Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1941-08-11
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 11 août 1941 11 août 1941
Description : 1941/08/11 (A41,N14784). 1941/08/11 (A41,N14784).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4642885t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/03/2017
CYCLISME
La victoire d'Aimar?
Celle d'un coureur modèle !...
(Suite de notre article de 1re page)
1 km. 500 et Idée « craqua »
La foule — la grande foule, pré-
cisonl-Ie — eut-elle la possibilité
matérielle de croire, un instant, au
miracle, à la victoire de l'olympien ?
Ma fo(, oui... Aussi lévrier que
« Loula » est molosse, Idée avait
pris un départ particulièrement ra-
pide... Non un départ de sprinter,
qui « met tout le paquet » dans le
premier tour, et perd pied dès le
second, mais — bien au contraire —
l'élan raisonné, l'homme qui a son
plan...
Au premier tour, la nouveau
« pro » menait par un cinquième de
seconde; au second, par deux cin-
quièmes; au troisième, par trois cin-
quièmes...
Les connaisseurs, surpris, s'entre-
regardaient... Ce qui les impression-
nait, c'était la régularité avec la-
quelle le leader augmentait son
avance, en dépit d'un vent très fan-
taisiste qui ne permettait guère
l'observance rigoureuse d'un tableau
de marche.
Aimar et sa lourde charpente n'al-
laient-ils pas être dans l'impossibi-
lité de réagir ? L'homme pédalait
aussi puissamment qu'à l'habitude,
mais semblait avoir déjà atteint son
maximum...
Puis, d'un seul coup. Idée « coin-
ça »... Ceux qui l'observaient le vi-
rent ralentir net — et changer d'al-
lure à la sortie du premier virage
du' quatrième tour... Triis cent cin-
quante mètres plus loin, Aimar me-
nait par 1 s. 1/5; encore un tour,
et il avait trois secondes d'avance...
Idée avait « tenu » un peu moins
d'un kilomètre et demi !
Désormais, la locomotive phocéen-
ne allait implacablement se rappro-
cher de lui... Mais, grâce à son en-
volée première, grâce, aussi, à son
courage et à sa classe, le « sacrifié »
évitait l'humiliation d'être rejoint...
Aimar, coureur modèle
Aimar, revêtu du maillot tricolore, ,
était quelques minutes plus tard le
nouveau joujou que ne manquent ,
jamais de se disputer les photogra-
phes... Quelle serait sa réaction? ,
Se laisserait-il griser par la joie, par
la gloire, par les flots d'encens?...
Pas du tout... Il exigea que Mou-
ton vînt se placer à ses côtés, lui dit j
sa joie en trois mots, puis rede- ,
vint le « Loula » de tous les jours ,
— simple, sérieux, un tantinet taci- (
turne... r
Aussi est-il permis de dire que la I
victoire de l'homme du Grand Prix |
des Nations 1938 n'est pas unique-
ment celle du meilleur « poursui- I
teur » français... Elle est également
celle d'un coureur modèle... s
Aimar mène une vie exemplaire; 1t
Aimar n'a jamais une parole amère 1
ou un geste inamical à l'égard de I
ses concurrents; Aimar dédaigne tout *
ce qui ressemble, de près ou de loin, <
à la publicité personnelle; Aimar ac- J
cueille avec la même sérénité les cri- *
tiques et les compliments : il sait ^
tenir compte des unes, et ne se laisse '
pas influencer par les autres... i
Aimar, modeste routier régional de '
Terrot, est resté fidèle à la marque <
qui facilita ses débuts; Aimar sait f
aussi tout ce qu'il doit à son ma- c
nager; Aimar, dans les heures fastes !
de son existence, a toujours une pa- <
role pour Marseille; pour sa femme *
qui vit là-bas; pour son club, l'US c
des Tramways... <
Lui et Mouton forment une « pai- i
re » absolument unique, qui honore ^
le cyclisme et constitue le plus frap-
pant exemple de ce qu'on peut faire
avec 33 % d'honnêteté; 33 % de .
simplicité; 33 % d'amour du sport...
et 1 % de chance ! Car c'est bien,
là, le dernier dps atouts sur lesquels 'J
comptent nos deux hommes...
Et puis, n'est-ce pas, cette petite
histoire de pourcentage en vaut bien
d'autres !
Senfftleben et Degelas, les plus
vites... mais « Senti » et Claisy
en finale
Nous avions compté sur une finale ,
Degelas-Senfftleben... Nous faillîmes I j
bien l'avoir... En effet, « Senff » ! e
avait vaincu, en demi-finale, un Ri- I t
voal qui avait lui-même réussi à éli- 1
miner Verna en quart "de ' finale et, s
à l'arrivée de la deuxième demi- a
finale, Degelas était premier devant ! 1
Claisy... r
Mais les commissaires de la FFC
jugèrent bon de déclasser le cham- c
pion de Paris, qui avait fait un écart è
à l'entrée du dernier virage, et c'est £
ainsi que l'homme de l'ACBB accéda r
à la, finale.
Comment s'y comporta-t-il ? Net- ^
tement moins bien que son adver- s
saire, disons-le tout de suite... Dans r
la première manche, il laissa « Senrf » s
mener tranquillement jusqu'aux 220 6
mètres, et lui partir sous le nez en- t
suite... Dans la seconde, il risqua ^
le coup désespéré de la « sauvette »,
fut rejoint à l'entrée de l'ultime vi-
rage, et dut laisser passer l'adver- r
saire dans la ligne droite... s
« Senff » était donc nettement le r
meilleur, et méritait amplement le g
titre offic:eux que confère la victoire r
dans le Critérium de France de vi- j
tesse, amateurs.. (
Cette victoire renforce considé- î
rablement la valeur des déclarations j
faites, récemment, par notre athlète :
« Je ne m'étais pas reposé... La fa- t
tigue était venue... Je l'avais compris 4
trop tard... Mais je viens de pren- 1J
dre des vacances, et tout va bien, c
maintenant... »
11
Voici donc une ascension reprise. a
Vainqueur du « Grand Prix Cyclo-
Sport » cet hiver; à nouveau vain-
queur au « Parc », en compétition
officielle, Senfftleben n'est plus très
loin, maintenant, de ce qu'était No- g
blet il y a quelques mois... r
Il faut d'ailleurs insister sur le fait c
qu'hier il couvrit les 200 mètres en 9
'2 secondes, en quart de finale, r
contre Plaisance. Celui-ci l'avait-il 6
inquiété à ce point ? 1
Non. Mais, coureur intelligent, r
>*otre sociétaire du CVM s'était dit ®
qu'en réussissant le meilleur temps, ^
■ aurait une chance d'être opposé à
l'homme le plus faible, en demi-
finale... Les choses se passèrent
ainsi, et il se qualifia pour la finale f a
Degelas, au contraire, avait dû 0
n
« avaler » Claisy en demi-finale... 1
Nous vérrons, demain, ce que pen- °
lent les gens de métier de son dé-
classement.
Notons, seulement, en ce qui nous
concerne, qu'en finale des battus ce
même Degelas fit 12 secondes aux
200 mètres pour vaincre Rivoal...
De telle sorte qu'il se place à éga-
lité de temps avec Senfftleben, Clai-
sy ne venant qu'au troisième rang :
12 s. 1/5, en quart de finale, contre
Letourneau.
1, 2, 3... ou 1, 3, 2...? Voici,
quoi qu'il en soit, les trois meilleurs
sprinters amateurs français.
Noblet, encore bien
Chez les sprinters « pros », on
escomptait le succès de Gérardin,
mais on s'attendait aussi à une nou-
velle édition du match Gérardin- ■
Noblet...
Le champion de France triompha,
comme prévu. Par contre, Noblet ne
fut pas finaliste... Notre petit An-
gevin se laissa surprendre, comme
un enfant de troupe, par le malin
Chaii'lot - en demi-finale.
Ce fut simple ! A l'entrée du pre-
mier virage, soit aux 450 mètres,
Chaillot qui était en seconde posi-
tion, démarra brusquement, « sau-
Trop de vent !...
Aimar et Idée se plaionirent du
vent oui soufflait de façon très
irréL7 ulière.
Ce vent empêcha Aimar de frô-
ler les temps mondiaux... Conso-
lons-n-ous : nous -n'atirio.nq pu en-
registrer qu'une performance sur
les 5 km., distance limite, car les
chronométreurs étaient dans t'tM-
possibilité de donner les temps des
1, 2, 3 et 4 km., ces distances
n'ayant pas été « repérées ». au
préalable.
tant » le gosse qui roulait tranquil-
lement et s'attendait à tout, sauf à
cela !
... Noblet perdit trois ou quatre
longueurs; puis une autre parce que
son pied était partiellement sorti du
cale-pied... et ce fut fini !
Bien entendu, son tempérament
émotif s'accommoda mal de l'inci-
dent et, en finale des seconds, il fut
battu par Renaudin. Tout cela prouve
que le petit Jean est encore bien
« neyf » et qu'il a grandement be-
soin de s'aguerrir.
Quant à Chaillot, il succomba de-
vant le champion, de France. Les
temps réalisés ne nous incitent pas
à magnifier ce résultat.
En demi-fond, match Meuleman-
Besson... Pas grand'chose à dire de
cette course... Le nombre était là,
mais il y avait quatre figurants pour
deux véritables acteurs... Besson,
malchanceux, fut très bon... Mais
Meuleman était visiblement très su-
périeur. Que dire de plus ? — C. T.
Les résultats techniques
Critérium de France (vit. amat.). — Les
séries qualifient : Degelas, Claisy, Senff-
tleben, Verna, Rivoal et Iacoponelli, Le-
tourneau et Plaisance se repêchent. —
tV„ fin. : !• Degelas; 2. Iacoponelli
(13 s.). - 2' 1/4 fin. : 1. Claisy; 2. Le-
tourneau (12 s. 1/5). - 3* 1/4 fin ' • 1 •
Senfftleben; 2. Plaisance (12 s.). —
41 1/4 fin. : 1. Rivoal; 2. Verna (12 se-
condes 3/5). — Finale 51, 61, 71 et 8' ;•
Plaisance; 2. Letourneau; 3. Iacopo-
nelli; 4. Verna (12 s. 1/5). — 1" 1/2 fin -
1. Senfftleben; 2. Rivoal (12 s. 2/S). RI-
voal emmène rapidement. En face, Senff-
tleben active, attaque à la sortie du vi-
rage et passe facilement. — 2' 1/2 fin. :
1. Claisy; 2. Degelas (déclassél, 12 s. 1/5.
Claisy mène; dans le virage, Degelas passe
en tête et active. Dans le dernier virage,
Claisy attaque Dégelas, qui fait un écart,
gênant légèrement Claisy qui ne peut le
remonter. Degelas est déclassé par les
* « 4* > '• Deelas;
Finale. - 1 U m. : 1. Senfftleben; 2.
t ng" (200 m. en 12 s. 2/5).
Senfftleben attaque en face; prend 5 lon-
gueurs. Claisy revient bien, mais succombe
Ago T 2' m. '■ 1- Senfftleben; 2.
Claisy, à 2 long. (200 m. en 12 s. 2/5)
Je premier tour, Claisy attaque,
prend 3 long.; mais Senfftleben revient
dans le virage, attaque à la sortie et ga-
gne facilement par 2 long.
Vitesse prof, — 1" série : 1. Gérardin;
2. Chaillot; 3. Ungier (12 s. 2/5). — 2' sé.
rie ; 1. Noblet; 2. Renaudin; 3. Bara-
teau (12 s. 3/5). — Fin. des 5' et 6' ;
1. Barateau; 2. Ungier (14 s. 3/5). —
1" 1/2 fin. : 1. Gérardin; 2. Renaudin
(12 s. 4/5). Gérardin mène. Renaudin
passe en tête et active. A la sortie du
virage, Gérardin attaque et passe Renau-
din peu avant la ligne. — 2* 1/2 fin. :
1. Chaillot; 2. Noblet (12 s. 3/5). Noblet
mené. Dans le premier virage, Chaiilot
surprend Noblet, prend 5 longueurs que
Noblet ne peut combler. — Fin. 3' et 41 :
1. Renaudin; 2. Noblet (13 s.). Renaudin
part en tête, active l'allure et Noblet ne
peut le remonter, — Finale : 1. Gérar-
din; 2. Chaillot (200 m. èn 12 s. 4/5).
Chaillot mène. A la sortie du virage, sur-
place et Gérardin tombe; faux départ.
2' départ ; sur-place et Gérardin emmène,
Chaillot suit à 5 long. Au dernier tour,
Gerardin active. Chaillot monte aux ba-
lustrades et passe en tête. A la sortie du
' dernier virage. Gérardin attaque et passe
facilement. — Match à 6. : 1. Chaillot,
.15 pts; 2. Barateau, 12 pts; 3. Noblet.
Il pts; 4. Renaudin, 10 pts; 6. Gérardin.
8 pts; 6. Ungier, 6 pts.
x
Finale Championnat de France des
pours. (5 km.). — 1. Aimar, sur bic. Ter-
rot), en 6 m. 30 s. 2/5; 2. Idée, en 6 m.
44 s. 4/5. Départ rapide d'Idée, qui pos-
sède 2 m. d'avance au 1" tour, 1 m. au
2* tour, puis 5 m. au 3' tour. A partir de
ce moment, Aimar active, égalise et prend
l'avance à son tour au 4' tour. Avance
qu'il porte à 10 m. au 5' tour et qu'il
augmente progressivement, pour gagner
par 150 m. environ. Aimar est donc pro-
clamé champion de France et le maillot
tricolore lui est passé par M. Guénovet,
président de la CS de la FFC.
Demi-fond (3 manches). — 1" manche
(20 km.) : 1. Besson, les 20 km. en 16 m.
11 s. 2/5; 2. Meuleman, à 15 m.; 3. Ou-
bron, à 180 m.; 4. G. Sérès, à 3,50 m.;
5. Monin, à 400 m.; 6. Level, à 44,5 m.
Ordre au départ ; Monin, Besson, Oubron,
Level, Sérès, Meuleman. Lutte entre les
concurrents, qui se passent et repassent,
sans pouvoir doubler. Besson cassa sa
chaine, mais remonta dans le délai régle-
mentaire. — 2* m. (30 km.) : 1. Meule-
man. les 30 km. en 24 m. 18 s. 2/5; 2. G.
Sérès. à 420 m.; 3. Besson, à 550 m.; 4.
Level, à 700 m.: 5. Monin. à 710 m.;
6. Oubron, à 1.100 m. Au 20" t., Besson
casse encore sa chaîne, mais reprend sa
place. Au 31* t., Meuleman active et dou-
ble successivement Besson, Monin, Ou-
bron, Level et Monin. — 31 m. ; 1. Meu-
leman. les 50 km. en 41 m. 24 s. 4/5;
2. Besson, à 580 m.; 3. Oubron, à 595 m.;
4. Level, à 600 m.; 5. Monin, à 650 m.;
6. G. Sérès, à 1.385 m. Ordre au départ :
Level, Oubron, Meuleman, Besson, Monin,
Sér". Au 35, t., Meuleman passe en tête,
puis double tous ses adversaires à partir
du 90' t. Sérès est doublé pour la 2' fois
au 97' t. et une 3« fois au -1001 t. Deux !
tours avant la fin, poussé par Oubron,
Besson attaque Meuleman et échoue de
peu.
