Titre : Paris-midi : seul journal quotidien paraissant à midi / dir. Maurice de Waleffe
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-12-03
Contributeur : De Waleffe, Maurice (1874-1946). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32832672n
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 03 décembre 1920 03 décembre 1920
Description : 1920/12/03 (A10,N3234). 1920/12/03 (A10,N3234).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4733773j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-229
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 31/12/2017
Paris-Midi
Isee
15?
... - - ' ^
ABONNEMENTS: 1 AN 6 MOIS 3 MOIS
Paris, Seine, S.-et-O. 40 fr. 20 fr. 10 fr. 1
Départ et Colonies.. 44 fr. 22 fr. 11 fr.
F.,t.'f'S¡nO'.P.l". 60 fr. 30 fr, 15 fr.
PARtS, 30, Rue Louis-te-GfMd. — TéJéph.: Gut. 55-92
,-N- du Compte Chèque Postal: 2877 ^ . ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE: PARlMIDL
- - — ————
Vendredi 3 Décembre 192' .
100 ANNEE. — N° 3.234
LA DECLARATION DES ALLIES
La presse anglaise y voit le symbole
de l'unité de vues interalliée
La déclaration commune des Alliés a
cette rare fortune d'être sûre de plaire
à tout le monde. Elle vient d'autre part
ou bon moment, puisque c'est dimanche
prochain qu'a lieu le plébiscite grec
sur la question de Constantin. Sera-
[-elle efficace ? C'est une autre question.
Dons la mesure où l'on peut juger
de, la psychologie de l'électeur grec, il
semble bien qu'on se trouve en présence
d'un cas assez singulier 'de passion col-
lective. Ce n'est pas seulement par hor-
reur 'de la mobilisation que les paysans
grecs ont voté contre Venizelos, mais
par amour pour Constantin.
Pour le comprendre, il faut se rappe-
ler que ce peuple encore primitif a
gardé un instinct royaliste tenace, dont
les racines remontent peut-être à l'âge
de Byzance. Constantin lui d'autre part
leur premier roi national, né en Grèce
et victorieux. Déjà populaire quand
'éclata la grande guerre, il le devint
davantage encore en donnartt à. ses su-
jets l'impression qu'il ne voulait pas se
battre.
Ce n'est point que l'électeur grec
haïsse la France ou l'Angleterre. La po-
litique extérieure est toutefois trop co-m-
pliquée pour lui. Il croit sincèrement
que si Constantin a éprouvé des ditli-
cultés du côté de l'Entente, c'est en
raison des sournoises intrigues du Cré-
tois Venizelos, une manière d'Ulysse
dont on doit se méfier. Pour un peu,
il affirmerait sans doute que, si des
marins français ont été assassinés à
Athènes, ce lui encore l'effet d'une ma-
chination crétoise.
Aussi bien peut-on se demander sé-
rieusement si le peuple grec, allant aux
urnes dimanche, tiendra le moindre
compte de ravertissement des Alliés. Il
serait assez divertissant qu'il n'en fut
Tien.
Mieux vaudrait d'ailleurs, au fond,
une situation nette, et qu'on vît Cons-
tantin remonter sur le trône de ses pè-
res danois. Premièrement, on ne con-
çoit pas que nous empêchions les Grecs
de prendre le roi qui leur plaît. Et en
second lieu, le retour de Constantin met-
tra fin à Véquivoque qui lait encore croi-
re à certains que la Grèce peut faire \
une politique venizeliste sans Venizelos.
Un Diplomate,
Commentaires anglais
Londres, 3 Décembre.
Commentant 'la. note envoyée à la Grè-
ce, le Daily Chr oracle souiigoie que les
trois premiers ministres se sont mis d'ac-
cord sur une mesure très importante au
sujet de la question constanirnienne.
La note, poursuit le journal, nous sem-
Me être très bien conçue. Elle est en tout
premier lieu bien accueillie parce qu'elle
est un symbole de l'unité entre les trois
a-l'liès. Chaque fois qu'une situation d'u-
ne telle importance ne les trouve pas à
même de formuler une expression com-
mune de leurs vues, c'est un encourage-
ment donné à toutes les forces en Europe
qui désirent leur désaccord. Il se peut que
ila publication de cette note dissnade l'ex-
rroi Constantin de rentrer en Grèce. —
Le Daily Telegraph commente longue-
ment la note des Alliés à la Grèoe. Il est
impossible maintenant, dit-il, que le gou-
vernement hellénique induise le peuple de
Grèce en erreur en prétendant qu'il ignore
le .point de vue des puissances alliées. On
doit faire comprendre clairement aux
Grecs quelles seront les conséquences qu'ils
encourront s'ils continuent ià prendre des
mesures désastreuses. La note alliée ne
peut manquier d'atteindre ce but. (Havas.)
L'HORIZON ROUGE
Les Soviets voient
la guerre partout
Helaingfors, 2 décembre.
D'après des nouvelles parvenues ici, les
chefs de l'armée rouge oraignent que le
généra* WraiLgel et d autres généraux de
l'armée blanche trouvent le moyen d'or-
ganiser de nouvelles armées antibolche-
vistea sur le territoire roumain.
L'lvestia exhorte les bolchovistes à ne
pas 'croire que la Grande-Bretagne désire
fa reprise des relations commerciales avec
'la, Russie, car l'Angleterre, déclare ce
journal; se prépare à occuper Batoum
dans le but d'y établir une base pour les
nouvelles armées antibokhevistes.
L 'Ivestia prétend en oiitre que la Gran-
de-Bretagne cherche à prendre contact
avec Mustapha Khemal pacha et le gou-
verne-ment d'Angora.
Des journaux de Moscou expriment la
conviction qu'une guerre entre les Etats-
Unis et le Japon est imminente. (Havas.)
L'accident de Cassis
Les victimes
Marseille, 2 Décembre.
Le train de voyageurs qui a tamponné à
Cassis, un train de marchandises est ar-
rivé en gare de Toulon, à 23 h. 30. Il a
ramené six blessés qui ont été transportés
à l'hôpital civil. Un enfant de huit ans
grièvement blessé a été transporté à Ban-
.dol. Un autre train a ramené deux bles-
sés, M. et Mme Vernet, employés du P.L.M.
Mme Verntt a les deux j amibes brisées.
Plusieurs soldats et marins blessés ont
été envoyés à l'hôpital maritime de Sainte-
Anne. Les blessés civils ont été envoyés à
l'hôpîtal commu.nal. Les morts oint été
laissés à Cassis.
