Titre : L'Humanité : journal socialiste quotidien
Auteur : Parti communiste français. Auteur du texte
Éditeur : L'Humanité (Paris)
Éditeur : L'HumanitéL'Humanité (Saint-Denis)
Date d'édition : 1947-06-22
Contributeur : Jaurès, Jean (1859-1914). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 63335 Nombre total de vues : 63335
Description : 22 juin 1947 22 juin 1947
Description : 1947/06/22 (A44,N867)-1947/06/23. 1947/06/22 (A44,N867)-1947/06/23.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4739158n
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 25/02/2018
...POUR LES CREDITS MILITAIRES:
Un joli tour de passe-passe.,.
...POUR LES CLASSES MOYENNES:
Un beau tour de cochon..,
...POUR LES CLASSES LABORIEUSES:
Un bon toux de vis...
///
re grand Argentier n'a rien dans
>scarcelle, il faut avouer qu'il a
plus d'un tour dans son sac;
..POUR LA POLITIQUE DE BAISSE
Un sacré tour de force 1...
j-
LE PLAN GOUVERNEMENTAL
Paul Ramadier posera-t-il lundi la
question de confiance à l’Assemblée ?
ans la critique des projets intolérables 9 de nombreux
ioçialistes et républicains des autres partis
démocratiques se retrouvent avec les communistes
Il faut en venir à notre solution :
faire payer les
.ongrégations économiques !
Le Conseil du patronat français refuse
aux ouvriers des Conventions collectives
satisfaisantes et les primes à la production
Il ose rejeter sur les paysans et le petit
commerce la faute de la vie chère !
LA GRÈVE CONTINUE, UNANIME
DANS LES BANQUES ET LES MAGASINS
(VOIR NOS INFORMATIONS EN 2° PAGE)
POUR LA TROISIEME FOIS
EN SIX MOIS
L'enquête entre dons
le “coma maçonnais”
A quand l’audition
du docteur Den.s?
Mâcon (par téléphone).
M ME DEMTJSSY, qui naguère
ne quittait pas le chevet de ses
malades, a tenu à déambu
ler longuement par les nies de la ville, provoquant sur son passage
des réflexions dépourvues d’aménité. Elle passe, toute droite, les
lèvres pincées, l’œil sec derrière les lunettes d’écaille. C’est sans
doute de cette façon qu’elle utilisera ses trois jours de congé.. Mais
le maire, M. Denave, croit impos
sible qu’elle reprenne à Mâcon ses
fonctions d’infirmière.
Depuis que Mme Demussy s’est
tirée des mains de la police, le
docteur Denis ne nie plus que la
seule cause possible des morts,
soit le meurtre.
Du côté de l’enquête pôlicière
on ne signale que quelques audi
tions d’infirmières, notamment
celle de Mlle Myrielle Mur tin,
toutes dénuées d’intérêt.
Le commissaire Bascou met en
veilleuse jusqu’à lundi. Il a re
gagné Paris où il compte avoir
quelques entrevues officielles.
Quant au commissaire Vaile
Calle, on assure qu’il entendrait,
dès lundi, le docteur Denis.
(SUITE PAGE 2)
...ET POUR L'IMPOT DE SOLIDARITE :
Un magnifique tour de prestidigitation!.,.
EN PRÉSENCE
DE L OPPOSITION
du pays tout entier
% CINQ HEURES DU MATIN A _ _
Humanité
ORGANE CENTRAL DEPARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
DIMANCHE 22
et LUNDI 23 JUIN 1947
Tirage précédent: 419.783 ex.
sec
Exposition de l’apprentissage
à la Porte de Versailles
La grande fête d'été de la Fédération de la Seine est placée
sous la présidence de, Maurice THOREZ, secrétaire général du
Parti Communiste Français.
Dans le courant de l'après-midi, Raymond GUYOT, secrétaire
de la Fédération de la Seine, prononcera une allocution.
Les trains spéciaux qui par-
à Garches s’êch
elonne-
30 à 13 heures
zare
ront de 7 h
seulement.
