Titre : Le Patriote des Pyrénées : paraissant tous les jours excepté le dimanche
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1926-10-19
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32834057k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 octobre 1926 19 octobre 1926
Description : 1926/10/19 (A31). 1926/10/19 (A31).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5255630m
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3195
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/03/2020
IARIF DES ABONNEMENTS
8mois (mots I*n ,
J Serrlce... par Porteur» 12 23 4B;,
> Déuarlem' et Limitropfaet 12 23 40] I
| Aitres dépari et Colonisa 12 33 4B!
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| A PAU : Bateau Ou Journal et As- Sara».
! A PARIS r Ag. Basas, «3, rue da Ricbeliau
et tes Succursale»,
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Patriote
Ce Numéro: 20 Centimes
DES PYRÉNÉES
20 Centimes le numéro
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OCTOBRE 1926
Adresse Télégraphique PATRIOTë PAU <
Téléphone 0.45 |
Chèques Postaux 3.S87 Bordeaux i
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4
J
JOURNAL RÉPUBLICAIN Paraissant tous les jours excepté le Dimanche
LE PLUS LO RI TIRAGE DES JOURNAUX DE LA REGION
RÉDACTION & ADMINISTRATION : 11, Rue da Maréchal-Joffre, PAU
LA SITUATION
Pau, 18 octobre.
» Les ministres se sont réunis hier en
^Conseil, à l'Elysée M Painlevô a fait
'fonnaître que les opérations du Maroc
étant terminées, le rapatriement des
* troupes, commencé depuis un mois,
çera achevé le 20 novembre.
— La déclaration du parti radical-
socialiste est le digne couronnement
de son congrès. Elle peut se résumer
ainsi : « Pas d’opposition déclarée au
•gouvernement de M. Poincaré, car
nous pourrions être rendus responsa
bles de son échec. Mais sur le terrain
électoral, maintenons avec les socia
listes « des ententes limitées et fé
condes ».
— En Chine, les troupes rouges se
trouvaient hier à 24 kilomètres seule
ment de Shanghaï.
— M. Cook, secrétaire de la Fédéra
tion des mineurs anglais, déclare qu’il
faut que la grève continue.
A la recherche
d’un chef...
et d’un programme
Clôture du Congrès
LA REUNION DE SAMEDI
Le parti radical, qui a essayé de
rechercher à Bordeaux, avec sa
personnalité perdue, un chef et
un programme, aurait dû sus
pendre pendant quelque temps
ses clameurs et tourner les yeux
vers son »îné, le parti libéral an
glais. Peut-êlre aurait-il trouvé là
un enseignement.
Lord Asquith, en effet, qui pré
sidait depuis i3 ans aux destinées
de ce groupement politique, vient
de donner sa démission et d’expli
quer, dans une lettre ofleielle,
qu’il se retire à cause île 1 impuis
sance où il se trouve de rrainUnir
l’unité du parti. Des « autorités
rivales » se disputent en effet l’in
fluence et les fonds. Les uns qui
suivaient lord Asqmth, pratiquent
une politique démocratique, n ais
modérée; les autres, conduits par
Lloyd George, ne cessent de faire
aux travaillistes les plus graves
concessions sur les
sur les méthodes.
Cette division, qui dure depuis
près de dix ans, a profondément
affaibli le parti Nbéral anglais; il
a été battu à presque toutes le3
élections: il ne comporte plus
qu’une quarantaine de députés et
tandis que sa droite hésite à don
ner la main aux conservateurs, sa
gauche se solidarise de plus en
plus avec les socialistes. Si M.
Lloyd George prend la direction
réelle du parti, tous les modérés
se retireront et formeront un cen
tre qui combattra presque tou
jours aux côtés des conservateurs.
Sans vouloir assimiler complè
tement les crises où se débattent
actuellement le parti libéral anglais
et le parti radical français, nous
pouvons affirmer qu’elles sont ce
pendant de même nature. Mais
tandis que c’est le modéré, qui,
en Angleterre, semble céder la
place à l’extrémiste et l’inviter à
faire une expérience où le part'
trouvera sa fin, en France, c’est le
carfelliste, c’est l’ami intime des
socialistes, c’est M. Herriot qui se
retire et la majorité du parti sem
ble réserver ses votes à un prési
dent pius modéré.
L’on voit, en Angleterre, se des
siner les préliminaires d’une scis
sion. Le parti radical, en France,
n’en est pas encore là. Mais il de
vient manifeste que cette forma
tion politique est épuisée,ses hom
mes vieillis, son programme de
plus en plus pauvre. Aucune gran
de idée n’éclaire ses « militants »,
qui ne militent en réalité que
pour la conservation ou la con
quête des places. « Nous sommes
un parti de gouvernement », se
plaisent à dire les chefs radicaux.
L’événement montre, surtout, de
puis la guerre, que l’on se trom
perait fort si l’on prenait cette
expression dans son sens plein et
hautement politique. Les radicaux
• ne sont « de gouvernement » que
pour profiter par eux-même3 et
par leurs proches des avantages et
des profit? du pouvoir. Si, comme
le disait Henri Heine, ce sont les
idées qui mènent le monde, l’heu
re De fardera guère maintenant où
les radicaux ne mèneront plus
, rien du tout
’ L.-À. PAGES
Les congressistes avaient résolu, sa
medi matin, de « solutionner », com
me iis disent, quelques problèmes ca
pitaux. Ceux de la crise du logement,
des politiques sociale et agricole, et
celui de l’alcoolisme devaient recevoir
tous leurs soins. C’est ce dernier qui,
seul, fut, sinon résolu, du moins exa
miné, non pas dans son ensemble,
mais sous cet angle spécial du privi
lège des bouilleurs de cru.
Selon l’usage l’un demanda sa sup
pression, l’autre plaida pour son main
tien et le débat manqua de dégénérer
en dispute, quand un délégué déposa
que les biberons des enfants de l’Orne
étaient garnis d’aicool. M. Berthod,
rapporteur, bondit alors à la tribune
a Si de pareilles informations, dil-ï,
sont prises au sérieux, nous en arrive
rons à voter contre le privilège et, dès
ce moment-là, plus un seul radical ne
pourra être élu dans les régions où
fleurit la vigne. »
Cet argument, cependant lourd, ne
sut apaiser le tumulte, et l’affaire al
lait mal tourner quand le président eut
l'idée, pour apaiser les adversaires, de
renvoyer la cause à l’étude du comité.
C’est un moyen couramment employé
pour éluder les difficultés.
Devant dix délégués, demeurés en
séance, on s’occupa, en attendant
l’heure du déjeuner, des assurances
t sociales dont on ne cesse de' parler,
rincincs et denseignement, d autres choses encore
La séance de laprès-midi fut très
longue et très animée. On y traita de
politique extérieure et de problèmes
financiers. Auparavant, il fut question
de l’élection qui, depuis tepis jours,
remuait si fort les passions. M. Maivy
demanda la parole pour déclarer quil
n’était pas candidat à la présidence.
« Quand j’ai cru comprendre, dit-il
que l’union ne se ferait pas sur mon
nom, que les attaques dont je suis
journellement 1 objet risquaient de re
tomber sur mes amis et électeurs, je
ms suis retiré. A mon tour, et avec
plus de ferveur encore, j’ai supplié
Maurice Sarraut d’accepter. J invite
mes amis à lui donner tous les suf
frages. »
M. Sarraut remercie MM. Maivy et
Herriot et, non sans émotion, s’adres
sant ù cette assemblée qui allait sû
rement l’élire, il prononça quelques
paroles. ,
« Si j’ai consenti, dit-il, à revenir
sur la décision que j’avais prise, c’est
que mes amis m’en ont fait une obli
gation. Je ne me sentais qualifié en
aucune manière pour présider votre
parti. Je vous promets de lui donner
mon cœur. Je vous livre mon nom !
Faites-en ce que vous voudrez. »
On applaudit encore, on applaudit
éperdument, et puis l’on entendit di
vers citoyens parlant de Loearno, de
rapprochement avec les républicains
allemands, de la Syrie, et de l’œuvre
qu’y accomplissent les communautés
religieuses.
Ces discours, dénués de tout intérêt,
ne furent écoulés par aucun congres
siste, malgré les vociférations de leurs
intrépides auteurs.
Comme l’un d’eux avait jeté dans le
vacarme les mots « dettes interalliées »
l’assemblée tout à coup cria : « Cail-
laux ! Caillaux ! Caillaux ! » Et l’an
cien président du Conseil parut à la
tribune.
nemi du poids dont les traités l’avaient
justement chargé, qu’au moins nous,
qui avons sauvé le monde, nous
n’ayons jamais à verser un centime
de plus, pas un centime, entendez-
vous, que ne nous versera le peuple
qui a voulu et prémédité le désastre. »
Dans un coin de la salle, des con
gressistes se prirent à la gorge.
On dut les séparer. Des cris, des
hurlements traversaient l’Alhambra.
Ils redoublèrent quand un sénateur de
la Drôme, M. Lisbonne, vint tout à
coup prétendre que, loin de rédiger
la déclaration du parti en s’inspirant
des vœux émis par le congrès, la Com
mission de' la déclaration s’était per
mis d’en arrêter le texte d’avance. A
cette accusation, M. Sarraut traversa
la salle en gesticulant et, au milieu
d’un chahut solennel, gravit les mar
ches de la scène. Il accabla M. Lisbon
ne de reproches amers. Dans le leu de
sa plaidoirie, il brisa plusieurs verres
disposés pour les orateurs. On lui fit
un triomphe. M. Lisbonne fut hué.
