Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1918-01-27
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 27 janvier 1918 27 janvier 1918
Description : 1918/01/27 (A51,N82)-1918/01/28. 1918/01/27 (A51,N82)-1918/01/28.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5275287k
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/04/2020
Amé«,. I» 83.
......... ' Ü V •'• " \M yw "
* Pm : 1Q fcentimafl.
Dimanche-Lundi 27-28 Janvier 4848.
—
fc . • ■ , • - , * ■ .* . * * • - * 7 ■ * 1
' • ' • »'#V» ,
■ INDEPENDANT
DES BASSES-PYRÉNÉES
f TlLlPHONK 0.39 1 JOURNAL RÉPUBLICAIN PARAISSANT TOUS LES JOURS ÈXCEPTÉ LE DIMANCHE ’ f TÉLÉPHONÉ 0.DS 1
1 ‘ J ' - - - •" - ^ , — f ... »/ >1 ■ — *i ' ' ‘
ABONNEMENTS i
SMiili IMotat 1 An:
Pan, département et limitrophe®.,.,.V. 6 fr. » 10 fr. 30 fr.
Autres départements 6fr. 50 13 fr. 34 fr.
Étranger, •»••••• *^,, 10 fr. • 18 fr. 88 fr.
Maires et Instituteurs des Basses-Pyrénées 8 fr. 16 fr.
. 0 • , . • • VnP ■• ■<«...
ftaBjbOsxoar * ▲sicxarxssaukTXOïff ni, mus d#s derdsiisrs^mAtr.
Rédacteur en chef : OCTAVE AUBERT
u umtta joittlw» .pputint n manu t-Mataumtln u u mutt ismyai ti âmirmut
Test es gai cenoernt les Abonnements et les Ansonoes doit être adreaeé à P/.u à M. Georges BAUR1T, Àdminietratear* Comptable.
A PARU, au dlrersee Agenoea pour lea Annoneea.
LES MANUSCRITS NON INSÉRÉS NÉ ÉONT RAS RÉNÔUA
ANNONCES i
Annonces judiciaire®20 o. la ligne.
Annonces ordinaires..;»/ 30 —
Réclames «*0 —
Chronique locale ou Faits divertf, »* t franc.
Lee Annonoe» de durée »e U'flUent à/or/ait.
Nouvelles Officielles.
TT . - . Samedi (Matin).
Un coup de main ennemi sur nos petits postes, au nord du bois des
Caurières, a complètement échoué.
La lutte d’artillerie s’est maintenu! vive, au cours de l’après-midi, dans
( toute cetto région.
Journée calm^ partout ailleurs.
OK , . , COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
4> Janvier f^oir). — A la suite d’un violent tir de barrage, l’ennemi a ef-
fectué, ce mnt(in, un coup do main sur u nde nos postes à l’est de Loos.Qua-
tre do nos nommes ont disparu.
Des rencontres de patrouille? au sud do Lens nous ont permis de faire
• des prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande vers Ploesières, Bullecourt, Bailleul et
Poelcaneîlo.
AVIATION. — Le temps, qui a été bon hier dans la partie nord du front,
J Permis à l’aviation de montrer une grande activité. Nos pilotes ont pu, tou-
te ia journée, prendre des clichés et régler le tir de l’artillerie sur les batte-
nés allemandes. Plu9 de trois cents bombes ont été jetées sur les gares do
Vourtrai, Ledeghern et Douai, sur un champ d’aviation de la région do
Courtrai et sur les cantonnements à l’ouest do Cambrai. Un de nos pilotes
a attaqué à la mitrailleuse, les hangars de l’aérodrome do Douai et divers
.autres objectifs à terre, ont été, à plusieurs reprises, pris soqs notre fou.
«ept appareils allemands ont été abattus en Combats aériens et cinq autres
contraints d’atterrir desemparés. Deux des nôtres ne sont pas rentrés, l’un
d’eux a. été aperçu, au cours d’un combat, en collision avec un aéroplane al-
• lemand.
Dès la tombée de la nuif, nos escadrilles ont bombardé un champ d’avia-
tion an nord-est de Gand et divers autres aérodromes de la région de Cour-
trni et les cantonnements des environs de Roulers. Malgré l’épais brouillard
qui a couvert le sol aussitôt Après le départ de nos pilotes, ils sont tous
rpntrés indemnes.
Un certain nombre de nos appareils exécutaient!* la môme heure, avec
f nn très grand succès, des raids sur divers objectifs en Allemagne. Des bom-
fces ont ôté jetées sur les usines de Mannheim où des coups au but ont été
constatés sur un des objectifs, ainsi que sur les docks de la ville elle-même.
La caserne et la gare de Trêves, les Aciéries de Thionvillc, les gares de Sar-
rebruck, Cherbilling, sud-ouest de Trêves, ont été également attaquées avec
d’excellents résultats. Nos pilotes ont observé de grosses explosions sur
tous les points attaqués et un important incendie à Trêves. Un do nos ap-
1 pareils n’esl pas rentré. v * ’ r
„ . ' •• Samedi (Soir).
„ Nous avens aisément'repoussé un coup de main aux lisières ouest do la
Porôt de Saint-Gobain. 1
Bombardements réciproques sur le front du bois des Caurièrcs-Beson-
veux. : '■*•» 4
AVIATION. — Dans la journée du 25 janvier, notre aviation s’est mon-
trée particulièrement active. De nombreuses prises photographiques ont été
réalisées par nos observateurs qui ont survolé la zone ennemie jusqu’à 30
kilomètres h l’intérieur. Plus do 300 clichés ont été pris. Dans la journée,
nos aviateurs de phases ont abattu 4 avions allemands.
En outre, nos'ÏTombardiers ont exécuté diverses opérations tant dans la
Journée du 25 aue dans la nuit suivante.
8.000 kilog9 d’explosifs ont été jetés sur les établissements ennemis no-
tamment sur les gares *do Thionvillé et do Fribourg-on-Brisgau, sur les
usines de Badische-Aniline, do Ludwigshafon et les cantonnements de la *
région de Longuyon.
, Nouvelles de la Guerre.
LM EMPIRES CENTRAUX
ET. LA PAIX (
]
la Manoeuvre du Reichstag» j
Bôle. — Jeudi, après le chancelier,
M. Triborn, du centre, prit la parole
{)bur approuver dans toutes ses parties
es déclarations du comte Hertling.
L’orateur a remercié M. von Kuehl-
mann pour la prudence et la patience
' qu’il a montrées à Brcst-Litovsk. « Je
Buppose, a dit M. Triborn, que le gé-
néral Hoffmann était'd’accord avec nos
délégués diplomatiques» Le ton qu’il a
employé était justifié par la nécessité
de parler enfin .une bonne fois sérieu*
/ sèment aux bolcheviks. » L’orateur de-
mande qu’on reste fidèle au principe
du droit des peuples de disposer de
leur sort, mat* évidemment l’évacua-
tion militaire no sera possible que
quand l’Allemagne aura des garanties
suffisantes et quand la situation înté-
1 rieure des pays occupés le permettra.»
M. Scheidemann a protesté contre les
menées de la presse annexionniste et
demande que les généraux s’occupent
de ce qui les regarde. Ce sont eux qui
ont rendu plus difficile les négocia-
it tion9 avec la Russie. M. Scheidemann
a ajouté. , .- 4
« Le message du président Wilson
semble offrir une possibilité d’entente.
Quant à l’Alsace-Lorraine, elle est alle-
mande et doit rester allemande. En ré-
* giant la question belge, on fera d’ail-
leurs « ipso facto » disparaître la ques-
tion d’Alsace-Lorraine. Umoment des
négociations avec l’Amérique et l An-
gleterre est venu ».
