Titre : La Presse
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-11-30
Contributeur : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication
Contributeur : Laguerre, Georges (1858-1912). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 30 novembre 1900 30 novembre 1900
Description : 1900/11/30 (Numéro 3107). 1900/11/30 (Numéro 3107).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 11/06/2008
p v> &* Année, ^-Homélie série, n* 3107 f
'̃:̃̃̃ -\z r^ ̃̃̃̃^fi^'i:^tt^^3B^ÈS»ti**ièB' ̃̃ .• 'm,j:<, :W ̃ V. "• -.̃.̃^v^^v^
I ̃ ̃ ̃ .-̃̃̃̃ ̃ -̃
EMILE DE 6IMBBÏS
̃ FONDATEUR
ABORNEWENTS:
nvvnnrrurn n u
-"̃̃ • Trois moi3. Six mois. Un asic
Paeis m DÉpAWtiMBSïs 6 fir. 11 &. S» fr.
Étràkseu .36 francs par an.
Rédaction 12, rue du Croissent, 12 ̃
fldresea MtégrtspWqire: NALPRESSE, PARIS
1IILS SE $&ÂÊffiB
̃ ̃'̃-̃. -̃ FONDATEUR '/̃
LES ANNONCES ET RÉCLAMES SONT REÇSSB
iA.ixx feixi-oaxiac. <îè. « laPreaseï 1
et chez MM. Ch. Lagrange, Cerf et C'«
6, PLACE DE LA. BOHHS1Î, 6
Dollingen et C", 16, rue Grange-Batelièra
Admir.istra.tion 12, rue du Croissant, 12
Téléphone, 3 filSîH- 101.68 102.80 130.87
LA CH~I~ ON VOT~ D'H0~1GE A KR~GER; ~ES ~~REA~X D~ PLAC~I~~NT
Dern 1ère Heure
ÉCHANGE DE TEMOINS
A. la auite de l'incident de séance que
noBS relatons d'autre part, M. Carnaud
a enVpyé deux têmôiiiâj MM. Zevaës et
Fouraïère, à son collègue. M. Thierry.
A la.fin de rappèSrmidij M> Ferroulia été
fiubstitoé, comme; témoin iîeM. Carnaud,
à M. Zevaës, empêchéi-
la chasse: pour~tous
MM. iasies, Reille,- Bénézech, Lagasse,
Monsserviu, Mando, Delestrac, etc., ont dé-
posé sur le bureau de la Chambre la propo-
iitiori de loi suivante
« Article unique. Pendant la période do
chasse 'des permis '.valables pour la journée
du dimanche et jours. fériés seront délivrés
dans les bureaux de .tabac moyennant un ver-
sement de 25 centimes-, jj
LA SANTE DU TSAR
Livadia, 29 novembre. L'empereur'a bien
̃passé la journée d'hier. Il a dormi environ une
Heure pendant le'jour.^ A n«uf -heures du soir, la
îerapérature du corps était de 36"4t et le nombre
des pulsations de 68. 68.
Le souverain a bien dormi pendant îa nuit,
jl se sentait plus dispos, ses forces augmentent.
Ce matin à neuf heures, la température du
corps était de 36°2 et lo. nombre des pulsations
:.deC.O.
'̃- Saint-Pétersbourg, 29 novembre. L'arche-
vêque catholique Niedzialko-wsky, assisté de son
olergé, a présidé une messe solennelle pour la
prompte guérison du tsar, qui a été célébrée au-
jourd'hui" pour • la', colonie française à l'église
Saïnie-Catlierii;e. .̃̃̃̃-
Y. assistaient officiellemement, le chargé d'af-
faires de France,' comte de Va'uvineux, le per-
sonnel de l'ambassade et du consulcit. ̃
LEON Xljl
On mande de Rome. 29 novembre:
On a été très étonné ici en apprenant qu'un
journal américain avait annoncé la mort de
Léon XIII. Certainement- le pape a été très
fatigué par les dernières grandes cérémonies
à Saint-Pierre et par les réceptions des pèle-
rins il à eu. même quelques .cyanouisse-
.'tnènts mais, après un.jour de repos, il a re-
pris des forces. _̃̃
L'AVEMiR DES PRÉVOYANTS
• La bataille n'est pas finie aux Prévoyants
de l'Avenir. La Ligue de Défense des droits
j8t intérêts des adhérents vient de publier
un. premier appel où nous relevons ce pas-
Sage ̃̃
Quatre-vingts présidents des sections de Paris
st des environs se sont réunis le 20" de ce mois,
st ont constitué la Ligue de Défense qui vous
adresse cette première circulaire. Nous vous re-
commandons les braves et honnêtes amis qui
composent le Bureau, nous vous supplions d'a-
voir confiance en eux. Ces" quatre-vingts sections
nous ont vus à l 'reuvre et vont nous aider à triom-
hher. Aidez-les vous-même en adhérant à la
Jjigue et en formant un groupe dans notre ville.
Le succès et la vie des Prévoyants de l'Avenir
Sont dans vos mains r
M. Chatelus et ses amis paraissent toujours
(ort rassurés sur l'issue de la lutte entre-
prise contre le gouvernement.
A L'HOTEL DE VILLE
La commission des fortifications s'est réu-
me. à trois heures sous la présidence de M.
P, Brousse après avoir entendu M. Bouvard,
çlle a examiné les bases d'un accord entre
J'filat et la Ville notamment en ce qui con-
cerne le prix d'achat des terrains, qui coûte-
faient 162 millions.
M-M tu
Quand on suit d'un peu près la dis-
cussion de la réforme des boissons à
la Chambré, on comprend sans peine,
devant l'impuissance de cette Assem-
cté.e, pourquoi tant de députés veulent
émigrer du P'aîais-Bourbon au Luxem-
bourg. Rien de sérieux, rien de juste,
rien de définitif ne peut sortir des déli-
bérations d'une Chambre de pantins
dont l'électeur tient les ficelles.
Quand l'occasion leur en est donnée,
sos honorables ne manquent jamais de
dénoncer le- péril alcoolique. Par-
afait Il y aurait un moyen bien sim-
ple de. restreindre, ce fléau et, peut-
ctre un jour, de le supprimer; ce se-
rait de surtaxer l'alcool et de ^dégrever
d'autant les boissons dites hygie'nî.ques
appelées à le remplacer..
Voilà l'idée mère. Elle est simple
̃comme- l'œuf.: de Christophe Colomb.
Mais c'est à son application que je vous
Attends. •
Al. Cailîaux, ministre des finances,
plein de bonne volonté, voudrait bien
tn effet surtaxer l'alcool. Et il propose
de porter le droit de 156 francs par
hectolitre à 220 francs. Mais en
jnême temps, afin dé ne pas méconten-
ter l'Electeur, il laisse _toute liberté,
soute licence au privilège exorbitant
-des bouilleurs de cru.
C'est-à-dire que tout cultivateur ou
|).etit propriétnre a le: droit, s'il. pos-
sède des arbres fruitiers et un appa-
>eilà distiller de produire,, soi-disant
^joarson usage -personne}, tout l'alcool
qu'il • pourra fabriquer, lequel est
sxempt de droits envers le Trésor.
Or, comme ces bouilleurs de cru
Ibrment une urinée compacte de plus
éë 800,000 hommes, que le moins
qu'ils puissent fabriquer c'est une ré-
colte annuelle de 70 litres, c'est, au
prix de 220 fr. l'hectolitre une somme
de 132'inillions dont chaque année lç
Jsç v| être frujtrjî par la gra.Cc ge
M. Caillaux et le bon vouloir de la
Chambre.. ̃ ̃
i Avouez^ que voilà une singulière fa-
çon de poursuivre l'alcoolisme 1 Et si
encore ces. fameux bouilleurs se con-
tentaient d'alimenter leur propre mai-
son et de répartir libéralement entre
la femme et les- gosses, et entre les
proches, le produit; dè;lèurs alambics!
Mais- non. Encouragés par le privilège j
ils en arrivent bientôt à fournir leca-r
baTetier, l'aubergiste, avec qui ils par-
tagent le bénéfice de- la détaxe.
Et' comme M.Céillàux propose, au-
jourd'hui, sur l'alcool, une surtaxe de
64 francs, c'est unie prime équivalente
qu'il donne à la fabrication concurrente
des bouilleurs.
Allons,. ça va bien L Quand l'intoxi-
cation sera générale et que la France
ne sera ;plus compo.sée que d'un ra-
massis de dégénérés, on s'apercevra
peut-être qa 'il y avait quelque chose à
faire pour réprimer la fabrication clan-
desfme du poison national; mais alors
il sera bien temps!
LÉON BAILBY.
MACABRE 1
Les obsèques du duc de Canevaro, tué
dans la catastrophe' de.. Dax, coûteront
9,000 francs à l'Etat français. Ces frais,
nous dit le ministère, seront faits par con-
venance diplomatique, en raison dès bons
rapports de la République française avec
une République amie. •
Quelqu'un avait timidement:fait obser-
ver que les frais .9,000 francs,. c'est nae;
somme! pourraient être supportés, par
la. Compagnie de ̃ .Chemins de fer, res-V
ponsable de l'accident.
M. Baudin, ministre des travaux pu-
blics, ne l'entend pas de cette oreille. At-
taquer les grandes -Compagnies, ce n'est
pas lui qui l'oserait.
Mais, néanmoins pour ne pas faire trop
crier le contribuable, qu'il écorche, M.
Baudin a trouvé un moyen qui fait hon-
neur à son ingéniosité La somme de
9,000 fr. sera imputée en effet « sur le cré-
dit de "150,00.0. fr. qùiayait été imparti au
ministre des affaires étrangères pour les
frais de réception à l'occasion de l'Expo-
silion ».
