Titre : La Parole libre : supplément du Journal parlé...
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1927-10-08
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32833368t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 08 octobre 1927 08 octobre 1927
Description : 1927/10/08 (A6,N107). 1927/10/08 (A6,N107).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k51458101
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-68299
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2019
6* Année — Nouvelle Série — N° 107
HEBDOMADAIRE : le Numéro : 0 tr. 60
8 Octobre 1927
Rédaction et
Administration :
6, Rue Gérando
PARIS-9'
ABONNEMENTS
Pour le* Ami* de la Tour:
France, 25 Ir.j Etr., 35 tr.
Pour les Sane-filietae ;
France, 30 fr.; Etr., 40 »r.
Compte ehiq. post.: 804-15
16 pages
îles montages
lies conseils pratiques
Les expériences nouvelles
H T.S.F. a travers le Monde
Les radio-programmes
60 cent.
HISTOIRES MÉRIDIONALES
Notre correspondant de Montpellier,
nous adresse de curieux renseignements
sur la guerre qui agite l'Hérault autour
’de Rad:o-Montpellier.
M. Ducamp, secrétaire général de la
Société languedocienne de T. S. F.,
Convaincu que le salut de la radio fran
çaise était dans la liberté, ne voulut pas
de l’emprise des P. T. T. Grâce à sa té
nacité, groupant huit cents membres fidè
les, il donne deux bons concerts par se
maine et tous les jours les nouvelles de
presse. Or, M. Baize, l’ombre de notre
Pollenc national, arriva à Montpellier.
— Voulez-vous que nous collaborions,
demanda-t-il à M. Ducamp.
— Volontiers, à quelles conditions ?
Elles lui parurent draconiennes. Elles
l’étaient.
— Et si je n’accepte pas ? interrogea
it-il.
— J’appliquerai le décret et )e vous
supprimai.
— Alors, c’est la lutte, je l’accepte.
— Vous risquez gros.
— Me ferez-vous fusiller ? Non ? Me
mettrez-vous en prison? Pas davantage?
Alors on verra bien.
Les travaux commencèrent pour l’édi
fication d’une station officielle de 3 k\v.
Le Radio-Club fit campagne contre
cette station qui interdisait l’écoute d’au
tres postes. Mais les galénietes, nom
breux grâce à Radio-Montpellier, sou
tiennent l’Administration.
Or, M. Ducamp se vit convoquer par
un groupe de commerçants et industriels
de Nîmes. Il les pria de venir à la Lan
guedocienne. Ils arrivèrent accompa
gnés par M. Baize. Le groupe nimois dé
sirait, appuyé par le Président de la Ré
publique, que la station projetée fût à
Nîmes. Les P. T. T. proposaient de la
placer à Sommières, pays du vin rosé,
à mi-distance de Nîmes et Montpellier.
Le groupe de Nîmes s’engageait à as
surer les frais d’installation et d’exploi
tation. Radio-Montpellier fournissait
le studio et des concerts. M. Ducamp
accepta à la condition que la station fût
assez puissante pour être entendue, sur
galène à Montpellier et que Radio-Mont
pellier pût transmettre des concerts.
L'HUMOUR A L'ETRANGER
Un marnais contact.
(' Ondas .)
M. Baize ne répondit pas, préférant
se fourrer les doigts dans le nez.
— Il est inutile de continuer les tra
vaux à Montpellier si c’est pour les dé
faire, fit remarquer un Nîmois.
M. Baize, se fourra derechef les
doigts dans le nez, puis grogna :
— On sera toujours à temps pour les
détruire... Dans l’Administration, cela
nous arrive souvent d’annuler des tra
vaux commencés. C’est sans importance.
— Diable, répondit un de ces mes-
cieurs, dans, 1 e commerce cela en a beau
coup, c’est double dépense.
Les travaux continèrent à l’Hôtel des
Postes de Montpellier.
N’apprenant rien de nouveau au sujet
de leurs démarches, les Nîmois se rendi
rent à Paris. Le ministre les reçut et
tempêta après Pellenc et Baize qui lui
font arriver tant d’avanies. Il l’exprima
en ternies renouvelés de Cambronne, si
dérant ses visiteurs
Radio-Montpellier-P. T. T. va être
terminé. MM. Pellenc et Baize vou
draient l’utiliser. Mais des grands chefs
des P. T. T. font remarquer qu’il est
préférable de laisser faire les frais par
les Nîmois, ce qui est logique. Les maires
du palais sont en lutte à ce - sujet.