M. Fischbeck, radical, a affirmé
qu’une grande partie des idées du pré-
sident Wilson correspond aux deman-
des du Reichstag. Il es* de la plus hau
te importance d’arriver à un aoeora
sur la question belge. <* Quant a la
question d’Alsace-Lorraine, elle n exis-
te pas pour l’Allemagne. »
M. Streseman, national libéral, né
voit dans le discours de M. Lloyd Geor
ge aucune tendance de paix « La
question d’Alsace-Lorraine ne se difr
cute pas pour les Allemands. » Il s est
déclaré d*accord aven le chancelier
t quand celui-ci dit qu’ïl ne veut pasan-
«Ipxcr la Belgique, mais cela ne doit
pas empôchèr l’Allemagne de soutenir
et d’appuyer le mouvement flamand
qui tend À f autonomie. ,
1 L’orateur a répété les craintes de
son parti au sujet ds la politique sui-
»,
—— j ■ . «
vie en co qui concerne la Pologne et
ians les territoires occupés, pour per-
mettre aux populations de décider de
leur sort
L’orateur approuve le général Hoff-
mann, qui a fait enfin entendre aux
Russes le langage, que méritait leur
attitude inouïe.
La discussion a continué hier.
De toutes ces déclarations, il.semble
résulter que les représentants des par-
tis manoeuvrent pour isoler la France.
Leur intehtion de donner satisfaction
à M. Wilson sur les lignes générales
de son programme, et à l’Angleterre
en ce qui concerne la Belgique, pour
ne laisser subsister que la question
d’Alsace-Lorraine, n’a pas d’autre but.
Les Négociations cto Brest-Litovsk.
Bâle. — On mande de Berlin, 25 jan-
vier. La grande commission du Reichî
tag a continué aujourd'hui la discus
sion des questions politiques. ?
M. de Kuhlmann ,a exprimé le re
gret de n’avoir pas pu lors de la der
nière saénce de la commission présen
ter personnellefent le rapport sur li
première partie des négociations. I
s’est déclaré heureux de,pouvoir main
tenant après le second ajournemen
faire un tableau restreint de ces nége
dations et des graves questions s’;
rapportant.
Avant.d’entrer dans le détail des n^
gociations, M. de Kuhlmann a exnos
Historique de la politique suivie
Brest-Litovsk et les principes de cett
politique. Puis il a ajouté que ces n^
gociations devaient être divisées e
deux chapitres distîïTcts t
« Pendant ,1a première partie, des m
gociations, a-t-il dit, les Russes ét&ier
très aimables et les rannorts générau
très amicaux; Les repas se prenaiei
en commun.' Tout changea, à l’arrivé
de ’Trotsky. Ce fut comme lif jour i
la nuit.
» Les Russes se renfermèrent ch<
eux ; ils n’eurent plus de contact av<
les Allemands que pour les séanci
offlcTélles. U n’y eut plus de convers
tions individuelles ; toute l’allure d
négociations fut transformée.
M. de Kuhlmann a dit ensuite :
• « Les négociations qui sont actuell
ment suspendues, surtôut par sui
des événements tumultueux de Pétr
grad qui exigent la présence de Troi
ky, reprendront vraisemblableme
au début de la semaine prochaine. »
——— , -
Puis jetant un coup d’oeil d’ensem-
)le sur lu situation en Russie, M. do
Kuhlmann a déclaré qu’il y a une
grande différence entre la Russie ac-
uelle et celle dos tsars qui était minée
déjà longtemps avant la guerre, no-
tamment après la guerre japonaise,
l^ar des influences révolutionnaires.
M. de Kuhlmann, après avoir parlé
dos négociations avec l’Ukraine et la
Finlande, et exprimé l’espoir do les
voir aboutir prochainement, h parlé
dü droit des peuples de déterminer
leur sort, puis des difficultés que pré-,
sente une paix séparée dans cette guer
re de coalition gigantesque.
' Une Note Maximaliste.
Pétrograd (source maximaliste). —
Les nouvelles publiées par les agences
allemandes et autrichiennes concer-
nant une paix prochaine avec l’Ukrai-
ne sont les moyens d’apaisement des
puissances centralés fc l’égard déS tha»
ses populaires, à qui on veut insihuer
que la paix est assurée. Ces nouvelles
doivent démontrer aux masses popu-
laires que, après la paix avec l’Ukrai-
ne, le gouvernement des ouvriers et
paysans sera forcé de conclure la paix
quelles que soient les conditions. En
môme temps, ces nouvelles prétendent
donner l’assurance qn^u printemps,
l’Ukraine fournira du blé et aidera
ainsi à surmonter les difficultés do l’a-
limentation.
Nous no savons pa3 jusqu’à quel
point sont allés les pourparlers entre
les délégués austro-allemand^ et ukra-
niens. Il y a une contradiction entre
les informations allemandes et autri-
chiennes ; les informations alleman-
des disent que l’accord est conclu. Les
informations autrichiennes prétendent
seulement qu’on espère Ifi conclusion I
de l’accord. Mlis il importe peu (le sa-1
voir laquelle des deux versions est I
délégués de la Rada et do la coalition I
austro-allemande ne serbnt pas réelles I
parce que les masses populaires n’ad-1
mettront pas cet accord. Le jour où les I
délégués de la Rada et de lacoalition I
austro-allemande sont paWêntis à un I
accord préliminaire, les représentants I
du secrétariat populaire (le la Républi-
que ouvrière ot pa>sanno de l’tJkral-1
no et du comité exécutif ukranien, les
camarades S.chakrni et Medwediofl
sont arrivés à Brost-Litovsk.
/
Le gouvernement des ouvriers et des
paysans de l’Ukraine a organisé un
comité central exécutif qui a réalisé 1
l’unité dans les gouvernements de
Kharkow, EKaterinosllaw, Kherson,
dans le bassin de la Donetz et dans le
bassin de Krovorog jusqu’à la mer
Noire, et qui s’appuie sur tous les So-
viets fies ouvriers et des paysans. Il a
envôyé'.ses délégués pour ne pas por-
1 wr la responsabilité des actions de la
t Rada, qui n’a avec elle que les gou-
vernements do Kioff et de Tscherni-
goff ot une partie du gouvernement de
oursk.
La Rada de l’Ukraine no peut pa9
donner de blé parce que les gouverne-
ments riches en blé no sont pas entre
les mains de la Rada et que les voies
de communications sont entro * les
mains des soldats des Soviets. Les ou-
vriers et paysans ukranions sont soli-
daire des ouvriers et paysans russes,
et ils reconnaissent le pouvoir souve-
rain du conseil des commissaires du
peuplo de la République fédérale. Ils
n’admettront jamais la trahison en-
vers toutes les masses des travailleurs
| de la Russie et de l’Ukraine.
Voir la IDemiôre Heure a la 3* Pasre.
La production du Blé.
Les mesures prises jusqu’à ce jour
pour ménager la farine ont été inopé-
rantes. Les restrictions n’ont pas été
assez sévères, et môme, en vérité, il
n’y a eu que des menaces de restric-
tions. D’autre part, la production na-
tionale a diminué malgré la hausse du
blé et justement parce que le prix (50
francs le quintal pour la dernière ré-
colte, 60 francs pour la prochaine) a
! été fixé officiellement par l’administra-
Ition. La taxe, autant que le manque de
main-d’oeuvre, est une causo du mal.
La Convention avait décrété en 1792
la loi du maximum. Deux ans après,
avoir constaté la faillite du système et
guillotiné les contrevenants et frau-
; deurs, la Convention proclamait son
erreur en ces termes que nos gouver-
| nants n’avaient malheureusement pas
. médité : « Les esprits les paoins éclai-
rés savent aujourd’hui que la loi du
(maximum anéantissait de jour en jour
le commerce et l’agriculture. Plus cet-
te loi ôtait sévère, plus elle devenait
impraticable ; c'est à l’industrie déga-
. gée d’entrave c’est au commerce ré*
j S généré à multiplier nos richesses et
-1 nos moyens d’échange. Les approvi-
sionnements de la République sont
- confiés à la concurrence et à la liber-
- té. »
Voilà la saine doctrine. La contrain-
a te et la taxe obligent le-producteur à
[1 s’ingénier et à ruser ; il préfère pro-
i- duire une denrée non taxée que de se
it soumettre à -un, prix fixé par l’Admi-
b nistration ; le produit taxé se raréfie,
y il ne viént DIUS au marché et il se
vend en fraudé.
. Il nous manque 40 millions de quin-
é itaux de blé que nous allons acheter f
à l’étranger. Ce blé étranger on le paye
-a ‘bien plus de 50 francs et de 60 francs
5- Alors pourquoi cette taxation arbitrai
u re du blé national ? Si au lieu de taxe)
le blé, on le payait au mémo prix d<
S-' revient que le blé étranger ,lespaysam
H s’efforceraient d’en produire le plui
possible. Il est vrai que le pain serai
^t plug cher, mais les salaires et les gain
$e sont bien plus élevés qu’en 'temps d
et paix.; Il vaudrait mieux, si on examin
la chose avec la raison et :non avec 1
BZ sentiment, payer, son pain dix centi
ec mes de plus la livre et pouvoir en man
es ger à sa faim, car tous les autres ali
ments coûtent beaucoup .plus çhei
es i)ne belle production en blé aurait Jai
gagner aux paysans encore plus d’ai
gpnt, mais une abondante récolte ai
le- rail eu pour résultat de ménager ]
Ile fret pour des besoins militaires trè
■o- urgents.
Is- On aurait beau décidçr que les terre
nt en friche doivent être obligatoiremei
cultivées on blé, notr® récolte ne s’a<
croîtra que d’uno façon infime, tanl
que nous vivrons sur le régime de ic
taxe, qui est le régime du décourage-
ment et de la disette et' non de la con
currence et de l’abondance.
Le manque de main-d’oeuvre, c’es 1
évident, concourt à la diminution des
récoltes. J’ai parlé ici de la motocul
ture et de l’électroculture qui exigen
un groupement de volontés et d’effort:
Mais, comme le remarque M. le députi
Guislain, le paysan est essentiellemen
réfractaire à toute idée d’associatioi
ou de groupement ; c’est la raisoi
d’ailleurs pour laquelle les syndicat;
agricoles ont tant de mafà se’ dévelop
per. Le cultivateur individualiste
avant tout, veut rester le maître che
lui, il accepte d’achetôr, par l intermé
diaire du syndicat, des machines oi
des engrais qu’il obtient ainsi à meil
leur marché, mais il n’aime pas à s’aî
socicr avec ses voisins pour constitue
des équipes de culture mécanique. 1
faudra vaincre cet esprit de routin
néfaste et qui s’oppose au progrèî
c’est-à-dire à la prospérité du prodiu
tour et du pays.
Or, ce n’est pas par l’administratio
que les cultivateurs se laisseront coi
vaincre, car ils se sont trop rend
coinpte, au cours de cette longue gue
re, de son incompétence et (Te s(
cwielles erreurs, notamment en matii
re de réquisitions. La propagande ut
1 le et efficace doit être l’oeuvre de l’in
tiative privée et des syndicats locau;
Il y a là des organismes dont le rô
> peut s’accroître. Les syndicats peuvei
montrer la nécessité et l’intérêt d’
v méliorer la production en blé ; i
t peuvent persuader aux agricultéu
y devoir recours à des équipes munii
* d’un matériel mécanique nouveau
* perfectionné ; ils doivent encourag
f par des primes le? cultivateurs qui o
* tiendraient le meilleur rendement <
* blé ou en autres céréales de remplac
f ment.
M. Victor Boret a dit qu’il n’était p
9 seulement l’homme des restriction
0 mais aussi celui de là’ productio
0 Avec son esprit pratique et son exp
0 rience des affaires, qü’il fasse plul
I* confiance aux groupements agricol
;- qu’aux organismes administratifs : 1
i* premiers 1 fécondent, les seconds sté
;• lisent,
it • Nous devorts dire que le pays, p
*• • cxcellerice de la liberté, l’Angletei
i* vient d’édicter, pour assurer la prodi
0 tion des céréales, une loi de contrai
is te, qui e9t vraiment une loi révo!
tionnaire,
is Le « Corn production act » établit
tarif minimum pour le blé et l’avoii
> qui porte sur cinq années seuleme;
*
et va en décroissant pour se rappro-1
; cher sonsiblenient du prix normal or-1
dinoire. L’intérêt du consommateur, I
qui certes n’est pàs négligeable, justi-1
fie cette décroissance du tarif, mais I
toute taxe môme décroissante, est une I
contrainte. (îar voici bien une autre I
contrainte : pleins pouvoirs sont don-1
nés nu ministère de l’agriculture et à I
ses represètitaiîts pour assurer la cul-1
ture du sol, en pratiquant les nieil-1
I leurs procédés. L’occupant qui n aura I
I pas anpliqué los décisions prises par I
le délégué de l’autorité, peut être pri-1
I vé de son bail, s’il est fermier, et ex-1
I pulsé de son domaine, s’il est propi'lé-1
I taire. Les champs ainsi recouvrés sont j
I travaillés, pftr les soins de l’autorité I
I publique ou loués polir Une durée!
I maximum de cinq ans. Pour Se pro* I
I curer des bras, la nouvelle loi anglai-1
I se fixe un minimum légal de salaire. I
I En un mot, le propriétaire d’un champ I
I est considéré comme un simple déten-1
I teur obligé d’exploiter son bien dans I
I des conditions strictement fixées et au I
I mieux des intérêts de la collectivité, j
I Nous no pouvons voir là qu’une loi
I d’exception et de circonstance. La sim-
I pie expérience d’un syfrtème si enn-
I traire a Ta liberté nous paraît romplio
I d’inconvénients et même de dangers.
Octave AIJBERT.
ORGUES DE BARBARIE |
ET BOITES A MUSIftUE
1 Sur le rapport do M. Catalogne, le
; I Sénat français a. adopté un projet do
I loi abrogeant la législation de 1866, re-
I lative aux instruments de musiquo
»l mécaniques, et aux termes de laquelle
I la reproduction des airs était licite,
, I sans le moindre droit ni la moindre
I indemnité en faveur de l’auteur du
II morceau reproduit.
I La loi du 19 Juillet 1793 consacrait
I le principe de la propriété littéraire et
I artistique et accordait aux musiciens,
I comme aux gens de lettres et aux pein-
I très, le droit do disposer de leurs oeu-
’! vres et d’en céder la propriété partiel-
t le ou totale. Mais, vers l’année 1860,
t les fabricants de, boîtes à musique,
. très nombreux en Suisse, prétendi-
. rent quo la reproduction d'airs de mu-
sique, au moyen de piquage sur les
t cylindres de ces instruments ne cons-
, tituait pas une contrefaçon musicale,
. et quand, en 1864, la France et la Suis-
t se entrèrent en pourparlers pour l’éta-
3 blisscment d’un traité de commerce,
A les diplomates de l’Helvétie exigèrent
{ la révision de la loi de 1793. D’où la
, loi de 1866 qui établissait la liberté et
la vente des instruments servant à
s produire mécaniquement des airs de
h müsique. Cette loi fut appuyée par
» l’Empereur Napoléon III, qui s’acquit-
2 tait, aux frais des auteurs, d’une dette
j. de reconnaissance envers l’Helvétie
u hospitalière à sa jeunesse.
