faire la curée au .ohAteau, puis la soirée
est occupée par des divertissements variés. Une dès
une troupe d'amateurs l'opérette Avant la noce. En-
suite on a dansé ,jusrtu'au jour. Le cotillon était con-
duit par le comte Louis d'Andigné, très expert, comme
on le sait, en pareille matière.
Egalement dans l'Ouest, l'équipage du. comte d'Elva
a fait de belles prises ou forêts du Pertreet de Mizedon (Mayenne). M. d'Elvu, qui est lieutenant-
de louveterie, est également un des principaux organi-
sât, urs des courses de Laval,
Les chasses auxquelles il prend part donnent souvent
lieu il des péripéties émouvantes. L'autre jour, un san-
glier a blessd cinq chiens et tué un des chovaux de la
Aux environs de Paris, la semaine a été marquée par
de brillantes «liasses au château de Courrance en Seine.;
et-Marne, appartenant au baron de Hwber, frère do lieue
Mme de Kerjégu,
Le duc de Gramont, avant do so transporter dans
la forèt de Fontainebleau, comme nous l'avons annoncé,
avec son équipage qui remplacent celui de M. Wphrussi,
vient de chasser dans la Sartho. Le derrder laissei1-
Gourre a été très brillant, et le soir la curée aux ilam-
beaux a eu lieu sur la pelouse du -château do Mangé.
Parmi les invités prince et princesse de Bmglie,
marquise de Mailly, comte et comtesse d« Noailles,
baron et baronne Lcvavassour. marquis db Broc, eom-
tesse de Puységur, prince de LuiàngG.
Horrible suicidé.
Un forgeron, Auguste Poux, figé de trente-neuf
ans, s'est suicidé hier dans des circonstances cipou-
vantables 11 s'est jeté du haut de la passerelle du
Ranelagh sur la voie du chemin do fer dn ceinture,
au moment du passage d'un train.
Auguste Poux a eu la tête complètement broyée!,
Son cadavre a été envoyé à la Morgue.
Mystèrel
Un individu aux allures bizarres se présentait,
jeudi soir, dans un hôtel meublé de la rue G-eof-
i'roy-Langevin, et demandait une chambre pour pas-
ser la nutt.
Ii négligea de s'inscrire sur le registre spécial de
la maison, •
Le lendemain matin, lâ garçon de l'hôtel conta-
tait que le singulier voyageur avait quitté furtive-
ment sa chambre en emportant la pendule.
Au lieu et place de œlle-cL il avait mis en évir
dence, sur la cheminée, une sorte d'étui en carton
renfermant une cotte de boulanger complètement
ensanglantée.
Le signalement de cet énigmatiquo personnage,
qui, au dire du gaiçon d'hôtel, avait un fort accent
britannique, été -donné il. 'M. Duranton, commis-
saire de police.
Ce magistrat a commeacé «ne eaguôte-afla de ra-
trouver cet individu.
Est-ce que, par hasard, le mystérieux auteur des
crimes de Whitechapel, Jack -l'Eventreur, serait
venu opérer dans nos murs?
Vols dans un hospice.
On annonce que des détournements do fonds s'é-
levant à 2,000 frâncs environ ont été commis il la
maison de retraite de Larochefoucauld, située ave-
nue d'Orléans, au Petit-Montrouge.
C'est l'administration de l'Assistance publique qui
se charge de l'encaissement des coupons des titres
de rentes appartenant aux pensionnaires et, si
ceux-ci le désirent, elle convertit en rentes viagères
les capitaux qui lui sont confiés. Un employé, ap-
partenant depuis dix années à l'administration, le
nommé. Loitron, âgé de trente-trois ans, s'occupait
tout spécialement de cette partie de la comptabilité.
Il y a quelques jours, le directeur de l'Assistance
publique, recevant de nombreuses^ plaintes au su-
jet de cet employé, qui avait le grade de commis
principal, ordonna une enquête.
On apprit que le commis gardait par devers lui
une partie des sommes qui lui étaient conflées.
Le directeur de l'Assistance publique demanda la
révocation de Loitron, etle parquet décerna-contre
lui un mandat d'amener.
Lorsqu'on se présenta au domicile de remployé
pour l'arrêter, il avait pris la fuite.
Le service de la sûreté a reçu l'ordre de recher-
cher cet individu.
Tue-le!
Un employé de commerce de la rue de Ferrus,
M. B. soupçonnait depuis quelque temps sa
femme d'entretenir des relations adultères avec un
de ses voisins, un jeune homme do vingt-quatre
ans, René D.
Afia d'en avoir le coeur net, le mari recourut à un
antique stratagème qui réussit toujours.: il simula
un voyage.
Hier, a sept heures du matin, il rentrait chez lui
et trouvait le jeune René D. installé à sa place
dans le lit conjugal.
Misérable 1 vous m'avez volé mon .honneur 1
Apprêtez-vous à mourir 1
Telles furent les menaçantes exclamations que
proféra M. B. dans un accès de lyrisme commun
à beaucoup de maris, trompés.
Le jeune D. tenta de fuir; mais une balle de
revolver reçue en plein ventre le clouait bientôt
sur le lit.
Croyant avoir tué l'amant de sa femme, ce fut le
mari -qui courut à toutes jambes jusqu'au poste
central du quatorzième arrondissement où il ra-
conta l'acte vengeur qu'il venait de commettre.
M. B. a été gardé à la disposition de M. Per-
ruche, commissaire de police. Quant M.
dont l'état est fort grave, son transport immédiat à
« CINE JSUîvE FILLE U, par St-JVlajcent, 1
Jeas2ne d'Arc, grand roman national, par jules
Lermina.
Ce roman, l'un des plus touchantes, l'un des plus
dramatiques de la littérature contemporaine, est
une oeuvre éminemment nationale à les pé-
rils de l'heure présente donneront une saris d'ac-
^̃i
Académie des. inscriptions et belles-lettres
Séance du 30 novembre 1888 Pré-
sidence de M. le marquis d'Hervey
̃'̃•
M. le ministre de l'instruction publique adresse
-à l'Académie la liste des objets qui ont été volés
dernièrement au musée Saint-Louis de Carthage.
Cette liste,qui ne contient pas moins de 7 pages in-
folio, prouve l'importance du vol commis. Elfe est
renvoyée .Il la commission d'examen do l'Afrique du
Nord. i
Il ,est donné lecture do la liste dos candidats à la
place laissée vacante par la mort de M. Bergaigne.
Ces candidats sont MM. Courajod, Clormont-Gan-
neau, Robert de Las.toyrio et^ l'abbé Duchosne.
M. de Vogues fait connaître les résultats des fouil-
les -exécutées ce Carthage par le porc Delattre. A la
colline do'Byrsa, on a découvert toute une série de
sépultures de {'époque de la Carthage punique.
Vans l'un de ces tombeaux, on a troûvé-des cadit-
vres couchés sur leua lit funéraire ils étaient ac-
coinipagnôs d'armes, de bijoux et de poteries ayant
beaucoup d'analogie avec la céramique ̃helk'iiiiauo.
Los fouilles exécutées à Gamart ont prouvé que la
nécropole qu'on y a découvert edatait de l'époque
romaine. Elle paraît avoir été surtout destinée â la
colonie juive.
M. de Vogué se réserve de revenir avec plus de
détails sur ces importantes découvertes.
Après-cette communication, l'Académie se forme
on comité secret pour discuter les titres des candi-
*dats énumérés plus haut.
l « CORRESPONDANCE
Le Canada et les Etats-Unis.
A MONSIEUR LE DIRECTEUK DU
Moasieur. Il a été de nouveau question ces
derniers temps de l'union politique du Canada avec
les Etats-Unis, erave nroblôme qui pourra long-
temps passionner les esprits au-dola de l'Atlanti-
que, et dont la solution dépend avant tout de la vo-
lonté des Canadiens. A eux d'apprécier, dans la plé.
nitude de leurs droits, s'il leur convient de rompra
le fit léser qui les retient à la couronne d'Angleterre
et â'échan'er une. indépendance presque complète
corAre l'honneur et les avantages de faire partie de
.la grande République des Etats-Unis.
