Titre : Le Gaulois : littéraire et politique
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1913-10-18
Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication
Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication
Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 18 octobre 1913 18 octobre 1913
Description : 1913/10/18 (Numéro 13153). 1913/10/18 (Numéro 13153).
Description : Note : supplément littéraire pages 3 et 4. Note : supplément littéraire pages 3 et 4.
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 25/04/2008
LE GAULOIS SAMEDI 18 OCTOBRE' f913
5 m
Dernière Heure
Ces négociations gréco-turques
Les points contestés
Athènes, 17 octobre.
Voici les points sur lesquels les délégués turco-
grecs se sont trouvés en désaccord au cours de la
conférence tenue hier
Les Turcs demandent que les domaines privés
du sultan et des membres de la famille impériale
soient respectés par la Grèce celle-ci fait remar-
quer qu'il est impossible de reconnaître pareils
droits pour des domaines vaguement indiqués
elle demande des précisions.
La Turquie voudrait que la Grèce supportât les
frais d'entretien des prisonniers de guerre turcs
le gouvernement grec. demande que le différend
soit résolu par la commission internationale finan-
cière de Paris.
A propos de l'article 9 concernant l'indemnité
due aux steamers grecs retenus par la Turquie,
la Grèce maintient que la Turquie est obligée à
des dédommagements.
Il existe des divergences d'opinion au sujet du
protocole de la reddition de Salonique il a été
décidé de soumettre le différend à l'arbitrarge de
Ta, cour de La Haye.
Les délégués turcs ont pris note de ces objections,
afin de demander des instructions à la Porte.
L'action italienne à Belgrade
Rome, 17 octobre.
Le gouvernement italien a fait à Belgrade et
continue, d'y faire des démarches amicales inspi-
rées par le véritable intérêt de la Serbie pour faire
comprendre au gouvernement serbe la. gravité des
conséquences auxquelles la Serbie s'exposerait en
résistant à la volonté de l'Europe exprimée par
les délibérations unanimes de la réunion des am-
bassadeurs à Londres, qui ont fixé les frontières de
l'Albanie.
Le gouvernement italien s'est adressé aussi aux
autres grandes puissances, en insistant auprès
d'elles afin qu'elles donnent les mêmes conseils au
gouvernement serbe.
AJU3L ÉTATS-UNIS
M. Sulzer condamné et acquitté
New-York, 17 octobre.
Le tribunal d'Albany a prononcé, par 43 voix
contre 12,.la destitution de M. Sulzer, gouverneur
de l'Etat de New-York. Toutefois, le tribunal a
déclaré qu'il n'y avait pas d'éléments de preuve
suffisants pour établir que M. Sulzer soit coupable
d'avoir détourné des fonds de sa campagne élec-
torale afin de spéculer à, son profit, ni d'avoir tra-
fiqué dé son influence politique, ni d'avoir abusé
de sa position officielle pour faire des manœuvres
de Bourse, ni, enfin, d'avoir essayé d'intimider les
législateurs.
En outre, le tribunal a décidé, à l'unanimité
moins quelques abstentions, que M. Sulzer conserve
la capacité d'être désigné pour remplir des fonc-
tions officielles.
LA PERTE DU ZEPPELIN"
Les éondoléances de l'Empereur et de M. Baudin
Berlin, 17 octobre.
L'Empereur a adressé au ministre de la marine,
à l'occasion de la perte du Zeppelin, un télégram-
me se terminant ainsi
« La tristesse provoquée par cet événement ne
fera, j'en suis convaincu, qu'inciter à de nouveaux
efforts pour faire de cette arme si importante
qu'est le ballon dirigeable un instrument de guerre
sur. »
L'ambassade de France a reçu la dépêche sui-
.Vante de Paris
« Ministre de la marine prie l'attaché naval de
se rendre au ministère de la marine allemande
pour se faire l'interprète de ses plus,vives condo-
léances et de celles de la marine française à l'oc-
casion de la perte du Zeppelin. »
Les causes de la catastrophe
Le ministère de la marine publie une note au
sujet de la perte du Zeppelin naval. Cette note ne
donne aucun renseignement nouveau.
Les travaux de déblaiement, sur les lieux de la
catastrophe, ont continué tout l'après-midi avec
beaucoup de difficultés. Il ne semble pas que jus-
qu'ici on ait pu arriver à se faire une opinion
ferme sur les causes de la catastrophe. On a cons-
taté que les quatre hélices sont entièrement tor-
dues et que certaines pièces d'aluminium sont
complètement fondues, ce qui laisse supposer qu'il
y a eu un dégagement de chaleur extraordinaire.
Les restes des victimes ont été déposés dans le
hall du ballon, où un détachement de matelots
rend les derniers honneurs.
Ce qu'on dit à Berlin
La Post publie un article dans lequel elle dit,
entre autres choses
<( L'histoire de notre aéronautique est un véri-
table chemin de croix. C'est une dure épreuve pour
notre confiance dans l'avenir de nos dirigeables.
Mais dans l'intérêt de la science comme de la dé-
fense nationale, il faut continuer dans la voie où
nous nous sommes engagés, même si elle nous est
pénible. »
D'autres journaux disent que la liste des diri-
la loi de 1905, rétablissant le service de deux
ans. Lé général Pédoya se rallie à cet ordre du
jour, de même que le général Godard, qui lui
succède à la tribune. En qualité de rapporteur
de la commission des réformes militaires,
l'orateur se plaît à rendre un hommage écla-
tant à la valeur, au courage; au patriotisme de
nos troupes, soldats, sous-officiers, officiers. Il
ajoute qu'il n'en est que davantage à son aise,
pour dire que des améliorations considérables
doivent être apportées dans le jeu des rouages
de notre immense machine militaire. Pour n'en
citer que quelques-unes, indiquons modifica-
tions profondes à apporter dans la composition
de l'état-major général retraite proportion-
nelle pour les officiers, un des seuls moyens
efficaces pour assurer la solidité de l'encadre-
ment de nos réserves (cette retraite proportion-
nelle a existé en 1874-1875) mise en vigueur
immédiate de la constitution des groupes de
préparation militaire, si bien visés par la loi
de 1905 tir obligatoire dans toutes les commu-
nes, augmentation de la solde de tous les gra-
des et surtout augmenter le versement à faire
à 'l'ordinaire du soldat qui n'a guère changé
depuis cinquante-trois ans, améliorer le fonc--
tionnement des conseils de revision, assurer la
remonte de notre cavalerie et artillerie, confir-
mer l'instruction de nos troupes dans des
camps d'instruction dont le nombre est actuel-
lement trop insuffisant entre Maubeuge et Bel-
fort, tout en utilisant Maubeuge, Verdun, Toul,
Langres, Dijon, etc. En conséquence, installa-
tion de camps d'instruction susceptibles de ser-
vir en même temps d'appui dans la région
choisie par l'état-major général vers l'est et le
nord-est, créer des lignes de chemins de fer
transversales faisant communiquer entre elles
les grandes lignes se dirigeant vers l'est et le
nord-est, améliorér la garde des voies de che-
mins da fer d'une façon telle que, dès le soup-
çon d'une tension politique, nos ouvrages d'art
soient à l'abri de tout sabotage, créer dans la
couverture un voile tellement ténu qu'un cri
quelconque ne puisse être poussé chez nos voi-
sins, sans que le haut commandement n'en re-
çoive l'écho immédiat, grâce à un établissement
de postes téléphoniques, cyclistes, automobiles,
etc., etc., et surtout grâce au renvoi de tous
ces étrangers établis dans le pays, près de nos
ouvrages, ou qui le sillonnent avec un sans-
vergogne inqualifiable. Cette question est capi-
tale. Elle a été traitée, par tous les journaux et
cette population nomade est toujours sous nos
yeux là où elle n'aurait jamais dû paraître,
revenir à l'adoption de la tente-abri de couleur
marron ou brunâtre, pratiquer beaucoup plus
fréquemment dans les manœuvres d'automne
des changements de direction par corps d'ar-
mée vers des points ou des lignes arrêtés par
l'état-major général, afin de confirmer le bon
fonctionnement des divers services de l'arrière,
ravitaillement, ambulances, etc. Pour l'exécu-
tion de nouveaux ordres, modifier la réparti-
tion des troupes sur les frontières est et nord-
'est, etc., etc.
Ces questions, d'un intérêt primordial, n'in-
téressent pas les congressistes, qui quittent
ostensiblement la salle et c'est devant une ving-
taine d'assistants que le général Godard achève
son discours, et chacun ne reprend sa place
que lorsqu'il s'agit d'adopter le vœu pour le
rétablissement du service de deux ans, ce qui
a lieu par acclamations. Comme on comprend
la 'sympathie que ces gens éprouvaient pour le
général André, le désorganisateur de l'armée 1
Armand Villetta
g.eables allemands détruits est si longue, qu'on
doit se demander si l'on peut confier la vie des
soldats aux ballons rigides actuels, tant qu'ils
n'auront pas plus de garanties de sécurité et que
l'usage n'en sera pas moins dangereux.
« La catastrophe montre, dit le Tageblatt, que
nous n'avons pas, il s'en faut de beaucoup, atteint
,le but visé de la conquête de-l'air.
Trois officiers aviateurs se tuent
La journée sera décidément une journée de deuil
sans exemple pour l'aéronautique militaire alle-
mande. Comme on venait d'apprendre l'anéantis-
sement du L-2 et la fin tragique de son équipage,
la nouvelle arrivait aussi de la chute, mortelle, à
Wurtzbourg, de deux pilotes militaires, le lieute-
nant Koch et le sergent Mante et d'un autre acci-
dent, à Schweinitz, qui couta la vie au capitaine
du grand état-major Hceschler.
LS MINISTRE D LA, MARINE EN. 1 1S
M. Baudin chez le Bey
M'unis, 17 octobre.
Le ministre de la marine est arrivé cet après-
midi à Tunis il a rendu visite au Bey au cours
de la conversation, le Bey a rappelé son voyage
à Paris, dont il reste encore émerveillé, et a dé-
claré qu'il gardait le meilleur souvenir de l'accueil
cordial qu'il a trouvé en France. Le Bey a prié
M. Baudin de transmettre à M. Poincaré son désir
de le voir accompagné par Mme Poincaré, lors-
qu'il viendra en Tunisie.
Demain, le ministre visitera les ruines romai-
nes de Dougga. Dimanche matin, il partira pour
Kairouan.
LES RE TRAITES MILITAIRES
Voici l'itinéraire que suivront ce soir les retrai-
tes militaires
Rive droite (46e de ligne) rue du Faubourg-
Saint-Antoine, boulevard Richard-Lenoir, rue Se-
daine, boulevard Voltaire, rue des Boulets, rue
Picpus, boudevard Diderot.
Rive gauche (102e de ligne) rues de Babylone,
Barbet-de-Jouy, de Bourgogne,, de Lille, des
Saints-Pères, de Sèvres, Vaneau et de Babylone.
Petites nouvelles de la nuit
On déclare officiellement, à Madrid, que
le bruit suivant lequel les souverains espagnols
iraient à Paris incognito, pour rendre visite à M.
Poincaré, est dénué de fondement.
Le général Bonneau, arrivé au terme légal
de son commandement, est maintenu à la tête du
7e corps, à Besançon.
Le médecin-inspecteur des troupes colo-
niales Delrieu est nommé commandeur de la Lé-
gion d'honneur.
Le chef d'escadron de gendarmerie Her-
mann, à Constantine, faisait hier une promenade
à bicyclette lorsqu'il fut frappé d'une congestion
cérébrale il,est mort peu après. Le défunt, origi-
naire d'Alsace, était âgé de quarante-huit ans.
Claude Comte se faisait livrer par des com-
merçants de province des marchandises qu'il ne
payait jamais. Hier, à la suite d'une habile fila-
ture, il a été arrêté. Chez lui on a trouvé des quan-
tités de marchandises diverses. Ses escroqueries
atteignent 80,000 francs.
Informations financières
Le marché de New-York
(Par cdble spécial)
New-York, 17, octobre.
Marché calme, plus satisfaisant que ceux des
derniers jours. Après un début lourd, la cote s'est
ressaisie. La clôture a été ferme.
Les transactions ont été de 344,000 titres.
Claude DUTREIL.
LES JOURNAUX
CHEZ LES RADICAUX
De M. Bérenaer, dans l'Action
Sous les huit derniers ministères, toute la France a
pu voir les plus ardents des chefs radicaux-socialistes
s'élancer de .l'opposition la plus excitée rue de Valois
jusqu'au gouvernementalisme le plus apaisé,place
Beauvau ou rive gauche.
Quelques-uns de ces chefs ont même pris, plusieurs
fois de suite, des billets aller et retour. Et je neS 'jure-
rais pas qu'il n'y en ait pas encore, en ce moment-ci,
deux ou trois à Pau Qui sont en train d'utiliser leur
billet de retour
Espérons, avec M. Camille Pelletan, que ce sera la
fin de cette agence de. voyages.
De M. Latapie, dans la République française
Et, en admettant que l'union puisse être réalisée
dans le parti sur un programme loyal et complet, la
division n'en existerait pas moins dans le parti radi-
cal. Les radicaux du Parlement ne sont pas tous en-
rôlés dans le parti qui tient ses assises à Pau. Il y a,
je crois, 250 radicaux à la Chambre or, on ne compte
que 127 députés inscrits au comité de la rue de Va-
lois. Où sont les autres ? La proportion des indépen-
dants est encore plus forte parmi les sénateurs. Or,
les parlementaires qui ne sont pas inscrits au comité
de la rue de Valois sont ceux qui répudient toute en-
tente avec les partis révolutionnaires; et ils forment
la majorité dans le parti. L'unité ne sera donc pas
réalisée à Pau.