I- Un coup fut porté à cette loi quand
3- aux orgü69 de barbarie, aux serinet-
ir tes, aux harmoniums, aux boites à
(1 musique vinrent s’ajouter les phono-
e ’ graphes et les gramophones.*
k i La Cour de Cassation décida que la
reproduction des airs sans paroles res-
tait permise, mais que la reproduc-
n tion des airs avec paroles constituai!
i- une contrefaçon. Les phonographes el
u les gramophones étaient dès lors sou-
P- mis aux droits d’auteur. Cet arrêt fil
ÎS grand bruit et l’agitation devint inter
è- nationale 1 mesure que se développai
à- l’industrie de la musique mécaniqu<
ii- produite soit par la vibration de l’air
x. soit par des lames métalliques ou des
le pointes soulevant, grâce à un oalcu
at ingénieux, les dents d’un peigne d a
a- eier. La convention de Berlin, en 1908
ls portait que* les auteurs d’oeuvres mu
rs sicales doivent avoir le droit d’auton
es ser l’adaptation de ces oeuvres^ à de:
et instruments mécaniques et l’exécutioi
er publique de ces mêmes oeuvres ai
b- moven de ces instruments. Dès ce mo
m ment, il fallait, dans l’intérêt des com
se- positeurs français, 1 supprimer la légis
lation de «66. C’ést setilement main
as tenant que cçtte abrogation a été faite
ls’ Les musiciens-auteurs toucheront en
Si fin des droits sur les morceaux mou
tôt îus par l'orgue de Barbarie. Mais 1
le? petite serinette échappera à la règle c
les sera “dispensée de ' toute autorisatio
ri- du compositeur, la reproduction pa
des jouets, boîtes à musique et autre?
iap qui joueront des airs incomplets, a
■T® moyen de cylindres n ayant pas plu
in" de dix centimètres de longueur et cin
lu- centimètres de diamètre. Ces jouel
privilégiés sont généralement fabr
dh qués-dans le Doubs. ^
nt f*****". fi. A.
■■ - ■ '*v - . 1 «... ■■
A LA CHAMBRE
* ‘
Séance du 25 Janvier.
Paris. — La séance est ouvert! à 2
heures 15. M. Deschanel préside.
La Chambre adopte sans débat un'
projet relatif au recensement indus-
triel ainsi qu’un projet modifiant les
limites d’âge dos radiation! des cadres
des officiers de complément.
Elle vote par acclamation une adres-
se de sympathie à la Chambre dos dé«
putés du Guaténiala, à propos du ré-
cent tremblement do terre,
M. André Hesse développe ensuite»
son interpellation sur les relations en-
tre la France et l'Algérie. Il rappelle
que, par suite d’uno convention, qui
date d’une vingtaine d’années, l’Etat
accorde une subvention annuelle do
deux millions aux trois compagnies 2
Transatlantique, Compagnie de navi-
gation et Transports maritimes.
; Os
polo do fuit. Or, dès Î2 nnLutaud, gouverneur générai 00 1 Algé-
rie, signalait l'espèce de chantfî£ 0 ffue
ces compagnies tentaient d’exWTéfl
contre l’Etat. Uepui? lors elles ont dou-
blé leurs bénéfices du temps de paix^
Elles n’en avaient pas moins l'audace*
il y a un an, de s’adresser au gouver-
nement pour réclamer une augmenta*
tion do tarifs sous prétexte,quo la guer
re avait augmenté leurs charges et quo
I leur exploitation était devenue défici*
taire. , ♦ ., L ■. ^
M. Hesse. Tandis que les èpmp5(*
I gnies réalisaient des bénéfices éïiorjne^
I quels services ont-elles rendus à l0*
I fense nationale ? Elles n’ont pas cons- <
| truit de nouveaux navires. Leur mate*
I riel n’est pas renouvelé. Sur treizô. pa*
I quebots de la Transatlantique, dix Sonl
I âgés de 26 à 36 ans. /
I Sur douze bateaux de la Compagnid
I de Navigation -mixte, 9 ont de 25 à 30
| ans ; enfin, 3 bateaux sur 5 dé la Com-'
I pagnie des Transports maritirtie9 ontl
I de 25 à 37 ans. Les autres navires,
I pour être moins âgés, ne sont pas en
I meilleur état.
L’orateur dit que depuis trôis onsy
I MM. Bouisson, de Monzie et lui-mènàè
I ont vainement réclamé la réquisition
I de la flotte marchande. Pourquoi n’-ap*
I plique-t-on pas l’article 116 du cahiec
I des charges, qui permet à l’Etat d’a*
I cheter les bateaux ou de les réquisi-
I tionner ? Il est indispensable que -l'Etal
I reprenne sa liberté d’action vis-àvi$
I des Compagnies, ,
I M. Hesse conclut en demandant ait
I sous-secrétaire d’Etat à la marine mar*
I chandc de faire sortir l'administration
I de l’ère des palabres pour la faire en*
I trer dans l’ère des réalités.
I Une longue controverse s’élève entm
I MM, Buisson, Cuttoli, Hesse, Thom*
I son, Moutet, à propos de l’ordre du
I jour voté par la Chambre le 27 septem-
bre 1916, invitant le gouvernement 8
I organiser d’une façon plus rationnelle
I et régulière les relations entre 15 Fton
I ce et l’Afrique du Nord, notamment!
I en te qui concerne les services pos*
; I taux.
t Tous, d’ailleurs, sont d’accord poui
II approuver oet ordro du jout.
’ I M. Cuttoli, député de^ Constantin#,,
! rappelle que M. Nail avait promis d’art
11 gager des négociations avec des conn
• l missions du P. L. M. et du Midi au
‘ sujet du transport des vins et des cé-
• J réales d’Algérie. Où en sont ces négo*
^ ciations ? La flotte est singulièrement!
; diminuée par suite des réquisitions*
^ des torpillages, des difficultés, deB ré*
• parations. L’orateur conclut en demani
k dant à la Chambre de s’en tenir, à la
5 stricte application de l’ordre du joue
• qu’ello a voté.
• M. Broussais, député d’Algérie, suc*
f cède à M. Cuttoli. Il expose à son tour
• les deux thèses en présence qui onl
^ été défendues devant la commission*
• Ou le contrôle de l’Etat sur les Com*
• pagnies de la Méditerranée sons le9
s conditions prévues, ou le système do
1 la libre concurrence entre les Gompa-
1 gnies subventionnées, avec son gravai
• désavantage de l’introduction possiblo
• de capitaux et de navires étrangers
' sur ces lignes qui doivent reéter es*
• sentiellement françaises. C’est à la sp-
i.. lùtion du contrôle de l’Etat .que ' la
i- commission s’est ralliée.
[. Cette solution avantagera non seule*
a mont l’industrie nationale, mais enco*
J re unifiera les transports de vovageura
et de marchandises entre le sdeux re-
n seaux de chemin de fer dont les lignes
-T maritimes seront trait-d’union. L’uni*
k fication des tarifs, la commodité des
u communications et leur rapidité se-
is ront autant d’éléments favorables au
développement des échanges entre la
M métropole et l’Algérie. Cette organisa*
13 tion nouvelle sera la préface à> l'établis*
i-1 sement du « Transafricain », dont Pa*
| ris sera la tête de ligne ; Lyon, Mar-
B seille, Alger, les grandes étapes. Les
v chemins de fer du Maroc seront par
......... ' Ü V •'• " \M yw "
* Pm : 1Q fcentimafl.
Dimanche-Lundi 27-28 Janvier 4848.
—
fc . • ■ , • - , * ■ .* . * * • - * 7 ■ * 1
' • ' • »'#V» ,
■ INDEPENDANT
DES BASSES-PYRÉNÉES
f TlLlPHONK 0.39 1 JOURNAL RÉPUBLICAIN PARAISSANT TOUS LES JOURS ÈXCEPTÉ LE DIMANCHE ’ f TÉLÉPHONÉ 0.DS 1
1 ‘ J ' - - - •" - ^ , — f ... »/ >1 ■ — *i ' ' ‘
ABONNEMENTS i
SMiili IMotat 1 An:
Pan, département et limitrophe®.,.,.V. 6 fr. » 10 fr. 30 fr.
Autres départements 6fr. 50 13 fr. 34 fr.
Étranger, •»••••• *^,, 10 fr. • 18 fr. 88 fr.
Maires et Instituteurs des Basses-Pyrénées 8 fr. 16 fr.
. 0 • , . • • VnP ■• ■<«...
ftaBjbOsxoar * ▲sicxarxssaukTXOïff ni, mus d#s derdsiisrs^mAtr.
Rédacteur en chef : OCTAVE AUBERT
u umtta joittlw» .pputint n manu t-Mataumtln u u mutt ismyai ti âmirmut
Test es gai cenoernt les Abonnements et les Ansonoes doit être adreaeé à P/.u à M. Georges BAUR1T, Àdminietratear* Comptable.
A PARU, au dlrersee Agenoea pour lea Annoneea.
LES MANUSCRITS NON INSÉRÉS NÉ ÉONT RAS RÉNÔUA
ANNONCES i
Annonces judiciaire®20 o. la ligne.
Annonces ordinaires..;»/ 30 —
Réclames «*0 —
Chronique locale ou Faits divertf, »* t franc.
Lee Annonoe» de durée »e U'flUent à/or/ait.
Nouvelles Officielles.
TT . - . Samedi (Matin).
Un coup de main ennemi sur nos petits postes, au nord du bois des
Caurières, a complètement échoué.
La lutte d’artillerie s’est maintenu! vive, au cours de l’après-midi, dans
( toute cetto région.
Journée calm^ partout ailleurs.
OK , . , COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE
4> Janvier f^oir). — A la suite d’un violent tir de barrage, l’ennemi a ef-
fectué, ce mnt(in, un coup do main sur u nde nos postes à l’est de Loos.Qua-
tre do nos nommes ont disparu.
Des rencontres de patrouille? au sud do Lens nous ont permis de faire
• des prisonniers.
Activité de l’artillerie allemande vers Ploesières, Bullecourt, Bailleul et
Poelcaneîlo.
AVIATION. — Le temps, qui a été bon hier dans la partie nord du front,
J Permis à l’aviation de montrer une grande activité. Nos pilotes ont pu, tou-
te ia journée, prendre des clichés et régler le tir de l’artillerie sur les batte-
nés allemandes. Plu9 de trois cents bombes ont été jetées sur les gares do
Vourtrai, Ledeghern et Douai, sur un champ d’aviation de la région do
Courtrai et sur les cantonnements à l’ouest do Cambrai. Un de nos pilotes
a attaqué à la mitrailleuse, les hangars de l’aérodrome do Douai et divers
.autres objectifs à terre, ont été, à plusieurs reprises, pris soqs notre fou.
«ept appareils allemands ont été abattus en Combats aériens et cinq autres
contraints d’atterrir desemparés. Deux des nôtres ne sont pas rentrés, l’un
d’eux a. été aperçu, au cours d’un combat, en collision avec un aéroplane al-
• lemand.
Dès la tombée de la nuif, nos escadrilles ont bombardé un champ d’avia-
tion an nord-est de Gand et divers autres aérodromes de la région de Cour-
trni et les cantonnements des environs de Roulers. Malgré l’épais brouillard
qui a couvert le sol aussitôt Après le départ de nos pilotes, ils sont tous
rpntrés indemnes.
Un certain nombre de nos appareils exécutaient!* la môme heure, avec
f nn très grand succès, des raids sur divers objectifs en Allemagne. Des bom-
fces ont ôté jetées sur les usines de Mannheim où des coups au but ont été
constatés sur un des objectifs, ainsi que sur les docks de la ville elle-même.
La caserne et la gare de Trêves, les Aciéries de Thionvillc, les gares de Sar-
rebruck, Cherbilling, sud-ouest de Trêves, ont été également attaquées avec
d’excellents résultats. Nos pilotes ont observé de grosses explosions sur
tous les points attaqués et un important incendie à Trêves. Un do nos ap-
1 pareils n’esl pas rentré. v * ’ r
„ . ' •• Samedi (Soir).
„ Nous avens aisément'repoussé un coup de main aux lisières ouest do la
Porôt de Saint-Gobain. 1
Bombardements réciproques sur le front du bois des Caurièrcs-Beson-
veux. : '■*•» 4
AVIATION. — Dans la journée du 25 janvier, notre aviation s’est mon-
trée particulièrement active. De nombreuses prises photographiques ont été
réalisées par nos observateurs qui ont survolé la zone ennemie jusqu’à 30
kilomètres h l’intérieur. Plus do 300 clichés ont été pris. Dans la journée,
nos aviateurs de phases ont abattu 4 avions allemands.
En outre, nos'ÏTombardiers ont exécuté diverses opérations tant dans la
Journée du 25 aue dans la nuit suivante.
8.000 kilog9 d’explosifs ont été jetés sur les établissements ennemis no-
tamment sur les gares *do Thionvillé et do Fribourg-on-Brisgau, sur les
usines de Badische-Aniline, do Ludwigshafon et les cantonnements de la *
région de Longuyon.
, Nouvelles de la Guerre.
LM EMPIRES CENTRAUX
ET. LA PAIX (
]
la Manoeuvre du Reichstag» j
Bôle. — Jeudi, après le chancelier,
M. Triborn, du centre, prit la parole
{)bur approuver dans toutes ses parties
es déclarations du comte Hertling.
L’orateur a remercié M. von Kuehl-
mann pour la prudence et la patience
' qu’il a montrées à Brcst-Litovsk. « Je
Buppose, a dit M. Triborn, que le gé-
néral Hoffmann était'd’accord avec nos
délégués diplomatiques» Le ton qu’il a
employé était justifié par la nécessité
de parler enfin .une bonne fois sérieu*
/ sèment aux bolcheviks. » L’orateur de-
mande qu’on reste fidèle au principe
du droit des peuples de disposer de
leur sort, mat* évidemment l’évacua-
tion militaire no sera possible que
quand l’Allemagne aura des garanties
suffisantes et quand la situation înté-
1 rieure des pays occupés le permettra.»
M. Scheidemann a protesté contre les
menées de la presse annexionniste et
demande que les généraux s’occupent
de ce qui les regarde. Ce sont eux qui
ont rendu plus difficile les négocia-
it tion9 avec la Russie. M. Scheidemann
a ajouté. , .- 4
« Le message du président Wilson
semble offrir une possibilité d’entente.
Quant à l’Alsace-Lorraine, elle est alle-
mande et doit rester allemande. En ré-
* giant la question belge, on fera d’ail-
leurs « ipso facto » disparaître la ques-
tion d’Alsace-Lorraine. Umoment des
négociations avec l’Amérique et l An-
gleterre est venu ».