S'il nous était cependant- permis de donner un
conseil il ceux d'entre, nos a-rais .fUi-C.a-aa.da qui sont
partisans de J'union, nous leur dirions volon-
tiers :̃"̃̃ ̃•̃̃̃̃
«Vous aveii peut-ôtre râisoft do vouloir vous
rapprocher encore de vos puissants voisins; car.
les peuples tendent toujours plus à dovenir solidai-
res les uns des autres, ot leur bonne entente, leur
union est nécessaire a leur prospérité.
» Mais pourquoi contracter un engagement éternel
et sans réserves ? Profitez au moins de ce que vous
êtes encore vos propres maîtres pour imposer vos
conditions, pour réclamer des garanties.
"Ne vous contentez pas du droit do nommer des
représentants vous serez .toujours une minorité
.daas les Etats-Unis o.t ce droit ne saurait vous pré-
muni.! contre le danger d'être opprimés un jour par
la majorité.
» Les Alsaciens-Lorrains ne sont-ils pas cruelle-
ment asservis, bien qu'ils jouissent, comme tous
les autres membres de la Confédération germani-
que, du privilège d'envoyer des députés au Reichs-
tag?
» La véritable liberté pour un peuple, c'est de pou-
voir toujours disposer de soi-même.
» Demandez 'donc le droit de pouvoirtoujours re-
prendre votre entière indépendance, à certaines
époques, tous les cmq ans, par exemple, sur de-
mande formulée par la majorité de vos représen-
tants et ratifiée par un vote populaire, et moyen-
nant paioment d'une indemnité fixée par des arbi-
.1res, en remboursement équitable dos charges quo
les auraient pu s'imposer "à..votre 'profit.
Unis'un moyen permanent d'action qui f'oblig-erait
à tenir compte de vos besoins et de vos reveadica-
tioas; ̃̃ ̃' .;̃ ̃ ••̃-̃ ̃ ̃
"Vous obtiendriez tous tes avantages de l'union,
sans avoir fait le sacrilico cte votre liberté,
Agréez, etc. ̃
LES THÉÂTRES
Eden. Le « Petit Duo », opéra comique en
trois actes, de MM. MeilhacetHalévy,
musique de M. Lecocq.
Le Petit Duc, qui fut donné, il y a bientôt onze
ans, il. la Renaissance, avec un succès resté légen-
daire, est un opéra comique dans toute la force du
ternie, mais un opéra, comique plein de jeunesse,
do gaité, d'entrain, de fraîcheur et de mouvement.
Cela ressemble beaucoup comme action aux vaude-
villes adorables .etadmirablonientjoués autrefois par
Déjazet, et le point de départ surtout rappelle celui
dos ̃Premières armes de Richelieu.
H s'agit, en effet, d'un tout jeune homme, le duc
de -Parlhonay, qui, pour de hautes raisons de con-
venance, épouse sa petits cousine Blanche, mais
qu'on sépare de sa femme aussitôt que Ua cérémo-
nie officielle est terminée, la consommation effec-
tive du mariage ne devant avoir iic.ù que deux ans
-plus tard. D'ici là, la petite duchesse ira terminer
son éducation au 'couventd'cs dames nobles do Lu-
néyiile. ̃ >
• Le petit duc pleure, se lamente, tempête mais
on lui donne comme fiche de consolation-un régi-
ment avec lequel il pourra jouer au soldat tout à
son aise, en attendant qu'il devienne le mari do sa
femme.
Deux ans, c'est très long pour un jeune homme
élevé il la cour de Louis le Bien-Aimé, et l'atmos-
phère de l'Œil-de-Bœuf rendu précoce le tempé-
rament du nouveau colonel-qui n'a plus qu'une
pensée, qu'un désir, qu'un rêve, c'est do posséder
celle' qu'il adore. La duchesse ost entérinée dans un
couvent ? Qu'importe 1 il l'enlèvera, et le voila qui
part, à la tète de son régiment, tambours battants,
clairons sonnants et bannière déployée, pour con-
quérir sa petite duchesse.
Ce premier acte est d'une jolie couleur, n'ost-il
pas vrai C'est la reconstitution fidèle d'un coin du
Versailles de l'ancien régime, un tableau élégant et
gracieux, dans lequel se meuvent les seignenrs
ambrés, les marquis, les marquises empanachées
et coquettes, les pages fringants et railleurs.
Comme autrefois, l'oreille du spectateur a été
flattée par un chœur de pages, par les couplets
«.Enfin nous voici, ma petite t chantés avec senti-
ment par Nille Granier'et surtout te choeurs il
l'oreille basse » dont on retrouve le motif à l'ou-
verture du troisième acte. De la distinction, de la
finesse, de l'élégance, voilà les qualités saillantes de
ces morceaux un peu menus pour l'immense cadre
de l'Eden.
Mais c'est Mlle Jeanne Granler qui remplit le rôle
du duc de Parthonay qu'olle a créé. Elle porte tou-
jours à ravir le pimpant costume, elle fait sonner
les éperons de ses bottes avec une charmante dé-
sinvolture, elle a la même crdnerie martiale; il est
impossible de voir un cavalier plus fièrement et
plus gentiment campé
Son jeu a encore gagné en assurance, et sa voix,
qui a gardé le timbre sympathique des premiers
jours, a gagné en force et on expression. On a fêté
avec traasport l'artiste aimée.
Le second acte so passe au couvent, où la chanoi-
nesse directrice apprend le solfège à ses élèves;
après une vaine démarche tentée auprès d'elle par
un parlementaire, le petit duc s'introduit, sous un
déguisement, dans la place. Il trouve moyen d'en-
tretenir sa femme, il va l'enlever à l'aide de ses
hommes qui ont envahi le couvent, lorsque la cha-
noinesse aune inspiration «Vous êtes soldat, dit-
elle au duc, et vous faites la guerre il des femmes
pendant qu'on se bat à la frontière »
A ces mots, le colonel se souvient qu'U est gon--
tilhomme et qu'il a une épée au côté, il se redresse
en renfonçant ses larmes, il fait des adieux tou-
chants sa petite femme, et il va où l'honneur
l'appelle.
Go second acte produit beaucoup d'effet. Si le
premier paraît 'un' peu mièvre, un peu terne dans.
son .élégance raffinée, celui-ci eû^ève le spectateur..
Le chœur d'élèves solfiant sous la diction do la
Chariomesse est vraiment étonnant," surîouî par la
façon dont il est dirigé par Mile
bat la mesure avec une conviction des plus dr.ôîSà^
elle a des physionomies, des intonations, dos gestes
d un comique achevé.
Son rôle' est la gaîté du second-acte jusqu'à l'ar-
rivée de Mlle Granier en bergère grotesque, avec
ses jupes courtes sous lesquelles se devinent les
bottes de l'officier, son bonnet de linge d'où s'é-
cliappo une tignasse rousse; il y a une cuirassé
sous ce fichu multicolore-et ce paquet est surmonté
d© la- pi us délioieuse et de la plus palioieuse %«re
Les couplets qu'elle patoise sont à mourir de
rire.
Signalons aussi: «C'est une idylle?», duo bouffe où
Depuis. lutiné par Mlle Granier, déploie une verve
de cuistre allumé des plus extraordinaires, et enfin
la; valse finale dont le retrain.est reste populaire.
'Au troisième acte, le plus court, mais aussi celui
où la mise en scène est la plus pompeuse, nous as-
sistons au triomphe du petit duc qui a gagné lui
toiut seul la bataille de Fontenoy à son entretien
avec la duchesse, qui s'est introduite sous sa tonte
et. enfreint une consigne sévère; mais peut-on pu-
nir un vainqueur ? Le petit duc a gagné dans cette
journée le droit d'aimer sa femme tout à son aise.