Par le métro : se rendre
jusqu’à « Pont de Sèvres ». —
Traverser le pont et prendre
l’entrée du bois à droite, qui
conduit à Garches. Pour évi
ter tout embouteillage il est
recommandé aux camarades
qui en ont la possibilité, de
prendre le métro.
Groupe communiste
à l'Assemblée nationale
Réunion du groupe lundi 23
juin, à 14 heures. Salle Colbert.
Présence indispensable.
Conseil de la République
Réunion du groupe mardi 24
juin, à 14 heures, local du groupe.
SUR LE POINT D’ETRE ARRETE
le révérend Père Guillou
QUI PROTEGEAIT LES MILICIENS
se constitue prisonnier
aux Halles
où l'approvisionnement
Un livre de Jacques DUCLOS
ne s'est jamais ralenti
Les arrivages de toutes denrées :
légumes, poisson, volaille, fruits,
continuent d’être abondants aux
Halles Centrales de Paris.
On prévoit pour ce matin une
baisse importante sur les légumes,
les cerises et les pêches.
Voilà qui réduit à néant les ca
lomnies stupides d’une certaine
presse, ennemie des travailleurs, qui
prétendait que la grève des trans-
orteuns nuirait au ravitaillement
e la population.
Dès six heures, hier matin, des
équipes renforcées acheminaient
normalement vers les Halles les
3.000 tonnes qui se trouvaient en
gare.
Voilà la vérité.
L ES Editions Sociales soumet
tent au grand public un
recueil des discours que
Jacques Duclos a prononcés
depuis la Libération. Le li
vre est appelé à un succès immédiat
et certain. La lecture en sera indis
pensable à tous ceux qui veulent
comprendre les événements de notre
temps. Elle s’imposera aux politi
ques et aux historiens de demain.
Les hommes et les femmes de
tous les partis s’accordent volontiers
pour reconnaître en notre ami l’ora
teur parlementaire le plus écouté
d’aujourd’hui. Dans les assemblées
qui se sont succédé depuis la fin
de la guerre, son rôle fut de pre
mier plan. A son banc de député,
comme au fauteuil présidentiel qu’il
occupe souvent, on l’écoute toujours
avec grande attention. Nul ne son
gerait à contester l’autorité que lui
valent son talent, son caractère et
la cause qu’il défend avec tant de
fermeté, de souplesse, de bonhomie
et de bon sens.
Il sait présenter les sujets les
plus variés de la politique avec un
égal succès !
Marcel CACHIN.
(SUITE PAGE 3)
F AIT de pièces et de morceaux frappant tout l e monde, excepté ceux qu’il faudrait, le projet finan
cier du Gouvernement n’a pas résisté à sa première épreuve parlementaire. Par 15 voix contre
13 et de nombreuses abstentions, la Commission des Finances l’a repoussé. Il est vrai qu’avant
elle le pays, qui veut aller à gauche, a déjà réservé un accueil dépourvu d’ambiguïté à ce plan
d’inspiration réactionnaire.
Cette émotion des travailleurs, des commerçants, des pnysans, des classes moyennes explique le
morcellement, devant la décision, des partis autres que le nôtre, et notamment des partis qui sont dans
le Gouvernement. Les commissaires socialistes, radicaux, M.R.P. ont été tiiYùllés entre le respect de la
volonté populaire et le souci de la solidarité ministérielle. Cela a donné trois attitudes. M. Mendès-
France, radical, a rejoint les com
munistes. Deux autres dirigeants
du Rassemblement des Gauches
ainsi que MM. Schneiter, Guil-
laut et Buron sa sont abstenus.
Notons que plusieurs députés so
cialistes ont préféré une diplômes
tique absence à un choix doulou
reux. Enfin il est resté à Rama-
dier-Schuman douze fidèles. Mais
combien parmi eux de « sto'i-
ques », votant « pour » afin de
préserver une dernière apparence
d’accord avec leurs ministres f
Une brouette de billets
pour faire le marché ?
M ATHILDE PERI, s’en
tretenant hier, à travers
les grilles du Palais-
Bourbon, avec ces délé
gations ouvrières qu’on
voudrait, bien en vain, empêcher
de traduire l’émotion de notre peu
ple tout entier, a entendu un des
travailleurs présents s’écrier : « Ils
sont d’avis que nous allions faire
notre marché avec une brouette. »
C’est fort bien dit.