M. Barnier, préfet du Var et plusieurs
conseillers généraux qui Tevenaient de
Marseille où ils avaient assisté à une
réunion interdépartementale n'ont pas été
Messes. (Havas.)
Un obus éclate
... deux ans après
Lille, 3 décembre.
Au moment de la retraite allemande et
ttU cours des bombardements, un obus
était venu se loger dans une maison, sur
la rouie de B.erlaimont, à Aulnoye, mai-
son occupée par M. Fondeur, directeur
d'illle maæbrerie.
Les recherches faites dans la maçonne-
fie étant restées sans résultats, avaient été
aandonnéçs.
Or, le projectile s'était encastré dans la
ehemînée. et, jeudi, il explosa sous l'action
du feu.
Tout fut démoli dans la maison par la,
formidable explosion qui se produisit, et
le bâtiment fut . littéralement éventré sur
tin mètre de large -3t dix mètres de haut.
L employé de M. Fondeur, qui se trouvait
.eaul dans la maison, en fut quitte pour
(Iaj>eur. — (Havas.)
LA QUESTION D'IRLANDE
Les amendements
au Home Rule
■ Londres, 3 Décembre.
Dans les milieux parlementaires on dis-
cute beaucoup les deux amendements de
la loi du Home Rule votés avant-hier par
la Chambre des Lords malgré l'opposition
du gouvernement. On commence à se ren-
dre compte qu'ils ont une portée plus gran-
de qu'ils ne le paraissaient au premier
abord. Ils frappent à la base le principe
de la division politique de l'Irlande en
deux partis, l'un catholique, l'autre pro-
testant.
D'après le correspondant à Dublin du
Times, ils ont produit en Irlande une im-
pression excellente et les modérés, aussi
bien catholiques que protestants, recon-
naie.sent que la substitution au fameux
conseil d'Irlande proposé par le gouver-
nement et dont personne ne veut, d'une
chambre haute !unique, du Sénat du Sud
et du Nord siégeant ensemble toutes les
fois que les circonstances le demanderont,
constitue un premier pas dans la bonne
.voie.
Le principal organe des unionistes en
Mande, l'Irisib Times, déclare : cc Une pre-
mière brèche a. été faite dans le mur qu'on
ee proposait d'établir entre les deux par-
tis de l'Irlande par ila substitution d'une
séance commune des deux sénats au
Conseil d'Irlande prévu dans le projet
d'origine. Il dépend maintenant des chefs
de l'Irlande d'élargir ce trait en mettant
en vue de nouvelles propositions d'arran-
genlEmt, lesquelles appuyées par l'opinion
modérée pourraient réussir à transformer
le projet du gouvernement de façon à le
rendre acceptable à la nation irlandaise. »
Le procès de la princesse Markiesiés
mi.DHn, z ueceiTibre.
La comtesse Markiesie-s, sinn-feiner et
membre du Pa.rJeinen.t irlandais, a com-
paru aujourd'hui devant le conseil de
guerre. Elle est accusée de conspiration et
se trouve compromise dans une organisa-
tion de la jeunesse irlandaise à laquelle
on reproche d"avoir été l'instigatrice de
meurtres d'agents de police et de soldats,
de duels et de recrutement d'hommes pour
la prétendue armée républicaine.
L'affaire a été ajournée. — (Havas.)
LES COURSES
Dernière Heure Hippique
IDE NOS CORRESPONDANTS PARTICULIERS)
De Joinvilie-le-Pont :
Reine Bonita. Quimper, Quinte, Quinze
Mille, Quito et Pro Patria sont au mieux.
Je vous recommande QUINZE MILLE et
PRO PATMA.
Les pronostics raisonnés de Paris-Midi :
course : RE1NE BONITA, Rachel. Rancio.
2" course : TIOXANE V, Qnerelve, Quassia.
36 course : QUlN7"E. Qui Shane, Quo Vadis.
4s course : OUBLW, Pirouette, Quinze MUle.
be course : POLOGNE, Oiry, Occident.
6e course : NORBERT, Quito, Pro Pat-ria,.
LES RELATIONS AVEC LE VATICAN
Contre les députés radicaux
qui ont « mal voté »
M. Louis Puech accueille le blâme
avec philosophie
Hier soir, le comité exécutif du parti
radical et radical-socialiste, réuni au café
du Globe, sous la présidence de M. Herriot,
a décidé que les députés du parti qui ont
voté le rétablissement des relations avec
le Vatican seront déférés à la commission
de discipline.
De ce nombre, sont deux membres du ca-
binet : MM. Queuille, sous-secrétaire
d'Etat à (l'Agriculture, et Albext Sarraut,
ministre des Colonies.
M. Puiech, ancien ministre des Travaux
publics, est, également visé par le vote du
«comité exécutif.
« Cet échec prépare notre victoire »
M. Herriot, député du Rhône, avait tout
d'abord prononcé jqueRpies mote
et Oict vient, tuait"»:ul ie président du parti
radical, d-e commettre contre la paix reli-
gieuse. qui était enfin obtenue, la faute la
plus grave qui fût possible. Je le dis avec
uns sérémité d'esprit égale à la fermeté de
ma conviction.
Nous allons à Home après une capitu-
lation. Peut-être eût-on PU comprendre
qu'un ambassadeur allât la-bas consacrer
le s-.,;ccès de la République, mais je ne peux
pas concevoir qu''m gouvernement républi-
cain ait maintenu son projet et réalisé son
idée alors que la loi dé séparation était at-
taquée. Maintenant, la. lutte est ouverte...
» Nous avons tté battus, mais nous sota
niée plus fiers de notre défaite que d'mit;
victoire douteuse acquise grâce à des com-
prc'rniSi:ions. Cette défaite prépare la pro-
chaine renaissance du parti républicain. ))
La motion de blâme
Puis la motion demandant des poursui-.
tes administratives contre les élus du
Parti' coupables d'avoir mal voté avait été
déposée en ces termes :
« Considérant la décision prise à l'unani-
mité par le congres de Strasbourg, concer-
tnant la 'reprise des relations avec le Va- j
tican ; j
M canai- que e#tiô a,&,izion a" -été. I
adressée par lé comité exécutif aux élus, !
» L'assemblée plénière du 2 décembre |
1920 'invite le bureau du comité exécutif 1
à déférer immédiatement à la commission
de discipline tout député du Parti qui au-
rait voté la reprise des relations avec le
V:atitan et à sanctionner dans le présent
mois l'infraction constatée. »
M. Hemot demande que la contestation ' i
qui va surgir ne soulève pas de passions.
- Prononcez-vous, dit-il, quand vous au-
a?ez mis de votre côté toutes les prescrip-
tions de notre droit.