Class. gén. — 1. Meuleman (entr. A. !
Pasquler), 99 km. 985; 2. Besson (entr. '
Laval), 99 km. 865; 3. Level (entr. Mo-
reau), 98 km. 250; 4. Monin (entr. Ray- (
nal). 98 km. 235; 5. Oubron (entr. Blanc- .
Garin), 98 km. 115; 6. G. Sérès (entr.
Van Ingelghem), 97 km. 830. — G.-A. "
Saumon.
« Et maintenant,
cure de fruits
aux Roches-de-Condrieu ! »
nous dit Aimar, à L'Auto
Adversaires mais amis, Aimar et
Idée nous rendirent visite à L'Auto,
hier soir, en compagnie d'André
Mouton et de Victor Naso.
Notre rédacteur en chef, Marcel
Oger, félicita chaleureusement le
champion de France de poursuite,
qui signa le Livre d'Or de L'Auto
après avoir tracé quelques phrases
empreintes d'une légitime satisfac-
tion.
Après quoi, « Lou » nous dé-
clara :
« Demain, départ pour les Roches-
de-Condrieu, avec Mouton. Je veux
faire, là-bas, une cure de fruits
avant d'aller étrenner mon maillot
tricolore à Vichy, vendredi...
— Vos grands objectifs ?
— Le Grand Prix des Nations de
ZNO, puis celui de ZO... et le re-
cord du monde de l'heure.
— Paris ne vous verra guère...
— 'Oui... et je regretterai sans
doute la cuisine de Mme Letour-
neau, mais quand on est champion
de France, il faut montrer qu'on
n'a pas peur des adversaires et aller
les chercher là où ils sont, n'est-ce
pas ? »
Quant à Idée, il projette de par-
ticiper à toutes les grandes compé-
titions routières de fin de saison...
EN GAGNANT UN EXCELLENT PARIS-SENS
Guillier a enfin rompu
avec la malchance...
(De notre envoyé spécial Jean BRANDENBURGER)
Sens, 10 août (par téléphone). -
Quelle belle course que ce Grand
Prix de Sens organisé par Paris-soir
et La Tribune de l'Yonne. Un véri-
table feu d'artifice qui dura 130 ki-
lomètres, et dont Guillier fut l'arti-
san. Le chef de file actuel du VCL
a rompu avec cette malchance qui
le poursuivait comme une ombre
maléfique depuis le début de la
saison
Guillier a enfin remporté une
course. Une belle course... Du départ
à l'arrivée, il fut de toutes les ba-
garres... Lorsqu'il ne les provoqua
pas 1
Premier en haut de la côte du
Chemin-Neuf, difficulté initiale du
parcours; premier en haut de Ros-
soy, dernière côte de la course, pre-
mier, pour ainsi dire, à tous les pas-
sages importants, ainsi peut se ré-
sumer dans ses grandes lignes l'his-
toire de la course du jeune poulain
du VCL.
Sans changer de braquet...
Mais le fait dominant, c'est la
raison majeure qui valut le double
succès d'Olympique-Dunlop, Danis,
remportant une bonne seconde
place. Après les péripéties que nous
allons vous narrer plus loin, 7 hom-
mes se trouvaient en tête. SEULS
A L'ISSUE D'UNE PETITE COTE,
GUILLIER, DANIS, GRAUSS ET
GUEGAN NE S'ARRETERENT PAS
POUR CHANGER DE DEVELOPPE-
MENT.
Oui, Guillier et Danis accomplirent
toute la course avec un bon petit
47x17. Grauss et Guégan, l'un régu-
lièrement lâché, l'autre victime d'une
crevaison, disparurent par la suite.
Le résultat est très simple. Guil-
lier et Danis terminèrent dans l'ordre
avec 4 m. 26 s. d'avance.
Sans commentaire 1
Belle tenue des régionaux
Un mot maintenant pour les ré-
gionaux ; le Nivernais Eono, le cou-
reur local Lematte, se firent parti-
culièrement remarquer. Il est évi-
dent que c'est en multipliant ce
genre d'épreuve, en permettant aux
provinciaux de se mesurer le plus
souvent possible aux Parisiens, que
l'on pourra permettre aux coureurs
régionaux de s'élever à un niveau
supérieur. Les Trophées Peugeot, le
Grand Prix de Sens. viennent de le
démontrer.
Les malchanceux
Le plus grand malchanceux fut
assurément le champion de France
officieux Guégan. En tête à 8 kilo-
mètres de l'arrivée, Il creva; Alvarez,
lui, cassa une pédale, et Rousset
creva, de même que Talle.
La course
Le boxeur Assane Diouf passe se.s
vacances à Sens; aussi fut-il chargé
de donner le départ. Dès le début,
Muller, Guillier, Rousset et Talle se
détachèrent. A peine furent-ils re-
joints que Guillier, Eono, Grauss,
Talle et Rousset prirent le large,
poursuivis par Pessier et Solente.
Guillier, Grauss, Talle, Rousset et
Eono se détachèrent avant le passage
à Sens et abordèrent ensemble la
dure côte du Chemin-Neuf (18 0/0).
La bagarre entra alors dans son
plein et tandis que Rousset dispa-
raissait sur crevaison, le peloton de
tête s'enrichissait de Guegan, Mul-
ler, Piot et Danis. A Cheroy, Eono
creva. Une parfaite mésentente ré-
gnait dans le peloton. A Domats, les
hommes de tête n'avaient que quel-
ques centaines de mètres d'avance
A cet endroit, Talle, Piot, Mullet s'ar-
rêtèrent pour changer de développe-
ment, et Guegan pour regonfler un
boyau qui perdait. Le dernier cou-
reur rejoignit peu après les trois
olympiens.
Dans la montée* de Courtenay
GraU13s fut lâché. A 8 kilomètres de
1 arrivée, Guegan dut regonfler une
fois de plus... A l'arrivée. Guillier
battit de 2 longueurs son camarade
de club.
Le classement
/'o ? 130 km. - en 3 h. 41 m.;
2 ?;,r * long., 10us deux du VOL,
hti ™ m à1 piq 6 ' Pn4US mn!°p; 3.
Ta 1 le (AC t^t,)' br! \ 4 m. 26 5.; 4. Muller
(CSI) irin- 5. Mignat (ACBB) ; 6. ex - aequo •
MoUlex (VGL); Guégan (CSI); Piot
Solente (OSD); 6Xen L): 10. Lematte (US
S?no m. 5.; Il. E°n° : 12" Cha-
bert, etc. 6
Guillier, revigoré !
Sens, 10 août (De notre envoyé spé.
cial). — « Voilà qui va me redonner
le moral », déclarr- . Guillier... Quelle
joie, se lisait dans ses yeux, après
1 arnvee. « Je désespérais vraiment,
nous dit l 'olympien. Avouez que je
n'avais pas^eu de chance depuis le
début de la saison. Pour le Critérium
de France de poursuite, dimanche pro-
chain, je serai là... »
« Mais j'ai eu le « nez fin » de ne pas
onr^lger,q braquet. Je me souvenais
encore de mes expériences malchan-
Trophées Peugeot, où cela
me coûta 7 m. que je ne pus rattraper.
« Pourquoi avons-nous changé
de braquet ? »
riAifti®' Piot, Muller, mordaient les
aoi^ts... « Pourquoi avons-nous changé
est véritablenient im-
en Sur ... revenir... nous dirent-ils |
- Que Gal 1 » rende le dérailleur, 1
LES RESULTATS
SUR ROUTE
EN FRANCE
Le Bressan Boroe vainqueur à Crève-
sur-Saône. — Résultats: 1. Borge (Bourg)
les 100 km. en 3 h. 10 in., 2. Roucada.
(Bourg); 3. Bonnefond (Ville-franche); 4.
Bondetti (VC des Bretons); 5. Cottin
(Mâcon); 6. Berligaud (Mâcon).
Delforge gagne le Prix du Club d'Aimar,
à Marsetlle. — 1. E. Delforge (UST), les
70 km. en 2 h. 9 m. 20 e.; 2. Rémy (Aclé-
ries du Nord), à 30 3. Sparagna; 4.
Hermann; 6. Hulcl; 6. Raynouard.
PIERRES à BRIQUETS 0 E
DANS TOUS LES TABACS |\ tâm
UNE COURSE MAGNIFIQUE
AU STADE MUNICIPAL DE BORDEAUX
Chocque-le-Temporisateur, qui ne fut
d'aucune bagarre, s'adjuge la « revanche »
du Championnat de France de demi-fond
Du grand Lemoine et du bon Lesueur
(De notre correspondans général : A. DUCOS.)
Bordeaux, 10 août. - Nul ne
pourra contester, à Bordeaux, le ti-
tre de « carrefour du cyclisme ».
Une grandiose épreuve sur route
Bordeaux-Angoulême et une sensa-
tionnelle revanche sur piste : celle
du Championnat de France de de-
mi-fond, animant, dimanche. la
capitale girondine. Et les Bordelais,
décidément comblés, ont pu admi-
rer, le même jour, deux maillots
tricolores, deux champions de Fran-
ce attaquant : le routier Albert
Goutal et le stayer Ernest Terreau.
Mais, à vrai dire, ils virent assez
peu Goûtai, x puisque, à 11 h., la
masse des routiers quittait définiti-
vement Bordeaux pour Angoulême.
Faucheux-le-chanceux
Ce dimanche matin, on pouvait
craindre un désastre pour cette re-
vanche du Championnat de France
de demi-fond. •
Un ciel gris de fer, une pluie
fine et pénétrante attristaient la
ville.
Mais Lucien Faucheux, présent au
départ de Bordeaux - Angoulême,
était optimiste. Il souriait...
Et il eut, une fois de plus, raison
d'avoir confiance en son étoile.
Paul Chocque, le temporisateur
Le fait majeur à dégager de cette
rencontre de demi-fond est la course
d'attente victorieuse de' Paul Choc-
que qui, contrairement à ses habi-
tudes, ne participa à aucune atta-
que.
A vrai dire, cette tactique, si elle
peut se justifier au point de vue
résultat, n'est guère, du point de
vue sportif, de celles qui emballent
les foules, et le public le fit com-
prendre à Chocque. Il y eut des sif-
flets,..
A propos de ce léger incident au
moment du tour d'honneur, Il faut
mettre les choses au point :
Ce n'est pas tant parce que Choc-
que manqua de combativité qu'il fut
conspué — à notre avis injustement
— par la foule, mais plutôt parce
que, dans' l'eeprit de beaucoup et
dans l'esprit de Lesueur lui-même, le
blond Niçois avait gagné la course.
Or il n'eh était rien. Chocque a
gagné, peut-être pas très brillam-
ment. mais fort régulièrement, et
son succès ne souffre aucune dis-
cussion.
Lorsque Lemoine déchaîné aux en-
virons du 53* kilomètre doubla tout
le monde, Chocque, ainsi que tous
les autres concurrents devait, par
la suite, se dédoubler et c'est très
exactement au 165' tour qu'il prit la
tête pour ne plus la quitter. •
Sympathique Lesueur !
Empressons-nous de dire que le
Niçois, classé 2* a droit, cette réserve
fait,e, à toute la sympathie qui lui
fut manifestée. Il fut courageux.
combattit, ardent au possible. Ce fut
un brillant animateur.
En tête jusqu'à 30' km., on le vit
batailler pied-à-pied par la suite et
faire, à partir du 68' km. Jusqu'au
85', un forcing effréné.
Le grand Lemoine
Le stayer qui fit la plus forte lm- j
pression est Lemoine, le seul qui, à j
un moment, entre le 50* et le 60* km., Il
se paya le luxe de doubler tout le !
mondé.
Maréchal, Minardi et Terreau, clas-
sés respectivement 4*. 5' et 6*, furent
courageux à l'extrême. Ils donnèrent
du meilleur, mais aussi du moins
bon. Très batailleur, certes, mais un
peu Irrégulier, Maréchal parut en
forme satisfaisante, mais Minardi
peina souvent. Quand il produit son
effort, son style n'a pas la coulée, le
fini de Lemoine. Il fi, d'ailleurs des
excuses.
Quant à Terreau, il souffre tou-
jours de cruelles blessures mal pla-
cées et 11 s'en ressentit...
Le classement
1. Paul Ohocque, les 100 km. en 1 h.
22 m, 32 s. 3/5; 2. Lesueur, à 30 m.; 3.
Lemolne, à 60 m.; 4. Maréchal, à 2 t,;
5. Minardi, à 3 t.; 6. Terreau (arrêté
au > 82* km.).
Les Trophées Peugeot... et Claude Goutal
trouva la forme pour Bordeaux-Angoulême
(Suite de notre article de 1re page)
« Les deux Goutal »
Nous avons pensé, un moment, que
Le Guevel aurait eu à disputer sa
chance aux deux frères amis. En
effet, Albert Goûtai, notre champion
de France, avait décidé de se disjoin-
dre du peloton et mis tout de suite
entre son maillot tricolore et ses ca-
marades une centaine de mètres que.
(Son frère Claude, avec un bel esprit
fraternel, s'empressa de combler. Et
les deux Goûtai se ruèrent alors sur
Le Guevel.
Avec ces trois hommes, toute la
Bretagne était en .marche ! Quelques
kilomètres après Jarnac, la jonction
était faite entre les trois Bretons,
que l'on sentait heureux et confiants
de se trouver ainsi en famille.
La défaillance d'Albert Goutal
Cette sympathique trlplette rece-
I vait sur la route, devant une grosse
j foule, l'accueil qu'elle méritait ; sur-
tout en voyant passer un maillot
aux trois couleurs chères à tous. Ce-
pendant, on sentait que lorsque le
tour de mener le train arrivait à
Albert Goûtai, le compteur de la Re-
nault, que M. Marcel Lacroix avait
mise à notre disposition, fléchissait
de quelques kilomètres.
Albert ne roulait plus avec la rec-
tltuùe que nous avons toujours ap-
préciée en lui. Brusquement, sans
raison apparente, il se trouva « des-
sellé » et le petit athlète n'était pins,
sur le sol goudronné, qu'un petit
amas de chiffons. Plus de peur chez
les suiveurs, que de mal pour lui-
même. Mais la cadence était cassée.
Il se releva avec une petite douleur
au genou et repartit sans grande
conviction.
Cette chute lui fit perdre ce Bor-
deaux-Angoulême, mais elle était plus
le fait d'une défaillance que d'une
maladresse. Il se montra cependant
courageux, car, lui, au moins, ter-
mina, alors que la plupart de ses
camarades qui n'eurent que de sim-
ples crevaisons préférèrent utiliser
l'accueillante camionnette-balai.