NOS INFORMATIONS
La Température
Temps indécis, hier, à Paris. Quelques courtes
appari,t.ions du soleil, coupées par de longues bru-
mes accompagnées d'un brouillard assez vif. Le
baromètre descend sensiblement. Température
moyenne 8°a.
FAITS DU JOUR
Le voyage dé M. Poincaré à Reims. C'est de-
main dimanche que M. Poincaré se rendra à
Reims. Il quittera Paris à huit heures du matin
et arrivera à Reims à dix heures. Il sera reçu à
la gare par les .autorités civiles et militaires.
A dix heures et demie, le président de la répu-
blique recevra, à l'Hôtel de Ville, le conseil muni-
cipal, les corps constitués et les maires de l'arron-
dissement. Il visitera ensuite la maison de la Mu-
tualité, et à midi il assistera à un déjeuner offert
par la chambre de commerce. Après midi, le Pré-
sident visitera le musée de la ville, l'hôpital et se
rendra ensuite au Parc des Sports. Le soir, M
Poincaré assistera au banquet offert par la ville
de Reims et quittera cette ville vers neuf heures
pour rentrer à Paris à onze heures et demie
Le Président sera accompagné dans son voyage
par M. Pichon, ministre des affaires étrangères.
Charité. Nous avons reçu, pour les Dames du
Bon-Pasteur de Bourges, 50 francs de M. L. G. B.
et 10 francs de M. A. L. M.
NOUVELLES RELIGIEUSES
Les relations avec Rome- Le gouvernement com-
munique la note suivante
« Contrairement ,il des allégations qui se sont pro-
duites au congrès de Pau, il est complètement inexact
qu'il y ait en des conversations ou une entrevue quel-
du cardinal Merry del Val, iL l'occasion du congrès des
jurisconsultes catholiques qui va se tenir à Lyon une
lettre dont nous détachons le passage suivant
Une fois que les congressistes auront nettement af-
firme lès vrais principes fondamentaux qui règlent
les rapports entre l'Eglise et l'Etat, principes basés
sur le droit divin et par conséquent immuables, il
leur sera facile d'apprécier avec justesse les relations
de 1 Eglise avec les Etats- particuliers, aussi bien dans
leur évolution historique que dans l'état actuel, aussi
bien en général que par rapport à chacune des insti-
tutions juridiques. Ils en arriveront alors à conclure'
que si, d'une part, la réalisation de la concorde entre
les deux pouvoirs, conformément aux vraies maximes
du droit public ecclésiastique, est souverainement
avantageuse au bien des âmes et à la félicité des peu-
ples, par contre, la situation qui est faite à l'Eglise
dans un bon nombre d'Etats' est bien loin de répondre
aux principes susmentionnés, et, qui plus est, cette
situation faite, à l'Eglise est parfois injurieuse et into-
lérable au grand détriment de la paix religieuse et
même de la concorde et de la prospérité civile. »
Service solennel pour le cardinal Vives Un <;pr
service solennel pour le repos de l'âme du cardinal-
Vives a été célébré hier matin, à Rome, dans l'église
de la maison généralice des Capucins. La messe a été
chantée par le procureur général des Frères Mineurs
de; 1 Union Leoncia. La maîtrise était aussi composée
de jeunes religieux, de la Maison généralice des Frè-
res Mineurs. L'absoute a 'été donnée par le cardinal
Falconio. Le Père Colomban, des Franciscains con-
cardïnàl'Vivès"10"06 un rémarquable panégyrique du
NOUVELLES MILITAIRES
Haules éludes militaires. Sont désigriés pour sui-
vre, en 1914, les cours du centre des hautes études mi-'
litaires
Les lieutenants-colonels Tesson, du d'infanterie
Phillppot et Emery, du Ferradini, du 20° Cari
bit, sous-chef d'état-major du 150 corps Duchène, du
l«" d intanterje de Labrouhe de Laborderie, du
lopart, de l'état-major du 4° corps Roussel, du rr°
d'infanterie; Ferran, du 101e d'André; du 5e cha,?-
A.
seurs à cheval D.estresse de Lanzac de Laborie, du
3s Crosson-Duplessix, du génie, de la mission de'
Grèce Bouteloup, du 1°r d'infanterie coloniale Ja-*
quet, du 1er d'artillerie colotiiale.
Les commandants Lavigne-Delville, chef d'état-ma-
jor de la division de cavalerie Vidal de Lausun,
chef d'état-major de la 2° division de cavalerie Mas-
seliti, de l'artillerie, à l'état-major du gouvernement
militaire de Paris Poilloüe de Saint-Mars, de l'artil-
lerie, à l'état-major du 5° corps Dubuisson, du 17e
d'artillerie Dumesnil, du 60e.
Le nouveau service intérieur. L'armée vient d'ê-
tre dotée d'un nouveau règlement sur le service in-
térieur qui remplace celui'du 25 mai -1910. Voici les
principales modifications consacrées par ce règle-
ment
1° Suppression de la communication obligatoire dés
notes.
2° Restrictions apportées au développement des coo-
pératives.
3° Droit aux chefs de corps de prononcer les affec-
tations, les mutations, les permutations à l'intérieur'
du corps.
4° indications sur l'utilisation des officiers du cadre
complémentaire.
5° Rétablissement du service de semaine.
6° Restrictions apportées il la liberté d'écrire.*
70 Réglementation des tables d'officiers rendus
obligatoires pour les lieutenants.
8° Interdiction pour les officiers de revêtir avant
dix-sept heures la tenue civile.
9° Rétablissement des appellations dans la forme
édictée par M. Millerand.
10° Obligation aux chefs de corps, de donner aux
hommes 120 jours de permission pendant leur congé.
11° Réglementation du droit de punir dans la forme
rétablie par M. Millerand.
FAITS DIVERS
Un f ils fue son père en plein boulevard
Le boulevard des Capucines à été hier, à cinq
heures quarante-cinq exactement, le théâtre, d'un
drame rapide. Un fils a tué son père, froidement,
d'une balle de revolver dans la tête, parce que des
questions d'intérêt les divisaient..
La victime, un riche banquier tunisien de pas-
sage à Paris, nommé Rodam-ben-Mohamed-ben-
Romdam, né à Malte en 1864, et propriétaire d'im-
portantes exploitations industrielles à Mahdia (Tu-
nisie), sortait du Café de la Paix et se préparait à
pénétrer au Grand Hôtel pour y prendre son cour-
rier. Soudain, un jeune homme, derrière lui, fit
quelques pas précipités, sortit de sa poche un
browning et, avant que les passants stupéfaits
eussent pu faire un mouvement pour prévenir son
geste, étendit le bras, venant avec le canon, de
l'arme frôler presque la nuque, et tira.
L'homme ne poussa pas un cri. Il eut un léger
recul desl épaules et, semblant foncer sur une
vitrine accrochée au mur, s'abattit lourdement sur
le sol. Il avait été foudroyé.
Des femmes qui passaient poussèrent des cris
d'effroi. Des hommes se précipitèrent. En quelques
instants plusieurs centaines de personnes se trou-
vaient rassemblées autour de la victime, en ce
point du boulevard où l'animation est particuliè-
rement intense à l'heure où le jour s'achève.
Profitant de l'émotion générale, le meurtrier,
avait pris la fuite dans la direction de la rue;
Scribe. Mais, gêné par la foule qui accourait de
tous côtés et désigné par sa précipitation et la
direction même qu'il prenait, il était arrêté pres-'
que aussitôt par M. Roisenfeld, interprète, qui le
remettait aux mains des agents.
lanais qu on emportait sa victime au poste ae
l'Opéra, on conduisait l'individu arrêté chez M.
Ducroq, commissaire de policé du quartier de la
Chausseeud'Antin. Là, M déclara au magistrat se
nommer Mohamed-ben-Romdam et être le fils de
celui qu'il venait de tuer. Il ajouta qu'il était de-
puis lundi à Paris, venant de Mahdia et attendant
son père qui devait passer par Paris, en revenant
de Londres. De fait, la victime était arrivée la
veille de Londres. Et comme M.' Ducrocq lui de-
mandait le mobile d;e son crime, il ajouta
Je suis brouillé avec mon père depuis quelque
temps déjà. Quoique colossalement riche, il me'
refuse de l'argent, et pour pouvoir m'enlever la
part de sa fortune qui doit me revenir légalement
un jour, il est allé à Londres, dans le but de se'
faire naturaliser anglais, ainsi que mes huit frè-
res et sœurs, qu'il devait pouvoir de la sorte avan-
tager à mon détriment. J'ai pris la détermination
de le tuer avant que tout ceci ne fût devenu défi-
nitif. Et c'est pourquoi j'ai acheté un revolver en
débarquant à Marseille,' et 'pourquoi 'encore, j'ai
mis une fausse barbe pour que mon père ne me
reconnût pas au moment où je l'aborderais.
Et en disant ces mots, il arracha effectivement
une fausse barbe dont il s'était couvert le bas du
visage.
La famille du banquier redoutait ce drame, car
dans le courrier arrivé à l'adresse de feu Rom-
dam on a trouvé une dépêche de ses autres en-
fants, l'informant que son fils aîné était parti pour
Paris.
M. Ducrocq a envoyé le parricide au Dép6t,
Une grâce" • '*•-̃. :v.>'
Au moment où, au cours de son dernier voyage,
le président de la république pénétrait dans les
arènes d'Arles, une femme en pleurs se jeta à ses
genoux et lui tendit une supplique. C'était la mère
d'un jeune soldat, Jean de La Rosa. Celui-ci, qui
fait partie, du corps expéditionnaire du Maroc,
s'était endormi étant de faction, et ce manquement
grave au service l'avait fait mettre en prévention
de conseil de guerre. Or, hier, Mistral, qui avait
chaleureusement plaidé la cause du jeune soldat
auprès de M. Poincaré, recevait du général Alix
un télégramme le priant d'annoncer à Mme de
La Rosa que son fils bénéficiait d'un non-lieu.
Le cas de l'agent Barfbaud
M. Vallette, commissaire de police au service de
la police judiciaire, s'est rendu hier chez le mar-
chand de dentelles qui fut victime du vol dont
l'agent Barthaud fut accusé par un soldat de
garde au palais de l'Elysée. Le magistrat a essayé
les clefs saisies chez Barthaud. Quatre d'entre elles
ouvraient la serrure du commerçant. Mais com-
me cette serrure est extrêmement simple et s'ou-
vre avec la plus grande facilité, il ne faudrait pas
se hâter de considérer l'expérience comme con-
cluante.
Ises difficultés du budget
Le budget de chacun a été plus ou moins grevé
par les vacances, et pourtant le terme, l'approche
du froid, les installations et les ,réfections vont en-
core causer de nouvelles dépenses. Aussi, pour y
faire face, il est tout indiqué de s'adresser à l'Ad-
ministration Dufayel, qui vend par abonnement,
au même prix qu'au comptant, dans plus de sept
cents magasins de Paris et de province et dont le
succès sans précédent est justifié par cinquante-.
sept années d'existence et plusieurs millions d'à-
bonnés. Suivant les demandes, les catalogues sont
envoyés franco, et des employés en tenue ou en
civil se rendent à domicile pour fournir tous ren-
seignements.
L»e cambriolage de la Chaussée-d'Anfin
M. Féon, cet ancien bijoutier de la chaussée
d'Antin, dont l'appartement a été récemment cam-
briolé, est rentré hier de Biarritz, où il villégia-
turait. Il a constaté que la serrure de la porte de
son appartement avait été dévissée..Il s'est ensuite
appliqué à dresser la liste des bijoux et objets qui
lui ont été volés. Les cambrioleurs ont, en effet,
emporté de préférence des pièces provenant de
l'ancien fonds de commerce du bijoutier trois
ongliers, un service de baptême, un service à bon-
bons, un service à glaces, des couverts pour hors-
d'œuvre ont disparu, ainsi qu'un certain nombre
de gobelets en argent.
M. Féon a déclaré que le vol aurait pu être beau-
coup plus important s'il n'avait, avant son départ,
pris la précaution de mettre en lieu sûr ses valeurs
et ses plus beaux bijoux. Le vol s'élève cependant
à plusieurs milliers de francs. M. Féon n'a aucun
soupçon et la police ne possède pas le moindre
indice permettant d'arrêter les cambrioleurs.
Désirez-vous acheter de beaux bijoux ? Adressez-
vous à Dusausoy, il, boulevard des Capucines,
qui en a la spécialité et dont les prix sont réputés
comme étant des plus raisonnables.
Dusausoy se met à la disposition de ses clients
pour toutes les estimations dont ils peuvent avoir
besoin en cas de ventes, d'achats, comme aussi
pour tous dessins ou devis et transformations de
vieux bijoux. Ses expertises sont toujours très sé-
rieuses et sans rémunération.
Entrée particulière à l'entresol.
be crime de la rue Saint-Maur
Le vol est bien le mobile de l'odieuse agression
de la rue Saint-Maur, que nous avons racontée
hier. L'enquête, conduite sous la direction de M.
le juge Kàstler, par M. Vaissière, commissaire de
police et l'inspecteur principal Fleury, et le récit
de la victime d'autre part, ne laissent aucun doute
à ce sujet. Si le meurtrier n'a rien volé dans l'ap-
partement, c'est qu'effrayé par les cris de sa vic-
time, il a jugé prudent de prendre la fuite.