Voilà ce que nous conte notre collabo
rateur sur les histoires de Montpellier.
Pourquoi une station dans cette ville,
quand il y en avait une,déjà,et que Stras
bourg attend la sienne comme Nantes et
quelques autres villes ?Pourquoi ces pala
bres ?Les P.T.T. veulent confisquer la ra
dio. Elle ne leur appartient pas plus que
Part, la pensée, l’esprit,l’information.Les
tyrans qui ont voulu les capturer dans le
passé ont dû les libérer. La T. S. F.
d’Etat aurait pu être un exemple, mais
pour cela il n’aurait pas fallu qu’elle son
geât à accaparer tous les microphones
de France et à leur imposer sa loi.
La liberté contrôlée par l’Office Na
tional de la T. S. F., voilà ce qu’il au
rait fallu instituer. Nous en sommes loin.
On y viendra après quelles erreurs ridi
cules.
SEVERITES BULGARES
Les sans-filistes bulgares ont reçu leur
Statut. Mais celui-ci est terrible. Lisez cèï
article particulièrement significatif :
« Art. 6. — L’abonné propriétaire de
l’appareil radio-récepteur qui intercepte
une correspondance radiotélégrapliique ou
radiotéléphonique, est condamné à une pei
ne de six mois à trois ans de prison. Les
appareils dont il s’est servi sont confisqués,
qués.
Si ce statut est appliqué d’ici quelques
mois, tous les sans-filistes bulgares seront
en prison, car il est impossible, lorsqu’on
explore l’éther, de ne pas capter au pas
sage des « correspondances » en phonie
ou en graphie.
La Bulgarie est un pays charmant.
Un nouvel accu
» 4 » —■
C’est la Parole Libre T.S.F. qui, la pre
mière, en France, a fait connaître que le jé
suite espagnol Almçida venait de découvrir un
nouvel accumulateur qui se recharge vingt-
cinq fois plus vite que les accumulateurs actuels
mais dont la capacité électrique est cinq fois
plus grande. Il permettrait d’équiper toutes les
automobiles électriquement, avec sécurité, sup
primant l’utilisation de l’essence. Les trains se
raient mus pat 1 électricité. Le rapport officiel
de TAllgemeine FJektricitaed Geselschaffl, le
grand trust allemand de T électricité, les expé- \
riences faites dans le laboratoire de la capitale
du Reich nous avait fait croire que le R. P.
Almeida s’était trompé. Or on assure qu’il
n’en est rien et que cet accumulateur ferait
bientôt son apparition en Allemagne.
Sans doute les houillères et les trusts du pé
trole ne peuvent voir cette concurrence sans ef
froi, et il est possible que les rapports qui nous
ont été communiqués aient été rédigés par or
dre. Cela s est vu déjà.
Mais attendons les résultats pour nous faire
une opinion, non sans nous dire que ce serait
une révolution dans l’industrie électrique.
De qui se moque-t’on ? !
M. de Monicault, député avisé le ministre du Commerce, tics P T.
T. et de la T. S. F. qu'il désirait lui poser
plusieurs questions au sujet du budget de
service de la radiodiffusion qui devrait
avoir des buses commerciales, a son avis,
le Petit Radio dont MM. Pellenc et Baize,
chef et ciiet adjoint des services incrimi
nés, sont les hauts rédacteurs, jette feu et
flammes. 11 questionne ingénieusement :
.< Pour le compte de qui M de Monicault
rpère-l-il ! »
Là, d’ailleurs, n’est pas la question. Les
P. T. T. pataugent dans l’irrégularité, les
virements suspucls, les budgets falsifiés.
Un négociant qui se conduirait comme
leurs services de T. S. F. seraient condam
nés pour banqueroute frauduleuse
La Fédération Postale, avec raison, a
constamment réclamé le budget autonome
des P. T. T. et une exploitation commer
ciale de cette grande administration dont
nul ne songe à contester l’utilité. Par con
séquent il est iout naturel qu’en s’avisant
d’un gâchis effrayant, d’un dévergondage
budgétaire éhonté, on désire imposer des
méthodes saines, si MM. Pellenc et Baize
étaient honnêtes, ils auraient proposé,
d’eux-mêmes, des comptes de clarté, un
bilan loyal, au lieu de maquiller les dépen
ses et les recettes au point que dans leurs
comptes un chat ne reconnaîtrait pas ses
petits. Il no s’attireraient pas des réflexions
peu agréables ; en outre, ils ne compro
mettraient pas leurs camarades postiers,
qui ne sauraient être responsables de leurs
agissements.