Divertissement, défilé, cavalcade, assaut, décor
qu'on disait emprunté aux tableaux de batailles qui,
sont ci Versailles, tels sont les éléments nouveaux
introduits au dénouement.
En résumé, cette transformation dn Petit Duc
n'est, pas malheureuse. au contraire; on pouvait
craindre que lés fins effets du dialogue et-de. la fflu-
$i que fussent perdus-. Grâce Mile G-ranier. et a
Mlle Dcscjauzas. il n'en a rien été, et les: artistes
ont su se faire entendre et applaudir oemiadàla .Re-
IDupuis, un peu dépaysé, donne une physionomie
cocassernent originale au précepteur Frimousse il
n'y a que M. Chalmin qui soit bien vulgaire ot bien
insuffisant dans le rble' do Montlandry, si crâne-
mont créé par Vauthi.er.
Ajoutons que les décors et les costumes sont dé
la- plus grande richesse et du meilleur goût, enfin
que Lecocq a écrit pour cette reprise deux ou trois
morceaux inédits qui- sont dignes de la partition la
plus réussie du maestro.
GRANDS MAGASINS DU
PARIS
Lundi 3 Décembre
EXPOSITION. DES DES,
Petits Meubles, Maroquinerie, Bronzes,
Objets de la Chine et du Japon.
TABLETTES THÈATRALES
A l 'Opéra, deuxième représentation de Roméo et Ju-
lielte avec Mme Adolina Patti.
A l'Opéra-Comique, premier samedi de l'abonnement
avec le Roi d'l's.
.Aux Nouveautés, première représentation de Paris-
Boulevard, revue en 3 actes et 10 tableaux, de MM.
Monréalet Blondeau. On commencera il huit heures
trois quarts,
Réouverture du Tliôatre-Boaumarchaïs,
Le second début de Mlle Bertinv. la Gomëdie-Fran-
caiso, aura lieu dans le rôle d'Agnes, de l'L'cole des
Le nom rie M. Guilmant, cnnipositeur de musique, "flv-
dans la liste desjurcs des assises du la première'
de décembre.
M*r. Derenbourg et de LàKoanère se séparent en' tant
(jiio. di-recteuTB (,Il
̃ M. Dcrenbourg conserve le fauteuil- de directeur. et
M. tle Lagoanère conserve celui do clic£ d'orchestre.,
Dans sa séance d'hier, la -Chambre a adopté parais
voix contre un projet do loi portant ouverture d'un
crédit de h0,000 francs pour la location du théâtre do
Paris afin d'y continuer l'exploitation du théâtre do l'0-
}jéra-Comique.
Une nouvelle encore prématurée, mais qui se confir-
mera, nous l'espérons.
M. Sollier,.do l'Opéra, entrerait il l'Opéra-Comique ot
deviendrait le créateur du principal rôle d'homme do
l'Esclarmonde, de M. Massenot.
Mlle Blanche Deschamps, de l'Opéra-Comiciue, va à'
Nantes, le 14 décembre, prochain, ou elle prêtera son
concours au deuxième concort populaire, au théâtre de
la Renaissance.
ni, Paul Yiai-do est aussi inscrit au programme de
-cetto représentation.
Demain dimanche, à la matinée donnée par la Mu-
tualité commerciale, au ïhéàtro-Lyriquo(Ghateau-d'Eau),
première représentation do Le Papillon, comédie en
un acte, en vers, do MM, Paul Bilhaud et Jules Trufflor,
intorprétéopar Mlles Roichenborg, Bartetot M. Truffier,
de la Comédie-Française. y
On a lu, hier, aux Variétés, V Affaire. Edouard, de
MM. Georges Feydeau et Maurice Desvallieres.
Priiteipaûx- interprètes Baron, !>upuia. Lassouche;
Il est question d'une peprisede Niniehe en
nouveauté. r
Il Il été perdu une boîto de clichés photographiques
dans le train de Ceinture do 1 h. 30 du 29 novembre.
Ces clichés roprésontent les principales scènes de
Roger la Honte.
Prière do les renvoyer à M. Ricliard; il l'Ambigu.
Bonne récompcasc.
On organise, au Vaudeville, pour le 18 décembre pro-
chain, une grande représentation au bénéfice de M te
Maret, la jeune artiste do l'Opéra, dont l'état de santé
laisse toujours à désirer.
Le concours d'artistes do l'Opéra, do l'Opéra-Comique
et de la Comédie-Française est assuré.
Au Nouveau-Cirque de la rue Saint-IIonoré, ce soir
samedi, plusieurs numéros ù sensation. Rentrée de
lllllo Walberg, l'écuyère de haute école, débuts des frè-
res Forest, clowns musicaux, des sœurs Lili, velocipé-
dites, et de la famille Christiany dans leur travail de
Lio Çoinoal na val ne sera plus donné que ce soii> et
demain.
Dernières nouvelles de la Porte Saint-Martin.
M. Duquesiiel doit y conserver Io drame, mais il, con-
sacrerait deux mois chaque année à l'audition d'œu-
vres musicales appartenant au grand répertoire.
On continue a rôpétoi1 XaClievalier de Maison-Rouge,
qui passera aussitôt après la reprise du Courrier de
Lyon avec M. Paulin-Ménier.
MM. Hollacher, directeurs du théâtre de Belleville, ont
reçu, à titro définitif, les Camors, le drame «do noa
confrères, MM. Chartes Vaudet et Julos Ulrich.
La lecture aux artistes aura lieu lundi et les répéti-
tions comzpenceront immédiatement.
On pof'o du 15 décembre pour la première, qui, si
nous sonïmes bien informés, serait une véritable pre-
mière ù. sensation. ̃•:̃
Spectacles de la semaine.
A l'Opéra-Comique
Lundi (soirée populaire). l/Amour médecin, la
Dame Blanche.
Mardi Carmen. ̃
Mercredi. Le Roi d'Ys.
Jeudi. –Mignon. ̃ !i
Vendredi. Le Roi d'Ys.
Mme Jbdie et M. Cariou, airoctour des Galeries-
Snint- Hubert, de Bruxelles, viennent d'entrer en pour-
parlers pour une série de représentations que Mme Ju-
dic irait donner la-bas au mois de janvier prochain.
M. Carion se propose de monter Barbe-Bleue.
A propos de Bruxelles, disons que M. Davrigny ac-
compagnera Mlle Dudlay et jouera avec elle dans An-
Disons aussi que M. Henry Becquo donnera, le 21 dé.
cembre, au Cercle artistique et littéraire, une confé-
roncs sur le Jules César et le Çonolan de Shakes-
peare.
2^n: 20fr. tous les jours j aa ^6fc
te
Numéros dEssui erioogés sur demande
Audience de justice de paix Leiouraissôui
du banquet -Disparition
d'effets Le jugement.
M. le juge mor, sur les dix demandes formées rencontre du sieui
I^iatzer. fournisseur du banquet houlangistc de l'ave
nue Loweudahl pour la disparition d'effets qu'ils aviiieni
le soir dudit banquet déposés au vestiaire Lent
par ses employés.
Attendu, disent en résumé les considérants du juge
ment, que Lmtzef ayant; accepté par traité la charpri
du vestiaire, était tenu de conserver et de ne rendre
qu'd leurs propriétaires les ;objets à lui confiés
Que les débats ont permis de réunir les éléments né-
polir arbitrer la valeurdesdits objets
Le tribunal condamna Lintzêr à payer Gorr fr.