1 Voilà une réception dont feu le duc de
Canevaro se serait bien passé.
VOIR A LA DEUXIÈME PAGE
Le Carne? des heures, par Martin Gale.
La chronique de Gustave Coquiot.
LES AFFAIRES
i
BOURSE DÈS VALEURS
Marché animé. Hausse sensible.
Le marché s'est montré, aujourd'hui, généra-
lement bien disposé. Les échanges, très actifs,
ont eu pour résultat de déterminer une hausse
sensible sur l'ensemble de la cote; la liquidation
s'annonce donc coicme devant être avantageuse,
et l'amélioration gui s'est manifestée en cette
séance paraît devoir persister. Il ne faut pas ou-
blier, en effet, que les capitaux sont. abondants,
que les dépôts dans nos principales .sociétés de
crédit sont la preuve qu'il y a des disponibilités
immédiates, lesquelles réclament forcément leur
emploi. Bonnes raisonspour justifier l'espoir d'une
reprise intéressante.
Nos rentes obtiennent de nouvelles plus-
values, principalement :1e 3 0/0 qui termine à
100 92: le. 3 1/2 O/0 s'établit au cours rond de
102 fr.
La rente espagnole a eu des échanges très
suivis, et le recul d'hier a fait place à une hausse
importante. Ce fonds d'Etat s'inscrit, ^en effet, à
69 90; les valeurs ottomanes ont été également
très recherchées, et leur avance mérite d'être
notée: lo Turc D a facilement dépassé le cours
de 23 fr.à 23 10, et la Banque ne gagne pas moins
de 4 fr. L'Italien reste ferme,. en léger progrès;
le 4 0/0 brésilien accuse toujours une certaine
lourdeur.
Nos établissements do Crédit ne bénéficient
pas encore da ces meilleures dispositions. Les
prix', restent assurément très fermes, mais les
négociations n'ont guère d'étendue.
Nos Chemins de fer sont un peu plus fermes
les lignes espagnoles se conforment aux mouve-
ments de l'Extérieure.
Les valeurs industrielles ont un marché sou-
tenu; le Suez, le Gaz, gagnent quelques francs.
Les valeurs .de traction paraissent se raffermir.
Le Rio est encore assez lourd. à 1,448.
-Le marché sud-africain est très hésitant et les
réalisations se poursuivent sur "bon nombre de
titres. La" Gharterêd vaut 86, TEast Eand 189 50,
la Ferrëira 503, la Goldfields 183, la May 101, la
Randfontsln 74, la Bandmines 1,001, la Robin-
i son 219. -•̃ ".̃̃'̃
BOURSE DE COMMERGB
5 HEURES
Farin. Blés Colza Lia Alcoo. Suer.
Courant 25 70 19 S0 74 50 7150 31 28 625
Décemb. 25 C5 20 10 74 25 73 31 Î9 28 623
Iauv,-F. 56 50 :0 C0
4prem.. M S0 10 80 74 Ï0 69 50 S2 29 25
Irtemars 27 30 30 21 35 35 I 29 75 75
•îaemai 63 25 25 00 !-5 12 75 30125
Doubles pHniea
B143 Farines Alooo!* «aoes
k premiers. 125 160 60 175 75 '150 50
i de mars. 175 225 a
4 de mai. 2 15 3.. 225 2 50
"̃ Pi-îiaes simples
-•-̃̃- Blés Fariuea Alcoo!; Eaeres
4 premiers. '.65 .80 .87 .75
"4de marSrV, 85 110. 1..
4d«.mai 115 1 50 1 25 "125
̃ Sucres. Le marché a fait preuve par con-
tinuation d'une tendance soutenue. Les offres de
première main sont peu abondantes et il semble
que les fabricants aient enfin compris l'avantage
qu'il y a pour eux à mettre en magasin une partie
de leur production, 'pour la. Vendre pendant l'été,
plutôt que d'inonder le ïaarché durant les mois
de fabrication. Glçture. soutenue sans change-
ment sur hier.. ̃
Blés fei farines. –Les, réalisations sont
encore assez abondantes et le. marché est:lourd
1£ur. toutes les époques pendant la première par-
tie. En clôture une légère reprisa se manifeste et
~~A"`y" `.'Y.:y,~L~ T~
~1~ ~J~Il~ D~~ ~~PI1T~1~
Le Vote de îa Ohambre. –.La, Journée; du Président
Question de M. Théodore Denis.– Deux motions. Le ministre ne parle pas.
La visitôjdu groupe de la Défense 'nationale a l'hôtel Scribe. -̃̃
Malgré les hésitations da gouverne-
ment à s'expliquer, la question Krûger a
été portée, aujourd'hui, à la Chambre,
grâce à la motion de M. Denis. Le prési-
dent du Transvaai en avaitwd'ailleurs été
avisé officieusement, st nous savons que
quelques. personnes de son entourage lui
avaient proposé d'assister, aujourd'hui, à
la séance duParlement.
Mais, avec:le tact dont il a déjà donné
maintes preuves depuis son arrivée en
France,. M. Krûger s'est absolument re-
fusé à paraître influencer par sa présence"
au Palais-Bourbon- la: décision des dé-
putés.1 >
On va voir, par; le détail de.ee qui, s'est
passé à la Chambre, quele gouvernement
n'a pu s'opposer au vote unanime d'une
motion favorable au président Kruger.
Toutes les places de l'hémicycle sont gar-
nies quand M. Cochery annonce en ces ter-
meis l'interpellation déposée par M. bénis.
–•J'ai reçu'' de. M. Denis une: lettre par la-
quelle- il me demande à interpeller le ministre
des affaires étrangères sur le point de savoir si,
en- présence des événements du Transvaal le
gouvernement entendait user du droit que lui
conière l'article 3 de la Conférence de La Haye."
L'a parole est immédiatement donnée à M.
le ministre des affaires.etranger.es..
M» Deicassè es% très net. Il ne veut pas
de- débat. ̃
Méssieûrs,T dit-il, le 'gnuvernément'Vadéjà"-
eu l'occasion, à la Chambre et au Sénat, de don-
ner sur ce sujet des explications précises qui: ont
̃obtenu l'approbation du Parlement. Le gouverne-
ment juge, à quelque point de vue qu'on sejilace,
qu'il n'y a aucune -utilité à rouvrir actuellement
ce débat. Je demande .à la 'Chambre de bien
vouloir ajourner sans date cette interpellation,
conformément au règlement. Et je n'ai pas be-
soin de rappeler qu'en matière diplomatique ce
qur est inutile est bien près de devenir nui-
sible.
M. Denis demande au ministre s'il accepte
de lui répondre le vendredi 13 décembre..
Et comme le ministre réplique « Ajourne-
ment sine die », M. Denis ajoute
Je demande à la Chambre si .elle peut sup-
porter plus longtemps depareilsprocédés.'Voilà,
certes, un moyen de gouverner commodément.
L'heure des explications a sonné; malgré tous
les moyens dilatoires. Le sujet.de l'interpella-
tion a fait l'objet d'un vote unanime du conseil
général de laSeine. La Ville de Paris est encore
quelque chose en France. Mais le gouvernement
se réserve de se faire questionner à son heure
par un ami complaisant. Nous assistons au moins
depuis dix-huit mois à une véritable parodie du
régime parlementaire.
L'expression a certainement, dépassé votre
pensée, se hâte d'ajouter M. Cochery, conciliant.
Sur un grand nombre de bancs, l'on pro-
teste. L'orateur continue.
Sous le règne de Louis-Philippe, au début
même de ce-règne, les ministres ne se dérobaient
pas à une interpellation sur la politique exté-
rieure. Il s'était trouvé des députés qui deman-
dèrent compte au gouvernement de son attitude
en faveur de la Pologne.
Casimir-Perier ne fuyait pas le débat. L'oppo-
sition ne s'était pas déclarée satisfaite. Habitués-
à nous contenter de peu, j'aurais voulu que la!
Chambre s'expliquât après le ministre sur' la
circulaire du comte Mouraview. qui est la plus
belle page de la vie du Tsar.
Et, comme on l'interrompt, il'termine briè-
vement
Je voulais développer simplement les rai-
sons qui paraissent justifir l'initiative généreuse
de la France. Je voulais lire quelques passages
de cette admirable circulaire. Mais je renonce à
la parole et je mécontente de déposer la motion
suivante, dont je "prie M. le président de donner
lecture.
M. Cochery déclare que le président est là
pour faire respecter le'. règlement et non
pour prendre part au débat. Il donne cepen-
dant lecture de la motion ainsi conçue
La Chambre, à l'occasion de la venue en
France duprésidentde la République du Trans-
vaal, est heureuse de lui adresser -l'expression
sincère de sa respectueuse sympathie.
L'urgence est demandée.
Le président dit que tous les membres de
la Chambre s'associent à cette pensée.
M. Gaston Doumergue estime qu'une pa-
reille manifestation né saurait être trans-
formée en une question de parti.
M. Fournière dépose la motion suivante
La Chambre, tout en exprimant sa sympathie
pour la démocratie anglaisé. (bruits surdivers,
bancs). salue en la personne du président Kruger
le vaillant défenseur isn nationalités sud-aîri-
cainesr
Le Président consulte, là Chambre sur la
première motion de M:; Denis. Mais il y a
une demande de scrutic public et il faut
voter.
