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Quarante-Neuvième Année. — N* 477.
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Prix : 5 Centimes.
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, Mercredi 17 Mai 1916.
- • . .f , . J 0 . 1 *< t . *-
fT«uPHQN,o.„ ) JOURNAL RÉPUBLICAIN PARAISSANT TOUS LES JOURS EXCEPTÉ LE DIMANCHE rn,»*™ *.»7)
ABONNEMENTS i
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Maires et Instituteurs des Rassos-Pyrénéos 8 fr. 16 fr.
9M8SA0XZ02M * AJD8*XïlTXBTlULTIO»r t 11. Stuc d— Oordalim, 3PA.TJ.
Rédacteur en chef : OCTAVBJ AUBERT
U Alnstia poiltlïui appartint su connu d'AdaMitntln di la seolétt Aanyas &• l’iïïDtriWBAMf
Tout ee qui concerne Abonnementc et lot Annoncée doit être adreaeé à PAG à M. Oeorgei BAUBIT, Administrateur •Comptable.
J A PAR», BUS ditereei A(taoea pour lea Annonces.
»-«• MANUeomTS NON INUtntS NK SONT S»A» RENDUS
ANNONCES i
Annonces judiciaires 20 e. la ligne.
Annonces ordinaire* ; 30 —
Réclames 50
Chronique locale ou Faits divers f franc.
Lit Annonces As darde se traitent d forfait,
Hottvelles Officielles.
Mardi (Matin).
^ * » *• |
En Champagne, le bombardement, effectué co matin par l'ennemi eur la
région dite du Mesnll-Malsone de Champagne, a été suivi de plusieurs attaques
KlmuHanéce à falbfe effectif eur divers pointe de ce front. Toutes oee attaques,
arrêtées par des tirs de barrage, ou repousséos par nos oontre-attaquee, sont
rrotim Infructueuse.. ...
Dans la région de Verdun, bombardement Intermittent de nos premières et
(le nos deuxièmes lignes a l'ouest do la Meuse.
Sur les Haute de Meuso, un coup de main, préparé par notre artillerie a eu I
tin plein succès. Nos patrouilles ont nettoyé loe tranchées ennemies sur un front
«le deux cents mètres environ et ramené des prisonniers.
Notre artillerie a oononné des détachements ennemis signalée sur la route
Esse y-Pannes (sud-ouest de Thiauoourt).
Mardi (8oir),
Sur ,1a rive gauche de la Meuse, bombardement assez vif de nos positions du
bois d’Avocourt et de la cote 304.
Sur la rive droite, une petite attaque allemande à la grenade, au nord-ouest
de la ferme Thiaumont, a complètement échoué.
En WoCvre, lutte d’artiilerio, dans lee secteurs d’Elx et de Moulainville,
Nuit relativcme/it calme sur le reste du front.
NOUVELLES DE LA GUERRE
DEVANT VERDUN
La Situation du 6 au 13 Mai.
PARIS (officiel). — L'ennemi a pro-
noncé dans la journée du 7 mai un effort
sérieux eur les deux rives do la Meuse.
«Sur la rivo gauche, l’action entamée de*
ppuis le 3 mai, dans la région de la cote
•304, a continué le 6 par un bombardement
>d’une extrême violenoo ; plus de 80 batte-
ries allemandes ont été signalées en ac-
tion sur ce seoteur.
L’attaque exéoutée le 7 mal entre la
.cote 287, sud de Haucourt, ot le Mort-
,Homme a échoué.
N03 contre-attaquoe rejettent l’ennemi
élans la nuit du 7 au 8 mai de quelques
éléments de tranchées au sud de Béthin-
icourt.
Les 8, 0 et 10 mai, nous repoussons sans
trêve des attaques do jour et de nuit aux
abords d& la cote 304 ; noue progressons,
le 11 et le 12, dans la même région.
Le 13, noue réalisons quelques progrès
aux abords de la cote 287.
Le JO mal, nouo enlevons aux Allemande
des tranchées a l’ouest du Mort-Homme
et arrêtons Je 12 une oontre-attaque enne-
mie.
Sur la rive droite, les Allemande ont
«attaqué le 7 mal sur un front de deux
frilomètree, entre le fort de Douaumont
■et le bois d’Haudromont. L’ennemi, qui
a réussi à entrer sur 500 mètres dans
piotre tranchée de première ligne, en est
vehaesé le 8 et le 0 mai.
Uno attaque sur nos tranchées au nord-
est de l’étang de Vaux est repoussée dans
Ja nuit du 10 au 11 mai.
Le 12, une série d’attaques violentes
eur nos tranchées au sud-est du fort de
Douaumont ot plusieurs tentatives au
«nord de a ferme Thiaumont éohouent
complètement.
Autour des Opérations.
PARIS. — L’accalmie conetatéte avant-
filer dans les opérations devant Verdun
s’est maintenue dans t'a journée du 16.
Auoun assaut de l’infanterie ennemis ne
s’est enoore produit sur l’une ou l’autre
dee rive» de la Meuse, et en dehors du
bombardement habltuol de nos premières
et douxlèmes lignes par les Allemands, on
ne signale qu’un heureux ooup de main
du côté français qui noue a permis de
«éooouper quelques centaines de mètres
de tranchées sur les hauts de Meuse, tout
en faisant dee prlsonnlors.
L’ennemi dlssémlno maintenant tout la
long du front occidental, les efforts qu’il
a e! longtemps consaorée sur Verdun. Son
aotlvté se manifeste aussi bien dans le
secteur britannique que dans la zone
française. Mais, qu’il attaque en Ploardlo
ou en Champagne, il ne réussit pas plue
qu’à Verdun.
Cotte dispersion dans ('action trahit
combien il est décontenancé par l’invin-
cible résistance do nos troupes. Maie les
Allemands sont trop engagée matérielle-
ment et moralement soue Verdun pour
n'ëtre pas contrainte do poureulvre Jus-
qu’au bout leur entreprise, et eelon toute
vraisemblance noue les verrons persé-
vérer dans leur# tentatives contre nos
défenses de la Meuse.