à ïambrun. 90 fr.; à Sautel do Barrai, 150 fr.; il Mou-
ton^Dufraisse, 150 fr., a. Terveillaud, 118 fr. pour des
pardessus, chapeaux et cannes qui, après avoir été de-
posés par eux, ne leur ont pas été roiidus;
Et à Bcsnard, Odobey-, Cou Ion; Rigèr ot Menjon des
sommes variant entra 9 et J5 fr. 50 pour des chapeaux
également «garés ̃ ̃
Sur l'audition de tette sentence, le défenseur do M,
̃ LintzBr, qui a fait toutes réservés quant à son recours
contre les organisateurs du banquet, s'est décidé à leur
faiie signifier aujouTd'lmi. une sommation d'avoir à lai
pajwla somme do 2,000 Irancs^qu'ils
iui,,indùment par devers' eux; plus 400 francs pour bris
A défaut de ce. payement qui d'ailleurs s'cO'eclue-
rait; sans; prôjudico .des suites naturelles de i'uflaire r-
le même acte portera citation. il comparaître par de-
vant le tribunal de commerce, à fin de condamnation.
au payement de la somme totale et reconventionnclle-
mont de celles allouées aux divers poursuivant de
,,Le, roman d'une cuisinière Drame au vi-
triol Trois mois de prison.
Hermance Salomé est une plantureuse cuisinii:re de
vingt-deux ans, qui a eu plusieurs fois déjà maille tL
partir avec la «justice (1(- son pays ». Trois fois elle a
été condamnée pour voi des peines relativement
A sa sortie de prison, au mois do janvier Her·
manco Salome tlt connaissance d'un jeune ouvrier, M.
Fleuriot, qui devînt son amant. Dans ces derniers
temps la cuisinières s'aperçut qu'elle était enecînto. Elle
fit part de sa grossesse il. son amant, qui, lui conseilla
tout aussitôt de se faire avorter. Les pratiques aborti*
vos due la jeune Aile no..produisirent aucun résultat,
et Fleuriot garda rancune il sa. maîtresse de ces insuc-
cès.
La vie commune devint bientôt. épouvantable. Jour et
nuit on se battait dans le fa.ux ménage. Flouriot mani-
festa alors son intention do rompre. Hennauce Salomé
fit vainement, la scèiie.usagç. L'ouvrier persista, dans
ses; idées de rupture.
Ija .cuisinière ttappa aJors,- dans la matinée du 5 nô-
venibre dernier, son amant d'un coup de couteau qui
n'occasionna qu'une' blessure '-insignifiante. lrleuriot
conduisit aussitôt, sa maîtresse chez le eommissairo do
police. Celui-ci fit A la. jeune fille une verte semonce.
ilormance se retira en jurant, qu'elle nie donnerait ia-
mais plus do coups de couteau il so»amaat.
A peine sortie du commissariat de police, la cuisi-
nière alla acheter pour 75 centimes do vitriol. Après
quoi elle se rendit rue Ordener, où elle attendit son
amant au passage.
Fleuriot se présenta. bientôt. Hermanço Salome lui
jota par le visage ses centimes do vitriol. L'ouvrier
ne fut atteint que très légèrement, mais deux passants,
MM. Founcr et Matignon, furent assez Rrièveméat
blessés.
Hermance Salomé vient de comparaître devant la
dixième, chambre de police correctionnelle, qui,. après.
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Bureaux «lu ;Journal.
Ce n'est ras settlempitt- par les chargés nou-
velles imposées -aux 'peuples de T^utriche-Hon-
aiHimce pèse dttjâ si lourde-
-meo-t sur eux, mais aussi paries complications
i£n Serbie,
ùe plus en 'plus grave. On y emprisonne par
tournées les citoyens réputés hostiles au roi, ce
»-[ui n'empêcho aucunement les émeutes main
armée, entr'îuitivs, celle de dimanche dernier,
tj-u' aujourd'hui, à Vienne même, ta presse oi'R-
cielie'ivûse plus nier.
A chaque instant de nouveaux désordres
viennent fournir l'indice d'un trouble continuel
dans les esprits. Déjà l'on parle en haut lieu
d'ajourner aux calendes grecques les élections
pour la Skoupchtina qui doit élaborer une
Constitution nouvelle, ou bien, si elles ont lieu,
on s'attend il des -émeutes sérieuses. On peut
dire, sans exagération, que les événements ont
pris une tournure révolutionnaire. Dans le pu-
blie, il est toujours question d'un coup d'Etat,
qui serait, paraît-il, déjà décide pour le cas où
les électeurs mettraient le ministère, ou plutôt
le roi en échec.
aiilricheu marchent donc
très mal en Serbie. •
D'autre part, en Eoiun.i nie, la situation sem-
ble s'èclaircir, mais" au détriment de l'influence
autrichienne.. •
Le cabinet a été reconstitué avec
conservateurs et'dans un 'sens favorable la
politique russe par l'arrivée;de M.-iLaïiovary au
département des dbrnaines et de M. le général
Or,- ce dernier' ne s'est jamais cache dosa..
ferme intention de s'opposer' aux défenses com-
mencées à Eucharcst. Son premier acte sera de
proposer des sur. les travaux du gé-
nie.
Da reste, l'entente avec les conservateurs s'est
effectuée sur le retrait £le l'obligation du visa
des passeports qui,jusqu'à ce jour, était imposée
à tovs les voydgours russes avant leur entrée
dans le royaume.
On voit que -l'horizon ne pas pour
it de ses frontières. Ce
n'est que justice.
L'abondance des matières nous oblige de
remettre à demain la suite de notre intéres-
sant feuilleton « LE MYSTÈRE D'UN
HANSOM CAB ».
CHOSES ET GENS
Usera pourvu très prochainement au remplace-
mont de M. Féraiidi comme ministre de France au
Maroc. Parmi tels personnes mises en avant pour ce
poste on citait M. Patciiôtre..
Le Lancet annonce que-sir Morell Mackenzie-a-
résigné ies fonctions de membre du collège' royal
des médecins de Londres, la suite .des. attaques
dont il a été i'tibjtit au sein de ce collège.
La réunion de l'Alliance républicaine, devait
se tenir hier soir à l'hôtel Continental, a été ajour-
née. Cette réunion est renvoyée à la semaine pro-
chaine. On assure quo M. Jules Ferry y prono neeru
un grand discours.
La Société de secours aux familles des marins
français naufragés, vient de reconstituer son bu-
l'eau, par suite du décès de son président fonda-
teur, M. A. de Courcy. Le conseil a nommé M
Henri Desprez, Président, et M. Guy de Courcy,
vice-président.
On annonce diverses modifications dans le service
des hôpitaux. Une commission a été nommée à la
Faculté de médecine de Paris, et a été chargée de
préparer la réforme du concours de clinicat et de
donner son avis sur le maintien ou la suppression
des internes dans le service de chirurgie.
Un certain nombre do sociétés de canotage ont
pris l'initiative de convoquer un congrès de toutes
jes sociétés d'aviron do France. Dans ce congrès.
qui aura lieu- le dimanche 20 janvier prochain, on
discutera plusieurs questions intëressantie sport
nautique, notamment cello de la construction des
bateaux
Une statistique iâssez^urieuse. Depuis le commen-
cement de cette année, oa-a vu naître I,6i8,publica-
tions périodiques, dont94 politiques, 56 h'Uéraires, 66
illustrées, 16 diplomatiques ou économiques, 2/ mi-
litaires, 25 sportives, 14G tlnancières, 85 industriel-
les, théâtrales, etc. L'année 87 avait vu paraître
touilles dont 253 étaient des feuilles mortes
avant d'avoir vu l'année
On sait que, depuis la mort de Victor Hugo, 5 vo-
lumes d'oeuvres inédites ont déjà été publiés. Les
exécuteurs testamentaires du poète vont prochai-
nement faire paraitre plusieurs autres volumes de
prose, de métaphysique ou de correspondance et
enfin l'Océan, qui a lui seul fournira la matière de
trois volumes. Au total, les œuvres inédites de Vic-
tor Hugo comprendront encore 10 nouveaux vo-
lumes.
M. Edouard Brame, ingénieur. en chef des ponts
et chaussées, commandeur de la Légion d'honneur,
est mort, hier soir, dans une voiture de place qu'il
avait prise devant le Crédit lyonnais pour se faire
conduire à la porte Dauphine. C'est en arrivant à
destination que le cocher s'est aperçu que M. Brame
avait cessé de vivre. Le docteur appelé à procéder
aux constatations médicales a déclaré que la mort
était due à uue. congestion cérébrale. Le corps a
été immédiatement transporté au domicile du dé-
funt, 5, rue>Saint-Dominique.
M. Goblet a reçu, hier matin, la visite d'Essad-
Pacha, ambassadeur de Turquie à Paris, qui l'a en-
tretenu des propos prêtés à Mgr de Lavigerie au
sujet de la Tripoli laine. Le ministre des affairea
étrangères a rappelé à l'ambassadeur de Turquie
que le primat d'Alger avait donné un démenti pu-
blic au langage qui lui avait été attribué par la
Tribuna, démenti dont il avait été avisé par M. de
Montbel, chargé d'affaires de l'ambassade de
France au Vatican, en l'absence de,1\ Lefebvre de
Béhaine.
Le maréchal de Mac-Mahon mettrait en ce mo-
ment la dernière main à ses mémoires qui, sous
peu de mois, paraîtraient simultanément à Paris, à
Londres et à Leipzig. Afin d'assurer à son livre un
caractère de fidélité indiscutable, le maréchal se pro-
poserait, dit-on, de soumettre a l'archiduc Albert
d'Autriche toutes les épreuves de son travail con-
cernant la guerre d'Italie, tandis qu'il demande-
rait au comte de Moltke de corriger, s'il y avait
lieu, ses récits sur certains faits de la guerre de
musée du Luxembourg, transporté dans l'an-
cienne orangerie, est à peu près installé à l'inté-
rieur. Mais la décoration extérieure n'est pas en-
'coré achevée. Chaque jour, on la complète par
quelques acquisitions. :Aînsi les nichés pratiquées
à l'extérieur viennentde recevoir les bustes des arV
listes suivants Houdon, J. David, A. Gros, Rude,
Proudaon, David d'Angers, Ingres, Pradier, pela-
croixï Barye, Millet, Th\ .Rousseau, Dans le jardin
se trouvent le Phidias gigantesque d'Aimé Millet,
ainsi que le groupe en bronze M. $vu=
cher.
A propos de la collection Van Praet, quelques-uns
de nos confrères ont annoncé que la famille du cé-
lèbre collectionneur, avait décidé do conserver
cette merveilleuse collection qui serait seulement
exposée à Paris en 1889. D'après des renseigne-
cétto version serait inexaefo. M. Devaux, l'héritier,
do M. Van Praet, a, ;ureorrh-aito, résolu de se défaire
de Il collection do l'anci0n mïrristre de la maison
du roi des Belges! 11 Il ouvert dos négociations^ à
ce sujet, avec M. Loekroy. cl ollos ont abouti h l'achat
par le gouvernement français de la collection pour
la somme de deux millions. Cette oollection pren-
drait place au Louvre, dans une salle spéciale qui
porterait le nom de Van Praet. C'est ta première fois
que pareil honneur ost accordé à une colleetfdTv-
qui ne soit pas un don. Mais on l'admettra sans
peine, étant donnée la valeur inestimable des œu-
vrôs qu'avait su rassembler M. Van Praet
CONSEIL DU JOUR
Le filtre ne suffit pas.po.uir séparer de l'eau qu'on
boit à Paris les myriades do microbes qu'elle con-
tient i! faut faire bouillir son eau, si l'on veut être
à l'abri de tout dangèr. Or, l'eau perd on bouillant
ses principales qualités. Il faut donc, de toute né-
cessité, avoir recours aux eaux minérales natu-
C'ast pourquoi le Matin donne en prime des
Eaux de Vaxs (Ardèche), source « Les Clélestins ».
Envoi de 50 bouteilles contre mandat-poste de
15 francs adresse ,il. radministraiion du journal.
Port en sus 5. francs à Paris et dans le- déparle-
ment. de la Seine. à domicile dans tes
cinq jours.de
« VIE MONDAINE
Un comité de dames russes Les grandes
chasses dans l'Ouest et aux environs
̃ V de Paris.
Nous appreuohs qu'un comité représentant la haute
colonie russe il Paris vient de se constituer pour orga-
niser une grande fête au profit tant de l'Association des
dames tranraises que de la Caisse de bienfaisance
Ce comité est composé dn la vri1}06856 Wolkousky,
née Paskéviteh, la cointosscMouFawicir-Arnoitrky, Mme
PliilosophofT, Mlle Phiiosopliofl', demoiselle d'hotincirr
de S. M. l'impératWcctlc Russie; lacomtesse Eobinsboy,
Mme de Boutouraae, Mme de Champgrand. née No-
vossiltzoff, Mme de i,i.,nz, Mme de Potemkihc, nëo
princesse Gtlitzine, la baronne Schlippenbach, uée l'or:
signy, Slmc de .Soutzcfl", née princesse Qagarine.
Chasses dans l'Ouest.
Le général marquis d'Andignô, sénateur, a convié
ses amis et les officiers des garnisons voisines il sui-
vie l'équipage de son neveu, le-comtc -Geoffroy d'Andi-
gné, qui chasse au chevreuil en Anjou avec beaucoup
lies rendez-vous sont les lundis au château du Manet,
'résidence du. général, ot les dans le parc des
Parmi les amazpnes.ciui suivent la «basse, M) cite la
marquise da Gastellane, la de la Mollie-BS-
On revient faire la curée au .ohAteau, puis la soirée
est occupée par des divertissements variés. Une dès
une troupe d'amateurs l'opérette Avant la noce. En-
suite on a dansé ,jusrtu'au jour. Le cotillon était con-
duit par le comte Louis d'Andigné, très expert, comme
on le sait, en pareille matière.
Egalement dans l'Ouest, l'équipage du. comte d'Elva
a fait de belles prises ou forêts du Pertre
de louveterie, est également un des principaux organi-
sât, urs des courses de Laval,
Les chasses auxquelles il prend part donnent souvent
lieu il des péripéties émouvantes. L'autre jour, un san-
glier a blessd cinq chiens et tué un des chovaux de la
Aux environs de Paris, la semaine a été marquée par
de brillantes «liasses au château de Courrance en Seine.;
et-Marne, appartenant au baron de Hwber, frère do lieue
Mme de Kerjégu,
Le duc de Gramont, avant do so transporter dans
la forèt de Fontainebleau, comme nous l'avons annoncé,
avec son équipage qui remplacent celui de M. Wphrussi,
vient de chasser dans la Sartho. Le derrder laissei1-
Gourre a été très brillant, et le soir la curée aux ilam-
beaux a eu lieu sur la pelouse du -château do Mangé.
Parmi les invités prince et princesse de Bmglie,
marquise de Mailly, comte et comtesse d« Noailles,
baron et baronne Lcvavassour. marquis db Broc, eom-
tesse de Puységur, prince de LuiàngG.
Horrible suicidé.
Un forgeron, Auguste Poux, figé de trente-neuf
ans, s'est suicidé hier dans des circonstances cipou-
vantables 11 s'est jeté du haut de la passerelle du
Ranelagh sur la voie du chemin do fer dn ceinture,
au moment du passage d'un train.
Auguste Poux a eu la tête complètement broyée!,
Son cadavre a été envoyé à la Morgue.
Mystèrel
Un individu aux allures bizarres se présentait,
jeudi soir, dans un hôtel meublé de la rue G-eof-
i'roy-Langevin, et demandait une chambre pour pas-
ser la nutt.
Ii négligea de s'inscrire sur le registre spécial de
la maison, •
Le lendemain matin, lâ garçon de l'hôtel conta-
tait que le singulier voyageur avait quitté furtive-
ment sa chambre en emportant la pendule.
Au lieu et place de œlle-cL il avait mis en évir
dence, sur la cheminée, une sorte d'étui en carton
renfermant une cotte de boulanger complètement
ensanglantée.
Le signalement de cet énigmatiquo personnage,
qui, au dire du gaiçon d'hôtel, avait un fort accent
britannique, été -donné il. 'M. Duranton, commis-
saire de police.