Auparavant, M. Thierry demande à ses col-
lègues de retirer la demande de scrutin. Et
M. Fournière. veut s'expliquer.
Il paraît qu'on s'est.. mépris sur le sens de
sa motion.. Il', demande seulement qu'on sa-
che tenir compte à la démocratie anglaise de
ses efforts dans ces circonstances et, cette ré-
serve faite, qu'on envoie un salut au repré- a
sentant héroïque des doux Rcpubîiqiacs'sud-
africaines.
II ne faut pas que ce témoignage ait un carac-
tère d'hostilité contre une natioii voisine et
amie et puisse ôtre mal interprété par qui-qae
ce soit. ̃ '̃'
On vote et la motion de MM. Dénia e£ Mo-
rinaud est adoptée par 559 voix sur 553 suf-
frages exprimés. A l'unanimité!
M. Fournière dit que, ses amis du parti
socialiste et lui s'étant associés à 'a mSiiifes-
'tationqui vient d'agir lieu,- il constate sim-
plenie*Qt que to'iiesles démocraties soniani-
mées des mômes sentiments pacifiques, et il
retire son projetde résolution.
t'incident est. clos." Et la Chambre paraît,
soulagée,. autant peut-être que M.'Waldeck--
Rousseau, qui: semblait suivre avec inquié«'
tude la tournure de cette simple 'escar-
mouche.
LE DÉPART SU PRÉSIDENT 1
.Ses projet?
Le président Krûgej; a fixé, définitive*
~$~ ~l.a.~ ~~b.c.~ai>a ~op dép&t~ de
Paris'. Dès. la première heure, ce matin, il
a arrêté, de'concertavecle docteur Leyds,
l'itinéraire qu'il sùivrapour gagner Berlin.
Avant.de prendre cette décision, le pré-
sident avait compté. se; rendre tout d'a-
bord à La Haye. Les divers comités qui
se sont formés en Hollande en avaient été
averti» et se préparaient, ainsi que nous
l'avons, dit hier, àfairoun accueil enthou-
siaste aux représentants du Transvaal et
à leur héroïque président. Nous avions
d'ailleurs ajouté quele premier séjour du
-président KrQger à La Haye serait de' fort
courte durée et que M. Krûger, après une
visite de courtoisie à la reine Wilhélimne,
reviendrait dans la capitale de la Hollande
et assisterait à son mariage.
VMàis une invitation particulière adres-
sée, dit-on, au président par l'empereur
Guillaume est venue modifier son itiné-
raire, et ce.n'est qu'après qu'il aura rendu
visite au Kaiser allemand que le Prési-
dent donnera suite à son projet.
Il sera vraisemblablement- à La Haye,"
après s'être arrêté une journée pu deux à
Bruxelles, vers le 15 décembre.
'̃̃ L'itinéraire
• S'il ne part par train; 'spécial, le prési-:
dent! prendra place. dans un wagon ré-
servé au Nord-Express qui quitte Paris à:
vlh:5p. ']: ̃•̃
L'illustre voyageur arrivera à Cologne
dans la soirée, et il y séjournera pendant
toute la journée du dimanche. Il repren-
drâ,; lundi matin,; le; train pour Magdë-.
̃bourgj qu'il quittera de façon à arriver à
Berlin- mardi dan la matinée.
Mentionnons un bruit qui nous i par-
vient d'après une. dépêche de Vienne,
le. président Kruger ̃ se. rendrait, en"
quittant Berlin, dans la capitale deTAu-
triche. ̃ -̃
LA MATINÉE
La prince 'Henri -d'Orléans à l'hôtel -Scribe
Le service d'ordre a été considérable-
ment réduit, aujourd'hui, aux alentours
de l'hôtel Scribe. Ni gardes à pied, ni
gardes à cheval, pas même de commis-
saire divisionnaire ou d'officier de paix.
Notons cependant que M. Lépine, tou-
jours vigilant, s'est promené assez lon-
guement sur le boulevard des Capucines,
en bon bourgeois.
Les curieux ont stationné en moins
grand nombre que les jours passés de-
vant l'hôtel, mais, sans cesse renouvelés,
ils ont apporté aux alentours une grande
animation. ̃
A onze heures, le prince Henri d'Or-
léans, accompagné de M. MoUrichon, son
compagnon do voyage en Abyssinie, ar-
rivait à l'hôtel Scribe. Il était presqu'aus-
sitôt reçu par le président Krûger.
L'entretien a duré environ dix minutes.
Le prince Henri d'Orléans a dit qu'il était
heureux comme « Français » et comme
« républicain » de venir affirmer sa sym-
pathie à la cause des Boers et sotf admi-
ration pour leur illustre Président. @
M. Krûger a répondu qu'il était heu-
reux de constater que la vieille souche
française des d'Orléans se trouvait unie
"avec la population tout entière de France
pour défendre le droit, et la liberté. Une
brochure contenant le compte rends d'une
conférence sur les Boers faite à Marseille
parle prince- Henri d'Orléans a été re-
mise par celui-ci au président Krûger.
Aucune sortie présidentielle n'aura lieu
aujourd'hui avant cinq heures, nous a-t-on
déclaré. Seul, M. le docteur. Leyds a
quitté l'hôtel vers dix heures et demie
pour y rentrer vingt minutes après.
L'APRÈS-KIÏDI
Les délégations reçues mv M. Irûger
Dès deux heures de l'après-midi, les
abords de l'hôtel Scribe ont été envahis
par de nombreux groupes de potaches
qui profitaient de leur jour de congé pour
venir acclamer le président Krûger.
Le service d'ordre qui' vient d'être
établi est.dirigé par MM. Grillières, côm-
missaire divisionnaire, Coston, Guichard
et Lecambre, officiers de paix. Il a toutes
les peines du monde à maintenir la cir-
culation libre.
Massiers et Manières
A trois heures, les niassier-s et mas-
sières de l'Ecole des Beaux-Arts se pré-
sentent à l'iiôtel.
L'un d'eux, au nom de ses camarades,
remercie on -ces termes le Président, de
la visite qu'il fit hier aux étudiants
Les élèves de l'Ecole des Beaux-Arts-
vous remercient de la visite que vous leur,
avez rendue en saluant la maquette du mo-
numeût de Villebois-Mareuil, ce Français
mort- pour l.iudépendance dès Boers; nous
tenons, avant que vous quittiez la France, à
vous témoigner notre gratitude et notre ad-
miration. ,1
Nousvoiïs exprimons nos vœux lesr.plus
ardents pour le succès de la missionquevous-
venez accoràp.lir en Europe; puisse l'enthou-
siasme des peuples soulever le geste libérar
teur qui délivrera votre pays.
Le président a répondu en remerciant
îa délégation; il a embrassé les deux
massières qui açcompagaaieût les délé-
gués..
D'autres délégations avaient suivi celle
des élèves de l'Ecole des be'aijx-aîJs; B.uc-
5gi siY^ist imY-«aii liLfiâni .«• » «^
cole supérieure municipale Turgot, qui
apportent une magnifique gerbe de fleurs;
les élèves du lycée Henri IV arrivent en-
suite. ̃ Y 'v^ ;̃̃̃ • -̃
MM. Frédéric Passy et le professeur
Charles Richet pénètrent à leur tour dans
l'hôtel.' ̃ ̃-•
La foule augmente d'instant en instant
et réclame sur l'air des lampions la pré-
sence au balcon du président, qui y paraît
à quatre heure quarante- cinq.- L
tin groupe de jeunes gens, précédé
d'un drapeau transvaalien, se forme en
monôme et se dirige vers l'ambassade
d'Angleterre. La police les disperse.
Le groupe de la défsnss, nationale I
A trois heures et demie se présente la
délégation du groupe des députés natio-
nalistes qui viennent donner connaissance
au président Krflger du vote de la Cham-
bre. .1
Les délégués sont MM. le général
'Jacquey-, Jules Jaluzot, Salignac-FéBe-.
Ion, Lucien Millevoye, Gervaize, Du-,
quesnel, Geay, Pascal, etc., qui sont im-
médiatement reçus par le Président.
M. Benisb auteur de Ja motion présen-
tée à la Chambre, en donne connaissance
à M. Kruger.
A la sortie, M. MilleYoye nous/déclare
Le Président a paru très satisfait
de la nouvelle que nous lui apportions. Sa
figure s'est illuminée et il a exprimé son
sentiment de reconnaissance pour le Par-'
lement français.
Nous lui avons fait connaître éga-
lement la 'motion .de M. Fournière et son.
rejet parla Chambre, '̃
..Une. nouvelle fois le Président a para
très. satisfait. ,;̃•̃ '•̃̃̃̃
.AUTOUR DE LA JOURNÉE
̃ La; regîatrG' ̃
Le registre continue à se couvrir de signas
turesjd'mscriptioris, dé poésies et. d'adresses.
Ce matin; _uous "y .avons, relevé lés sui-
vantes
L'Union des Sociétés d'instruction mili-
taire de France au grand citoyea défenseur
de la justice et delà liberté; André Weiss.
professeur à la 'Faculté- -de Droit; Georges
Hugo: général Peaucellier; comte deKératry;
Maurice Pujo, du comité de la Patrie fran-
çaise Georges Lebret et Milliard, anciens
gardes des sceaux; Guillaume d'Estrées;
lieutenant-colonel Aronssohn, président des
Combattants de la Vieille Armée, associa-
tion des Criméens, 1854-55.
Et, parmi les dédicaces^oétiques, nous en
notons une qui a tout au moins le mérite
d'être courte
Ton exemple est unique,
Président cosrageux
0 soldat valeureux,
Gloire à ta République!
Sur le registre, sont venus s'inscrire, cet
après-midi MM. Dubois-Fresney, sénateur,
avec cette addition La cause est juste, Dieu
la bénira de Ramel, le général Pendezec, le
général de Lacroix, André Lebon.