Une fois de p’us, la discussion de
vint confuse. C’est vingt petits congrès
que le congrès tenait. En fin de comp
te, et après mille peines, le texte de la
Commission fut mis aux voix et adop
té, mais retouché, puis retouché et re
touché encore, sur la prière de M.
Caillaux, si bien qu’après l'avoir remis
si souvent en chantier, ce texte n’avait
plus rien de sa forme première et n’é
tait, si l’on veut, qu’un petit nombre
de recommandations que le parti fai
sait à ses élus. Et le combat se termi
na à la satisfaction de la plupart des
congressistes.
M. Sarraut élu président
A ce moment, on proclama les ré
sultats de l’élection présidentielle. On
connut, et non sans surprise, que plu
sieurs délégués avaient, sous des pres
sions diversts, modifié leur bulletin de
vote. On attendait une élection à l’una
nimité, et M. Sarraut n’a été élu que
par 446 voix sur 514. Il remercia l’as
semblée, mais eut soin de marquer
qu’il n’avait accepté cette présidence
qu’à la condition très formelle qu’il ne
l’exercerait que durant une année.
LA JOURNEE DE CLOTURE
La séance de dimanche matin, la
dernière du congrès, a été consacrée
à la lecture de la déclaration du par
ti, faite par le nouveau président, M.
Maurice Sarraut. La déclaration ap
prouve nettement M. Herriot d’être
entré dans le cabinet Poincaré, ce
qu’on n’avait pas osé insérer dans
l’ordre du jour sur la politique inté
rieure du parti.
La déclaration est, d’autre part,
franchement et même ardemment mi
nistérielle ; elle fut cependant applau
die d’un bout à l’autre par les con
gressistes, qui ne savent plus à quoi
s’en tenir et ne comprirent vraiment
très bien que la partie anticléricale,
qui fit leur bonheur.
LA DECLARATION
Tout de suite, la déclaration affir
me « le sentiment profond de confian
ce unanime dans la vitalité du grand
parti » et que ses adversaires « doi
vent faire leur deuil de leurs espoirs
trop pressés ». Sans doute, il y a « un
malaise qui pèse depuis plus d’un an
sur le pays républicain », mais l'ori
gine de ce malaise « nous le trouvons
dans les circonstances qui ont suivi
la victoire remportée le il mai ».
L’échec
« Au début, le prestige de ses suo-
cès récents et de son apparence de
cohésion permirent au cartel de ral
lier sur sa droite, par le soutien de
républicains qui n’étaient pas de ses
élus, une majorité peu considérable,
mais qui paraissait suffisante pour te
nir et pour agir. Malheureusement,
cette majorité devait s’émietter au fil
des jours, parce qu’elle ne fut pas as
sez unie. et. par suite, assez forte
pour agréger autour d’elle la masse
flottante des hésitants, des timides,
de ceux qui flairent le vent ou qui
n’acceptent la discipline que du bout
des lèvres. »
UNE DECLARATION
SENSATIONNELLE
Le « Sunday Times » de Londres se
f dit informé par une haute personna
lité de la Cité gu’une déclaration de
la plus grande importance sera faite
mercredi prochain par les banquiers
et hommes d’affaires les plus émi
nents de l’Europe et des Etats-Unis.
Cotte personnalité estimerait qu’u
ne orientation nouvelle de la politi
que s’impose pour restaurer le cré
dit et donner au commerce j’impu!
sion que nécessite la sibilation ac
tuelle.
Un discours de M. Caillaux
« Que me voulez-vous ? demanda-
t-il, jo ne suis plus au gouvernement.
Il ne m’est possible que de vous parler
du passé. »
Il refit alors l’historique de ses négo
ciations avec l’Amérique et avec l’An
gleterre. Il avertit les radicaux que
des difficultés graves et nombreuses j
fondront sur le pays en cas de non- j
ratification des accords Mellon-Beren-
ger :
« Voyez-vous, dit-il, l’opération de
consolidation du franc est une opéra
tion indispensable. Ma conviction est
qu’on ne stabilisera notre monnaie
qu’avec l’appui, je ne dis pas d’em
prunts, mais de crédits extérieurs.
Voyez la Tchécoslovaquie, elle adû y
recourir et l’Allemagne, pour restau
rer ses finances, n’est-ce point de l’ex
térieur que les secours lui sont venus?
Au gouvernement responsable de con
venir qu’il y a dans la vie des peuples,
comme dans la vie des nui "idus, des
heures douloureuses où il esi. impossi
ble de ne pas contracter de très dures
obligations, de s’gner certains actes.
a Donnez des directives au gouver
nement, mais je vous engage à être
prudents. Ne penchez pas vers l’in
transigeance. La direction vers laquel
le il faut tendre, c’est celle de la poli
tique de l'éponge sur i’ardoise pour
toutes les dettes et quelles qu’elles
soient. Devant le protectionnisme su
raigu qui sévit dans le monde, je dis
que le transfert des richesses de peu
ple à peuple est une utopiee. »
Ce discours nerveux provoqua un
fort long débat. M. Franklin-Bouillon
intervint.
« Ce qu’il ne faut pas, s’écria-t-H,
c’est que la France, dans cette ques
tion des dettes, soit plus maltraitée
que l’Allemagne. Puisque, depuis sept
ans, les Alliés ont mis tout leur
gfi çje- diplomatique à alléger leur en-
L’acte de décès du Cartel
Sur sa gauche, le parti socialiste
pouvait apporter un concours effectif,
mais t l'offre de notre parti s’est
heurtée à une réponse négative ».
« On peut dire que, dès ce jour-là,
le grand élan qui emportait la démo
cratie française se trouvait, sinon
brisé, du moins fortement ralenti. »
Que sa passa-t-il alors?
Tentative d’une union à droite
« L’expérience d’un cabinet radical
socialiste avec soutien socialiste
ayant avorté devant le Sénat avec le
premier cabinet Herriot, et devant
la Chambre avec le second ministère
Painlevé, était-il du moins possible
de trouver parmi les modérés un ap
pui qui permit de réunir une majori
té pour une action démocratique plus
apaisée? Des hommes corridérables
et d’un incontestable républicanisme
l’on essaÿé, allant même parfois fort
loin dans ta mosaïque de leur foi com
me dans leur conception sur la doc
trine, mais aux heures de réels dan
gers, ils voyaient avec mélancolie s’é
claircir chaque fois davantage les
rang3 de la, majorité qu’ils avaient pé
niblement réunie. »
Puis, les crises succédèrent aux cri
ses, finissant par inquiéter l’opinion
publique.
M. Herriot dans le cabinet Poincaré
« C'est dans ces conditions que le
président de la République, dont la
correction constitutionnelle et la
loyauté républicaine sont à l’abri de
toute critique, a fait appel à M.
Poincaré, dont le républicanisme est
hors de cause. Le chef du futur gou
vernement déclara au sortir même de
l’Elysée, ou’il ne consentirait en au
cun eas à se charger du pouvoir s’il
n’était nrénHblpment et fermement
assuré du conoours du parti, radical
socialiste.
< Co concouru, fallait-il le refuser?
Le danger était là, pressant, inexora
ble, et on devait le conjurer à tout
prix. Nos amis savaient que leur re
fus pouvait entraîner une crise poli
tique d’une incalculable portée, où le
régime lui-même risquait d’être at
teint dans ses œuvres vives. Ils sont
allés à ce qu’ils avaient le droit de
considérer comme le devoir. Leur
tort fut, dans la précipitation des
événements, de ne pas suivre à la let
tre le règlement de notre parti. Mais
ayant noté, pour la regretter, cette
infraction au statut qui doit demeu
rer notre guide, devons-nous vrai
ment nous dresser contre ces hom
mes et les blâmer d’une décision par
faitement honorable, incontestable
ment courageuse et que le seul inté
rêt du pays a dictée?
« Soyons justes et soyons humains.
En allant au-devant do toutes les dif
ficultés qu’ils devaient et pouvaient
prévoir, les minstres radicaux socia
listes du cabinet Poincaré ont dû.
nous l’imaginons, scruter le visage
anxieux et grave de la France s’éle
vant au-dessus des partis et puiser
dans sa vision pathétique la volonté
de sacrifier momentanément au salut
commun leurs préférences et aussi
leurs ressentiments. Quand un anoieD
président du Conseil comme Herriot.
aimé des militants pour ses matmifi-
ques qualités, s’expose aux risaues
aue vous savez, peut-on. sans éprou
ver quelque honte au fond de soi. mê
me imaginer un seul instant qu’il fut
déterminé dans son geste par un
souci d’ambition personnel? »
La livre à 248 francs
Le parti radical a donc prêté son
appui à l’effort tenté par le gouver
nement
« Il l’a fait. Faut-il le regretter ?
tt Alors que, par suite d’une crise
ministérielle et qui visait à atteindre
nos chefs, tous nos chefs, les coffres
du Trésor vidés de leur substance ne
pouvaient plus se remplir que par des
infla’ions nouvelles; alors que la ruée
des déposants assiégeait les guichets
des banques et des caisses d’épargne,
que ia livre bondissait 4 248 francs, la
panique a été arrêtée, le franc a rega
gné le fiers de ce qu’il avait perdu, les
Bous de la Défense nationale se sont
normalement renouvelés, le budget a
été équilibré, 4 milliards et demi de
ressources ont été trouvés pour l’amor
tissement, en un mot les lourds nuages
qui menaçaient de crever en cyclone
ont été dissipés.