Ce magistrat a commeacé «ne eaguôte-afla de ra-
trouver cet individu.
Est-ce que, par hasard, le mystérieux auteur des
crimes de Whitechapel, Jack -l'Eventreur, serait
venu opérer dans nos murs?
Vols dans un hospice.
On annonce que des détournements do fonds s'é-
levant à 2,000 frâncs environ ont été commis il la
maison de retraite de Larochefoucauld, située ave-
nue d'Orléans, au Petit-Montrouge.
C'est l'administration de l'Assistance publique qui
se charge de l'encaissement des coupons des titres
de rentes appartenant aux pensionnaires et, si
ceux-ci le désirent, elle convertit en rentes viagères
les capitaux qui lui sont confiés. Un employé, ap-
partenant depuis dix années à l'administration, le
nommé. Loitron, âgé de trente-trois ans, s'occupait
tout spécialement de cette partie de la comptabilité.
Il y a quelques jours, le directeur de l'Assistance
publique, recevant de nombreuses^ plaintes au su-
jet de cet employé, qui avait le grade de commis
principal, ordonna une enquête.
On apprit que le commis gardait par devers lui
une partie des sommes qui lui étaient conflées.
Le directeur de l'Assistance publique demanda la
révocation de Loitron, etle parquet décerna-contre
lui un mandat d'amener.
Lorsqu'on se présenta au domicile de remployé
pour l'arrêter, il avait pris la fuite.
Le service de la sûreté a reçu l'ordre de recher-
cher cet individu.
Tue-le!
Un employé de commerce de la rue de Ferrus,
M. B. soupçonnait depuis quelque temps sa
femme d'entretenir des relations adultères avec un
de ses voisins, un jeune homme do vingt-quatre
ans, René D.
Afia d'en avoir le coeur net, le mari recourut à un
antique stratagème qui réussit toujours.: il simula
un voyage.
Hier, a sept heures du matin, il rentrait chez lui
et trouvait le jeune René D. installé à sa place
dans le lit conjugal.
Misérable 1 vous m'avez volé mon .honneur 1
Apprêtez-vous à mourir 1
Telles furent les menaçantes exclamations que
proféra M. B. dans un accès de lyrisme commun
à beaucoup de maris, trompés.
Le jeune D. tenta de fuir; mais une balle de
revolver reçue en plein ventre le clouait bientôt
sur le lit.
Croyant avoir tué l'amant de sa femme, ce fut le
mari -qui courut à toutes jambes jusqu'au poste
central du quatorzième arrondissement où il ra-
conta l'acte vengeur qu'il venait de commettre.
M. B. a été gardé à la disposition de M. Per-
ruche, commissaire de police. Quant M.
dont l'état est fort grave, son transport immédiat à
« CINE JSUîvE FILLE U, par St-JVlajcent, 1
Jeas2ne d'Arc, grand roman national, par jules
Lermina.
Ce roman, l'un des plus touchantes, l'un des plus
dramatiques de la littérature contemporaine, est
une oeuvre éminemment nationale à les pé-
rils de l'heure présente donneront une saris d'ac-
^̃i
Académie des. inscriptions et belles-lettres
Séance du 30 novembre 1888 Pré-
sidence de M. le marquis d'Hervey
̃'̃•
M. le ministre de l'instruction publique adresse
-à l'Académie la liste des objets qui ont été volés
dernièrement au musée Saint-Louis de Carthage.
Cette liste,qui ne contient pas moins de 7 pages in-
folio, prouve l'importance du vol commis. Elfe est
renvoyée .Il la commission d'examen do l'Afrique du
Nord. i
Il ,est donné lecture do la liste dos candidats à la
place laissée vacante par la mort de M. Bergaigne.
Ces candidats sont MM. Courajod, Clormont-Gan-
neau, Robert de Las.toyrio et^ l'abbé Duchosne.
M. de Vogues fait connaître les résultats des fouil-
les -exécutées ce Carthage par le porc Delattre. A la
colline do'Byrsa, on a découvert toute une série de
sépultures de {'époque de la Carthage punique.
Vans l'un de ces tombeaux, on a troûvé-des cadit-
vres couchés sur leua lit funéraire ils étaient ac-
coinipagnôs d'armes, de bijoux et de poteries ayant
beaucoup d'analogie avec la céramique ̃helk'iiiiauo.
Los fouilles exécutées à Gamart ont prouvé que la
nécropole qu'on y a découvert edatait de l'époque
romaine. Elle paraît avoir été surtout destinée â la
colonie juive.
M. de Vogué se réserve de revenir avec plus de
détails sur ces importantes découvertes.
Après-cette communication, l'Académie se forme
on comité secret pour discuter les titres des candi-
*dats énumérés plus haut.
l « CORRESPONDANCE
Le Canada et les Etats-Unis.
A MONSIEUR LE DIRECTEUK DU
Moasieur. Il a été de nouveau question ces
derniers temps de l'union politique du Canada avec
les Etats-Unis, erave nroblôme qui pourra long-
temps passionner les esprits au-dola de l'Atlanti-
que, et dont la solution dépend avant tout de la vo-
lonté des Canadiens. A eux d'apprécier, dans la plé.
nitude de leurs droits, s'il leur convient de rompra
le fit léser qui les retient à la couronne d'Angleterre
et â'échan'er une. indépendance presque complète
corAre l'honneur et les avantages de faire partie de
.la grande République des Etats-Unis.
S'il nous était cependant- permis de donner un
conseil il ceux d'entre, nos a-rais .fUi-C.a-aa.da qui sont
partisans de J'union, nous leur dirions volon-
tiers :̃"̃̃ ̃•̃̃̃̃
«Vous aveii peut-ôtre râisoft do vouloir vous
rapprocher encore de vos puissants voisins; car.
les peuples tendent toujours plus à dovenir solidai-
res les uns des autres, ot leur bonne entente, leur
union est nécessaire a leur prospérité.
» Mais pourquoi contracter un engagement éternel
et sans réserves ? Profitez au moins de ce que vous
êtes encore vos propres maîtres pour imposer vos
conditions, pour réclamer des garanties.
"Ne vous contentez pas du droit do nommer des
représentants vous serez .toujours une minorité
.daas les Etats-Unis o.t ce droit ne saurait vous pré-
muni.! contre le danger d'être opprimés un jour par
la majorité.
» Les Alsaciens-Lorrains ne sont-ils pas cruelle-
ment asservis, bien qu'ils jouissent, comme tous
les autres membres de la Confédération germani-
que, du privilège d'envoyer des députés au Reichs-
tag?
» La véritable liberté pour un peuple, c'est de pou-
voir toujours disposer de soi-même.
» Demandez 'donc le droit de pouvoirtoujours re-
prendre votre entière indépendance, à certaines
époques, tous les cmq ans, par exemple, sur de-
mande formulée par la majorité de vos représen-
tants et ratifiée par un vote populaire, et moyen-
nant paioment d'une indemnité fixée par des arbi-
.1res, en remboursement équitable dos charges quo
les auraient pu s'imposer "à..votre 'profit.
Unis'un moyen permanent d'action qui f'oblig-erait
à tenir compte de vos besoins et de vos reveadica-
tioas; ̃̃ ̃' .;̃ ̃ ••̃-̃ ̃ ̃
"Vous obtiendriez tous tes avantages de l'union,
sans avoir fait le sacrilico cte votre liberté,
Agréez, etc. ̃
LES THÉÂTRES
Eden. Le « Petit Duo », opéra comique en
trois actes, de MM. MeilhacetHalévy,
musique de M. Lecocq.
Le Petit Duc, qui fut donné, il y a bientôt onze
ans, il. la Renaissance, avec un succès resté légen-
daire, est un opéra comique dans toute la force du
ternie, mais un opéra, comique plein de jeunesse,
do gaité, d'entrain, de fraîcheur et de mouvement.