Pour obtenir l'arbitragâ
Noire confrère La Patrie a recueilli les ren-
seignements suivants, sur les causes du départ
pour Berlin du président Kruger
La décision prise ce matin tout à fait'subi-
tement par le président Kruger 'de se rendre
directement à Berlin est l'objet de nom-
breux commentaires.
Pour que le Président renonce à aller tout
d'abord en Hollande présenter'ses remercie-
ments à la Reine et au peuple des Pays-Bas,,
il faut un puissant motif.
On dit, dans les milieux bien ^renseignés,
qu'un événement dïplomatiqu&'ést à la veille
de se produire. Le président Kruger n'est
pas resté à Paris uniquement pour voir des
monuments il attendait une réponse du gou-
vernement français aux demandes formulées
dans l'entrevue "qui a eu lieu chez M. Del-
cassé.
Cette réponse serait parvenue ce matin au
président. "̃-̃
D'après les bruits que nous avons recueil-
lis, cette réponse serait celle-ci « Le gou-
vernement français est disposé à soumettre à
l'Angleterre une proposition d'arbitrage si
l'empereur d'Allemagne consent à la présen-
ter en même temps. »
C'est à la suite de cette communication
que le président KrQger, après délibération
de son conseil des ministres, aurait décidé
d'aller tout d'abord à Berlin.
La Tsar, et l'arbitrage
On mande de Bruxelles
Le correspondant berlinois du Soir belge
télégraphie à ce journal qu'à la suite de né-
gociations récentes le tsar est disposé à in-
troduire la demande d'arbitrage en faveur du
Transvaal, si la nation et le gouvernement
allemands font au président Kruger le même
accueil que la France..
LES INONDATIONS
A Saïat-Etïéisme
Saint-Etienne, 29 novembre. On signale une
importante crue de la Loire à la suite de pluies
abondantes et de la fonte des neiges dans les dé-
partements de la Loire et de la Haute-Loire.
A ïBodCE
Rodez, 29 novembre. -*• De nouvelles inonda-,
tions ont eu lieu depuis- quelques jours; les tem-
pêtes de pluie et la neige se succèdent sans in-
terruption et les cours d'eaux débordent; on vient
de publier à son de trompe à Millau un télé-
gramme de l'observatoire de'Aigoual annoncant
de nouvelles.inondations. Les riverains du Tarn
sont alarmés.
~e~s
Privas, 29 novembre. Les pluies torrentiel-
les qui tombent depuis mardi soir ont occasionné
Tin e crue importante des rivières.
Les riverains sont inquiets, prennent de. gran-
des précautions et déménagent les habitations
les plus menacées.
La crue du Rhône qui est déjà très forte aug-
mente toujours. Le mauvais temps continue. =
L'AMBASSADEUR D'ALLEMAGNE.
On mande de Berlin
« On dit dans les Cercles bien informés que
le prince RaS^Vin, ambassadeur d'Allemagne
à Saia^P^ier3i3ourg, a st désigné pour le poste
.d«paris~et qua sa aoçdft.aUoD i va aYwr ..Uçu
A. la C?liaro.lbxm©
LES DEUX SÉANCES
Xi'après-snîdl
La séance est quvèrte; a 2 h. 1/2, sous la
présfdençe de MJ Georges Cochery.
Il y a 20 députée et MM; Millcrand et Del-
cassé en séance quand on adopte le proces-
yerbàl de la précédente séance.
M." Gentil est admis à prendre place dans
l'Assemblée en qualité de député de Ia2« cir«
conscription dé l'arrondissement de Niort, la
3« bureau ayant .valide! son élection.
M. Uelcassé, ministre des affaires étran-
gères, fait adopter un projet de loi l'autori<
sant à accorder des croix de chevalier de la
Légion d'hpnneurà l'occasion de la campa*
-gne.de Chine et au profit du corps expédi-
tionnaire..
M. Millevoye déclare qu'il votera le projet,
mais qu'auparavant il tient à protester contra
ceux qui ont prétendu que nos soldats ont
pu s'associer à dos atrocités criminelles.
,_M. de;. Lanessan, ministre de la marine,
fait adopter une proposition accordant 59mé«
dailles destinées aux soldats qui ont dé-
fendu durant le siège les légations da
Pékin..
Le président déclare s'associer à la Chain»
bre et envoyer les remerciements de tous
ceux qui ont défendu sur une terre lointaine
le drapeau de la France.
Nous publions plus haut la partie du compte
rendu relative à la question Kruger posée
par H. Théodore Denis.
lies bureaux de placement
À. la suite de cet incident, l'ordre du jour
appelle la discussion de la proposition de loi
de M.Coutant, relative-.au placement des em-
ployés et ouvriers des deux sexea et do toutes
professions.
"L'hémicycle se vide. Il n'y â plus que cent
̃députés en séance quand M. Georges Berry
monte ila tribune.- '̃"̃
M. Berry, rapporteur, dit que la commis-
sion du travail l'a chargé d'apporter un texta
nouveau. Dès le premier jour la commission
a voulu faire décider qu'à l'avenir il ne se-
rait plus accordé aucune autorisation de;
créer un bureau de placement payant. C'est
le ̃ teste de rarticle i'r."
–Comment ces boréaux seront-ils supprimés T
La commission, dans un.désir de conciliation, a
décidé d'aecorder une indemnité aux bureèuxrqui
seraîeutr" supprimés avant .un délai de cinq
ans.- ̃- ̃̃'̃
Elle a ensuite modifié le 2' paragraphe de l'ar-
ticle 12 en disant qu'à l'expiration du délai da
cinq ans les municipalités pourront supprimer
les bureaux sans indemnité.
Dans les grandes villes, les bureaux seront
supprimés parce que les municipalités sont nos-,
tiies à cette institution. .̃ ̃
La commission a voulu, par cette transaction,
arriver le plus tôt possible au vote d'une loi qum
les ouvriers attendent depuis dix-huit ans.
M. Contant combat la proposition qui cou*
siste tout simplement à permettre aux muni<
cipalités de maintenir, après cinq ans, les bo«
reaux de placement. ̃;
Dans la Seine, ilyatreize mille ouvriers bou«-
langers; ces ouvriers versent 600,000 francs paf:
an entre les mains des placeurs qui, dans la'
France entière, prélèvent dix-huit millions sari
la misère humaine.
Les bureaux de placement ne vivent que grâca
à une tolérance. On peut les supprimer radicale-
ment sans indemnité. Les Bourses du Travail, j
les syndicats et les municipalités feront leur ser-^
vice gratuitement. Les bureaux de placement'
tels qu'ils fonctionnent nuisent à la société. Ua«'
loi doit les supprimer sans retard.
Le contre-projet
3/L. Georges Berry dit que la commissioa^
,et le gouvernement repoussent le contre-;
projet de M. Coûtant.
A la majorité de 390 voix contre 140, sari
530 votants, le contre-projet de M. Coûtant!
n'est pas adopté.
M. le président met aux vois l'article 1e*'
ainsi conçu: ̃
« A partir de la promulgatisn de la pré*/
sente loi, aucune autorisation de créer aa;
bureau de placement payant ne eera acccc-'
dée. ». ̃ ̃
Cet.article est adopté.
M. Thierry propose d'ajouter une dispo»
sition additionnelle ainsi conçue «" Sauf 1«;
cas où les irais de placement ne seront p3ya-
bleB que par l'employeur seul. » "̃
Ce système est pratiqué avec succès, eïp|ïque-t-il. depuis quarante années dans le com-
merce de l'épicerie. Il n'y a qu'à le généra-
liser en y ajoutant des pénalités pour les bu>
reaux qui auraient accepté un paiement da>
la part des ouvrier?.. ̃'
M. îe rapporteur dit que la commission;
repousse cet amendement, qui a pour but da.
maintenir le bureau payant à côté du bureau-
gratuit..
Avec le Systems de M. Thierry, c'est le patrcra-
qui paiera, mais le patron diminuera le salaire. C
M. Thierry dit que dans les Bourses da.'
Travail il faudra bien rétribuer 'es employés^
qui s'occuperont du placement.
M, le rapporteur dit que le syndicat de'
l'épicerie a organisé le placement avec l'aide
"delà Société de secours mutuels.
La disposition additionnelle dé M. Thierry
est mise auxvoix. Elle est prise en considé*
ration.
M. Waldeck-Rousseàu ùéçlare. que la
commission et le gouvarnemeat l'epousse^i.
l'articloadditionuel au fond.
Vif iaeicEeo.4
M. GarnauQ regrette qu'on essaie de faire,
échouer la loi en y glissant une disposition,
inattendne..
Il est incontestable que, si c'est le patron qui
paie, le placeur, il se rattrapera sur !e salaire dis
l'ouvrier. •̃̃̃̃̃̃
M. Thierry ne peut permettre à un coï-'
lègue de venir à la tribune travestir odieuse-
ment ses paroles Et ici se place un incident
tumultueux-
M.Carnautl crie- à son collègue de uïar>
seille
Vous êtes un insolent L'insolence ne sari
jamais une vertu politique. j
On fait du tapage. Les socialistes s'agitent./
Quand l'effervescence est calmée, M. Car<
naud quitte sa place et s'en va accompagaa-,
de MM. 'Zevaës et Fournière.
k Ce sont' ses témoins, chuchoto-fe-on. »
M. Thierry cependant coniiùuc;.
Sa disposition additionnelle n'a roilleaienfe;
été glissée subrepticement dans la loi, O'est
pour venir au Becours de l'ouvrier en çbçH
mage qu'il a présenté cette addition, du-ii»f
M. le ministre ^coi»3?3?ç6 rappelle^
-•̃- .^>
'̃:̃̃̃ -\z r^ ̃̃̃̃^fi^'i:^tt^^3B^ÈS»ti**ièB' ̃̃ .• 'm,j:<, :W ̃ V. "• -.̃.̃^v^^v^
I ̃ ̃ ̃ .-̃̃̃̃ ̃ -̃
EMILE DE 6IMBBÏS
̃ FONDATEUR
ABORNEWENTS:
nvvnnrrurn n u
-"̃̃ • Trois moi3. Six mois. Un asic
Paeis m DÉpAWtiMBSïs 6 fir. 11 &. S» fr.