LES FORCES ENNEMIES
LONDRES.— LS oolonol Roplngton éorlt
dans le « Times » : NNoj» connaissons
presque complètement maintenant le Jeu
allemand. Bien qu’il contienne gudqtfW
bonnes cartes, nous sommes certains que
lés nôtres sont encore meilleures,
s L«s Allemands dtopsssm ds 119 divi-
sions sur Iç front oooldental. Ils en ont
49 sur le front russe, ot 2 ou 3 au sud du
Danube. Les Autrichiens ont, en tout, 78
divisions, dont 42 en face de ,1a Russie et
30 opposées à l’Italie. Lee Turcs possèdent
52 divisions et les Bulgares une douzaine
environ.
» Nous avons donc à faire face A un
ensemble de 311 divisions. Mais la défaits
des 119 divisions allemandes dans l’ouest,
ou celle des 91 divisions austro-alleman-
des sur le front russe, ou même la défaite
de toute fraction Importante de ces
deux prlnoipaux groupes d’arméee, en-
traînerait ila défaite totale des forces mi-
litaires réunies de la ooalitlon ennemie. »
ETATS-UNIS ET ALLEMAGNE
La Réponse de M. Lansing.
WASHINGTON. - La déolaratlon do
M. Lansing annonçant qu’aucune négo-
ciation ne serait ouverte aveo l’Angle-
terre au sujet du bloeus a détruit complè-
tement l’espoir allemand de brouiller
l’Amérique aveo l’Angleterre.
LES AFFAIRE8 DU MEXIQUE
WASHINGTON. — Le gouvernement
des Etats-Unis a reçu de l’Argentine, du
Brésil, du Chili, de Bolivie, ds l’Uruguay
et du Guatemala, rassurance qu’ils no
soulèveront pas ds difficultés dans le cas
où uns intervention au Mexique serait
jugée nécessaire par les Etats-Unis. Ce-
pendant, le président Wilson est déoidé
d’éviter une telle extrémité, si oqla est
possible.
A SAINT-DOMINGUE
SAINT-DOMINGUE. — Les forces amé*
rioalnes ont ocoupé la oapltale.
LE PROOÈS DU TRAITRE OASEMENT
LONDRES. — 8ir Roger Oasement a
comparu hier devant le tribunal de Bow
Street, sous VInculpation do haute trahi
son en même tempo qu’un autre soldat
prloonnior, nommé Balley, arrêté près
ds Londres, poursuivi pour la même
aeousation
Sir Roger Oasement était pôle et ha-
gard. La plue grande partie de la e&tle
du tribunal était oooupée par lee journa-
listes. Dee elègee epéoiaux avalent été
réservés aux représentants de la preeee
des pays neutres. Deux dames seulement,
toutes deux parentes de eir Roger Orne-
ment, étalent présentes.
LA FIN DU DIRIGEABLE « T »
PARIS. — On a annonoéd'explosion du
dirigeable français « T » au oours d’une
exploration au-deeàus de la Méditerranée,
en vue dee oôtee de Sardaigne. L’équl-
page, qui es composait de eix personnes,
R Défia
Parmi lee paeeagero du dirigeable ee
trouvaient i le ohef de la mission, capi-
taine de frégate de Salzieu ; le pivote ohef,
capitaine Oausain ; un autre pilote, deux
mécaniciens et un télégraphtete de la ma-
rine.
Troie des oorpe retrouvée et ramenée t
Toulon ont été Identifiés : le lieutenanl
Leolero, renseigne Kemln Avère, et le
télégraphiste Maurice Roteau. Le linge
du quatrième est marqué R. G. Lee deux
autre* victimes n’ont pas enoore été re*
[ trouvées. Los débris de l’enveloppe du
ballon ont pu être ramenée à terre.
DE8TRUQTI0N DU ZEPPELIN « L.-7. »
i '
heures vêlant eur la oôte oooldentalo de
la Norvège, était poursuivi par 1 croiseurs
anglais. La ohute fut rapide, car l’équi-
page avait perdu le oontrôle de ses mou-
vements ; on suppose qu'il a été entière-
ment détruit et perdu
LE 8IÉQE DE KUT-EL-AMARA
LONDRES. — M. Edmond Oandler,
correspondant du « Daily Mafft » auprès
de la force expéditionnaire britannique
en Mésopotamie, envoie daté de Kurna,
eur le Tigre, 3 mal, le récit complet du
siège de Kut-ei-Amara. En voici la fin :
Le Blocus.
« Puis, 4e blocus de la place devient
plus sévère et le bombardement ee pour-
suit sans arrêt, jour et nuit.
» L’histoire de la plaoe Investie eet celle
de la lutte aveo :ia faim et le rationne-1
ment. On es met à dévorer lee ohevaux. i
Le 24 Janvier, on reçoit lee premiers <
eaos de farine par aéro. Au eommenoe-
ment de février, on n’avalt plue de lait
oondeneé que 'tous lee dix Jours, à l’hôpi-
tal. La garnison vit uniquement de riz,
de euere et de quelques légumes.
» Le 9 mars, on réduit lee rations de
moitié ; le l«r avril, de moitié enoore ; le
16 avril, on n’a littéralement plue rien à
manger.
» A partir du 20, les Arabes qui es-
saient de passer le Tigre à la nage pour
quitter Kut-el-Amara sont fueillés par tes
Turcs. La population a uno crainte su-
perstitieuse à l’égard du général Town-
ohend. Mais la taim augmente, le bom-
bardement a tout démon, il n’y a plue
que la mosquée qui soit encore debout.
Le général Townehend eet obligé de ren-
dre eon épée lo 29 avril. Tel eet le réoit
sur ce siège légendaire. »
DERNIÈRE HEURE
(Service spécial de L'INDÉPENDANT).
Mardi, 4 heures.
En Angleterre.
L’AVANOE DE L’HEURE
LONDRES. — La Ohambre dee Communes a adopté, en dernière Jeoture, la
loi relative à l’avance de l’heure légale.
A Varna.
INSPECTION DES 80U8-MARINS BOOHES
ODESSA. — L’amiral Souohon, venant de Constantinople, a Inspecté, à
Varna, tes chantiers pour l’appareillage dee eoue-marlne envoyés démontés
d’Allemagne, il a visité également lee nouveaux eoue-marlne prête à opérer dans
la mer Noire contre la flotte russe qui durant la guerre a détruit 70 vapeurs et
8.000 voiliers turcs.
En Allemagne.