Cela ressemble beaucoup comme action aux vaude-
villes adorables .etadmirablonientjoués autrefois par
Déjazet, et le point de départ surtout rappelle celui
dos ̃Premières armes de Richelieu.
H s'agit, en effet, d'un tout jeune homme, le duc
de -Parlhonay, qui, pour de hautes raisons de con-
venance, épouse sa petits cousine Blanche, mais
qu'on sépare de sa femme aussitôt que Ua cérémo-
nie officielle est terminée, la consommation effec-
tive du mariage ne devant avoir iic.ù que deux ans
-plus tard. D'ici là, la petite duchesse ira terminer
son éducation au 'couventd'cs dames nobles do Lu-
néyiile. ̃ >
• Le petit duc pleure, se lamente, tempête mais
on lui donne comme fiche de consolation-un régi-
ment avec lequel il pourra jouer au soldat tout à
son aise, en attendant qu'il devienne le mari do sa
femme.
Deux ans, c'est très long pour un jeune homme
élevé il la cour de Louis le Bien-Aimé, et l'atmos-
phère de l'Œil-de-Bœuf rendu précoce le tempé-
rament du nouveau colonel-qui n'a plus qu'une
pensée, qu'un désir, qu'un rêve, c'est do posséder
celle' qu'il adore. La duchesse ost entérinée dans un
couvent ? Qu'importe 1 il l'enlèvera, et le voila qui
part, à la tète de son régiment, tambours battants,
clairons sonnants et bannière déployée, pour con-
quérir sa petite duchesse.
Ce premier acte est d'une jolie couleur, n'ost-il
pas vrai C'est la reconstitution fidèle d'un coin du
Versailles de l'ancien régime, un tableau élégant et
gracieux, dans lequel se meuvent les seignenrs
ambrés, les marquis, les marquises empanachées
et coquettes, les pages fringants et railleurs.
Comme autrefois, l'oreille du spectateur a été
flattée par un chœur de pages, par les couplets
«.Enfin nous voici, ma petite t chantés avec senti-
ment par Nille Granier'et surtout te choeurs il
l'oreille basse » dont on retrouve le motif à l'ou-
verture du troisième acte. De la distinction, de la
finesse, de l'élégance, voilà les qualités saillantes de
ces morceaux un peu menus pour l'immense cadre
de l'Eden.
Mais c'est Mlle Jeanne Granler qui remplit le rôle
du duc de Parthonay qu'olle a créé. Elle porte tou-
jours à ravir le pimpant costume, elle fait sonner
les éperons de ses bottes avec une charmante dé-
sinvolture, elle a la même crdnerie martiale; il est
impossible de voir un cavalier plus fièrement et
plus gentiment campé
Son jeu a encore gagné en assurance, et sa voix,
qui a gardé le timbre sympathique des premiers
jours, a gagné en force et on expression. On a fêté
avec traasport l'artiste aimée.
Le second acte so passe au couvent, où la chanoi-
nesse directrice apprend le solfège à ses élèves;
après une vaine démarche tentée auprès d'elle par
un parlementaire, le petit duc s'introduit, sous un
déguisement, dans la place. Il trouve moyen d'en-
tretenir sa femme, il va l'enlever à l'aide de ses
hommes qui ont envahi le couvent, lorsque la cha-
noinesse aune inspiration «Vous êtes soldat, dit-
elle au duc, et vous faites la guerre il des femmes
pendant qu'on se bat à la frontière »
A ces mots, le colonel se souvient qu'U est gon--
tilhomme et qu'il a une épée au côté, il se redresse
en renfonçant ses larmes, il fait des adieux tou-
chants sa petite femme, et il va où l'honneur
l'appelle.
Go second acte produit beaucoup d'effet. Si le
premier paraît 'un' peu mièvre, un peu terne dans.
son .élégance raffinée, celui-ci eû^ève le spectateur..
Le chœur d'élèves solfiant sous la diction do la
Chariomesse est vraiment étonnant," surîouî par la
façon dont il est dirigé par Mile
bat la mesure avec une conviction des plus dr.ôîSà^
elle a des physionomies, des intonations, dos gestes
d un comique achevé.
Son rôle' est la gaîté du second-acte jusqu'à l'ar-
rivée de Mlle Granier en bergère grotesque, avec
ses jupes courtes sous lesquelles se devinent les
bottes de l'officier, son bonnet de linge d'où s'é-
cliappo une tignasse rousse; il y a une cuirassé
sous ce fichu multicolore-et ce paquet est surmonté
d© la- pi us délioieuse et de la plus palioieuse %«re
Les couplets qu'elle patoise sont à mourir de
rire.
Signalons aussi: «C'est une idylle?», duo bouffe où
Depuis. lutiné par Mlle Granier, déploie une verve
de cuistre allumé des plus extraordinaires, et enfin
la; valse finale dont le retrain.est reste populaire.
'Au troisième acte, le plus court, mais aussi celui
où la mise en scène est la plus pompeuse, nous as-
sistons au triomphe du petit duc qui a gagné lui
toiut seul la bataille de Fontenoy à son entretien
avec la duchesse, qui s'est introduite sous sa tonte
et. enfreint une consigne sévère; mais peut-on pu-
nir un vainqueur ? Le petit duc a gagné dans cette
journée le droit d'aimer sa femme tout à son aise.
Divertissement, défilé, cavalcade, assaut, décor
qu'on disait emprunté aux tableaux de batailles qui,
sont ci Versailles, tels sont les éléments nouveaux
introduits au dénouement.
En résumé, cette transformation dn Petit Duc
n'est, pas malheureuse. au contraire; on pouvait
craindre que lés fins effets du dialogue et-de. la fflu-
$i que fussent perdus-. Grâce Mile G-ranier. et a
Mlle Dcscjauzas. il n'en a rien été, et les: artistes
ont su se faire entendre et applaudir oemiadàla .Re-
IDupuis, un peu dépaysé, donne une physionomie
cocassernent originale au précepteur Frimousse il
n'y a que M. Chalmin qui soit bien vulgaire ot bien
insuffisant dans le rble' do Montlandry, si crâne-
mont créé par Vauthi.er.
Ajoutons que les décors et les costumes sont dé
la- plus grande richesse et du meilleur goût, enfin
que Lecocq a écrit pour cette reprise deux ou trois
morceaux inédits qui- sont dignes de la partition la
plus réussie du maestro.
GRANDS MAGASINS DU
PARIS
Lundi 3 Décembre
EXPOSITION. DES DES,
Petits Meubles, Maroquinerie, Bronzes,
Objets de la Chine et du Japon.
TABLETTES THÈATRALES
A l 'Opéra, deuxième représentation de Roméo et Ju-
lielte avec Mme Adolina Patti.
A l'Opéra-Comique, premier samedi de l'abonnement
avec le Roi d'l's.
.Aux Nouveautés, première représentation de Paris-
Boulevard, revue en 3 actes et 10 tableaux, de MM.
Monréalet Blondeau. On commencera il huit heures
trois quarts,
Réouverture du Tliôatre-Boaumarchaïs,
Le second début de Mlle Bertinv. la Gomëdie-Fran-
caiso, aura lieu dans le rôle d'Agnes, de l'L'cole des
Le nom rie M. Guilmant, cnnipositeur de musique, "flv-
dans la liste desjurcs des assises du la première'
de décembre.
M*r. Derenbourg et de LàKoanère se séparent en' tant
(jiio. di-recteuTB (,Il
̃ M. Dcrenbourg conserve le fauteuil- de directeur. et
M. tle Lagoanère conserve celui do clic£ d'orchestre.,
Dans sa séance d'hier, la -Chambre a adopté parais
voix contre un projet do loi portant ouverture d'un
crédit de h0,000 francs pour la location du théâtre do
Paris afin d'y continuer l'exploitation du théâtre do l'0-
}jéra-Comique.
Une nouvelle encore prématurée, mais qui se confir-
mera, nous l'espérons.
M. Sollier,.do l'Opéra, entrerait il l'Opéra-Comique ot
deviendrait le créateur du principal rôle d'homme do
l'Esclarmonde, de M. Massenot.