Transformation de Claude Goûtai j
après les Trophées Peugeot
Nous ne ménageâmes pas nos
critiques au frère du champion de
France ; nous lui conseillâmes vive-
ment de prendre les conseils de son
frère Albert, quI ne pouvaient que
lui être profitables. Il faut croire
qu'il a été piqué au vif par nos
observations, car il fit aujourd'hui
une course étourdissante.
Son allure était aussi souple
qu'aisée, ce qui n'a pas laissé de nous
combler de joie. Lui, que nous pre-
nions jusqu'ici pour un « fou-fou »
ou un « zizi », a d'ailleurs couru
Leurs petits malheurs
Tiger (1), Montillot (2), Valdisc-
10 (1), Roux (1), Mallet (1), Bra-
mard (1), Casellato (1), Paillier (1),
Oebenne (1), Rossi (1), Vartrti (1),
Thlétard (1), Munier (1), CÓuderc
(1), Da Ros (1) : crevaisons.
Munier, Vergili : dérailleur cassé.
Bramard, Alb. Goutal, Béliard,
Coudrain ! chutes. ,
avec une rare intelligence. Il a mis,..
sa tête à la hauteur de ses jambes,
ce qui représente peut-être un exer-
cice acrobatique assez difficile, mais
qu'il a exécuté aussi bien moralement
que physiquement. Claude Goûtai a
réussi pleinement quant à sa compré-
hension de la course.
Il est certain que les Trophées
Peugeot auront servi à Claude à tous
égards.
Le courage et la flemme
Maintenant que vous connaissez
les exploits des deux premiers du
Bordeaux-Angoulême, auxquels s'était
joint un moment Albert Goûtai, je
veux vous renseigner sur ce que
firent les autres, qui peuvent se com-
partimenter en deux secteurs : ceux
au cœur bien trempé et l'âme vo-
lontaire, et ceux qui ne peuvent ad-
mettre que ça n'aille pas tout droit
au gré de leur désir.
Le numéro 1, dans la première ca-
tégorie, revient sans conteste à Mu-
nier. Quel dommage que ce coureur
ait été victime d'une crevaison sur-
venue au mauvais moment Car, à la
façon dont il marchait, il y aurait
pu y avoir une sérieuse explication
entre lui et le tandem Le Guevel-
Goutal, Munier ne se découragea pas,
il ne perdit jamais l'espoir de revoir
les leaders ; quel beau rouleur que
le Munier d'aujourd'hui. Son tour
viendra 1
Casellato peut prendre la seconde
place dans l'ordre des courageux dé-
veinards. Lui aussi, a eu des démê-
lés avec les silex et, comme son ca-
marade Munier, se montra persévé-
rant..
Enfin, le régional Bramard, qui
s'était distingué pendant plus de
100 km., ayant été de toutes les
échappées et s'y montrant même ar-
dent, même hargneux (c'est peut-
être sa hargne qui lui fit mor-
dre la poussière), doit être classé
dans la première catégorie. Ce-V
lui-ci, non plus, ne s'avoua pas
vaincu et tint à prouver aux Bor-
delais que leur confiance en lui était
justifiée. Enfin, le blond Coudrain
aurait bien voulu mettre son éner-
gie au service de sa réelle valeur,
mais une malencontreuse autant que
malheureuse chute, l'obligea d'abatl-
donner avec une fêlure de la cla-
vicule.
Doivent prendre place dans le
compartiment des courageux : Na-
vailles, qui termina second des ré-
gionaux ; Catté, Pedrali, Vergili, Vi-
rol, Arrangoïtz et Da Ros, qui ne
purent résister à la fougue des pre-
miers et surmontèrent autant qu'ils
le purent leur défaillance.
Après ces quelques fleurs semées
sur le passage de ces courageux, tres-
sons des ronces pour d'autres qui
s'avouèrent vaincus avant même
d'avoir combattu. Bien sûr, Tiger,
Montillot, Roux, Rossi, Passat, Van
de Velde, Thiétard, Gamard, Val di-
solo crevèrent, mais Ils estimèrent
que la malchance les poursuivait et,
arrêtant là leur devoir sportif, Ils
confièrent leur petite personne à
quelque gazogène de passage.
Mallet creva, lui aussi, et aban-
donna, mais il s'était montré volon-
taire, très combatif. N'oublions pas
que c'est sa première course après
onze mois d'invalidité, du fait de
blessures de guerre. Le petit Mallet
a toujours son bon coup d-e pédale.
Ne perdons pas confiance ; petit cou-
reur, vous avez encore de belles Jour-
nées en perspective. —- L. C.
Les attaques fusèrent
206 km. d'élimination. Le Guével et Claude Goutal
hommes dignes du championnat de poursuite
(D'un de nos envoyés spéciaux Jean GARNAULT)
Angoulème, 10 noiÍt (par téléphone).
— Aux allées de Tourny, l'appel vient
de se terminer et, comme pour les
hommes de Bordeaux-Parisj, le départ
lancé est donné aux Quatre-Pavillons.
Trente-huit coureurs ont répondu
< présent ». Pan 1 Thiétard et Roux
attaquent.
La course est lancée. Le Nantais
Tiger en profite pour c percer » dès
le quatrième kilomètre. Il ne revien.
dra jamais. Deux kilomètres plus loin,
Montillot, le pistard lyonnais, éclate
de l'avant. Adieu, Montillot ! Vous res-
terez avec Tiger.
Première jonction
T,a Grave d'Ambarès : les deux at-
taquants du départ, Roux et Thiétard,
voient leurs camarades les rejoindre
car, spécifions-le, ils leurs avaient
pris environ 300 mètres.
Deuxième escarmouche : Gamard,
Mercier et Rossier, se sauvent. Cent,
deux cents, trois cents mètres, c'est
le compte ! La chasse se stabilise,
Paillier change de boyau. Il revient.
Saint-André de Cnbzac : la SNCF
fait une plaisanterie aux hommes de
Bordeaux-Angoulême; elle laisse le
passage à niveau fermé. Séance de
gymnastique digne du Championnat
des Débrouillards les pIns malins fi-
lent; peu après, une série de lâchés:
Condrain, Béliard', Deforge, Passat,
Catté et Vanni. Béliard et Coudrain
s'accrochent au vélo de Deforge; ils
tombent. Coudrain se casse la clavi-
cule. Béliard abandonne.
Gueynard : Passat. Catté. Vanni re.
viennent. Valdisolo crève. Nouvelle es-
carmouche et six hommes faussent
compagnie au paquet. Ce sont : Van
de Velde, Munier, Bramard, Latirre,
Millet et Roux.
Chitrtac (1,0 lem.) : le peloton se
ressoude. Quelques kilomètres plus
loin, Le Guével s'en va en solitaire.
La Garde de Montlieu (48 km.) :
Peu après. 2 km. plus loin, Le Guével
est rejoint.
Montendre (60 km.) : fugue de Ar-
rangoïtz et Navailles. Roux crève,
Ville-Xavier ; tout rentre dans l'or-
dre peu avant Jonzac. Mallet secoue
le peloton et est accompagné de Bra-
mard et Casellato.
Le coin des crevaisons
Jonzac (80 km.) : les hommes pas-
sent groupés, sauf Mallet, Casellato,
Debenne et ltossi, qui vient de crever.
Après Jonzac, les crevaisons conti-
nuent; Thiétard et Gamard en sont
victimes. Clavecie, Latorre et Passat
sont lâchés à « la régulière », les hom-
mes de Dilecta ayant attaqué sec.
Clam : 11e Guevel, Munier. Albert
Goûtai, Pedrali, s'en vont. Derrière
eux, le peloton se fractionne.
Pons (98 km.) : Catte, Munier et
Pedrali passent avec 10 secondes sur
le peloton. Le Guével et Albert Goû-
tai en font partie; Gamard, Latorre,
Cia.Yerie et Passat ont 3 m. 25 s. de re-
tard. Thiétard à 6 111. 55 s.
Dix-neuf leaders !
Le Jard : La soudure est faite ;
Catté et Navailles décollent. Le pelo-
ton se compose donc maintenant de
dix-neuf hommes: Cl. Goutal, Pedrali,
Decoopman. Munier, Bramard, Mer-
cier, Casellato, Vergili, Le Guével,
IJault, Alb. Goûtai, Arrangoïtz, Tacca,
Tanneveau, Van de Velde, Virol, Cou-
derc, Rossier et Dairos.
Saintes : Ils passent 17 ensemble :
Munier et Couderc ayant crevé. Mu-
nier a 4 m. 5 s. 4e retard. Catté et Na-
vailles, 4 m. 6 s.; Bramard fait une
chute en traversant la ville; Casellato
et Vergili décollent dans la côte, à 19,
sortie du pays. Dairos crève; Mercier
et Virol sont lâchés. La,, sélection s'o-
père.
Les ondulations successives éprou-
vent les coureurs et, à mi-chemin en-
tre Saintes et Cognac, ils ne sont plus
que onze : Decoopman. Cl. Goûtai,
Tanneveau. Lauk, Arrangoïtz, Rossier,
Pedrali, Alb. Goûtai, Van de Velde,
Tacca,
La grande bataille est déclenchée.
Les échappées se succèdent; ltossier,
Albert Goûtai, Van de Velde atta-
quent. Albert Goûtai et Rossier « font
le trou»; plus loin, ils sont rejoints.
A Richement... la décision !
Richement : Dans la côte. Le Gue-
vel part de la queue du peloton. Irré-
sistiblement, il « saute » tout le monde
et s'en va en solitaire. Pedrali décolle.
Derrière le leader, personne ne réagit,
pendant quelques kilomètres. Tout à
coup, les frères Goûtai se sauvent;
aucun de leurs concurrents ne peut
tenir dans leur roue; la course est
jouée I
Cognac (147 km.) : Le Guevel a
une minute d'avance sur les Goûtai,
1 in. 15 s. sur le peloton composé de
six hommes : Tanneveau, Lauck, De-
coopman, Van de Velde, Rossier et
Tacca.; 2 m. sur Pedrali; 3 m. 5 s.
sur Virol et Mercier; 5 m. sur Casel-
lato.
La course-poursuite bat son plein,
CI. Goutal, magnifique de brio, esca-
lade la côte de Veillard mieux que son
champion de frère.
Jarnac (160 km.) ; L'écart dimi-
nue entre les Goutal et Le Guevel; ils
sont à 35 secondes. Par contre, les
six sont à 1 m. 15" s.
Albert Goûtai rate un virage et il
tombe. Son frère continue seul et. aux
Métairies, il rejoint Le Guevel.
A Rouillac, les leaders poursuivent
leur effort. Tacca a lâché ses compa-
gnons; il passe avec 3 m. 5 s. de re-
tard; Taoneveau. Lauk. Vandevelde
et f-ossier. avec 3 m. 45 s.; Albert
Goûtai avec 3 m. 45 s. et Decoopman
avec 3 m. 55 a.
Les écarts grandissent
St-Cllbarrleau : Les rudes côtes en-
tre ce village et Echallat 11 apportent
aucun changement au peloton. Tacca
se laisse rejoindre et Roesier attaque
en vain. La côte de la Vigerie ne
:hange rien à la situation, ei ce n est
jue les écarta grandissent. 1
Et c'est la ruée vers le vélodrome.
Claude Goutal emmène le sprint. Il
ee fait sauter, magistralement, par
un Le Guevel déchaîné de joie. Après
le Championnat de Montlhéry, Di-
lecta venait de remporter un second
succès.
Le peloton arrive à son tour, 8 m.1 s.
après les leaders et Lauk a raison
de Tanneveau devant Tacca. Vande-
velde et Rossier.
« Et 10 de der » aurait pu dire
Le Guevel. car, ce matin, sur les
allées de Tourny. en attendant le dé-
part. il avait fait une belote en
compagnie des « bleu et or n. les
poulains de M. Chichery et de Léo
Vprrvn I .
Le classement
1. Lucien LE GUEVEL, les 206 km. en
5 h. 33 m. 45 s. (moy. hor. : 37 km. 500),
sur bicyclette Diilecta;
2. CI. Goûtai, à 3 long.; 3. Lauk, en
5 h. 41 m. 46 s.; 4. Tanneveau; 5. Tacca;
6. Van de Velde; 7. Roeeier, tous m. t.;
8. A. Goûtai, 5 h. 46 m. 4 s.; 9. Decoop-
man, m. t.: 10. Casellato, 5 h. 48 m.
16 6,; 11. Virol; 12. Navailles; 13. Munier;
14. Catte; 15. Pedrali; 16. Arrangoitz; 17.
Bramard: 18. Vergili; 19. Mercier, m. t.;
20. Da Ros.
Les résultats de la réunion
Indiv. 5 km., el. fin. — 1. Dutein (Arc.),
9 pts; 2. Raynat (Arc.), 8 pts; 3. Batsalla
(BDC), 7 pts, çtc.
Omnium des sociétés. — 1" m., vit.
1.000 m., 1" eéj. : 1. Maillet (200 m.,
12 s. 2/5; 2* sér. : 1. Chassagne (200 m.,
13 s. 2/5) ; 3* sér. : 1. Rapaud (200 m.,
13 sJ). Class. par club : 1. CA Bouscatais,
11 pts; 2. PBO et Arcachon, 13 pts; 4.
CSA Bordelais, 15 pts. — 2* m.. pours.
italienne, Jre sér. : 1. Arcachon (2 km.,
2 m. 30 s. S/5), 2. CA Bouscatais; 2' sér. :
1. CSA Bordelais (2 km., 2 m. 30 s.);
3' sér. : 1. ABPTT (2 km., 2 m. 37 s.).
Class. : 1. CSA Bordelais, 2. CA Bousca-
tais, 3. Arcachon, etc. — 2* m.. amér.
20 km. : 1. Arcachon (Dutein, Rapaud,
Raynal, Cussaci), 26 pts; 2. BDC, 18 pts;
3. CSA Bordeaux, 14 pts. Class. gén. : 1.
UC Arcachon, 6 pts 1/2; 2. CSA Bordeaux,
7 pts 1/2; 3. CA Bouscatais, 9 pts; 4.
BPC, 9 pts 1/2; 5. AS Bouscatais. 13 pts
1/2; 6. ASPTT, 13 pts.
« Enfin me voici au point ! »
s'exclame. Le Guével !
(De not. env. sp., J. GARNAULT)
Angoulême, 10 août (par télé ph). —•<
Tour d'honneur, banuet, félicitations
de M. Lacroix, et les hommes s'errf
vont escalader une dernière côte poun
arriver aux douches municipales. Bruitii
d'eau, vapeur, éponge et urrviette.
Au milieu du tumulte, nous arrivon
à joindre Le Guével.
« Ma première depuis la guerre ! »
— Heureux Breton d'Etampes !
— Enfin, une victoire. Je suis^
content pour mon patron. Pensez.-donc,
depuis Saumur-Poitiers, en août 1939,
je n'ai rien pu inscrire à mon palma-
rès. Avec le Critérium de la Poly, CIJc
s ont mes dernières victoires.