Les gens qui ne savent proposer
que des mesures propres à aug
menter systématiquement le coût
de la vie, dans la proportion de
20 %■ d’après le Daily Mail, nous
préparent une situation où il fau
drait une brouette de billets de
banque pour acheter de quoi
manger.
Quand on relève le coût des
denrées et des services de première
nécessité, comme les transports,
on a mauvaise grâce à se vanter
en même temps de maîtriser les
prix !
Le président Ramadier conservait
cètte prétention hier devant la
Commission des Finances de l’As
semblée; il faut croire qu’il n'avait
pas lu le Populaire du matin, où
Léon Blum nous annonçait, non
sans quelque solennité, que son
expérience « a cessé ». Ce qui si
gnifie, plus exactement, qu'elle a
ECHOUE, puisqu’on lit un peu
plus haut, dans le même article :
« LA TENDANCE ASCEN
SIONNELLE DES PRIX A
REPRIS LE DESSUS. »
En effet, la hausse des prix, —
hausse indépendante des primes à
la production, et d’ailleurs anté
rieure à ces primes, — est une
vérité d’évidence !
N OUS qui avons constamment
soutenu la politique de baisse
des prix, et qui même en
avions eu l’initiative, nous avons
toujours dit quelles conditions sont
nécessaires à son succès.
Il y fallait des droits suffisants
aux Comités d’assainissement pour
la surveillance des prix marchands.
Il y fallait des droits suffisants
aux Comités d’entreprise pour le
contrôle des prix de revient. Faute
des mesures de ce genre favorables
à l’initiative des masses, la baisse
a échoué. On ne fait jamais rien
de positif sans le peuple, et encore
moins contre le peuple !
Ne le constate-t-on pas derechef
aujourd’hui ? Le Populaire peut à
son aise raconter gravement à ses
lecteurs qu'ils n’ont pas à se faire
de bile à raison de l'augmentation
du tabac, puisque « le tabac des
hospices reste à son ancien prix »,
et aligner une colonne d’autres
consolations aussi convaincantes ;
les « compensations » illusoires ne
sont pas capables de faire venii
la confiance à une politique qui ne
la mérite pas !
Que diable ! Les bons du Trésor
ne se renouvellent pas, l’épargne
française boude, et tout le mal,
paraît-il, vient de là. Quelle serait
donc la solution efficace ? Evidem
ment, la mobilisation de l’épargne,
et notamment des réserves paysan
nes. Mais comment veut-on inspirer
la confiance aux épargnants des
campagnes quand on évoque à
nouveau, en pleine séance de la
Commission des Finances, certai
nes méthodes de réquisition qui
ont fait honteusement faillite ?
Comment parler de « choc psy
chologique » quand le seul choc,
c’est l’abandon des Réparations ?
Il ne s’agit pas d’un choix entre
plaire et déplaire à l'électeur, com
me M. Rémy Roure feignait hier
soir de le croire. Les communistes
n'ont pas pour habitude de faire
la politique la plus facile ! Us
l’ont montré en luttant contre la
non-intervention et contre Munich,
contre la drôle de guerre, contre
l’envahisseur, et ensuite pour un
rude effort de production. Leur
politique, c’est celle de l’intérêt
du pays, dans l’union des travail
leurs et des classes moyennes.
Et voilà pourquoi ils entendent,
pour barrer la route à l’inflation,
faire payer les hommes des consor
tiums et des trusts.
Georges COGNIOT.
André PIERRARD.
(SUITE PAGE 2)
8.000 balles de coton
flambent au Havre
Le Havre, 21 juin (par télé
phone. — U,n incendie, allumé par
des mains criminelles, a éclaté, à
3 h. 30 du matin, au centre d’une
pile de 25.000 balles de coton située
quai de Garonne, au Havre.