Mlle Blanche Deschamps, de l'Opéra-Comiciue, va à'
Nantes, le 14 décembre, prochain, ou elle prêtera son
concours au deuxième concort populaire, au théâtre de
la Renaissance.
ni, Paul Yiai-do est aussi inscrit au programme de
-cetto représentation.
Demain dimanche, à la matinée donnée par la Mu-
tualité commerciale, au ïhéàtro-Lyriquo(Ghateau-d'Eau),
première représentation do Le Papillon, comédie en
un acte, en vers, do MM, Paul Bilhaud et Jules Trufflor,
intorprétéopar Mlles Roichenborg, Bartetot M. Truffier,
de la Comédie-Française. y
On a lu, hier, aux Variétés, V Affaire. Edouard, de
MM. Georges Feydeau et Maurice Desvallieres.
Priiteipaûx- interprètes Baron, !>upuia. Lassouche;
Il est question d'une peprisede Niniehe en
nouveauté. r
Il Il été perdu une boîto de clichés photographiques
dans le train de Ceinture do 1 h. 30 du 29 novembre.
Ces clichés roprésontent les principales scènes de
Roger la Honte.
Prière do les renvoyer à M. Ricliard; il l'Ambigu.
Bonne récompcasc.
On organise, au Vaudeville, pour le 18 décembre pro-
chain, une grande représentation au bénéfice de M te
Maret, la jeune artiste do l'Opéra, dont l'état de santé
laisse toujours à désirer.
Le concours d'artistes do l'Opéra, do l'Opéra-Comique
et de la Comédie-Française est assuré.
Au Nouveau-Cirque de la rue Saint-IIonoré, ce soir
samedi, plusieurs numéros ù sensation. Rentrée de
lllllo Walberg, l'écuyère de haute école, débuts des frè-
res Forest, clowns musicaux, des sœurs Lili, velocipé-
dites, et de la famille Christiany dans leur travail de
Lio Çoinoal na val ne sera plus donné que ce soii> et
demain.
Dernières nouvelles de la Porte Saint-Martin.
M. Duquesiiel doit y conserver Io drame, mais il, con-
sacrerait deux mois chaque année à l'audition d'œu-
vres musicales appartenant au grand répertoire.
On continue a rôpétoi1 XaClievalier de Maison-Rouge,
qui passera aussitôt après la reprise du Courrier de
Lyon avec M. Paulin-Ménier.
MM. Hollacher, directeurs du théâtre de Belleville, ont
reçu, à titro définitif, les Camors, le drame «do noa
confrères, MM. Chartes Vaudet et Julos Ulrich.
La lecture aux artistes aura lieu lundi et les répéti-
tions comzpenceront immédiatement.
On pof'o du 15 décembre pour la première, qui, si
nous sonïmes bien informés, serait une véritable pre-
mière ù. sensation. ̃•:̃
Spectacles de la semaine.
A l'Opéra-Comique
Lundi (soirée populaire). l/Amour médecin, la
Dame Blanche.
Mardi Carmen. ̃
Mercredi. Le Roi d'Ys.
Jeudi. –Mignon. ̃ !i
Vendredi. Le Roi d'Ys.
Mme Jbdie et M. Cariou, airoctour des Galeries-
Snint- Hubert, de Bruxelles, viennent d'entrer en pour-
parlers pour une série de représentations que Mme Ju-
dic irait donner la-bas au mois de janvier prochain.
M. Carion se propose de monter Barbe-Bleue.
A propos de Bruxelles, disons que M. Davrigny ac-
compagnera Mlle Dudlay et jouera avec elle dans An-
Disons aussi que M. Henry Becquo donnera, le 21 dé.
cembre, au Cercle artistique et littéraire, une confé-
roncs sur le Jules César et le Çonolan de Shakes-
peare.
2^n: 20fr. tous les jours j aa ^6fc
te
Numéros dEssui erioogés sur demande
Audience de justice de paix Leiouraissôui
du banquet -Disparition
d'effets Le jugement.
M. le juge
I^iatzer. fournisseur du banquet houlangistc de l'ave
nue Loweudahl pour la disparition d'effets qu'ils aviiieni
le soir dudit banquet déposés au vestiaire Lent
par ses employés.
Attendu, disent en résumé les considérants du juge
ment, que Lmtzef ayant; accepté par traité la charpri
du vestiaire, était tenu de conserver et de ne rendre
qu'd leurs propriétaires les ;objets à lui confiés
Que les débats ont permis de réunir les éléments né-
polir arbitrer la valeurdesdits objets
Le tribunal condamna Lintzêr à payer Gorr fr.
à ïambrun. 90 fr.; à Sautel do Barrai, 150 fr.; il Mou-
ton^Dufraisse, 150 fr., a. Terveillaud, 118 fr. pour des
pardessus, chapeaux et cannes qui, après avoir été de-
posés par eux, ne leur ont pas été roiidus;
Et à Bcsnard, Odobey-, Cou Ion; Rigèr ot Menjon des
sommes variant entra 9 et J5 fr. 50 pour des chapeaux
également «garés ̃ ̃
Sur l'audition de tette sentence, le défenseur do M,
̃ LintzBr, qui a fait toutes réservés quant à son recours
contre les organisateurs du banquet, s'est décidé à leur
faiie signifier aujouTd'lmi. une sommation d'avoir à lai
pajwla somme do 2,000 Irancs^qu'ils
iui,,indùment par devers' eux; plus 400 francs pour bris
A défaut de ce. payement qui d'ailleurs s'cO'eclue-
rait; sans; prôjudico .des suites naturelles de i'uflaire r-
le même acte portera citation. il comparaître par de-
vant le tribunal de commerce, à fin de condamnation.
au payement de la somme totale et reconventionnclle-
mont de celles allouées aux divers poursuivant de
,,Le, roman d'une cuisinière Drame au vi-
triol Trois mois de prison.
Hermance Salomé est une plantureuse cuisinii:re de
vingt-deux ans, qui a eu plusieurs fois déjà maille tL
partir avec la «justice (1(- son pays ». Trois fois elle a
été condamnée pour voi des peines relativement
A sa sortie de prison, au mois do janvier Her·
manco Salome tlt connaissance d'un jeune ouvrier, M.
Fleuriot, qui devînt son amant. Dans ces derniers
temps la cuisinières s'aperçut qu'elle était enecînto. Elle
fit part de sa grossesse il. son amant, qui, lui conseilla
tout aussitôt de se faire avorter. Les pratiques aborti*
vos due la jeune Aile no..produisirent aucun résultat,
et Fleuriot garda rancune il sa. maîtresse de ces insuc-
cès.
La vie commune devint bientôt. épouvantable. Jour et
nuit on se battait dans le fa.ux ménage. Flouriot mani-
festa alors son intention do rompre. Hennauce Salomé
fit vainement, la scèiie.usagç. L'ouvrier persista, dans
ses; idées de rupture.
Ija .cuisinière ttappa aJors,- dans la matinée du 5 nô-
venibre dernier, son amant d'un coup de couteau qui
n'occasionna qu'une' blessure '-insignifiante. lrleuriot
conduisit aussitôt, sa maîtresse chez le eommissairo do
police. Celui-ci fit A la. jeune fille une verte semonce.
ilormance se retira en jurant, qu'elle nie donnerait ia-
mais plus do coups de couteau il so»amaat.
A peine sortie du commissariat de police, la cuisi-
nière alla acheter pour 75 centimes do vitriol. Après
quoi elle se rendit rue Ordener, où elle attendit son
amant au passage.
Fleuriot se présenta. bientôt. Hermanço Salome lui
jota par le visage ses centimes do vitriol. L'ouvrier
ne fut atteint que très légèrement, mais deux passants,
MM. Founcr et Matignon, furent assez Rrièveméat
blessés.
Hermance Salomé vient de comparaître devant la
dixième, chambre de police correctionnelle, qui,. après.
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