Étràkseu .36 francs par an.
Rédaction 12, rue du Croissent, 12 ̃
fldresea MtégrtspWqire: NALPRESSE, PARIS
1IILS SE $&ÂÊffiB
̃ ̃'̃-̃. -̃ FONDATEUR '/̃
LES ANNONCES ET RÉCLAMES SONT REÇSSB
iA.ixx feixi-oaxiac. <îè. « laPreaseï 1
et chez MM. Ch. Lagrange, Cerf et C'«
6, PLACE DE LA. BOHHS1Î, 6
Dollingen et C", 16, rue Grange-Batelièra
Admir.istra.tion 12, rue du Croissant, 12
Téléphone, 3 filSîH- 101.68 102.80 130.87
LA CH~I~ ON VOT~ D'H0~1GE A KR~GER; ~ES ~~REA~X D~ PLAC~I~~NT
Dern 1ère Heure
ÉCHANGE DE TEMOINS
A. la auite de l'incident de séance que
noBS relatons d'autre part, M. Carnaud
a enVpyé deux têmôiiiâj MM. Zevaës et
Fouraïère, à son collègue. M. Thierry.
A la.fin de rappèSrmidij M> Ferroulia été
fiubstitoé, comme; témoin iîeM. Carnaud,
à M. Zevaës, empêchéi-
la chasse: pour~tous
MM. iasies, Reille,- Bénézech, Lagasse,
Monsserviu, Mando, Delestrac, etc., ont dé-
posé sur le bureau de la Chambre la propo-
iitiori de loi suivante
« Article unique. Pendant la période do
chasse 'des permis '.valables pour la journée
du dimanche et jours. fériés seront délivrés
dans les bureaux de .tabac moyennant un ver-
sement de 25 centimes-, jj
LA SANTE DU TSAR
Livadia, 29 novembre. L'empereur'a bien
̃passé la journée d'hier. Il a dormi environ une
Heure pendant le'jour.^ A n«uf -heures du soir, la
îerapérature du corps était de 36"4t et le nombre
des pulsations de 68. 68.
Le souverain a bien dormi pendant îa nuit,
jl se sentait plus dispos, ses forces augmentent.
Ce matin à neuf heures, la température du
corps était de 36°2 et lo. nombre des pulsations
:.deC.O.
'̃- Saint-Pétersbourg, 29 novembre. L'arche-
vêque catholique Niedzialko-wsky, assisté de son
olergé, a présidé une messe solennelle pour la
prompte guérison du tsar, qui a été célébrée au-
jourd'hui" pour • la', colonie française à l'église
Saïnie-Catlierii;e. .̃̃̃̃-
Y. assistaient officiellemement, le chargé d'af-
faires de France,' comte de Va'uvineux, le per-
sonnel de l'ambassade et du consulcit. ̃
LEON Xljl
On mande de Rome. 29 novembre:
On a été très étonné ici en apprenant qu'un
journal américain avait annoncé la mort de
Léon XIII. Certainement- le pape a été très
fatigué par les dernières grandes cérémonies
à Saint-Pierre et par les réceptions des pèle-
rins il à eu. même quelques .cyanouisse-
.'tnènts mais, après un.jour de repos, il a re-
pris des forces. _̃̃
L'AVEMiR DES PRÉVOYANTS
• La bataille n'est pas finie aux Prévoyants
de l'Avenir. La Ligue de Défense des droits
j8t intérêts des adhérents vient de publier
un. premier appel où nous relevons ce pas-
Sage ̃̃
Quatre-vingts présidents des sections de Paris
st des environs se sont réunis le 20" de ce mois,
st ont constitué la Ligue de Défense qui vous
adresse cette première circulaire. Nous vous re-
commandons les braves et honnêtes amis qui
composent le Bureau, nous vous supplions d'a-
voir confiance en eux. Ces" quatre-vingts sections
nous ont vus à l 'reuvre et vont nous aider à triom-
hher. Aidez-les vous-même en adhérant à la
Jjigue et en formant un groupe dans notre ville.
Le succès et la vie des Prévoyants de l'Avenir
Sont dans vos mains r
M. Chatelus et ses amis paraissent toujours
(ort rassurés sur l'issue de la lutte entre-
prise contre le gouvernement.
A L'HOTEL DE VILLE
La commission des fortifications s'est réu-
me. à trois heures sous la présidence de M.
P, Brousse après avoir entendu M. Bouvard,
çlle a examiné les bases d'un accord entre
J'filat et la Ville notamment en ce qui con-
cerne le prix d'achat des terrains, qui coûte-
faient 162 millions.
M-M tu
Quand on suit d'un peu près la dis-
cussion de la réforme des boissons à
la Chambré, on comprend sans peine,
devant l'impuissance de cette Assem-
cté.e, pourquoi tant de députés veulent
émigrer du P'aîais-Bourbon au Luxem-
bourg. Rien de sérieux, rien de juste,
rien de définitif ne peut sortir des déli-
bérations d'une Chambre de pantins
dont l'électeur tient les ficelles.
Quand l'occasion leur en est donnée,
sos honorables ne manquent jamais de
dénoncer le- péril alcoolique. Par-
afait Il y aurait un moyen bien sim-
ple de. restreindre, ce fléau et, peut-
ctre un jour, de le supprimer; ce se-
rait de surtaxer l'alcool et de ^dégrever
d'autant les boissons dites hygie'nî.ques
appelées à le remplacer..
Voilà l'idée mère. Elle est simple
̃comme- l'œuf.: de Christophe Colomb.
Mais c'est à son application que je vous
Attends. •
Al. Cailîaux, ministre des finances,
plein de bonne volonté, voudrait bien
tn effet surtaxer l'alcool. Et il propose
de porter le droit de 156 francs par
hectolitre à 220 francs. Mais en
jnême temps, afin dé ne pas méconten-
ter l'Electeur, il laisse _toute liberté,
soute licence au privilège exorbitant
-des bouilleurs de cru.
C'est-à-dire que tout cultivateur ou
|).etit propriétnre a le: droit, s'il. pos-
sède des arbres fruitiers et un appa-
>eilà distiller de produire,, soi-disant
^joarson usage -personne}, tout l'alcool
qu'il • pourra fabriquer, lequel est
sxempt de droits envers le Trésor.
Or, comme ces bouilleurs de cru
Ibrment une urinée compacte de plus
éë 800,000 hommes, que le moins
qu'ils puissent fabriquer c'est une ré-
colte annuelle de 70 litres, c'est, au
prix de 220 fr. l'hectolitre une somme
de 132'inillions dont chaque année lç
Jsç v| être frujtrjî par la gra.Cc ge
M. Caillaux et le bon vouloir de la
Chambre.. ̃ ̃
i Avouez^ que voilà une singulière fa-
çon de poursuivre l'alcoolisme 1 Et si
encore ces. fameux bouilleurs se con-
tentaient d'alimenter leur propre mai-
son et de répartir libéralement entre
la femme et les- gosses, et entre les
proches, le produit; dè;lèurs alambics!
Mais- non. Encouragés par le privilège j
ils en arrivent bientôt à fournir leca-r
baTetier, l'aubergiste, avec qui ils par-
tagent le bénéfice de- la détaxe.
Et' comme M.Céillàux propose, au-
jourd'hui, sur l'alcool, une surtaxe de
64 francs, c'est unie prime équivalente
qu'il donne à la fabrication concurrente
des bouilleurs.
Allons,. ça va bien L Quand l'intoxi-
cation sera générale et que la France
ne sera ;plus compo.sée que d'un ra-
massis de dégénérés, on s'apercevra
peut-être qa 'il y avait quelque chose à
faire pour réprimer la fabrication clan-
desfme du poison national; mais alors
il sera bien temps!
LÉON BAILBY.
MACABRE 1
Les obsèques du duc de Canevaro, tué
dans la catastrophe' de.. Dax, coûteront
9,000 francs à l'Etat français. Ces frais,
nous dit le ministère, seront faits par con-
venance diplomatique, en raison dès bons
rapports de la République française avec
une République amie. •
Quelqu'un avait timidement:fait obser-
ver que les frais .9,000 francs,. c'est nae;
somme! pourraient être supportés, par
la. Compagnie de ̃ .Chemins de fer, res-V
ponsable de l'accident.
M. Baudin, ministre des travaux pu-
blics, ne l'entend pas de cette oreille. At-
taquer les grandes -Compagnies, ce n'est
pas lui qui l'oserait.
Mais, néanmoins pour ne pas faire trop
crier le contribuable, qu'il écorche, M.
Baudin a trouvé un moyen qui fait hon-
neur à son ingéniosité La somme de
9,000 fr. sera imputée en effet « sur le cré-
dit de "150,00.0. fr. qùiayait été imparti au
ministre des affaires étrangères pour les
frais de réception à l'occasion de l'Expo-
silion ».
1 Voilà une réception dont feu le duc de
Canevaro se serait bien passé.
VOIR A LA DEUXIÈME PAGE
Le Carne? des heures, par Martin Gale.
La chronique de Gustave Coquiot.
LES AFFAIRES
i
BOURSE DÈS VALEURS
Marché animé. Hausse sensible.
Le marché s'est montré, aujourd'hui, généra-
lement bien disposé. Les échanges, très actifs,
ont eu pour résultat de déterminer une hausse
sensible sur l'ensemble de la cote; la liquidation
s'annonce donc coicme devant être avantageuse,
et l'amélioration gui s'est manifestée en cette
séance paraît devoir persister. Il ne faut pas ou-
blier, en effet, que les capitaux sont. abondants,
que les dépôts dans nos principales .sociétés de
crédit sont la preuve qu'il y a des disponibilités
immédiates, lesquelles réclament forcément leur
emploi. Bonnes raisonspour justifier l'espoir d'une
reprise intéressante.
Nos rentes obtiennent de nouvelles plus-
values, principalement :1e 3 0/0 qui termine à
100 92: le. 3 1/2 O/0 s'établit au cours rond de
102 fr.
La rente espagnole a eu des échanges très
suivis, et le recul d'hier a fait place à une hausse
importante. Ce fonds d'Etat s'inscrit, ^en effet, à
69 90; les valeurs ottomanes ont été également
très recherchées, et leur avance mérite d'être
notée: lo Turc D a facilement dépassé le cours
de 23 fr.à 23 10, et la Banque ne gagne pas moins
de 4 fr. L'Italien reste ferme,. en léger progrès;
le 4 0/0 brésilien accuse toujours une certaine
lourdeur.
Nos établissements do Crédit ne bénéficient
pas encore da ces meilleures dispositions. Les
prix', restent assurément très fermes, mais les
négociations n'ont guère d'étendue.
Nos Chemins de fer sont un peu plus fermes
les lignes espagnoles se conforment aux mouve-
ments de l'Extérieure.
Les valeurs industrielles ont un marché sou-
tenu; le Suez, le Gaz, gagnent quelques francs.
Les valeurs .de traction paraissent se raffermir.
Le Rio est encore assez lourd. à 1,448.
-Le marché sud-africain est très hésitant et les
réalisations se poursuivent sur "bon nombre de
titres. La" Gharterêd vaut 86, TEast Eand 189 50,
la Ferrëira 503, la Goldfields 183, la May 101, la
Randfontsln 74, la Bandmines 1,001, la Robin-
i son 219. -•̃ ".̃̃'̃
BOURSE DE COMMERGB
5 HEURES
Farin. Blés Colza Lia Alcoo. Suer.
Courant 25 70 19 S0 74 50 7150 31 28 625
Décemb. 25 C5 20 10 74 25 73 31 Î9 28 623
Iauv,-F. 56 50 :0 C0
4prem.. M S0 10 80 74 Ï0 69 50 S2 29 25
Irtemars 27 30 30 21 35 35 I 29 75 75
•îaemai 63 25 25 00 !-5 12 75 30125
Doubles pHniea
B143 Farines Alooo!* «aoes
k premiers. 125 160 60 175 75 '150 50
i de mars. 175 225 a
4 de mai. 2 15 3.. 225 2 50
"̃ Pi-îiaes simples
-•-̃̃- Blés Fariuea Alcoo!; Eaeres
4 premiers. '.65 .80 .87 .75
"4de marSrV, 85 110. 1..
4d«.mai 115 1 50 1 25 "125
̃ Sucres. Le marché a fait preuve par con-
tinuation d'une tendance soutenue. Les offres de
première main sont peu abondantes et il semble
que les fabricants aient enfin compris l'avantage
qu'il y a pour eux à mettre en magasin une partie
de leur production, 'pour la. Vendre pendant l'été,
plutôt que d'inonder le ïaarché durant les mois
de fabrication. Glçture. soutenue sans change-
ment sur hier.. ̃
Blés fei farines. –Les, réalisations sont
encore assez abondantes et le. marché est:lourd
1£ur. toutes les époques pendant la première par-
tie. En clôture une légère reprisa se manifeste et
~~A"`y" `.'Y.:y,~L~ T~
~1~ ~J~Il~ D~~ ~~PI1T~1~
Le Vote de îa Ohambre. –.La, Journée; du Président
Question de M. Théodore Denis.– Deux motions. Le ministre ne parle pas.
La visitôjdu groupe de la Défense 'nationale a l'hôtel Scribe. -̃̃
Malgré les hésitations da gouverne-
ment à s'expliquer, la question Krûger a
été portée, aujourd'hui, à la Chambre,
grâce à la motion de M. Denis. Le prési-
dent du Transvaai en avaitwd'ailleurs été
avisé officieusement, st nous savons que
quelques. personnes de son entourage lui
avaient proposé d'assister, aujourd'hui, à
la séance duParlement.
Mais, avec:le tact dont il a déjà donné
maintes preuves depuis son arrivée en
France,. M. Krûger s'est absolument re-
fusé à paraître influencer par sa présence"
au Palais-Bourbon- la: décision des dé-
putés.1 >
On va voir, par; le détail de.ee qui, s'est
passé à la Chambre, quele gouvernement
n'a pu s'opposer au vote unanime d'une
motion favorable au président Kruger.
Toutes les places de l'hémicycle sont gar-
nies quand M. Cochery annonce en ces ter-
meis l'interpellation déposée par M. bénis.
–•J'ai reçu'' de. M. Denis une: lettre par la-
quelle- il me demande à interpeller le ministre
des affaires étrangères sur le point de savoir si,
en- présence des événements du Transvaal le
gouvernement entendait user du droit que lui
conière l'article 3 de la Conférence de La Haye."
L'a parole est immédiatement donnée à M.
le ministre des affaires.etranger.es..
M» Deicassè es% très net. Il ne veut pas
de- débat. ̃
Méssieûrs,T dit-il, le 'gnuvernément'Vadéjà"-
eu l'occasion, à la Chambre et au Sénat, de don-
ner sur ce sujet des explications précises qui: ont
̃obtenu l'approbation du Parlement. Le gouverne-
ment juge, à quelque point de vue qu'on sejilace,
qu'il n'y a aucune -utilité à rouvrir actuellement
ce débat. Je demande .à la 'Chambre de bien
vouloir ajourner sans date cette interpellation,
conformément au règlement. Et je n'ai pas be-
soin de rappeler qu'en matière diplomatique ce
qur est inutile est bien près de devenir nui-
sible.
M. Denis demande au ministre s'il accepte
de lui répondre le vendredi 13 décembre..
Et comme le ministre réplique « Ajourne-
ment sine die », M. Denis ajoute
Je demande à la Chambre si .elle peut sup-
porter plus longtemps depareilsprocédés.'Voilà,
certes, un moyen de gouverner commodément.
L'heure des explications a sonné; malgré tous
les moyens dilatoires. Le sujet.de l'interpella-
tion a fait l'objet d'un vote unanime du conseil
général de laSeine. La Ville de Paris est encore
quelque chose en France. Mais le gouvernement
se réserve de se faire questionner à son heure
par un ami complaisant. Nous assistons au moins
depuis dix-huit mois à une véritable parodie du
régime parlementaire.
L'expression a certainement, dépassé votre
pensée, se hâte d'ajouter M. Cochery, conciliant.
Sur un grand nombre de bancs, l'on pro-
teste. L'orateur continue.
Sous le règne de Louis-Philippe, au début
même de ce-règne, les ministres ne se dérobaient
pas à une interpellation sur la politique exté-
rieure. Il s'était trouvé des députés qui deman-
dèrent compte au gouvernement de son attitude
en faveur de la Pologne.
Casimir-Perier ne fuyait pas le débat. L'oppo-
sition ne s'était pas déclarée satisfaite. Habitués-
à nous contenter de peu, j'aurais voulu que la!
Chambre s'expliquât après le ministre sur' la
circulaire du comte Mouraview. qui est la plus
belle page de la vie du Tsar.
Et, comme on l'interrompt, il'termine briè-
vement
Je voulais développer simplement les rai-
sons qui paraissent justifir l'initiative généreuse
de la France. Je voulais lire quelques passages
de cette admirable circulaire. Mais je renonce à
la parole et je mécontente de déposer la motion
suivante, dont je "prie M. le président de donner
lecture.
M. Cochery déclare que le président est là
pour faire respecter le'. règlement et non
pour prendre part au débat. Il donne cepen-
dant lecture de la motion ainsi conçue
La Chambre, à l'occasion de la venue en
France duprésidentde la République du Trans-
vaal, est heureuse de lui adresser -l'expression
sincère de sa respectueuse sympathie.
L'urgence est demandée.
Le président dit que tous les membres de
la Chambre s'associent à cette pensée.
M. Gaston Doumergue estime qu'une pa-
reille manifestation né saurait être trans-
formée en une question de parti.
M. Fournière dépose la motion suivante
La Chambre, tout en exprimant sa sympathie
pour la démocratie anglaisé. (bruits surdivers,
bancs). salue en la personne du président Kruger
le vaillant défenseur isn nationalités sud-aîri-
cainesr
Le Président consulte, là Chambre sur la
première motion de M:; Denis. Mais il y a
une demande de scrutic public et il faut
voter.
Auparavant, M. Thierry demande à ses col-
lègues de retirer la demande de scrutin. Et
M. Fournière. veut s'expliquer.
Il paraît qu'on s'est.. mépris sur le sens de
sa motion.. Il', demande seulement qu'on sa-
che tenir compte à la démocratie anglaise de
ses efforts dans ces circonstances et, cette ré-
serve faite, qu'on envoie un salut au repré- a
sentant héroïque des doux Rcpubîiqiacs'sud-
africaines.