Malgré les efforte des pompiers
qui ont lutté pendant cinq heures
contre le feu, 8.000 balles ont été
détruites. Les dégâts sont évalués
à environ 150 millions de francs
Depuis mai 1946, c’est le qua
trième sinistre important au Havre
■r a été inaugurée à la Porte de Versailles, l’Exposition de l’apprentissage organisée par la C G T.,
-mi les nombreux militants syndicaux on remarquait notamment Benoit Frachon, secrétaire general de
CGT André Tollet, secrétaire, Tournemaine et Dupuy, des Cheminots, Duguet, des Minsurs, Am
use Croizat des Métaux, etc.. André Marty, secrétaire du Parti Communiste Français, députe de Parla
Marcel Cachin, directeur de « l’Humanité », assistaient également à cette cérémonie. Sur notre cliché :
mît FRACHON, Marcel CACHIN et André TOLLET s’intéressant vivement à l a 'ocomotive en réduc
tion chef-d’œuvre dee apprentis de la S. N. C. F. (Photo « Huma »).
Le Lillois DEWISPELAERE
vainqueur de Ja 2* étape de
STRASBOURG-PARIS
Son compatriote YERHOEST
leader au classement général
Cet après-midi, au cours de la réunion d’attente organisée
à la Piste Municipale
MARCEL CACHIN
directeur de « l’Humanité »
PRONONCERA UNE ALLOCUTION
II
n’y
9 A
V )US vous êtes aperçus, vous,
que c’était la quinzaine de la
rose ? Nous avons oublié de
célébrer comme il eût convenu
cette tradit’on. nouvelle mais char
mante. Mais aussi, comment
voulez-vous qu’on pense beaucoup
aux roses lorsqu’on bouffe des
briques ? Oui, il a toujours été
question chez nous de ces prover
biales briques qu’on bouffait,
mais c’était pure façon de parler,
nous ne savions pas es que c’était.
Maintenant, nous savons.
Car enfin, ce pain jaune qu’on
nous donne — et avec tant de par
cimonie encore ! — ce pain ps-
sant, compact, qui tombe sur l’es
tomac comme une pierre, qu’est-
ce que c’est, voulez-vous me le di
re, sinon cette brique fameuse ?
Alors, vous comprenez, les roses...
Oui, elles sont vraiment par trop
trempées de pluie, nos roses 47,
elles ont vraiment par trop d’épi
nes. Cela nous empeche de les ad
mirer. comme nous faisions en des
temps plue heureux.
Oui, mais je trouve que nous
avons tort. En ce bel été qui s’ou
vre, je voudrais que nous fassions
amende honorable à la rose, à la
beauté de la terre,. Nous a-t-on
assez dit et répété, avec cette
bourgeoise amertume si propre à
nous démoralise-, qu’il n’y a pas
de roses sans épines ? C’est vrai.
«L’Humanité» avait relaté, en avril dernier, le rôle joué par
le Révérend Père Guillou, de l’abbaye de la rue de la Source, en
faveur des traîtres et collaborateurs, qu’il faisait passer à l’étranger.
L’un de ceux-ci était le milicien Degude, condamné à mort par
contumace par la Cour de justice de l’Ailier.
Le moine avait réussi à s’en
fuir, mais la police ayant retrou
vé sa piste, Guillou s’est constitué
prisonnier, alors qu’il était sur le
point d’être pris. L’astucieux per
sonnage espère-t-il que ce « ges
te » lui vaudra l’indulgence du
tribunal ?
En tout cas, le R.P. Guillou,
élément important du «complot
des soutanes » est inculpé de
recel de malfaiteurs et de fabri
cation de fausses cartes d’iden
tité.
a pas d epmes
sans
par Simone TERY.
Mais nous qui voulons changer
le monde, il nous faut aussi in
venter des proverbes neufs, pour
ces temps nouveaux qui viennent :
il nous faut dire et répéter qu’il
n’y a pas non plus d’épines sans
roses.
Nous vivons des temps fort pé
nibles, c’est entendu. Mais à cha
que désagréable minute nous pou
vons trouver autour de nous de
quoi nous rendre espoir et joie, de
uoi nous aider dans notre lutte.
ne rose dans un verre, sur notre
table, cela ne changera pas notre
brique en pain blanc, bien sûr.
Mais cela nous aidera à l’absor
ber. Respirez une rose, camara
des. et souriez.