M. Kastl2r s'est rendu. hier au chevet de Mme
Albant, à l'hôpital Saint-Louis, et celle-ci, dont
l'état quoique totijours inquiétant ne s'est pas ag-
gravé, a pu faire, par écrit, un émouvant récit de
l'agression. Voici le texte de sa déélaration
« Je venais de remonter chez imoi et j'étais en
train de sortir mes provisions lorsqu'on frappa à
la porte. J'allai ouvrir je me trouvai en présence
d'un individu qui était déjà venu trois fois deman-
der du travail à mon mari. Je lui dis que M Al-
bant n'était pas là et le priai de repasser. Mais
l'homme insista « Ne pourrais-je vous dire un mot
en particulier ? n me demanda-t-il. Un peu éton-
née, mais sans méfiance, je le fis entrer dans la
salle à manger. A peine avais-je refermé la porte
que le misérable s'empara d'un couteau de cuisine
qui traînait sur la table et avec lequel, quelque
instants auparavant, j'avais coupé des rognure
pour mon chat, et se jetant sur moi, il me frappa
de toutes ses forces. Je me débattis et criais u au
..secaurs- », espérant que mes- appels seraient en-
tendus dans l'escalier où, en raison des travaux
exécutés dans la maison, il y a un va et vient con-
tinuel, mais personne ne vint.
,»- Pendant ce temps, le bandit s'acharnait sur
moi je sentais qu'il s'efforçait de me trancher la
carotide. Je me vis Perdue et poussai un grand
cri. Cette fois, l'assassin me lâcha craignant sans
doute que quelqu'un n'intervint, il ne prit même
pas le temps d'essuyer le sang dont il avait les
mains couvertes. Sentant que mes forces m'aban-
donnaient la perte abondante de sang m'avait
épuisée j'allai dans ma chambre et m'étendis
sur mon lit, pensant qu'on viendrait me recourir.
Je ne tardai pas à perdre connaissance. Ce n'est
que beaucoup plus tard que je revins à moi. A ce
moment, on frappait à la porte. Je voulues crier.
Alors, après m'être entouré le cou d'une chemise
pour arrêter l'hémorragie, je me traînai pénible·
ment sur le parquet et je réussis à atteindre la
porte et à l'ouvrir. Il n'y avait plus personne.
C'est alors que je descendis en rampant jusqu'à
l'étage au-dessous. Mais de nouveau je m'éva-
nous. »̃•
r: ;llme,Albant a pu donner, toujours par écrit, un
Signalement' très détaillé du meurtrier. Une piste
est actuellement suivie et les magistrats escomp-
tent une arrestation prochaine.
A. Magne
NECROLOGIE
Les obsèques de la baronne de Lareinty, née de
Puységur, décédée en son château de Guerman-
tes, le jeudi 16 courant, auront lieu à Saint-Tho-
mas d'Aquin, lundi 20, à onze heures.
Selon la volonté de la défunte, le présent avis
tiendra lieu de lettre de convocation. Ni fleurs ni
couronnes.
Chronique des Tribunaux
DES GAGES DES DOMESTIQUES
En cas de contestation entre domestiques et
maîtres, ceux-ci sont-ils tenus de justifier par
des reçus qu'ils ont bien versé à leurs domesti-
ques le montant de leurs gages ?
« Non » vient de décider la septième chambre
civile.
En l'espèce, il s'agissait d'une réclamation de
deux mois d'appointements, basée par le chauf-
feur du délicieux Pierrot de la revue de Wil-
lette, sur ce que Mlle Delmarès ne pouvait
produire les reçus signés par lui.
Le tribunal n'a pas admis sa thèse,. attendu
qu'il n'apportait aucune preuve de nature à
permettre de croire qu'il délivrait des quittan-
ces, ce qui n'est point dans les habitudes entre'
maîtres et domestiques.
Le dernier mois seulement est par suite
accordé au chauffeur.
Félix Belle
ta CHAPEAUX
iuhht
Le Congrès des Maires
M. Lalou, membre du bureau du conseil muni-
cipal, faisant fonctions de président en l'absence
de M. Chassaigne-Goyon, a reçu hier une déléga-
tion des maires des principales villes de France,
qui lui a été présentée par M. Baudet, sénateur,
maire de Châteaudun, président du comité per-
manent du congrès des maires de France.
Cette délégation venait inviter officiellement le
conseil municipal tout entier à assister, le 6 no-
vembre prochain, au banquet de clôture du con-
grès des maires, lequel, à cette date, aura terminé
ses travaux.
M. Lalou a remercié les membres de la déléga-
tion de cette invitation qu'il a acceptée au nom de
tous ses collègues.
LES PREMIÈRES
THEATRE DE L'ODÉON. Répétition générale de
L'Histoire de Manon, pièce en cinq actes et sept
tableaux, en vers, de M. Didier Gold.
Nous avons vu jouer hier soir,, à l'Odéon, la
première. des trois Manon qui nous sont, pa-
raît-il, destinées pour cet hiver. Celle d'hier
suit d'assez près le roman de l'abbé Prévost
elle se présente en une intrigue assez simpli-
fiée. On sent que l'auteur, pour éviter les res-
semblances avec le livret de la Manon du re-
gretté Massenet, a supprimé tous les épisodes
qui se trouvent développés dans l'oeuvre de
Meilhac et Philippe Gille. C'est ainsi qu'il ne
nous conduit ni à Saint-Sulpice, ni au Cours-la-
Reine, ni à,l'hôtel de Transylvanie. Et pour,
accuser encore mieux la différence, il fait mou-
rir sa Manon sur le voilier qui la transporte en
Louisiane. Etant donné que le roman de l'abbé
Prévost est assez touffu, chacun peut être libre
d'y glaner ce qu'il croit le plus intéressant. M.
Didier Gold en a extrait ce qu'il pensait devoir
prêter le plus au réalisme du détail, à l'exacti-
tude de la documentation, réalisme et exacti-
tude mitigés du reste par l'emploi du vers. Son
Histoire, de Manon se laisse entendre sans fa-
tigue elle est écrite en vers agréables et lim-
pides, qui ne sont pas du bavardage poétique,
mais qui cherchent à faire revivre l'atmosphère
de l'époque.
L'interprétation est louable en ce qui concerne
les trois personnages principaux Mlle Ger-
maine de France prête de la grâce et de la gen-
tillesse au personnage de Manon M. Hervé est
un des Grieux ardent et passionné,, mais un peu
sombre, comme si des Grieux présageait Wer-
ther, et M. Denis d'Inès fait du sergent Lescaut
un gai luron, un cynique, un tricheur déluré
il a, de plus, une articulation dont je suis heu-
reux de le féliciter et sur laquelle certains de
ses camarades feraient bien de prendre exem-
ple.
F. D.
Courrier jesjjfifitafc
LES THÉATRES SUBVENTIONNÉS
D'accord avec M. Jules Claretie et sur la
demande de M. Albert Carré, le ministère a
décidé que ce dernier ne prendrait possession
de sa fonction d'administrateur général de la
Comédie-Française que le 1"r janvier 1914.
On comprendra l'opportunité de cette mesure
en raison des nombreuses affaires administra-
tives et artistiques qui restent à solutionner
dans les deux grandes Maisons de la Comédie-
Française et de l'Opéra-Comique.
Nous sommes heureux d'apprendre que Mme
Marguerite Carré, qui depuis dé longues an-
nées tient une place si éclatante à la tête de la
troupe de l'Opéra-Comique, sur la demande
pressante de ses futurs directeurs, MM. Gheusi
et Isola, a promis dès maintenant à ces derniers
le concours de son beau talent. Et voilà une
bonne nouvelle pour tous les habitués de
l'Opéra-Comique, c'est-à-dire tous les admira-
teurs de la grande cantatrice.
"^Aujourd'hui, au théâtre national de l'Odéon., à
deux heures, pour la deuxième série des matinées-
éàhférences modernes La Pondré aux yeux et
VHomme n'est pa.s parfait, pour les représenta-
tions de M. -Lévesque et de Mlle Allems.
Conférence par M. Eugène Héros.:
Ce soir
A l'Odéon, à huit heures et demie, première re-
présentation de lüstoire de Manon Lescaut, pièce
en cinq actes et sept tableaux, de M. Didier Gold,
jouée par MM. Hervé (Des Grieux), Denis d'Inès
(Lescaut), Coste (M. de Bellegarde), Jean d'Yd (Eva-
riste), Desmoulins (Tiberge), Mathillon (le capi-
taine), Varny de Talmonf), Bogar (M d'Ar-
genson), Bertin (Philippe), Dervigny (M. de Rémil-
lac), R. Faure (Gambillot), Ducollet (le geôlier)
Durozat (l'exempt), P. Da,ltour (Moulin), Debray
(Léandre). Finaly (Brisquet), Ougier (un marin),
Delaitre (Ronsin), Quevilly (l'hôtelier), Chotin (Al-
bert) Mmes C. de France (Manon), Luce Colas
(Germaine Parizot), Neith Blanc (Eva Rageot),
Mad. André (Madelon), G. Michel (Rose), 'l'aldol'
(Louise de Saint-Brieuc), Barsange (Amanda), Mo-
lina (Juliette de Nancy), Delmas (Marie Cochin),
Mérat (Lili Mignard), Ciervane (Marg. Besson),
Guéret (Marie Leroux), Suzanne Hansen (Antoi-
nette), Yv. Hansen (Paulette).
Au théâtre des Bouffes-Parisiens, inaugura-
tion, à neuf heures Le Secret (153° représen-
L. M.
tation), pièce en trois actes de M.-Henry 13ern-
stein, dont' voici la distribution :̃
Gabrielle Jeannelot Mme Simone
Denis Le Guenn MM. Victor Boucher
Charhe Ponta Tulli Maurice Roussell
Henriette Hozlonr Mmes Renée Lucifer
Mme de Savaient Marcelle Josset
Constant Jeannelot M. Claude Garry
Demain soir dimanche, service de première.
Les Joyaux de la Madone, dont le succès, à
1 Opéra, est de plus en plus brillant, seront donnés
ce soir, avec M. Vanni Marcoux pour la dernière
fois dans le rôle de Raphaël. Le grand artiste, en
effet, doit s'embarquer demain pour l'Amérique.
Mais tous les autres créateurs restent en posses-
sion de leurs rôles Mlle Andrée Vally, dont le
talent s'est victorieusement affirmé dans le rôle
de Maliella M. Campagnola, si remarquable Gen-
naro Mlle Charny, excellente Carmela Mmes
Campredon, Laute-Brun, Bonnet-Baron MM. Du-
bois, Dutreix, Triadou et Gonguet. Dans la danse,
Mlle G. Couat.
x
Hier soir, à l'Opéra, on donnait Tannhœusèr.
La représentation fut très belle. Mlle Jane liatto,
qui faisait sa rentrée dans Elisabeth, fut chaleu-
reusement applaudie à maintes reprises par la
salle entière, ainsi que Mlle Henriqu'ez qui chanta
avec beaucoup de charme et de goût le rôle de Vé-
nus. On sait quel superbe Tannhœusèr est M.
Franz sa belle voix et sa force dramatique sont
en haute valeur dans ce rôle. M. Noté fut un Wol-
fram pathétique et bien disant M. Gresse, un
excellent landgrave. Mme Laute-Brun, MM. Du-
bois, Delpouget, Cerdan et Nansen contribuèrent
au succès de la soirée.
x
C'est lundi prochain qu'aura lieu, à l'Opéra,
la reprise de Fe1'vaal, la belle œuvre de M. Vincent
d'Indy. C'est Mlle Demougeot qui chantera, avec
sa belle autorité et son art achevé, le rôle de Guil-
hen. Fervaal, ce sera M. Muratore, l'admirable
créateur de ce rôle. M. Delmas reprendra égale-
ment le rôle qu'il a superbement créé, ainsi que
Mlle Charny celui de Kaïto. L'orchestre sera dirigé
par M. André Messager.
La Comédie-Française donnera ce soir Le Monde
où l'on s'ennuie, l'amusante comédie d'Edouard
Pailleron, qui sera jouée par MM. Truffier (Paul
Raymond), Louis Delaunay (Bellac), Dessonnes
(Roger de Céran), Joliet (Saint-Réault), Falconnier
(François), Garay (le général), Lafon (Desmillets),
Jacques Guilhène (Melchior de Boynes), Gerbault
(Virot), Reynal (Toulonnier) Mmes Pierson (la
duchesse de Réville), Leconte (Suzanne de Vil-
liers), Thérèse Kolb (Mme de Boynes), Fayolle
(Mme de Loudan), Persoons (Mme de Céran), Ga-
brielle Robinne (Lucy Watson), Yvonne Lifraud
Jeanne Raymond), Lherbay (Mme de Saint-Réault),
Andrée de Chauveron (Mme Ariégo), M. Marcel
Dufresne.
Le spectacle sera terminé par Le Baiser, de
Théodore de Banville, qui sera joué par M. Georges
Berr (Pierrot), Mme Piérat (la fée Urgèle).
II y a eu, hier, conseil d'administration à la
Comédie-Française, où on s'est occupé des affai-
res intérieures de la maison. La séance a duré
tout au plus, un quart d'heure.
Auparavant, le comité de lecture s'était réuni
sous la présidence de M. Jules Claretie.
Deux pièces en deux actes, en prose ont été
reçues par le comité Au Tétéphone, de'MM. An-
dré de Lorde et Charles Foley, et une de M. Pierre
Wolff, pour laquelle aucun titre n'est encore ar-
rêté et qui a été reçue à l'unanimité.
Les directeurs de théâtres viennent de toutes les
grandes villes de France et des principales villes
étrangères pour entendre Julien, qu'ils veulent
monter sur leurs théâtres. L'oeuvre de M. Gustave
Charpentier, merveilleusement interprétée à l'Opé-
ra-Comique par M. Rousselière et Mme Margue-
rite Carré et toute la distribution de la création,
trouve d'ailleurs auprès du public un succès ma-
gnifique et qui s'accroît à chaque représentation.
x
La représentation de Manon, avec Mme Kous-
netzoff, a eu lieu hier devant. une salle comble et
enthousiaste. La célèbre artiste, pour qui le rôle
de Manon 'est chaque fois l'occasion d'un grand
succès, a été fêtée ainsi que ses remarquables par-
tenaires, MM. Franeëll, Vieuilleet Delvoye, par un
public qui ne leur a ménagé ni ses applaudisse-
ments ni ses ovations.