II ne faut pas que ce témoignage ait un carac-
tère d'hostilité contre une natioii voisine et
amie et puisse ôtre mal interprété par qui-qae
ce soit. ̃ '̃'
On vote et la motion de MM. Dénia e£ Mo-
rinaud est adoptée par 559 voix sur 553 suf-
frages exprimés. A l'unanimité!
M. Fournière dit que, ses amis du parti
socialiste et lui s'étant associés à 'a mSiiifes-
'tationqui vient d'agir lieu,- il constate sim-
plenie*Qt que to'iiesles démocraties soniani-
mées des mômes sentiments pacifiques, et il
retire son projetde résolution.
t'incident est. clos." Et la Chambre paraît,
soulagée,. autant peut-être que M.'Waldeck--
Rousseau, qui: semblait suivre avec inquié«'
tude la tournure de cette simple 'escar-
mouche.
LE DÉPART SU PRÉSIDENT 1
.Ses projet?
Le président Krûgej; a fixé, définitive*
~$~ ~l.a.~ ~~b.c.~ai>a ~op dép&t~ de
Paris'. Dès. la première heure, ce matin, il
a arrêté, de'concertavecle docteur Leyds,
l'itinéraire qu'il sùivrapour gagner Berlin.
Avant.de prendre cette décision, le pré-
sident avait compté. se; rendre tout d'a-
bord à La Haye. Les divers comités qui
se sont formés en Hollande en avaient été
averti» et se préparaient, ainsi que nous
l'avons, dit hier, àfairoun accueil enthou-
siaste aux représentants du Transvaal et
à leur héroïque président. Nous avions
d'ailleurs ajouté quele premier séjour du
-président KrQger à La Haye serait de' fort
courte durée et que M. Krûger, après une
visite de courtoisie à la reine Wilhélimne,
reviendrait dans la capitale de la Hollande
et assisterait à son mariage.
VMàis une invitation particulière adres-
sée, dit-on, au président par l'empereur
Guillaume est venue modifier son itiné-
raire, et ce.n'est qu'après qu'il aura rendu
visite au Kaiser allemand que le Prési-
dent donnera suite à son projet.
Il sera vraisemblablement- à La Haye,"
après s'être arrêté une journée pu deux à
Bruxelles, vers le 15 décembre.
'̃̃ L'itinéraire
• S'il ne part par train; 'spécial, le prési-:
dent! prendra place. dans un wagon ré-
servé au Nord-Express qui quitte Paris à:
vlh:5p. ']: ̃•̃
L'illustre voyageur arrivera à Cologne
dans la soirée, et il y séjournera pendant
toute la journée du dimanche. Il repren-
drâ,; lundi matin,; le; train pour Magdë-.
̃bourgj qu'il quittera de façon à arriver à
Berlin- mardi dan la matinée.
Mentionnons un bruit qui nous i par-
vient d'après une. dépêche de Vienne,
le. président Kruger ̃ se. rendrait, en"
quittant Berlin, dans la capitale deTAu-
triche. ̃ -̃
LA MATINÉE
La prince 'Henri -d'Orléans à l'hôtel -Scribe
Le service d'ordre a été considérable-
ment réduit, aujourd'hui, aux alentours
de l'hôtel Scribe. Ni gardes à pied, ni
gardes à cheval, pas même de commis-
saire divisionnaire ou d'officier de paix.
Notons cependant que M. Lépine, tou-
jours vigilant, s'est promené assez lon-
guement sur le boulevard des Capucines,
en bon bourgeois.
Les curieux ont stationné en moins
grand nombre que les jours passés de-
vant l'hôtel, mais, sans cesse renouvelés,
ils ont apporté aux alentours une grande
animation. ̃
A onze heures, le prince Henri d'Or-
léans, accompagné de M. MoUrichon, son
compagnon do voyage en Abyssinie, ar-
rivait à l'hôtel Scribe. Il était presqu'aus-
sitôt reçu par le président Krûger.
L'entretien a duré environ dix minutes.
Le prince Henri d'Orléans a dit qu'il était
heureux comme « Français » et comme
« républicain » de venir affirmer sa sym-
pathie à la cause des Boers et sotf admi-
ration pour leur illustre Président. @
M. Krûger a répondu qu'il était heu-
reux de constater que la vieille souche
française des d'Orléans se trouvait unie
"avec la population tout entière de France
pour défendre le droit, et la liberté. Une
brochure contenant le compte rends d'une
conférence sur les Boers faite à Marseille
parle prince- Henri d'Orléans a été re-
mise par celui-ci au président Krûger.
Aucune sortie présidentielle n'aura lieu
aujourd'hui avant cinq heures, nous a-t-on
déclaré. Seul, M. le docteur. Leyds a
quitté l'hôtel vers dix heures et demie
pour y rentrer vingt minutes après.
L'APRÈS-KIÏDI
Les délégations reçues mv M. Irûger
Dès deux heures de l'après-midi, les
abords de l'hôtel Scribe ont été envahis
par de nombreux groupes de potaches
qui profitaient de leur jour de congé pour
venir acclamer le président Krûger.
Le service d'ordre qui' vient d'être
établi est.dirigé par MM. Grillières, côm-
missaire divisionnaire, Coston, Guichard
et Lecambre, officiers de paix. Il a toutes
les peines du monde à maintenir la cir-
culation libre.
Massiers et Manières
A trois heures, les niassier-s et mas-
sières de l'Ecole des Beaux-Arts se pré-
sentent à l'iiôtel.
L'un d'eux, au nom de ses camarades,
remercie on -ces termes le Président, de
la visite qu'il fit hier aux étudiants
Les élèves de l'Ecole des Beaux-Arts-
vous remercient de la visite que vous leur,
avez rendue en saluant la maquette du mo-
numeût de Villebois-Mareuil, ce Français
mort- pour l.iudépendance dès Boers; nous
tenons, avant que vous quittiez la France, à
vous témoigner notre gratitude et notre ad-
miration. ,1
Nousvoiïs exprimons nos vœux lesr.plus
ardents pour le succès de la missionquevous-
venez accoràp.lir en Europe; puisse l'enthou-
siasme des peuples soulever le geste libérar
teur qui délivrera votre pays.
Le président a répondu en remerciant
îa délégation; il a embrassé les deux
massières qui açcompagaaieût les délé-
gués..
D'autres délégations avaient suivi celle
des élèves de l'Ecole des be'aijx-aîJs; B.uc-
5gi siY^ist imY-«aii liLfiâni .«• » «^
cole supérieure municipale Turgot, qui
apportent une magnifique gerbe de fleurs;
les élèves du lycée Henri IV arrivent en-
suite. ̃ Y 'v^ ;̃̃̃ • -̃
MM. Frédéric Passy et le professeur
Charles Richet pénètrent à leur tour dans
l'hôtel.' ̃ ̃-•
La foule augmente d'instant en instant
et réclame sur l'air des lampions la pré-
sence au balcon du président, qui y paraît
à quatre heure quarante- cinq.- L
tin groupe de jeunes gens, précédé
d'un drapeau transvaalien, se forme en
monôme et se dirige vers l'ambassade
d'Angleterre. La police les disperse.
Le groupe de la défsnss, nationale I
A trois heures et demie se présente la
délégation du groupe des députés natio-
nalistes qui viennent donner connaissance
au président Krflger du vote de la Cham-
bre. .1
Les délégués sont MM. le général
'Jacquey-, Jules Jaluzot, Salignac-FéBe-.
Ion, Lucien Millevoye, Gervaize, Du-,
quesnel, Geay, Pascal, etc., qui sont im-
médiatement reçus par le Président.
M. Benisb auteur de Ja motion présen-
tée à la Chambre, en donne connaissance
à M. Kruger.
A la sortie, M. MilleYoye nous/déclare
Le Président a paru très satisfait
de la nouvelle que nous lui apportions. Sa
figure s'est illuminée et il a exprimé son
sentiment de reconnaissance pour le Par-'
lement français.
Nous lui avons fait connaître éga-
lement la 'motion .de M. Fournière et son.
rejet parla Chambre, '̃
..Une. nouvelle fois le Président a para
très. satisfait. ,;̃•̃ '•̃̃̃̃
.AUTOUR DE LA JOURNÉE
̃ La; regîatrG' ̃
Le registre continue à se couvrir de signas
turesjd'mscriptioris, dé poésies et. d'adresses.
Ce matin; _uous "y .avons, relevé lés sui-
vantes
L'Union des Sociétés d'instruction mili-
taire de France au grand citoyea défenseur
de la justice et delà liberté; André Weiss.
professeur à la 'Faculté- -de Droit; Georges
Hugo: général Peaucellier; comte deKératry;
Maurice Pujo, du comité de la Patrie fran-
çaise Georges Lebret et Milliard, anciens
gardes des sceaux; Guillaume d'Estrées;
lieutenant-colonel Aronssohn, président des
Combattants de la Vieille Armée, associa-
tion des Criméens, 1854-55.
Et, parmi les dédicaces^oétiques, nous en
notons une qui a tout au moins le mérite
d'être courte
Ton exemple est unique,
Président cosrageux
0 soldat valeureux,
Gloire à ta République!
Sur le registre, sont venus s'inscrire, cet
après-midi MM. Dubois-Fresney, sénateur,
avec cette addition La cause est juste, Dieu
la bénira de Ramel, le général Pendezec, le
général de Lacroix, André Lebon.
Pour obtenir l'arbitragâ
Noire confrère La Patrie a recueilli les ren-
seignements suivants, sur les causes du départ
pour Berlin du président Kruger
La décision prise ce matin tout à fait'subi-
tement par le président Kruger 'de se rendre
directement à Berlin est l'objet de nom-
breux commentaires.
Pour que le Président renonce à aller tout
d'abord en Hollande présenter'ses remercie-
ments à la Reine et au peuple des Pays-Bas,,
il faut un puissant motif.
On dit, dans les milieux bien ^renseignés,
qu'un événement dïplomatiqu&'ést à la veille
de se produire. Le président Kruger n'est
pas resté à Paris uniquement pour voir des
monuments il attendait une réponse du gou-
vernement français aux demandes formulées
dans l'entrevue "qui a eu lieu chez M. Del-
cassé.
Cette réponse serait parvenue ce matin au
président. "̃-̃
D'après les bruits que nous avons recueil-
lis, cette réponse serait celle-ci « Le gou-
vernement français est disposé à soumettre à
l'Angleterre une proposition d'arbitrage si
l'empereur d'Allemagne consent à la présen-
ter en même temps. »
C'est à la suite de cette communication
que le président KrQger, après délibération
de son conseil des ministres, aurait décidé
d'aller tout d'abord à Berlin.
La Tsar, et l'arbitrage
On mande de Bruxelles
Le correspondant berlinois du Soir belge
télégraphie à ce journal qu'à la suite de né-
gociations récentes le tsar est disposé à in-
troduire la demande d'arbitrage en faveur du
Transvaal, si la nation et le gouvernement
allemands font au président Kruger le même
accueil que la France..
LES INONDATIONS
A Saïat-Etïéisme
Saint-Etienne, 29 novembre. On signale une
importante crue de la Loire à la suite de pluies
abondantes et de la fonte des neiges dans les dé-
partements de la Loire et de la Haute-Loire.
A ïBodCE
Rodez, 29 novembre. -*• De nouvelles inonda-,
tions ont eu lieu depuis- quelques jours; les tem-
pêtes de pluie et la neige se succèdent sans in-
terruption et les cours d'eaux débordent; on vient
de publier à son de trompe à Millau un télé-
gramme de l'observatoire de'Aigoual annoncant
de nouvelles.inondations. Les riverains du Tarn
sont alarmés.
~e~s
Privas, 29 novembre. Les pluies torrentiel-
les qui tombent depuis mardi soir ont occasionné
Tin e crue importante des rivières.
Les riverains sont inquiets, prennent de. gran-
des précautions et déménagent les habitations
les plus menacées.
La crue du Rhône qui est déjà très forte aug-
mente toujours. Le mauvais temps continue. =
L'AMBASSADEUR D'ALLEMAGNE.
On mande de Berlin
« On dit dans les Cercles bien informés que
le prince RaS^Vin, ambassadeur d'Allemagne
à Saia^P^ier3i3ourg, a st désigné pour le poste
.d«paris~et qua sa aoçdft.aUoD i va aYwr ..Uçu
A. la C?liaro.lbxm©
LES DEUX SÉANCES
Xi'après-snîdl
La séance est quvèrte; a 2 h. 1/2, sous la
présfdençe de MJ Georges Cochery.
Il y a 20 députée et MM; Millcrand et Del-
cassé en séance quand on adopte le proces-
yerbàl de la précédente séance.
M." Gentil est admis à prendre place dans
l'Assemblée en qualité de député de Ia2« cir«
conscription dé l'arrondissement de Niort, la
3« bureau ayant .valide! son élection.
M. Uelcassé, ministre des affaires étran-
gères, fait adopter un projet de loi l'autori<
sant à accorder des croix de chevalier de la
Légion d'hpnneurà l'occasion de la campa*
-gne.de Chine et au profit du corps expédi-
tionnaire..
M. Millevoye déclare qu'il votera le projet,
mais qu'auparavant il tient à protester contra
ceux qui ont prétendu que nos soldats ont
pu s'associer à dos atrocités criminelles.
,_M. de;. Lanessan, ministre de la marine,
fait adopter une proposition accordant 59mé«
dailles destinées aux soldats qui ont dé-
fendu durant le siège les légations da
Pékin..
Le président déclare s'associer à la Chain»
bre et envoyer les remerciements de tous
ceux qui ont défendu sur une terre lointaine
le drapeau de la France.
Nous publions plus haut la partie du compte
rendu relative à la question Kruger posée
par H. Théodore Denis.
lies bureaux de placement
À. la suite de cet incident, l'ordre du jour
appelle la discussion de la proposition de loi
de M.Coutant, relative-.au placement des em-
ployés et ouvriers des deux sexea et do toutes
professions.
"L'hémicycle se vide. Il n'y â plus que cent
̃députés en séance quand M. Georges Berry
monte ila tribune.- '̃"̃
M. Berry, rapporteur, dit que la commis-
sion du travail l'a chargé d'apporter un texta
nouveau. Dès le premier jour la commission
a voulu faire décider qu'à l'avenir il ne se-
rait plus accordé aucune autorisation de;
créer un bureau de placement payant. C'est
le ̃ teste de rarticle i'r."
–Comment ces boréaux seront-ils supprimés T
La commission, dans un.désir de conciliation, a
décidé d'aecorder une indemnité aux bureèuxrqui
seraîeutr" supprimés avant .un délai de cinq
ans.- ̃- ̃̃'̃
Elle a ensuite modifié le 2' paragraphe de l'ar-
ticle 12 en disant qu'à l'expiration du délai da
cinq ans les municipalités pourront supprimer
les bureaux sans indemnité.
Dans les grandes villes, les bureaux seront
supprimés parce que les municipalités sont nos-,
tiies à cette institution. .̃ ̃
La commission a voulu, par cette transaction,
arriver le plus tôt possible au vote d'une loi qum
les ouvriers attendent depuis dix-huit ans.
M. Contant combat la proposition qui cou*
siste tout simplement à permettre aux muni<
cipalités de maintenir, après cinq ans, les bo«
reaux de placement. ̃;
Dans la Seine, ilyatreize mille ouvriers bou«-
langers; ces ouvriers versent 600,000 francs paf:
an entre les mains des placeurs qui, dans la'
France entière, prélèvent dix-huit millions sari
la misère humaine.
Les bureaux de placement ne vivent que grâca
à une tolérance. On peut les supprimer radicale-
ment sans indemnité. Les Bourses du Travail, j
les syndicats et les municipalités feront leur ser-^
vice gratuitement. Les bureaux de placement'
tels qu'ils fonctionnent nuisent à la société. Ua«'
loi doit les supprimer sans retard.
Le contre-projet
3/L. Georges Berry dit que la commissioa^
,et le gouvernement repoussent le contre-;
projet de M. Coûtant.
A la majorité de 390 voix contre 140, sari
530 votants, le contre-projet de M. Coûtant!
n'est pas adopté.
M. le président met aux vois l'article 1e*'
ainsi conçu: ̃
« A partir de la promulgatisn de la pré*/
sente loi, aucune autorisation de créer aa;
bureau de placement payant ne eera acccc-'
dée. ». ̃ ̃
Cet.article est adopté.
M. Thierry propose d'ajouter une dispo»
sition additionnelle ainsi conçue «" Sauf 1«;
cas où les irais de placement ne seront p3ya-
bleB que par l'employeur seul. » "̃
Ce système est pratiqué avec succès, eïp|ïque-t-il. depuis quarante années dans le com-
merce de l'épicerie. Il n'y a qu'à le généra-
liser en y ajoutant des pénalités pour les bu>
reaux qui auraient accepté un paiement da>
la part des ouvrier?.. ̃'
M. îe rapporteur dit que la commission;
repousse cet amendement, qui a pour but da.
maintenir le bureau payant à côté du bureau-
gratuit..
Avec le Systems de M. Thierry, c'est le patrcra-
qui paiera, mais le patron diminuera le salaire. C
M. Thierry dit que dans les Bourses da.'
Travail il faudra bien rétribuer 'es employés^
qui s'occuperont du placement.
M, le rapporteur dit que le syndicat de'
l'épicerie a organisé le placement avec l'aide
"delà Société de secours mutuels.
La disposition additionnelle dé M. Thierry
est mise auxvoix. Elle est prise en considé*
ration.
M. Waldeck-Rousseàu ùéçlare. que la
commission et le gouvarnemeat l'epousse^i.
l'articloadditionuel au fond.
Vif iaeicEeo.4
M. GarnauQ regrette qu'on essaie de faire,
échouer la loi en y glissant une disposition,
inattendne..
Il est incontestable que, si c'est le patron qui
paie, le placeur, il se rattrapera sur !e salaire dis
l'ouvrier. •̃̃̃̃̃̃
M. Thierry ne peut permettre à un coï-'
lègue de venir à la tribune travestir odieuse-
ment ses paroles Et ici se place un incident
tumultueux-
M.Carnautl crie- à son collègue de uïar>
seille
Vous êtes un insolent L'insolence ne sari
jamais une vertu politique. j
On fait du tapage. Les socialistes s'agitent./
Quand l'effervescence est calmée, M. Car<
naud quitte sa place et s'en va accompagaa-,
de MM. 'Zevaës et Fournière.
k Ce sont' ses témoins, chuchoto-fe-on. »
M. Thierry cependant coniiùuc;.
Sa disposition additionnelle n'a roilleaienfe;
été glissée subrepticement dans la loi, O'est
pour venir au Becours de l'ouvrier en çbçH
mage qu'il a présenté cette addition, du-ii»f
M. le ministre ^coi»3?3?ç6 rappelle^
-•̃- .^>
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