M. Fischbeck, radical, a affirmé
qu’une grande partie des idées du pré-
sident Wilson correspond aux deman-
des du Reichstag. Il es* de la plus hau
te importance d’arriver à un aoeora
sur la question belge. <* Quant a la
question d’Alsace-Lorraine, elle n exis-
te pas pour l’Allemagne. »
M. Streseman, national libéral, né
voit dans le discours de M. Lloyd Geor
ge aucune tendance de paix « La
question d’Alsace-Lorraine ne se difr
cute pas pour les Allemands. » Il s est
déclaré d*accord aven le chancelier
t quand celui-ci dit qu’ïl ne veut pasan-
«Ipxcr la Belgique, mais cela ne doit
pas empôchèr l’Allemagne de soutenir
et d’appuyer le mouvement flamand
qui tend À f autonomie. ,
1 L’orateur a répété les craintes de
son parti au sujet ds la politique sui-
»,
—— j ■ . «
vie en co qui concerne la Pologne et
ians les territoires occupés, pour per-
mettre aux populations de décider de
leur sort
L’orateur approuve le général Hoff-
mann, qui a fait enfin entendre aux
Russes le langage, que méritait leur
attitude inouïe.
La discussion a continué hier.
De toutes ces déclarations, il.semble
résulter que les représentants des par-
tis manoeuvrent pour isoler la France.
Leur intehtion de donner satisfaction
à M. Wilson sur les lignes générales
de son programme, et à l’Angleterre
en ce qui concerne la Belgique, pour
ne laisser subsister que la question
d’Alsace-Lorraine, n’a pas d’autre but.
Les Négociations cto Brest-Litovsk.
Bâle. — On mande de Berlin, 25 jan-
vier. La grande commission du Reichî
tag a continué aujourd'hui la discus
sion des questions politiques. ?
M. de Kuhlmann ,a exprimé le re
gret de n’avoir pas pu lors de la der
nière saénce de la commission présen
ter personnellefent le rapport sur li
première partie des négociations. I
s’est déclaré heureux de,pouvoir main
tenant après le second ajournemen
faire un tableau restreint de ces nége
dations et des graves questions s’;
rapportant.
Avant.d’entrer dans le détail des n^
gociations, M. de Kuhlmann a exnos
Historique de la politique suivie
Brest-Litovsk et les principes de cett
politique. Puis il a ajouté que ces n^
gociations devaient être divisées e
deux chapitres distîïTcts t
« Pendant ,1a première partie, des m
gociations, a-t-il dit, les Russes ét&ier
très aimables et les rannorts générau
très amicaux; Les repas se prenaiei
en commun.' Tout changea, à l’arrivé
de ’Trotsky. Ce fut comme lif jour i
la nuit.
» Les Russes se renfermèrent ch<
eux ; ils n’eurent plus de contact av<
les Allemands que pour les séanci
offlcTélles. U n’y eut plus de convers
tions individuelles ; toute l’allure d
négociations fut transformée.
M. de Kuhlmann a dit ensuite :
• « Les négociations qui sont actuell
ment suspendues, surtôut par sui
des événements tumultueux de Pétr
grad qui exigent la présence de Troi
ky, reprendront vraisemblableme
au début de la semaine prochaine. »
——— , -
Puis jetant un coup d’oeil d’ensem-
)le sur lu situation en Russie, M. do
Kuhlmann a déclaré qu’il y a une
grande différence entre la Russie ac-
uelle et celle dos tsars qui était minée
déjà longtemps avant la guerre, no-
tamment après la guerre japonaise,
l^ar des influences révolutionnaires.
M. de Kuhlmann, après avoir parlé
dos négociations avec l’Ukraine et la
Finlande, et exprimé l’espoir do les
voir aboutir prochainement, h parlé
dü droit des peuples de déterminer
leur sort, puis des difficultés que pré-,
sente une paix séparée dans cette guer
re de coalition gigantesque.
' Une Note Maximaliste.
Pétrograd (source maximaliste). —
Les nouvelles publiées par les agences
allemandes et autrichiennes concer-
nant une paix prochaine avec l’Ukrai-
ne sont les moyens d’apaisement des
puissances centralés fc l’égard déS tha»
ses populaires, à qui on veut insihuer
que la paix est assurée. Ces nouvelles
doivent démontrer aux masses popu-
laires que, après la paix avec l’Ukrai-
ne, le gouvernement des ouvriers et
paysans sera forcé de conclure la paix
quelles que soient les conditions. En
môme temps, ces nouvelles prétendent
donner l’assurance qn^u printemps,
l’Ukraine fournira du blé et aidera
ainsi à surmonter les difficultés do l’a-
limentation.
Nous no savons pa3 jusqu’à quel
point sont allés les pourparlers entre
les délégués austro-allemand^ et ukra-
niens. Il y a une contradiction entre
les informations allemandes et autri-
chiennes ; les informations alleman-
des disent que l’accord est conclu. Les
informations autrichiennes prétendent
seulement qu’on espère Ifi conclusion I
de l’accord. Mlis il importe peu (le sa-1
voir laquelle des deux versions est I
délégués de la Rada et do la coalition I
austro-allemande ne serbnt pas réelles I
parce que les masses populaires n’ad-1
mettront pas cet accord. Le jour où les I
délégués de la Rada et de lacoalition I
austro-allemande sont paWêntis à un I
accord préliminaire, les représentants I
du secrétariat populaire (le la Républi-
que ouvrière ot pa>sanno de l’tJkral-1
no et du comité exécutif ukranien, les
camarades S.chakrni et Medwediofl
sont arrivés à Brost-Litovsk.
/
Le gouvernement des ouvriers et des
paysans de l’Ukraine a organisé un
comité central exécutif qui a réalisé 1
l’unité dans les gouvernements de
Kharkow, EKaterinosllaw, Kherson,
dans le bassin de la Donetz et dans le
bassin de Krovorog jusqu’à la mer
Noire, et qui s’appuie sur tous les So-
viets fies ouvriers et des paysans. Il a
envôyé'.ses délégués pour ne pas por-
1 wr la responsabilité des actions de la
t Rada, qui n’a avec elle que les gou-
vernements do Kioff et de Tscherni-
goff ot une partie du gouvernement de
oursk.
La Rada de l’Ukraine no peut pa9
donner de blé parce que les gouverne-
ments riches en blé no sont pas entre
les mains de la Rada et que les voies
de communications sont entro * les
mains des soldats des Soviets. Les ou-
vriers et paysans ukranions sont soli-
daire des ouvriers et paysans russes,
et ils reconnaissent le pouvoir souve-
rain du conseil des commissaires du
peuplo de la République fédérale. Ils
n’admettront jamais la trahison en-
vers toutes les masses des travailleurs
| de la Russie et de l’Ukraine.
Voir la IDemiôre Heure a la 3* Pasre.
La production du Blé.
Les mesures prises jusqu’à ce jour
pour ménager la farine ont été inopé-
rantes. Les restrictions n’ont pas été
assez sévères, et môme, en vérité, il
n’y a eu que des menaces de restric-
tions. D’autre part, la production na-
tionale a diminué malgré la hausse du
blé et justement parce que le prix (50
francs le quintal pour la dernière ré-
colte, 60 francs pour la prochaine) a
! été fixé officiellement par l’administra-
Ition. La taxe, autant que le manque de
main-d’oeuvre, est une causo du mal.