M. Louis Puech sourit
Nous avons pu jorndre ce matin M.
Louas Puech, qui a enfr&ini, en votant ie
rétablissement de l'ambassade à Rome, les
décisions idu Congrès de Strasbo-urg.
— ' Je connaissais ces prescriptions, nous
dit-il, mais j'ai passé outre parce que 'la.
question des relations avec le Vatican est
rune question nationale avant d'être .une
question ide parti. La situation économi-
que mérite d'ailleurs qu'on fasse, à l'union
nécessaire de toutes les ifo.rce.s du pays, ie
sacrifice de quelques détails doctrinaux.
3> J'attends donc sans trop de crainte les
foudres qu'on brandit sur nos têtes, à
mes a'm&s et à moi. 'Depuis que les foudres
d'excommunication servent, d'ailleurs, —
il y a dix siècles que l'Eglise les maniait
déjà — elles commencent à être bien
usées...
(e Et puis, la procédure qu'emploie dans
ces cas le parti, nous laissera le temps
de la réflexion. Si, après nos explications,
le comité exécutif proposait notre exclu-
sion, ce ne serait que le prochain congrès
qui la prononcerait, dans dix ou onz3
mois. Que d'événements peuvent surgir
d'ici là, sans parler de nos démissions !...
(e Je ne me frappe pas trop, vous le
voyez. Et si c'était à refaire, mes collè-
gues et moi serions certainement prêts à
recommencer !... »
EN REMONTANT LES SIÈCLES
Intéressantes découvertes
au Maroc
Meknès, 2 Décembre.
Des fouilles entreprises ià Volubilis ont
,amené d'intéressantes découvertes d'ine-
«ïriptions sur un cadran solaire et des
balles de fronde «îatant des premier et
deuxième siècles,' du règne de l'empereur
(Gordien.
On a procédé au lever du plan d'une vil-
le romaine, dont on ignore le nom, et que
les indigènes dénomment Ehira. (Havas.)
Quelques gouttes, éclaircies... et...
L'Observatoire d-e Monts ou ris nous com-
munique :
De faibles pluies sont encore probables.
Eclaircie l'après-midi et la soirée.
Même température. Vent des régions
ouest. ■
Depuis hier midi, température maximum
12°2 ; minimum 5°2. "
RESTAURANT ITALIEN POCCARDI, Bout
des Italiens et 12, rue Favart, aujourd'hui
, - 1 SOUPE AU POISSON -~ -
LA NOUVELLE ANNUNZIADE
Dans trois jours, le blocus de Fiume
sera relativement rigoureux
Rome, 3 Décembre.
La zone du blocus de Fiume est limitée
entre les méridiens 14 et 20 et les paral-
lèles 44°40' et 45°20'. Trois jours sont don-
11ÆS aux navires pour sortir de la zone blo-
quée. Est autorisé le transit des navires
ne portant pas (t'ariîtes ; tous les navires
doivent sabir la, visite, tout navire qui vou-
dra y sonstraire sera saisi et, s'il {ait
acte d'hostilité, il sera eoidé.
Aucun navire ne pourra fra1!,chil' la zone
bloquée du coucher d'Il, soleil à Z'auj^s ;
toute tentative exposerait le navire à être
cou.lé.
Le jour, la navigation des navires por-
tant des vivres ou dtt charbon pour les
ports et les localités de Yougo-Slavie est
autorisée. — (Havas. V r
Le point de vue d'Annunzio
Ro-rne, 3 Décembre.
Les journaux apprennent que d'Armun-
zio mirait envoyé à Rome l'ingénieur
Quartieri exposer au gouvernement _ le
point de vue de Fiume. Une commission
composée de députés de tous les partis
constitutionnels se rendra à Fiume pour
résoudre amicalement la question des îles
Vaglia et Arbè.
La Tribuna oroit savoir que déjà Une
détente se manifeste.
D'Annunzio aurait déclaré que l'occa-
pa-tion. des îles ne .doit pas être considérée
comme une annexion définitive. (Havas.)
Le poète a des vues sur la Suisse
Berne, 2 Décembre.
' D'Annunzio a adressé de Fiume un ma-
infeste à la population tessinoise dans le-
quel il dit son intention de la délivrer d'un
prétendu assujettisse'ment à la Suisse en
vue de son rattachement à l'Italie. Non
seulement la presse suisse allemande ou,
f l'an , çaise, , mais la presse tessinoise elle-
même repousse cette nouvelle immixtion,
du poète officier, dans laquelle elle voit
une prétention ridicule.
L'envoyé spécial de l'Agence Télégra-
phique suisse à la Société des Nations a eu
l'occasion de causer avec M. Motta, prési-
dent de la Confédération sur la manifes-
tation politique de d'Annunzio, Le chef du
Département politique autorisa l'Agence
Télégraphique suisse à déclarer qu'on con-
sidère comme entièrement superflue une
démarche officielle quelconque de la
• suisse contre l'acte de d'Annunzio, car non
seulement le gouvernement italien -s'est vu
contraint de bloquer Fiume, mais aussi la
très grande ix^jorité du peuple italien TM ;
partage pas les aspirations fanatiquies de
d'Annunzio et les condamne.
M. Motta est convaincu que l'opinion pu-
blique suisse ferait un trop mrand tanneur
à la politique de d'Annunzio en prenant
au sérieux son message à la jeunesse tes-
sinoise. La réponse des jeunes Tessinois
dont l'attachement ne peut être mis en dou-
te, a déjà été faite à' d'Annunzio par les
étudiants tessinois.
Les cortèges de protestation organisés
par ceux-ci prouvent suffisamment quelles
suppositions de d'Annunzio sont considé-
rées comme une injure par la peuple tessu
iiois. — (Havas.)
CHOSES D'ALLEMAGNE
Le Mittel Land Kanal
La Commission de - I' Assemblée prus-
sienne, qui s'occupe de cette question,
s'était prononcée pour le tracé intermé-
diaire. Le ministre Œser vient de l'infor-
mer que l'exécution de ce tracé est désor-
mais certaine (Gazelle de Francfort, 23 no-
vflmbml) -- ■
Aussitôt prise la résolution de la C-oi-n-'
mission, le ministre avait, en effet, entre-
pris des pourparlers avec les Etats qui
s'étaioot montrés favorables au tracé mé-
ridional. L'accord s'est d'abord réalisé avec
la Thuringe au sujet de la canalisation de
la Saale et de l'établissement d'un cama.1
vers Leipzig, dont'la promesse, a entraîné
l'adhésion de la Saxe. Les frais des deux
barrages à établir sur la Saale (à Hohen-
wa.rto et à Blankenstein) seront couverts
par la Prusse pour deux cinquièmes et par
la Thuringe pour trois Cinquièmes.