« Ces faits justifient, à eux seuls,
l’attitude de nos amis.
L’attitude vis-à-vis du cabinet actuel
» Reste l’avenir. Qui de nous peut
déclarer que nous touchons au port et
que le salut du franc c-st assuré ? Hé
las ! Les causes profondes de la dépré
ciation de notre monnaie subsistent,
et tant qu’on ne les aura pas extir
pées, nous serons exposés à des dan
gers contre lesquels il nous faut à tout
prix garantir notre pays, dont le des
tin domine, et de bien haut, le sort de
tous les partis politiques. De l’attitude
du gouvernement en face de ces gra
ves problèmes dépend la nôtre à son
égard.
a Notre parti envisage que dans une
situation exceptionnelle il ne saurait
assumer la responsabilité de provo
quer l’échec de l’effort tenté par le ca
binet d'Union nationale. Il ne renonce
nullement, d’ailleurs, à indiquer à oette
situation les solutions qu’il a depuis
longtemps envisagées pour parer au
péril financier, ni ù sa volonté de faire
prévaloir ses solutions. Mais, quelle
que soit la durée de cette trêve il esti
me que dans l’avenir son rôle ne sau
rait se borner à être à la remorque de
combinaisons auxquelles il participe
rait sans y jouer le rôle de direction
qui doit demeurer son but. »
La déclaration parle ensuite des det
tes extérieures et des accords de Wa
shington qu’on ne peut ratifier sans
loyalement indiqueT en même temps à
nos amis américains et anglais les ré
serves qu’il apporte dans leur accep
tation: de la fortune acquise; de l’agri
culture; elle comprend aussi, naturel
lement, un couplet sur l’école unique,
les « propagandes cléricales » et le
retour au scrutin d’arrondissement.
LA CLOTURE
Où se tiendra le prochain congrès ?
M. Lefebvre (Seine-Inférieure) exige
des sanctions contre les parlementaires
coupables d’indiscipline.
Clôture ! Clôture t clame-t-on com
me un militant demande à expliquer
son vote. Et la clôture est prononcée,
tandis qu’à l’unanimité, par acclama
tions, est approuvée ta déclaration du
parti.
M. Lefebvre, insistant pour sa mo
tion, doit quitter la tribune sans avoir
parlé, en protestant :
« Citoyens, nous avons été trompés.»
Le tumulte est déchaîné. Pour y ob
vier, M. Gavaudan propose de fixer le
siège du prochain Congrès.
Le président propose Paris.
Dans la salle, on crie : « Nice, Lour
des, Lyon, Toulouse. »
A défaut de Paris, M. Gavaudan
proposa Angers, où les radicaux lut
tent avec tant de courage.
M. Fabius de Champville se déclare
favorable à la province et propose —
au milieu d’une indescriptible hilarité
— Bagnoles-de-l'Ome.
— Yssingeaux 1 clame •inlassable
ment un délégué.
— Cayenne ! réplique un autre, se
tournant verB le député de la Guyane
qui accueille, souriant, cette offre inat
tendue.
De nombreux militants escaladent
l’estrade pour souffler & l’oreille du
président le nom de leur ville favorite.
Paris, l’Ouest, le Midi affrontent leurs
préférences en un pittoresque tohu-
bohu crue nul ne prend au tragique.
M. Maurice Sarraut intervient pour
apaiser le débat.
Paris aurait le Congrès en 1927. et
Angers en 1928. Adopté.
Et dans le tumulte de la sortie se
confondent la sonnette du président el
la voix des derniers rapporteurs
— Vive la Fronce et vive la Répu
blique ! s’écrie le président Denyse,
Conseil des Ministres
EN BELGIQUE
LE RAPATRIEMENT
DES TROUPES DU MAROC
Sera achevé le 20 novembre
Le voyage de M. Poincaré
Les ministres se sont réunis diman
che matin à i’Elysée, sous la présiden
ce de M. G. Doumergue.
M. Poincaré a rendu compte au Con
seil de son voyage en Alsace et en
Lorraine et des impressions très favo
rables qu’il en a rapporté.
La situation extérieure
M. Briand, ministre des affaires
étrangères, a fait l’exposé de Sa situa
tion extérieure.
Le délégué français
à la Cour de La Haye
M. Briand a soumis à la signature
du président de la République un de
cret aux termes duquel M. André
Weiss, professeur de droit internaUo-
nal à la Faculté de droit de Paris, est
désigné à nouveau comme memore de
la Cour permanente d’arbitrage de La
Haye, pour une période de six années.
La fin des opérations au Maroc
M. Pauilevé, ministre de m GuerFe,
a fait connaître au Conseil que, tes
opérations du Maroc étant terminées,
le rapatriement des troupes, commen
cé depuis un mois, sera achevé le 2b
novembre, date à laquelle les effectifs
seront réduits aux chiffres do ceux
de 1921.
Les droite de douane sur les blés
Enfin, M. Queuille, ministre de i’A-
gricuiture, a fait approuver deux dé
crets pris en application de la loi du
9 août août 1926, permettant le rem
boursement d’une partie des droits de
douane sur les blés tendres destinés à
la panification.
Prochains Conseils
Un Conseil du cabinet aura lieu jeudi
prochain et les ministres se réuniront
en Conseil des ministres vendredi pro
chain.
LA STABILISATION DU FRANC
Le ministre du Trésor, M. Franc-
qui, a passé la journée de vendredi
à Paris, et il est rentré à Bruxelles
dans la nuit.
M. Francqui a conféré longuement
avec le président du conseil, M.
Poincaré, au domicile particulier de
celui-ci.
Les entretiens, d’ordre financier,
auraient porté surtout sur le taux
définitif de stabilisation. On sait que
le gouvernement belge estime que le
taux devrait être en Belgique de
l’ordre d° 175 francs par livre ster
ling, tandis qu’il semble qu’on puis
se pour la France envisager éven
tuellement un taux plus favorable.
EN ESPAGNE
Complot contre le roi
et Primo de Rivera
En Chine
LA GUERRE CIVILE EN CHINE
Les nordistes et les sudistes se Dafc-
tenr maintenant aux poiues ue bliaa-
ghaï et la voie ferreo qui relie ecuto
ville à Hankéou a été coupée près de
la limite des concessions étrangè
res. On prévoit sous peu ia chute de
Shangaï, si le maréchal Sun n’arnve
pas à faire venir immédiatement les
troupes de Nankin.
F et. g Y u Hsiang, le générai chré
tien, a fait connaître son complet
accord avec Canton, et s’est enga
gé à s’associer aux opérations de
cette ville contre le Nord. Une par
tie de ses forces Explosion d’une avire chinois
1.200 hommes sont tu:s
Le « Matiu » eprodnt .r» d< pêche
suivante, de Shanghaï au a Sunday
Express » :
1.-200 hommes ont été tués et
beaucoup d'autres brû’és ou noyés
par suite de l'explosion du navire
chinois « Kuang-Fung », qui transpor
tait plusieurs milliers d obus desti
nés au général Sun-C'huan-Fang,gou
verneur de Shanghaï, qui combat
Un nouveau complot vient d’être
découvert en Espagne. Cinq commu
nistes avaient l’mtention de fusilier
à bout portant Je général Primo de i contre les Cantonnais.
Rivera et peut-être aussi le roi Al- j 1.500 hommes de troupes se trou-
phonse à leur arrivée à Barcelone, j va : ent à bord du navire ^sinistré.
Avant l’arrivée du train royal, la ! Cette perte d’une grosse quantité
police a arrêté les conspirateurs, qui'de munitions, rend la situation du gé-
sont maintenant emprisonnés au don-1 néra! Sun-Cliang-Fang presque dé-
jon de Barcelone. ; sespérée.
Poignées de Nouvelles
D’après des renseignements re
cueillis vendredi matin, l’emprunt
ouvert par la caisse de gestion des
Bons de la Défense nationale est à ce
jour largement couvert.
— On déclare que AL Louehcur, à
Berlin depuis quelques jours, y tra
vaillerait. en prévision de fournitures
considérables qui doivent être faites
à la France par l’Allemagne l'année
Marion Blanche, ils y ont été amenés
dans le taxi de la Marne, escortés
par des nnismves militaires de la Lé
sion américaine.
— Le roi et ia reine d’Espagne ar
riveront à Londres demain, mardi.
— Ou mande d Odessa qu’un phé*
cornène géologique se produit sur une
zone côtiere assez étendue de la Cri
mée. Le3 terrains, tout au long de la
Les petits retraités
Vont toucher leur majoration
avant la fin du mois
La « Journal officiel „ du 14 octo
bre publie le décret concernant la
rtpartition du crédit de 200 millions
on faveur fies retraités civiis et mi
litaires, agents et ouvriers de i’Etat,
titulaires de retraites concédées ou
à concéder, et de leurs ayants cau
se.