La Convention avait décrété en 1792
la loi du maximum. Deux ans après,
avoir constaté la faillite du système et
guillotiné les contrevenants et frau-
; deurs, la Convention proclamait son
erreur en ces termes que nos gouver-
| nants n’avaient malheureusement pas
. médité : « Les esprits les paoins éclai-
rés savent aujourd’hui que la loi du
(maximum anéantissait de jour en jour
le commerce et l’agriculture. Plus cet-
te loi ôtait sévère, plus elle devenait
impraticable ; c'est à l’industrie déga-
. gée d’entrave c’est au commerce ré*
j S généré à multiplier nos richesses et
-1 nos moyens d’échange. Les approvi-
sionnements de la République sont
- confiés à la concurrence et à la liber-
- té. »
Voilà la saine doctrine. La contrain-
a te et la taxe obligent le-producteur à
[1 s’ingénier et à ruser ; il préfère pro-
i- duire une denrée non taxée que de se
it soumettre à -un, prix fixé par l’Admi-
b nistration ; le produit taxé se raréfie,
y il ne viént DIUS au marché et il se
vend en fraudé.
. Il nous manque 40 millions de quin-
é itaux de blé que nous allons acheter f
à l’étranger. Ce blé étranger on le paye
-a ‘bien plus de 50 francs et de 60 francs
5- Alors pourquoi cette taxation arbitrai
u re du blé national ? Si au lieu de taxe)
le blé, on le payait au mémo prix d<
S-' revient que le blé étranger ,lespaysam
H s’efforceraient d’en produire le plui
possible. Il est vrai que le pain serai
^t plug cher, mais les salaires et les gain
$e sont bien plus élevés qu’en 'temps d
et paix.; Il vaudrait mieux, si on examin
la chose avec la raison et :non avec 1
BZ sentiment, payer, son pain dix centi
ec mes de plus la livre et pouvoir en man
es ger à sa faim, car tous les autres ali
ments coûtent beaucoup .plus çhei
es i)ne belle production en blé aurait Jai
gagner aux paysans encore plus d’ai
gpnt, mais une abondante récolte ai
le- rail eu pour résultat de ménager ]
Ile fret pour des besoins militaires trè
■o- urgents.
Is- On aurait beau décidçr que les terre
nt en friche doivent être obligatoiremei
cultivées on blé, notr® récolte ne s’a<
croîtra que d’uno façon infime, tanl
que nous vivrons sur le régime de ic
taxe, qui est le régime du décourage-
ment et de la disette et' non de la con
currence et de l’abondance.
Le manque de main-d’oeuvre, c’es 1
évident, concourt à la diminution des
récoltes. J’ai parlé ici de la motocul
ture et de l’électroculture qui exigen
un groupement de volontés et d’effort:
Mais, comme le remarque M. le députi
Guislain, le paysan est essentiellemen
réfractaire à toute idée d’associatioi
ou de groupement ; c’est la raisoi
d’ailleurs pour laquelle les syndicat;
agricoles ont tant de mafà se’ dévelop
per. Le cultivateur individualiste
avant tout, veut rester le maître che
lui, il accepte d’achetôr, par l intermé
diaire du syndicat, des machines oi
des engrais qu’il obtient ainsi à meil
leur marché, mais il n’aime pas à s’aî
socicr avec ses voisins pour constitue
des équipes de culture mécanique. 1
faudra vaincre cet esprit de routin
néfaste et qui s’oppose au progrèî
c’est-à-dire à la prospérité du prodiu
tour et du pays.
Or, ce n’est pas par l’administratio
que les cultivateurs se laisseront coi
vaincre, car ils se sont trop rend
coinpte, au cours de cette longue gue
re, de son incompétence et (Te s(
cwielles erreurs, notamment en matii
re de réquisitions. La propagande ut
1 le et efficace doit être l’oeuvre de l’in
tiative privée et des syndicats locau;
Il y a là des organismes dont le rô
> peut s’accroître. Les syndicats peuvei
montrer la nécessité et l’intérêt d’
v méliorer la production en blé ; i
t peuvent persuader aux agricultéu
y devoir recours à des équipes munii
* d’un matériel mécanique nouveau
* perfectionné ; ils doivent encourag
f par des primes le? cultivateurs qui o
* tiendraient le meilleur rendement <
* blé ou en autres céréales de remplac
f ment.
M. Victor Boret a dit qu’il n’était p
9 seulement l’homme des restriction
0 mais aussi celui de là’ productio
0 Avec son esprit pratique et son exp
0 rience des affaires, qü’il fasse plul
I* confiance aux groupements agricol
;- qu’aux organismes administratifs : 1
i* premiers 1 fécondent, les seconds sté
;• lisent,
it • Nous devorts dire que le pays, p
*• • cxcellerice de la liberté, l’Angletei
i* vient d’édicter, pour assurer la prodi
0 tion des céréales, une loi de contrai
is te, qui e9t vraiment une loi révo!
tionnaire,
is Le « Corn production act » établit
tarif minimum pour le blé et l’avoii
> qui porte sur cinq années seuleme;
*
et va en décroissant pour se rappro-1
; cher sonsiblenient du prix normal or-1
dinoire. L’intérêt du consommateur, I
qui certes n’est pàs négligeable, justi-1
fie cette décroissance du tarif, mais I
toute taxe môme décroissante, est une I
contrainte. (îar voici bien une autre I
contrainte : pleins pouvoirs sont don-1
nés nu ministère de l’agriculture et à I
ses represètitaiîts pour assurer la cul-1
ture du sol, en pratiquant les nieil-1
I leurs procédés. L’occupant qui n aura I
I pas anpliqué los décisions prises par I
le délégué de l’autorité, peut être pri-1
I vé de son bail, s’il est fermier, et ex-1
I pulsé de son domaine, s’il est propi'lé-1
I taire. Les champs ainsi recouvrés sont j
I travaillés, pftr les soins de l’autorité I
I publique ou loués polir Une durée!
I maximum de cinq ans. Pour Se pro* I
I curer des bras, la nouvelle loi anglai-1
I se fixe un minimum légal de salaire. I
I En un mot, le propriétaire d’un champ I
I est considéré comme un simple déten-1
I teur obligé d’exploiter son bien dans I
I des conditions strictement fixées et au I
I mieux des intérêts de la collectivité, j
I Nous no pouvons voir là qu’une loi
I d’exception et de circonstance. La sim-
I pie expérience d’un syfrtème si enn-
I traire a Ta liberté nous paraît romplio
I d’inconvénients et même de dangers.
Octave AIJBERT.
ORGUES DE BARBARIE |
ET BOITES A MUSIftUE
1 Sur le rapport do M. Catalogne, le
; I Sénat français a. adopté un projet do
I loi abrogeant la législation de 1866, re-
I lative aux instruments de musiquo
»l mécaniques, et aux termes de laquelle
I la reproduction des airs était licite,
, I sans le moindre droit ni la moindre
I indemnité en faveur de l’auteur du
II morceau reproduit.
I La loi du 19 Juillet 1793 consacrait
I le principe de la propriété littéraire et
I artistique et accordait aux musiciens,
I comme aux gens de lettres et aux pein-
I très, le droit do disposer de leurs oeu-
’! vres et d’en céder la propriété partiel-
t le ou totale. Mais, vers l’année 1860,
t les fabricants de, boîtes à musique,
. très nombreux en Suisse, prétendi-
. rent quo la reproduction d'airs de mu-
sique, au moyen de piquage sur les
t cylindres de ces instruments ne cons-
, tituait pas une contrefaçon musicale,
. et quand, en 1864, la France et la Suis-
t se entrèrent en pourparlers pour l’éta-
3 blisscment d’un traité de commerce,
A les diplomates de l’Helvétie exigèrent
{ la révision de la loi de 1793. D’où la
, loi de 1866 qui établissait la liberté et
la vente des instruments servant à
s produire mécaniquement des airs de
h müsique. Cette loi fut appuyée par
» l’Empereur Napoléon III, qui s’acquit-
2 tait, aux frais des auteurs, d’une dette
j. de reconnaissance envers l’Helvétie
u hospitalière à sa jeunesse.
I- Un coup fut porté à cette loi quand
3- aux orgü69 de barbarie, aux serinet-
ir tes, aux harmoniums, aux boites à
(1 musique vinrent s’ajouter les phono-
e ’ graphes et les gramophones.*
k i La Cour de Cassation décida que la
reproduction des airs sans paroles res-
tait permise, mais que la reproduc-
n tion des airs avec paroles constituai!
i- une contrefaçon. Les phonographes el
u les gramophones étaient dès lors sou-
P- mis aux droits d’auteur. Cet arrêt fil
ÎS grand bruit et l’agitation devint inter
è- nationale 1 mesure que se développai
à- l’industrie de la musique mécaniqu<
ii- produite soit par la vibration de l’air
x. soit par des lames métalliques ou des
le pointes soulevant, grâce à un oalcu
at ingénieux, les dents d’un peigne d a
a- eier. La convention de Berlin, en 1908
ls portait que* les auteurs d’oeuvres mu
rs sicales doivent avoir le droit d’auton
es ser l’adaptation de ces oeuvres^ à de:
et instruments mécaniques et l’exécutioi
er publique de ces mêmes oeuvres ai
b- moven de ces instruments. Dès ce mo
m ment, il fallait, dans l’intérêt des com
se- positeurs français, 1 supprimer la légis
lation de «66. C’ést setilement main
as tenant que cçtte abrogation a été faite
ls’ Les musiciens-auteurs toucheront en
Si fin des droits sur les morceaux mou
tôt îus par l'orgue de Barbarie. Mais 1
le? petite serinette échappera à la règle c
les sera “dispensée de ' toute autorisatio
ri- du compositeur, la reproduction pa
des jouets, boîtes à musique et autre?
iap qui joueront des airs incomplets, a
■T® moyen de cylindres n ayant pas plu
in" de dix centimètres de longueur et cin
lu- centimètres de diamètre. Ces jouel
privilégiés sont généralement fabr
dh qués-dans le Doubs. ^
nt f*****". fi. A.
■■ - ■ '*v - . 1 «... ■■
A LA CHAMBRE
* ‘
Séance du 25 Janvier.
Paris. — La séance est ouvert! à 2
heures 15. M. Deschanel préside.
La Chambre adopte sans débat un'
projet relatif au recensement indus-
triel ainsi qu’un projet modifiant les
limites d’âge dos radiation! des cadres
des officiers de complément.
Elle vote par acclamation une adres-
se de sympathie à la Chambre dos dé«
putés du Guaténiala, à propos du ré-
cent tremblement do terre,
M. André Hesse développe ensuite»
son interpellation sur les relations en-
tre la France et l'Algérie. Il rappelle
que, par suite d’uno convention, qui
date d’une vingtaine d’années, l’Etat
accorde une subvention annuelle do
deux millions aux trois compagnies 2
Transatlantique, Compagnie de navi-
gation et Transports maritimes.
; Os
polo do fuit. Or, dès Î2 nn
rie, signalait l'espèce de chantfî£ 0 ffue
ces compagnies tentaient d’exWTéfl
contre l’Etat. Uepui? lors elles ont dou-
blé leurs bénéfices du temps de paix^
Elles n’en avaient pas moins l'audace*
il y a un an, de s’adresser au gouver-
nement pour réclamer une augmenta*
tion do tarifs sous prétexte,quo la guer
re avait augmenté leurs charges et quo
I leur exploitation était devenue défici*
taire. , ♦ ., L ■. ^
M. Hesse. Tandis que les èpmp5(*
I gnies réalisaient des bénéfices éïiorjne^
I quels services ont-elles rendus à l0*
I fense nationale ? Elles n’ont pas cons- <
| truit de nouveaux navires. Leur mate*
I riel n’est pas renouvelé. Sur treizô. pa*
I quebots de la Transatlantique, dix Sonl
I âgés de 26 à 36 ans. /
I Sur douze bateaux de la Compagnid
I de Navigation -mixte, 9 ont de 25 à 30
| ans ; enfin, 3 bateaux sur 5 dé la Com-'
I pagnie des Transports maritirtie9 ontl
I de 25 à 37 ans. Les autres navires,
I pour être moins âgés, ne sont pas en
I meilleur état.
L’orateur dit que depuis trôis onsy
I MM. Bouisson, de Monzie et lui-mènàè
I ont vainement réclamé la réquisition
I de la flotte marchande. Pourquoi n’-ap*
I plique-t-on pas l’article 116 du cahiec
I des charges, qui permet à l’Etat d’a*
I cheter les bateaux ou de les réquisi-
I tionner ? Il est indispensable que -l'Etal
I reprenne sa liberté d’action vis-àvi$
I des Compagnies, ,
I M. Hesse conclut en demandant ait
I sous-secrétaire d’Etat à la marine mar*
I chandc de faire sortir l'administration
I de l’ère des palabres pour la faire en*
I trer dans l’ère des réalités.
I Une longue controverse s’élève entm
I MM, Buisson, Cuttoli, Hesse, Thom*
I son, Moutet, à propos de l’ordre du
I jour voté par la Chambre le 27 septem-
bre 1916, invitant le gouvernement 8
I organiser d’une façon plus rationnelle
I et régulière les relations entre 15 Fton
I ce et l’Afrique du Nord, notamment!
I en te qui concerne les services pos*
; I taux.
t Tous, d’ailleurs, sont d’accord poui
II approuver oet ordro du jout.
’ I M. Cuttoli, député de^ Constantin#,,
! rappelle que M. Nail avait promis d’art
11 gager des négociations avec des conn
• l missions du P. L. M. et du Midi au
‘ sujet du transport des vins et des cé-
• J réales d’Algérie. Où en sont ces négo*
^ ciations ? La flotte est singulièrement!
; diminuée par suite des réquisitions*
^ des torpillages, des difficultés, deB ré*
• parations. L’orateur conclut en demani
k dant à la Chambre de s’en tenir, à la
5 stricte application de l’ordre du joue
• qu’ello a voté.
• M. Broussais, député d’Algérie, suc*
f cède à M. Cuttoli. Il expose à son tour
• les deux thèses en présence qui onl
^ été défendues devant la commission*
• Ou le contrôle de l’Etat sur les Com*
• pagnies de la Méditerranée sons le9
s conditions prévues, ou le système do
1 la libre concurrence entre les Gompa-
1 gnies subventionnées, avec son gravai
• désavantage de l’introduction possiblo
• de capitaux et de navires étrangers
' sur ces lignes qui doivent reéter es*
• sentiellement françaises. C’est à la sp-
i.. lùtion du contrôle de l’Etat .que ' la
i- commission s’est ralliée.
[. Cette solution avantagera non seule*
a mont l’industrie nationale, mais enco*
J re unifiera les transports de vovageura
et de marchandises entre le sdeux re-
n seaux de chemin de fer dont les lignes
-T maritimes seront trait-d’union. L’uni*
k fication des tarifs, la commodité des
u communications et leur rapidité se-
is ront autant d’éléments favorables au
développement des échanges entre la
M métropole et l’Algérie. Cette organisa*
13 tion nouvelle sera la préface à> l'établis*
i-1 sement du « Transafricain », dont Pa*
| ris sera la tête de ligne ; Lyon, Mar-
B seille, Alger, les grandes étapes. Les
v chemins de fer du Maroc seront par
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.17%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.17%.
- Collections numériques similaires Christian P Christian P /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Christian P" or dc.contributor adj "Christian P")
- Auteurs similaires Christian P Christian P /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Christian P" or dc.contributor adj "Christian P")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k5275287k/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k5275287k/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k5275287k/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k5275287k/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k5275287k
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k5275287k
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k5275287k/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest