Titre : Regnabit : revue universelle du Sacré-Coeur
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-10-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32850416j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 8483 Nombre total de vues : 8483
Description : 01 octobre 1925 01 octobre 1925
Description : 1925/10/01 (A5,T9,N5)-1925/10/31. 1925/10/01 (A5,T9,N5)-1925/10/31.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k54765934
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, D-91018
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/01/2011
- Aller à la page de la table des matièresNP
- .......... Page(s) .......... 366
284 Doctrine
plus infortuné qu'il compatit avec Jésus-Christ et ne le console pas,
■qu'il partage avec lui ses douleurs et ne les diminue pas; au contraire
il se voit forcé de redoubler les peines du Fils en les communiquant
à la Mère. ». (Bossuet, Sermon pour la Compassion prêché aux Mi-
nimes, 1658 ou 1659).
D'après certains théologiens, il y aurait eu, même, union sacra-
mentelle des Coeurs de Jésus et de Marie pendant la Passion. Des
probabilités théologiques, fondées sur l'amour singulier du Coeur de
Jésus pour sa Mère, leur font penser que les Saintes Espèces reçues
pour la première fois par Marie à la Cène se seraient conservées miracu-
leusement en elle d'une communion à l'autre pendant tout le reste
de sa vie. « Si cela est vrai, ajoute le P. Fabcr, me fondant sur une auto-
rité qui n'est pas moins que celle de saint Thomas, je dis que la théo-
logie et la saine doctrine de l'Eucharistie nous obligent à croire que
que Marie a été le théâtre sur lequel se sont opérées les merveilles les
plus touchantes pendant la Passion de Jésus... Notre-Seigneur, sous
le voile du Sacrement, demeurait en elle dans sa chair passible, absolu-
ment comme au temps de l'Incarnation. Là il reposa, durant toute
•cette longue nuit, caché au fond du sanctuaire qu'il s'était lui-même
choisi. Là, aussi bien que sous les oliviers du Jardin, son âme fut en
proie aux angoisses inexprimables d'une agonie de trois heures. Jésus
dans le corps de sa mère, endura toutes les peines intérieures, toutes
les tortures de l'âme, en un mot, tout ce qui n'était pas une souffrance
ou un outrage résultant des circonstances extérieures ; enfin quand
son Coeur arrosa le sol d'une sueur mystérieuse, le sang, qui par concomi-
tance se trouvait en l'hostie dans le sein de Marie, se retira en vertu
du miracle secret de la vie sacramentelle. 11 resta en elle à l'abri des
■coups, des insultes, des violences, des crachats, des épines et des plaies ;
mais son Coeur épuisa jusqu'à la lie le calice où avaient été jetés toutes
les espèces d'ignominies, tous les tourments, toutes les douleurs.
Quand Jésus expira sur la Croix, il mourut au même moment dans le
sein de Marie ; et l'âme s'y sépara du corps, le laissant uni à la divinité.
O admirable disposition des décrets divins ! Celui qui avait commencé
à vivre dans Marie mourait aussi en Marie. » (Faber, Le Saint Sacre-
ment, t. u, sect. ni).
D. — Quel fut le don magnifique que nous fit le Coeur de
Jésus du haut du Calvaire ?
R. — Ce fut le don de sa Mère.
La Vierge tout immaculée avait conçu dans l'amour le plus
surnaturel en concevant son Fils au jour de l'Incarnation : douée
d'une lumière supérieure à ce moment, elle avait consenti à Le conce-
voir comme le Chef mystique d'un corps immense qui serait l'Église et
dont elle serait la Mère par la grâce. Et voici qu'après nous avoir
portés dans les entrailles de son amour maternel pendant toute la vie
mortelle de son Fils, et en union étroite à ses divines intentions, son
Coeur transpercé par le glaive de la Compassion et crucifié par la Croix
de son Fils nous enfante dans la douleur immense au prix de laquelle
elle collaborait généreusement à l'oeuvre définitive de Rédemption.