Le dépai-t de la majoration est
fixée au 1er mai 1926 et calculée ain
si qu’il suit :
20 % pour la part allant jusque?
et y compris 1.000 francs.
15 % pour la part comprise entre
1.001 et 3.000 francs.
10 % pour la part coinpriso entre
3.001 et 5.000 francs.
5 % pour la part comprise outre
5.001 et 10.000 francs.
L’indejnnité de vie chèro spra ajou
tée au principal do la pension.
Les anciens agents de l’Etat et
leurs ayants droit tributaires de la
caisse nationale de retraites pour la
vieillesse el placés sous un régime
spécial no pourront bénéficier do la
majoration qu? s’ils perçoivent déjà
la rente complémentaire servie par
l’Etat et destinée à parfaire leu
pension.
Les autres agents de l’Etat, pla
cés sous le régime général de la lo
du 20 juillet 1886, percevront l’indem
nité nouvelle lorsque la rente de la
caisse nationale des retraites potn
la vieillesse .dont ils sont titulaires,
aura été instituée avec participation
de l’Etat.
Les veuves et orphelins de cer
agents n’auront droit à la majora
tion que si le mari ou le père rem
plissait lui-même les conditions re
quisos.
Le3 intéressés pourront percevoir
leur nouvelle indemnité et le rappel
à (U ter du 1er mai. avant la fin du
mois.
prochaine à titre de prestations en j s’enfoncent dans ia mer.^Le di-
nature, à la réahsatio n d un b»oc > recteur de 1 - In8tltut R éologique de
franeoallemand de l’industrie électri*
que technique auquel pourraient se
joindre sous certaines modalités les
industries électriques d’Angleterre et, tastrophe^est Inévitable*
de Belgique.
— Un décret publié au « Journal
Officiel » portant annulation et ou
verture do crédits au budget de la
]ustice pour l’exécution en 1926 de la
réforme judiciaire prescrite le 3 sep
tembre dernier. Les crédits annulés
s’élèvent à 617.000 francs et les dé
penses à 400.000 francs. En ce qui
concerne la réunion de3 justices de
paix que le gouvernement a la faculté
de réaliser, elle représente une éco
nomie possible de quatre millions de
francs pour l’avenir.
— Les délégués da Congrès syio-
palestinien et des partis de 1 indépen-, p ar huissier ces pratiques,
dance de laSyrie, ayant été informes j * n
que des pourparlers seraient en eoum i — Samedi matin, l’éiève pilote mi-
«wmik 1 éon ci? i\ o fui» I TA»» » a J A J - 1 A
Moscou, chef de la commission dési
gnée pour examiner le phénomène,
conclut dans son rapport qu’une ca-
A Paris, en rentrant à son domi»
cile,_ M. Burel, concessionnaire d’un
music-hall a trouvé ton coffre-fort
évenlré. Des malfaiteurs avaient em
porté 1200.000 francs en numéraire et
150.000 francs de bijoux.
— La Société des auteurs a déposé
une plainte contre M. Privât, direc
teur du « Journal Pat hé », de la
Tour Eiffel ,qui diffusait quotidien
nement des ouvrages dramatiques et
des partitions sans le consentement
des agents de la Société. Un poste ré
cepteur installé dans les bureaux de
la Société a permis de faire constater
pour le transfert à une autre puissan
ce que la France du mandat sur leur
iitaire Dussourd, âgé do 19 ans, ea
voulant atterrir au-dessus de l’aéro-
pays. ont adressé une protestation à droroe la S. D. N. contre toute substitution i ment pkLé à l’entrée de cet aérodro-
de l’Etat mandataire. La puissance i me L’avion a capoté . et le pilote a
visée serait, paraît-il, l’Allemp.moins qu’il ne s’agisse de TJ. Musse- ; eu arrivant à l'hôpital.
— L’Etat de New-Jersev a mobili-
LA GREVE NOIRE ANGLAISE
n II nous faut continuer
le combat », dit M. Cook
M. Cook, secrétaire de ia Fédéra
tion des mineurs, a déclaré :
« Il nous faut continuer le combat.
Nous ne pouvons pas faire autre
ment. Aucun dirigeant des mineurs
ayant de l’amour-propre ne saurait
conseiller aux mineurs de prendre
en considération les propositions qui
leur ont été soumises. La paix t*t
nécessaire à l’industrie charbonniè
re, mais les conditions imposées,qui
conduiraient à la famine, n’apporte
raient pas la paix. »
sans écho dans la salle presque déserte
Le 23e Congrès radical est clos.
LE BANQUET DE CLOTURE
Le banquet de clôture qui a eu
lieu en plein air, sous la présidence
d® M. Sarraut, comprenait 600 con
vives.
Aucun ministre n’assiste au ban
quet Les membres fiu cabinet ont re
gagné Paris afin de pouvoir assister
au oonseil des ministres.
On entend ensuite plusieurs dis
cours en particulier de M. Maurice
Sarraut
« Ne suscitons pa3, dit-il, & ceux
qui tiennent la barre, des difficultés
qui nous rendraient responsables de
leur échec. Mais, cela fait, nous écar
tons pour l’avenir toute idée d’une
politique à la remorque, d’un aban
don quelconque de nos doctrines. »
'ira.
— Les leaders de l’opposition russe,
MM. Zinoviev, Trotzky, Kamenev ont
publié une déclaration où ils annon
cent leur soumission absolue à toutes
les décisions du XIV e Congrès d’
parti communiste, ainsi qu’aux déci
sions du comité central.
— Une nouvelle Iocomitive — ia
plus puissante d’Angieterre — vient
d’être mise en service. Lo poids de la
Iocomotivo et du tender est de 1-10
tonnes.
— Trente détectives veilleront à h'
sécurité de la reine de Roumanie
pendant son séjour aux Etats-Unis.
l’hôtel où elle descendra,
— Le colonel Picot et M. Truelle
ont été reçus par M. Coolidge à la
sé environ S00 policiers miliciens et
volontaires pour donner la citasse
aux 7 bandits qui s’emparèrent d»
l’auto postale dans le quartier new-
yorkais d’Elizabeth. L’ordre a été
donné de ne pas faire de quartier,
car les bandits, armés eux aussi, sa
défendront certainement avec la mê
me sauvagerie qu’ils montrèrent dans
l’exécution do leur crime.
— Pour la première fois, en An
gleterre, un cas d’élîctrcciition vient
5e se produire dans un poste d’émis
sion de T S F. L'électricien Oid-
field, seul dans la chambre des ma-
Des détectives spéciaux résideront à chines de la puissante station do
Rugby, a été trouve étendu raid®
mort. Il avait été touché par un
courant de 3.000 volts.
■ » ' »
Dernière Heure
LA RENTREE DES CHAMBRES] LES FORGES ROUGES
MENAGENT SHANGHAI
LE 9 NOVEMBRE
Paris, 18 octobre.
Les Chambres rentreront probable
ment le 9 novembre.
LES GREVES ANGLAISES
LA POLICE RENFORCEE
Glynemmer, 18 octobre
D’importantes forces de police ont
été envoyées dans la vallée de l’A-
von, où se sont produits récemment
des troubles provoqués par des mi
neurs.
Ces derniers se son tassemblés sur
la montagne, faisant face aux char
bonnages et tiennent un conseil de
guerre,
LA SECURITE DES MINES
Glasgow, 18 octobre.
Le secrétaire de la Fédération des
mécaniciens et chauffeurs de mines
aurait déclaré dimanche que les hom
mes assurant la sécurité des mines
resteront au travail quoi qu’il arrive.
« J’ai reçu une lettre urgente de
M. Cook, a-t-il ajouté, qui demande
que nous nous joignions à son sonseil
de guerre. Que nous le fassions ou
non, les hommes asurant la sécurité
des mines resteront à leur poste, je
puis vous l'assurer. »
Les mineurs ont organisé hier, di
manche, une démonstration. Environ
cin a vante mille personnes, y compris
les femmeR et les enfants des mi
neur,s, se sont promenés à travers la
villa.
LA DEFENSE DE LA VILLE
S’ORGANISE
Sanghaï, 18 octobre.
Le gouverneur de la province de
Tché-Kiang vient de se joindre aux
.Cantonnais, et un de ses premiers
actes a été de faire couper ia voie fer
rée entre Hankéou et Shanghaï
Par ailleurs, plusieurs régiments
cantonnés à Nankin se seraient ré
voltés et auraient eux aussi fait cause
commune avec les Cantonnais.
Le commandant des forces de Shan
ghai a immédiatement fait creuser
des tranchées tout autour de la ville et
plusieurs plates-formes ont été cons
truites sur lesquelles on procède ac
tuellement à l’installation de cancer \
longue portée.
Il faut s’attendre à ce que le gros
des forces cantonnaises arrive aux en
virons de Shanghai dès ce soir lunui
ou mardi matin au plus tard. Plusieurs
milliers d’habitants des environs de
Shanghaï ont déjà cherché un refuge
à l’intérieur de la ville.
La plus grande activité règne à l’in
térieur des concessions étrangères.
Tous les volontaires sont à leur poste.
Aux dernières nouvelles, l’avant-
t arde des forces rouges se trouvait à
4 kilomètres de Shanghai.
LA GUERRE CHINOISE
ET LES COMMUNISTES
Londres, 18 octobre.
A la conférence annuelle du parti
communiste anglais, lecture a été don-
8mois (mots I*n ,
J Serrlce... par Porteur» 12 23 4B;,
> Déuarlem' et Limitropfaet 12 23 40] I
| Aitres dépari et Colonisa 12 33 4B!
LA PUBLICITE EST REÇUE:
| A PAU : Bateau Ou Journal et As- Sara».
! A PARIS r Ag. Basas, «3, rue da Ricbeliau
et tes Succursale»,
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Patriote
Ce Numéro: 20 Centimes
DES PYRÉNÉES
20 Centimes le numéro
■£vv>
OCTOBRE 1926
Adresse Télégraphique PATRIOTë PAU <
Téléphone 0.45 |
Chèques Postaux 3.S87 Bordeaux i
wywvwws vv\ muxvwvvuvivuwvwi
4
J
JOURNAL RÉPUBLICAIN Paraissant tous les jours excepté le Dimanche
LE PLUS LO RI TIRAGE DES JOURNAUX DE LA REGION
RÉDACTION & ADMINISTRATION : 11, Rue da Maréchal-Joffre, PAU
LA SITUATION
Pau, 18 octobre.
» Les ministres se sont réunis hier en
^Conseil, à l'Elysée M Painlevô a fait
'fonnaître que les opérations du Maroc
étant terminées, le rapatriement des
* troupes, commencé depuis un mois,
çera achevé le 20 novembre.
— La déclaration du parti radical-
socialiste est le digne couronnement
de son congrès. Elle peut se résumer
ainsi : « Pas d’opposition déclarée au
•gouvernement de M. Poincaré, car
nous pourrions être rendus responsa
bles de son échec. Mais sur le terrain
électoral, maintenons avec les socia
listes « des ententes limitées et fé
condes ».
— En Chine, les troupes rouges se
trouvaient hier à 24 kilomètres seule
ment de Shanghaï.
— M. Cook, secrétaire de la Fédéra
tion des mineurs anglais, déclare qu’il
faut que la grève continue.
A la recherche
d’un chef...
et d’un programme
Clôture du Congrès
LA REUNION DE SAMEDI
Le parti radical, qui a essayé de
rechercher à Bordeaux, avec sa
personnalité perdue, un chef et
un programme, aurait dû sus
pendre pendant quelque temps
ses clameurs et tourner les yeux
vers son »îné, le parti libéral an
glais. Peut-êlre aurait-il trouvé là
un enseignement.
Lord Asquith, en effet, qui pré
sidait depuis i3 ans aux destinées
de ce groupement politique, vient
de donner sa démission et d’expli
quer, dans une lettre ofleielle,
qu’il se retire à cause île 1 impuis
sance où il se trouve de rrainUnir
l’unité du parti. Des « autorités
rivales » se disputent en effet l’in
fluence et les fonds. Les uns qui
suivaient lord Asqmth, pratiquent
une politique démocratique, n ais
modérée; les autres, conduits par
Lloyd George, ne cessent de faire
aux travaillistes les plus graves
concessions sur les
sur les méthodes.
Cette division, qui dure depuis
près de dix ans, a profondément
affaibli le parti Nbéral anglais; il
a été battu à presque toutes le3
élections: il ne comporte plus
qu’une quarantaine de députés et
tandis que sa droite hésite à don
ner la main aux conservateurs, sa
gauche se solidarise de plus en
plus avec les socialistes. Si M.
Lloyd George prend la direction
réelle du parti, tous les modérés
se retireront et formeront un cen
tre qui combattra presque tou
jours aux côtés des conservateurs.
Sans vouloir assimiler complè
tement les crises où se débattent
actuellement le parti libéral anglais
et le parti radical français, nous
pouvons affirmer qu’elles sont ce
pendant de même nature. Mais
tandis que c’est le modéré, qui,
en Angleterre, semble céder la
place à l’extrémiste et l’inviter à
faire une expérience où le part'
trouvera sa fin, en France, c’est le
carfelliste, c’est l’ami intime des
socialistes, c’est M. Herriot qui se
retire et la majorité du parti sem
ble réserver ses votes à un prési
dent pius modéré.
L’on voit, en Angleterre, se des
siner les préliminaires d’une scis
sion. Le parti radical, en France,
n’en est pas encore là. Mais il de
vient manifeste que cette forma
tion politique est épuisée,ses hom
mes vieillis, son programme de
plus en plus pauvre. Aucune gran
de idée n’éclaire ses « militants »,
qui ne militent en réalité que
pour la conservation ou la con
quête des places. « Nous sommes
un parti de gouvernement », se
plaisent à dire les chefs radicaux.
L’événement montre, surtout, de
puis la guerre, que l’on se trom
perait fort si l’on prenait cette
expression dans son sens plein et
hautement politique. Les radicaux
• ne sont « de gouvernement » que
pour profiter par eux-même3 et
par leurs proches des avantages et
des profit? du pouvoir. Si, comme
le disait Henri Heine, ce sont les
idées qui mènent le monde, l’heu
re De fardera guère maintenant où
les radicaux ne mèneront plus
, rien du tout
’ L.-À. PAGES
Les congressistes avaient résolu, sa
medi matin, de « solutionner », com
me iis disent, quelques problèmes ca
pitaux. Ceux de la crise du logement,
des politiques sociale et agricole, et
celui de l’alcoolisme devaient recevoir
tous leurs soins. C’est ce dernier qui,
seul, fut, sinon résolu, du moins exa
miné, non pas dans son ensemble,
mais sous cet angle spécial du privi
lège des bouilleurs de cru.
Selon l’usage l’un demanda sa sup
pression, l’autre plaida pour son main
tien et le débat manqua de dégénérer
en dispute, quand un délégué déposa
que les biberons des enfants de l’Orne
étaient garnis d’aicool. M. Berthod,
rapporteur, bondit alors à la tribune
a Si de pareilles informations, dil-ï,
sont prises au sérieux, nous en arrive
rons à voter contre le privilège et, dès
ce moment-là, plus un seul radical ne
pourra être élu dans les régions où
fleurit la vigne. »
Cet argument, cependant lourd, ne
sut apaiser le tumulte, et l’affaire al
lait mal tourner quand le président eut
l'idée, pour apaiser les adversaires, de
renvoyer la cause à l’étude du comité.
C’est un moyen couramment employé
pour éluder les difficultés.
Devant dix délégués, demeurés en
séance, on s’occupa, en attendant
l’heure du déjeuner, des assurances
t sociales dont on ne cesse de' parler,
rincincs et denseignement, d autres choses encore
La séance de laprès-midi fut très
longue et très animée. On y traita de
politique extérieure et de problèmes
financiers. Auparavant, il fut question
de l’élection qui, depuis tepis jours,
remuait si fort les passions. M. Maivy
demanda la parole pour déclarer quil
n’était pas candidat à la présidence.
« Quand j’ai cru comprendre, dit-il
que l’union ne se ferait pas sur mon
nom, que les attaques dont je suis
journellement 1 objet risquaient de re
tomber sur mes amis et électeurs, je
ms suis retiré. A mon tour, et avec
plus de ferveur encore, j’ai supplié
Maurice Sarraut d’accepter. J invite
mes amis à lui donner tous les suf
frages. »
M. Sarraut remercie MM. Maivy et
Herriot et, non sans émotion, s’adres
sant ù cette assemblée qui allait sû
rement l’élire, il prononça quelques
paroles. ,
« Si j’ai consenti, dit-il, à revenir
sur la décision que j’avais prise, c’est
que mes amis m’en ont fait une obli
gation. Je ne me sentais qualifié en
aucune manière pour présider votre
parti. Je vous promets de lui donner
mon cœur. Je vous livre mon nom !
Faites-en ce que vous voudrez. »
On applaudit encore, on applaudit
éperdument, et puis l’on entendit di
vers citoyens parlant de Loearno, de
rapprochement avec les républicains
allemands, de la Syrie, et de l’œuvre
qu’y accomplissent les communautés
religieuses.
Ces discours, dénués de tout intérêt,
ne furent écoulés par aucun congres
siste, malgré les vociférations de leurs
intrépides auteurs.
Comme l’un d’eux avait jeté dans le
vacarme les mots « dettes interalliées »
l’assemblée tout à coup cria : « Cail-
laux ! Caillaux ! Caillaux ! » Et l’an
cien président du Conseil parut à la
tribune.
nemi du poids dont les traités l’avaient
justement chargé, qu’au moins nous,
qui avons sauvé le monde, nous
n’ayons jamais à verser un centime
de plus, pas un centime, entendez-
vous, que ne nous versera le peuple
qui a voulu et prémédité le désastre. »
Dans un coin de la salle, des con
gressistes se prirent à la gorge.
On dut les séparer. Des cris, des
hurlements traversaient l’Alhambra.
Ils redoublèrent quand un sénateur de
la Drôme, M. Lisbonne, vint tout à
coup prétendre que, loin de rédiger
la déclaration du parti en s’inspirant
des vœux émis par le congrès, la Com
mission de' la déclaration s’était per
mis d’en arrêter le texte d’avance. A
cette accusation, M. Sarraut traversa
la salle en gesticulant et, au milieu
d’un chahut solennel, gravit les mar
ches de la scène. Il accabla M. Lisbon
ne de reproches amers. Dans le leu de
sa plaidoirie, il brisa plusieurs verres
disposés pour les orateurs. On lui fit
un triomphe. M. Lisbonne fut hué.
Une fois de p’us, la discussion de
vint confuse. C’est vingt petits congrès
que le congrès tenait. En fin de comp
te, et après mille peines, le texte de la
Commission fut mis aux voix et adop
té, mais retouché, puis retouché et re
touché encore, sur la prière de M.
Caillaux, si bien qu’après l'avoir remis
si souvent en chantier, ce texte n’avait
plus rien de sa forme première et n’é
tait, si l’on veut, qu’un petit nombre
de recommandations que le parti fai
sait à ses élus. Et le combat se termi
na à la satisfaction de la plupart des
congressistes.
M. Sarraut élu président
A ce moment, on proclama les ré
sultats de l’élection présidentielle. On
connut, et non sans surprise, que plu
sieurs délégués avaient, sous des pres
sions diversts, modifié leur bulletin de
vote. On attendait une élection à l’una
nimité, et M. Sarraut n’a été élu que
par 446 voix sur 514. Il remercia l’as
semblée, mais eut soin de marquer
qu’il n’avait accepté cette présidence
qu’à la condition très formelle qu’il ne
l’exercerait que durant une année.
LA JOURNEE DE CLOTURE
La séance de dimanche matin, la
dernière du congrès, a été consacrée
à la lecture de la déclaration du par
ti, faite par le nouveau président, M.
Maurice Sarraut. La déclaration ap
prouve nettement M. Herriot d’être
entré dans le cabinet Poincaré, ce
qu’on n’avait pas osé insérer dans
l’ordre du jour sur la politique inté
rieure du parti.
La déclaration est, d’autre part,
franchement et même ardemment mi
nistérielle ; elle fut cependant applau
die d’un bout à l’autre par les con
gressistes, qui ne savent plus à quoi
s’en tenir et ne comprirent vraiment
très bien que la partie anticléricale,
qui fit leur bonheur.
LA DECLARATION
Tout de suite, la déclaration affir
me « le sentiment profond de confian
ce unanime dans la vitalité du grand
parti » et que ses adversaires « doi
vent faire leur deuil de leurs espoirs
trop pressés ». Sans doute, il y a « un
malaise qui pèse depuis plus d’un an
sur le pays républicain », mais l'ori
gine de ce malaise « nous le trouvons
dans les circonstances qui ont suivi
la victoire remportée le il mai ».
L’échec
« Au début, le prestige de ses suo-
cès récents et de son apparence de
cohésion permirent au cartel de ral
lier sur sa droite, par le soutien de
républicains qui n’étaient pas de ses
élus, une majorité peu considérable,
mais qui paraissait suffisante pour te
nir et pour agir. Malheureusement,
cette majorité devait s’émietter au fil
des jours, parce qu’elle ne fut pas as
sez unie. et. par suite, assez forte
pour agréger autour d’elle la masse
flottante des hésitants, des timides,
de ceux qui flairent le vent ou qui
n’acceptent la discipline que du bout
des lèvres. »
UNE DECLARATION
SENSATIONNELLE
Le « Sunday Times » de Londres se
f dit informé par une haute personna
lité de la Cité gu’une déclaration de
la plus grande importance sera faite
mercredi prochain par les banquiers
et hommes d’affaires les plus émi
nents de l’Europe et des Etats-Unis.
Cotte personnalité estimerait qu’u
ne orientation nouvelle de la politi
que s’impose pour restaurer le cré
dit et donner au commerce j’impu!
sion que nécessite la sibilation ac
tuelle.
Un discours de M. Caillaux
« Que me voulez-vous ? demanda-
t-il, jo ne suis plus au gouvernement.
Il ne m’est possible que de vous parler
du passé. »
Il refit alors l’historique de ses négo
ciations avec l’Amérique et avec l’An
gleterre. Il avertit les radicaux que
des difficultés graves et nombreuses j
fondront sur le pays en cas de non- j
ratification des accords Mellon-Beren-
ger :
« Voyez-vous, dit-il, l’opération de
consolidation du franc est une opéra
tion indispensable. Ma conviction est
qu’on ne stabilisera notre monnaie
qu’avec l’appui, je ne dis pas d’em
prunts, mais de crédits extérieurs.
Voyez la Tchécoslovaquie, elle adû y
recourir et l’Allemagne, pour restau
rer ses finances, n’est-ce point de l’ex
térieur que les secours lui sont venus?
Au gouvernement responsable de con
venir qu’il y a dans la vie des peuples,
comme dans la vie des nui "idus, des
heures douloureuses où il esi. impossi
ble de ne pas contracter de très dures
obligations, de s’gner certains actes.
a Donnez des directives au gouver
nement, mais je vous engage à être
prudents. Ne penchez pas vers l’in
transigeance. La direction vers laquel
le il faut tendre, c’est celle de la poli
tique de l'éponge sur i’ardoise pour
toutes les dettes et quelles qu’elles
soient. Devant le protectionnisme su
raigu qui sévit dans le monde, je dis
que le transfert des richesses de peu
ple à peuple est une utopiee. »
Ce discours nerveux provoqua un
fort long débat. M. Franklin-Bouillon
intervint.
« Ce qu’il ne faut pas, s’écria-t-H,
c’est que la France, dans cette ques
tion des dettes, soit plus maltraitée
que l’Allemagne. Puisque, depuis sept
ans, les Alliés ont mis tout leur
gfi çje- diplomatique à alléger leur en-
L’acte de décès du Cartel
Sur sa gauche, le parti socialiste
pouvait apporter un concours effectif,
mais t l'offre de notre parti s’est
heurtée à une réponse négative ».
« On peut dire que, dès ce jour-là,
le grand élan qui emportait la démo
cratie française se trouvait, sinon
brisé, du moins fortement ralenti. »
Que sa passa-t-il alors?
Tentative d’une union à droite
« L’expérience d’un cabinet radical
socialiste avec soutien socialiste
ayant avorté devant le Sénat avec le
premier cabinet Herriot, et devant
la Chambre avec le second ministère
Painlevé, était-il du moins possible
de trouver parmi les modérés un ap
pui qui permit de réunir une majori
té pour une action démocratique plus
apaisée? Des hommes corridérables
et d’un incontestable républicanisme
l’on essaÿé, allant même parfois fort
loin dans ta mosaïque de leur foi com
me dans leur conception sur la doc
trine, mais aux heures de réels dan
gers, ils voyaient avec mélancolie s’é
claircir chaque fois davantage les
rang3 de la, majorité qu’ils avaient pé
niblement réunie. »
Puis, les crises succédèrent aux cri
ses, finissant par inquiéter l’opinion
publique.
M. Herriot dans le cabinet Poincaré
« C'est dans ces conditions que le
président de la République, dont la
correction constitutionnelle et la
loyauté républicaine sont à l’abri de
toute critique, a fait appel à M.
Poincaré, dont le républicanisme est
hors de cause. Le chef du futur gou
vernement déclara au sortir même de
l’Elysée, ou’il ne consentirait en au
cun eas à se charger du pouvoir s’il
n’était nrénHblpment et fermement
assuré du conoours du parti, radical
socialiste.
< Co concouru, fallait-il le refuser?
Le danger était là, pressant, inexora
ble, et on devait le conjurer à tout
prix. Nos amis savaient que leur re
fus pouvait entraîner une crise poli
tique d’une incalculable portée, où le
régime lui-même risquait d’être at
teint dans ses œuvres vives. Ils sont
allés à ce qu’ils avaient le droit de
considérer comme le devoir. Leur
tort fut, dans la précipitation des
événements, de ne pas suivre à la let
tre le règlement de notre parti. Mais
ayant noté, pour la regretter, cette
infraction au statut qui doit demeu
rer notre guide, devons-nous vrai
ment nous dresser contre ces hom
mes et les blâmer d’une décision par
faitement honorable, incontestable
ment courageuse et que le seul inté
rêt du pays a dictée?
« Soyons justes et soyons humains.
En allant au-devant do toutes les dif
ficultés qu’ils devaient et pouvaient
prévoir, les minstres radicaux socia
listes du cabinet Poincaré ont dû.
nous l’imaginons, scruter le visage
anxieux et grave de la France s’éle
vant au-dessus des partis et puiser
dans sa vision pathétique la volonté
de sacrifier momentanément au salut
commun leurs préférences et aussi
leurs ressentiments. Quand un anoieD
président du Conseil comme Herriot.
aimé des militants pour ses matmifi-
ques qualités, s’expose aux risaues
aue vous savez, peut-on. sans éprou
ver quelque honte au fond de soi. mê
me imaginer un seul instant qu’il fut
déterminé dans son geste par un
souci d’ambition personnel? »
La livre à 248 francs
Le parti radical a donc prêté son
appui à l’effort tenté par le gouver
nement
« Il l’a fait. Faut-il le regretter ?
tt Alors que, par suite d’une crise
ministérielle et qui visait à atteindre
nos chefs, tous nos chefs, les coffres
du Trésor vidés de leur substance ne
pouvaient plus se remplir que par des
infla’ions nouvelles; alors que la ruée
des déposants assiégeait les guichets
des banques et des caisses d’épargne,
que ia livre bondissait 4 248 francs, la
panique a été arrêtée, le franc a rega
gné le fiers de ce qu’il avait perdu, les
Bous de la Défense nationale se sont
normalement renouvelés, le budget a
été équilibré, 4 milliards et demi de
ressources ont été trouvés pour l’amor
tissement, en un mot les lourds nuages
qui menaçaient de crever en cyclone
ont été dissipés.
« Ces faits justifient, à eux seuls,
l’attitude de nos amis.
L’attitude vis-à-vis du cabinet actuel
» Reste l’avenir. Qui de nous peut
déclarer que nous touchons au port et
que le salut du franc c-st assuré ? Hé
las ! Les causes profondes de la dépré
ciation de notre monnaie subsistent,
et tant qu’on ne les aura pas extir
pées, nous serons exposés à des dan
gers contre lesquels il nous faut à tout
prix garantir notre pays, dont le des
tin domine, et de bien haut, le sort de
tous les partis politiques. De l’attitude
du gouvernement en face de ces gra
ves problèmes dépend la nôtre à son
égard.
a Notre parti envisage que dans une
situation exceptionnelle il ne saurait
assumer la responsabilité de provo
quer l’échec de l’effort tenté par le ca
binet d'Union nationale. Il ne renonce
nullement, d’ailleurs, à indiquer à oette
situation les solutions qu’il a depuis
longtemps envisagées pour parer au
péril financier, ni ù sa volonté de faire
prévaloir ses solutions. Mais, quelle
que soit la durée de cette trêve il esti
me que dans l’avenir son rôle ne sau
rait se borner à être à la remorque de
combinaisons auxquelles il participe
rait sans y jouer le rôle de direction
qui doit demeurer son but. »
La déclaration parle ensuite des det
tes extérieures et des accords de Wa
shington qu’on ne peut ratifier sans
loyalement indiqueT en même temps à
nos amis américains et anglais les ré
serves qu’il apporte dans leur accep
tation: de la fortune acquise; de l’agri
culture; elle comprend aussi, naturel
lement, un couplet sur l’école unique,
les « propagandes cléricales » et le
retour au scrutin d’arrondissement.
LA CLOTURE
Où se tiendra le prochain congrès ?
M. Lefebvre (Seine-Inférieure) exige
des sanctions contre les parlementaires
coupables d’indiscipline.
Clôture ! Clôture t clame-t-on com
me un militant demande à expliquer
son vote. Et la clôture est prononcée,
tandis qu’à l’unanimité, par acclama
tions, est approuvée ta déclaration du
parti.
M. Lefebvre, insistant pour sa mo
tion, doit quitter la tribune sans avoir
parlé, en protestant :
« Citoyens, nous avons été trompés.»
Le tumulte est déchaîné. Pour y ob
vier, M. Gavaudan propose de fixer le
siège du prochain Congrès.
Le président propose Paris.
Dans la salle, on crie : « Nice, Lour
des, Lyon, Toulouse. »
A défaut de Paris, M. Gavaudan
proposa Angers, où les radicaux lut
tent avec tant de courage.
M. Fabius de Champville se déclare
favorable à la province et propose —
au milieu d’une indescriptible hilarité
— Bagnoles-de-l'Ome.
— Yssingeaux 1 clame •inlassable
ment un délégué.
— Cayenne ! réplique un autre, se
tournant verB le député de la Guyane
qui accueille, souriant, cette offre inat
tendue.
De nombreux militants escaladent
l’estrade pour souffler & l’oreille du
président le nom de leur ville favorite.
Paris, l’Ouest, le Midi affrontent leurs
préférences en un pittoresque tohu-
bohu crue nul ne prend au tragique.
M. Maurice Sarraut intervient pour
apaiser le débat.
Paris aurait le Congrès en 1927. et
Angers en 1928. Adopté.
Et dans le tumulte de la sortie se
confondent la sonnette du président el
la voix des derniers rapporteurs
— Vive la Fronce et vive la Répu
blique ! s’écrie le président Denyse,
Conseil des Ministres
EN BELGIQUE
LE RAPATRIEMENT
DES TROUPES DU MAROC
Sera achevé le 20 novembre
Le voyage de M. Poincaré
Les ministres se sont réunis diman
che matin à i’Elysée, sous la présiden
ce de M. G. Doumergue.
M. Poincaré a rendu compte au Con
seil de son voyage en Alsace et en
Lorraine et des impressions très favo
rables qu’il en a rapporté.
La situation extérieure
M. Briand, ministre des affaires
étrangères, a fait l’exposé de Sa situa
tion extérieure.
Le délégué français
à la Cour de La Haye
M. Briand a soumis à la signature
du président de la République un de
cret aux termes duquel M. André
Weiss, professeur de droit internaUo-
nal à la Faculté de droit de Paris, est
désigné à nouveau comme memore de
la Cour permanente d’arbitrage de La
Haye, pour une période de six années.
La fin des opérations au Maroc
M. Pauilevé, ministre de m GuerFe,
a fait connaître au Conseil que, tes
opérations du Maroc étant terminées,
le rapatriement des troupes, commen
cé depuis un mois, sera achevé le 2b
novembre, date à laquelle les effectifs
seront réduits aux chiffres do ceux
de 1921.
Les droite de douane sur les blés
Enfin, M. Queuille, ministre de i’A-
gricuiture, a fait approuver deux dé
crets pris en application de la loi du
9 août août 1926, permettant le rem
boursement d’une partie des droits de
douane sur les blés tendres destinés à
la panification.
Prochains Conseils
Un Conseil du cabinet aura lieu jeudi
prochain et les ministres se réuniront
en Conseil des ministres vendredi pro
chain.
LA STABILISATION DU FRANC
Le ministre du Trésor, M. Franc-
qui, a passé la journée de vendredi
à Paris, et il est rentré à Bruxelles
dans la nuit.
M. Francqui a conféré longuement
avec le président du conseil, M.
Poincaré, au domicile particulier de
celui-ci.
Les entretiens, d’ordre financier,
auraient porté surtout sur le taux
définitif de stabilisation. On sait que
le gouvernement belge estime que le
taux devrait être en Belgique de
l’ordre d° 175 francs par livre ster
ling, tandis qu’il semble qu’on puis
se pour la France envisager éven
tuellement un taux plus favorable.
EN ESPAGNE
Complot contre le roi
et Primo de Rivera
En Chine
LA GUERRE CIVILE EN CHINE
Les nordistes et les sudistes se Dafc-
tenr maintenant aux poiues ue bliaa-
ghaï et la voie ferreo qui relie ecuto
ville à Hankéou a été coupée près de
la limite des concessions étrangè
res. On prévoit sous peu ia chute de
Shangaï, si le maréchal Sun n’arnve
pas à faire venir immédiatement les
troupes de Nankin.
F et. g Y u Hsiang, le générai chré
tien, a fait connaître son complet
accord avec Canton, et s’est enga
gé à s’associer aux opérations de
cette ville contre le Nord. Une par
tie de ses forces
1.200 hommes sont tu:s
Le « Matiu » eprodnt .r» d< pêche
suivante, de Shanghaï au a Sunday
Express » :
1.-200 hommes ont été tués et
beaucoup d'autres brû’és ou noyés
par suite de l'explosion du navire
chinois « Kuang-Fung », qui transpor
tait plusieurs milliers d obus desti
nés au général Sun-C'huan-Fang,gou
verneur de Shanghaï, qui combat
Un nouveau complot vient d’être
découvert en Espagne. Cinq commu
nistes avaient l’mtention de fusilier
à bout portant Je général Primo de i contre les Cantonnais.
Rivera et peut-être aussi le roi Al- j 1.500 hommes de troupes se trou-
phonse à leur arrivée à Barcelone, j va : ent à bord du navire ^sinistré.
Avant l’arrivée du train royal, la ! Cette perte d’une grosse quantité
police a arrêté les conspirateurs, qui'de munitions, rend la situation du gé-
sont maintenant emprisonnés au don-1 néra! Sun-Cliang-Fang presque dé-
jon de Barcelone. ; sespérée.
Poignées de Nouvelles
D’après des renseignements re
cueillis vendredi matin, l’emprunt
ouvert par la caisse de gestion des
Bons de la Défense nationale est à ce
jour largement couvert.
— On déclare que AL Louehcur, à
Berlin depuis quelques jours, y tra
vaillerait. en prévision de fournitures
considérables qui doivent être faites
à la France par l’Allemagne l'année
Marion Blanche, ils y ont été amenés
dans le taxi de la Marne, escortés
par des nnismves militaires de la Lé
sion américaine.
— Le roi et ia reine d’Espagne ar
riveront à Londres demain, mardi.
— Ou mande d Odessa qu’un phé*
cornène géologique se produit sur une
zone côtiere assez étendue de la Cri
mée. Le3 terrains, tout au long de la
Les petits retraités
Vont toucher leur majoration
avant la fin du mois
La « Journal officiel „ du 14 octo
bre publie le décret concernant la
rtpartition du crédit de 200 millions
on faveur fies retraités civiis et mi
litaires, agents et ouvriers de i’Etat,
titulaires de retraites concédées ou
à concéder, et de leurs ayants cau
se.
Le dépai-t de la majoration est
fixée au 1er mai 1926 et calculée ain
si qu’il suit :
20 % pour la part allant jusque?
et y compris 1.000 francs.
15 % pour la part comprise entre
1.001 et 3.000 francs.
10 % pour la part coinpriso entre
3.001 et 5.000 francs.
5 % pour la part comprise outre
5.001 et 10.000 francs.
L’indejnnité de vie chèro spra ajou
tée au principal do la pension.
Les anciens agents de l’Etat et
leurs ayants droit tributaires de la
caisse nationale de retraites pour la
vieillesse el placés sous un régime
spécial no pourront bénéficier do la
majoration qu? s’ils perçoivent déjà
la rente complémentaire servie par
l’Etat et destinée à parfaire leu
pension.
Les autres agents de l’Etat, pla
cés sous le régime général de la lo
du 20 juillet 1886, percevront l’indem
nité nouvelle lorsque la rente de la
caisse nationale des retraites potn
la vieillesse .dont ils sont titulaires,
aura été instituée avec participation
de l’Etat.
Les veuves et orphelins de cer
agents n’auront droit à la majora
tion que si le mari ou le père rem
plissait lui-même les conditions re
quisos.
Le3 intéressés pourront percevoir
leur nouvelle indemnité et le rappel
à (U ter du 1er mai. avant la fin du
mois.
prochaine à titre de prestations en j s’enfoncent dans ia mer.^Le di-
nature, à la réahsatio n d un b»oc > recteur de 1 - In8tltut R éologique de
franeoallemand de l’industrie électri*
que technique auquel pourraient se
joindre sous certaines modalités les
industries électriques d’Angleterre et, tastrophe^est Inévitable*
de Belgique.
— Un décret publié au « Journal
Officiel » portant annulation et ou
verture do crédits au budget de la
]ustice pour l’exécution en 1926 de la
réforme judiciaire prescrite le 3 sep
tembre dernier. Les crédits annulés
s’élèvent à 617.000 francs et les dé
penses à 400.000 francs. En ce qui
concerne la réunion de3 justices de
paix que le gouvernement a la faculté
de réaliser, elle représente une éco
nomie possible de quatre millions de
francs pour l’avenir.
— Les délégués da Congrès syio-
palestinien et des partis de 1 indépen-, p ar huissier ces pratiques,
dance de laSyrie, ayant été informes j * n
que des pourparlers seraient en eoum i — Samedi matin, l’éiève pilote mi-
«wmik 1 éon ci? i\ o fui» I TA»» » a J A J - 1 A
Moscou, chef de la commission dési
gnée pour examiner le phénomène,
conclut dans son rapport qu’une ca-
A Paris, en rentrant à son domi»
cile,_ M. Burel, concessionnaire d’un
music-hall a trouvé ton coffre-fort
évenlré. Des malfaiteurs avaient em
porté 1200.000 francs en numéraire et
150.000 francs de bijoux.
— La Société des auteurs a déposé
une plainte contre M. Privât, direc
teur du « Journal Pat hé », de la
Tour Eiffel ,qui diffusait quotidien
nement des ouvrages dramatiques et
des partitions sans le consentement
des agents de la Société. Un poste ré
cepteur installé dans les bureaux de
la Société a permis de faire constater
pour le transfert à une autre puissan
ce que la France du mandat sur leur
iitaire Dussourd, âgé do 19 ans, ea
voulant atterrir au-dessus de l’aéro-
pays. ont adressé une protestation à droroe
de l’Etat mandataire. La puissance i me L’avion a capoté . et le pilote a
visée serait, paraît-il, l’Allemp.
— L’Etat de New-Jersev a mobili-
LA GREVE NOIRE ANGLAISE
n II nous faut continuer
le combat », dit M. Cook
M. Cook, secrétaire de ia Fédéra
tion des mineurs, a déclaré :
« Il nous faut continuer le combat.
Nous ne pouvons pas faire autre
ment. Aucun dirigeant des mineurs
ayant de l’amour-propre ne saurait
conseiller aux mineurs de prendre
en considération les propositions qui
leur ont été soumises. La paix t*t
nécessaire à l’industrie charbonniè
re, mais les conditions imposées,qui
conduiraient à la famine, n’apporte
raient pas la paix. »
sans écho dans la salle presque déserte
Le 23e Congrès radical est clos.
LE BANQUET DE CLOTURE
Le banquet de clôture qui a eu
lieu en plein air, sous la présidence
d® M. Sarraut, comprenait 600 con
vives.
Aucun ministre n’assiste au ban
quet Les membres fiu cabinet ont re
gagné Paris afin de pouvoir assister
au oonseil des ministres.
On entend ensuite plusieurs dis
cours en particulier de M. Maurice
Sarraut
« Ne suscitons pa3, dit-il, & ceux
qui tiennent la barre, des difficultés
qui nous rendraient responsables de
leur échec. Mais, cela fait, nous écar
tons pour l’avenir toute idée d’une
politique à la remorque, d’un aban
don quelconque de nos doctrines. »
'ira.
— Les leaders de l’opposition russe,
MM. Zinoviev, Trotzky, Kamenev ont
publié une déclaration où ils annon
cent leur soumission absolue à toutes
les décisions du XIV e Congrès d’
parti communiste, ainsi qu’aux déci
sions du comité central.
— Une nouvelle Iocomitive — ia
plus puissante d’Angieterre — vient
d’être mise en service. Lo poids de la
Iocomotivo et du tender est de 1-10
tonnes.
— Trente détectives veilleront à h'
sécurité de la reine de Roumanie
pendant son séjour aux Etats-Unis.
l’hôtel où elle descendra,
— Le colonel Picot et M. Truelle
ont été reçus par M. Coolidge à la
sé environ S00 policiers miliciens et
volontaires pour donner la citasse
aux 7 bandits qui s’emparèrent d»
l’auto postale dans le quartier new-
yorkais d’Elizabeth. L’ordre a été
donné de ne pas faire de quartier,
car les bandits, armés eux aussi, sa
défendront certainement avec la mê
me sauvagerie qu’ils montrèrent dans
l’exécution do leur crime.
— Pour la première fois, en An
gleterre, un cas d’élîctrcciition vient
5e se produire dans un poste d’émis
sion de T S F. L'électricien Oid-
field, seul dans la chambre des ma-
Des détectives spéciaux résideront à chines de la puissante station do
Rugby, a été trouve étendu raid®
mort. Il avait été touché par un
courant de 3.000 volts.
■ » ' »
Dernière Heure
LA RENTREE DES CHAMBRES] LES FORGES ROUGES
MENAGENT SHANGHAI
LE 9 NOVEMBRE
Paris, 18 octobre.
Les Chambres rentreront probable
ment le 9 novembre.
LES GREVES ANGLAISES
LA POLICE RENFORCEE
Glynemmer, 18 octobre
D’importantes forces de police ont
été envoyées dans la vallée de l’A-
von, où se sont produits récemment
des troubles provoqués par des mi
neurs.
Ces derniers se son tassemblés sur
la montagne, faisant face aux char
bonnages et tiennent un conseil de
guerre,
LA SECURITE DES MINES
Glasgow, 18 octobre.
Le secrétaire de la Fédération des
mécaniciens et chauffeurs de mines
aurait déclaré dimanche que les hom
mes assurant la sécurité des mines
resteront au travail quoi qu’il arrive.
« J’ai reçu une lettre urgente de
M. Cook, a-t-il ajouté, qui demande
que nous nous joignions à son sonseil
de guerre. Que nous le fassions ou
non, les hommes asurant la sécurité
des mines resteront à leur poste, je
puis vous l'assurer. »
Les mineurs ont organisé hier, di
manche, une démonstration. Environ
cin a vante mille personnes, y compris
les femmeR et les enfants des mi
neur,s, se sont promenés à travers la
villa.
LA DEFENSE DE LA VILLE
S’ORGANISE
Sanghaï, 18 octobre.
Le gouverneur de la province de
Tché-Kiang vient de se joindre aux
.Cantonnais, et un de ses premiers
actes a été de faire couper ia voie fer
rée entre Hankéou et Shanghaï
Par ailleurs, plusieurs régiments
cantonnés à Nankin se seraient ré
voltés et auraient eux aussi fait cause
commune avec les Cantonnais.
Le commandant des forces de Shan
ghai a immédiatement fait creuser
des tranchées tout autour de la ville et
plusieurs plates-formes ont été cons
truites sur lesquelles on procède ac
tuellement à l’installation de cancer \
longue portée.
Il faut s’attendre à ce que le gros
des forces cantonnaises arrive aux en
virons de Shanghai dès ce soir lunui
ou mardi matin au plus tard. Plusieurs
milliers d’habitants des environs de
Shanghaï ont déjà cherché un refuge
à l’intérieur de la ville.
La plus grande activité règne à l’in
térieur des concessions étrangères.
Tous les volontaires sont à leur poste.
Aux dernières nouvelles, l’avant-
t arde des forces rouges se trouvait à
4 kilomètres de Shanghai.
LA GUERRE CHINOISE
ET LES COMMUNISTES
Londres, 18 octobre.
A la conférence annuelle du parti
communiste anglais, lecture a été don-
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