Une radio d’Etat nous paraît nécessaire,
mais elle doit être administrée sérieuse
ment et pouvoir montrer ses livres.
Si I\1M. Pellenc et Baize étaient des fonc
tionnaires conscients de leur devoir, ils ne
traiteraient pas M. de Monicault de Turc
à Maure. S’il avait des arrière-pensées, ils
les réduiraient à néant en démontrant
qu’ils ont agi suivant les règles de la comp
tabilité publique, sans faire appel à une
caisse noire étrange.
Ils partent en guerre contre lp trust,
mais c’est pour mieux s’accrocher h leur
assiette au beurre, trahissant ainsi leurs
camarades autant que te public
Nous ne demanderions pas mieux que de
leur voir démontrer le contraire. Hélas !
ils no le .peuvent 1
Voilà qui est bien
Prochainement Radio-Paris émettra
sur 50 kw. antenne et sera une station
très puissante, l’une des plus considéra
bles d’Europe. Mais, pour ne pas indis
poser les sans-filistes, les ingénieurs
de la Compagnie française de Radio
phonie se préoccupent d’étouffer les har
moniques.
Et cela est très bien.
Nous avons, en effet, trouvé cette se
maine, les P. T.T. sur toutes les lon
gueurs d'onde du cadran à 20 kilomètres
de Paris, près de la Tour, sur Daven-
Iry, près de Radio-Paris et de Kœnigs-
wusterliausen, de lîerlin, de Londres,
de Barcelone.
Le Petit Parisien peut être capté faci
lement, à Paris, avec un super, près de
Daventry, ce qui n’est pas banal.
L’Office National fera la guerre aux
harmoniques, quand il sera créé, mais
comment voulez-vous que les services
de la radiodiffusion qui en fabriquent
à foison consentent à intervenir pour
les combattre.
.\ uus relevons dans la liste îles aili-
cles qiù pour les Allemands cl... les
Américains bénéficient du nouveau tarif
douanier minimum : les appareils de
télégraphie et de téléphonie sans fil, à
l'exclusion des lampes. Les accumula
teurs électriques de toute nature et leurs
pièces détaillées. Enfin les condensa
teurs électriques et leurs nièces déta
chées.
IL autre pari, les journalistes, qui tra-
diiiseul d ordinaire la pensée du SPIR
écrirait qu'à LExposition de licrlin ils
ont été frappés par l excellence des pos
tes fabriqués en grande série par l'in
dustrie allemande. Mais, te qui est plus
grave , ils ont constate arec inquiétude
que les prix de venta étaient relative
ment bas, étant données surtout les con-
ditions onéreuses du travail dans l'Al
lemagne d'aujourd'hui .En conclusion ,
on exhorte les fabricants français à
établir le plus rigoureusement possible
leurs prix de vente, sinon ils ne pour-
soutenir la concurrene avec h’s appa
reils et les pièces détachées d'Allema
gne et des Etats-Unis.
Cette concurrence sera naturellement
facilitée par les nouveaux tarifs mini-
ma que nous venons d'indiquer■.
Les constructeurs doivent , dès à pré
sent , accorder à celle situation nouvelle
toute leur attention. Nous sommes sûrs
que les sans-filistes n'auront, qu'à
se féliciter de leur decision.
MERCI AJtOS LECTEURS
Nous avons reçu des milliers de lettres nou#
félicitant de la nouvelle mise en pages de la
a Parole Libre T. S. F. » qu’on s’accorde à trou
ver pratiaue et des plus attrayantes
La « Parole Libre T. S. F. » sera en constant
progrès et s’efforcera toujours, de mériter la
confiance et l’amitié de ses lecteurs.
Nous ne pouvons remercier individuellement
tous ceux qui ont bien voulu nous écrire. Il*
sont trop. Nous le faisons ici en les assurant de
notre affectueuse gratitude pour l’attachement
qu’ils témoignent à leur journal.