L'entente, une fois obtEmue Sùr ces,
points, le gouvernement a réuni à Berlin
les représentants de tous les Etats parti-
sans du canal du Sud. Ces pourparlers
ont abouti. Brunswick sera desservie. par
un embranchement dont on envisage la
prolongation jusqu'à Wolfenbuttel.
Un canal du Main au Danabe
Les travaux prépa.ratoire.s en vue de
réunir le Main et la. We,-rra par un canal
joignant Bamberg à Mûnden, vont être
entrepris par l'Empire. Celui-ci établira
en novembre, soit à Eisenach. soit à Miin-
den, un service de construction du ca,nal
chargé d'étudier les projets de voies d'eau
et de barrages dont s'occupait jusqu'ici
l'Association du canal de la. Werra. C'est
un pas de plus dans la voie de^ la réali-
sation du grand plan d'une artère navi-
gable entièrement allemande; unissant
Brème et Bamberg, en relation avec le
projet de réunion du Main au Danube.
Le mouvement de concentration
dans l'industrie allemande
Les journaux allemands annoncent l'ab-
&orption ide la Ver. Lausitzer Gla.swerke
A. G. aussi appelée Schweig-A. G. par l'A.
E.G. (Allgemeine Ele'ktrioitats Gesells-
chan) et la Siemens und Ha.Is.ke A.G. La
Schweia; était .la pIns grande fabrique
allemande d'ampoules en y verre pour lam-
pes électriques. On a allégué quelle ris-
quait de passer aux mains de l'étranger, j
Est-il besoin de dire qu'il n' a là rien de j
vrai ;
Les usines fabriquant .des ampoules pour
lampes électriques sont .désormais ratta-
chées à rOsram-Kommandiigesôlischaît,
qui, comme on le sait, est patronnée par
le consortium Leapol'd Koppel, l'A.E.G. et
la Siemens u. Halske A.G.
Tout le reste, c'est-à-dire les établisse-
msnts pour la production du verre phar-
maceutique, du verre fumé, etc., les suc-
cursales à l'étranger, les intérêts dans les'
mines de lignite, passent, comme propriété
commune, à l'A.E.!G. et à la Siemens und
Halske A.G.
La .Frankfurter Zeiiung du 22 novembre,,
qui commente longuement cette transac-
tion, montre qu'il s'agit encore d'une or-
ganisation « verticale » de l'industrie. Les
principaux prod'u.cteurs de lampes et d'ar-
ticles électriques s'a,nnexent l'usine la plius
importante pour la fabrication des am-
poules. Le groupe Osram, qui monopolise
presque en Allemagne l'industrie des lam-
pes électriques, voit ainsi sa situation
consolidée.
La transaction mérite d'être signalée
d'un antre point de vue. La Siemens und
Halske A. G. est un des éléments essentiels
du Consortium Sieimens qui vient de se
rattacher au groupe Stinnes. La création
de liens nouveaux entre cette société et
l'A.E.;G" le domaine de Walter Ratihenau,
ennemi de iStinnes et champion de l'orga-
nisation « horizontale M de Vindustrie, mé-
rite d'être sinalép,. ^
La danseuse empanachée
et le douanier galant
New-York, 2 Décembre.
La danseuse J..ecnora Hughes qui, nous
l'avons raconte, avait eu à son arrivée à
L.E,-,v-yûrk quelques petites histoires avec
la douane qui lui reprochait, fait grave de
l'autre côté de l'eau, de aie pas avoir dé-
claré ses bijoux fastueux et ses luxueuses
toilettes, sè tire avec boïlbfjur de l'aven-
tura Elle repart demain pour l'Europe et
le douanier galant a bien voulu admettre
que tout l'attirail mondain de la danseuse
n'était pas destiné à entrer en Amérique,
mais ià faire simplement l'aller et retour.
Miss Leonora Hughes ne payera donc pas
la taxe qu'aurait pu exiger la douane.
Mais comme la galanterie est une question
de latitude, elle a été punie sévèrement
par son côté faible, car la douane a gardé
en dépôt jusqu'à aujourd'hui les bijoux et
les toilettes de la danseuse. Et pour une
femme coquette, c'est une grosse privation
que de ne pas pouvoir les montrer.
Le match Carpentier-Dempsey
On se l'arrache
New-York, 2 décembre.
L'imprésario Rickard a reçu d'un grou-
pe de riches Canadiens l'offre de faire les
aménagements nécessaires -pour que le
ma.tch Dempsey.-Carpentier ait lieu à Hilll,
da'ns le Canada.
M. Rickard étudiera la question, mais le
monde spo,rtiL de New-York croit plutôt
que le match am-a lieu à Londres s'il ne .
peut ne pas se faire à New-York,où les au-
torités sont actuellement opposées aux mat-
ches de 'boxe. - (Havas.)
Quelques matches
New-York, 2 Décembre.
Jess Willard, l'ancien champion poids
10uTlds du monidie, dit qu'il a signé,avec
Dempsey un match revanche qui aura lieu
le 17 mars (prochain. Le combat se dérou-
lera à Toledo. (Daily Mail.)
Londres, 2 Décembre.
Frank .Moran, le 'champion américain, se
rencontrera à Londres, le 10 de ce mois,
avec Joë 'Beckett. Il se peut que si Moran
est vainqueur, -il soit opposé à Dempsey
ou à Carpentier avant le grand match, de
ceux-ci. (Chicago Tribune.)
Aux Halles, ce matin
Le marché d'hier a la. bMette .-aura été un
des In:Oins importants de l'année. On n'y
comptait oùes : l.SOO vaches, 900 veaux, 3.450
moutons et 1.850 paros. Les, éleveurs, ïM'e-
vouant la baisse, restreignent leurs expédi-
tions et espèrent ai'l-¿s¿ provoquer un relève-
ment des cours. La. viande frigorifiée arrivant
en quantité, ce calcul, pourrait bien être dé-
joué.:Peu d'abats de courrier à la triperie, L a:
?;cn:e porte sur les produits congelés de Hol-
lande. Arrivages HJoyens à la volaille. Le la-
pin reprend son, cours- ascensionneL, 9,60
lieu de 9,40. On cote : poulet Toumm-e 11,50 à.
14,50, moy. 13,50 ; Bresse 14,50 à 15,50, rmy. 15;
Midi 13 à 14, moy. 13,75 ; Bretagne 12 a 13,50,
moy. 13 le kilo. A partir de dimanche smr,
les restatira,teurs, Ibôtetiiers ne pourront PIùi:
faire figurer les cailles, alouettes, etc. sur
leurs menus, la chasse aux petits oise&W
classés comme utiles à l'agriculture étant
depuis le 30' novembre. Hausse sur le per-
dreau : 8 à 13, moy. 11.
Marché moyennement approvisionne , aux
légumes, vente difficile. Les départements
restreignent leurs envois, les frais de trans-
port, d'octroi, d'abri, de manutention dimi-
nuant leurs bénéfices. Il en, résulte une haus-
se 'assez sensible, notamment sur lépinarfi.
qui s'affiche : département 100 A 130 rnoij.,
IIS1, Paris 90 ri 110 moy. 100 les 100 Mo.s. Les
marchands des quatre-saison,.; en profitent,
pour afficher ce légume 0,90 la livre ! Hauss{'::
également sur les choux-fleurs Sainf"ealo'.
6Q à 130 moy. 100, Roscoff 50 à 150 moy,, 100
le cent, '
Isee
15?
... - - ' ^
ABONNEMENTS: 1 AN 6 MOIS 3 MOIS
Paris, Seine, S.-et-O. 40 fr. 20 fr. 10 fr. 1
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100 ANNEE. — N° 3.234
LA DECLARATION DES ALLIES
La presse anglaise y voit le symbole
de l'unité de vues interalliée
La déclaration commune des Alliés a
cette rare fortune d'être sûre de plaire
à tout le monde. Elle vient d'autre part
ou bon moment, puisque c'est dimanche
prochain qu'a lieu le plébiscite grec
sur la question de Constantin. Sera-
[-elle efficace ? C'est une autre question.
Dons la mesure où l'on peut juger
de, la psychologie de l'électeur grec, il
semble bien qu'on se trouve en présence
d'un cas assez singulier 'de passion col-
lective. Ce n'est pas seulement par hor-
reur 'de la mobilisation que les paysans
grecs ont voté contre Venizelos, mais
par amour pour Constantin.
Pour le comprendre, il faut se rappe-
ler que ce peuple encore primitif a
gardé un instinct royaliste tenace, dont
les racines remontent peut-être à l'âge
de Byzance. Constantin lui d'autre part
leur premier roi national, né en Grèce
et victorieux. Déjà populaire quand
'éclata la grande guerre, il le devint
davantage encore en donnartt à. ses su-
jets l'impression qu'il ne voulait pas se
battre.
Ce n'est point que l'électeur grec
haïsse la France ou l'Angleterre. La po-
litique extérieure est toutefois trop co-m-
pliquée pour lui. Il croit sincèrement
que si Constantin a éprouvé des ditli-
cultés du côté de l'Entente, c'est en
raison des sournoises intrigues du Cré-
tois Venizelos, une manière d'Ulysse
dont on doit se méfier. Pour un peu,
il affirmerait sans doute que, si des
marins français ont été assassinés à
Athènes, ce lui encore l'effet d'une ma-
chination crétoise.
Aussi bien peut-on se demander sé-
rieusement si le peuple grec, allant aux
urnes dimanche, tiendra le moindre
compte de ravertissement des Alliés. Il
serait assez divertissant qu'il n'en fut
Tien.
Mieux vaudrait d'ailleurs, au fond,
une situation nette, et qu'on vît Cons-
tantin remonter sur le trône de ses pè-
res danois. Premièrement, on ne con-
çoit pas que nous empêchions les Grecs
de prendre le roi qui leur plaît. Et en
second lieu, le retour de Constantin met-
tra fin à Véquivoque qui lait encore croi-
re à certains que la Grèce peut faire \
une politique venizeliste sans Venizelos.
Un Diplomate,
Commentaires anglais
Londres, 3 Décembre.
Commentant 'la. note envoyée à la Grè-
ce, le Daily Chr oracle souiigoie que les
trois premiers ministres se sont mis d'ac-
cord sur une mesure très importante au
sujet de la question constanirnienne.
La note, poursuit le journal, nous sem-
Me être très bien conçue. Elle est en tout
premier lieu bien accueillie parce qu'elle
est un symbole de l'unité entre les trois
a-l'liès. Chaque fois qu'une situation d'u-
ne telle importance ne les trouve pas à
même de formuler une expression com-
mune de leurs vues, c'est un encourage-
ment donné à toutes les forces en Europe
qui désirent leur désaccord. Il se peut que
ila publication de cette note dissnade l'ex-
rroi Constantin de rentrer en Grèce. —
Le Daily Telegraph commente longue-
ment la note des Alliés à la Grèoe. Il est
impossible maintenant, dit-il, que le gou-
vernement hellénique induise le peuple de
Grèce en erreur en prétendant qu'il ignore
le .point de vue des puissances alliées. On
doit faire comprendre clairement aux
Grecs quelles seront les conséquences qu'ils
encourront s'ils continuent ià prendre des
mesures désastreuses. La note alliée ne
peut manquier d'atteindre ce but. (Havas.)
L'HORIZON ROUGE
Les Soviets voient
la guerre partout
Helaingfors, 2 décembre.
D'après des nouvelles parvenues ici, les
chefs de l'armée rouge oraignent que le
généra* WraiLgel et d autres généraux de
l'armée blanche trouvent le moyen d'or-
ganiser de nouvelles armées antibolche-
vistea sur le territoire roumain.
L'lvestia exhorte les bolchovistes à ne
pas 'croire que la Grande-Bretagne désire
fa reprise des relations commerciales avec
'la, Russie, car l'Angleterre, déclare ce
journal; se prépare à occuper Batoum
dans le but d'y établir une base pour les
nouvelles armées antibokhevistes.
L 'Ivestia prétend en oiitre que la Gran-
de-Bretagne cherche à prendre contact
avec Mustapha Khemal pacha et le gou-
verne-ment d'Angora.
Des journaux de Moscou expriment la
conviction qu'une guerre entre les Etats-
Unis et le Japon est imminente. (Havas.)
L'accident de Cassis
Les victimes
Marseille, 2 Décembre.
Le train de voyageurs qui a tamponné à
Cassis, un train de marchandises est ar-
rivé en gare de Toulon, à 23 h. 30. Il a
ramené six blessés qui ont été transportés
à l'hôpital civil. Un enfant de huit ans
grièvement blessé a été transporté à Ban-
.dol. Un autre train a ramené deux bles-
sés, M. et Mme Vernet, employés du P.L.M.
Mme Verntt a les deux j amibes brisées.
Plusieurs soldats et marins blessés ont
été envoyés à l'hôpital maritime de Sainte-
Anne. Les blessés civils ont été envoyés à
l'hôpîtal commu.nal. Les morts oint été
laissés à Cassis.
M. Barnier, préfet du Var et plusieurs
conseillers généraux qui Tevenaient de
Marseille où ils avaient assisté à une
réunion interdépartementale n'ont pas été
Messes. (Havas.)
Un obus éclate
... deux ans après
Lille, 3 décembre.
Au moment de la retraite allemande et
ttU cours des bombardements, un obus
était venu se loger dans une maison, sur
la rouie de B.erlaimont, à Aulnoye, mai-
son occupée par M. Fondeur, directeur
d'illle maæbrerie.
Les recherches faites dans la maçonne-
fie étant restées sans résultats, avaient été
aandonnéçs.
Or, le projectile s'était encastré dans la
ehemînée. et, jeudi, il explosa sous l'action
du feu.
Tout fut démoli dans la maison par la,
formidable explosion qui se produisit, et
le bâtiment fut . littéralement éventré sur
tin mètre de large -3t dix mètres de haut.
L employé de M. Fondeur, qui se trouvait
.eaul dans la maison, en fut quitte pour
(Iaj>eur. — (Havas.)
LA QUESTION D'IRLANDE
Les amendements
au Home Rule
■ Londres, 3 Décembre.
Dans les milieux parlementaires on dis-
cute beaucoup les deux amendements de
la loi du Home Rule votés avant-hier par
la Chambre des Lords malgré l'opposition
du gouvernement. On commence à se ren-
dre compte qu'ils ont une portée plus gran-
de qu'ils ne le paraissaient au premier
abord. Ils frappent à la base le principe
de la division politique de l'Irlande en
deux partis, l'un catholique, l'autre pro-
testant.
D'après le correspondant à Dublin du
Times, ils ont produit en Irlande une im-
pression excellente et les modérés, aussi
bien catholiques que protestants, recon-
naie.sent que la substitution au fameux
conseil d'Irlande proposé par le gouver-
nement et dont personne ne veut, d'une
chambre haute !unique, du Sénat du Sud
et du Nord siégeant ensemble toutes les
fois que les circonstances le demanderont,
constitue un premier pas dans la bonne
.voie.
Le principal organe des unionistes en
Mande, l'Irisib Times, déclare : cc Une pre-
mière brèche a. été faite dans le mur qu'on
ee proposait d'établir entre les deux par-
tis de l'Irlande par ila substitution d'une
séance commune des deux sénats au
Conseil d'Irlande prévu dans le projet
d'origine. Il dépend maintenant des chefs
de l'Irlande d'élargir ce trait en mettant
en vue de nouvelles propositions d'arran-
genlEmt, lesquelles appuyées par l'opinion
modérée pourraient réussir à transformer
le projet du gouvernement de façon à le
rendre acceptable à la nation irlandaise. »
Le procès de la princesse Markiesiés
mi.DHn, z ueceiTibre.
La comtesse Markiesie-s, sinn-feiner et
membre du Pa.rJeinen.t irlandais, a com-
paru aujourd'hui devant le conseil de
guerre. Elle est accusée de conspiration et
se trouve compromise dans une organisa-
tion de la jeunesse irlandaise à laquelle
on reproche d"avoir été l'instigatrice de
meurtres d'agents de police et de soldats,
de duels et de recrutement d'hommes pour
la prétendue armée républicaine.
L'affaire a été ajournée. — (Havas.)
LES COURSES
Dernière Heure Hippique
IDE NOS CORRESPONDANTS PARTICULIERS)
De Joinvilie-le-Pont :
Reine Bonita. Quimper, Quinte, Quinze
Mille, Quito et Pro Patria sont au mieux.
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LES RELATIONS AVEC LE VATICAN
Contre les députés radicaux
qui ont « mal voté »
M. Louis Puech accueille le blâme
avec philosophie
Hier soir, le comité exécutif du parti
radical et radical-socialiste, réuni au café
du Globe, sous la présidence de M. Herriot,
a décidé que les députés du parti qui ont
voté le rétablissement des relations avec
le Vatican seront déférés à la commission
de discipline.
De ce nombre, sont deux membres du ca-
binet : MM. Queuille, sous-secrétaire
d'Etat à (l'Agriculture, et Albext Sarraut,
ministre des Colonies.
M. Puiech, ancien ministre des Travaux
publics, est, également visé par le vote du
«comité exécutif.
« Cet échec prépare notre victoire »
M. Herriot, député du Rhône, avait tout
d'abord prononcé jqueRpies mote
et Oict vient, tuait"»:ul ie président du parti
radical, d-e commettre contre la paix reli-
gieuse. qui était enfin obtenue, la faute la
plus grave qui fût possible. Je le dis avec
uns sérémité d'esprit égale à la fermeté de
ma conviction.
Nous allons à Home après une capitu-
lation. Peut-être eût-on PU comprendre
qu'un ambassadeur allât la-bas consacrer
le s-.,;ccès de la République, mais je ne peux
pas concevoir qu''m gouvernement républi-
cain ait maintenu son projet et réalisé son
idée alors que la loi dé séparation était at-
taquée. Maintenant, la. lutte est ouverte...
» Nous avons tté battus, mais nous sota
niée plus fiers de notre défaite que d'mit;
victoire douteuse acquise grâce à des com-
prc'rniSi:ions. Cette défaite prépare la pro-
chaine renaissance du parti républicain. ))
La motion de blâme
Puis la motion demandant des poursui-.
tes administratives contre les élus du
Parti' coupables d'avoir mal voté avait été
déposée en ces termes :
« Considérant la décision prise à l'unani-
mité par le congres de Strasbourg, concer-
tnant la 'reprise des relations avec le Va- j
tican ; j
M canai- que e#tiô a,&,izion a" -été. I
adressée par lé comité exécutif aux élus, !
» L'assemblée plénière du 2 décembre |
1920 'invite le bureau du comité exécutif 1
à déférer immédiatement à la commission
de discipline tout député du Parti qui au-
rait voté la reprise des relations avec le
V:atitan et à sanctionner dans le présent
mois l'infraction constatée. »
M. Hemot demande que la contestation ' i
qui va surgir ne soulève pas de passions.
- Prononcez-vous, dit-il, quand vous au-
a?ez mis de votre côté toutes les prescrip-
tions de notre droit.
M. Louis Puech sourit
Nous avons pu jorndre ce matin M.
Louas Puech, qui a enfr&ini, en votant ie
rétablissement de l'ambassade à Rome, les
décisions idu Congrès de Strasbo-urg.