Oui, nous serons les plus forts.
SI
U:
ANTOINE ?
Ce matin :
MEUD0N
Cet après-midi :
GARCHES
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LA RÉPUBLIQUE
ADRESSE ; 37, RUE DU LOUVRE, PARIS (2*)
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TONDATTUR : JEAN JAURES
® A S®T “ VAILLANT-COUTURIER
DIRECTEUR : MARCEL CACHIN D e E paris
LA COMMISSION DES FINANCES REJETTE
17 victimes et toujours
pas d’assassin !
Un joli tour de passe-passe.,.
...POUR LES CLASSES MOYENNES:
Un beau tour de cochon..,
...POUR LES CLASSES LABORIEUSES:
Un bon toux de vis...
///
re grand Argentier n'a rien dans
>scarcelle, il faut avouer qu'il a
plus d'un tour dans son sac;
..POUR LA POLITIQUE DE BAISSE
Un sacré tour de force 1...
j-
LE PLAN GOUVERNEMENTAL
Paul Ramadier posera-t-il lundi la
question de confiance à l’Assemblée ?
ans la critique des projets intolérables 9 de nombreux
ioçialistes et républicains des autres partis
démocratiques se retrouvent avec les communistes
Il faut en venir à notre solution :
faire payer les
.ongrégations économiques !
Le Conseil du patronat français refuse
aux ouvriers des Conventions collectives
satisfaisantes et les primes à la production
Il ose rejeter sur les paysans et le petit
commerce la faute de la vie chère !
LA GRÈVE CONTINUE, UNANIME
DANS LES BANQUES ET LES MAGASINS
(VOIR NOS INFORMATIONS EN 2° PAGE)
POUR LA TROISIEME FOIS
EN SIX MOIS
L'enquête entre dons
le “coma maçonnais”
A quand l’audition
du docteur Den.s?
Mâcon (par téléphone).
M ME DEMTJSSY, qui naguère
ne quittait pas le chevet de ses
malades, a tenu à déambu
ler longuement par les nies de la ville, provoquant sur son passage
des réflexions dépourvues d’aménité. Elle passe, toute droite, les
lèvres pincées, l’œil sec derrière les lunettes d’écaille. C’est sans
doute de cette façon qu’elle utilisera ses trois jours de congé.. Mais
le maire, M. Denave, croit impos
sible qu’elle reprenne à Mâcon ses
fonctions d’infirmière.
Depuis que Mme Demussy s’est
tirée des mains de la police, le
docteur Denis ne nie plus que la
seule cause possible des morts,
soit le meurtre.
Du côté de l’enquête pôlicière
on ne signale que quelques audi
tions d’infirmières, notamment
celle de Mlle Myrielle Mur tin,
toutes dénuées d’intérêt.
Le commissaire Bascou met en
veilleuse jusqu’à lundi. Il a re
gagné Paris où il compte avoir
quelques entrevues officielles.
Quant au commissaire Vaile
Calle, on assure qu’il entendrait,
dès lundi, le docteur Denis.
(SUITE PAGE 2)
...ET POUR L'IMPOT DE SOLIDARITE :
Un magnifique tour de prestidigitation!.,.
EN PRÉSENCE
DE L OPPOSITION
du pays tout entier
% CINQ HEURES DU MATIN A _ _
Humanité
ORGANE CENTRAL DEPARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
DIMANCHE 22
et LUNDI 23 JUIN 1947
Tirage précédent: 419.783 ex.
sec
Exposition de l’apprentissage
à la Porte de Versailles
La grande fête d'été de la Fédération de la Seine est placée
sous la présidence de, Maurice THOREZ, secrétaire général du
Parti Communiste Français.
Dans le courant de l'après-midi, Raymond GUYOT, secrétaire
de la Fédération de la Seine, prononcera une allocution.
Les trains spéciaux qui par-
à Garches s’êch
elonne-
30 à 13 heures
zare
ront de 7 h
seulement.
Par le métro : se rendre
jusqu’à « Pont de Sèvres ». —
Traverser le pont et prendre
l’entrée du bois à droite, qui
conduit à Garches. Pour évi
ter tout embouteillage il est
recommandé aux camarades
qui en ont la possibilité, de
prendre le métro.
Groupe communiste
à l'Assemblée nationale
Réunion du groupe lundi 23
juin, à 14 heures. Salle Colbert.
Présence indispensable.
Conseil de la République
Réunion du groupe mardi 24
juin, à 14 heures, local du groupe.
SUR LE POINT D’ETRE ARRETE
le révérend Père Guillou
QUI PROTEGEAIT LES MILICIENS
se constitue prisonnier
aux Halles
où l'approvisionnement
Un livre de Jacques DUCLOS
ne s'est jamais ralenti
Les arrivages de toutes denrées :
légumes, poisson, volaille, fruits,
continuent d’être abondants aux
Halles Centrales de Paris.
On prévoit pour ce matin une
baisse importante sur les légumes,
les cerises et les pêches.
Voilà qui réduit à néant les ca
lomnies stupides d’une certaine
presse, ennemie des travailleurs, qui
prétendait que la grève des trans-
orteuns nuirait au ravitaillement
e la population.
Dès six heures, hier matin, des
équipes renforcées acheminaient
normalement vers les Halles les
3.000 tonnes qui se trouvaient en
gare.
Voilà la vérité.
L ES Editions Sociales soumet
tent au grand public un
recueil des discours que
Jacques Duclos a prononcés
depuis la Libération. Le li
vre est appelé à un succès immédiat
et certain. La lecture en sera indis
pensable à tous ceux qui veulent
comprendre les événements de notre
temps. Elle s’imposera aux politi
ques et aux historiens de demain.
Les hommes et les femmes de
tous les partis s’accordent volontiers
pour reconnaître en notre ami l’ora
teur parlementaire le plus écouté
d’aujourd’hui. Dans les assemblées
qui se sont succédé depuis la fin
de la guerre, son rôle fut de pre
mier plan. A son banc de député,
comme au fauteuil présidentiel qu’il
occupe souvent, on l’écoute toujours
avec grande attention. Nul ne son
gerait à contester l’autorité que lui
valent son talent, son caractère et
la cause qu’il défend avec tant de
fermeté, de souplesse, de bonhomie
et de bon sens.
Il sait présenter les sujets les
plus variés de la politique avec un
égal succès !
Marcel CACHIN.
(SUITE PAGE 3)
F AIT de pièces et de morceaux frappant tout l e monde, excepté ceux qu’il faudrait, le projet finan
cier du Gouvernement n’a pas résisté à sa première épreuve parlementaire. Par 15 voix contre
13 et de nombreuses abstentions, la Commission des Finances l’a repoussé. Il est vrai qu’avant
elle le pays, qui veut aller à gauche, a déjà réservé un accueil dépourvu d’ambiguïté à ce plan
d’inspiration réactionnaire.
Cette émotion des travailleurs, des commerçants, des pnysans, des classes moyennes explique le
morcellement, devant la décision, des partis autres que le nôtre, et notamment des partis qui sont dans
le Gouvernement. Les commissaires socialistes, radicaux, M.R.P. ont été tiiYùllés entre le respect de la
volonté populaire et le souci de la solidarité ministérielle. Cela a donné trois attitudes. M. Mendès-
France, radical, a rejoint les com
munistes. Deux autres dirigeants
du Rassemblement des Gauches
ainsi que MM. Schneiter, Guil-
laut et Buron sa sont abstenus.
Notons que plusieurs députés so
cialistes ont préféré une diplômes
tique absence à un choix doulou
reux. Enfin il est resté à Rama-
dier-Schuman douze fidèles. Mais
combien parmi eux de « sto'i-
ques », votant « pour » afin de
préserver une dernière apparence
d’accord avec leurs ministres f
Une brouette de billets
pour faire le marché ?
M ATHILDE PERI, s’en
tretenant hier, à travers
les grilles du Palais-
Bourbon, avec ces délé
gations ouvrières qu’on
voudrait, bien en vain, empêcher
de traduire l’émotion de notre peu
ple tout entier, a entendu un des
travailleurs présents s’écrier : « Ils
sont d’avis que nous allions faire
notre marché avec une brouette. »
C’est fort bien dit.
Les gens qui ne savent proposer
que des mesures propres à aug
menter systématiquement le coût
de la vie, dans la proportion de
20 %■ d’après le Daily Mail, nous
préparent une situation où il fau
drait une brouette de billets de
banque pour acheter de quoi
manger.
Quand on relève le coût des
denrées et des services de première
nécessité, comme les transports,
on a mauvaise grâce à se vanter
en même temps de maîtriser les
prix !
Le président Ramadier conservait
cètte prétention hier devant la
Commission des Finances de l’As
semblée; il faut croire qu’il n'avait
pas lu le Populaire du matin, où
Léon Blum nous annonçait, non
sans quelque solennité, que son
expérience « a cessé ». Ce qui si
gnifie, plus exactement, qu'elle a
ECHOUE, puisqu’on lit un peu
plus haut, dans le même article :
« LA TENDANCE ASCEN
SIONNELLE DES PRIX A
REPRIS LE DESSUS. »
En effet, la hausse des prix, —
hausse indépendante des primes à
la production, et d’ailleurs anté
rieure à ces primes, — est une
vérité d’évidence !
N OUS qui avons constamment
soutenu la politique de baisse
des prix, et qui même en
avions eu l’initiative, nous avons
toujours dit quelles conditions sont
nécessaires à son succès.
Il y fallait des droits suffisants
aux Comités d’assainissement pour
la surveillance des prix marchands.
Il y fallait des droits suffisants
aux Comités d’entreprise pour le
contrôle des prix de revient. Faute
des mesures de ce genre favorables
à l’initiative des masses, la baisse
a échoué. On ne fait jamais rien
de positif sans le peuple, et encore
moins contre le peuple !
Ne le constate-t-on pas derechef
aujourd’hui ? Le Populaire peut à
son aise raconter gravement à ses
lecteurs qu'ils n’ont pas à se faire
de bile à raison de l'augmentation
du tabac, puisque « le tabac des
hospices reste à son ancien prix »,
et aligner une colonne d’autres
consolations aussi convaincantes ;
les « compensations » illusoires ne
sont pas capables de faire venii
la confiance à une politique qui ne
la mérite pas !
Que diable ! Les bons du Trésor
ne se renouvellent pas, l’épargne
française boude, et tout le mal,
paraît-il, vient de là. Quelle serait
donc la solution efficace ? Evidem
ment, la mobilisation de l’épargne,
et notamment des réserves paysan
nes. Mais comment veut-on inspirer
la confiance aux épargnants des
campagnes quand on évoque à
nouveau, en pleine séance de la
Commission des Finances, certai
nes méthodes de réquisition qui
ont fait honteusement faillite ?
Comment parler de « choc psy
chologique » quand le seul choc,
c’est l’abandon des Réparations ?
Il ne s’agit pas d’un choix entre
plaire et déplaire à l'électeur, com
me M. Rémy Roure feignait hier
soir de le croire. Les communistes
n'ont pas pour habitude de faire
la politique la plus facile ! Us
l’ont montré en luttant contre la
non-intervention et contre Munich,
contre la drôle de guerre, contre
l’envahisseur, et ensuite pour un
rude effort de production. Leur
politique, c’est celle de l’intérêt
du pays, dans l’union des travail
leurs et des classes moyennes.
Et voilà pourquoi ils entendent,
pour barrer la route à l’inflation,
faire payer les hommes des consor
tiums et des trusts.
Georges COGNIOT.
André PIERRARD.
(SUITE PAGE 2)
8.000 balles de coton
flambent au Havre
Le Havre, 21 juin (par télé
phone. — U,n incendie, allumé par
des mains criminelles, a éclaté, à
3 h. 30 du matin, au centre d’une
pile de 25.000 balles de coton située
quai de Garonne, au Havre.
Malgré les efforte des pompiers
qui ont lutté pendant cinq heures
contre le feu, 8.000 balles ont été
détruites. Les dégâts sont évalués
à environ 150 millions de francs
Depuis mai 1946, c’est le qua
trième sinistre important au Havre
■r a été inaugurée à la Porte de Versailles, l’Exposition de l’apprentissage organisée par la C G T.,
-mi les nombreux militants syndicaux on remarquait notamment Benoit Frachon, secrétaire general de
CGT André Tollet, secrétaire, Tournemaine et Dupuy, des Cheminots, Duguet, des Minsurs, Am
use Croizat des Métaux, etc.. André Marty, secrétaire du Parti Communiste Français, députe de Parla
Marcel Cachin, directeur de « l’Humanité », assistaient également à cette cérémonie. Sur notre cliché :
mît FRACHON, Marcel CACHIN et André TOLLET s’intéressant vivement à l a 'ocomotive en réduc
tion chef-d’œuvre dee apprentis de la S. N. C. F. (Photo « Huma »).
Le Lillois DEWISPELAERE
vainqueur de Ja 2* étape de
STRASBOURG-PARIS
Son compatriote YERHOEST
leader au classement général
Cet après-midi, au cours de la réunion d’attente organisée
à la Piste Municipale
MARCEL CACHIN
directeur de « l’Humanité »
PRONONCERA UNE ALLOCUTION
II
n’y
9 A
V )US vous êtes aperçus, vous,
que c’était la quinzaine de la
rose ? Nous avons oublié de
célébrer comme il eût convenu
cette tradit’on. nouvelle mais char
mante. Mais aussi, comment
voulez-vous qu’on pense beaucoup
aux roses lorsqu’on bouffe des
briques ? Oui, il a toujours été
question chez nous de ces prover
biales briques qu’on bouffait,
mais c’était pure façon de parler,
nous ne savions pas es que c’était.
Maintenant, nous savons.
Car enfin, ce pain jaune qu’on
nous donne — et avec tant de par
cimonie encore ! — ce pain ps-
sant, compact, qui tombe sur l’es
tomac comme une pierre, qu’est-
ce que c’est, voulez-vous me le di
re, sinon cette brique fameuse ?
Alors, vous comprenez, les roses...
Oui, elles sont vraiment par trop
trempées de pluie, nos roses 47,
elles ont vraiment par trop d’épi
nes. Cela nous empeche de les ad
mirer. comme nous faisions en des
temps plue heureux.
Oui, mais je trouve que nous
avons tort. En ce bel été qui s’ou
vre, je voudrais que nous fassions
amende honorable à la rose, à la
beauté de la terre,. Nous a-t-on
assez dit et répété, avec cette
bourgeoise amertume si propre à
nous démoralise-, qu’il n’y a pas
de roses sans épines ? C’est vrai.
«L’Humanité» avait relaté, en avril dernier, le rôle joué par
le Révérend Père Guillou, de l’abbaye de la rue de la Source, en
faveur des traîtres et collaborateurs, qu’il faisait passer à l’étranger.
L’un de ceux-ci était le milicien Degude, condamné à mort par
contumace par la Cour de justice de l’Ailier.
Le moine avait réussi à s’en
fuir, mais la police ayant retrou
vé sa piste, Guillou s’est constitué
prisonnier, alors qu’il était sur le
point d’être pris. L’astucieux per
sonnage espère-t-il que ce « ges
te » lui vaudra l’indulgence du
tribunal ?
En tout cas, le R.P. Guillou,
élément important du «complot
des soutanes » est inculpé de
recel de malfaiteurs et de fabri
cation de fausses cartes d’iden
tité.
a pas d epmes
sans
par Simone TERY.
Mais nous qui voulons changer
le monde, il nous faut aussi in
venter des proverbes neufs, pour
ces temps nouveaux qui viennent :
il nous faut dire et répéter qu’il
n’y a pas non plus d’épines sans
roses.
Nous vivons des temps fort pé
nibles, c’est entendu. Mais à cha
que désagréable minute nous pou
vons trouver autour de nous de
quoi nous rendre espoir et joie, de
uoi nous aider dans notre lutte.
ne rose dans un verre, sur notre
table, cela ne changera pas notre
brique en pain blanc, bien sûr.
Mais cela nous aidera à l’absor
ber. Respirez une rose, camara
des. et souriez.
Oui, nous serons les plus forts.
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