Dès lors, le Coeur de Jésus du haut du Calvaire la manifeste et nous
plus infortuné qu'il compatit avec Jésus-Christ et ne le console pas,
■qu'il partage avec lui ses douleurs et ne les diminue pas; au contraire
il se voit forcé de redoubler les peines du Fils en les communiquant
à la Mère. ». (Bossuet, Sermon pour la Compassion prêché aux Mi-
nimes, 1658 ou 1659).
D'après certains théologiens, il y aurait eu, même, union sacra-
mentelle des Coeurs de Jésus et de Marie pendant la Passion. Des
probabilités théologiques, fondées sur l'amour singulier du Coeur de
Jésus pour sa Mère, leur font penser que les Saintes Espèces reçues
pour la première fois par Marie à la Cène se seraient conservées miracu-
leusement en elle d'une communion à l'autre pendant tout le reste
de sa vie. « Si cela est vrai, ajoute le P. Fabcr, me fondant sur une auto-
rité qui n'est pas moins que celle de saint Thomas, je dis que la théo-
logie et la saine doctrine de l'Eucharistie nous obligent à croire que
que Marie a été le théâtre sur lequel se sont opérées les merveilles les
plus touchantes pendant la Passion de Jésus... Notre-Seigneur, sous
le voile du Sacrement, demeurait en elle dans sa chair passible, absolu-
ment comme au temps de l'Incarnation. Là il reposa, durant toute
•cette longue nuit, caché au fond du sanctuaire qu'il s'était lui-même
choisi. Là, aussi bien que sous les oliviers du Jardin, son âme fut en
proie aux angoisses inexprimables d'une agonie de trois heures. Jésus
dans le corps de sa mère, endura toutes les peines intérieures, toutes
les tortures de l'âme, en un mot, tout ce qui n'était pas une souffrance
ou un outrage résultant des circonstances extérieures ; enfin quand
son Coeur arrosa le sol d'une sueur mystérieuse, le sang, qui par concomi-
tance se trouvait en l'hostie dans le sein de Marie, se retira en vertu
du miracle secret de la vie sacramentelle. 11 resta en elle à l'abri des
■coups, des insultes, des violences, des crachats, des épines et des plaies ;
mais son Coeur épuisa jusqu'à la lie le calice où avaient été jetés toutes
les espèces d'ignominies, tous les tourments, toutes les douleurs.
Quand Jésus expira sur la Croix, il mourut au même moment dans le
sein de Marie ; et l'âme s'y sépara du corps, le laissant uni à la divinité.
O admirable disposition des décrets divins ! Celui qui avait commencé
à vivre dans Marie mourait aussi en Marie. » (Faber, Le Saint Sacre-
ment, t. u, sect. ni).
D. — Quel fut le don magnifique que nous fit le Coeur de
Jésus du haut du Calvaire ?
R. — Ce fut le don de sa Mère.
La Vierge tout immaculée avait conçu dans l'amour le plus
surnaturel en concevant son Fils au jour de l'Incarnation : douée
d'une lumière supérieure à ce moment, elle avait consenti à Le conce-
voir comme le Chef mystique d'un corps immense qui serait l'Église et
dont elle serait la Mère par la grâce. Et voici qu'après nous avoir
portés dans les entrailles de son amour maternel pendant toute la vie
mortelle de son Fils, et en union étroite à ses divines intentions, son
Coeur transpercé par le glaive de la Compassion et crucifié par la Croix
de son Fils nous enfante dans la douleur immense au prix de laquelle
elle collaborait généreusement à l'oeuvre définitive de Rédemption.
Dès lors, le Coeur de Jésus du haut du Calvaire la manifeste et nous
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 96.97%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 96.97%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 14/100
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k54765934/f14.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k54765934/f14.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k54765934/f14.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k54765934/f14.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k54765934
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k54765934
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k54765934/f14.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest