Titre : Le Gaulois : littéraire et politique
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1927-06-20
Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication
Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication
Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 20 juin 1927 20 juin 1927
Description : 1927/06/20 (Numéro 18155). 1927/06/20 (Numéro 18155).
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 31/03/2008
62» année. 3° série. N« 18155 C5 h, du matîll) PARIS ET DÉPARTEMENTS: 25 CENTIMES C5 h. dU matin) LUNDI 20 JUIN 1927
EDMOND TARBE ET HENRY DE PÈHE
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ARTHUR MEYER
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des Armements navals
La première proposition tendant à la
réunion d'une nouvelle conférence de
limitation des armements fut présentée
au Sénat américain par le sénateur Bo-
trah, en novembre 1922. Le gouverne
!ment de l'Union se déclara prêt àla con-.
moquer, sous réserve que toutes les
grandes nations européennes soient
d'accord pour s'y rendre. Peu après
d'ailleurs, M. Hdghes reprenait à son
compté le même principe et le poursui-
vait avec sa ténacité habituelle.
L'insistance qu'apnorte le gouverne-
ment des Etats-Unis à vouloir réunir
Une nouvelle conférence, relative au dé-
sarmement naval, s'explique aisément
'et en effet, le pacte de Washington de
lui .a déjà procuré de précieux
hvantages, particulièrement en, ré-
duisant le Japon à uni état d'infériorité
marqué, en tant que grandes unités de
combat. L'oeuvre d abaissement du ri-
yal héréditaire est donc ébauchée, mais
encore fort loin d'être achevée, et le
président Coolidge se considère vrai-
'sémblablement en droit d'espérer
qu'une seconde conférence puisse ap-
porter à son pays des avantages plus
positifs encore.
Car le Japon n'avait accepté en 1922
une réduction du tonnage de ses cuiras-
sés dans la proportion de 3, contre 5
aux Etats-Unis; que parce qu'il médi-
tait, dès cette époque, de porter son ef-
fort sur les bâtiments légers et les sous-
marins. Et, de fait, le tonnage nippon
iactuel, en ce qui concerna ces derniers
navires, est de nature à porter ombrage
à la grande république d'outre-mer et
de l'inquiéter vivement.
« Qu'à cela ne tienne 1 » est-on volon-
tiers tenté de répliquer « Que les
'Américains activent, eux aussi, la mise
en chantier d'unités légères de surface
et de sous-marins 1 »
Fort bien Ils sont assez riches pour
se p.ayer toutes leurs fantaisies Mais
il en est une que l'argent, même versé
à flot, ne parvient pas à donner le per-
sonnel état-major et équipage
qui leur fait défaut, tandis qu'il est, par
contre, monnaie courante au Japon, ar-
chipel peuplé de marins éprouvés.
Ainsi rien de plus suggestif que les
quelques chiffres que nous allons citer
à la faveur même des restrictions que
lui impose le pacte de Washington,
l'amirauté japonaise se hâte de recons-
tituer puissamment sa flotte légère, sui-
vant un plan sage et logique, se dérou-
lant avec une remarquable continuité.
En 1931, l'Empire du Soleil-Levant
possédera douze croiseurs-éclaireurs,
dix-sept croiseurs légers, soixante et un
destroyers d'escadre, trente torpilleurs
côtiers, vingt-sept sous-marins de haute
mer, cinquante de défense des côtes,
quatre grandes unités porte-aéronefs, 'et
une aviation navale importante s'il
faut en croire certains critiques sem-
blant dignes de foi, le Japon ne possé-
derait pas moins de cent cinquante hy-
dravions armés et trois cents en réserve.
Quant au problème du remplacement
de ses grands cuirassés de ligne, actuel-
lement au nombre de dix, le gouverne-
ment de Tokio ne semble pas s'en pré-
occuper, et, d'ailleurs, il importe de re-
marquer que l'amirauté britannique est
seule à en avoir en chantier. Les Etats-
Unis, l'Italie, la France n'en ont pas un
seul en construction c'est un engin
guerre trop cher, trop vulnérable, et les
accords de Washington, e:: limitant son
tonnage à 35.000 tonnes, ont posé aux
ingénieurs un problème par trop diffi-
cile à résoudre. Quel singulier para-
doxe Nous, risquons fort d'assister à
cet étrangle spectacle les puissances
maritimes posséderont de tout, sauf de
véritable unités de combat elles au-
ront des navires de croisière, d'éclaira-
ge, de, patrouille, des sous-marins, et
manqueront du corps de bataille.
Quoi qu'il en soit, la thèse soutenue
en 1925, à la tribune du Luxembourg,
par le sénateur Gustave de Kerguezec,
garde plus que jamais toute son aotua-
lité' La politique navale de la Franco
est uniquement défensive, se résumant
dans la formule de la liberté des mers.
en regard de l'objectif de certaines au-
tres nations aspirant visiblement à la
suprématie des mers. La république
française ne saurait accepter le désar-
mement que s'il est égal pour tous, et
qu'il ne livre pas la liberté des petites
nations à la volonté de celles qui rêvent
de posséder l'empire du monde.
,Il est indiscutable au'elle a consenti
en 1922 les derniers sacrifices auxquels
elle pouvait souscrire, sous peine de
manquer à sa dignité. Et M. Georges
•Leygues, ministre de la marine, a ré-
cemment fourni à ce sujet des statisti-
ques singulièrement probantes il a fait
observer que nos possessions d'outre-
mer sont disséminées dans l'univers en-
tier, et que nous avons environ 60.000
kilomètres de routes maritimes à garder
et à défendre pour assurer la mobilisa-
tion générale de nos forces et leur con-
centration en vue de la défense du sol
de la métropole.
Quelle est la politique navale qui doit
s'imposer à la France?
Ainsi que nous l'avons dit plus haut,
les multiples ennemis ligués contre le
cuirassé nécessitent pour ce dernier un
système de protection infiniment plus
complexe et, par suitez beaucoup plus
coûteux et plus pesant. En conséquence,
avec la limite extrême de 35,000 tonnes,
le problème deviendra insoluble et les
nations riches elles-mêmes se rendront
compte que la construction, à coups de
millions, de grandes unités compro-
mises dès leur naissance constituera
une folie d'enfant prodigue et un pur
anachronisme qu'il y aura lieu d'écar-
ter.
Aussi avons-nous été fatalement ame-
nés à reporter notre effort'sur les flot-
tilles sous-marines et aériennes. En ce
qui touche la première de ces armes,
d'aucuns s'efforc;ent d'établir la légende
que le sous-marin constitue une arme
traîtresse et déloyale. Vraiment, l'argu-
ment ne porte- pas. D'abord, tout dé-
pend de l'usage que l'on en fait en-
suite, que pourrait-on dire, à ce compte-
là, des grosses « Berthas des avions
de bombardement, des dirigeables, des
mines, des gaz, etc. ?
Certes, nous réprouvons l'usage
odieux qui a été fait par les Allemands
de l'arme sous-marine au cours de la
dernière guerre meurtre de femmes et
d'enfants, torpillage sans avis préala-
ble de neutres et de bâtiments-hôpitaux,
méfaits de piraterie qualifiée. Mais ce
sentiment nous met d'autant mieux à
l'aise pour juger sainement les exagé-
rations inverses des fameuses proposi-
tions « Root ». Le premier article de ces
résolutions est substantiel et clair. Il
rappelle les règles auxquelles se décla-
rent astreintes les nations civilisées en
ce qui concerne la visite, la saisie et la
destruction éventuelle, en temps .de
guerre, d'un navire de commerce.
« Un navire de commerce ne peut
être détruit que lorsque l'équipage et
les passagers auront été préalablement
mis en sûreté. » Puis il ajoute « Au
cas où un sous-marin ne serait pas en
mesure d'observer les règles d'huma-
nité prescrites, il devrait renoncer à
l'attaque. »
Cette clause est de toute justice. Mais
que dire, en revanche, des articles 3
et 4 ? L'article 3 établit que les nations
signataires des résolutions « Root de-
vront ipso facto abandonner à toute
puissance, quelle qu'elle soit, le droit
de juger et de condamner leurs offi-
ciers ou leurs marins que ladite puis-
sance estimerait avoir violé les règles
de l'article premier.
Quant à l'article 4, il déclare que,
pratiquement, les sous-marins ne pour-
ront jamais se conformer aux clauses
édictées par l'article 1er, et, en consé-
quence, il prononce l'interdiction d'em-
ployer des sous-marins à la destruction
du commerce ennemi.
Bref, ce n'est autre chose, sous une
forme insidieuse, que l'annulation pure
et simple de l'article ler. Il y a là, il faut
en convenir, des contradictions vou-
lues et choquantes, absolument inaccep-
tables.
Vice-amiral P. Guépratte
Une entrevue Chamberlain-Stresemann
Sir Austen Chamberlain et M. Strese-
mann ont eu, hier matin à Genève, une
nouvelle entrevue qui a duré deux heures.
Les deux ministres ont refusé de fournir
des éclaircissements sur leur conversation
et la presse allemande se montre réservée
dans ses commentaires. On croit que sir
Austen Chamberlain est revenu longue-
ment sur le problème russe et que M. Stre-
semann insiste sur la détente européenne
que ne manquerait pas d'amener, d'après
lui, la politique de Locarno .appliquée au
problème rhénan.
LA VIE QUI PASSE
Devant le Fronton
Depuis que. le pays basque est envahi d'auto-
mobiles interminables, de belles dames de tous
les pays et de beaux messieurs qui viennent
encore des autres, tout le monde aime la pelote
basque. Chiquito a plus fait que mille affiches
ferroviaires pour que la Côte d'Argent devienne
une côte de palaces alignés, et les derniers
contrebandiers que connut Loti durent s'établir
guides des cars touristiques ou barmen.
Donc, vous applaudissez à tout rompre quand
Chiquito et son vieux rival Eloy luttent devant
le fronton, s'envolent chaque seconde à la pour-
suite d'une balle piaulante comme une hiron-
delle et, avec des gestes fous de la chistera,
deviennent des points d'interrogation et se déten-
dent en fouettant le vent avant de fracasser
le mur.
Mais, chaque année, durant la grande semaine
de pelote basque qui a pris fin hier, on amena
aux Parisiens qui parlent anglais pour acquérir
l'allure sportive et à leurs compagnes qui se
rougissent les lèvres après chaque cri d'admira-
tion des équipes de pelote à main nue. Jeu
plus rude, plus monotone en apparence, mais
combien plus émouvant dans sa sobriété, plus
étonnant de vigueur et de résistance. Dans le
moindre village, là-bas, sous la ligne bleue des
Pyrénées, des jeunes hommes s'exercent chaque
soir jusqu'à ce que leur paume rougie enfle,
violette. Mais ils veulent. pour leur orgueil
secret et conquérir plus de cœurs. appro-
cher de la virtuosité de Léonis, Dongaïts,
Arrayet, Danraidou, que des sept provinces on
vient acclamer, la veste, sur l'épaule et les
tempes serrées dans le béret sombre.
'A
Dans le public du Fronton de Paris, les ama-
teurs, qu'on discerne à un profil plus creusé,
aux cheveux plantés plus bas, aux dents plus
blanches, retrouvent le vieil idiome pour encou-
rager les joueurs,, ainsi que les foules qui les
aiment pour leur enthousiasme, et leur vaillance.
Une Basquaise se reconnaît à sa cheville fine,
à son amour de la danse qui cadence même sa
marche, mais aussi à la plus douce flamme de
son regard quand il se pose sur un bon bufeur.
Le quatuor fameux semble exécuter une page
musicale tant ses évolutions se dessinent cer-
taines, ses réflexes jaillissent précis. La balle
se pose noire sur le fronton blanc, fuit un joueur
aussi blanc. et interminablement revient du
camp bleu au camp rouge après avoir martelé
le mur.
Chanson de la balle. Chanson de l'arbitre
qui psalmodie les points, et dans le soir qui
vient il y a plus de douceur que de coutume,
car les quatre hommes immaculés apportèrent
un peu de cet azur léger d'Eskualduna et le
souvenir de cette paysanne, la cruche sur la
tête, vous disant au tournant d'un sentier pour-
pré du crépuscule: « Adiosl » avec un geste
lent du bras tendu.
Lucien Farnoux-Reynaud
LES LOIS INDISPENSABLES
La campagne en faveur de l'abroga-
tion des lois de 1893 et de 1894, entamée
avec tant d'entrain vendredi à la Cham-
bre par les socialistes, se poursuit mé-
thodiquement dans la presse de gauche.
Il faut une fois de plus prendre garde
à ceci, c'est que tous ces socialistes, tous
ces radicaux socialisants qui s'empoi-
gnent ostensiblement à chaque occa-
sion avec les communistes, s'appliquent
avec une constance inclassable à renver-
ser tous lesobstacles dé nature à arrêter
le mouvement révolutionnaire. Tout se
passe comme s'ils étaient chargés d'ap-
planir le chemin devant les communis-
tes. Ce sont des bandits, des tortion-
naires, dit M. Renaudel, mais gardez-
vous bien de les poursuivre. « Il y a
des lois de répression qui gênent consi-
dérablement leur monstrueuse propa-
gande empressons-nous, dit le Quoti-
dien d'hier, de les abroger. »
« Lois scélérates » s'écrient les com-
munistes. « Un peu de pudeur, camara-
des, leur répondait hier M. Buré. Vous
démontrez chaque jour, par vos actes,
qu'elles sont indispensables. » Ce serait
un défi au bon sens qu'un gouverne-
ment qui a déclaré que le communisme
était l'ennemi du genre humain, que sa
prop.agande et ses méthodes devaient
être qualifiées de criminelles, se prête
à l'abrogation des lois qui constituent à
l'heure actuelle la faible sauvegarde de
l'ordre social.
Tous ces défenseurs inavoués du
communisme nous la baillent belle. Un
orateur socialiste, dans un grand élan
d'éloquence, ne nous disait-il pas ven-
dredi « Vous vous plaignez d'enten-
dre les communistes vilipender l'armée
et ses chefs; mais il y a un moyen radi-
cal de faire cesser ce scandale, c'est de
supprimer 1'armée. Les capitalistes s'in-
dignent de voir les communistes atta-
quer la propriété, mais qu'ils fassent
donc à leur tour leur nesit du 4 août, et
on ne s'en orendra plus à eux »
Il y a encore, j'imagine, assez de
vertu dans la société française pour
qu'elle n'accepte pas de se suicider de
la sorte. Ces conseils d'abdication et de
déchéance ont, il faut l'espérer, peu de
chance d'être entendus. Le malheur
c'est que la bourgeoisie française, si
sérieusement investie, ne possède, pour
se défendre, ni organisation ni doctrine.
M. Buré termine l'article auquel j'ai fait
allusion en s'écriant: « Il est impossible
vraiment qu'il ne se trouve pas parmi
nous un homme qui se soit instruit
d'exemple en regardant gouverner le
pitoyable Kerensky » Hélas 1 il faut
avoir, disait un sage, des principes sûrs
de politique pour tirer quelque profit de
l'expérience des événements, par la
même raison qu'il faut connaître sa
route pour se remettre dans le chemin,
et le propre de nos dirigeants bourgeois,
c'est de n'avoir aucun principe sûr de
politique i.
L'Egypte et l'Angleterre
Le voyage du roi Fouad et de son pre.
mier ministre Un traité d'al-
liance intervïendra-t-il ?
L' Oh server fait remarquer, à propos du
différend anglo-égyptien, qu'il faut consi-
dérer comme un événement diplomatique
d'une importance exceptionnelle le fait que
le premier ministre égyptien Saroit pacha
incline pour un arrangement amical avec
la Grande-Bretagne.
Le voyage, maintenant officiel, du roi
Fouad à Londres, où le souverain arrivera
le 4 juillet, permet de penser qu'un règle-
ment des questions en litige pourra inter-
venir. Cela semble d'autant plus probable
qu'on annonce, aux dernières nouvelles,
que le roi d'Egypte sera rejoint dans la
capitale anglaise pa Et l'Observer émet une suggestion qui
lui est peut-être personnelle, mais peut-
être aussi officieuse, et aux termes de la-
quelle un traité d'alliance pourrait être
substitué aux documents échangés jusqu'à
ce jour. Dans ce traité, le gouvernement
égyptien s'engagerait à préserver la liberté
perpétuelle du canal de Suez, à protéger
les sujets étrangers et les intérêts britan-
niques, tandis que l'Angleterre laisserait
au gouvernement du Caire l'administration
absolue des affaires égyptiennes, garanti-
rait à l'Egypte sa part des eaux du Nil
et lui donnerait satisfaction en ce qui a
trait à ses revendications financières sur
le Soudan.
Les milieux autorisés de Londres espè-
rent que les négociations en vue d'une
telle alliance peuvent être entamées avec
chance d'aboutir.
Denys Meulhan
LES ÉVÉNEMENTS DE CHINE
Le renvoi de Borodine
On mande de Shanghaï à l'agence
Reuter
« Suivant un message de source chinoise
émanant de Hankéou, le renvoi de M. Bo-
rodine, auquel on s'attendait, est chose
faite maintenant. Cependant les Chinois
n'attachent pas beaucoup d'importance à
cette mesure, étant certains que M. Boro-
dine continuera, même sans occuper un
poste officiel, à diriger la politique du gou-
vernement d'Hankéou. »
LA TERREUR ROUGE EN RUSSIE
Les exécutions continuent
Officiellement, les soviets démentent les
exécutioms capitales et les représailles san-
glantes du meurtre de Voïcow. Ils s'affir-
ment incapables d'aussi noirs exploits.
Mais toutes les informations de Russie
sont en contradiction avec leurs commu-
niqués tendancieux et dont le but est vrai-
ment trop apparent.
C'est ainsi qu'on annonce de nouvelles
condamnations à mort.-
A Charkov, deux soi-disant SgBntS au
Curtius
servie?» polonais d'espionnage, inculpés
des attentats contre, des
gouvernement ukrainien, ont
été condamnés et exécutés.
A Moscou, la demande en revision d'un
ex-commandant de l'armée Koltchak, Ma-
majev, a été repoussée.
En outre, sept soi-disant espions estho-
niens et un ancien officier russe ont été
exécutés à Léningrad.
Et la série rouge n'est pas close.
Les Échos
Le retour d'un long et brillant voyage.
C'est le 27 juin que le duc et la du-
chesse d'York, en ce moment dans l'île
de Malte, débarqueront en Angleterre.
Le Prince et la Princesse auront été ab-
sents pendant six mois. Le cuirassé
Renown, à bord duquel ils ont fait le
voyage, est attendu à Saint-Catherine's
Point, dans l'île de Wight, dans la ma-
tinée du 27, et sera escorté jusqu'à
Portsmouth par des aéroplanes et des
destroyers. Les illustres voyageurs se-
ront reçus sur la terre anglaise par le
prince de Galles et le prince Henry
d'Angleterre, qui viendront à leur ren-
contre.
jours après, une grande récep-
tion aura lieu à Londres, au palais de
Westminster, où les membres de la
Chambre des lords et de la Chambre
des communes se réuniront pour souhai-
ter la bienvenue au Prince et à la Prin-
cesse. Les membres des Parlements des
Dominions, en ce moment à Londres,
se joindront à cette réunion, qui du-
rera, paraît-il, tout un après-midi.
Le plus long jour de l'année.
Cette année, ce ne sera pas le 21 juin,
c'est-à-dire demain, mais le lendemain
22. Cependant, cette augmentation de la
durée des rayons solaires ne sera, en
somme, que de quelques secondes, et
s'offrira presque imperceptible. En sup-
posant que nous avons, après-demain
mercredi un ciel absolument pur, le so-
leil luira pendant seize heures et
trente-neuf minutes à Londres, tandis
qu'à Paris sa durée sera un peu moins
longue, soit environ de trente-deux mi-
nutes. Cela semble bizarre, mais c'est
ainsi, et les almanachs sont là pour
nous le rappeler.
Mais il y a une compensation en fa-
veur de Paris. En effet, bien que Lon-
dres' tienne la plus longue journée
d'été, Paris l'emporte l'hiver, où le jour
le plus court est encore plus long que
celui de la capitale anglaise.
Quel plaisir pour un homme comme
Léon d'avoir réussi à ajouter à l'élé-
gance des deux premières amazones
primées au Bois
Mlle Barclay, Mlle Gelot étaient coif-
fées par Léon.
Du chapelier modiste aussi le cha-
peau haut de forme, en peluche, de la
couleur de l'amazone de Mlle R.
La rue Daunou avait également réussi
le soie de Mlle Dorange, remarqué la
veille, au cirque Molier.
Le « Décaméron
Plusieurs de nos amis ont été émus
par l'écho que nous avons donné hier,
sur la vente qui sera faite, le 1 or juillet
prochain, à Londres, du célèbre tableau
de Winterhalter, représentant l'impéra-
trice Eugénie au milieu de ses dames
d'honneur. Avec raison, ils estiment
qu'un tel souvenir, qu'un tel document
ne doit pas rester hors de France, et que
sa place, sa vraie place, sa seule place,
est au Louvre ou à Malmaison. Nous
croyons savoir que certaines personna-
lités, q- i partagent'cette façon de voir,
s'occupent de rassembler des fonds en
vue de l'acquisition de l'œuvre de Win-
terHalter. Que toutes les bonnes volon-
tés fassent coïncider leurs efforts. Nous
serons heureux, si besoin est, de les y
aider.
Le nouveau train de « week end »
pour la Baule.
Grâce au nouveau rapide (lr0, 2° clas-
ses et wagon-restaurant) qui sera mis
en marche à partir du 30 juin (départ
du quai d'Orsay, 16 h. 40), les Parisiens
que leurs affaires retiennent en semaine
dans la capitale pourront, cette année,
les samedis et veilles de fêtes, et le ven-
dredi, pendant une certaine période, se
rendre confortablement à La Baule (ar-
rivée :'minuit 13).
Des fêtes balzaciennes.
Hier, à Issoudun, la semaine des fêtes
de Balzac a très heureusement débuté.
Une pittoresque représentation de la
Rabouilleuse a été donnée par M. Gé-
mier et les artistes de l'Odéon. Des fêtes
publiques ont permis au maire d'Issôu-
dun de souhaiter, parmi l'enthousiasme,
là. bienvenue aux pèlerins balzaciens et
de saluer notamment en MM. Bouteron
et Huart deux dévots exquis et admira-
bles de l'auteur de la Comédie Humaine.
Une excursion eut lieu à Frapesles, sous
la conduite de M. Guillaume, président
de la commission du musée, qu'accom-
pagnait notre collaborateur M. Surville
dé Balzac. #̃̃•
Le toréador Chiquito grièvement
blessé.
Le célèbre toréador espagnol Chiquito,
au cours d'une exhibition à la foire
d'Orléans, a été victime d'un très grave
accident. Chiquito exécuta de nombreu-
ses passes avec la cape, puis s'appro-
cha du taureau et le toucha de la main
pour simuler la mise à mort. A ce mo-
ment, il glissa sur le gazon de la pe-
louse. Le taureau fonça sur lui, l'éven-
tra, l'enleva au bout de ses cornes et
le rejeta inanimé sur le sol. i
De son vrai nom, Chiquito s'appelle
Santa Gloria. Âgk de vingt et un ans,
il est originaire de Bilbao et habite Bar-
celone. Il se produisait pour la pre-
mière fois en France.
Le canot de Stanley.
On verra à la prochaine exposition
coloniale d'Ostende, qui ouvrira ses
portes le mois prochain, un canot his-
torique. C'est celui que monta Stanley
dans le Haut-Congo, au début de l'occu-
pation des territoires congolais. Sur sa
poupe sont inscrites ces trois lettres
« A. I. A. » (Association internationale
africaine).
Ce canot mesure 11 m. 80 de long,
2 m. 30 de large et ne cale qu'un mètre.
C'est sur l'ordre du gouvernement belge
qu'il a été envoyé du Congo et figurera
à l'exposition coloniale d'Ostende. Il est
un vivant souvenir de l'ère héroïque de
la grande exploration africaine, qui pa-
raît déjà si lointaine, quoique de date
relativement récente.
Drecoll, 130, avenue des Champs-
Elysées, soldera, aujourd'hui lundi, de-
main mardi et jours suivants, à partir
de 9 heures, robes, manteaux, fourru-
res, lingerie. Vente au comptant.
Pêche présidentielle.
Arrivé aux environs de Black Hills,
comme nous l'avons annoncé, et sans
avertir personne, le président Coolidge
alla à la pêche jeudi toute la journée.
En peu de temps il avait tiré de l'eau
sept pièces magnifiques.
Tandis qu'il était au bord de l'eau,
des amis le rejoignirent et, sur l'herbe,
on improvisa un repas froid que le pré-
sident Coolidge prépara lui-même.
La pêche continua le lendemain et
l'on mangea les victimes de la veille.
Victimes, sûrement.Courtisans? Peut-
être.
TEMPERATURE
Probabilités pour la journée du 20 juin
Région parisienne vent du secteur ouest assez
fort à modéré; ciel très nuageux, éolaircies et
quelques adverses.
Température stationnaire.
AUJOURD'HUI
14 heures. Courses à Saint-Çtoud,
MANIFESTATIONS CATHOLIQUES
Pour la liberté des processions
Nantes, 19 juin.
Pour protester contre l'interdiction des
processions, l'évêque de Nantes avait,
comme l'année dernière, appelé les catho-
liques de Nantes et de la banlieue à mani-
fester dans la me. Un long cortège silen-
cieux composé d'hommes et de jeunes gens
s'est rendu ce matin du collège Saint-Sta-
nislas, où il s'était formé, à la cathédrale,
où l'évêque lui a donné sa bénédiction.
Il n'y a eu aucun incident.
Epernay, 19 juin.
A la suite d'une procession qui avait eu
lieu, cet après-midi à'Epemay, dans une
propriété privée, à l'occasion de la Fête-
Dieu, cinq oents hommes et jeunes gens
catholiques se sont formés en cortège pour
protester contre un arrêté du maire, inter-
disant les processions en ville. Ils avaient
arboré un drapeau tricolone.
A peine avaient-ils quitté la propriété que
la police et les gendarmes ont chargé la
foule à trois reprises pour s'emparer du
drapeau ils n'ont pu y parvenir. Quelques
arrestations ont été opérées, mais n'ont
pas été maintenues. Les manifestants, en-
cadrés par la police et les gendarmes, ont
ala*s regagné l'église en chantant le Credo.
EN ROUMANIE
BRUITS DE CRISE MINISTERIELLE
Selon des dépêches de Vienne et de Ber-
lin, le gouvernement roumain, récemment
formé et présidé par le prince Barbo Stir-
bey, aurait démissionné. Le roi Ferdinand
aurait chargé M. Bratiano, chef du parti
libéral, de former le nouveau cabinet.
Ces télégrammes donnaient même la
composition du ministère qui évidemment
avait été mis sur pied très rapidement.
Elle était la suivante
Présidence du conseil, intérieur et
guerre, M. Jean Bratiano affaires étran-
gères, M. Duca finances, M. Vintila
Bratiano agriculture, M. Argetoianu
justice, M. Popesco communications, M.
Vaitoianu instruction publique, M. Ange-
lesco hygiène, M. Lupu commerce et
industrie, M. Tartaresco travaux publics,
M. Dimitriou cultes, M. Labadatu affai-
res sociales, M. Inkuletz.
Cependant, aucun télégramme direct de
Bucarest n'est parvenu à Paris qui fît
mention de ces événements assez impor-
tants s'ils étaient exacts, et la légation de
Roumanie n'avait reçu aucune nouvelle à
ce sujet.
Aussi ne reproduisons-nous ces bruits
que sous les plus expresses réserves.
D. M.
Alarecherche deNungesser
Le mystère des fusées lumineuses
n'est pas éolairci
Londres, 19 juin.
On mande de Québec à l'agence Router
« L'hypothèse selon laquelle les lumières
aperçues dans la région du Saguenay pro-
venaient de nouvelles usines d'électricité
a été reconnue fausse à la suite d'esssais
exécutés hier soir. Ces essais ont prouvé
que les lumières des usines électriques ne
sont pas visibles de l'endroit où l'on a
aperçu la première fois les signaux que
l'on a cru être ceux de Nungesser et Coli.
» Un hydravion se prépare maintenant à
s'envoler de Chicoutimi pour tenter d'élu-
ciâer le mystère des signaux que l'on yoit
depuis une semaine. »
Le Coq
L'élection des Grandes-Carrières
Scrutin de ballottage
MM. Thomas, socialiste. 5,915 ELU
Sabatier, Union rép 5,878
Au premier tour, les voix s'étaient ainsi
réparties MM.. Sabatier, 5,552 Thomas,.
4,594 Sadoul, communiste, 3,287 voix.
Après le désistement du communiste
Sadoul pour le socialiste Thomas, il9ne
pouvait guère y avoir de doute sur
l'issue de la lutte. Il faut noter toute-
fois que, tandis que M. Sabatier gagne
environ 400 voix, M. Thomas est loin
de réunir sur son nom toutes les voix
du communiste Sadoul.
Les socialistes n'en ont pas moins la
honte d'avoir remporté un succès élec-
toral grâce aux voix d'un partisan de
la révolution sanglante et d'un négateur
de la patrie, d'un de ces hommes que
M. Renaudel stigmatisait « assassins
du socialisme ».
be Grand Sfeeple-Cbase
Sur le magnifique hippodrome d'Auteuil, te
Grand Steeple-Chase de Paris a été couru, hier,
pour la cinquantième fois, en présence d'une
assistance considérable, que cette, belle. épreuve
attire toujours sur la butte Mortemart.
An pesage, • joîitmmt fleuri 'comme toujours,'
se pressait une foule d'une rare élégance. Les
tribunes étaient archi-bondées et les toilettes
étaient ravissantes. Dans da tribune officielle,
occupée peu avant le Grand Steeple par le Pré-
sident de la République, accompagné du général
Lasson, avaient pris place de nombreux invités
du monde diplomatique, militaire et politique.
Le temps, assez menaçant, s'est cependant
maintenu au beau jusqu'au military, mais la
pluie a été heureusement de courte durée.
Comme le dira plus loin mon excellent colla-
borateur d'Emiéville, la victoire du favori The
Coyote, monté à la perfection par Niaudot, a
été acclamée chaleureusement, de même, d'ail-
leurs, que, dans les trois enceintes, on a applaudi
d'enthousiasme tous les concurrents lorsqu'ils
ont sauté de façon impeccable la rivière des
tribunes. Et, fait à signaler: sur le difficile par-
cours de six kilomètres et demi semé de trente
obstacles, aucune chute ne s'est produite: onze
chevaux au départ, onze chevaux à l'arrivée.
Le vainqueur du Grand National d'Irlande, ler-
point, qui débutait à Auteuil, a fini à trois lon-
gueurs du gagnant, et Boabdil s'est adjugé la
troisième place à une courte encolure.
Journée splendidement réussie à tous les points
de vue, dont il convient de féliciter grandement
la Société des Steeple-Chases de France.
.ARMAND Vîllette.
Les rapports
franco-allemands
DISCOURS DE M. POINCARÉ
A LUNÉVILLE
Que l'Allemagne dortne des
gages de paix qui rendraient.
racitç un rapprochement que
nous nue sommes pas les der-
niers à désirer.
A l'occasion du monument élevé aux
morts de Lunéville, M. Poincaré a pro-
noncé un long discours où, après avoir,
rappelé les hauts faits d'armes du
20e corps dans cette région, à la ferme
de la Faisanderie et au mamelon Fres-
cati, il a évoqué tout le problème des
relations franco-allemandes.
C'est d'abord l'historique des faits qui
précédèrent la guerre, l'agression vou-
lue, préméditée. Âujourd'hui, la France
ne demande qu'à tendre loyalement la
main à son adversaire d'hier, mais à la
condition que les résultats de sa vic-
toire soient acceptés sans réserve et que
l'Allemagne donne des gages de paix
sincères.
Vous demander d'oublier ces heures
tragiques, ce serait vous convier à vous
amputer d'une partie de vous-mêmes. Vos
souffrances vous appartiennent, s'écrie le
président du conseil, et le courage dont
vous avez fait preuve vous honore trop
pour que la trace n'en soit pas solennel-
lement gardée dans vos annales.
Mais ce n'est point à dire que ni les
habitants de Lunéville, ni les Lorrains, ni
les Français cherchent dans leur effroya-
bles souvenirs de la guerre des motifs de
ressentiment éternel contre une nation
voisine. Si, üès sa défaite, l'Allemagne
avait ouvertement désavoué le gouverne-
ment et la caste militaire qui l'ont con-
duite à la guerre, si elle avait imité notre
propre répudiation de 1870, si elle n'avait
pas contesté contre toute évidence les res-
ponsabilités écrasantes de la politique im-
périale, il ne serait jamais venu à l'esprit
de personne de confondre un peuple avec
un régime déchu et d'attribuer à la gé-
néralité des Allemands les abominables
attentats dont nous avons été les témoins*
Nous sommes trop justes, quant à nous,
pour ne pas faire, de nous-mêmes, les
distinctions nécessaires et aucun de nous
ne poursuit l'ensemble de l'Allemagne
d'une haine et d'une rancune qui contras-
téraient singulièrement avec les traditions
chevaleresques de la France. Dans sa lon-
gue et magnifique histoire, chaque fois
que notre pays à été victorieux, il a spon-
tanément tendu la main au vaincu.
A une condition pourtant, c'est qu'on
ne cherche ni à lui contester cette vic-
toire, ni à la lui reprendre. Ce qui a, mal-
heureusement, menacé de troubler la paix
depuis qu'elle a été proclamée, ce n'est
certes pas la mauvaise volonté de la'
France la France n'a jamais rien cher-
ché ni en dehors, ni au-delà des traités
elle n'a demandé et ne continue à deman-
der que la sécurité de sa frontière et le
paiement de ses réparations. A Locarno
comme à Genève, elle a donné, j'imagine,
des preuves assez manifestes de ses vo-
lontés pacifiques. Mais pourquoi, de sori
côté, il y a quinze jours, l'Allemagne en-
voyait-elle, avec ostentation, à Lisbonne,-
un navire de guerre qu'elle appelle encore
Elsass ? Pourquoi, dans des discours pro-
noncés le 1er et le 3 novembre 1925, c'est-
à-dire après Locarno, un ministre du
Reich et non des moindres, a-t-il dit que
la renonciation à la force armée a été sim-
plement dictée à l'Allemagne par la cons-
tatation que l'Allemagne ne possède plus
de force armée ? Pourquoi a-t-il déclaré
qu'il n'y avait eu aucune renonciation
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ARTHUR MEYER
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des Armements navals
La première proposition tendant à la
réunion d'une nouvelle conférence de
limitation des armements fut présentée
au Sénat américain par le sénateur Bo-
trah, en novembre 1922. Le gouverne
!ment de l'Union se déclara prêt àla con-.
moquer, sous réserve que toutes les
grandes nations européennes soient
d'accord pour s'y rendre. Peu après
d'ailleurs, M. Hdghes reprenait à son
compté le même principe et le poursui-
vait avec sa ténacité habituelle.
L'insistance qu'apnorte le gouverne-
ment des Etats-Unis à vouloir réunir
Une nouvelle conférence, relative au dé-
sarmement naval, s'explique aisément
'et en effet, le pacte de Washington de
lui .a déjà procuré de précieux
hvantages, particulièrement en, ré-
duisant le Japon à uni état d'infériorité
marqué, en tant que grandes unités de
combat. L'oeuvre d abaissement du ri-
yal héréditaire est donc ébauchée, mais
encore fort loin d'être achevée, et le
président Coolidge se considère vrai-
'sémblablement en droit d'espérer
qu'une seconde conférence puisse ap-
porter à son pays des avantages plus
positifs encore.
Car le Japon n'avait accepté en 1922
une réduction du tonnage de ses cuiras-
sés dans la proportion de 3, contre 5
aux Etats-Unis; que parce qu'il médi-
tait, dès cette époque, de porter son ef-
fort sur les bâtiments légers et les sous-
marins. Et, de fait, le tonnage nippon
iactuel, en ce qui concerna ces derniers
navires, est de nature à porter ombrage
à la grande république d'outre-mer et
de l'inquiéter vivement.
« Qu'à cela ne tienne 1 » est-on volon-
tiers tenté de répliquer « Que les
'Américains activent, eux aussi, la mise
en chantier d'unités légères de surface
et de sous-marins 1 »
Fort bien Ils sont assez riches pour
se p.ayer toutes leurs fantaisies Mais
il en est une que l'argent, même versé
à flot, ne parvient pas à donner le per-
sonnel état-major et équipage
qui leur fait défaut, tandis qu'il est, par
contre, monnaie courante au Japon, ar-
chipel peuplé de marins éprouvés.
Ainsi rien de plus suggestif que les
quelques chiffres que nous allons citer
à la faveur même des restrictions que
lui impose le pacte de Washington,
l'amirauté japonaise se hâte de recons-
tituer puissamment sa flotte légère, sui-
vant un plan sage et logique, se dérou-
lant avec une remarquable continuité.
En 1931, l'Empire du Soleil-Levant
possédera douze croiseurs-éclaireurs,
dix-sept croiseurs légers, soixante et un
destroyers d'escadre, trente torpilleurs
côtiers, vingt-sept sous-marins de haute
mer, cinquante de défense des côtes,
quatre grandes unités porte-aéronefs, 'et
une aviation navale importante s'il
faut en croire certains critiques sem-
blant dignes de foi, le Japon ne possé-
derait pas moins de cent cinquante hy-
dravions armés et trois cents en réserve.
Quant au problème du remplacement
de ses grands cuirassés de ligne, actuel-
lement au nombre de dix, le gouverne-
ment de Tokio ne semble pas s'en pré-
occuper, et, d'ailleurs, il importe de re-
marquer que l'amirauté britannique est
seule à en avoir en chantier. Les Etats-
Unis, l'Italie, la France n'en ont pas un
seul en construction c'est un engin
guerre trop cher, trop vulnérable, et les
accords de Washington, e:: limitant son
tonnage à 35.000 tonnes, ont posé aux
ingénieurs un problème par trop diffi-
cile à résoudre. Quel singulier para-
doxe Nous, risquons fort d'assister à
cet étrangle spectacle les puissances
maritimes posséderont de tout, sauf de
véritable unités de combat elles au-
ront des navires de croisière, d'éclaira-
ge, de, patrouille, des sous-marins, et
manqueront du corps de bataille.
Quoi qu'il en soit, la thèse soutenue
en 1925, à la tribune du Luxembourg,
par le sénateur Gustave de Kerguezec,
garde plus que jamais toute son aotua-
lité' La politique navale de la Franco
est uniquement défensive, se résumant
dans la formule de la liberté des mers.
en regard de l'objectif de certaines au-
tres nations aspirant visiblement à la
suprématie des mers. La république
française ne saurait accepter le désar-
mement que s'il est égal pour tous, et
qu'il ne livre pas la liberté des petites
nations à la volonté de celles qui rêvent
de posséder l'empire du monde.
,Il est indiscutable au'elle a consenti
en 1922 les derniers sacrifices auxquels
elle pouvait souscrire, sous peine de
manquer à sa dignité. Et M. Georges
•Leygues, ministre de la marine, a ré-
cemment fourni à ce sujet des statisti-
ques singulièrement probantes il a fait
observer que nos possessions d'outre-
mer sont disséminées dans l'univers en-
tier, et que nous avons environ 60.000
kilomètres de routes maritimes à garder
et à défendre pour assurer la mobilisa-
tion générale de nos forces et leur con-
centration en vue de la défense du sol
de la métropole.
Quelle est la politique navale qui doit
s'imposer à la France?
Ainsi que nous l'avons dit plus haut,
les multiples ennemis ligués contre le
cuirassé nécessitent pour ce dernier un
système de protection infiniment plus
complexe et, par suitez beaucoup plus
coûteux et plus pesant. En conséquence,
avec la limite extrême de 35,000 tonnes,
le problème deviendra insoluble et les
nations riches elles-mêmes se rendront
compte que la construction, à coups de
millions, de grandes unités compro-
mises dès leur naissance constituera
une folie d'enfant prodigue et un pur
anachronisme qu'il y aura lieu d'écar-
ter.
Aussi avons-nous été fatalement ame-
nés à reporter notre effort'sur les flot-
tilles sous-marines et aériennes. En ce
qui touche la première de ces armes,
d'aucuns s'efforc;ent d'établir la légende
que le sous-marin constitue une arme
traîtresse et déloyale. Vraiment, l'argu-
ment ne porte- pas. D'abord, tout dé-
pend de l'usage que l'on en fait en-
suite, que pourrait-on dire, à ce compte-
là, des grosses « Berthas des avions
de bombardement, des dirigeables, des
mines, des gaz, etc. ?
Certes, nous réprouvons l'usage
odieux qui a été fait par les Allemands
de l'arme sous-marine au cours de la
dernière guerre meurtre de femmes et
d'enfants, torpillage sans avis préala-
ble de neutres et de bâtiments-hôpitaux,
méfaits de piraterie qualifiée. Mais ce
sentiment nous met d'autant mieux à
l'aise pour juger sainement les exagé-
rations inverses des fameuses proposi-
tions « Root ». Le premier article de ces
résolutions est substantiel et clair. Il
rappelle les règles auxquelles se décla-
rent astreintes les nations civilisées en
ce qui concerne la visite, la saisie et la
destruction éventuelle, en temps .de
guerre, d'un navire de commerce.
« Un navire de commerce ne peut
être détruit que lorsque l'équipage et
les passagers auront été préalablement
mis en sûreté. » Puis il ajoute « Au
cas où un sous-marin ne serait pas en
mesure d'observer les règles d'huma-
nité prescrites, il devrait renoncer à
l'attaque. »
Cette clause est de toute justice. Mais
que dire, en revanche, des articles 3
et 4 ? L'article 3 établit que les nations
signataires des résolutions « Root de-
vront ipso facto abandonner à toute
puissance, quelle qu'elle soit, le droit
de juger et de condamner leurs offi-
ciers ou leurs marins que ladite puis-
sance estimerait avoir violé les règles
de l'article premier.
Quant à l'article 4, il déclare que,
pratiquement, les sous-marins ne pour-
ront jamais se conformer aux clauses
édictées par l'article 1er, et, en consé-
quence, il prononce l'interdiction d'em-
ployer des sous-marins à la destruction
du commerce ennemi.
Bref, ce n'est autre chose, sous une
forme insidieuse, que l'annulation pure
et simple de l'article ler. Il y a là, il faut
en convenir, des contradictions vou-
lues et choquantes, absolument inaccep-
tables.
Vice-amiral P. Guépratte
Une entrevue Chamberlain-Stresemann
Sir Austen Chamberlain et M. Strese-
mann ont eu, hier matin à Genève, une
nouvelle entrevue qui a duré deux heures.
Les deux ministres ont refusé de fournir
des éclaircissements sur leur conversation
et la presse allemande se montre réservée
dans ses commentaires. On croit que sir
Austen Chamberlain est revenu longue-
ment sur le problème russe et que M. Stre-
semann insiste sur la détente européenne
que ne manquerait pas d'amener, d'après
lui, la politique de Locarno .appliquée au
problème rhénan.
LA VIE QUI PASSE
Devant le Fronton
Depuis que. le pays basque est envahi d'auto-
mobiles interminables, de belles dames de tous
les pays et de beaux messieurs qui viennent
encore des autres, tout le monde aime la pelote
basque. Chiquito a plus fait que mille affiches
ferroviaires pour que la Côte d'Argent devienne
une côte de palaces alignés, et les derniers
contrebandiers que connut Loti durent s'établir
guides des cars touristiques ou barmen.
Donc, vous applaudissez à tout rompre quand
Chiquito et son vieux rival Eloy luttent devant
le fronton, s'envolent chaque seconde à la pour-
suite d'une balle piaulante comme une hiron-
delle et, avec des gestes fous de la chistera,
deviennent des points d'interrogation et se déten-
dent en fouettant le vent avant de fracasser
le mur.
Mais, chaque année, durant la grande semaine
de pelote basque qui a pris fin hier, on amena
aux Parisiens qui parlent anglais pour acquérir
l'allure sportive et à leurs compagnes qui se
rougissent les lèvres après chaque cri d'admira-
tion des équipes de pelote à main nue. Jeu
plus rude, plus monotone en apparence, mais
combien plus émouvant dans sa sobriété, plus
étonnant de vigueur et de résistance. Dans le
moindre village, là-bas, sous la ligne bleue des
Pyrénées, des jeunes hommes s'exercent chaque
soir jusqu'à ce que leur paume rougie enfle,
violette. Mais ils veulent. pour leur orgueil
secret et conquérir plus de cœurs. appro-
cher de la virtuosité de Léonis, Dongaïts,
Arrayet, Danraidou, que des sept provinces on
vient acclamer, la veste, sur l'épaule et les
tempes serrées dans le béret sombre.
'A
Dans le public du Fronton de Paris, les ama-
teurs, qu'on discerne à un profil plus creusé,
aux cheveux plantés plus bas, aux dents plus
blanches, retrouvent le vieil idiome pour encou-
rager les joueurs,, ainsi que les foules qui les
aiment pour leur enthousiasme, et leur vaillance.
Une Basquaise se reconnaît à sa cheville fine,
à son amour de la danse qui cadence même sa
marche, mais aussi à la plus douce flamme de
son regard quand il se pose sur un bon bufeur.
Le quatuor fameux semble exécuter une page
musicale tant ses évolutions se dessinent cer-
taines, ses réflexes jaillissent précis. La balle
se pose noire sur le fronton blanc, fuit un joueur
aussi blanc. et interminablement revient du
camp bleu au camp rouge après avoir martelé
le mur.
Chanson de la balle. Chanson de l'arbitre
qui psalmodie les points, et dans le soir qui
vient il y a plus de douceur que de coutume,
car les quatre hommes immaculés apportèrent
un peu de cet azur léger d'Eskualduna et le
souvenir de cette paysanne, la cruche sur la
tête, vous disant au tournant d'un sentier pour-
pré du crépuscule: « Adiosl » avec un geste
lent du bras tendu.
Lucien Farnoux-Reynaud
LES LOIS INDISPENSABLES
La campagne en faveur de l'abroga-
tion des lois de 1893 et de 1894, entamée
avec tant d'entrain vendredi à la Cham-
bre par les socialistes, se poursuit mé-
thodiquement dans la presse de gauche.
Il faut une fois de plus prendre garde
à ceci, c'est que tous ces socialistes, tous
ces radicaux socialisants qui s'empoi-
gnent ostensiblement à chaque occa-
sion avec les communistes, s'appliquent
avec une constance inclassable à renver-
ser tous lesobstacles dé nature à arrêter
le mouvement révolutionnaire. Tout se
passe comme s'ils étaient chargés d'ap-
planir le chemin devant les communis-
tes. Ce sont des bandits, des tortion-
naires, dit M. Renaudel, mais gardez-
vous bien de les poursuivre. « Il y a
des lois de répression qui gênent consi-
dérablement leur monstrueuse propa-
gande empressons-nous, dit le Quoti-
dien d'hier, de les abroger. »
« Lois scélérates » s'écrient les com-
munistes. « Un peu de pudeur, camara-
des, leur répondait hier M. Buré. Vous
démontrez chaque jour, par vos actes,
qu'elles sont indispensables. » Ce serait
un défi au bon sens qu'un gouverne-
ment qui a déclaré que le communisme
était l'ennemi du genre humain, que sa
prop.agande et ses méthodes devaient
être qualifiées de criminelles, se prête
à l'abrogation des lois qui constituent à
l'heure actuelle la faible sauvegarde de
l'ordre social.
Tous ces défenseurs inavoués du
communisme nous la baillent belle. Un
orateur socialiste, dans un grand élan
d'éloquence, ne nous disait-il pas ven-
dredi « Vous vous plaignez d'enten-
dre les communistes vilipender l'armée
et ses chefs; mais il y a un moyen radi-
cal de faire cesser ce scandale, c'est de
supprimer 1'armée. Les capitalistes s'in-
dignent de voir les communistes atta-
quer la propriété, mais qu'ils fassent
donc à leur tour leur nesit du 4 août, et
on ne s'en orendra plus à eux »
Il y a encore, j'imagine, assez de
vertu dans la société française pour
qu'elle n'accepte pas de se suicider de
la sorte. Ces conseils d'abdication et de
déchéance ont, il faut l'espérer, peu de
chance d'être entendus. Le malheur
c'est que la bourgeoisie française, si
sérieusement investie, ne possède, pour
se défendre, ni organisation ni doctrine.
M. Buré termine l'article auquel j'ai fait
allusion en s'écriant: « Il est impossible
vraiment qu'il ne se trouve pas parmi
nous un homme qui se soit instruit
d'exemple en regardant gouverner le
pitoyable Kerensky » Hélas 1 il faut
avoir, disait un sage, des principes sûrs
de politique pour tirer quelque profit de
l'expérience des événements, par la
même raison qu'il faut connaître sa
route pour se remettre dans le chemin,
et le propre de nos dirigeants bourgeois,
c'est de n'avoir aucun principe sûr de
politique i.
L'Egypte et l'Angleterre
Le voyage du roi Fouad et de son pre.
mier ministre Un traité d'al-
liance intervïendra-t-il ?
L' Oh server fait remarquer, à propos du
différend anglo-égyptien, qu'il faut consi-
dérer comme un événement diplomatique
d'une importance exceptionnelle le fait que
le premier ministre égyptien Saroit pacha
incline pour un arrangement amical avec
la Grande-Bretagne.
Le voyage, maintenant officiel, du roi
Fouad à Londres, où le souverain arrivera
le 4 juillet, permet de penser qu'un règle-
ment des questions en litige pourra inter-
venir. Cela semble d'autant plus probable
qu'on annonce, aux dernières nouvelles,
que le roi d'Egypte sera rejoint dans la
capitale anglaise pa
lui est peut-être personnelle, mais peut-
être aussi officieuse, et aux termes de la-
quelle un traité d'alliance pourrait être
substitué aux documents échangés jusqu'à
ce jour. Dans ce traité, le gouvernement
égyptien s'engagerait à préserver la liberté
perpétuelle du canal de Suez, à protéger
les sujets étrangers et les intérêts britan-
niques, tandis que l'Angleterre laisserait
au gouvernement du Caire l'administration
absolue des affaires égyptiennes, garanti-
rait à l'Egypte sa part des eaux du Nil
et lui donnerait satisfaction en ce qui a
trait à ses revendications financières sur
le Soudan.
Les milieux autorisés de Londres espè-
rent que les négociations en vue d'une
telle alliance peuvent être entamées avec
chance d'aboutir.
Denys Meulhan
LES ÉVÉNEMENTS DE CHINE
Le renvoi de Borodine
On mande de Shanghaï à l'agence
Reuter
« Suivant un message de source chinoise
émanant de Hankéou, le renvoi de M. Bo-
rodine, auquel on s'attendait, est chose
faite maintenant. Cependant les Chinois
n'attachent pas beaucoup d'importance à
cette mesure, étant certains que M. Boro-
dine continuera, même sans occuper un
poste officiel, à diriger la politique du gou-
vernement d'Hankéou. »
LA TERREUR ROUGE EN RUSSIE
Les exécutions continuent
Officiellement, les soviets démentent les
exécutioms capitales et les représailles san-
glantes du meurtre de Voïcow. Ils s'affir-
ment incapables d'aussi noirs exploits.
Mais toutes les informations de Russie
sont en contradiction avec leurs commu-
niqués tendancieux et dont le but est vrai-
ment trop apparent.
C'est ainsi qu'on annonce de nouvelles
condamnations à mort.-
A Charkov, deux soi-disant SgBntS au
Curtius
servie?» polonais d'espionnage, inculpés
des attentats contre, des
gouvernement ukrainien, ont
été condamnés et exécutés.
A Moscou, la demande en revision d'un
ex-commandant de l'armée Koltchak, Ma-
majev, a été repoussée.
En outre, sept soi-disant espions estho-
niens et un ancien officier russe ont été
exécutés à Léningrad.
Et la série rouge n'est pas close.
Les Échos
Le retour d'un long et brillant voyage.
C'est le 27 juin que le duc et la du-
chesse d'York, en ce moment dans l'île
de Malte, débarqueront en Angleterre.
Le Prince et la Princesse auront été ab-
sents pendant six mois. Le cuirassé
Renown, à bord duquel ils ont fait le
voyage, est attendu à Saint-Catherine's
Point, dans l'île de Wight, dans la ma-
tinée du 27, et sera escorté jusqu'à
Portsmouth par des aéroplanes et des
destroyers. Les illustres voyageurs se-
ront reçus sur la terre anglaise par le
prince de Galles et le prince Henry
d'Angleterre, qui viendront à leur ren-
contre.
jours après, une grande récep-
tion aura lieu à Londres, au palais de
Westminster, où les membres de la
Chambre des lords et de la Chambre
des communes se réuniront pour souhai-
ter la bienvenue au Prince et à la Prin-
cesse. Les membres des Parlements des
Dominions, en ce moment à Londres,
se joindront à cette réunion, qui du-
rera, paraît-il, tout un après-midi.
Le plus long jour de l'année.
Cette année, ce ne sera pas le 21 juin,
c'est-à-dire demain, mais le lendemain
22. Cependant, cette augmentation de la
durée des rayons solaires ne sera, en
somme, que de quelques secondes, et
s'offrira presque imperceptible. En sup-
posant que nous avons, après-demain
mercredi un ciel absolument pur, le so-
leil luira pendant seize heures et
trente-neuf minutes à Londres, tandis
qu'à Paris sa durée sera un peu moins
longue, soit environ de trente-deux mi-
nutes. Cela semble bizarre, mais c'est
ainsi, et les almanachs sont là pour
nous le rappeler.
Mais il y a une compensation en fa-
veur de Paris. En effet, bien que Lon-
dres' tienne la plus longue journée
d'été, Paris l'emporte l'hiver, où le jour
le plus court est encore plus long que
celui de la capitale anglaise.
Quel plaisir pour un homme comme
Léon d'avoir réussi à ajouter à l'élé-
gance des deux premières amazones
primées au Bois
Mlle Barclay, Mlle Gelot étaient coif-
fées par Léon.
Du chapelier modiste aussi le cha-
peau haut de forme, en peluche, de la
couleur de l'amazone de Mlle R.
La rue Daunou avait également réussi
le soie de Mlle Dorange, remarqué la
veille, au cirque Molier.
Le « Décaméron
Plusieurs de nos amis ont été émus
par l'écho que nous avons donné hier,
sur la vente qui sera faite, le 1 or juillet
prochain, à Londres, du célèbre tableau
de Winterhalter, représentant l'impéra-
trice Eugénie au milieu de ses dames
d'honneur. Avec raison, ils estiment
qu'un tel souvenir, qu'un tel document
ne doit pas rester hors de France, et que
sa place, sa vraie place, sa seule place,
est au Louvre ou à Malmaison. Nous
croyons savoir que certaines personna-
lités, q- i partagent'cette façon de voir,
s'occupent de rassembler des fonds en
vue de l'acquisition de l'œuvre de Win-
terHalter. Que toutes les bonnes volon-
tés fassent coïncider leurs efforts. Nous
serons heureux, si besoin est, de les y
aider.
Le nouveau train de « week end »
pour la Baule.
Grâce au nouveau rapide (lr0, 2° clas-
ses et wagon-restaurant) qui sera mis
en marche à partir du 30 juin (départ
du quai d'Orsay, 16 h. 40), les Parisiens
que leurs affaires retiennent en semaine
dans la capitale pourront, cette année,
les samedis et veilles de fêtes, et le ven-
dredi, pendant une certaine période, se
rendre confortablement à La Baule (ar-
rivée :'minuit 13).
Des fêtes balzaciennes.
Hier, à Issoudun, la semaine des fêtes
de Balzac a très heureusement débuté.
Une pittoresque représentation de la
Rabouilleuse a été donnée par M. Gé-
mier et les artistes de l'Odéon. Des fêtes
publiques ont permis au maire d'Issôu-
dun de souhaiter, parmi l'enthousiasme,
là. bienvenue aux pèlerins balzaciens et
de saluer notamment en MM. Bouteron
et Huart deux dévots exquis et admira-
bles de l'auteur de la Comédie Humaine.
Une excursion eut lieu à Frapesles, sous
la conduite de M. Guillaume, président
de la commission du musée, qu'accom-
pagnait notre collaborateur M. Surville
dé Balzac. #̃̃•
Le toréador Chiquito grièvement
blessé.
Le célèbre toréador espagnol Chiquito,
au cours d'une exhibition à la foire
d'Orléans, a été victime d'un très grave
accident. Chiquito exécuta de nombreu-
ses passes avec la cape, puis s'appro-
cha du taureau et le toucha de la main
pour simuler la mise à mort. A ce mo-
ment, il glissa sur le gazon de la pe-
louse. Le taureau fonça sur lui, l'éven-
tra, l'enleva au bout de ses cornes et
le rejeta inanimé sur le sol. i
De son vrai nom, Chiquito s'appelle
Santa Gloria. Âgk de vingt et un ans,
il est originaire de Bilbao et habite Bar-
celone. Il se produisait pour la pre-
mière fois en France.
Le canot de Stanley.
On verra à la prochaine exposition
coloniale d'Ostende, qui ouvrira ses
portes le mois prochain, un canot his-
torique. C'est celui que monta Stanley
dans le Haut-Congo, au début de l'occu-
pation des territoires congolais. Sur sa
poupe sont inscrites ces trois lettres
« A. I. A. » (Association internationale
africaine).
Ce canot mesure 11 m. 80 de long,
2 m. 30 de large et ne cale qu'un mètre.
C'est sur l'ordre du gouvernement belge
qu'il a été envoyé du Congo et figurera
à l'exposition coloniale d'Ostende. Il est
un vivant souvenir de l'ère héroïque de
la grande exploration africaine, qui pa-
raît déjà si lointaine, quoique de date
relativement récente.
Drecoll, 130, avenue des Champs-
Elysées, soldera, aujourd'hui lundi, de-
main mardi et jours suivants, à partir
de 9 heures, robes, manteaux, fourru-
res, lingerie. Vente au comptant.
Pêche présidentielle.
Arrivé aux environs de Black Hills,
comme nous l'avons annoncé, et sans
avertir personne, le président Coolidge
alla à la pêche jeudi toute la journée.
En peu de temps il avait tiré de l'eau
sept pièces magnifiques.
Tandis qu'il était au bord de l'eau,
des amis le rejoignirent et, sur l'herbe,
on improvisa un repas froid que le pré-
sident Coolidge prépara lui-même.
La pêche continua le lendemain et
l'on mangea les victimes de la veille.
Victimes, sûrement.Courtisans? Peut-
être.
TEMPERATURE
Probabilités pour la journée du 20 juin
Région parisienne vent du secteur ouest assez
fort à modéré; ciel très nuageux, éolaircies et
quelques adverses.
Température stationnaire.
AUJOURD'HUI
14 heures. Courses à Saint-Çtoud,
MANIFESTATIONS CATHOLIQUES
Pour la liberté des processions
Nantes, 19 juin.
Pour protester contre l'interdiction des
processions, l'évêque de Nantes avait,
comme l'année dernière, appelé les catho-
liques de Nantes et de la banlieue à mani-
fester dans la me. Un long cortège silen-
cieux composé d'hommes et de jeunes gens
s'est rendu ce matin du collège Saint-Sta-
nislas, où il s'était formé, à la cathédrale,
où l'évêque lui a donné sa bénédiction.
Il n'y a eu aucun incident.
Epernay, 19 juin.
A la suite d'une procession qui avait eu
lieu, cet après-midi à'Epemay, dans une
propriété privée, à l'occasion de la Fête-
Dieu, cinq oents hommes et jeunes gens
catholiques se sont formés en cortège pour
protester contre un arrêté du maire, inter-
disant les processions en ville. Ils avaient
arboré un drapeau tricolone.
A peine avaient-ils quitté la propriété que
la police et les gendarmes ont chargé la
foule à trois reprises pour s'emparer du
drapeau ils n'ont pu y parvenir. Quelques
arrestations ont été opérées, mais n'ont
pas été maintenues. Les manifestants, en-
cadrés par la police et les gendarmes, ont
ala*s regagné l'église en chantant le Credo.
EN ROUMANIE
BRUITS DE CRISE MINISTERIELLE
Selon des dépêches de Vienne et de Ber-
lin, le gouvernement roumain, récemment
formé et présidé par le prince Barbo Stir-
bey, aurait démissionné. Le roi Ferdinand
aurait chargé M. Bratiano, chef du parti
libéral, de former le nouveau cabinet.
Ces télégrammes donnaient même la
composition du ministère qui évidemment
avait été mis sur pied très rapidement.
Elle était la suivante
Présidence du conseil, intérieur et
guerre, M. Jean Bratiano affaires étran-
gères, M. Duca finances, M. Vintila
Bratiano agriculture, M. Argetoianu
justice, M. Popesco communications, M.
Vaitoianu instruction publique, M. Ange-
lesco hygiène, M. Lupu commerce et
industrie, M. Tartaresco travaux publics,
M. Dimitriou cultes, M. Labadatu affai-
res sociales, M. Inkuletz.
Cependant, aucun télégramme direct de
Bucarest n'est parvenu à Paris qui fît
mention de ces événements assez impor-
tants s'ils étaient exacts, et la légation de
Roumanie n'avait reçu aucune nouvelle à
ce sujet.
Aussi ne reproduisons-nous ces bruits
que sous les plus expresses réserves.
D. M.
Alarecherche deNungesser
Le mystère des fusées lumineuses
n'est pas éolairci
Londres, 19 juin.
On mande de Québec à l'agence Router
« L'hypothèse selon laquelle les lumières
aperçues dans la région du Saguenay pro-
venaient de nouvelles usines d'électricité
a été reconnue fausse à la suite d'esssais
exécutés hier soir. Ces essais ont prouvé
que les lumières des usines électriques ne
sont pas visibles de l'endroit où l'on a
aperçu la première fois les signaux que
l'on a cru être ceux de Nungesser et Coli.
» Un hydravion se prépare maintenant à
s'envoler de Chicoutimi pour tenter d'élu-
ciâer le mystère des signaux que l'on yoit
depuis une semaine. »
Le Coq
L'élection des Grandes-Carrières
Scrutin de ballottage
MM. Thomas, socialiste. 5,915 ELU
Sabatier, Union rép 5,878
Au premier tour, les voix s'étaient ainsi
réparties MM.. Sabatier, 5,552 Thomas,.
4,594 Sadoul, communiste, 3,287 voix.
Après le désistement du communiste
Sadoul pour le socialiste Thomas, il9ne
pouvait guère y avoir de doute sur
l'issue de la lutte. Il faut noter toute-
fois que, tandis que M. Sabatier gagne
environ 400 voix, M. Thomas est loin
de réunir sur son nom toutes les voix
du communiste Sadoul.
Les socialistes n'en ont pas moins la
honte d'avoir remporté un succès élec-
toral grâce aux voix d'un partisan de
la révolution sanglante et d'un négateur
de la patrie, d'un de ces hommes que
M. Renaudel stigmatisait « assassins
du socialisme ».
be Grand Sfeeple-Cbase
Sur le magnifique hippodrome d'Auteuil, te
Grand Steeple-Chase de Paris a été couru, hier,
pour la cinquantième fois, en présence d'une
assistance considérable, que cette, belle. épreuve
attire toujours sur la butte Mortemart.
An pesage, • joîitmmt fleuri 'comme toujours,'
se pressait une foule d'une rare élégance. Les
tribunes étaient archi-bondées et les toilettes
étaient ravissantes. Dans da tribune officielle,
occupée peu avant le Grand Steeple par le Pré-
sident de la République, accompagné du général
Lasson, avaient pris place de nombreux invités
du monde diplomatique, militaire et politique.
Le temps, assez menaçant, s'est cependant
maintenu au beau jusqu'au military, mais la
pluie a été heureusement de courte durée.
Comme le dira plus loin mon excellent colla-
borateur d'Emiéville, la victoire du favori The
Coyote, monté à la perfection par Niaudot, a
été acclamée chaleureusement, de même, d'ail-
leurs, que, dans les trois enceintes, on a applaudi
d'enthousiasme tous les concurrents lorsqu'ils
ont sauté de façon impeccable la rivière des
tribunes. Et, fait à signaler: sur le difficile par-
cours de six kilomètres et demi semé de trente
obstacles, aucune chute ne s'est produite: onze
chevaux au départ, onze chevaux à l'arrivée.
Le vainqueur du Grand National d'Irlande, ler-
point, qui débutait à Auteuil, a fini à trois lon-
gueurs du gagnant, et Boabdil s'est adjugé la
troisième place à une courte encolure.
Journée splendidement réussie à tous les points
de vue, dont il convient de féliciter grandement
la Société des Steeple-Chases de France.
.ARMAND Vîllette.
Les rapports
franco-allemands
DISCOURS DE M. POINCARÉ
A LUNÉVILLE
Que l'Allemagne dortne des
gages de paix qui rendraient.
racitç un rapprochement que
nous nue sommes pas les der-
niers à désirer.
A l'occasion du monument élevé aux
morts de Lunéville, M. Poincaré a pro-
noncé un long discours où, après avoir,
rappelé les hauts faits d'armes du
20e corps dans cette région, à la ferme
de la Faisanderie et au mamelon Fres-
cati, il a évoqué tout le problème des
relations franco-allemandes.
C'est d'abord l'historique des faits qui
précédèrent la guerre, l'agression vou-
lue, préméditée. Âujourd'hui, la France
ne demande qu'à tendre loyalement la
main à son adversaire d'hier, mais à la
condition que les résultats de sa vic-
toire soient acceptés sans réserve et que
l'Allemagne donne des gages de paix
sincères.
Vous demander d'oublier ces heures
tragiques, ce serait vous convier à vous
amputer d'une partie de vous-mêmes. Vos
souffrances vous appartiennent, s'écrie le
président du conseil, et le courage dont
vous avez fait preuve vous honore trop
pour que la trace n'en soit pas solennel-
lement gardée dans vos annales.
Mais ce n'est point à dire que ni les
habitants de Lunéville, ni les Lorrains, ni
les Français cherchent dans leur effroya-
bles souvenirs de la guerre des motifs de
ressentiment éternel contre une nation
voisine. Si, üès sa défaite, l'Allemagne
avait ouvertement désavoué le gouverne-
ment et la caste militaire qui l'ont con-
duite à la guerre, si elle avait imité notre
propre répudiation de 1870, si elle n'avait
pas contesté contre toute évidence les res-
ponsabilités écrasantes de la politique im-
périale, il ne serait jamais venu à l'esprit
de personne de confondre un peuple avec
un régime déchu et d'attribuer à la gé-
néralité des Allemands les abominables
attentats dont nous avons été les témoins*
Nous sommes trop justes, quant à nous,
pour ne pas faire, de nous-mêmes, les
distinctions nécessaires et aucun de nous
ne poursuit l'ensemble de l'Allemagne
d'une haine et d'une rancune qui contras-
téraient singulièrement avec les traditions
chevaleresques de la France. Dans sa lon-
gue et magnifique histoire, chaque fois
que notre pays à été victorieux, il a spon-
tanément tendu la main au vaincu.
A une condition pourtant, c'est qu'on
ne cherche ni à lui contester cette vic-
toire, ni à la lui reprendre. Ce qui a, mal-
heureusement, menacé de troubler la paix
depuis qu'elle a été proclamée, ce n'est
certes pas la mauvaise volonté de la'
France la France n'a jamais rien cher-
ché ni en dehors, ni au-delà des traités
elle n'a demandé et ne continue à deman-
der que la sécurité de sa frontière et le
paiement de ses réparations. A Locarno
comme à Genève, elle a donné, j'imagine,
des preuves assez manifestes de ses vo-
lontés pacifiques. Mais pourquoi, de sori
côté, il y a quinze jours, l'Allemagne en-
voyait-elle, avec ostentation, à Lisbonne,-
un navire de guerre qu'elle appelle encore
Elsass ? Pourquoi, dans des discours pro-
noncés le 1er et le 3 novembre 1925, c'est-
à-dire après Locarno, un ministre du
Reich et non des moindres, a-t-il dit que
la renonciation à la force armée a été sim-
plement dictée à l'Allemagne par la cons-
tatation que l'Allemagne ne possède plus
de force armée ? Pourquoi a-t-il déclaré
qu'il n'y avait eu aucune renonciation
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