« A ujolLrd'hui, les adversaires fu-
rent coriaces, mais je suis tétu, vou8
avez pu vous en rendre compte. J'ai -
attaqué de nombreuses fois avant de
réussir l'écart définitif.
« Vivent
les Trophées Peugeot ! »
dit Claude Goutal.
On avait plaisir à regarder sa joie
s'inscrire en relief sur son visage d&
grand gosse et, pourtant, comme il le
déclare lui-même, il est l'aîné.
« 31on petit frère n'a pas pu termi-
ner avec nous. Je le TeUrette, mais js 1
suis fier d'avoir si bien marché.
« Le résultat, je le dois ' aux? Tro.
phées PeuGeot. Une course par éta-
pes, rien de tel p01lr roder un bon-
homme. Depuis, je ne me suis pas ar-
rêté. J'ai rejoint Bordeaux par lot
route; enfin, à La Baule, ils vont êtr9
heureux. C'est là ma satisfaction.
M
« J'ai coincé »
« Évidemment, ma chute m'a gêné, ,
nous déclara le champion de France
Albert Goûtai, mais elle n'est pas cau-
se de ma défaite : j'ai « coincé ,, je
manquais un peu de route. J'aurais dit
venir à Bordeaux en pédalant, au lieu
de prendre le train. Attendons! j'au-
rai ma revanflie. »
CIGARETTES
DI; LUXE 1
A BON MARCHE
en LES BOULANT AVEC
RIZ LA*
Cela n'a pas réussi à Brûlé de jouer
au temporisateur dans Paris-Le Mans
(Suite de notre article de 1re page)
Panier est du peloton qui s'en va
tout de suite, après Trappes, à l'ini-
tiative de Lesire — qui comprend
encore Dolhats, Faure, Pieters, Ru-
biani, Pontet, Fargues — et qui ne
sera rejoint qu'au bout de 80 km.
de chasse. Et Panier a encore à son
actif l'initiative de secouer le groupe
qui s'est laissé fausser compagnie par
Mariot dans une côte, 10 km. avant
Nogent-le-Rotrou. Il est dit que la
fortune doit sourire aux audacieux.
J'aurais été personnellement très
marri que Brulé, qui s'était contenté
— pour une fois ! — de jouer les
« attentistes » enlève la belle épreuve
organisée par le CSC et l'US du Mans
avec le concours de L'Auto; non pas
L'adversaire du jour :
le vent
Jusqu'à Dreux, le vent violent
soufflait par rafales, prenait les
coureurs de côté.
Néanmoins, jusqu'à cetto ville, la
moyenne se situa au-dessus de 37
km.-heure.
Puis les concurrents se trouvè-
rent face à face avec cet adver-
saire inattendu.
Dès lors, la moyenne fléohit ré-
gulièrement.
Ce qui fait ressortir davantage
le mérite des volontaires, des cou-
rageux qui tentèrent quelque chose.
Parmi eux, Mariot, qui, durant
40 km., fut solitaire.
que je conteste les réelles qualités
du vainqueur de Paris-Rouen qui est
un bien magnifique pf.èaleur, mais
parce qu'il est simplement juste que,
toutes qualités athlétiques égales,
ceux qui n'ont pas peur d'engager
la bataille soient les premiers ré-
compensés.
Les mérites des hommes de tête
'Voyons d'ailleurs plutôt les méri-
tes divers des onze hommes consti-
tuant le peloton de tête qui « s'ex-
pliquèrent » pour la place d'honneur
sur le vélodrome que dirige l'actif
Blavette, vélodrome dont les encein-
tes étaient noires de monde, témoi-
gnant de l'intérêt très vif que pren-
nent les Manceaux au sport cycliste.
Panier (1"), Pontet (9'), Rubiani
(11'), tous deux du VCL, étaient
de la première échappée sérieuse
après Trappes et qui leur valut de
rester plus de 80 km. en tête. Pelle-
tier (3e) et Pawlisiack (6'), Mariot
(10') sont du groupe qui, après
Dreux, contre un vent debout
violent, propre à dégoûter les plus
courageux, se lança résolument la
poursuite des hommes de tête.
Et Mariot, seul réprésentant du
CSI, qui fait ici pleinement honneur
aux couleurs de son club, a encore
le mérite d'être reparti seul en tête,
vers le 120' kilomètre: pour n'être
rejoint qu'au 160", après avoir eu
jusqu'à 2 m. 30 s. d'avance.
Noblesse oblige
Dix hommes, donc, sur les onze
qui terminent en tête, se sont, pour
ainsi dire, montrés au commande-
ment de la course de bout en bout.
Convenez qu'il eût été Injuste que
Les malchanceux
LES CREVAISONS. - Dauger,
Fargues, Cottard, Mourgues, Robic,
Corbel, Vinatier, DOlhats, Soyer,
Mouton, Davril, Moreau.
LES ENNUIS MECANIQUES. -
Bouvy, Robio, Méry, Lacroix-Obor-
lin.
CHUTE, — Chupin.
ce ne fût pas l'un d'eux qui l'em-
porte finalement. J'aimerais, en une
prochaine occasion, voir Brulé et
Boda aux moyens si différents, —
l'un, fin et racé; l'autre, athlétique
et d'une puissance, semble-t-il, Illi-
mitée — n,e pas rester dans un pe-
loton amorphe ne semblant qu'es-
pérer profiter, sur la fin, de la fati-
gue des camarades ou adversaires
pius combatifs...
Je ne ferai pas le même reproche'
à Quentin, non plus qu'à Denion, de
Rennes, et Butteux, de Brest. Ils ont
été aussi réservés — tous deux ce-
pendant ayant montré à plusieurs
reprises un caractère très combatif j
— mais on ne saurait leur en faire j
grief, car 11s n'ont pas la notoriété
des autres, à qui je suis bien obligé 1
de rappeler que « noblesse oblige ».
Dolhats, remarquable
mais malchanceux
Cette inspection faite des mérites
des hommes du peloton de tête,
voyons pourquoi d'autres jeunes de
premier plan n'en font pas partie.
Dolhats eût mérité d'être de la ba-
taille finale. Il avait été de la pre-
mière écHappée : la plus longue. Il
avait lancé la deuxième avec Marlot.
Hélas, c'est alors qu'il creva... Mais
le Basque nous a fait, à nouveau,
grosse impression.
Moreau eut le tort de s'attarder en'
queue du peloton, au départ, et il
fut surpris par la première échappée.
Quand il comprit son erreur, il vou-
lut réagir, mais 11 était un peu tard
et puis... creva aussi.
Dauger, de Bayonne; Chupin, d'An-
gers; Fargues, Robic et Faure doi-
vent être cités également parmi les
victimes du silex.
Au résumé, dans l'ensemble une
course fort intéressante par la com-
bativité montrée par la plupart de
nos jeunes; une course qui obtint
un gros succès d'affluence, surtout
sur la fin; une course qui mérite de
prendre S'a place au calendrier des
grandes épreuves pour les ama.,
teurs. —
Ch. J.
Les provinciaux
ont animé Paris-Le Mans
(D'un de nos envoyés spéciaux Louis LAPEYRE.)
LE MANS. — A peine le départ est-il
donné aux 71 présents que, déjà, les
provinciaux, anticipant sur les « atta-
ques parisiennes », prennent résolu-
ment le « mors aux dents »,
Ainsi, dans la première tentative
effectuée, nous notons Mourguy, Dau-
ger, tous deux de Bayonne; Dolhats,
de Bordeaux, et Romand.
Avant Saint-Cyr. ils seront rejoints,
imités dans la côte par Pieters, Cot-
tard, Lesire, Faure, tous quatre Pari-
siens, qui partent à leur tour.
A Trappes, ce groupe sera porté à
treize, puis il y aur^i regroupement
général.
Une belle échappée
Après Trappes, alors que Bouvy doit
s'arrêter, son cadre brisé, Lesire tente
résolument sa chance, mais il est suivi
par sept camarades qui sont : Panier,
Dolhats, Rubiani, Pontet, Faure, Pie-
ters et Fargues.
Malgré la distance qui reste à par-
courir, l'affaire apparaît sérieuse.
Que voulez-vous, il y a là quelques
favoris qui ne demandent qu'à éloi-
gner les autres concurrents dange-
reux. Tout de suite, l'écart devient donc
marquant.
Nos leaders sont bien partis.
Pendant ce temps, à l'arrière, l'on
note l'élimination de Dauger sur cre-
vaison, puis l'essai d'un deuxième pe-
loton formé de Robic, Mouton, Soyer,
Slobodansky, Mery, Moreau et Boda.
Après des aventures ' diverses, ce
deuxième peloton sera rejoint par les
poursuivants, parmi lesquels on re-
marque Cottard et Mariot.
En tête, nos leaders ne sont plus
que sept, Fargues étant victime des
silex; puis, six, Lesire étant irrémé-
diablement lâché.
La chasse s'organise
A Tréon, nos six hommes de tête
possèdent 1 m. 35 s. sur un peloton
réduit à trente unités.
Alors que Lesire, malade, abandonne,
Cottard, puis Mourguy sont à leur
tour éliminés sur crevaison.
C'est le moment que choisit Mariot
pour, une fois de plus, stimuler les
chasseurs.
Son effort est suivi, et, à 2 km. de
Châteauneuf, un peloton de sept cou-
reurs entreprend de revoir la tête.
Il y a là, outre Mariot, le respon-
sable, Pawlisiack, Pelletier, Davril, La-
croix, Mincheneau et Brosse.
Six kilomètres plus loin, notre grou.
pe de tête, parti depuis bientôt 70 km.,
est absorbé.
L'homme du C.S.I. : Mariot
Cela ne suffit pas à Mariot, le seul
homme du CSI présent ce jour, il re-
attaque une fois, puis deux, suivi par
Dolhats, qui semble en « vouloir ».
Le vent debout, implacable, les gê-
ne, aussi c'est un peloton compact
qui passe à La Loupe.
Après la traversée de cette ville,
le Nantais Corbel part à son tour,
c'est. encore Mariot qui, le premier,
rejoint suivi de Lacroix.
Panier, sûr, confiant, dirige à l'ar-
rière et. de nouveau, tout rentre dans
l'ordre.
Mais, Mariot. infatigable. s'ennuie
au milieu de tout ce monde, aussi il
se sauve, courageusement, peu sou-
cieux. semble-t-il. des 70 km. qui res-
tent à parcourir.
Et pendant 40 « bornes ". il ira ainsi.
régulièrement, forçant dans le vent.
mais marquant de belles lignes ce
premier Paris-Le Mans.
Notre favori sort
Cet effort a assez duré, c'est ce que
pensent Panier, Quentin, Pontet et
Méry qui vont « chercher » le fuyard.
Cette chasse est menée « tambour
battant » et notre pauvre Mariot est
rejoint quelques kilomètres plus loin.
A l'arrière la sélection e«it nette et
impitoyable.
Los survivants se regroupent à l'a-
vant et nous nous trouvons en pré-
sence de onze hommes, ceux de l'ar-
rivée qui sont: Mariot, Panier, Quen-
tin, Ponset, Pelletier, Pawllsiack, Bnt-
teux. Demion, Brûlé, qui jusqu'alors
a limité ses efforts, Boda, RuhHtni.
Dès lors la course sera jouée, car
quoique nous étions en droit d'atten-
dre des tentatives d'hommes dont les
chances à l'arrivée étaient minimes
ou nulles, ou d'autres qui depuis le
matin avaient temporisé, il n'y eut
rien.
De timides essais de Mariot, Boda,
Pelletier et Pawlisiack et le sprint au
vélodrome vit la victoire méritée de
Panier,
Le classement
1. Panier (AOBB), les 196 km. en 5 h.
52 m moy. 33 km. 400; 2. Brulé (AOBBi,
à 1/2 long.. tous deux sur blc. Colibri-
Hutchmson; 3. Pelletier (Valenciennes) ;
4. Boda (Chauny) ; 5. Butteux (VO Br.),
6. Pawlisiack: 7. Demion; 8. Quentin (JS
P); 9. Pontet (VOL): 10. Mariot (CSI);
11. Rubiani (VCL); 12. Robic (CSC), en
Faure (USM) ; 14. Viardot
15 Bordin; 16. Dolhats (Bordeaux);
17. Pieters ( ACBB), en 6 h. 5 m.; 18. Min-
cheneau (ACBB); 19. Oberlin, en 6 h
7 m.; 20. Cardoux; 21. Brosse; 22. Lantué-
jouve; 23. Baguet; 24. Soyer; 25. Lacroix;
26. Beheront; 27. Boulanger; 28. Moreau;
29. Arfeullle; 30. Bethery; 31. Fargues;
32, Mourguy: 33. Courté; 34. Brochard;
35. Texier: 36. Laval; 37. X...; 38. Pi-
card; 39. Deschamps: 40. Vinatier; etc.
Dupuy-Roco gagnent nettement
l'américaine au Mans
(De notre corresp. gén. B. MENAGER)
Le Mans, 10 août. — Pour encadrer les
arrivées de la course Paris-Le Mans, ]'US
du Mans a organieé, au vélodrome Léon-
- Bollee. une belle réunion, dont voici les
résultats :
Champ, vit. de l'US du Mans (900 m.) :
1. Boul'and; 2. Cartigny (200 m. : 13 se-
condes 1/5). — Prix Bonjour (poursuite
Blin rej. Leguy après 4 k. 550
(6 m. 37 s. 1/5). — Pours. (4 km.) - 1.
Rocco rej. Doré après 3 km. 375 (5 m.
44 s. 1/5). — Pours. (5 km.) : 1. Dtipiiy,190 m.
en 6 m. 55 s. 3/5: 2. Browaeys, à 190
— Vitesse (900 m.) : Bouland b. Mathe-
not dans les deux manches. — Individ.
10 km. : 1. Lévêque, 17 pts (14 m. 41 se-
condes 1/5): 2. Cartigny. 16 pts; 3. Doré,
16 pts; 4. (à 1 t.) Rocco, 14 pts; 5. Pey-
racohia, 11 pts. — Amér. 59 km. : 1 Du-
puy-Rocco. 48 pts (1 11. 14 m. 0 s. 3/5);
2. (à 1 t.) Cartigny-Buisneaux, 36 pttS'
3. Pierret-Levêque. 23 pts; 4. Drovet-
Doré, 19 pts; 5. (à 2 t.) Blanvillain-Du-
pont, 6 pts ; etc.
La Hotchkiss-Gazo de Auto-Hall
a fait merveille
Pour ne rien perdre des intéressantes
péripéties d'une course aussi animée que
Paris-Le Mans, il faut une bonne voiture
souple et rapide. Nous l'avons eue, grâce
à la Hotchkiss-Gazo que, à nouveau, M.
Dromain, directeur de Auto-Hall, avait
bien voulu mettre à notre disposition,
conduite de main de maitre par LÜclen,
devenu, comme la Hotchkiss-Gazo de
Auto-Hall, un babit'ué de n06 grandes
courses cyclistes. Nos envoyés spéciaux
ont pu ne rien perdre de la superbe ba-
taille à laquelle donna lieu ce premier
Paris-Le Mans.
Que M, Dromain et Auto-Hall en soient,
ici, vivement remerciés.
(MAitS ouîîîfp.
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La victoire d'Aimar?
Celle d'un coureur modèle !...
(Suite de notre article de 1re page)
1 km. 500 et Idée « craqua »
La foule — la grande foule, pré-
cisonl-Ie — eut-elle la possibilité
matérielle de croire, un instant, au
miracle, à la victoire de l'olympien ?
Ma fo(, oui... Aussi lévrier que
« Loula » est molosse, Idée avait
pris un départ particulièrement ra-
pide... Non un départ de sprinter,
qui « met tout le paquet » dans le
premier tour, et perd pied dès le
second, mais — bien au contraire —
l'élan raisonné, l'homme qui a son
plan...
Au premier tour, la nouveau
« pro » menait par un cinquième de
seconde; au second, par deux cin-
quièmes; au troisième, par trois cin-
quièmes...
Les connaisseurs, surpris, s'entre-
regardaient... Ce qui les impression-
nait, c'était la régularité avec la-
quelle le leader augmentait son
avance, en dépit d'un vent très fan-
taisiste qui ne permettait guère
l'observance rigoureuse d'un tableau
de marche.
Aimar et sa lourde charpente n'al-
laient-ils pas être dans l'impossibi-
lité de réagir ? L'homme pédalait
aussi puissamment qu'à l'habitude,
mais semblait avoir déjà atteint son
maximum...
Puis, d'un seul coup. Idée « coin-
ça »... Ceux qui l'observaient le vi-
rent ralentir net — et changer d'al-
lure à la sortie du premier virage
du' quatrième tour... Triis cent cin-
quante mètres plus loin, Aimar me-
nait par 1 s. 1/5; encore un tour,
et il avait trois secondes d'avance...
Idée avait « tenu » un peu moins
d'un kilomètre et demi !
Désormais, la locomotive phocéen-
ne allait implacablement se rappro-
cher de lui... Mais, grâce à son en-
volée première, grâce, aussi, à son
courage et à sa classe, le « sacrifié »
évitait l'humiliation d'être rejoint...
Aimar, coureur modèle
Aimar, revêtu du maillot tricolore, ,
était quelques minutes plus tard le
nouveau joujou que ne manquent ,
jamais de se disputer les photogra-
phes... Quelle serait sa réaction? ,
Se laisserait-il griser par la joie, par
la gloire, par les flots d'encens?...
Pas du tout... Il exigea que Mou-
ton vînt se placer à ses côtés, lui dit j
sa joie en trois mots, puis rede- ,
vint le « Loula » de tous les jours ,
— simple, sérieux, un tantinet taci- (
turne... r
Aussi est-il permis de dire que la I
victoire de l'homme du Grand Prix |
des Nations 1938 n'est pas unique-
ment celle du meilleur « poursui- I
teur » français... Elle est également
celle d'un coureur modèle... s
Aimar mène une vie exemplaire; 1t
Aimar n'a jamais une parole amère 1
ou un geste inamical à l'égard de I
ses concurrents; Aimar dédaigne tout *
ce qui ressemble, de près ou de loin, <
à la publicité personnelle; Aimar ac- J
cueille avec la même sérénité les cri- *
tiques et les compliments : il sait ^
tenir compte des unes, et ne se laisse '
pas influencer par les autres... i
Aimar, modeste routier régional de '
Terrot, est resté fidèle à la marque <
qui facilita ses débuts; Aimar sait f
aussi tout ce qu'il doit à son ma- c
nager; Aimar, dans les heures fastes !
de son existence, a toujours une pa- <
role pour Marseille; pour sa femme *
qui vit là-bas; pour son club, l'US c
des Tramways... <
Lui et Mouton forment une « pai- i
re » absolument unique, qui honore ^
le cyclisme et constitue le plus frap-
pant exemple de ce qu'on peut faire
avec 33 % d'honnêteté; 33 % de .
simplicité; 33 % d'amour du sport...
et 1 % de chance ! Car c'est bien,
là, le dernier dps atouts sur lesquels 'J
comptent nos deux hommes...
Et puis, n'est-ce pas, cette petite
histoire de pourcentage en vaut bien
d'autres !
Senfftleben et Degelas, les plus
vites... mais « Senti » et Claisy
en finale
Nous avions compté sur une finale ,
Degelas-Senfftleben... Nous faillîmes I j
bien l'avoir... En effet, « Senff » ! e
avait vaincu, en demi-finale, un Ri- I t
voal qui avait lui-même réussi à éli- 1
miner Verna en quart "de ' finale et, s
à l'arrivée de la deuxième demi- a
finale, Degelas était premier devant ! 1
Claisy... r
Mais les commissaires de la FFC
jugèrent bon de déclasser le cham- c
pion de Paris, qui avait fait un écart è
à l'entrée du dernier virage, et c'est £
ainsi que l'homme de l'ACBB accéda r
à la, finale.
Comment s'y comporta-t-il ? Net- ^
tement moins bien que son adver- s
saire, disons-le tout de suite... Dans r
la première manche, il laissa « Senrf » s
mener tranquillement jusqu'aux 220 6
mètres, et lui partir sous le nez en- t
suite... Dans la seconde, il risqua ^
le coup désespéré de la « sauvette »,
fut rejoint à l'entrée de l'ultime vi-
rage, et dut laisser passer l'adver- r
saire dans la ligne droite... s
« Senff » était donc nettement le r
meilleur, et méritait amplement le g
titre offic:eux que confère la victoire r
dans le Critérium de France de vi- j
tesse, amateurs.. (
Cette victoire renforce considé- î
rablement la valeur des déclarations j
faites, récemment, par notre athlète :
« Je ne m'étais pas reposé... La fa- t
tigue était venue... Je l'avais compris 4
trop tard... Mais je viens de pren- 1J
dre des vacances, et tout va bien, c
maintenant... »
11
Voici donc une ascension reprise. a
Vainqueur du « Grand Prix Cyclo-
Sport » cet hiver; à nouveau vain-
queur au « Parc », en compétition
officielle, Senfftleben n'est plus très
loin, maintenant, de ce qu'était No- g
blet il y a quelques mois... r
Il faut d'ailleurs insister sur le fait c
qu'hier il couvrit les 200 mètres en 9
'2 secondes, en quart de finale, r
contre Plaisance. Celui-ci l'avait-il 6
inquiété à ce point ? 1
Non. Mais, coureur intelligent, r
>*otre sociétaire du CVM s'était dit ®
qu'en réussissant le meilleur temps, ^
■ aurait une chance d'être opposé à
l'homme le plus faible, en demi-
finale... Les choses se passèrent
ainsi, et il se qualifia pour la finale f a
Degelas, au contraire, avait dû 0
n
« avaler » Claisy en demi-finale... 1
Nous vérrons, demain, ce que pen- °
lent les gens de métier de son dé-
classement.
Notons, seulement, en ce qui nous
concerne, qu'en finale des battus ce
même Degelas fit 12 secondes aux
200 mètres pour vaincre Rivoal...
De telle sorte qu'il se place à éga-
lité de temps avec Senfftleben, Clai-
sy ne venant qu'au troisième rang :
12 s. 1/5, en quart de finale, contre
Letourneau.
1, 2, 3... ou 1, 3, 2...? Voici,
quoi qu'il en soit, les trois meilleurs
sprinters amateurs français.
Noblet, encore bien
Chez les sprinters « pros », on
escomptait le succès de Gérardin,
mais on s'attendait aussi à une nou-
velle édition du match Gérardin- ■
Noblet...
Le champion de France triompha,
comme prévu. Par contre, Noblet ne
fut pas finaliste... Notre petit An-
gevin se laissa surprendre, comme
un enfant de troupe, par le malin
Chaii'lot - en demi-finale.
Ce fut simple ! A l'entrée du pre-
mier virage, soit aux 450 mètres,
Chaillot qui était en seconde posi-
tion, démarra brusquement, « sau-
Trop de vent !...
Aimar et Idée se plaionirent du
vent oui soufflait de façon très
irréL7 ulière.
Ce vent empêcha Aimar de frô-
ler les temps mondiaux... Conso-
lons-n-ous : nous -n'atirio.nq pu en-
registrer qu'une performance sur
les 5 km., distance limite, car les
chronométreurs étaient dans t'tM-
possibilité de donner les temps des
1, 2, 3 et 4 km., ces distances
n'ayant pas été « repérées ». au
préalable.
tant » le gosse qui roulait tranquil-
lement et s'attendait à tout, sauf à
cela !
... Noblet perdit trois ou quatre
longueurs; puis une autre parce que
son pied était partiellement sorti du
cale-pied... et ce fut fini !
Bien entendu, son tempérament
émotif s'accommoda mal de l'inci-
dent et, en finale des seconds, il fut
battu par Renaudin. Tout cela prouve
que le petit Jean est encore bien
« neyf » et qu'il a grandement be-
soin de s'aguerrir.
Quant à Chaillot, il succomba de-
vant le champion, de France. Les
temps réalisés ne nous incitent pas
à magnifier ce résultat.
En demi-fond, match Meuleman-
Besson... Pas grand'chose à dire de
cette course... Le nombre était là,
mais il y avait quatre figurants pour
deux véritables acteurs... Besson,
malchanceux, fut très bon... Mais
Meuleman était visiblement très su-
périeur. Que dire de plus ? — C. T.
Les résultats techniques
Critérium de France (vit. amat.). — Les
séries qualifient : Degelas, Claisy, Senff-
tleben, Verna, Rivoal et Iacoponelli, Le-
tourneau et Plaisance se repêchent. —
tV„ fin. : !• Degelas; 2. Iacoponelli
(13 s.). - 2' 1/4 fin. : 1. Claisy; 2. Le-
tourneau (12 s. 1/5). - 3* 1/4 fin ' • 1 •
Senfftleben; 2. Plaisance (12 s.). —
41 1/4 fin. : 1. Rivoal; 2. Verna (12 se-
condes 3/5). — Finale 51, 61, 71 et 8' ;•
Plaisance; 2. Letourneau; 3. Iacopo-
nelli; 4. Verna (12 s. 1/5). — 1" 1/2 fin -
1. Senfftleben; 2. Rivoal (12 s. 2/S). RI-
voal emmène rapidement. En face, Senff-
tleben active, attaque à la sortie du vi-
rage et passe facilement. — 2' 1/2 fin. :
1. Claisy; 2. Degelas (déclassél, 12 s. 1/5.
Claisy mène; dans le virage, Degelas passe
en tête et active. Dans le dernier virage,
Claisy attaque Dégelas, qui fait un écart,
gênant légèrement Claisy qui ne peut le
remonter. Degelas est déclassé par les
* « 4* > '• Deelas;
Finale. - 1 U m. : 1. Senfftleben; 2.
t ng" (200 m. en 12 s. 2/5).
Senfftleben attaque en face; prend 5 lon-
gueurs. Claisy revient bien, mais succombe
Ago T 2' m. '■ 1- Senfftleben; 2.
Claisy, à 2 long. (200 m. en 12 s. 2/5)
Je premier tour, Claisy attaque,
prend 3 long.; mais Senfftleben revient
dans le virage, attaque à la sortie et ga-
gne facilement par 2 long.
Vitesse prof, — 1" série : 1. Gérardin;
2. Chaillot; 3. Ungier (12 s. 2/5). — 2' sé.
rie ; 1. Noblet; 2. Renaudin; 3. Bara-
teau (12 s. 3/5). — Fin. des 5' et 6' ;
1. Barateau; 2. Ungier (14 s. 3/5). —
1" 1/2 fin. : 1. Gérardin; 2. Renaudin
(12 s. 4/5). Gérardin mène. Renaudin
passe en tête et active. A la sortie du
virage, Gérardin attaque et passe Renau-
din peu avant la ligne. — 2* 1/2 fin. :
1. Chaillot; 2. Noblet (12 s. 3/5). Noblet
mené. Dans le premier virage, Chaiilot
surprend Noblet, prend 5 longueurs que
Noblet ne peut combler. — Fin. 3' et 41 :
1. Renaudin; 2. Noblet (13 s.). Renaudin
part en tête, active l'allure et Noblet ne
peut le remonter, — Finale : 1. Gérar-
din; 2. Chaillot (200 m. èn 12 s. 4/5).
Chaillot mène. A la sortie du virage, sur-
place et Gérardin tombe; faux départ.
2' départ ; sur-place et Gérardin emmène,
Chaillot suit à 5 long. Au dernier tour,
Gerardin active. Chaillot monte aux ba-
lustrades et passe en tête. A la sortie du
' dernier virage. Gérardin attaque et passe
facilement. — Match à 6. : 1. Chaillot,
.15 pts; 2. Barateau, 12 pts; 3. Noblet.
Il pts; 4. Renaudin, 10 pts; 6. Gérardin.
8 pts; 6. Ungier, 6 pts.
x
Finale Championnat de France des
pours. (5 km.). — 1. Aimar, sur bic. Ter-
rot), en 6 m. 30 s. 2/5; 2. Idée, en 6 m.
44 s. 4/5. Départ rapide d'Idée, qui pos-
sède 2 m. d'avance au 1" tour, 1 m. au
2* tour, puis 5 m. au 3' tour. A partir de
ce moment, Aimar active, égalise et prend
l'avance à son tour au 4' tour. Avance
qu'il porte à 10 m. au 5' tour et qu'il
augmente progressivement, pour gagner
par 150 m. environ. Aimar est donc pro-
clamé champion de France et le maillot
tricolore lui est passé par M. Guénovet,
président de la CS de la FFC.
Demi-fond (3 manches). — 1" manche
(20 km.) : 1. Besson, les 20 km. en 16 m.
11 s. 2/5; 2. Meuleman, à 15 m.; 3. Ou-
bron, à 180 m.; 4. G. Sérès, à 3,50 m.;
5. Monin, à 400 m.; 6. Level, à 44,5 m.
Ordre au départ ; Monin, Besson, Oubron,
Level, Sérès, Meuleman. Lutte entre les
concurrents, qui se passent et repassent,
sans pouvoir doubler. Besson cassa sa
chaine, mais remonta dans le délai régle-
mentaire. — 2* m. (30 km.) : 1. Meule-
man. les 30 km. en 24 m. 18 s. 2/5; 2. G.
Sérès. à 420 m.; 3. Besson, à 550 m.; 4.
Level, à 700 m.: 5. Monin. à 710 m.;
6. Oubron, à 1.100 m. Au 20" t., Besson
casse encore sa chaîne, mais reprend sa
place. Au 31* t., Meuleman active et dou-
ble successivement Besson, Monin, Ou-
bron, Level et Monin. — 31 m. ; 1. Meu-
leman. les 50 km. en 41 m. 24 s. 4/5;
2. Besson, à 580 m.; 3. Oubron, à 595 m.;
4. Level, à 600 m.; 5. Monin, à 650 m.;
6. G. Sérès, à 1.385 m. Ordre au départ :
Level, Oubron, Meuleman, Besson, Monin,
Sér". Au 35, t., Meuleman passe en tête,
puis double tous ses adversaires à partir
du 90' t. Sérès est doublé pour la 2' fois
au 97' t. et une 3« fois au -1001 t. Deux !
tours avant la fin, poussé par Oubron,
Besson attaque Meuleman et échoue de
peu.
Class. gén. — 1. Meuleman (entr. A. !
Pasquler), 99 km. 985; 2. Besson (entr. '
Laval), 99 km. 865; 3. Level (entr. Mo-
reau), 98 km. 250; 4. Monin (entr. Ray- (
nal). 98 km. 235; 5. Oubron (entr. Blanc- .
Garin), 98 km. 115; 6. G. Sérès (entr.
Van Ingelghem), 97 km. 830. — G.-A. "
Saumon.
« Et maintenant,
cure de fruits
aux Roches-de-Condrieu ! »
nous dit Aimar, à L'Auto
Adversaires mais amis, Aimar et
Idée nous rendirent visite à L'Auto,
hier soir, en compagnie d'André
Mouton et de Victor Naso.
Notre rédacteur en chef, Marcel
Oger, félicita chaleureusement le
champion de France de poursuite,
qui signa le Livre d'Or de L'Auto
après avoir tracé quelques phrases
empreintes d'une légitime satisfac-
tion.
Après quoi, « Lou » nous dé-
clara :
« Demain, départ pour les Roches-
de-Condrieu, avec Mouton. Je veux
faire, là-bas, une cure de fruits
avant d'aller étrenner mon maillot
tricolore à Vichy, vendredi...
— Vos grands objectifs ?
— Le Grand Prix des Nations de
ZNO, puis celui de ZO... et le re-
cord du monde de l'heure.
— Paris ne vous verra guère...
— 'Oui... et je regretterai sans
doute la cuisine de Mme Letour-
neau, mais quand on est champion
de France, il faut montrer qu'on
n'a pas peur des adversaires et aller
les chercher là où ils sont, n'est-ce
pas ? »
Quant à Idée, il projette de par-
ticiper à toutes les grandes compé-
titions routières de fin de saison...
EN GAGNANT UN EXCELLENT PARIS-SENS
Guillier a enfin rompu
avec la malchance...
(De notre envoyé spécial Jean BRANDENBURGER)
Sens, 10 août (par téléphone). -
Quelle belle course que ce Grand
Prix de Sens organisé par Paris-soir
et La Tribune de l'Yonne. Un véri-
table feu d'artifice qui dura 130 ki-
lomètres, et dont Guillier fut l'arti-
san. Le chef de file actuel du VCL
a rompu avec cette malchance qui
le poursuivait comme une ombre
maléfique depuis le début de la
saison
Guillier a enfin remporté une
course. Une belle course... Du départ
à l'arrivée, il fut de toutes les ba-
garres... Lorsqu'il ne les provoqua
pas 1
Premier en haut de la côte du
Chemin-Neuf, difficulté initiale du
parcours; premier en haut de Ros-
soy, dernière côte de la course, pre-
mier, pour ainsi dire, à tous les pas-
sages importants, ainsi peut se ré-
sumer dans ses grandes lignes l'his-
toire de la course du jeune poulain
du VCL.
Sans changer de braquet...
Mais le fait dominant, c'est la
raison majeure qui valut le double
succès d'Olympique-Dunlop, Danis,
remportant une bonne seconde
place. Après les péripéties que nous
allons vous narrer plus loin, 7 hom-
mes se trouvaient en tête. SEULS
A L'ISSUE D'UNE PETITE COTE,
GUILLIER, DANIS, GRAUSS ET
GUEGAN NE S'ARRETERENT PAS
POUR CHANGER DE DEVELOPPE-
MENT.
Oui, Guillier et Danis accomplirent
toute la course avec un bon petit
47x17. Grauss et Guégan, l'un régu-
lièrement lâché, l'autre victime d'une
crevaison, disparurent par la suite.
Le résultat est très simple. Guil-
lier et Danis terminèrent dans l'ordre
avec 4 m. 26 s. d'avance.
Sans commentaire 1
Belle tenue des régionaux
Un mot maintenant pour les ré-
gionaux ; le Nivernais Eono, le cou-
reur local Lematte, se firent parti-
culièrement remarquer. Il est évi-
dent que c'est en multipliant ce
genre d'épreuve, en permettant aux
provinciaux de se mesurer le plus
souvent possible aux Parisiens, que
l'on pourra permettre aux coureurs
régionaux de s'élever à un niveau
supérieur. Les Trophées Peugeot, le
Grand Prix de Sens. viennent de le
démontrer.
Les malchanceux
Le plus grand malchanceux fut
assurément le champion de France
officieux Guégan. En tête à 8 kilo-
mètres de l'arrivée, Il creva; Alvarez,
lui, cassa une pédale, et Rousset
creva, de même que Talle.
La course
Le boxeur Assane Diouf passe se.s
vacances à Sens; aussi fut-il chargé
de donner le départ. Dès le début,
Muller, Guillier, Rousset et Talle se
détachèrent. A peine furent-ils re-
joints que Guillier, Eono, Grauss,
Talle et Rousset prirent le large,
poursuivis par Pessier et Solente.
Guillier, Grauss, Talle, Rousset et
Eono se détachèrent avant le passage
à Sens et abordèrent ensemble la
dure côte du Chemin-Neuf (18 0/0).
La bagarre entra alors dans son
plein et tandis que Rousset dispa-
raissait sur crevaison, le peloton de
tête s'enrichissait de Guegan, Mul-
ler, Piot et Danis. A Cheroy, Eono
creva. Une parfaite mésentente ré-
gnait dans le peloton. A Domats, les
hommes de tête n'avaient que quel-
ques centaines de mètres d'avance
A cet endroit, Talle, Piot, Mullet s'ar-
rêtèrent pour changer de développe-
ment, et Guegan pour regonfler un
boyau qui perdait. Le dernier cou-
reur rejoignit peu après les trois
olympiens.
Dans la montée* de Courtenay
GraU13s fut lâché. A 8 kilomètres de
1 arrivée, Guegan dut regonfler une
fois de plus... A l'arrivée. Guillier
battit de 2 longueurs son camarade
de club.
Le classement
/'o ? 130 km. - en 3 h. 41 m.;
2 ?;,r * long., 10us deux du VOL,
hti ™ m à1 piq 6 ' Pn4US mn!°p; 3.
Ta 1 le (AC t^t,)' br! \ 4 m. 26 5.; 4. Muller
(CSI) irin- 5. Mignat (ACBB) ; 6. ex - aequo •
MoUlex (VGL); Guégan (CSI); Piot
Solente (OSD); 6Xen L): 10. Lematte (US
S?no m. 5.; Il. E°n° : 12" Cha-
bert, etc. 6
Guillier, revigoré !
Sens, 10 août (De notre envoyé spé.
cial). — « Voilà qui va me redonner
le moral », déclarr- . Guillier... Quelle
joie, se lisait dans ses yeux, après
1 arnvee. « Je désespérais vraiment,
nous dit l 'olympien. Avouez que je
n'avais pas^eu de chance depuis le
début de la saison. Pour le Critérium
de France de poursuite, dimanche pro-
chain, je serai là... »
« Mais j'ai eu le « nez fin » de ne pas
onr^lger,q braquet. Je me souvenais
encore de mes expériences malchan-
Trophées Peugeot, où cela
me coûta 7 m. que je ne pus rattraper.
« Pourquoi avons-nous changé
de braquet ? »
riAifti®' Piot, Muller, mordaient les
aoi^ts... « Pourquoi avons-nous changé
est véritablenient im-
en Sur ... revenir... nous dirent-ils |
- Que Gal 1 » rende le dérailleur, 1
LES RESULTATS
SUR ROUTE
EN FRANCE
Le Bressan Boroe vainqueur à Crève-
sur-Saône. — Résultats: 1. Borge (Bourg)
les 100 km. en 3 h. 10 in., 2. Roucada.
(Bourg); 3. Bonnefond (Ville-franche); 4.
Bondetti (VC des Bretons); 5. Cottin
(Mâcon); 6. Berligaud (Mâcon).
Delforge gagne le Prix du Club d'Aimar,
à Marsetlle. — 1. E. Delforge (UST), les
70 km. en 2 h. 9 m. 20 e.; 2. Rémy (Aclé-
ries du Nord), à 30 3. Sparagna; 4.
Hermann; 6. Hulcl; 6. Raynouard.
PIERRES à BRIQUETS 0 E
DANS TOUS LES TABACS |\ tâm
UNE COURSE MAGNIFIQUE
AU STADE MUNICIPAL DE BORDEAUX
Chocque-le-Temporisateur, qui ne fut
d'aucune bagarre, s'adjuge la « revanche »
du Championnat de France de demi-fond
Du grand Lemoine et du bon Lesueur
(De notre correspondans général : A. DUCOS.)
Bordeaux, 10 août. - Nul ne
pourra contester, à Bordeaux, le ti-
tre de « carrefour du cyclisme ».
Une grandiose épreuve sur route
Bordeaux-Angoulême et une sensa-
tionnelle revanche sur piste : celle
du Championnat de France de de-
mi-fond, animant, dimanche. la
capitale girondine. Et les Bordelais,
décidément comblés, ont pu admi-
rer, le même jour, deux maillots
tricolores, deux champions de Fran-
ce attaquant : le routier Albert
Goutal et le stayer Ernest Terreau.
Mais, à vrai dire, ils virent assez
peu Goûtai, x puisque, à 11 h., la
masse des routiers quittait définiti-
vement Bordeaux pour Angoulême.
Faucheux-le-chanceux
Ce dimanche matin, on pouvait
craindre un désastre pour cette re-
vanche du Championnat de France
de demi-fond. •
Un ciel gris de fer, une pluie
fine et pénétrante attristaient la
ville.
Mais Lucien Faucheux, présent au
départ de Bordeaux - Angoulême,
était optimiste. Il souriait...
Et il eut, une fois de plus, raison
d'avoir confiance en son étoile.
Paul Chocque, le temporisateur
Le fait majeur à dégager de cette
rencontre de demi-fond est la course
d'attente victorieuse de' Paul Choc-
que qui, contrairement à ses habi-
tudes, ne participa à aucune atta-
que.
A vrai dire, cette tactique, si elle
peut se justifier au point de vue
résultat, n'est guère, du point de
vue sportif, de celles qui emballent
les foules, et le public le fit com-
prendre à Chocque. Il y eut des sif-
flets,..
A propos de ce léger incident au
moment du tour d'honneur, Il faut
mettre les choses au point :
Ce n'est pas tant parce que Choc-
que manqua de combativité qu'il fut
conspué — à notre avis injustement
— par la foule, mais plutôt parce
que, dans' l'eeprit de beaucoup et
dans l'esprit de Lesueur lui-même, le
blond Niçois avait gagné la course.
Or il n'eh était rien. Chocque a
gagné, peut-être pas très brillam-
ment. mais fort régulièrement, et
son succès ne souffre aucune dis-
cussion.
Lorsque Lemoine déchaîné aux en-
virons du 53* kilomètre doubla tout
le monde, Chocque, ainsi que tous
les autres concurrents devait, par
la suite, se dédoubler et c'est très
exactement au 165' tour qu'il prit la
tête pour ne plus la quitter. •
Sympathique Lesueur !
Empressons-nous de dire que le
Niçois, classé 2* a droit, cette réserve
fait,e, à toute la sympathie qui lui
fut manifestée. Il fut courageux.
combattit, ardent au possible. Ce fut
un brillant animateur.
En tête jusqu'à 30' km., on le vit
batailler pied-à-pied par la suite et
faire, à partir du 68' km. Jusqu'au
85', un forcing effréné.
Le grand Lemoine
Le stayer qui fit la plus forte lm- j
pression est Lemoine, le seul qui, à j
un moment, entre le 50* et le 60* km., Il
se paya le luxe de doubler tout le !
mondé.
Maréchal, Minardi et Terreau, clas-
sés respectivement 4*. 5' et 6*, furent
courageux à l'extrême. Ils donnèrent
du meilleur, mais aussi du moins
bon. Très batailleur, certes, mais un
peu Irrégulier, Maréchal parut en
forme satisfaisante, mais Minardi
peina souvent. Quand il produit son
effort, son style n'a pas la coulée, le
fini de Lemoine. Il fi, d'ailleurs des
excuses.
Quant à Terreau, il souffre tou-
jours de cruelles blessures mal pla-
cées et 11 s'en ressentit...
Le classement
1. Paul Ohocque, les 100 km. en 1 h.
22 m, 32 s. 3/5; 2. Lesueur, à 30 m.; 3.
Lemolne, à 60 m.; 4. Maréchal, à 2 t,;
5. Minardi, à 3 t.; 6. Terreau (arrêté
au > 82* km.).
Les Trophées Peugeot... et Claude Goutal
trouva la forme pour Bordeaux-Angoulême
(Suite de notre article de 1re page)
« Les deux Goutal »
Nous avons pensé, un moment, que
Le Guevel aurait eu à disputer sa
chance aux deux frères amis. En
effet, Albert Goûtai, notre champion
de France, avait décidé de se disjoin-
dre du peloton et mis tout de suite
entre son maillot tricolore et ses ca-
marades une centaine de mètres que.
(Son frère Claude, avec un bel esprit
fraternel, s'empressa de combler. Et
les deux Goûtai se ruèrent alors sur
Le Guevel.
Avec ces trois hommes, toute la
Bretagne était en .marche ! Quelques
kilomètres après Jarnac, la jonction
était faite entre les trois Bretons,
que l'on sentait heureux et confiants
de se trouver ainsi en famille.
La défaillance d'Albert Goutal
Cette sympathique trlplette rece-
I vait sur la route, devant une grosse
j foule, l'accueil qu'elle méritait ; sur-
tout en voyant passer un maillot
aux trois couleurs chères à tous. Ce-
pendant, on sentait que lorsque le
tour de mener le train arrivait à
Albert Goûtai, le compteur de la Re-
nault, que M. Marcel Lacroix avait
mise à notre disposition, fléchissait
de quelques kilomètres.
Albert ne roulait plus avec la rec-
tltuùe que nous avons toujours ap-
préciée en lui. Brusquement, sans
raison apparente, il se trouva « des-
sellé » et le petit athlète n'était pins,
sur le sol goudronné, qu'un petit
amas de chiffons. Plus de peur chez
les suiveurs, que de mal pour lui-
même. Mais la cadence était cassée.
Il se releva avec une petite douleur
au genou et repartit sans grande
conviction.
Cette chute lui fit perdre ce Bor-
deaux-Angoulême, mais elle était plus
le fait d'une défaillance que d'une
maladresse. Il se montra cependant
courageux, car, lui, au moins, ter-
mina, alors que la plupart de ses
camarades qui n'eurent que de sim-
ples crevaisons préférèrent utiliser
l'accueillante camionnette-balai.
Transformation de Claude Goûtai j
après les Trophées Peugeot
Nous ne ménageâmes pas nos
critiques au frère du champion de
France ; nous lui conseillâmes vive-
ment de prendre les conseils de son
frère Albert, quI ne pouvaient que
lui être profitables. Il faut croire
qu'il a été piqué au vif par nos
observations, car il fit aujourd'hui
une course étourdissante.
Son allure était aussi souple
qu'aisée, ce qui n'a pas laissé de nous
combler de joie. Lui, que nous pre-
nions jusqu'ici pour un « fou-fou »
ou un « zizi », a d'ailleurs couru
Leurs petits malheurs
Tiger (1), Montillot (2), Valdisc-
10 (1), Roux (1), Mallet (1), Bra-
mard (1), Casellato (1), Paillier (1),
Oebenne (1), Rossi (1), Vartrti (1),
Thlétard (1), Munier (1), CÓuderc
(1), Da Ros (1) : crevaisons.
Munier, Vergili : dérailleur cassé.
Bramard, Alb. Goutal, Béliard,
Coudrain ! chutes. ,
avec une rare intelligence. Il a mis,..
sa tête à la hauteur de ses jambes,
ce qui représente peut-être un exer-
cice acrobatique assez difficile, mais
qu'il a exécuté aussi bien moralement
que physiquement. Claude Goûtai a
réussi pleinement quant à sa compré-
hension de la course.
Il est certain que les Trophées
Peugeot auront servi à Claude à tous
égards.
Le courage et la flemme
Maintenant que vous connaissez
les exploits des deux premiers du
Bordeaux-Angoulême, auxquels s'était
joint un moment Albert Goûtai, je
veux vous renseigner sur ce que
firent les autres, qui peuvent se com-
partimenter en deux secteurs : ceux
au cœur bien trempé et l'âme vo-
lontaire, et ceux qui ne peuvent ad-
mettre que ça n'aille pas tout droit
au gré de leur désir.
Le numéro 1, dans la première ca-
tégorie, revient sans conteste à Mu-
nier. Quel dommage que ce coureur
ait été victime d'une crevaison sur-
venue au mauvais moment Car, à la
façon dont il marchait, il y aurait
pu y avoir une sérieuse explication
entre lui et le tandem Le Guevel-
Goutal, Munier ne se découragea pas,
il ne perdit jamais l'espoir de revoir
les leaders ; quel beau rouleur que
le Munier d'aujourd'hui. Son tour
viendra 1
Casellato peut prendre la seconde
place dans l'ordre des courageux dé-
veinards. Lui aussi, a eu des démê-
lés avec les silex et, comme son ca-
marade Munier, se montra persévé-
rant..
Enfin, le régional Bramard, qui
s'était distingué pendant plus de
100 km., ayant été de toutes les
échappées et s'y montrant même ar-
dent, même hargneux (c'est peut-
être sa hargne qui lui fit mor-
dre la poussière), doit être classé
dans la première catégorie. Ce-V
lui-ci, non plus, ne s'avoua pas
vaincu et tint à prouver aux Bor-
delais que leur confiance en lui était
justifiée. Enfin, le blond Coudrain
aurait bien voulu mettre son éner-
gie au service de sa réelle valeur,
mais une malencontreuse autant que
malheureuse chute, l'obligea d'abatl-
donner avec une fêlure de la cla-
vicule.
Doivent prendre place dans le
compartiment des courageux : Na-
vailles, qui termina second des ré-
gionaux ; Catté, Pedrali, Vergili, Vi-
rol, Arrangoïtz et Da Ros, qui ne
purent résister à la fougue des pre-
miers et surmontèrent autant qu'ils
le purent leur défaillance.
Après ces quelques fleurs semées
sur le passage de ces courageux, tres-
sons des ronces pour d'autres qui
s'avouèrent vaincus avant même
d'avoir combattu. Bien sûr, Tiger,
Montillot, Roux, Rossi, Passat, Van
de Velde, Thiétard, Gamard, Val di-
solo crevèrent, mais Ils estimèrent
que la malchance les poursuivait et,
arrêtant là leur devoir sportif, Ils
confièrent leur petite personne à
quelque gazogène de passage.
Mallet creva, lui aussi, et aban-
donna, mais il s'était montré volon-
taire, très combatif. N'oublions pas
que c'est sa première course après
onze mois d'invalidité, du fait de
blessures de guerre. Le petit Mallet
a toujours son bon coup d-e pédale.
Ne perdons pas confiance ; petit cou-
reur, vous avez encore de belles Jour-
nées en perspective. —- L. C.
Les attaques fusèrent
206 km. d'élimination. Le Guével et Claude Goutal
hommes dignes du championnat de poursuite
(D'un de nos envoyés spéciaux Jean GARNAULT)
Angoulème, 10 noiÍt (par téléphone).
— Aux allées de Tourny, l'appel vient
de se terminer et, comme pour les
hommes de Bordeaux-Parisj, le départ
lancé est donné aux Quatre-Pavillons.
Trente-huit coureurs ont répondu
< présent ». Pan 1 Thiétard et Roux
attaquent.
La course est lancée. Le Nantais
Tiger en profite pour c percer » dès
le quatrième kilomètre. Il ne revien.
dra jamais. Deux kilomètres plus loin,
Montillot, le pistard lyonnais, éclate
de l'avant. Adieu, Montillot ! Vous res-
terez avec Tiger.
Première jonction
T,a Grave d'Ambarès : les deux at-
taquants du départ, Roux et Thiétard,
voient leurs camarades les rejoindre
car, spécifions-le, ils leurs avaient
pris environ 300 mètres.
Deuxième escarmouche : Gamard,
Mercier et Rossier, se sauvent. Cent,
deux cents, trois cents mètres, c'est
le compte ! La chasse se stabilise,
Paillier change de boyau. Il revient.
Saint-André de Cnbzac : la SNCF
fait une plaisanterie aux hommes de
Bordeaux-Angoulême; elle laisse le
passage à niveau fermé. Séance de
gymnastique digne du Championnat
des Débrouillards les pIns malins fi-
lent; peu après, une série de lâchés:
Condrain, Béliard', Deforge, Passat,
Catté et Vanni. Béliard et Coudrain
s'accrochent au vélo de Deforge; ils
tombent. Coudrain se casse la clavi-
cule. Béliard abandonne.
Gueynard : Passat. Catté. Vanni re.
viennent. Valdisolo crève. Nouvelle es-
carmouche et six hommes faussent
compagnie au paquet. Ce sont : Van
de Velde, Munier, Bramard, Latirre,
Millet et Roux.
Chitrtac (1,0 lem.) : le peloton se
ressoude. Quelques kilomètres plus
loin, Le Guével s'en va en solitaire.
La Garde de Montlieu (48 km.) :
Peu après. 2 km. plus loin, Le Guével
est rejoint.
Montendre (60 km.) : fugue de Ar-
rangoïtz et Navailles. Roux crève,
Ville-Xavier ; tout rentre dans l'or-
dre peu avant Jonzac. Mallet secoue
le peloton et est accompagné de Bra-
mard et Casellato.
Le coin des crevaisons
Jonzac (80 km.) : les hommes pas-
sent groupés, sauf Mallet, Casellato,
Debenne et ltossi, qui vient de crever.
Après Jonzac, les crevaisons conti-
nuent; Thiétard et Gamard en sont
victimes. Clavecie, Latorre et Passat
sont lâchés à « la régulière », les hom-
mes de Dilecta ayant attaqué sec.
Clam : 11e Guevel, Munier. Albert
Goûtai, Pedrali, s'en vont. Derrière
eux, le peloton se fractionne.
Pons (98 km.) : Catte, Munier et
Pedrali passent avec 10 secondes sur
le peloton. Le Guével et Albert Goû-
tai en font partie; Gamard, Latorre,
Cia.Yerie et Passat ont 3 m. 25 s. de re-
tard. Thiétard à 6 111. 55 s.
Dix-neuf leaders !
Le Jard : La soudure est faite ;
Catté et Navailles décollent. Le pelo-
ton se compose donc maintenant de
dix-neuf hommes: Cl. Goutal, Pedrali,
Decoopman. Munier, Bramard, Mer-
cier, Casellato, Vergili, Le Guével,
IJault, Alb. Goûtai, Arrangoïtz, Tacca,
Tanneveau, Van de Velde, Virol, Cou-
derc, Rossier et Dairos.
Saintes : Ils passent 17 ensemble :
Munier et Couderc ayant crevé. Mu-
nier a 4 m. 5 s. 4e retard. Catté et Na-
vailles, 4 m. 6 s.; Bramard fait une
chute en traversant la ville; Casellato
et Vergili décollent dans la côte, à 19,
sortie du pays. Dairos crève; Mercier
et Virol sont lâchés. La,, sélection s'o-
père.
Les ondulations successives éprou-
vent les coureurs et, à mi-chemin en-
tre Saintes et Cognac, ils ne sont plus
que onze : Decoopman. Cl. Goûtai,
Tanneveau. Lauk, Arrangoïtz, Rossier,
Pedrali, Alb. Goûtai, Van de Velde,
Tacca,
La grande bataille est déclenchée.
Les échappées se succèdent; ltossier,
Albert Goûtai, Van de Velde atta-
quent. Albert Goûtai et Rossier « font
le trou»; plus loin, ils sont rejoints.
A Richement... la décision !
Richement : Dans la côte. Le Gue-
vel part de la queue du peloton. Irré-
sistiblement, il « saute » tout le monde
et s'en va en solitaire. Pedrali décolle.
Derrière le leader, personne ne réagit,
pendant quelques kilomètres. Tout à
coup, les frères Goûtai se sauvent;
aucun de leurs concurrents ne peut
tenir dans leur roue; la course est
jouée I
Cognac (147 km.) : Le Guevel a
une minute d'avance sur les Goûtai,
1 in. 15 s. sur le peloton composé de
six hommes : Tanneveau, Lauck, De-
coopman, Van de Velde, Rossier et
Tacca.; 2 m. sur Pedrali; 3 m. 5 s.
sur Virol et Mercier; 5 m. sur Casel-
lato.
La course-poursuite bat son plein,
CI. Goutal, magnifique de brio, esca-
lade la côte de Veillard mieux que son
champion de frère.
Jarnac (160 km.) ; L'écart dimi-
nue entre les Goutal et Le Guevel; ils
sont à 35 secondes. Par contre, les
six sont à 1 m. 15" s.
Albert Goûtai rate un virage et il
tombe. Son frère continue seul et. aux
Métairies, il rejoint Le Guevel.
A Rouillac, les leaders poursuivent
leur effort. Tacca a lâché ses compa-
gnons; il passe avec 3 m. 5 s. de re-
tard; Taoneveau. Lauk. Vandevelde
et f-ossier. avec 3 m. 45 s.; Albert
Goûtai avec 3 m. 45 s. et Decoopman
avec 3 m. 55 a.
Les écarts grandissent
St-Cllbarrleau : Les rudes côtes en-
tre ce village et Echallat 11 apportent
aucun changement au peloton. Tacca
se laisse rejoindre et Roesier attaque
en vain. La côte de la Vigerie ne
:hange rien à la situation, ei ce n est
jue les écarta grandissent. 1
Et c'est la ruée vers le vélodrome.
Claude Goutal emmène le sprint. Il
ee fait sauter, magistralement, par
un Le Guevel déchaîné de joie. Après
le Championnat de Montlhéry, Di-
lecta venait de remporter un second
succès.
Le peloton arrive à son tour, 8 m.1 s.
après les leaders et Lauk a raison
de Tanneveau devant Tacca. Vande-
velde et Rossier.
« Et 10 de der » aurait pu dire
Le Guevel. car, ce matin, sur les
allées de Tourny. en attendant le dé-
part. il avait fait une belote en
compagnie des « bleu et or n. les
poulains de M. Chichery et de Léo
Vprrvn I .
Le classement
1. Lucien LE GUEVEL, les 206 km. en
5 h. 33 m. 45 s. (moy. hor. : 37 km. 500),
sur bicyclette Diilecta;
2. CI. Goûtai, à 3 long.; 3. Lauk, en
5 h. 41 m. 46 s.; 4. Tanneveau; 5. Tacca;
6. Van de Velde; 7. Roeeier, tous m. t.;
8. A. Goûtai, 5 h. 46 m. 4 s.; 9. Decoop-
man, m. t.: 10. Casellato, 5 h. 48 m.
16 6,; 11. Virol; 12. Navailles; 13. Munier;
14. Catte; 15. Pedrali; 16. Arrangoitz; 17.
Bramard: 18. Vergili; 19. Mercier, m. t.;
20. Da Ros.
Les résultats de la réunion
Indiv. 5 km., el. fin. — 1. Dutein (Arc.),
9 pts; 2. Raynat (Arc.), 8 pts; 3. Batsalla
(BDC), 7 pts, çtc.
Omnium des sociétés. — 1" m., vit.
1.000 m., 1" eéj. : 1. Maillet (200 m.,
12 s. 2/5; 2* sér. : 1. Chassagne (200 m.,
13 s. 2/5) ; 3* sér. : 1. Rapaud (200 m.,
13 sJ). Class. par club : 1. CA Bouscatais,
11 pts; 2. PBO et Arcachon, 13 pts; 4.
CSA Bordelais, 15 pts. — 2* m.. pours.
italienne, Jre sér. : 1. Arcachon (2 km.,
2 m. 30 s. S/5), 2. CA Bouscatais; 2' sér. :
1. CSA Bordelais (2 km., 2 m. 30 s.);
3' sér. : 1. ABPTT (2 km., 2 m. 37 s.).
Class. : 1. CSA Bordelais, 2. CA Bousca-
tais, 3. Arcachon, etc. — 2* m.. amér.
20 km. : 1. Arcachon (Dutein, Rapaud,
Raynal, Cussaci), 26 pts; 2. BDC, 18 pts;
3. CSA Bordeaux, 14 pts. Class. gén. : 1.
UC Arcachon, 6 pts 1/2; 2. CSA Bordeaux,
7 pts 1/2; 3. CA Bouscatais, 9 pts; 4.
BPC, 9 pts 1/2; 5. AS Bouscatais. 13 pts
1/2; 6. ASPTT, 13 pts.
« Enfin me voici au point ! »
s'exclame. Le Guével !
(De not. env. sp., J. GARNAULT)
Angoulême, 10 août (par télé ph). —•<
Tour d'honneur, banuet, félicitations
de M. Lacroix, et les hommes s'errf
vont escalader une dernière côte poun
arriver aux douches municipales. Bruitii
d'eau, vapeur, éponge et urrviette.
Au milieu du tumulte, nous arrivon
à joindre Le Guével.
« Ma première depuis la guerre ! »
— Heureux Breton d'Etampes !
— Enfin, une victoire. Je suis^
content pour mon patron. Pensez.-donc,
depuis Saumur-Poitiers, en août 1939,
je n'ai rien pu inscrire à mon palma-
rès. Avec le Critérium de la Poly, CIJc
s ont mes dernières victoires.
« A ujolLrd'hui, les adversaires fu-
rent coriaces, mais je suis tétu, vou8
avez pu vous en rendre compte. J'ai -
attaqué de nombreuses fois avant de
réussir l'écart définitif.
« Vivent
les Trophées Peugeot ! »
dit Claude Goutal.
On avait plaisir à regarder sa joie
s'inscrire en relief sur son visage d&
grand gosse et, pourtant, comme il le
déclare lui-même, il est l'aîné.
« 31on petit frère n'a pas pu termi-
ner avec nous. Je le TeUrette, mais js 1
suis fier d'avoir si bien marché.
« Le résultat, je le dois ' aux? Tro.
phées PeuGeot. Une course par éta-
pes, rien de tel p01lr roder un bon-
homme. Depuis, je ne me suis pas ar-
rêté. J'ai rejoint Bordeaux par lot
route; enfin, à La Baule, ils vont êtr9
heureux. C'est là ma satisfaction.
M
« J'ai coincé »
« Évidemment, ma chute m'a gêné, ,
nous déclara le champion de France
Albert Goûtai, mais elle n'est pas cau-
se de ma défaite : j'ai « coincé ,, je
manquais un peu de route. J'aurais dit
venir à Bordeaux en pédalant, au lieu
de prendre le train. Attendons! j'au-
rai ma revanflie. »
CIGARETTES
DI; LUXE 1
A BON MARCHE
en LES BOULANT AVEC
RIZ LA*
Cela n'a pas réussi à Brûlé de jouer
au temporisateur dans Paris-Le Mans
(Suite de notre article de 1re page)
Panier est du peloton qui s'en va
tout de suite, après Trappes, à l'ini-
tiative de Lesire — qui comprend
encore Dolhats, Faure, Pieters, Ru-
biani, Pontet, Fargues — et qui ne
sera rejoint qu'au bout de 80 km.
de chasse. Et Panier a encore à son
actif l'initiative de secouer le groupe
qui s'est laissé fausser compagnie par
Mariot dans une côte, 10 km. avant
Nogent-le-Rotrou. Il est dit que la
fortune doit sourire aux audacieux.
J'aurais été personnellement très
marri que Brulé, qui s'était contenté
— pour une fois ! — de jouer les
« attentistes » enlève la belle épreuve
organisée par le CSC et l'US du Mans
avec le concours de L'Auto; non pas
L'adversaire du jour :
le vent
Jusqu'à Dreux, le vent violent
soufflait par rafales, prenait les
coureurs de côté.
Néanmoins, jusqu'à cetto ville, la
moyenne se situa au-dessus de 37
km.-heure.
Puis les concurrents se trouvè-
rent face à face avec cet adver-
saire inattendu.
Dès lors, la moyenne fléohit ré-
gulièrement.
Ce qui fait ressortir davantage
le mérite des volontaires, des cou-
rageux qui tentèrent quelque chose.
Parmi eux, Mariot, qui, durant
40 km., fut solitaire.
que je conteste les réelles qualités
du vainqueur de Paris-Rouen qui est
un bien magnifique pf.èaleur, mais
parce qu'il est simplement juste que,
toutes qualités athlétiques égales,
ceux qui n'ont pas peur d'engager
la bataille soient les premiers ré-
compensés.
Les mérites des hommes de tête
'Voyons d'ailleurs plutôt les méri-
tes divers des onze hommes consti-
tuant le peloton de tête qui « s'ex-
pliquèrent » pour la place d'honneur
sur le vélodrome que dirige l'actif
Blavette, vélodrome dont les encein-
tes étaient noires de monde, témoi-
gnant de l'intérêt très vif que pren-
nent les Manceaux au sport cycliste.
Panier (1"), Pontet (9'), Rubiani
(11'), tous deux du VCL, étaient
de la première échappée sérieuse
après Trappes et qui leur valut de
rester plus de 80 km. en tête. Pelle-
tier (3e) et Pawlisiack (6'), Mariot
(10') sont du groupe qui, après
Dreux, contre un vent debout
violent, propre à dégoûter les plus
courageux, se lança résolument la
poursuite des hommes de tête.
Et Mariot, seul réprésentant du
CSI, qui fait ici pleinement honneur
aux couleurs de son club, a encore
le mérite d'être reparti seul en tête,
vers le 120' kilomètre: pour n'être
rejoint qu'au 160", après avoir eu
jusqu'à 2 m. 30 s. d'avance.
Noblesse oblige
Dix hommes, donc, sur les onze
qui terminent en tête, se sont, pour
ainsi dire, montrés au commande-
ment de la course de bout en bout.
Convenez qu'il eût été Injuste que
Les malchanceux
LES CREVAISONS. - Dauger,
Fargues, Cottard, Mourgues, Robic,
Corbel, Vinatier, DOlhats, Soyer,
Mouton, Davril, Moreau.
LES ENNUIS MECANIQUES. -
Bouvy, Robio, Méry, Lacroix-Obor-
lin.
CHUTE, — Chupin.
ce ne fût pas l'un d'eux qui l'em-
porte finalement. J'aimerais, en une
prochaine occasion, voir Brulé et
Boda aux moyens si différents, —
l'un, fin et racé; l'autre, athlétique
et d'une puissance, semble-t-il, Illi-
mitée — n,e pas rester dans un pe-
loton amorphe ne semblant qu'es-
pérer profiter, sur la fin, de la fati-
gue des camarades ou adversaires
pius combatifs...
Je ne ferai pas le même reproche'
à Quentin, non plus qu'à Denion, de
Rennes, et Butteux, de Brest. Ils ont
été aussi réservés — tous deux ce-
pendant ayant montré à plusieurs
reprises un caractère très combatif j
— mais on ne saurait leur en faire j
grief, car 11s n'ont pas la notoriété
des autres, à qui je suis bien obligé 1
de rappeler que « noblesse oblige ».
Dolhats, remarquable
mais malchanceux
Cette inspection faite des mérites
des hommes du peloton de tête,
voyons pourquoi d'autres jeunes de
premier plan n'en font pas partie.
Dolhats eût mérité d'être de la ba-
taille finale. Il avait été de la pre-
mière écHappée : la plus longue. Il
avait lancé la deuxième avec Marlot.
Hélas, c'est alors qu'il creva... Mais
le Basque nous a fait, à nouveau,
grosse impression.
Moreau eut le tort de s'attarder en'
queue du peloton, au départ, et il
fut surpris par la première échappée.
Quand il comprit son erreur, il vou-
lut réagir, mais 11 était un peu tard
et puis... creva aussi.
Dauger, de Bayonne; Chupin, d'An-
gers; Fargues, Robic et Faure doi-
vent être cités également parmi les
victimes du silex.
Au résumé, dans l'ensemble une
course fort intéressante par la com-
bativité montrée par la plupart de
nos jeunes; une course qui obtint
un gros succès d'affluence, surtout
sur la fin; une course qui mérite de
prendre S'a place au calendrier des
grandes épreuves pour les ama.,
teurs. —
Ch. J.
Les provinciaux
ont animé Paris-Le Mans
(D'un de nos envoyés spéciaux Louis LAPEYRE.)
LE MANS. — A peine le départ est-il
donné aux 71 présents que, déjà, les
provinciaux, anticipant sur les « atta-
ques parisiennes », prennent résolu-
ment le « mors aux dents »,
Ainsi, dans la première tentative
effectuée, nous notons Mourguy, Dau-
ger, tous deux de Bayonne; Dolhats,
de Bordeaux, et Romand.
Avant Saint-Cyr. ils seront rejoints,
imités dans la côte par Pieters, Cot-
tard, Lesire, Faure, tous quatre Pari-
siens, qui partent à leur tour.
A Trappes, ce groupe sera porté à
treize, puis il y aur^i regroupement
général.
Une belle échappée
Après Trappes, alors que Bouvy doit
s'arrêter, son cadre brisé, Lesire tente
résolument sa chance, mais il est suivi
par sept camarades qui sont : Panier,
Dolhats, Rubiani, Pontet, Faure, Pie-
ters et Fargues.
Malgré la distance qui reste à par-
courir, l'affaire apparaît sérieuse.
Que voulez-vous, il y a là quelques
favoris qui ne demandent qu'à éloi-
gner les autres concurrents dange-
reux. Tout de suite, l'écart devient donc
marquant.
Nos leaders sont bien partis.
Pendant ce temps, à l'arrière, l'on
note l'élimination de Dauger sur cre-
vaison, puis l'essai d'un deuxième pe-
loton formé de Robic, Mouton, Soyer,
Slobodansky, Mery, Moreau et Boda.
Après des aventures ' diverses, ce
deuxième peloton sera rejoint par les
poursuivants, parmi lesquels on re-
marque Cottard et Mariot.
En tête, nos leaders ne sont plus
que sept, Fargues étant victime des
silex; puis, six, Lesire étant irrémé-
diablement lâché.
La chasse s'organise
A Tréon, nos six hommes de tête
possèdent 1 m. 35 s. sur un peloton
réduit à trente unités.
Alors que Lesire, malade, abandonne,
Cottard, puis Mourguy sont à leur
tour éliminés sur crevaison.
C'est le moment que choisit Mariot
pour, une fois de plus, stimuler les
chasseurs.
Son effort est suivi, et, à 2 km. de
Châteauneuf, un peloton de sept cou-
reurs entreprend de revoir la tête.
Il y a là, outre Mariot, le respon-
sable, Pawlisiack, Pelletier, Davril, La-
croix, Mincheneau et Brosse.
Six kilomètres plus loin, notre grou.
pe de tête, parti depuis bientôt 70 km.,
est absorbé.
L'homme du C.S.I. : Mariot
Cela ne suffit pas à Mariot, le seul
homme du CSI présent ce jour, il re-
attaque une fois, puis deux, suivi par
Dolhats, qui semble en « vouloir ».
Le vent debout, implacable, les gê-
ne, aussi c'est un peloton compact
qui passe à La Loupe.
Après la traversée de cette ville,
le Nantais Corbel part à son tour,
c'est. encore Mariot qui, le premier,
rejoint suivi de Lacroix.
Panier, sûr, confiant, dirige à l'ar-
rière et. de nouveau, tout rentre dans
l'ordre.
Mais, Mariot. infatigable. s'ennuie
au milieu de tout ce monde, aussi il
se sauve, courageusement, peu sou-
cieux. semble-t-il. des 70 km. qui res-
tent à parcourir.
Et pendant 40 « bornes ". il ira ainsi.
régulièrement, forçant dans le vent.
mais marquant de belles lignes ce
premier Paris-Le Mans.
Notre favori sort
Cet effort a assez duré, c'est ce que
pensent Panier, Quentin, Pontet et
Méry qui vont « chercher » le fuyard.
Cette chasse est menée « tambour
battant » et notre pauvre Mariot est
rejoint quelques kilomètres plus loin.
A l'arrière la sélection e«it nette et
impitoyable.
Los survivants se regroupent à l'a-
vant et nous nous trouvons en pré-
sence de onze hommes, ceux de l'ar-
rivée qui sont: Mariot, Panier, Quen-
tin, Ponset, Pelletier, Pawllsiack, Bnt-
teux. Demion, Brûlé, qui jusqu'alors
a limité ses efforts, Boda, RuhHtni.
Dès lors la course sera jouée, car
quoique nous étions en droit d'atten-
dre des tentatives d'hommes dont les
chances à l'arrivée étaient minimes
ou nulles, ou d'autres qui depuis le
matin avaient temporisé, il n'y eut
rien.
De timides essais de Mariot, Boda,
Pelletier et Pawlisiack et le sprint au
vélodrome vit la victoire méritée de
Panier,
Le classement
1. Panier (AOBB), les 196 km. en 5 h.
52 m moy. 33 km. 400; 2. Brulé (AOBBi,
à 1/2 long.. tous deux sur blc. Colibri-
Hutchmson; 3. Pelletier (Valenciennes) ;
4. Boda (Chauny) ; 5. Butteux (VO Br.),
6. Pawlisiack: 7. Demion; 8. Quentin (JS
P); 9. Pontet (VOL): 10. Mariot (CSI);
11. Rubiani (VCL); 12. Robic (CSC), en
Faure (USM) ; 14. Viardot
15 Bordin; 16. Dolhats (Bordeaux);
17. Pieters ( ACBB), en 6 h. 5 m.; 18. Min-
cheneau (ACBB); 19. Oberlin, en 6 h
7 m.; 20. Cardoux; 21. Brosse; 22. Lantué-
jouve; 23. Baguet; 24. Soyer; 25. Lacroix;
26. Beheront; 27. Boulanger; 28. Moreau;
29. Arfeullle; 30. Bethery; 31. Fargues;
32, Mourguy: 33. Courté; 34. Brochard;
35. Texier: 36. Laval; 37. X...; 38. Pi-
card; 39. Deschamps: 40. Vinatier; etc.
Dupuy-Roco gagnent nettement
l'américaine au Mans
(De notre corresp. gén. B. MENAGER)
Le Mans, 10 août. — Pour encadrer les
arrivées de la course Paris-Le Mans, ]'US
du Mans a organieé, au vélodrome Léon-
- Bollee. une belle réunion, dont voici les
résultats :
Champ, vit. de l'US du Mans (900 m.) :
1. Boul'and; 2. Cartigny (200 m. : 13 se-
condes 1/5). — Prix Bonjour (poursuite
Blin rej. Leguy après 4 k. 550
(6 m. 37 s. 1/5). — Pours. (4 km.) - 1.
Rocco rej. Doré après 3 km. 375 (5 m.
44 s. 1/5). — Pours. (5 km.) : 1. Dtipiiy,190 m.
en 6 m. 55 s. 3/5: 2. Browaeys, à 190
— Vitesse (900 m.) : Bouland b. Mathe-
not dans les deux manches. — Individ.
10 km. : 1. Lévêque, 17 pts (14 m. 41 se-
condes 1/5): 2. Cartigny. 16 pts; 3. Doré,
16 pts; 4. (à 1 t.) Rocco, 14 pts; 5. Pey-
racohia, 11 pts. — Amér. 59 km. : 1 Du-
puy-Rocco. 48 pts (1 11. 14 m. 0 s. 3/5);
2. (à 1 t.) Cartigny-Buisneaux, 36 pttS'
3. Pierret-Levêque. 23 pts; 4. Drovet-
Doré, 19 pts; 5. (à 2 t.) Blanvillain-Du-
pont, 6 pts ; etc.
La Hotchkiss-Gazo de Auto-Hall
a fait merveille
Pour ne rien perdre des intéressantes
péripéties d'une course aussi animée que
Paris-Le Mans, il faut une bonne voiture
souple et rapide. Nous l'avons eue, grâce
à la Hotchkiss-Gazo que, à nouveau, M.
Dromain, directeur de Auto-Hall, avait
bien voulu mettre à notre disposition,
conduite de main de maitre par LÜclen,
devenu, comme la Hotchkiss-Gazo de
Auto-Hall, un babit'ué de n06 grandes
courses cyclistes. Nos envoyés spéciaux
ont pu ne rien perdre de la superbe ba-
taille à laquelle donna lieu ce premier
Paris-Le Mans.
Que M, Dromain et Auto-Hall en soient,
ici, vivement remerciés.
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