Faisons confiance au bon sens, il finira
par avoir raison.
Maurice PRIVAT.
nmiiiMinmuummn
Mais certainement nous aurons un stand au prochain
Salon de la T. S. F. et ee sera le plus 'visité.
Le matériel étranger
HEBDOMADAIRE : le Numéro : 0 tr. 60
8 Octobre 1927
Rédaction et
Administration :
6, Rue Gérando
PARIS-9'
ABONNEMENTS
Pour le* Ami* de la Tour:
France, 25 Ir.j Etr., 35 tr.
Pour les Sane-filietae ;
France, 30 fr.; Etr., 40 »r.
Compte ehiq. post.: 804-15
16 pages
îles montages
lies conseils pratiques
Les expériences nouvelles
H T.S.F. a travers le Monde
Les radio-programmes
60 cent.
HISTOIRES MÉRIDIONALES
Notre correspondant de Montpellier,
nous adresse de curieux renseignements
sur la guerre qui agite l'Hérault autour
’de Rad:o-Montpellier.
M. Ducamp, secrétaire général de la
Société languedocienne de T. S. F.,
Convaincu que le salut de la radio fran
çaise était dans la liberté, ne voulut pas
de l’emprise des P. T. T. Grâce à sa té
nacité, groupant huit cents membres fidè
les, il donne deux bons concerts par se
maine et tous les jours les nouvelles de
presse. Or, M. Baize, l’ombre de notre
Pollenc national, arriva à Montpellier.
— Voulez-vous que nous collaborions,
demanda-t-il à M. Ducamp.
— Volontiers, à quelles conditions ?
Elles lui parurent draconiennes. Elles
l’étaient.
— Et si je n’accepte pas ? interrogea
it-il.
— J’appliquerai le décret et )e vous
supprimai.
— Alors, c’est la lutte, je l’accepte.
— Vous risquez gros.
— Me ferez-vous fusiller ? Non ? Me
mettrez-vous en prison? Pas davantage?
Alors on verra bien.
Les travaux commencèrent pour l’édi
fication d’une station officielle de 3 k\v.
Le Radio-Club fit campagne contre
cette station qui interdisait l’écoute d’au
tres postes. Mais les galénietes, nom
breux grâce à Radio-Montpellier, sou
tiennent l’Administration.
Or, M. Ducamp se vit convoquer par
un groupe de commerçants et industriels
de Nîmes. Il les pria de venir à la Lan
guedocienne. Ils arrivèrent accompa
gnés par M. Baize. Le groupe nimois dé
sirait, appuyé par le Président de la Ré
publique, que la station projetée fût à
Nîmes. Les P. T. T. proposaient de la
placer à Sommières, pays du vin rosé,
à mi-distance de Nîmes et Montpellier.
Le groupe de Nîmes s’engageait à as
surer les frais d’installation et d’exploi
tation. Radio-Montpellier fournissait
le studio et des concerts. M. Ducamp
accepta à la condition que la station fût
assez puissante pour être entendue, sur
galène à Montpellier et que Radio-Mont
pellier pût transmettre des concerts.
L'HUMOUR A L'ETRANGER
Un marnais contact.
(' Ondas .)
M. Baize ne répondit pas, préférant
se fourrer les doigts dans le nez.
— Il est inutile de continuer les tra
vaux à Montpellier si c’est pour les dé
faire, fit remarquer un Nîmois.
M. Baize, se fourra derechef les
doigts dans le nez, puis grogna :
— On sera toujours à temps pour les
détruire... Dans l’Administration, cela
nous arrive souvent d’annuler des tra
vaux commencés. C’est sans importance.
— Diable, répondit un de ces mes-
cieurs, dans, 1 e commerce cela en a beau
coup, c’est double dépense.
Les travaux continèrent à l’Hôtel des
Postes de Montpellier.
N’apprenant rien de nouveau au sujet
de leurs démarches, les Nîmois se rendi
rent à Paris. Le ministre les reçut et
tempêta après Pellenc et Baize qui lui
font arriver tant d’avanies. Il l’exprima
en ternies renouvelés de Cambronne, si
dérant ses visiteurs
Radio-Montpellier-P. T. T. va être
terminé. MM. Pellenc et Baize vou
draient l’utiliser. Mais des grands chefs
des P. T. T. font remarquer qu’il est
préférable de laisser faire les frais par
les Nîmois, ce qui est logique. Les maires
du palais sont en lutte à ce - sujet.