— ' Je connaissais ces prescriptions, nous
dit-il, mais j'ai passé outre parce que 'la.
question des relations avec le Vatican est
rune question nationale avant d'être .une
question ide parti. La situation économi-
que mérite d'ailleurs qu'on fasse, à l'union
nécessaire de toutes les ifo.rce.s du pays, ie
sacrifice de quelques détails doctrinaux.
3> J'attends donc sans trop de crainte les
foudres qu'on brandit sur nos têtes, à
mes a'm&s et à moi. 'Depuis que les foudres
d'excommunication servent, d'ailleurs, —
il y a dix siècles que l'Eglise les maniait
déjà — elles commencent à être bien
usées...
(e Et puis, la procédure qu'emploie dans
ces cas le parti, nous laissera le temps
de la réflexion. Si, après nos explications,
le comité exécutif proposait notre exclu-
sion, ce ne serait que le prochain congrès
qui la prononcerait, dans dix ou onz3
mois. Que d'événements peuvent surgir
d'ici là, sans parler de nos démissions !...
(e Je ne me frappe pas trop, vous le
voyez. Et si c'était à refaire, mes collè-
gues et moi serions certainement prêts à
recommencer !... »
EN REMONTANT LES SIÈCLES
Intéressantes découvertes
au Maroc
Meknès, 2 Décembre.
Des fouilles entreprises ià Volubilis ont
,amené d'intéressantes découvertes d'ine-
«ïriptions sur un cadran solaire et des
balles de fronde «îatant des premier et
deuxième siècles,' du règne de l'empereur
(Gordien.
On a procédé au lever du plan d'une vil-
le romaine, dont on ignore le nom, et que
les indigènes dénomment Ehira. (Havas.)
Quelques gouttes, éclaircies... et...
L'Observatoire d-e Monts ou ris nous com-
munique :
De faibles pluies sont encore probables.
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Même température. Vent des régions
ouest. ■
Depuis hier midi, température maximum
12°2 ; minimum 5°2. "
RESTAURANT ITALIEN POCCARDI, Bout
des Italiens et 12, rue Favart, aujourd'hui
, - 1 SOUPE AU POISSON -~ -
LA NOUVELLE ANNUNZIADE
Dans trois jours, le blocus de Fiume
sera relativement rigoureux
Rome, 3 Décembre.
La zone du blocus de Fiume est limitée
entre les méridiens 14 et 20 et les paral-
lèles 44°40' et 45°20'. Trois jours sont don-
11ÆS aux navires pour sortir de la zone blo-
quée. Est autorisé le transit des navires
ne portant pas (t'ariîtes ; tous les navires
doivent sabir la, visite, tout navire qui vou-
dra y sonstraire sera saisi et, s'il {ait
acte d'hostilité, il sera eoidé.
Aucun navire ne pourra fra1!,chil' la zone
bloquée du coucher d'Il, soleil à Z'auj^s ;
toute tentative exposerait le navire à être
cou.lé.
Le jour, la navigation des navires por-
tant des vivres ou dtt charbon pour les
ports et les localités de Yougo-Slavie est
autorisée. — (Havas. V r
Le point de vue d'Annunzio
Ro-rne, 3 Décembre.
Les journaux apprennent que d'Armun-
zio mirait envoyé à Rome l'ingénieur
Quartieri exposer au gouvernement _ le
point de vue de Fiume. Une commission
composée de députés de tous les partis
constitutionnels se rendra à Fiume pour
résoudre amicalement la question des îles
Vaglia et Arbè.
La Tribuna oroit savoir que déjà Une
détente se manifeste.
D'Annunzio aurait déclaré que l'occa-
pa-tion. des îles ne .doit pas être considérée
comme une annexion définitive. (Havas.)
Le poète a des vues sur la Suisse
Berne, 2 Décembre.
' D'Annunzio a adressé de Fiume un ma-
infeste à la population tessinoise dans le-
quel il dit son intention de la délivrer d'un
prétendu assujettisse'ment à la Suisse en
vue de son rattachement à l'Italie. Non
seulement la presse suisse allemande ou,
f l'an , çaise, , mais la presse tessinoise elle-
même repousse cette nouvelle immixtion,
du poète officier, dans laquelle elle voit
une prétention ridicule.
L'envoyé spécial de l'Agence Télégra-
phique suisse à la Société des Nations a eu
l'occasion de causer avec M. Motta, prési-
dent de la Confédération sur la manifes-
tation politique de d'Annunzio, Le chef du
Département politique autorisa l'Agence
Télégraphique suisse à déclarer qu'on con-
sidère comme entièrement superflue une
démarche officielle quelconque de la
• suisse contre l'acte de d'Annunzio, car non
seulement le gouvernement italien -s'est vu
contraint de bloquer Fiume, mais aussi la
très grande ix^jorité du peuple italien TM ;
partage pas les aspirations fanatiquies de
d'Annunzio et les condamne.
M. Motta est convaincu que l'opinion pu-
blique suisse ferait un trop mrand tanneur
à la politique de d'Annunzio en prenant
au sérieux son message à la jeunesse tes-
sinoise. La réponse des jeunes Tessinois
dont l'attachement ne peut être mis en dou-
te, a déjà été faite à' d'Annunzio par les
étudiants tessinois.
Les cortèges de protestation organisés
par ceux-ci prouvent suffisamment quelles
suppositions de d'Annunzio sont considé-
rées comme une injure par la peuple tessu
iiois. — (Havas.)
CHOSES D'ALLEMAGNE
Le Mittel Land Kanal
La Commission de - I' Assemblée prus-
sienne, qui s'occupe de cette question,
s'était prononcée pour le tracé intermé-
diaire. Le ministre Œser vient de l'infor-
mer que l'exécution de ce tracé est désor-
mais certaine (Gazelle de Francfort, 23 no-
vflmbml) -- ■
Aussitôt prise la résolution de la C-oi-n-'
mission, le ministre avait, en effet, entre-
pris des pourparlers avec les Etats qui
s'étaioot montrés favorables au tracé mé-
ridional. L'accord s'est d'abord réalisé avec
la Thuringe au sujet de la canalisation de
la Saale et de l'établissement d'un cama.1
vers Leipzig, dont'la promesse, a entraîné
l'adhésion de la Saxe. Les frais des deux
barrages à établir sur la Saale (à Hohen-
wa.rto et à Blankenstein) seront couverts
par la Prusse pour deux cinquièmes et par
la Thuringe pour trois Cinquièmes.
L'entente, une fois obtEmue Sùr ces,
points, le gouvernement a réuni à Berlin
les représentants de tous les Etats parti-
sans du canal du Sud. Ces pourparlers
ont abouti. Brunswick sera desservie. par
un embranchement dont on envisage la
prolongation jusqu'à Wolfenbuttel.
Un canal du Main au Danabe
Les travaux prépa.ratoire.s en vue de
réunir le Main et la. We,-rra par un canal
joignant Bamberg à Mûnden, vont être
entrepris par l'Empire. Celui-ci établira
en novembre, soit à Eisenach. soit à Miin-
den, un service de construction du ca,nal
chargé d'étudier les projets de voies d'eau
et de barrages dont s'occupait jusqu'ici
l'Association du canal de la. Werra. C'est
un pas de plus dans la voie de^ la réali-
sation du grand plan d'une artère navi-
gable entièrement allemande; unissant
Brème et Bamberg, en relation avec le
projet de réunion du Main au Danube.
Le mouvement de concentration
dans l'industrie allemande
Les journaux allemands annoncent l'ab-
&orption ide la Ver. Lausitzer Gla.swerke
A. G. aussi appelée Schweig-A. G. par l'A.
E.G. (Allgemeine Ele'ktrioitats Gesells-
chan) et la Siemens und Ha.Is.ke A.G. La
Schweia; était .la pIns grande fabrique
allemande d'ampoules en y verre pour lam-
pes électriques. On a allégué quelle ris-
quait de passer aux mains de l'étranger, j
Est-il besoin de dire qu'il n' a là rien de j
vrai ;
Les usines fabriquant .des ampoules pour
lampes électriques sont .désormais ratta-
chées à rOsram-Kommandiigesôlischaît,
qui, comme on le sait, est patronnée par
le consortium Leapol'd Koppel, l'A.E.G. et
la Siemens u. Halske A.G.
Tout le reste, c'est-à-dire les établisse-
msnts pour la production du verre phar-
maceutique, du verre fumé, etc., les suc-
cursales à l'étranger, les intérêts dans les'
mines de lignite, passent, comme propriété
commune, à l'A.E.!G. et à la Siemens und
Halske A.G.
La .Frankfurter Zeiiung du 22 novembre,,
qui commente longuement cette transac-
tion, montre qu'il s'agit encore d'une or-
ganisation « verticale » de l'industrie. Les
principaux prod'u.cteurs de lampes et d'ar-
ticles électriques s'a,nnexent l'usine la plius
importante pour la fabrication des am-
poules. Le groupe Osram, qui monopolise
presque en Allemagne l'industrie des lam-
pes électriques, voit ainsi sa situation
consolidée.
La transaction mérite d'être signalée
d'un antre point de vue. La Siemens und
Halske A. G. est un des éléments essentiels
du Consortium Sieimens qui vient de se
rattacher au groupe Stinnes. La création
de liens nouveaux entre cette société et
l'A.E.;G" le domaine de Walter Ratihenau,
ennemi de iStinnes et champion de l'orga-
nisation « horizontale M de Vindustrie, mé-
rite d'être sinalép,. ^
La danseuse empanachée
et le douanier galant
New-York, 2 Décembre.
La danseuse J..ecnora Hughes qui, nous
l'avons raconte, avait eu à son arrivée à
L.E,-,v-yûrk quelques petites histoires avec
la douane qui lui reprochait, fait grave de
l'autre côté de l'eau, de aie pas avoir dé-
claré ses bijoux fastueux et ses luxueuses
toilettes, sè tire avec boïlbfjur de l'aven-
tura Elle repart demain pour l'Europe et
le douanier galant a bien voulu admettre
que tout l'attirail mondain de la danseuse
n'était pas destiné à entrer en Amérique,
mais ià faire simplement l'aller et retour.
Miss Leonora Hughes ne payera donc pas
la taxe qu'aurait pu exiger la douane.
Mais comme la galanterie est une question
de latitude, elle a été punie sévèrement
par son côté faible, car la douane a gardé
en dépôt jusqu'à aujourd'hui les bijoux et
les toilettes de la danseuse. Et pour une
femme coquette, c'est une grosse privation
que de ne pas pouvoir les montrer.
Le match Carpentier-Dempsey
On se l'arrache
New-York, 2 décembre.
L'imprésario Rickard a reçu d'un grou-
pe de riches Canadiens l'offre de faire les
aménagements nécessaires -pour que le
ma.tch Dempsey.-Carpentier ait lieu à Hilll,
da'ns le Canada.
M. Rickard étudiera la question, mais le
monde spo,rtiL de New-York croit plutôt
que le match am-a lieu à Londres s'il ne .
peut ne pas se faire à New-York,où les au-
torités sont actuellement opposées aux mat-
ches de 'boxe. - (Havas.)
Quelques matches
New-York, 2 Décembre.
Jess Willard, l'ancien champion poids
10uTlds du monidie, dit qu'il a signé,avec
Dempsey un match revanche qui aura lieu
le 17 mars (prochain. Le combat se dérou-
lera à Toledo. (Daily Mail.)
Londres, 2 Décembre.
Frank .Moran, le 'champion américain, se
rencontrera à Londres, le 10 de ce mois,
avec Joë 'Beckett. Il se peut que si Moran
est vainqueur, -il soit opposé à Dempsey
ou à Carpentier avant le grand match, de
ceux-ci. (Chicago Tribune.)
Aux Halles, ce matin
Le marché d'hier a la. bMette .-aura été un
des In:Oins importants de l'année. On n'y
comptait oùes : l.SOO vaches, 900 veaux, 3.450
moutons et 1.850 paros. Les, éleveurs, ïM'e-
vouant la baisse, restreignent leurs expédi-
tions et espèrent ai'l-¿s¿ provoquer un relève-
ment des cours. La. viande frigorifiée arrivant
en quantité, ce calcul, pourrait bien être dé-
joué.:Peu d'abats de courrier à la triperie, L a:
?;cn:e porte sur les produits congelés de Hol-
lande. Arrivages HJoyens à la volaille. Le la-
pin reprend son, cours- ascensionneL, 9,60
lieu de 9,40. On cote : poulet Toumm-e 11,50 à.
14,50, moy. 13,50 ; Bresse 14,50 à 15,50, rmy. 15;
Midi 13 à 14, moy. 13,75 ; Bretagne 12 a 13,50,
moy. 13 le kilo. A partir de dimanche smr,
les restatira,teurs, Ibôtetiiers ne pourront PIùi:
faire figurer les cailles, alouettes, etc. sur
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classés comme utiles à l'agriculture étant
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dreau : 8 à 13, moy. 11.
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