UN DIOTATEUR DE8 VIVRES
ROTTERDAM. — Il parait ooiiiain maintenant que le gouvernement alle-
mand annoncera bientôt la nomination du nouveau ministre de l’Intérieur. Celui-
ci sera en quelque sorte Ce dictateur pour la distribution des vivres dans toute
l’Allemagne.
LA NOUVELLE RÉCOLTE
ROTTERDAM. — La nouvelle récolte allemande serait meilleure cette annéo
que la récolte de l’année dernière.
Les négociations Bulgaro-Roumaines.
BERNE. — Le député bulgare Daskalow écrit au sujet des négociations bul-
garo-roumainee que la Roumanie exige beaucoup et ne cède rien. Il attaque
violemment la Roumanie qui retiendrait 200 wagons de marchandises, alors que
la Bulgarie ne retient pas de marohandlses destinées b la Roumanie.
L’Angleterre et la guerre.
, STOCKHOLM. — Les membres de la Douma, venant d’Angleterre et retour-
nant b Pétrograd, ont déclaré qu’lie étalent convaincus que « ('Angleterre consi-
dérait la guerre comme à peine commencée et qu'elle était décidée b la pour-
suivre b outranoe. »
Vers Bagdad.
PETROGRAD. — L'avant-garde du général Baratoff eet maintenant b 120
milles de Bagdad.
Le communiqué Anglais.
B LONDRES. — Hier soir, pendant toute la nuit, activité considérable ds Far-
I lillerie entre Looc-Béthuno et Je oanai de La Baseée. A l'est de Loos, un détache-
ment ennemi a pénétré dans un élément de notre tranchée ; Il en fut ohaesé
aussitôt.
Près de ja redoute Hohenzollern noos avons effectué un bombardement effl-
oaoe. Au sud du canal do La Baseée, une mine allemande a explosé en avant de
nos tranohées ; l’ennemi on a oooupé l’entonnoir, mais nous noue sommes em-
parés ensuite d’une lèvre de eet entonnoir ; noue y avone trouvé plusieurs ca-
davres allemands.
Explosions de mince au nord-ouest de Hulluoh.
Nous avorte réduit au sllonee les mortiers dee tranchées ennemies dans le
voisinage de Bt-Eloi.
La Guerre.
I , .
‘ Certains se demandent si les petites
' opérations entreprises ces joure der-
, mers par l'ennemi après sa quatrième
. grande attaque sont l’indice que -le
, commandement allemand a renoncé
; aux grosses et véhémentes opérations
- qui se sont jusqu’à ce jour brisées
contre l'héroïsme inouï, sublime et
| surhumain des soldats de la Meuso et
des défenseurs de Verdun.
ï Nous croyons que d’autres attaques
i intermittentes et furieuses vont se pro-
. duire, car il est impossible que le
i Kronprinz avoue sa défaite et la faillite
d’autant plus humiliante de l’offensive
. que celle-ci fut plus formidablement
préparée et plus massivement ex@-
, culée
! Du 21 au 26 février, du 6 Au 10 rfars,
dan9 les journées du 9 et 10 avril, du
4 au 10 mai L’effort des Allemands, fut
vraiment colossal.- A des bombarde-
ments infernaux succédèrent des atta-
ques d’infanterie tantôt par masses,
tantôt par vagues successives ; l’Atta-
que fut tour à tour de largo envergure
et tour à tour localisée. Ni les opéra-
tions rie grand style, ni les coups do
boutoir contre un point choisi, ni les
uctions do front, ni les manoeuvres
enveloppantes n’ont donné à l’ennemi
l’occasion fièvreusement cherchée
d’annoncer aux armées impatiente»,
aux populations angoissées, aux
neutres perplexes une victoire digne
do ce nom, c’est-à-dire ayânfc à la lois
une portée politique et dès co'ns’équen-
ceè militaires.
On peut soutenir, en vérité, que c’est
nous qui retenons les armées altemnn-
tles sur les rives de la Meuso, mordil-
lant leurs positions, les menaçant non
seulement de reprises do ferrai Limais
encore d’une attaque vers la région de
\lotz que les Allemands veulent !
enrayer à tout prix. 1
Los Allemands prétendent, ayant
manqué de beaucoup leur attaque
contre Verdun, qu’ils voulaient pré-
venir l’offensive des Alliés. C’est un
bluff. Les Allemands savaient bien
qu’en février et en mars, les Alliés ne
pouvaient être prêts pour une action
assez puissante et assez savamment
coordonnée pour briser la formidable
machine «pii résiste encore malgré les
déceptions humiliantes de Verdun,
malgré le blocus qui affame les
estomacs, irrite les nerfs mais n’em-
pêche pas la construction d’un maté-
riel de guerre colossal. !
L'heure de cette offensive que les Al-
lemands essaieront vainement de pré-
venir par quelques opérations vers
Jacobstadt, Riga et Dwinsk sonnera.
Qui pourra dire quand ? Kilo son-
nera, soyez en sûrs, au niomentjnôino
où tous les fronts alliés seront urrivés
à leur maximum do force offensive. |
L’exemple do Verdun, l’abstention
des Impériaux en face de Salonique,
les efforts inutiles des Autrichiens sur
le front italien, les vaincs tentatives
des Allemands sur le front russe et lo
front anglo-belge montrent qu’à l’hcuro
présente notre défensive doit être
partout inexpugnable. Mais il ne s’agit
pas de se défendre pour être vain-
queur. Il faut attaquer.
Par la disette, par lo résistance aux
efforts de l’ennemi, nous affaiblirons
son moral, mais nous ne le réduirons
(pie sur les champs de bataille. C’est
par le canon que nous devons le briser
et c’est par des victoires dues à l’initia-
tivo des Alliés que nous obtiendrons
la paix méritée par tant de patience, .
d'héroïsme et d:.* sacrifices.