Voilà ce que nous conte notre collabo
rateur sur les histoires de Montpellier.
Pourquoi une station dans cette ville,
quand il y en avait une,déjà,et que Stras
bourg attend la sienne comme Nantes et
quelques autres villes ?Pourquoi ces pala
bres ?Les P.T.T. veulent confisquer la ra
dio. Elle ne leur appartient pas plus que
Part, la pensée, l’esprit,l’information.Les
tyrans qui ont voulu les capturer dans le
passé ont dû les libérer. La T. S. F.
d’Etat aurait pu être un exemple, mais
pour cela il n’aurait pas fallu qu’elle son
geât à accaparer tous les microphones
de France et à leur imposer sa loi.
La liberté contrôlée par l’Office Na
tional de la T. S. F., voilà ce qu’il au
rait fallu instituer. Nous en sommes loin.
On y viendra après quelles erreurs ridi
cules.
SEVERITES BULGARES
Les sans-filistes bulgares ont reçu leur
Statut. Mais celui-ci est terrible. Lisez cèï
article particulièrement significatif :
« Art. 6. — L’abonné propriétaire de
l’appareil radio-récepteur qui intercepte
une correspondance radiotélégrapliique ou
radiotéléphonique, est condamné à une pei
ne de six mois à trois ans de prison. Les
appareils dont il s’est servi sont confisqués,
qués.
Si ce statut est appliqué d’ici quelques
mois, tous les sans-filistes bulgares seront
en prison, car il est impossible, lorsqu’on
explore l’éther, de ne pas capter au pas
sage des « correspondances » en phonie
ou en graphie.
La Bulgarie est un pays charmant.
Un nouvel accu
» 4 » —■
C’est la Parole Libre T.S.F. qui, la pre
mière, en France, a fait connaître que le jé
suite espagnol Almçida venait de découvrir un
nouvel accumulateur qui se recharge vingt-
cinq fois plus vite que les accumulateurs actuels
mais dont la capacité électrique est cinq fois
plus grande. Il permettrait d’équiper toutes les
automobiles électriquement, avec sécurité, sup
primant l’utilisation de l’essence. Les trains se
raient mus pat 1 électricité. Le rapport officiel
de TAllgemeine FJektricitaed Geselschaffl, le
grand trust allemand de T électricité, les expé- \
riences faites dans le laboratoire de la capitale
du Reich nous avait fait croire que le R. P.
Almeida s’était trompé. Or on assure qu’il
n’en est rien et que cet accumulateur ferait
bientôt son apparition en Allemagne.
Sans doute les houillères et les trusts du pé
trole ne peuvent voir cette concurrence sans ef
froi, et il est possible que les rapports qui nous
ont été communiqués aient été rédigés par or
dre. Cela s est vu déjà.
Mais attendons les résultats pour nous faire
une opinion, non sans nous dire que ce serait
une révolution dans l’industrie électrique.
De qui se moque-t’on ? !
M. de Monicault, député
T. et de la T. S. F. qu'il désirait lui poser
plusieurs questions au sujet du budget de
service de la radiodiffusion qui devrait
avoir des buses commerciales, a son avis,
le Petit Radio dont MM. Pellenc et Baize,
chef et ciiet adjoint des services incrimi
nés, sont les hauts rédacteurs, jette feu et
flammes. 11 questionne ingénieusement :
.< Pour le compte de qui M de Monicault
rpère-l-il ! »
Là, d’ailleurs, n’est pas la question. Les
P. T. T. pataugent dans l’irrégularité, les
virements suspucls, les budgets falsifiés.
Un négociant qui se conduirait comme
leurs services de T. S. F. seraient condam
nés pour banqueroute frauduleuse
La Fédération Postale, avec raison, a
constamment réclamé le budget autonome
des P. T. T. et une exploitation commer
ciale de cette grande administration dont
nul ne songe à contester l’utilité. Par con
séquent il est iout naturel qu’en s’avisant
d’un gâchis effrayant, d’un dévergondage
budgétaire éhonté, on désire imposer des
méthodes saines, si MM. Pellenc et Baize
étaient honnêtes, ils auraient proposé,
d’eux-mêmes, des comptes de clarté, un
bilan loyal, au lieu de maquiller les dépen
ses et les recettes au point que dans leurs
comptes un chat ne reconnaîtrait pas ses
petits. Il no s’attireraient pas des réflexions
peu agréables ; en outre, ils ne compro
mettraient pas leurs camarades postiers,
qui ne sauraient être responsables de leurs
agissements.
Une radio d’Etat nous paraît nécessaire,
mais elle doit être administrée sérieuse
ment et pouvoir montrer ses livres.
Si I\1M. Pellenc et Baize étaient des fonc
tionnaires conscients de leur devoir, ils ne
traiteraient pas M. de Monicault de Turc
à Maure. S’il avait des arrière-pensées, ils
les réduiraient à néant en démontrant
qu’ils ont agi suivant les règles de la comp
tabilité publique, sans faire appel à une
caisse noire étrange.
Ils partent en guerre contre lp trust,
mais c’est pour mieux s’accrocher h leur
assiette au beurre, trahissant ainsi leurs
camarades autant que te public
Nous ne demanderions pas mieux que de
leur voir démontrer le contraire. Hélas !
ils no le .peuvent 1
Voilà qui est bien
Prochainement Radio-Paris émettra
sur 50 kw. antenne et sera une station
très puissante, l’une des plus considéra
bles d’Europe. Mais, pour ne pas indis
poser les sans-filistes, les ingénieurs
de la Compagnie française de Radio
phonie se préoccupent d’étouffer les har
moniques.
Et cela est très bien.
Nous avons, en effet, trouvé cette se
maine, les P. T.T. sur toutes les lon
gueurs d'onde du cadran à 20 kilomètres
de Paris, près de la Tour, sur Daven-
Iry, près de Radio-Paris et de Kœnigs-
wusterliausen, de lîerlin, de Londres,
de Barcelone.
Le Petit Parisien peut être capté faci
lement, à Paris, avec un super, près de
Daventry, ce qui n’est pas banal.
L’Office National fera la guerre aux
harmoniques, quand il sera créé, mais
comment voulez-vous que les services
de la radiodiffusion qui en fabriquent
à foison consentent à intervenir pour
les combattre.
.\ uus relevons dans la liste îles aili-
cles qiù pour les Allemands cl... les
Américains bénéficient du nouveau tarif
douanier minimum : les appareils de
télégraphie et de téléphonie sans fil, à
l'exclusion des lampes. Les accumula
teurs électriques de toute nature et leurs
pièces détaillées. Enfin les condensa
teurs électriques et leurs nièces déta
chées.
IL autre pari, les journalistes, qui tra-
diiiseul d ordinaire la pensée du SPIR
écrirait qu'à LExposition de licrlin ils
ont été frappés par l excellence des pos
tes fabriqués en grande série par l'in
dustrie allemande. Mais, te qui est plus
grave , ils ont constate arec inquiétude
que les prix de venta étaient relative
ment bas, étant données surtout les con-
ditions onéreuses du travail dans l'Al
lemagne d'aujourd'hui .En conclusion ,
on exhorte les fabricants français à
établir le plus rigoureusement possible
leurs prix de vente, sinon ils ne pour-
soutenir la concurrene avec h’s appa
reils et les pièces détachées d'Allema
gne et des Etats-Unis.
Cette concurrence sera naturellement
facilitée par les nouveaux tarifs mini-
ma que nous venons d'indiquer■.
Les constructeurs doivent , dès à pré
sent , accorder à celle situation nouvelle
toute leur attention. Nous sommes sûrs
que les sans-filistes n'auront, qu'à
se féliciter de leur decision.
MERCI AJtOS LECTEURS
Nous avons reçu des milliers de lettres nou#
félicitant de la nouvelle mise en pages de la
a Parole Libre T. S. F. » qu’on s’accorde à trou
ver pratiaue et des plus attrayantes
La « Parole Libre T. S. F. » sera en constant
progrès et s’efforcera toujours, de mériter la
confiance et l’amitié de ses lecteurs.
Nous ne pouvons remercier individuellement
tous ceux qui ont bien voulu nous écrire. Il*
sont trop. Nous le faisons ici en les assurant de
notre affectueuse gratitude pour l’attachement
qu’ils témoignent à leur journal.
Faisons confiance au bon sens, il finira
par avoir raison.
Maurice PRIVAT.
nmiiiMinmuummn
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