La Gaîté-Lyrique procède, pour la composition
de ses spectacles, avec un éclectisme de bon goût.
Ainsi elle donnera, ce soir samedi, La1cmé, avec
la distribution qui lui valut ces jours derniers un
si brillant succès, et demain dimanche, en mau-
née, Rip sera chanté par Mlle Angèle Gril, M.
Elain, Mmes Bl. Delimoges et Carpentiex, MM. Dé-
siré, Dousset, Alberti, etc.
Le soir, Mignon, dont ce sera là première repré-
sentation, servira de rentrée à Mme Marie Thierry.
Le populaire ouvrage d'Ambroise Thomas réunira
encore, parmi ses interprètes, M. Dupré, de l'Opé-
ra-Comique M. Codou, Mmes Livson et Alezais,
MM. Dousset et Marchand.
Ce soir, au théâtre des Champs-Elysées, la Péné-
lope de M. Gabriel Fauré sera chantée par Mmes
Lucienne Bréval, Cécile^Thévenet, J. Boulanger,
Barthèze, Borzy, de Silvera, Sandret MM. Séveil-
hac, Alexis Boyer, G. Petit, Tirmont, Lheureux,
Monys, Collet.
Chef d'orchestre, M. Fernand Lamy.
Demain dimanche, en matinée, Le Barbier 'de
Séville.
Sur la demande de M. Henry Bataille, la répéti-
tion générale du Phalène, qui devait avoir lieu
demain soir dimanche, au théâtre du Vaudeville,
est reculée à après-demain lundi.
L'auteur et le directeur nous prient d'annoncer
que, vu l'importance du spectacle, on commencera
à huit heures et demie très exactement et que, le
rideau levé, l'accés de la salle ne sera plus permis
aux retardataires.
La Présidente triomphera deux fois, dans la jour-
née de dimanche, au. théâtre du Palais-Royal,
puisqu'une matinée de la délicieuse pièce de MM.
Hennequin et Veber est annoncée pour ce diman-
che 19 octobre.
A chaque représentation, la clientèle de La Pré-
sidcnte applaudit, avec le même enthousiasme, à
toutes les scènes de la célèbre pièce de MM. Henne-
quin et Veber, si joyeusement interprétée par A.
Cassive, Germain, Le Gallo, Delphine Renot, La-
vigne, Clément et Palau, associant ainsi dans le
succès éclatant de La Présidente les heureux au-
teurs et leurs incomparables artistes
C'est demain, à deux heures -et demie, au théâtre
de la Renaissance, la première matinée de Un coup
de téléphone, la comédie-bouffe en trois actes et
quatre tableaux de MM.. Paul Gavault et Georges
Berr, pour les représentations de M. Max Dearly.
Jeudi, à deux heures et demie, deuxième mati-
née de Un coup de téléphone, avec M. Max Dearly.
Les personnes qui, en très grand nombre, se sont
déjà inscrites pour les dix représentations que le
théâtre Réjane donnera L'Oiseau bleu, le chef-
d'œuvre de M. Maurice Maeterlinck, sont priées
de bien vouloir retirer leurs places au bureau de
location, qui est ouvert tous les jours de onze heu-
res du matin à sept heures du soir.
A en juger par la location réalisée à ce jour par
le bureau du théâtre de l'Athénée, la matinée de
demain s'annonce comme très brillante. Triple-
patte est décidément le spectacle favori du public
des représentations de l'après-midi, ravi de trou-
ver une pièce amusante, pleine d'entrain, de gaieté
et sans une situation risquée.
On répète activement, depuis déjà deux semai-
nes, à la Comédie Marigny, Les Anges gardiens,
qui seront le spectacle de réouverture, et dont M.
Abel Deval nous fait espérer la première repré-
sentation pour le 25 octobre.
Le Salon de l'automobile, qui s'est ouvert hier,
amène une nouvelle affluence de public élégant
dans la coquette salle du théâtre Léon-Poirier
(Comédie des Champs-Elysées) où la revue En
douce de MM. Paul Ardot et Jean Bastia, conti-
nue à triompher devant des salles combles. On y
applaudit chaque soir la pittoresque et populaire
Mistinguett et l'inénarrable Paul Ardot dans leurs
multiples incarnations, ainsi que Mlle Cath. Fon-
teney dans son extraordinaire imitation d'Ida Ru-
binstein. Jouée uniquement par des comédiens,
cette vraie revue de théâtre est le gros succès de
la saison..
Le Trianon-Lyrique annonce irrévocablement la
première (à ce théâtre) du Papa de Francine pour
mardi prochain les principaux interprètes seront
MM. Jouvin, Gerbert, José Théry, Paul Saint, Bru-
nais Mmes Renée Dorian (débuts), Maud Samson,
Jane Ferny, Wanda Léoné et Labarthe, dans les
principaux rôles de cet ouvrage.
Rappelons.que le théâtre des Capucines donnera,
demain dimanche, à deux heures et demie (au
tarif spécial des matinées), ila deuxième matinée
de son grand succès Pan dans l'œil la spirituelle
revue, et L'Hâbit d'un laquais, l'amusante comédie
de MM. Rip et Bousquet, avec la même brillante
interprétation que le soir, miss Campton, llle
Pépa Bonafé et M. Armand Berthez en tête.
Ce soir, au théâtre Impérial, pour les débuts de
Mile Lise Berty, première représentation de Il en
rira. cnr il est Espagnol, sketch fantaisiste de M.
Robert Mureaux.
M. Richard Strauss, le compositeur de Salomé,
a'Elektra et du Chevalier à la Rose,. travaille ac-
tuellement à un..djame musical biblique qui. por-
tera probablement le titre de Putiphar le livret
est, cette fois, non pas du collaborateur habituet
de M. Strauss, M. Hugo de Hofmansthal, mais du
comte Henri Kèssler.
.M. Camille qui était à la tête du ser-
vice des théâtres, à l'Agence Fournier, a donné sa
démissipn en raison de ses nombreuses occupa-
Il a été remplacé par M. Charles Akar qui, par
Sa double situation de secrétaire-trésorier de l'As-
sociation, professionnelle des courriéristes de thé-
tres et celle de membre du comité des secrétaire
de théâtres, a toute les qualités Indispensables
pour assurer en même temps les directeurs de
théâtres de la bonne transmission de leurs com-
muniqués et'les courriéristes de la défense de leurg
droits de journalistes.
Par dépêche de Bruxelles, nous apprenons le
très gros succès que vient d'obtenir, au théâtre
des Oalenes-Saint-Hubert, si artistement dirigé
par M. Franz Fonson, Sa Fille, la pièce de notre
éminent collaborateur-M. Félix Duquesnel et M
André Barde. La pièce a été montée avec un goût
tout a fait exquis et admirablement jouée, d'abord
par M. Duquesne, le créateur du rôle du marqüis
Mme Archaimbaud, qui, dans le personnage de la
marquise, créé par Mlle Marcelle Lender, s'est
montrée comédienne exquise. Il faut citer à part
un comique du nom de Frémont qui a été vraiment
remarquable dans le rôle du greffier et qui a
donné au quatrième acte de la pièce un grand
mouvement de comique. Quant à Mlle Delmar, qui
a été si applaudie à Paris dans La Demoiselle de
Magasin, elle a joué le rôle de Ravmonde avec une
gentillesse, un charme et ttne grâce au-dessus de
tout éloge.
De mémoire de Bruxellois, c'est un des plus
grands succès qu'on ait connu au théâtre des
Galeries.
De Berlin M. Enrico Caruso, le célèbre ténor,
vient de donner à M. Gustave Charpentier, de pas-
sage à Berlin, une audition du rôle de Julien, qu'il
doit créer en Amérique..
L'enthousiasme des privilégiés qui assistèrent
à cette sensationnelle séance fut égal à celui de
l'auteur, qui embrassa M. Caruso à plusieurs re-
prises et le félicita avec émotion de sa chaleureuse
interprétation. De l'avis de tous, jamais Caruso
n'a été plus loin dans la vérité scénique.et plus
magnifique dans l'expression vocale.
La première de Julien, à New-York, aura lieu en
février, au Metropolitan Opéra. • i
x
M. Camille Saint-Saëns a dirigé, hier soir, à
1'Opéra royal, la 101e représentation de Samson et
Dalila. Ce chef-d'œuvre de la musique française
a été, pour la première fois, joué intégralement
devant le public berlinois. La salle était comble
et rappelait par son élégance les jours de toutes
grandes premières.
La représentation fut, dans l'ensemble, excel-
lente. L'orchestre et les-choeurs ont été impeccables.
La Dalila, Mlle Arndt, chanta avec chaleur le
célèbre duo du second acte. M. Berger, quoique un
peu froid, tint fort bien le personnage de Samson.
L'orchestre de l'Opéra de Berlin étant invisible, la
plupart des auditeurs n'eurent pas le loisir d'ob-
server le maître qui siégeait hier au pupitre. Seuls
ceux qui étaient au premier rang des fauteuils
pouvaient, en se penchant, l'apercevoir*dans l'ex-
cavation ménagée pour les musiciens entre le par-
quet et la rampe. Il dirigeait posément, plus lente-
ment qu'on ne le fait d'ordinaire. L'œuvre prenait
sous son bàton une ampleur lyrique inaccoutumée.
Plusieurs fois le public insista pour que M. Saint-
Saëns parût, et lui donna, par des salves de bra-
vos répétés, un témoignage de son admiration.
L'Impératrice reçut le compositeur français dans
sa loge, entre le second et le troisième acte, et lui
dit avec une charmante bonne grâce le plaisir très
grand que lui causait cette soirée.
A la suite de cette représentation, qui fut pour
lui triomphale, M. Saint-Saëns est parti pour Var-
sovie.
SPECTACLES DIVERS
Ce soir, aux Folies-Bergère, deuxième soirée du
match catch as catch can des frères Cherpillod
contre tous.. A neuf heures, Montmartre dix heu-
res, la Vampire dix heures dix, Humpsti-Bumsti
dix heures trente, Salerno onze heures, les luttes.
En matinée, demain, même programme, excep-
tion faite des luttes. Le soir, troisième séance de
luttes.
Olympia. C'est demain dimanche, à deux heures
et demie, qu'aura lieu la seconde matinée de La
Revue de l'Olympia. Il est prudent de retenir ses
places à l'avance pour .applaudir Mmes Troùha-
rtowa,;Printemps, etc., MM. Dorville, Morton, etc.,
.car cette somptueuse, charmante et joyeuse rev.uè
fait chaque jour des salles combles..
Mise en scène sensationnelle, esprit du meilleur
aloi, interprétation sensationnelle, voilà quelques-
unes des qualités de la revue de la Cigale, qui, dé-
cidément, devait triompher devant le public pari-
sien.
Au cirque Medrano, ce soir, débuts des Otto
Viola, équilibristes comiques. Très beau program-
me sportif avec la troupe Tacchi, acrobates les
Alexander, travail de force Carlys et ses chiens
dressés les écuyers et écuyères des troupes Lorch
et Powelf de la gaieté avec les Denvers, musi,
eaux les clowns Rico et Alex, Dario et Ceratto,
Caïroli et Gontard et les augustes du cirque Me-
drano.
Musée Grévin. Cette semaine, a été ouvert un
nouveau tableau sur Jeanne d'Arc, qui est appelé
à avoir Un très grand retentissement. L'héroïne est
représentée dans la cathédrale de Reims, assistant
aux cérémonies du sacre de Charles VII. L'effet
artistique est saisissant, et le public extrêmement
nombreux ces jours derniers a manifesté bien haut
son enthousiasme.
Nicolet
Ajoutez-moi à la liste
Dans la région lyonnaise, ies Pilules Pink. ont
guéri nombre de malades, aussi parle-t-on beau-
coup de cet excellent médicament. Le bruit de ces
belles guérisons est venu aux oreilles de Mme La-
bouret. Comme elle était malade, que tous les mé-
dicaments avaient échoué, elle a pensé que les Pi-
lules Pink, qui avaient guéri si facilement tant de
malades, la gnériraient aussi. C'est ce qui est ar-
rivé. Mme Labouret, qui demeure à Lyon, 4, Mon-
tée Rey, à la Croix-Rousse ,nous écrit « Mon état
de santé, qui depuis quelque temps était bien pré»
caille, avait empiré. Je n'étais déjà pas bien forte
§4 la maladie m'enleva let peu de. forces qui me
restaient. Je ne mangeais plus, j'avais continuel-
lement des étourdissements, des vertiges, et il était
bien certain que j'étais minée par l'anémie, que
je m'eui allais .un peu chaque jour. Les médica-
ments ordonnés n'ayant pas amélioré mon état de
santé, j'ai écouté le conseil qui m'était donné de
plusieurs côtés prendre las Pidules Pink. J'ai pris
les Pilules Pink et j'ai le plaisir de vous informe
que vos bonnes pilules- m'ont parfaitement guérie.
Ajoutezrmoi donc à la liste des personnes qui doi-
vent la santé aux P.ilules Pink.
Tout anémique doit essayer les Pilules Pink,
même s'il est découragé, parce que les autres re-
mèdes n'ont pas donné de résultats. Les Pilules
Pink donnent des résultats alors que les autres
remèdes ont échoué, l'exemple de Mme Labouret
en est une nouvelle preuve.
On trouve les Pilules Pink dans toutes les phar-
macies et au dépôt, Pharmacie Gablin. 23, rue
Ballu, à Paris 3 fr. 50 la boite, 17 fr. 50 les six
boîtes, franco.