Or ne trahit aucun secret en estimant
que le, front de Salonique, qui mérite
do porter le nom de front serbe, n’aura
le contingent nécessaire à une attaque
certainement victorieuse que dans
cinq on six semaines. D’autre part si
nous pouvons affirmer qu’il y a sur
tous tes points du front, vers te
Somme, vers l’Oise, en Artois, dans
tes Flandres, en Champagne, en Lor-
raine, en Alsace des masses formida-
bles, inouïes de canons et de muni-
tions — au point qu’on se demande s’il
ne manque pas d’artilleurs pour tant
d’artillerie —* te haut commandement
estime avec raison qu’on n’aura la cer-
titude absolue de la victoire que te
jour où notre grosse artillerie, égale
sinon supérieure à celle des Allemands
et des Autrichiens, sera aussi forte
numériquement que la leur. On se
hâte, on accroît la production. Pendant
ce temps, se complète te front de Salo-
nique ; 1c front anglais qui est très
fort n’attend qu’un signal ; sa flotte
aussi ; les Russes qui ont montré de
quelles prouesses incroyables ils
étaient capables, se rapprochent de la
frontière roumaine, affermissent leur
front, l’arment puissamment et tien-
nent en réserves les troupes neuves
qui participeront à la grande victoire.
Sachons attendre, a dit M. Louis
Part h ou.
Octave AUBERT.
I wf ■■SWiSWSW—W
Le sentiment public en Angleterre.
Lo Royaume-Uni tout entier a les
yeux fixés sur lo voyage de M. Asquith
à Dublin. Lo premier ministre va pren-
dre lui-même en main lo gouverne-
ment do l’Irlande et diriger le désar-
mement des volontaires. Il veut trou-
ver une solution à la Question du Home
' Rule qui apaise tes passions et réta-
blisse l’entente générale. Les derniers
événements ont provoqué en Irlande
un. bouleversement profond, et d autre
part, révolution anglaise vers le ser-
vice obligatoire a révélé le changement
rapide qui s’était opéré dans le senti-
Iment publie chez nos amis et allies
d’outre-Manche •
On ne peut pa9 encore prédire les
décisions qui adviendront dans Ja
question irlandaise, mais on se saurait
trop insister sur l’unanimité flui se
I fait en Angleterre à l’égatd du service
• obligatoire, et celui-ci paraissait bien
autrement difficile à réaliser que 1 au-
tonomie de l’île soeur. Hier encore, les
i gens inquiets so demandaient si tes
masses populaires l’accepteraient sans
protestation. Aujourd’hui, la question
est si bien réglée, au à la dernière
i séance de la Chambil des communes
la discusiou des articles de la loi s est
achevée sans que l’opinion sy intér*«-
sàt autrement qu’à une chose qui va
, do soi Le vote de I ensemble de la loi
> et l'adoption p&f là Chambre m mm*
• sont imminents et il semble que dè$ à
présent cette loi qui boutevrrsn le»
vieilles traditions britanniques soit
entrée dans les moeurs. Telle est sur
l'esprit pratiqué' des Anglais la force
des circonstances et des nécessités re-
connues.
I La Grande-Bretagne a été amonéo
' graduellement à l’acceptation de l’im-
pôt du sang. Certains Anglais estiment
que le gouvernement la poussée trop
lentement vers ce but. 11 est. même
possible la guerre un ministère, énergique eût
pu obtenir de la nation le sacrifice
total. Mais l’admirable effort du re-
crutement volontaire» — effort unique
dans les annales du monde — a eu
pour résultat très appréciable do ren-
dre pour ainsi dire insensible lo pas-
sage du régime militaire ancien au
nouveau. Il est certainement exact que
dès maintenant, et avant toute mesure
i (!«• mobilisation uni venelle, 1 immense
majorité des mobilisables se trouvent
soit sous les drapeaux, soit sur tes
listes do recrutement. Et si te M oom-
■ pulsion » est acceptée avec si peu
d’émotion ou de surprise, c’est que la
contrainte morale avait depuis long-
temps précédé la contrainte légale.
| Aujourd’hui, la conviction de ton»
’esl faite. Radicaux ou conservateurs*
hommes des villes ou des campagnes,
iis savent que le salut de l’Angleterre
exigeait l’adoption du service militaire
universel. Du n’observe plus guère
que des différences d interprétation.
Pour les plus ardente partisans dit
système, le mérite principal de la loi
nouvelle sera d’augmenter considéra-
blement te nombre des hommes déjà
: au front et d'assurer l’appel régulier
:: effet que, dans les villes surtout, T»
!, totalité des hommes mobilisables, non
• inscrits sur tes listes utl reerntem n»
. volontaire, dépasse de beaui M,ii’
i chiffre de 200.
, . nement. Les autres, tout en îip'nii'Uic
i que ce chiffre, est au contraire
t m'onnaisent, que l'adoption du serv' 11
) obligatoire permettra de mieux ufiiser
i les hommes mobilisés, par exempte do
> mieux pourvoir tes chantiers de cons-
? traction (te la marine marchande, qui
i se trouvent aujourd’hui à court. d’ main-d’oeuvre. Mais ces divergence»
t n’cxcluent pas uno entente complète
< sur le principe» même de la nouvelle
. mesure. Les seuls individus qui pro-
- testent encore sont ceux que i’o i ap*
- pelle de l’autre côté de la Manche le»
I « cranks » — tes toqués — et qui onfc
t toujours joué dans l'histoire de 1 Angle-
t terre le rôle du fou du roi.
Dernier Irait caractéristique. Gu
n’entend guère de discours sur le scr-
i> vice obligatoire sans qu’une allusion y
s soit faite aux devoirs de I Angleterre
i» envers la France. Il ne s’agit pas »•
e d’un simple artifice oratoire, ni d un
t argument dont nous puissions
- effrayer. L’émouvante popularité don*
s la France jouit auprès du public an-
e glais, surtout depuis Verdun, aura
e exercé une importante influence s(ir U
décision du pays en faveur do la co/is-
a cription. Tout le monde, ici, est dad*
r cord pour le reconnaître. Les Angiaiw
les plus éclairés ajoutent que nous na
s devons pas craindre que cette popu *
i larité soit suivie, d’une réaction et que
s le nom do la France, à forco d être
AI/. i■ r.A mincimn fi’ordre inteneur*
finisse par devenir odieux à ceux qui
no subissent le service obligatoire qu a
contre-coeur. La nation anglaise, disent
ils, est ainsi faite, qu’elle ri obtient
(t’elle-mêmo un grand effort qu k cor -
dition de découvrir dans cet eflort quête
que noblesse. Elle a déclaré la guerrj
à l’Allemagne pour la Belgique. CeW
en partie pour la France qu elle se ser®
imposé tes chaînes du service obhfrite
toire. Hvpocrisie, diront les Alle-
mands. Ceux qui connaissent iam»
anglaise savent, au contraire, que c est
là une de ses dispositions tes plus c-mte
valeresques et les plus sincères.
C’est dans ces dispositions que w
public anglais attend les décision#
qu’un contact direct inspirera » M-
Asquith pendant son séjour en Irlanda
Les mesures qu’il jugera opportunes
pour obtenir l’apaisement dénmtir e»
la collaboration intégrale de tous les
Irlandais, seront accueillies par la na-
tion britannique avec le meme «pnj
qui a volontairement fait à la victoire!
des alliés le sacrifice du service obliga^
toire que naguère aucune violence n«
paraissait capabla &^bt£niI(Temps )
«iiiiNiiuiiuaiiniH*»*
La rentrée du Parlement.
Paris. — On «Ut que Ica Chambres re«
commencent jeudi prochain leurs tra-
vaux. En tête de l’ordre du jour do le
Chambre est Inscrite la proposition d#
résolution tendant à l’application des ar-
tidas 38 et 71 du Codû de justice mUltair»
par la création de ctonsètle de révision
aux oraA: cbnWn^nt là r&i*
liatioft des baux à ferme et des bàùx de
Quarante-Neuvième Année. — N* 477.
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En Champagne, le bombardement, effectué co matin par l'ennemi eur la
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Mardi (8oir),
Sur ,1a rive gauche de la Meuse, bombardement assez vif de nos positions du
bois d’Avocourt et de la cote 304.
Sur la rive droite, une petite attaque allemande à la grenade, au nord-ouest
de la ferme Thiaumont, a complètement échoué.
En WoCvre, lutte d’artiilerio, dans lee secteurs d’Elx et de Moulainville,
Nuit relativcme/it calme sur le reste du front.
NOUVELLES DE LA GUERRE
DEVANT VERDUN
La Situation du 6 au 13 Mai.
PARIS (officiel). — L'ennemi a pro-
noncé dans la journée du 7 mai un effort
sérieux eur les deux rives do la Meuse.
«Sur la rivo gauche, l’action entamée de*
ppuis le 3 mai, dans la région de la cote
•304, a continué le 6 par un bombardement
>d’une extrême violenoo ; plus de 80 batte-
ries allemandes ont été signalées en ac-
tion sur ce seoteur.
L’attaque exéoutée le 7 mal entre la
.cote 287, sud de Haucourt, ot le Mort-
,Homme a échoué.
N03 contre-attaquoe rejettent l’ennemi
élans la nuit du 7 au 8 mai de quelques
éléments de tranchées au sud de Béthin-
icourt.
Les 8, 0 et 10 mai, nous repoussons sans
trêve des attaques do jour et de nuit aux
abords d& la cote 304 ; noue progressons,
le 11 et le 12, dans la même région.
Le 13, noue réalisons quelques progrès
aux abords de la cote 287.
Le JO mal, nouo enlevons aux Allemande
des tranchées a l’ouest du Mort-Homme
et arrêtons Je 12 une oontre-attaque enne-
mie.
Sur la rive droite, les Allemande ont
«attaqué le 7 mal sur un front de deux
frilomètree, entre le fort de Douaumont
■et le bois d’Haudromont. L’ennemi, qui
a réussi à entrer sur 500 mètres dans
piotre tranchée de première ligne, en est
vehaesé le 8 et le 0 mai.
Uno attaque sur nos tranchées au nord-
est de l’étang de Vaux est repoussée dans
Ja nuit du 10 au 11 mai.
Le 12, une série d’attaques violentes
eur nos tranchées au sud-est du fort de
Douaumont ot plusieurs tentatives au
«nord de a ferme Thiaumont éohouent
complètement.
Autour des Opérations.
PARIS. — L’accalmie conetatéte avant-
filer dans les opérations devant Verdun
s’est maintenue dans t'a journée du 16.
Auoun assaut de l’infanterie ennemis ne
s’est enoore produit sur l’une ou l’autre
dee rive» de la Meuse, et en dehors du
bombardement habltuol de nos premières
et douxlèmes lignes par les Allemands, on
ne signale qu’un heureux ooup de main
du côté français qui noue a permis de
«éooouper quelques centaines de mètres
de tranchées sur les hauts de Meuse, tout
en faisant dee prlsonnlors.
L’ennemi dlssémlno maintenant tout la
long du front occidental, les efforts qu’il
a e! longtemps consaorée sur Verdun. Son
aotlvté se manifeste aussi bien dans le
secteur britannique que dans la zone
française. Mais, qu’il attaque en Ploardlo
ou en Champagne, il ne réussit pas plue
qu’à Verdun.
Cotte dispersion dans ('action trahit
combien il est décontenancé par l’invin-
cible résistance do nos troupes. Maie les
Allemands sont trop engagée matérielle-
ment et moralement soue Verdun pour
n'ëtre pas contrainte do poureulvre Jus-
qu’au bout leur entreprise, et eelon toute
vraisemblance noue les verrons persé-
vérer dans leur# tentatives contre nos
défenses de la Meuse.
LES FORCES ENNEMIES
LONDRES.— LS oolonol Roplngton éorlt
dans le « Times » : NNoj» connaissons
presque complètement maintenant le Jeu
allemand. Bien qu’il contienne gudqtfW
bonnes cartes, nous sommes certains que
lés nôtres sont encore meilleures,
s L«s Allemands dtopsssm ds 119 divi-
sions sur Iç front oooldental. Ils en ont
49 sur le front russe, ot 2 ou 3 au sud du
Danube. Les Autrichiens ont, en tout, 78
divisions, dont 42 en face de ,1a Russie et
30 opposées à l’Italie. Lee Turcs possèdent
52 divisions et les Bulgares une douzaine
environ.
» Nous avons donc à faire face A un
ensemble de 311 divisions. Mais la défaits
des 119 divisions allemandes dans l’ouest,
ou celle des 91 divisions austro-alleman-
des sur le front russe, ou même la défaite
de toute fraction Importante de ces
deux prlnoipaux groupes d’arméee, en-
traînerait ila défaite totale des forces mi-
litaires réunies de la ooalitlon ennemie. »
ETATS-UNIS ET ALLEMAGNE
La Réponse de M. Lansing.
WASHINGTON. - La déolaratlon do
M. Lansing annonçant qu’aucune négo-
ciation ne serait ouverte aveo l’Angle-
terre au sujet du bloeus a détruit complè-
tement l’espoir allemand de brouiller
l’Amérique aveo l’Angleterre.
LES AFFAIRE8 DU MEXIQUE
WASHINGTON. — Le gouvernement
des Etats-Unis a reçu de l’Argentine, du
Brésil, du Chili, de Bolivie, ds l’Uruguay
et du Guatemala, rassurance qu’ils no
soulèveront pas ds difficultés dans le cas
où uns intervention au Mexique serait
jugée nécessaire par les Etats-Unis. Ce-
pendant, le président Wilson est déoidé
d’éviter une telle extrémité, si oqla est
possible.
A SAINT-DOMINGUE
SAINT-DOMINGUE. — Les forces amé*
rioalnes ont ocoupé la oapltale.
LE PROOÈS DU TRAITRE OASEMENT
LONDRES. — 8ir Roger Oasement a
comparu hier devant le tribunal de Bow
Street, sous VInculpation do haute trahi
son en même tempo qu’un autre soldat
prloonnior, nommé Balley, arrêté près
ds Londres, poursuivi pour la même
aeousation
Sir Roger Oasement était pôle et ha-
gard. La plue grande partie de la e&tle
du tribunal était oooupée par lee journa-
listes. Dee elègee epéoiaux avalent été
réservés aux représentants de la preeee
des pays neutres. Deux dames seulement,
toutes deux parentes de eir Roger Orne-
ment, étalent présentes.
LA FIN DU DIRIGEABLE « T »
PARIS. — On a annonoéd'explosion du
dirigeable français « T » au oours d’une
exploration au-deeàus de la Méditerranée,
en vue dee oôtee de Sardaigne. L’équl-
page, qui es composait de eix personnes,
R Défia
Parmi lee paeeagero du dirigeable ee
trouvaient i le ohef de la mission, capi-
taine de frégate de Salzieu ; le pivote ohef,
capitaine Oausain ; un autre pilote, deux
mécaniciens et un télégraphtete de la ma-
rine.
Troie des oorpe retrouvée et ramenée t
Toulon ont été Identifiés : le lieutenanl
Leolero, renseigne Kemln Avère, et le
télégraphiste Maurice Roteau. Le linge
du quatrième est marqué R. G. Lee deux
autre* victimes n’ont pas enoore été re*
[ trouvées. Los débris de l’enveloppe du
ballon ont pu être ramenée à terre.
DE8TRUQTI0N DU ZEPPELIN « L.-7. »
i '
heures vêlant eur la oôte oooldentalo de
la Norvège, était poursuivi par 1 croiseurs
anglais. La ohute fut rapide, car l’équi-
page avait perdu le oontrôle de ses mou-
vements ; on suppose qu'il a été entière-
ment détruit et perdu
LE 8IÉQE DE KUT-EL-AMARA
LONDRES. — M. Edmond Oandler,
correspondant du « Daily Mafft » auprès
de la force expéditionnaire britannique
en Mésopotamie, envoie daté de Kurna,
eur le Tigre, 3 mal, le récit complet du
siège de Kut-ei-Amara. En voici la fin :
Le Blocus.
« Puis, 4e blocus de la place devient
plus sévère et le bombardement ee pour-
suit sans arrêt, jour et nuit.
» L’histoire de la plaoe Investie eet celle
de la lutte aveo :ia faim et le rationne-1
ment. On es met à dévorer lee ohevaux. i
Le 24 Janvier, on reçoit lee premiers <
eaos de farine par aéro. Au eommenoe-
ment de février, on n’avalt plue de lait
oondeneé que 'tous lee dix Jours, à l’hôpi-
tal. La garnison vit uniquement de riz,
de euere et de quelques légumes.
» Le 9 mars, on réduit lee rations de
moitié ; le l«r avril, de moitié enoore ; le
16 avril, on n’a littéralement plue rien à
manger.
» A partir du 20, les Arabes qui es-
saient de passer le Tigre à la nage pour
quitter Kut-el-Amara sont fueillés par tes
Turcs. La population a uno crainte su-
perstitieuse à l’égard du général Town-
ohend. Mais la taim augmente, le bom-
bardement a tout démon, il n’y a plue
que la mosquée qui soit encore debout.
Le général Townehend eet obligé de ren-
dre eon épée lo 29 avril. Tel eet le réoit
sur ce siège légendaire. »
DERNIÈRE HEURE
(Service spécial de L'INDÉPENDANT).
Mardi, 4 heures.
En Angleterre.
L’AVANOE DE L’HEURE
LONDRES. — La Ohambre dee Communes a adopté, en dernière Jeoture, la
loi relative à l’avance de l’heure légale.
A Varna.
INSPECTION DES 80U8-MARINS BOOHES
ODESSA. — L’amiral Souohon, venant de Constantinople, a Inspecté, à
Varna, tes chantiers pour l’appareillage dee eoue-marlne envoyés démontés
d’Allemagne, il a visité également lee nouveaux eoue-marlne prête à opérer dans
la mer Noire contre la flotte russe qui durant la guerre a détruit 70 vapeurs et
8.000 voiliers turcs.
En Allemagne.
UN DIOTATEUR DE8 VIVRES
ROTTERDAM. — Il parait ooiiiain maintenant que le gouvernement alle-
mand annoncera bientôt la nomination du nouveau ministre de l’Intérieur. Celui-
ci sera en quelque sorte Ce dictateur pour la distribution des vivres dans toute
l’Allemagne.
LA NOUVELLE RÉCOLTE
ROTTERDAM. — La nouvelle récolte allemande serait meilleure cette annéo
que la récolte de l’année dernière.
Les négociations Bulgaro-Roumaines.
BERNE. — Le député bulgare Daskalow écrit au sujet des négociations bul-
garo-roumainee que la Roumanie exige beaucoup et ne cède rien. Il attaque
violemment la Roumanie qui retiendrait 200 wagons de marchandises, alors que
la Bulgarie ne retient pas de marohandlses destinées b la Roumanie.
L’Angleterre et la guerre.
, STOCKHOLM. — Les membres de la Douma, venant d’Angleterre et retour-
nant b Pétrograd, ont déclaré qu’lie étalent convaincus que « ('Angleterre consi-
dérait la guerre comme à peine commencée et qu'elle était décidée b la pour-
suivre b outranoe. »
Vers Bagdad.
PETROGRAD. — L'avant-garde du général Baratoff eet maintenant b 120
milles de Bagdad.
Le communiqué Anglais.
B LONDRES. — Hier soir, pendant toute la nuit, activité considérable ds Far-
I lillerie entre Looc-Béthuno et Je oanai de La Baseée. A l'est de Loos, un détache-
ment ennemi a pénétré dans un élément de notre tranchée ; Il en fut ohaesé
aussitôt.
Près de ja redoute Hohenzollern noos avons effectué un bombardement effl-
oaoe. Au sud du canal do La Baseée, une mine allemande a explosé en avant de
nos tranohées ; l’ennemi on a oooupé l’entonnoir, mais nous noue sommes em-
parés ensuite d’une lèvre de eet entonnoir ; noue y avone trouvé plusieurs ca-
davres allemands.
Explosions de mince au nord-ouest de Hulluoh.
Nous avorte réduit au sllonee les mortiers dee tranchées ennemies dans le
voisinage de Bt-Eloi.
La Guerre.
I , .
‘ Certains se demandent si les petites
' opérations entreprises ces joure der-
, mers par l'ennemi après sa quatrième
. grande attaque sont l’indice que -le
, commandement allemand a renoncé
; aux grosses et véhémentes opérations
- qui se sont jusqu’à ce jour brisées
contre l'héroïsme inouï, sublime et
| surhumain des soldats de la Meuso et
des défenseurs de Verdun.
ï Nous croyons que d’autres attaques
i intermittentes et furieuses vont se pro-
. duire, car il est impossible que le
i Kronprinz avoue sa défaite et la faillite
d’autant plus humiliante de l’offensive
. que celle-ci fut plus formidablement
préparée et plus massivement ex@-
, culée
! Du 21 au 26 février, du 6 Au 10 rfars,
dan9 les journées du 9 et 10 avril, du
4 au 10 mai L’effort des Allemands, fut
vraiment colossal.- A des bombarde-
ments infernaux succédèrent des atta-
ques d’infanterie tantôt par masses,
tantôt par vagues successives ; l’Atta-
que fut tour à tour de largo envergure
et tour à tour localisée. Ni les opéra-
tions rie grand style, ni les coups do
boutoir contre un point choisi, ni les
uctions do front, ni les manoeuvres
enveloppantes n’ont donné à l’ennemi
l’occasion fièvreusement cherchée
d’annoncer aux armées impatiente»,
aux populations angoissées, aux
neutres perplexes une victoire digne
do ce nom, c’est-à-dire ayânfc à la lois
une portée politique et dès co'ns’équen-
ceè militaires.
On peut soutenir, en vérité, que c’est
nous qui retenons les armées altemnn-
tles sur les rives de la Meuso, mordil-
lant leurs positions, les menaçant non
seulement de reprises do ferrai Limais
encore d’une attaque vers la région de
\lotz que les Allemands veulent !
enrayer à tout prix. 1
Los Allemands prétendent, ayant
manqué de beaucoup leur attaque
contre Verdun, qu’ils voulaient pré-
venir l’offensive des Alliés. C’est un
bluff. Les Allemands savaient bien
qu’en février et en mars, les Alliés ne
pouvaient être prêts pour une action
assez puissante et assez savamment
coordonnée pour briser la formidable
machine «pii résiste encore malgré les
déceptions humiliantes de Verdun,
malgré le blocus qui affame les
estomacs, irrite les nerfs mais n’em-
pêche pas la construction d’un maté-
riel de guerre colossal. !
L'heure de cette offensive que les Al-
lemands essaieront vainement de pré-
venir par quelques opérations vers
Jacobstadt, Riga et Dwinsk sonnera.
Qui pourra dire quand ? Kilo son-
nera, soyez en sûrs, au niomentjnôino
où tous les fronts alliés seront urrivés
à leur maximum do force offensive. |
L’exemple do Verdun, l’abstention
des Impériaux en face de Salonique,
les efforts inutiles des Autrichiens sur
le front italien, les vaincs tentatives
des Allemands sur le front russe et lo
front anglo-belge montrent qu’à l’hcuro
présente notre défensive doit être
partout inexpugnable. Mais il ne s’agit
pas de se défendre pour être vain-
queur. Il faut attaquer.
Par la disette, par lo résistance aux
efforts de l’ennemi, nous affaiblirons
son moral, mais nous ne le réduirons
(pie sur les champs de bataille. C’est
par le canon que nous devons le briser
et c’est par des victoires dues à l’initia-
tivo des Alliés que nous obtiendrons
la paix méritée par tant de patience, .
d'héroïsme et d:.* sacrifices.
Or ne trahit aucun secret en estimant
que le, front de Salonique, qui mérite
do porter le nom de front serbe, n’aura
le contingent nécessaire à une attaque
certainement victorieuse que dans
cinq on six semaines. D’autre part si
nous pouvons affirmer qu’il y a sur
tous tes points du front, vers te
Somme, vers l’Oise, en Artois, dans
tes Flandres, en Champagne, en Lor-
raine, en Alsace des masses formida-
bles, inouïes de canons et de muni-
tions — au point qu’on se demande s’il
ne manque pas d’artilleurs pour tant
d’artillerie —* te haut commandement
estime avec raison qu’on n’aura la cer-
titude absolue de la victoire que te
jour où notre grosse artillerie, égale
sinon supérieure à celle des Allemands
et des Autrichiens, sera aussi forte
numériquement que la leur. On se
hâte, on accroît la production. Pendant
ce temps, se complète te front de Salo-
nique ; 1c front anglais qui est très
fort n’attend qu’un signal ; sa flotte
aussi ; les Russes qui ont montré de
quelles prouesses incroyables ils
étaient capables, se rapprochent de la
frontière roumaine, affermissent leur
front, l’arment puissamment et tien-
nent en réserves les troupes neuves
qui participeront à la grande victoire.
Sachons attendre, a dit M. Louis
Part h ou.
Octave AUBERT.
I wf ■■SWiSWSW—W
Le sentiment public en Angleterre.
Lo Royaume-Uni tout entier a les
yeux fixés sur lo voyage de M. Asquith
à Dublin. Lo premier ministre va pren-
dre lui-même en main lo gouverne-
ment do l’Irlande et diriger le désar-
mement des volontaires. Il veut trou-
ver une solution à la Question du Home
' Rule qui apaise tes passions et réta-
blisse l’entente générale. Les derniers
événements ont provoqué en Irlande
un. bouleversement profond, et d autre
part, révolution anglaise vers le ser-
vice obligatoire a révélé le changement
rapide qui s’était opéré dans le senti-
Iment publie chez nos amis et allies
d’outre-Manche •
On ne peut pa9 encore prédire les
décisions qui adviendront dans Ja
question irlandaise, mais on se saurait
trop insister sur l’unanimité flui se
I fait en Angleterre à l’égatd du service
• obligatoire, et celui-ci paraissait bien
autrement difficile à réaliser que 1 au-
tonomie de l’île soeur. Hier encore, les
i gens inquiets so demandaient si tes
masses populaires l’accepteraient sans
protestation. Aujourd’hui, la question
est si bien réglée, au à la dernière
i séance de la Chambil des communes
la discusiou des articles de la loi s est
achevée sans que l’opinion sy intér*«-
sàt autrement qu’à une chose qui va
, do soi Le vote de I ensemble de la loi
> et l'adoption p&f là Chambre m mm*
• sont imminents et il semble que dè$ à
présent cette loi qui boutevrrsn le»
vieilles traditions britanniques soit
entrée dans les moeurs. Telle est sur
l'esprit pratiqué' des Anglais la force
des circonstances et des nécessités re-
connues.
I La Grande-Bretagne a été amonéo
' graduellement à l’acceptation de l’im-
pôt du sang. Certains Anglais estiment
que le gouvernement la poussée trop
lentement vers ce but. 11 est. même
possible
pu obtenir de la nation le sacrifice
total. Mais l’admirable effort du re-
crutement volontaire» — effort unique
dans les annales du monde — a eu
pour résultat très appréciable do ren-
dre pour ainsi dire insensible lo pas-
sage du régime militaire ancien au
nouveau. Il est certainement exact que
dès maintenant, et avant toute mesure
i (!«• mobilisation uni venelle, 1 immense
majorité des mobilisables se trouvent
soit sous les drapeaux, soit sur tes
listes do recrutement. Et si te M oom-
■ pulsion » est acceptée avec si peu
d’émotion ou de surprise, c’est que la
contrainte morale avait depuis long-
temps précédé la contrainte légale.
| Aujourd’hui, la conviction de ton»
’esl faite. Radicaux ou conservateurs*
hommes des villes ou des campagnes,
iis savent que le salut de l’Angleterre
exigeait l’adoption du service militaire
universel. Du n’observe plus guère
que des différences d interprétation.
Pour les plus ardente partisans dit
système, le mérite principal de la loi
nouvelle sera d’augmenter considéra-
blement te nombre des hommes déjà
: au front et d'assurer l’appel régulier
:
!, totalité des hommes mobilisables, non
• inscrits sur tes listes utl reerntem n»
. volontaire, dépasse de beaui M,ii’
i chiffre de 200.
, . nement. Les autres, tout en îip'nii'Uic
i que ce chiffre, est au contraire
t m'onnaisent, que l'adoption du serv' 11
) obligatoire permettra de mieux ufiiser
i les hommes mobilisés, par exempte do
> mieux pourvoir tes chantiers de cons-
? traction (te la marine marchande, qui
i se trouvent aujourd’hui à court. d’ main-d’oeuvre. Mais ces divergence»
t n’cxcluent pas uno entente complète
< sur le principe» même de la nouvelle
. mesure. Les seuls individus qui pro-
- testent encore sont ceux que i’o i ap*
- pelle de l’autre côté de la Manche le»
I « cranks » — tes toqués — et qui onfc
t toujours joué dans l'histoire de 1 Angle-
t terre le rôle du fou du roi.
Dernier Irait caractéristique. Gu
n’entend guère de discours sur le scr-
i> vice obligatoire sans qu’une allusion y
s soit faite aux devoirs de I Angleterre
i» envers la France. Il ne s’agit pas »•
e d’un simple artifice oratoire, ni d un
t argument dont nous puissions
- effrayer. L’émouvante popularité don*
s la France jouit auprès du public an-
e glais, surtout depuis Verdun, aura
e exercé une importante influence s(ir U
décision du pays en faveur do la co/is-
a cription. Tout le monde, ici, est dad*
r cord pour le reconnaître. Les Angiaiw
les plus éclairés ajoutent que nous na
s devons pas craindre que cette popu *
i larité soit suivie, d’une réaction et que
s le nom do la France, à forco d être
AI/. i■ r.A mincimn fi’ordre inteneur*
finisse par devenir odieux à ceux qui
no subissent le service obligatoire qu a
contre-coeur. La nation anglaise, disent
ils, est ainsi faite, qu’elle ri obtient
(t’elle-mêmo un grand effort qu k cor -
dition de découvrir dans cet eflort quête
que noblesse. Elle a déclaré la guerrj
à l’Allemagne pour la Belgique. CeW
en partie pour la France qu elle se ser®
imposé tes chaînes du service obhfrite
toire. Hvpocrisie, diront les Alle-
mands. Ceux qui connaissent iam»
anglaise savent, au contraire, que c est
là une de ses dispositions tes plus c-mte
valeresques et les plus sincères.
C’est dans ces dispositions que w
public anglais attend les décision#
qu’un contact direct inspirera » M-
Asquith pendant son séjour en Irlanda
Les mesures qu’il jugera opportunes
pour obtenir l’apaisement dénmtir e»
la collaboration intégrale de tous les
Irlandais, seront accueillies par la na-
tion britannique avec le meme «pnj
qui a volontairement fait à la victoire!
des alliés le sacrifice du service obliga^
toire que naguère aucune violence n«
paraissait capabla &^bt£niI(Temps )
«iiiiNiiuiiuaiiniH*»*
La rentrée du Parlement.
Paris. — On «Ut que Ica Chambres re«
commencent jeudi prochain leurs tra-
vaux. En tête de l’ordre du jour do le
Chambre est Inscrite la proposition d#
résolution tendant à l’application des ar-
tidas 38 et 71 du Codû de justice mUltair»
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