COURSES A AUTEUÎL
Samedi i8 octobre
Les courses commenceront à 1 h. 45.
Nos pronostics
Prix de Saint-Germain. Scarpià, Saint
Léonard.
Prix de Chambly. Bozhario, Fa Toul.
Prix Le Nageur. Saint Potin, Ma. Mie Il.
Prix Jupiter. Le Mont Saint Michel, Par-
digail.
Prix du Vieux-Rouen. Climax, Zénith IL
Prix Montgeroult. Radis Rouge, Ramage.
5 m
Dernière Heure
Ces négociations gréco-turques
Les points contestés
Athènes, 17 octobre.
Voici les points sur lesquels les délégués turco-
grecs se sont trouvés en désaccord au cours de la
conférence tenue hier
Les Turcs demandent que les domaines privés
du sultan et des membres de la famille impériale
soient respectés par la Grèce celle-ci fait remar-
quer qu'il est impossible de reconnaître pareils
droits pour des domaines vaguement indiqués
elle demande des précisions.
La Turquie voudrait que la Grèce supportât les
frais d'entretien des prisonniers de guerre turcs
le gouvernement grec. demande que le différend
soit résolu par la commission internationale finan-
cière de Paris.
A propos de l'article 9 concernant l'indemnité
due aux steamers grecs retenus par la Turquie,
la Grèce maintient que la Turquie est obligée à
des dédommagements.
Il existe des divergences d'opinion au sujet du
protocole de la reddition de Salonique il a été
décidé de soumettre le différend à l'arbitrarge de
Ta, cour de La Haye.
Les délégués turcs ont pris note de ces objections,
afin de demander des instructions à la Porte.
L'action italienne à Belgrade
Rome, 17 octobre.
Le gouvernement italien a fait à Belgrade et
continue, d'y faire des démarches amicales inspi-
rées par le véritable intérêt de la Serbie pour faire
comprendre au gouvernement serbe la. gravité des
conséquences auxquelles la Serbie s'exposerait en
résistant à la volonté de l'Europe exprimée par
les délibérations unanimes de la réunion des am-
bassadeurs à Londres, qui ont fixé les frontières de
l'Albanie.
Le gouvernement italien s'est adressé aussi aux
autres grandes puissances, en insistant auprès
d'elles afin qu'elles donnent les mêmes conseils au
gouvernement serbe.
AJU3L ÉTATS-UNIS
M. Sulzer condamné et acquitté
New-York, 17 octobre.
Le tribunal d'Albany a prononcé, par 43 voix
contre 12,.la destitution de M. Sulzer, gouverneur
de l'Etat de New-York. Toutefois, le tribunal a
déclaré qu'il n'y avait pas d'éléments de preuve
suffisants pour établir que M. Sulzer soit coupable
d'avoir détourné des fonds de sa campagne élec-
torale afin de spéculer à, son profit, ni d'avoir tra-
fiqué dé son influence politique, ni d'avoir abusé
de sa position officielle pour faire des manœuvres
de Bourse, ni, enfin, d'avoir essayé d'intimider les
législateurs.
En outre, le tribunal a décidé, à l'unanimité
moins quelques abstentions, que M. Sulzer conserve
la capacité d'être désigné pour remplir des fonc-
tions officielles.
LA PERTE DU ZEPPELIN"
Les éondoléances de l'Empereur et de M. Baudin
Berlin, 17 octobre.
L'Empereur a adressé au ministre de la marine,
à l'occasion de la perte du Zeppelin, un télégram-
me se terminant ainsi
« La tristesse provoquée par cet événement ne
fera, j'en suis convaincu, qu'inciter à de nouveaux
efforts pour faire de cette arme si importante
qu'est le ballon dirigeable un instrument de guerre
sur. »
L'ambassade de France a reçu la dépêche sui-
.Vante de Paris
« Ministre de la marine prie l'attaché naval de
se rendre au ministère de la marine allemande
pour se faire l'interprète de ses plus,vives condo-
léances et de celles de la marine française à l'oc-
casion de la perte du Zeppelin. »
Les causes de la catastrophe
Le ministère de la marine publie une note au
sujet de la perte du Zeppelin naval. Cette note ne
donne aucun renseignement nouveau.
Les travaux de déblaiement, sur les lieux de la
catastrophe, ont continué tout l'après-midi avec
beaucoup de difficultés. Il ne semble pas que jus-
qu'ici on ait pu arriver à se faire une opinion
ferme sur les causes de la catastrophe. On a cons-
taté que les quatre hélices sont entièrement tor-
dues et que certaines pièces d'aluminium sont
complètement fondues, ce qui laisse supposer qu'il
y a eu un dégagement de chaleur extraordinaire.
Les restes des victimes ont été déposés dans le
hall du ballon, où un détachement de matelots
rend les derniers honneurs.
Ce qu'on dit à Berlin
La Post publie un article dans lequel elle dit,
entre autres choses
<( L'histoire de notre aéronautique est un véri-
table chemin de croix. C'est une dure épreuve pour
notre confiance dans l'avenir de nos dirigeables.
Mais dans l'intérêt de la science comme de la dé-
fense nationale, il faut continuer dans la voie où
nous nous sommes engagés, même si elle nous est
pénible. »
D'autres journaux disent que la liste des diri-
la loi de 1905, rétablissant le service de deux
ans. Lé général Pédoya se rallie à cet ordre du
jour, de même que le général Godard, qui lui
succède à la tribune. En qualité de rapporteur
de la commission des réformes militaires,
l'orateur se plaît à rendre un hommage écla-
tant à la valeur, au courage; au patriotisme de
nos troupes, soldats, sous-officiers, officiers. Il
ajoute qu'il n'en est que davantage à son aise,
pour dire que des améliorations considérables
doivent être apportées dans le jeu des rouages
de notre immense machine militaire. Pour n'en
citer que quelques-unes, indiquons modifica-
tions profondes à apporter dans la composition
de l'état-major général retraite proportion-
nelle pour les officiers, un des seuls moyens
efficaces pour assurer la solidité de l'encadre-
ment de nos réserves (cette retraite proportion-
nelle a existé en 1874-1875) mise en vigueur
immédiate de la constitution des groupes de
préparation militaire, si bien visés par la loi
de 1905 tir obligatoire dans toutes les commu-
nes, augmentation de la solde de tous les gra-
des et surtout augmenter le versement à faire
à 'l'ordinaire du soldat qui n'a guère changé
depuis cinquante-trois ans, améliorer le fonc--
tionnement des conseils de revision, assurer la
remonte de notre cavalerie et artillerie, confir-
mer l'instruction de nos troupes dans des
camps d'instruction dont le nombre est actuel-
lement trop insuffisant entre Maubeuge et Bel-
fort, tout en utilisant Maubeuge, Verdun, Toul,
Langres, Dijon, etc. En conséquence, installa-
tion de camps d'instruction susceptibles de ser-
vir en même temps d'appui dans la région
choisie par l'état-major général vers l'est et le
nord-est, créer des lignes de chemins de fer
transversales faisant communiquer entre elles
les grandes lignes se dirigeant vers l'est et le
nord-est, améliorér la garde des voies de che-
mins da fer d'une façon telle que, dès le soup-
çon d'une tension politique, nos ouvrages d'art
soient à l'abri de tout sabotage, créer dans la
couverture un voile tellement ténu qu'un cri
quelconque ne puisse être poussé chez nos voi-
sins, sans que le haut commandement n'en re-
çoive l'écho immédiat, grâce à un établissement
de postes téléphoniques, cyclistes, automobiles,
etc., etc., et surtout grâce au renvoi de tous
ces étrangers établis dans le pays, près de nos
ouvrages, ou qui le sillonnent avec un sans-
vergogne inqualifiable. Cette question est capi-
tale. Elle a été traitée, par tous les journaux et
cette population nomade est toujours sous nos
yeux là où elle n'aurait jamais dû paraître,
revenir à l'adoption de la tente-abri de couleur
marron ou brunâtre, pratiquer beaucoup plus
fréquemment dans les manœuvres d'automne
des changements de direction par corps d'ar-
mée vers des points ou des lignes arrêtés par
l'état-major général, afin de confirmer le bon
fonctionnement des divers services de l'arrière,
ravitaillement, ambulances, etc. Pour l'exécu-
tion de nouveaux ordres, modifier la réparti-
tion des troupes sur les frontières est et nord-
'est, etc., etc.
Ces questions, d'un intérêt primordial, n'in-
téressent pas les congressistes, qui quittent
ostensiblement la salle et c'est devant une ving-
taine d'assistants que le général Godard achève
son discours, et chacun ne reprend sa place
que lorsqu'il s'agit d'adopter le vœu pour le
rétablissement du service de deux ans, ce qui
a lieu par acclamations. Comme on comprend
la 'sympathie que ces gens éprouvaient pour le
général André, le désorganisateur de l'armée 1
Armand Villetta
g.eables allemands détruits est si longue, qu'on
doit se demander si l'on peut confier la vie des
soldats aux ballons rigides actuels, tant qu'ils
n'auront pas plus de garanties de sécurité et que
l'usage n'en sera pas moins dangereux.
« La catastrophe montre, dit le Tageblatt, que
nous n'avons pas, il s'en faut de beaucoup, atteint
,le but visé de la conquête de-l'air.
Trois officiers aviateurs se tuent
La journée sera décidément une journée de deuil
sans exemple pour l'aéronautique militaire alle-
mande. Comme on venait d'apprendre l'anéantis-
sement du L-2 et la fin tragique de son équipage,
la nouvelle arrivait aussi de la chute, mortelle, à
Wurtzbourg, de deux pilotes militaires, le lieute-
nant Koch et le sergent Mante et d'un autre acci-
dent, à Schweinitz, qui couta la vie au capitaine
du grand état-major Hceschler.
LS MINISTRE D LA, MARINE EN. 1 1S
M. Baudin chez le Bey
M'unis, 17 octobre.
Le ministre de la marine est arrivé cet après-
midi à Tunis il a rendu visite au Bey au cours
de la conversation, le Bey a rappelé son voyage
à Paris, dont il reste encore émerveillé, et a dé-
claré qu'il gardait le meilleur souvenir de l'accueil
cordial qu'il a trouvé en France. Le Bey a prié
M. Baudin de transmettre à M. Poincaré son désir
de le voir accompagné par Mme Poincaré, lors-
qu'il viendra en Tunisie.
Demain, le ministre visitera les ruines romai-
nes de Dougga. Dimanche matin, il partira pour
Kairouan.
LES RE TRAITES MILITAIRES
Voici l'itinéraire que suivront ce soir les retrai-
tes militaires
Rive droite (46e de ligne) rue du Faubourg-
Saint-Antoine, boulevard Richard-Lenoir, rue Se-
daine, boulevard Voltaire, rue des Boulets, rue
Picpus, boudevard Diderot.
Rive gauche (102e de ligne) rues de Babylone,
Barbet-de-Jouy, de Bourgogne,, de Lille, des
Saints-Pères, de Sèvres, Vaneau et de Babylone.
Petites nouvelles de la nuit
On déclare officiellement, à Madrid, que
le bruit suivant lequel les souverains espagnols
iraient à Paris incognito, pour rendre visite à M.
Poincaré, est dénué de fondement.
Le général Bonneau, arrivé au terme légal
de son commandement, est maintenu à la tête du
7e corps, à Besançon.
Le médecin-inspecteur des troupes colo-
niales Delrieu est nommé commandeur de la Lé-
gion d'honneur.
Le chef d'escadron de gendarmerie Her-
mann, à Constantine, faisait hier une promenade
à bicyclette lorsqu'il fut frappé d'une congestion
cérébrale il,est mort peu après. Le défunt, origi-
naire d'Alsace, était âgé de quarante-huit ans.
Claude Comte se faisait livrer par des com-
merçants de province des marchandises qu'il ne
payait jamais. Hier, à la suite d'une habile fila-
ture, il a été arrêté. Chez lui on a trouvé des quan-
tités de marchandises diverses. Ses escroqueries
atteignent 80,000 francs.
Informations financières
Le marché de New-York
(Par cdble spécial)
New-York, 17, octobre.
Marché calme, plus satisfaisant que ceux des
derniers jours. Après un début lourd, la cote s'est
ressaisie. La clôture a été ferme.
Les transactions ont été de 344,000 titres.
Claude DUTREIL.
LES JOURNAUX
CHEZ LES RADICAUX
De M. Bérenaer, dans l'Action
Sous les huit derniers ministères, toute la France a
pu voir les plus ardents des chefs radicaux-socialistes
s'élancer de .l'opposition la plus excitée rue de Valois
jusqu'au gouvernementalisme le plus apaisé,place
Beauvau ou rive gauche.
Quelques-uns de ces chefs ont même pris, plusieurs
fois de suite, des billets aller et retour. Et je neS 'jure-
rais pas qu'il n'y en ait pas encore, en ce moment-ci,
deux ou trois à Pau Qui sont en train d'utiliser leur
billet de retour
Espérons, avec M. Camille Pelletan, que ce sera la
fin de cette agence de. voyages.
De M. Latapie, dans la République française
Et, en admettant que l'union puisse être réalisée
dans le parti sur un programme loyal et complet, la
division n'en existerait pas moins dans le parti radi-
cal. Les radicaux du Parlement ne sont pas tous en-
rôlés dans le parti qui tient ses assises à Pau. Il y a,
je crois, 250 radicaux à la Chambre or, on ne compte
que 127 députés inscrits au comité de la rue de Va-
lois. Où sont les autres ? La proportion des indépen-
dants est encore plus forte parmi les sénateurs. Or,
les parlementaires qui ne sont pas inscrits au comité
de la rue de Valois sont ceux qui répudient toute en-
tente avec les partis révolutionnaires; et ils forment
la majorité dans le parti. L'unité ne sera donc pas
réalisée à Pau.
NOS INFORMATIONS
La Température
Temps indécis, hier, à Paris. Quelques courtes
appari,t.ions du soleil, coupées par de longues bru-
mes accompagnées d'un brouillard assez vif. Le
baromètre descend sensiblement. Température
moyenne 8°a.
FAITS DU JOUR
Le voyage dé M. Poincaré à Reims. C'est de-
main dimanche que M. Poincaré se rendra à
Reims. Il quittera Paris à huit heures du matin
et arrivera à Reims à dix heures. Il sera reçu à
la gare par les .autorités civiles et militaires.
A dix heures et demie, le président de la répu-
blique recevra, à l'Hôtel de Ville, le conseil muni-
cipal, les corps constitués et les maires de l'arron-
dissement. Il visitera ensuite la maison de la Mu-
tualité, et à midi il assistera à un déjeuner offert
par la chambre de commerce. Après midi, le Pré-
sident visitera le musée de la ville, l'hôpital et se
rendra ensuite au Parc des Sports. Le soir, M
Poincaré assistera au banquet offert par la ville
de Reims et quittera cette ville vers neuf heures
pour rentrer à Paris à onze heures et demie
Le Président sera accompagné dans son voyage
par M. Pichon, ministre des affaires étrangères.
Charité. Nous avons reçu, pour les Dames du
Bon-Pasteur de Bourges, 50 francs de M. L. G. B.
et 10 francs de M. A. L. M.
NOUVELLES RELIGIEUSES
Les relations avec Rome- Le gouvernement com-
munique la note suivante
« Contrairement ,il des allégations qui se sont pro-
duites au congrès de Pau, il est complètement inexact
qu'il y ait en des conversations ou une entrevue quel-
du cardinal Merry del Val, iL l'occasion du congrès des
jurisconsultes catholiques qui va se tenir à Lyon une
lettre dont nous détachons le passage suivant
Une fois que les congressistes auront nettement af-
firme lès vrais principes fondamentaux qui règlent
les rapports entre l'Eglise et l'Etat, principes basés
sur le droit divin et par conséquent immuables, il
leur sera facile d'apprécier avec justesse les relations
de 1 Eglise avec les Etats- particuliers, aussi bien dans
leur évolution historique que dans l'état actuel, aussi
bien en général que par rapport à chacune des insti-
tutions juridiques. Ils en arriveront alors à conclure'
que si, d'une part, la réalisation de la concorde entre
les deux pouvoirs, conformément aux vraies maximes
du droit public ecclésiastique, est souverainement
avantageuse au bien des âmes et à la félicité des peu-
ples, par contre, la situation qui est faite à l'Eglise
dans un bon nombre d'Etats' est bien loin de répondre
aux principes susmentionnés, et, qui plus est, cette
situation faite, à l'Eglise est parfois injurieuse et into-
lérable au grand détriment de la paix religieuse et
même de la concorde et de la prospérité civile. »
Service solennel pour le cardinal Vives Un <;pr
service solennel pour le repos de l'âme du cardinal-
Vives a été célébré hier matin, à Rome, dans l'église
de la maison généralice des Capucins. La messe a été
chantée par le procureur général des Frères Mineurs
de; 1 Union Leoncia. La maîtrise était aussi composée
de jeunes religieux, de la Maison généralice des Frè-
res Mineurs. L'absoute a 'été donnée par le cardinal
Falconio. Le Père Colomban, des Franciscains con-
cardïnàl'Vivès"10"06 un rémarquable panégyrique du
NOUVELLES MILITAIRES
Haules éludes militaires. Sont désigriés pour sui-
vre, en 1914, les cours du centre des hautes études mi-'
litaires
Les lieutenants-colonels Tesson, du d'infanterie
Phillppot et Emery, du Ferradini, du 20° Cari
bit, sous-chef d'état-major du 150 corps Duchène, du
l«" d intanterje de Labrouhe de Laborderie, du
lopart, de l'état-major du 4° corps Roussel, du rr°
d'infanterie; Ferran, du 101e d'André; du 5e cha,?-
A.
seurs à cheval D.estresse de Lanzac de Laborie, du
3s Crosson-Duplessix, du génie, de la mission de'
Grèce Bouteloup, du 1°r d'infanterie coloniale Ja-*
quet, du 1er d'artillerie colotiiale.
Les commandants Lavigne-Delville, chef d'état-ma-
jor de la division de cavalerie Vidal de Lausun,
chef d'état-major de la 2° division de cavalerie Mas-
seliti, de l'artillerie, à l'état-major du gouvernement
militaire de Paris Poilloüe de Saint-Mars, de l'artil-
lerie, à l'état-major du 5° corps Dubuisson, du 17e
d'artillerie Dumesnil, du 60e.
Le nouveau service intérieur. L'armée vient d'ê-
tre dotée d'un nouveau règlement sur le service in-
térieur qui remplace celui'du 25 mai -1910. Voici les
principales modifications consacrées par ce règle-
ment
1° Suppression de la communication obligatoire dés
notes.
2° Restrictions apportées au développement des coo-
pératives.
3° Droit aux chefs de corps de prononcer les affec-
tations, les mutations, les permutations à l'intérieur'
du corps.
4° indications sur l'utilisation des officiers du cadre
complémentaire.
5° Rétablissement du service de semaine.
6° Restrictions apportées il la liberté d'écrire.*
70 Réglementation des tables d'officiers rendus
obligatoires pour les lieutenants.
8° Interdiction pour les officiers de revêtir avant
dix-sept heures la tenue civile.
9° Rétablissement des appellations dans la forme
édictée par M. Millerand.
10° Obligation aux chefs de corps, de donner aux
hommes 120 jours de permission pendant leur congé.
11° Réglementation du droit de punir dans la forme
rétablie par M. Millerand.
FAITS DIVERS
Un f ils fue son père en plein boulevard
Le boulevard des Capucines à été hier, à cinq
heures quarante-cinq exactement, le théâtre, d'un
drame rapide. Un fils a tué son père, froidement,
d'une balle de revolver dans la tête, parce que des
questions d'intérêt les divisaient..
La victime, un riche banquier tunisien de pas-
sage à Paris, nommé Rodam-ben-Mohamed-ben-
Romdam, né à Malte en 1864, et propriétaire d'im-
portantes exploitations industrielles à Mahdia (Tu-
nisie), sortait du Café de la Paix et se préparait à
pénétrer au Grand Hôtel pour y prendre son cour-
rier. Soudain, un jeune homme, derrière lui, fit
quelques pas précipités, sortit de sa poche un
browning et, avant que les passants stupéfaits
eussent pu faire un mouvement pour prévenir son
geste, étendit le bras, venant avec le canon, de
l'arme frôler presque la nuque, et tira.
L'homme ne poussa pas un cri. Il eut un léger
recul desl épaules et, semblant foncer sur une
vitrine accrochée au mur, s'abattit lourdement sur
le sol. Il avait été foudroyé.
Des femmes qui passaient poussèrent des cris
d'effroi. Des hommes se précipitèrent. En quelques
instants plusieurs centaines de personnes se trou-
vaient rassemblées autour de la victime, en ce
point du boulevard où l'animation est particuliè-
rement intense à l'heure où le jour s'achève.
Profitant de l'émotion générale, le meurtrier,
avait pris la fuite dans la direction de la rue;
Scribe. Mais, gêné par la foule qui accourait de
tous côtés et désigné par sa précipitation et la
direction même qu'il prenait, il était arrêté pres-'
que aussitôt par M. Roisenfeld, interprète, qui le
remettait aux mains des agents.
lanais qu on emportait sa victime au poste ae
l'Opéra, on conduisait l'individu arrêté chez M.
Ducroq, commissaire de policé du quartier de la
Chausseeud'Antin. Là, M déclara au magistrat se
nommer Mohamed-ben-Romdam et être le fils de
celui qu'il venait de tuer. Il ajouta qu'il était de-
puis lundi à Paris, venant de Mahdia et attendant
son père qui devait passer par Paris, en revenant
de Londres. De fait, la victime était arrivée la
veille de Londres. Et comme M.' Ducrocq lui de-
mandait le mobile d;e son crime, il ajouta
Je suis brouillé avec mon père depuis quelque
temps déjà. Quoique colossalement riche, il me'
refuse de l'argent, et pour pouvoir m'enlever la
part de sa fortune qui doit me revenir légalement
un jour, il est allé à Londres, dans le but de se'
faire naturaliser anglais, ainsi que mes huit frè-
res et sœurs, qu'il devait pouvoir de la sorte avan-
tager à mon détriment. J'ai pris la détermination
de le tuer avant que tout ceci ne fût devenu défi-
nitif. Et c'est pourquoi j'ai acheté un revolver en
débarquant à Marseille,' et 'pourquoi 'encore, j'ai
mis une fausse barbe pour que mon père ne me
reconnût pas au moment où je l'aborderais.
Et en disant ces mots, il arracha effectivement
une fausse barbe dont il s'était couvert le bas du
visage.
La famille du banquier redoutait ce drame, car
dans le courrier arrivé à l'adresse de feu Rom-
dam on a trouvé une dépêche de ses autres en-
fants, l'informant que son fils aîné était parti pour
Paris.
M. Ducrocq a envoyé le parricide au Dép6t,
Une grâce" • '*•-̃. :v.>'
Au moment où, au cours de son dernier voyage,
le président de la république pénétrait dans les
arènes d'Arles, une femme en pleurs se jeta à ses
genoux et lui tendit une supplique. C'était la mère
d'un jeune soldat, Jean de La Rosa. Celui-ci, qui
fait partie, du corps expéditionnaire du Maroc,
s'était endormi étant de faction, et ce manquement
grave au service l'avait fait mettre en prévention
de conseil de guerre. Or, hier, Mistral, qui avait
chaleureusement plaidé la cause du jeune soldat
auprès de M. Poincaré, recevait du général Alix
un télégramme le priant d'annoncer à Mme de
La Rosa que son fils bénéficiait d'un non-lieu.
Le cas de l'agent Barfbaud
M. Vallette, commissaire de police au service de
la police judiciaire, s'est rendu hier chez le mar-
chand de dentelles qui fut victime du vol dont
l'agent Barthaud fut accusé par un soldat de
garde au palais de l'Elysée. Le magistrat a essayé
les clefs saisies chez Barthaud. Quatre d'entre elles
ouvraient la serrure du commerçant. Mais com-
me cette serrure est extrêmement simple et s'ou-
vre avec la plus grande facilité, il ne faudrait pas
se hâter de considérer l'expérience comme con-
cluante.
Ises difficultés du budget
Le budget de chacun a été plus ou moins grevé
par les vacances, et pourtant le terme, l'approche
du froid, les installations et les ,réfections vont en-
core causer de nouvelles dépenses. Aussi, pour y
faire face, il est tout indiqué de s'adresser à l'Ad-
ministration Dufayel, qui vend par abonnement,
au même prix qu'au comptant, dans plus de sept
cents magasins de Paris et de province et dont le
succès sans précédent est justifié par cinquante-.
sept années d'existence et plusieurs millions d'à-
bonnés. Suivant les demandes, les catalogues sont
envoyés franco, et des employés en tenue ou en
civil se rendent à domicile pour fournir tous ren-
seignements.
L»e cambriolage de la Chaussée-d'Anfin
M. Féon, cet ancien bijoutier de la chaussée
d'Antin, dont l'appartement a été récemment cam-
briolé, est rentré hier de Biarritz, où il villégia-
turait. Il a constaté que la serrure de la porte de
son appartement avait été dévissée..Il s'est ensuite
appliqué à dresser la liste des bijoux et objets qui
lui ont été volés. Les cambrioleurs ont, en effet,
emporté de préférence des pièces provenant de
l'ancien fonds de commerce du bijoutier trois
ongliers, un service de baptême, un service à bon-
bons, un service à glaces, des couverts pour hors-
d'œuvre ont disparu, ainsi qu'un certain nombre
de gobelets en argent.
M. Féon a déclaré que le vol aurait pu être beau-
coup plus important s'il n'avait, avant son départ,
pris la précaution de mettre en lieu sûr ses valeurs
et ses plus beaux bijoux. Le vol s'élève cependant
à plusieurs milliers de francs. M. Féon n'a aucun
soupçon et la police ne possède pas le moindre
indice permettant d'arrêter les cambrioleurs.
Désirez-vous acheter de beaux bijoux ? Adressez-
vous à Dusausoy, il, boulevard des Capucines,
qui en a la spécialité et dont les prix sont réputés
comme étant des plus raisonnables.
Dusausoy se met à la disposition de ses clients
pour toutes les estimations dont ils peuvent avoir
besoin en cas de ventes, d'achats, comme aussi
pour tous dessins ou devis et transformations de
vieux bijoux. Ses expertises sont toujours très sé-
rieuses et sans rémunération.
Entrée particulière à l'entresol.
be crime de la rue Saint-Maur
Le vol est bien le mobile de l'odieuse agression
de la rue Saint-Maur, que nous avons racontée
hier. L'enquête, conduite sous la direction de M.
le juge Kàstler, par M. Vaissière, commissaire de
police et l'inspecteur principal Fleury, et le récit
de la victime d'autre part, ne laissent aucun doute
à ce sujet. Si le meurtrier n'a rien volé dans l'ap-
partement, c'est qu'effrayé par les cris de sa vic-
time, il a jugé prudent de prendre la fuite.
M. Kastl2r s'est rendu. hier au chevet de Mme
Albant, à l'hôpital Saint-Louis, et celle-ci, dont
l'état quoique totijours inquiétant ne s'est pas ag-
gravé, a pu faire, par écrit, un émouvant récit de
l'agression. Voici le texte de sa déélaration
« Je venais de remonter chez imoi et j'étais en
train de sortir mes provisions lorsqu'on frappa à
la porte. J'allai ouvrir je me trouvai en présence
d'un individu qui était déjà venu trois fois deman-
der du travail à mon mari. Je lui dis que M Al-
bant n'était pas là et le priai de repasser. Mais
l'homme insista « Ne pourrais-je vous dire un mot
en particulier ? n me demanda-t-il. Un peu éton-
née, mais sans méfiance, je le fis entrer dans la
salle à manger. A peine avais-je refermé la porte
que le misérable s'empara d'un couteau de cuisine
qui traînait sur la table et avec lequel, quelque
instants auparavant, j'avais coupé des rognure
pour mon chat, et se jetant sur moi, il me frappa
de toutes ses forces. Je me débattis et criais u au
..secaurs- », espérant que mes- appels seraient en-
tendus dans l'escalier où, en raison des travaux
exécutés dans la maison, il y a un va et vient con-
tinuel, mais personne ne vint.
,»- Pendant ce temps, le bandit s'acharnait sur
moi je sentais qu'il s'efforçait de me trancher la
carotide. Je me vis Perdue et poussai un grand
cri. Cette fois, l'assassin me lâcha craignant sans
doute que quelqu'un n'intervint, il ne prit même
pas le temps d'essuyer le sang dont il avait les
mains couvertes. Sentant que mes forces m'aban-
donnaient la perte abondante de sang m'avait
épuisée j'allai dans ma chambre et m'étendis
sur mon lit, pensant qu'on viendrait me recourir.
Je ne tardai pas à perdre connaissance. Ce n'est
que beaucoup plus tard que je revins à moi. A ce
moment, on frappait à la porte. Je voulues crier.
Alors, après m'être entouré le cou d'une chemise
pour arrêter l'hémorragie, je me traînai pénible·
ment sur le parquet et je réussis à atteindre la
porte et à l'ouvrir. Il n'y avait plus personne.
C'est alors que je descendis en rampant jusqu'à
l'étage au-dessous. Mais de nouveau je m'éva-
nous. »̃•
r: ;llme,Albant a pu donner, toujours par écrit, un
Signalement' très détaillé du meurtrier. Une piste
est actuellement suivie et les magistrats escomp-
tent une arrestation prochaine.
A. Magne
NECROLOGIE
Les obsèques de la baronne de Lareinty, née de
Puységur, décédée en son château de Guerman-
tes, le jeudi 16 courant, auront lieu à Saint-Tho-
mas d'Aquin, lundi 20, à onze heures.
Selon la volonté de la défunte, le présent avis
tiendra lieu de lettre de convocation. Ni fleurs ni
couronnes.
Chronique des Tribunaux
DES GAGES DES DOMESTIQUES
En cas de contestation entre domestiques et
maîtres, ceux-ci sont-ils tenus de justifier par
des reçus qu'ils ont bien versé à leurs domesti-
ques le montant de leurs gages ?
« Non » vient de décider la septième chambre
civile.
En l'espèce, il s'agissait d'une réclamation de
deux mois d'appointements, basée par le chauf-
feur du délicieux Pierrot de la revue de Wil-
lette, sur ce que Mlle Delmarès ne pouvait
produire les reçus signés par lui.
Le tribunal n'a pas admis sa thèse,. attendu
qu'il n'apportait aucune preuve de nature à
permettre de croire qu'il délivrait des quittan-
ces, ce qui n'est point dans les habitudes entre'
maîtres et domestiques.
Le dernier mois seulement est par suite
accordé au chauffeur.
Félix Belle
ta CHAPEAUX
iuhht
Le Congrès des Maires
M. Lalou, membre du bureau du conseil muni-
cipal, faisant fonctions de président en l'absence
de M. Chassaigne-Goyon, a reçu hier une déléga-
tion des maires des principales villes de France,
qui lui a été présentée par M. Baudet, sénateur,
maire de Châteaudun, président du comité per-
manent du congrès des maires de France.
Cette délégation venait inviter officiellement le
conseil municipal tout entier à assister, le 6 no-
vembre prochain, au banquet de clôture du con-
grès des maires, lequel, à cette date, aura terminé
ses travaux.
M. Lalou a remercié les membres de la déléga-
tion de cette invitation qu'il a acceptée au nom de
tous ses collègues.
LES PREMIÈRES
THEATRE DE L'ODÉON. Répétition générale de
L'Histoire de Manon, pièce en cinq actes et sept
tableaux, en vers, de M. Didier Gold.
Nous avons vu jouer hier soir,, à l'Odéon, la
première. des trois Manon qui nous sont, pa-
raît-il, destinées pour cet hiver. Celle d'hier
suit d'assez près le roman de l'abbé Prévost
elle se présente en une intrigue assez simpli-
fiée. On sent que l'auteur, pour éviter les res-
semblances avec le livret de la Manon du re-
gretté Massenet, a supprimé tous les épisodes
qui se trouvent développés dans l'oeuvre de
Meilhac et Philippe Gille. C'est ainsi qu'il ne
nous conduit ni à Saint-Sulpice, ni au Cours-la-
Reine, ni à,l'hôtel de Transylvanie. Et pour,
accuser encore mieux la différence, il fait mou-
rir sa Manon sur le voilier qui la transporte en
Louisiane. Etant donné que le roman de l'abbé
Prévost est assez touffu, chacun peut être libre
d'y glaner ce qu'il croit le plus intéressant. M.
Didier Gold en a extrait ce qu'il pensait devoir
prêter le plus au réalisme du détail, à l'exacti-
tude de la documentation, réalisme et exacti-
tude mitigés du reste par l'emploi du vers. Son
Histoire, de Manon se laisse entendre sans fa-
tigue elle est écrite en vers agréables et lim-
pides, qui ne sont pas du bavardage poétique,
mais qui cherchent à faire revivre l'atmosphère
de l'époque.
L'interprétation est louable en ce qui concerne
les trois personnages principaux Mlle Ger-
maine de France prête de la grâce et de la gen-
tillesse au personnage de Manon M. Hervé est
un des Grieux ardent et passionné,, mais un peu
sombre, comme si des Grieux présageait Wer-
ther, et M. Denis d'Inès fait du sergent Lescaut
un gai luron, un cynique, un tricheur déluré
il a, de plus, une articulation dont je suis heu-
reux de le féliciter et sur laquelle certains de
ses camarades feraient bien de prendre exem-
ple.
F. D.
Courrier jesjjfifitafc
LES THÉATRES SUBVENTIONNÉS
D'accord avec M. Jules Claretie et sur la
demande de M. Albert Carré, le ministère a
décidé que ce dernier ne prendrait possession
de sa fonction d'administrateur général de la
Comédie-Française que le 1"r janvier 1914.
On comprendra l'opportunité de cette mesure
en raison des nombreuses affaires administra-
tives et artistiques qui restent à solutionner
dans les deux grandes Maisons de la Comédie-
Française et de l'Opéra-Comique.
Nous sommes heureux d'apprendre que Mme
Marguerite Carré, qui depuis dé longues an-
nées tient une place si éclatante à la tête de la
troupe de l'Opéra-Comique, sur la demande
pressante de ses futurs directeurs, MM. Gheusi
et Isola, a promis dès maintenant à ces derniers
le concours de son beau talent. Et voilà une
bonne nouvelle pour tous les habitués de
l'Opéra-Comique, c'est-à-dire tous les admira-
teurs de la grande cantatrice.
"^Aujourd'hui, au théâtre national de l'Odéon., à
deux heures, pour la deuxième série des matinées-
éàhférences modernes La Pondré aux yeux et
VHomme n'est pa.s parfait, pour les représenta-
tions de M. -Lévesque et de Mlle Allems.
Conférence par M. Eugène Héros.:
Ce soir
A l'Odéon, à huit heures et demie, première re-
présentation de lüstoire de Manon Lescaut, pièce
en cinq actes et sept tableaux, de M. Didier Gold,
jouée par MM. Hervé (Des Grieux), Denis d'Inès
(Lescaut), Coste (M. de Bellegarde), Jean d'Yd (Eva-
riste), Desmoulins (Tiberge), Mathillon (le capi-
taine), Varny de Talmonf), Bogar (M d'Ar-
genson), Bertin (Philippe), Dervigny (M. de Rémil-
lac), R. Faure (Gambillot), Ducollet (le geôlier)
Durozat (l'exempt), P. Da,ltour (Moulin), Debray
(Léandre). Finaly (Brisquet), Ougier (un marin),
Delaitre (Ronsin), Quevilly (l'hôtelier), Chotin (Al-
bert) Mmes C. de France (Manon), Luce Colas
(Germaine Parizot), Neith Blanc (Eva Rageot),
Mad. André (Madelon), G. Michel (Rose), 'l'aldol'
(Louise de Saint-Brieuc), Barsange (Amanda), Mo-
lina (Juliette de Nancy), Delmas (Marie Cochin),
Mérat (Lili Mignard), Ciervane (Marg. Besson),
Guéret (Marie Leroux), Suzanne Hansen (Antoi-
nette), Yv. Hansen (Paulette).
Au théâtre des Bouffes-Parisiens, inaugura-
tion, à neuf heures Le Secret (153° représen-
L. M.
tation), pièce en trois actes de M.-Henry 13ern-
stein, dont' voici la distribution :̃
Gabrielle Jeannelot Mme Simone
Denis Le Guenn MM. Victor Boucher
Charhe Ponta Tulli Maurice Roussell
Henriette Hozlonr Mmes Renée Lucifer
Mme de Savaient Marcelle Josset
Constant Jeannelot M. Claude Garry
Demain soir dimanche, service de première.
Les Joyaux de la Madone, dont le succès, à
1 Opéra, est de plus en plus brillant, seront donnés
ce soir, avec M. Vanni Marcoux pour la dernière
fois dans le rôle de Raphaël. Le grand artiste, en
effet, doit s'embarquer demain pour l'Amérique.
Mais tous les autres créateurs restent en posses-
sion de leurs rôles Mlle Andrée Vally, dont le
talent s'est victorieusement affirmé dans le rôle
de Maliella M. Campagnola, si remarquable Gen-
naro Mlle Charny, excellente Carmela Mmes
Campredon, Laute-Brun, Bonnet-Baron MM. Du-
bois, Dutreix, Triadou et Gonguet. Dans la danse,
Mlle G. Couat.
x
Hier soir, à l'Opéra, on donnait Tannhœusèr.
La représentation fut très belle. Mlle Jane liatto,
qui faisait sa rentrée dans Elisabeth, fut chaleu-
reusement applaudie à maintes reprises par la
salle entière, ainsi que Mlle Henriqu'ez qui chanta
avec beaucoup de charme et de goût le rôle de Vé-
nus. On sait quel superbe Tannhœusèr est M.
Franz sa belle voix et sa force dramatique sont
en haute valeur dans ce rôle. M. Noté fut un Wol-
fram pathétique et bien disant M. Gresse, un
excellent landgrave. Mme Laute-Brun, MM. Du-
bois, Delpouget, Cerdan et Nansen contribuèrent
au succès de la soirée.
x
C'est lundi prochain qu'aura lieu, à l'Opéra,
la reprise de Fe1'vaal, la belle œuvre de M. Vincent
d'Indy. C'est Mlle Demougeot qui chantera, avec
sa belle autorité et son art achevé, le rôle de Guil-
hen. Fervaal, ce sera M. Muratore, l'admirable
créateur de ce rôle. M. Delmas reprendra égale-
ment le rôle qu'il a superbement créé, ainsi que
Mlle Charny celui de Kaïto. L'orchestre sera dirigé
par M. André Messager.
La Comédie-Française donnera ce soir Le Monde
où l'on s'ennuie, l'amusante comédie d'Edouard
Pailleron, qui sera jouée par MM. Truffier (Paul
Raymond), Louis Delaunay (Bellac), Dessonnes
(Roger de Céran), Joliet (Saint-Réault), Falconnier
(François), Garay (le général), Lafon (Desmillets),
Jacques Guilhène (Melchior de Boynes), Gerbault
(Virot), Reynal (Toulonnier) Mmes Pierson (la
duchesse de Réville), Leconte (Suzanne de Vil-
liers), Thérèse Kolb (Mme de Boynes), Fayolle
(Mme de Loudan), Persoons (Mme de Céran), Ga-
brielle Robinne (Lucy Watson), Yvonne Lifraud
Jeanne Raymond), Lherbay (Mme de Saint-Réault),
Andrée de Chauveron (Mme Ariégo), M. Marcel
Dufresne.
Le spectacle sera terminé par Le Baiser, de
Théodore de Banville, qui sera joué par M. Georges
Berr (Pierrot), Mme Piérat (la fée Urgèle).
II y a eu, hier, conseil d'administration à la
Comédie-Française, où on s'est occupé des affai-
res intérieures de la maison. La séance a duré
tout au plus, un quart d'heure.
Auparavant, le comité de lecture s'était réuni
sous la présidence de M. Jules Claretie.
Deux pièces en deux actes, en prose ont été
reçues par le comité Au Tétéphone, de'MM. An-
dré de Lorde et Charles Foley, et une de M. Pierre
Wolff, pour laquelle aucun titre n'est encore ar-
rêté et qui a été reçue à l'unanimité.
Les directeurs de théâtres viennent de toutes les
grandes villes de France et des principales villes
étrangères pour entendre Julien, qu'ils veulent
monter sur leurs théâtres. L'oeuvre de M. Gustave
Charpentier, merveilleusement interprétée à l'Opé-
ra-Comique par M. Rousselière et Mme Margue-
rite Carré et toute la distribution de la création,
trouve d'ailleurs auprès du public un succès ma-
gnifique et qui s'accroît à chaque représentation.
x
La représentation de Manon, avec Mme Kous-
netzoff, a eu lieu hier devant. une salle comble et
enthousiaste. La célèbre artiste, pour qui le rôle
de Manon 'est chaque fois l'occasion d'un grand
succès, a été fêtée ainsi que ses remarquables par-
tenaires, MM. Franeëll, Vieuilleet Delvoye, par un
public qui ne leur a ménagé ni ses applaudisse-
ments ni ses ovations.
La Gaîté-Lyrique procède, pour la composition
de ses spectacles, avec un éclectisme de bon goût.
Ainsi elle donnera, ce soir samedi, La1cmé, avec
la distribution qui lui valut ces jours derniers un
si brillant succès, et demain dimanche, en mau-
née, Rip sera chanté par Mlle Angèle Gril, M.
Elain, Mmes Bl. Delimoges et Carpentiex, MM. Dé-
siré, Dousset, Alberti, etc.
Le soir, Mignon, dont ce sera là première repré-
sentation, servira de rentrée à Mme Marie Thierry.
Le populaire ouvrage d'Ambroise Thomas réunira
encore, parmi ses interprètes, M. Dupré, de l'Opé-
ra-Comique M. Codou, Mmes Livson et Alezais,
MM. Dousset et Marchand.
Ce soir, au théâtre des Champs-Elysées, la Péné-
lope de M. Gabriel Fauré sera chantée par Mmes
Lucienne Bréval, Cécile^Thévenet, J. Boulanger,
Barthèze, Borzy, de Silvera, Sandret MM. Séveil-
hac, Alexis Boyer, G. Petit, Tirmont, Lheureux,
Monys, Collet.
Chef d'orchestre, M. Fernand Lamy.
Demain dimanche, en matinée, Le Barbier 'de
Séville.
Sur la demande de M. Henry Bataille, la répéti-
tion générale du Phalène, qui devait avoir lieu
demain soir dimanche, au théâtre du Vaudeville,
est reculée à après-demain lundi.
L'auteur et le directeur nous prient d'annoncer
que, vu l'importance du spectacle, on commencera
à huit heures et demie très exactement et que, le
rideau levé, l'accés de la salle ne sera plus permis
aux retardataires.
La Présidente triomphera deux fois, dans la jour-
née de dimanche, au. théâtre du Palais-Royal,
puisqu'une matinée de la délicieuse pièce de MM.
Hennequin et Veber est annoncée pour ce diman-
che 19 octobre.
A chaque représentation, la clientèle de La Pré-
sidcnte applaudit, avec le même enthousiasme, à
toutes les scènes de la célèbre pièce de MM. Henne-
quin et Veber, si joyeusement interprétée par A.
Cassive, Germain, Le Gallo, Delphine Renot, La-
vigne, Clément et Palau, associant ainsi dans le
succès éclatant de La Présidente les heureux au-
teurs et leurs incomparables artistes
C'est demain, à deux heures -et demie, au théâtre
de la Renaissance, la première matinée de Un coup
de téléphone, la comédie-bouffe en trois actes et
quatre tableaux de MM.. Paul Gavault et Georges
Berr, pour les représentations de M. Max Dearly.
Jeudi, à deux heures et demie, deuxième mati-
née de Un coup de téléphone, avec M. Max Dearly.
Les personnes qui, en très grand nombre, se sont
déjà inscrites pour les dix représentations que le
théâtre Réjane donnera L'Oiseau bleu, le chef-
d'œuvre de M. Maurice Maeterlinck, sont priées
de bien vouloir retirer leurs places au bureau de
location, qui est ouvert tous les jours de onze heu-
res du matin à sept heures du soir.
A en juger par la location réalisée à ce jour par
le bureau du théâtre de l'Athénée, la matinée de
demain s'annonce comme très brillante. Triple-
patte est décidément le spectacle favori du public
des représentations de l'après-midi, ravi de trou-
ver une pièce amusante, pleine d'entrain, de gaieté
et sans une situation risquée.
On répète activement, depuis déjà deux semai-
nes, à la Comédie Marigny, Les Anges gardiens,
qui seront le spectacle de réouverture, et dont M.
Abel Deval nous fait espérer la première repré-
sentation pour le 25 octobre.
Le Salon de l'automobile, qui s'est ouvert hier,
amène une nouvelle affluence de public élégant
dans la coquette salle du théâtre Léon-Poirier
(Comédie des Champs-Elysées) où la revue En
douce de MM. Paul Ardot et Jean Bastia, conti-
nue à triompher devant des salles combles. On y
applaudit chaque soir la pittoresque et populaire
Mistinguett et l'inénarrable Paul Ardot dans leurs
multiples incarnations, ainsi que Mlle Cath. Fon-
teney dans son extraordinaire imitation d'Ida Ru-
binstein. Jouée uniquement par des comédiens,
cette vraie revue de théâtre est le gros succès de
la saison..
Le Trianon-Lyrique annonce irrévocablement la
première (à ce théâtre) du Papa de Francine pour
mardi prochain les principaux interprètes seront
MM. Jouvin, Gerbert, José Théry, Paul Saint, Bru-
nais Mmes Renée Dorian (débuts), Maud Samson,
Jane Ferny, Wanda Léoné et Labarthe, dans les
principaux rôles de cet ouvrage.
Rappelons.que le théâtre des Capucines donnera,
demain dimanche, à deux heures et demie (au
tarif spécial des matinées), ila deuxième matinée
de son grand succès Pan dans l'œil la spirituelle
revue, et L'Hâbit d'un laquais, l'amusante comédie
de MM. Rip et Bousquet, avec la même brillante
interprétation que le soir, miss Campton, llle
Pépa Bonafé et M. Armand Berthez en tête.
Ce soir, au théâtre Impérial, pour les débuts de
Mile Lise Berty, première représentation de Il en
rira. cnr il est Espagnol, sketch fantaisiste de M.
Robert Mureaux.
M. Richard Strauss, le compositeur de Salomé,
a'Elektra et du Chevalier à la Rose,. travaille ac-
tuellement à un..djame musical biblique qui. por-
tera probablement le titre de Putiphar le livret
est, cette fois, non pas du collaborateur habituet
de M. Strauss, M. Hugo de Hofmansthal, mais du
comte Henri Kèssler.
.M. Camille qui était à la tête du ser-
vice des théâtres, à l'Agence Fournier, a donné sa
démissipn en raison de ses nombreuses occupa-
Il a été remplacé par M. Charles Akar qui, par
Sa double situation de secrétaire-trésorier de l'As-
sociation, professionnelle des courriéristes de thé-
tres et celle de membre du comité des secrétaire
de théâtres, a toute les qualités Indispensables
pour assurer en même temps les directeurs de
théâtres de la bonne transmission de leurs com-
muniqués et'les courriéristes de la défense de leurg
droits de journalistes.
Par dépêche de Bruxelles, nous apprenons le
très gros succès que vient d'obtenir, au théâtre
des Oalenes-Saint-Hubert, si artistement dirigé
par M. Franz Fonson, Sa Fille, la pièce de notre
éminent collaborateur-M. Félix Duquesnel et M
André Barde. La pièce a été montée avec un goût
tout a fait exquis et admirablement jouée, d'abord
par M. Duquesne, le créateur du rôle du marqüis
Mme Archaimbaud, qui, dans le personnage de la
marquise, créé par Mlle Marcelle Lender, s'est
montrée comédienne exquise. Il faut citer à part
un comique du nom de Frémont qui a été vraiment
remarquable dans le rôle du greffier et qui a
donné au quatrième acte de la pièce un grand
mouvement de comique. Quant à Mlle Delmar, qui
a été si applaudie à Paris dans La Demoiselle de
Magasin, elle a joué le rôle de Ravmonde avec une
gentillesse, un charme et ttne grâce au-dessus de
tout éloge.
De mémoire de Bruxellois, c'est un des plus
grands succès qu'on ait connu au théâtre des
Galeries.
De Berlin M. Enrico Caruso, le célèbre ténor,
vient de donner à M. Gustave Charpentier, de pas-
sage à Berlin, une audition du rôle de Julien, qu'il
doit créer en Amérique..
L'enthousiasme des privilégiés qui assistèrent
à cette sensationnelle séance fut égal à celui de
l'auteur, qui embrassa M. Caruso à plusieurs re-
prises et le félicita avec émotion de sa chaleureuse
interprétation. De l'avis de tous, jamais Caruso
n'a été plus loin dans la vérité scénique.et plus
magnifique dans l'expression vocale.
La première de Julien, à New-York, aura lieu en
février, au Metropolitan Opéra. • i
x
M. Camille Saint-Saëns a dirigé, hier soir, à
1'Opéra royal, la 101e représentation de Samson et
Dalila. Ce chef-d'œuvre de la musique française
a été, pour la première fois, joué intégralement
devant le public berlinois. La salle était comble
et rappelait par son élégance les jours de toutes
grandes premières.
La représentation fut, dans l'ensemble, excel-
lente. L'orchestre et les-choeurs ont été impeccables.
La Dalila, Mlle Arndt, chanta avec chaleur le
célèbre duo du second acte. M. Berger, quoique un
peu froid, tint fort bien le personnage de Samson.
L'orchestre de l'Opéra de Berlin étant invisible, la
plupart des auditeurs n'eurent pas le loisir d'ob-
server le maître qui siégeait hier au pupitre. Seuls
ceux qui étaient au premier rang des fauteuils
pouvaient, en se penchant, l'apercevoir*dans l'ex-
cavation ménagée pour les musiciens entre le par-
quet et la rampe. Il dirigeait posément, plus lente-
ment qu'on ne le fait d'ordinaire. L'œuvre prenait
sous son bàton une ampleur lyrique inaccoutumée.
Plusieurs fois le public insista pour que M. Saint-
Saëns parût, et lui donna, par des salves de bra-
vos répétés, un témoignage de son admiration.
L'Impératrice reçut le compositeur français dans
sa loge, entre le second et le troisième acte, et lui
dit avec une charmante bonne grâce le plaisir très
grand que lui causait cette soirée.
A la suite de cette représentation, qui fut pour
lui triomphale, M. Saint-Saëns est parti pour Var-
sovie.
SPECTACLES DIVERS
Ce soir, aux Folies-Bergère, deuxième soirée du
match catch as catch can des frères Cherpillod
contre tous.. A neuf heures, Montmartre dix heu-
res, la Vampire dix heures dix, Humpsti-Bumsti
dix heures trente, Salerno onze heures, les luttes.
En matinée, demain, même programme, excep-
tion faite des luttes. Le soir, troisième séance de
luttes.
Olympia. C'est demain dimanche, à deux heures
et demie, qu'aura lieu la seconde matinée de La
Revue de l'Olympia. Il est prudent de retenir ses
places à l'avance pour .applaudir Mmes Troùha-
rtowa,;Printemps, etc., MM. Dorville, Morton, etc.,
.car cette somptueuse, charmante et joyeuse rev.uè
fait chaque jour des salles combles..
Mise en scène sensationnelle, esprit du meilleur
aloi, interprétation sensationnelle, voilà quelques-
unes des qualités de la revue de la Cigale, qui, dé-
cidément, devait triompher devant le public pari-
sien.
Au cirque Medrano, ce soir, débuts des Otto
Viola, équilibristes comiques. Très beau program-
me sportif avec la troupe Tacchi, acrobates les
Alexander, travail de force Carlys et ses chiens
dressés les écuyers et écuyères des troupes Lorch
et Powelf de la gaieté avec les Denvers, musi,
eaux les clowns Rico et Alex, Dario et Ceratto,
Caïroli et Gontard et les augustes du cirque Me-
drano.
Musée Grévin. Cette semaine, a été ouvert un
nouveau tableau sur Jeanne d'Arc, qui est appelé
à avoir Un très grand retentissement. L'héroïne est
représentée dans la cathédrale de Reims, assistant
aux cérémonies du sacre de Charles VII. L'effet
artistique est saisissant, et le public extrêmement
nombreux ces jours derniers a manifesté bien haut
son enthousiasme.
Nicolet
Ajoutez-moi à la liste
Dans la région lyonnaise, ies Pilules Pink. ont
guéri nombre de malades, aussi parle-t-on beau-
coup de cet excellent médicament. Le bruit de ces
belles guérisons est venu aux oreilles de Mme La-
bouret. Comme elle était malade, que tous les mé-
dicaments avaient échoué, elle a pensé que les Pi-
lules Pink, qui avaient guéri si facilement tant de
malades, la gnériraient aussi. C'est ce qui est ar-
rivé. Mme Labouret, qui demeure à Lyon, 4, Mon-
tée Rey, à la Croix-Rousse ,nous écrit « Mon état
de santé, qui depuis quelque temps était bien pré»
caille, avait empiré. Je n'étais déjà pas bien forte
§4 la maladie m'enleva let peu de. forces qui me
restaient. Je ne mangeais plus, j'avais continuel-
lement des étourdissements, des vertiges, et il était
bien certain que j'étais minée par l'anémie, que
je m'eui allais .un peu chaque jour. Les médica-
ments ordonnés n'ayant pas amélioré mon état de
santé, j'ai écouté le conseil qui m'était donné de
plusieurs côtés prendre las Pidules Pink. J'ai pris
les Pilules Pink et j'ai le plaisir de vous informe
que vos bonnes pilules- m'ont parfaitement guérie.
Ajoutezrmoi donc à la liste des personnes qui doi-
vent la santé aux P.ilules Pink.
Tout anémique doit essayer les Pilules Pink,
même s'il est découragé, parce que les autres re-
mèdes n'ont pas donné de résultats. Les Pilules
Pink donnent des résultats alors que les autres
remèdes ont échoué, l'exemple de Mme Labouret
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macies et au dépôt, Pharmacie Gablin. 23, rue
Ballu, à Paris 3 fr. 50 la boite, 17 fr. 50 les six
boîtes, franco.
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