Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-05-30
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 30 mai 1920 30 mai 1920
Description : 1920/05/30 (A21,N7106). 1920/05/30 (A21,N7106).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k46317743
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/11/2016
L'Auto
Rédaction, Administration, Publicité :
10, Rue du Faubourg-Montmartre
PARIS (9")
!IRE LIGNE.. '... CENTRAL 27-68
2e LIGNE CENTRAL 28-12
Be LIGNE CENTRAL 28-56
Adresse Télégraphique : VÉLAUTQ-PARIS
Directeur-Rédacteur en chef :
HENRI DESGRANGE
AUTOMOBILE - AÉRONAUTIQUE - CYCLISME
ATHLÉTISME - ALPINISM* - BOXE - ESCRIME - GYMNASTIQUE - HIPPISME - POIDS & HALTÈRES...» YACHTING
• %
Le Numéro : 15 centimes *
21" ANNEE — N° 7.106. — QUOTIDIEN
Dimanche 30 Mai 1920
V ABONNEMENTS :
1 6 -MOIS UN AN
SEINE et SEINE-Jc-QISE Fr. 24 )) 46 ))
DÉPARTEMENTS et ALGÉRIE.... 25 » 48 ))
ÉTRANGER (Union postale). " ... 36 )) 65 H
On s'abonne sans frais dans tous les
Bureaux de poste,
LES GRANDES EPREUVES AUTOMOBILES
LE GRAND PRIX
D'INDIANAPOLIS
se court demain sur 800 kil.
Neuf Toitures françaises : quatre Peugeot, trois Ballot et deux
Grégoire y défendront le bon renom de notre industrie.
Un coin du garage et la
piste d'indianapolis,
QUI GAGNERA ?
Demain lundi va. se disputer à Indianapolis (sur
le seul autodrome au monde qui ait toujours réa-
lisé des bénéfices avec une épreuve annuelle uni-
que) le Grand Prix d'Amérique.
L'épreuve nationale américaine offre cette parti-
cularité, bonne à, souligner, qu'elle a toujours été
fagnée par les Européens quand ceux-ci avaient
les voitures au départ.
'La première ■ année, Carl Fiaher n'avait pu
réunir sur sa piste qu'un lot de voitures américai-
nes sans grande valeur. Marmon gagna : l'an sui-
vant, les, voitures avaient fait quelque progrès ;
la, lutte fut plus sévère et se termina par la. vic-
toire de la marque, nationale, qui tout comme Mar-
mon l'an précédent, connut, à la faveur de ce
succès, un extraordinaire développement commer-
cial.
Puis, les Européens, spécialement les Français,
entrèrent en ligue : et c'en fut fini des victoires
américaines. » v ..
Peugeot gagne 3 fois, Delage 1 fois, -Mercédès
1 fois. Ajoutons d'ailleurs que le four où Mercédès
gagna, ce fnt par une
fortune extraordinaire,
puisqu'à J¡. tours de la
fin, une Peugeot était
en tête avec un tour -en,
tier d'avance, quand,
par suite d'accident sur-
venu à une voiture qui
lui barra la' piste, son
conducteur dut la jeter
i au mur.
1 Ajoutons que -Delage
ne s'était aligné qu'une
seule fois et avait gagné
du premier coup. Enfin,
fixons pour Peugeot un
point d'histoire sportive.
Les Peugeot et les
Mercédès 1914 se sont
rencontrées, depuis six
ans, 21 fois. Peugeot a
gagné ,19 fois : ses deux
défaites ont eu comme
.:JOE BOYER '
théâtre Lyon et Indianapolis. Sur ce dernier ter-
rain, Peugeot prit Isa revanche et demeura imbattu
à New-York.et Chicago. Or, tout. le monde connaît
les deux fois où Peugeot connut la malchance ; .
bien peu connaissent les 19 victoires, tant il est
vrai que lorsque Peugeot gagne, ça paraît tout
^aturel, et' qu'on s'étonne seulement quand une
>utre marque fournit le vainqueur.
_ On connaît le règlement du Grand-Prix d'Amé-
rique 1920. Il se court à la cylindre maximum de
B litres. C'est un règlement qui fut naguère innove
par l'Auto, et celui-ci peut être légitimement fier
des progrès énormes qu'il a fait accomplir aux
(moteurs modernes et dont se sont inspirés tous
les moteurs de l'aviation de guerre. Contraire-
ment à tant d'autres réglementations qui ne con-
nurent qu'une fortune éphémère, les 3 litres sont
(devenus classiques- et, en Angleterre, comme en
France ou aux Etats-Unis, nombreux sont les ty-
Î>es de châssis traités avec un moteur de cette cy-
lindrée: Ce type est assurément un dès mieux con-
nus aujourd'hui dans le monde des techniciens et
on possède, en ce qui le concerne, une documen-
tation incomparable.
De tous les progrès dûs à cette formule,' nous
retiendrons surtout le fait qu'elle a peu à peu fa-
miliarisé le grand public avec les vitesses angu-
laires élevées. Combien de difficultés d'allumage,
ide graissage, de roulements ont dû être résolues du
même coup. Et il nous plaît que les Américains,
je parle des bons, se rallient ainsi aux idées pour
lesquelles nous combattons depuis plus de quinze
fins.
Dans le lot qui prendra le départ demain,
p'envolant en paquet à 150 à l'heure derrière le
racer » de Carl Fisher lui-même (car le départ
est donné lancé), on peut rapidement faire un tri.
Du côté américain, les meilleurs sont Fronte-
nac, Duesemberg et Munroë. Pas grand'chose à
espérer des autres. On sait que les Duesenberg
sont au point, mais manqueront peut-être un peu
de vitesse ; les Frontenac bénéficient d'une expé-
rience déjà longue ; quant aux Munroë, d'une con-
ception aussi audacieuse que le tempérament de
leur « designer » Louis Chevrolet, elles seront as-
surément dangereuses, mais je crains qu'elles ne
tiennent pas le - coup ■ pendant 800 kilomètres. -
Quand même, et tout en répétant à nouveau
que les Américains ont fait de grands, d'énorme3
progrès, grâce à nous, je doute qu'ils triomphent.
il est impossible de ne pas voir le gagnant parmi
Jes Françals.! ' -
■Si les deux Grégoire ont fourni leurs essais
dans des temps excellents, il est néanmoins cer-
tain qu'au point de' vue vitesse pure elles sont
barrées par les Ballot et les Peugeot.
Le vainqueur de demain ne peut être, sincère-
ment, que Ballot ou Peugeot. Du fait des grèves,
les Ballot ont été retardées dans leur envoi et peut-
être, à raison de. circonstances ,déjà dites, leurs
essais n'ont-ils pu être aussi poussés que ceux des
jPeugeot... ■ ....
Chez Peugeot, on a travaillé pour les nouvelles
voitures avec une énergie incroya'ble. On • sait
qu'elles sont de conception entièrement neuve,
avec leurs 5 soupapes par cylindre, leurs 3 arbres
à cames, leur réservoir d'essence au centre du
châssis, et les 3 conducteurs sont exoellents et
éprouvés ; deux d'entre eux ont déjà triomphé
dans la même épreuve. Je ne crois pas que Peu-
geot perde ce Grand-Prix ; mais si la malchance
devait s'acharner sur une maison qui ne le mérite
;pas, lot la France pourrait encore se réjouir, car Bal-
ot .suffirait à tenir en respect la meute améri-
came. - ~
i ........
C. Faroux.
Les concurrents
1. PEUGEOT I (Goux).
2. PEUGEOT II (André Boillot).
3. PEUGEOT III (Wilcox).
4. BALLOT I (De Palma).
5. BALLOT II (Chassa-gDe).
6. BALLOT III (Thomas).
7. PEUGEOT IV (Howard).
8. GREGOIRE I (Porporato).
9. GREGOIRE II (Scales).
10. MUNROE I (Louis Chevrolet).
11. MUNROE II (Gaston Chevrolet)*
12. MUNROE III (Sarles).
13. MUNROE IV (Joé Thomas).
14. FRONTENAC I (Boyer).
15. FRONTENAC II (Hill).
16. FRONTENAC II (Klein).
17. DUESENBERG I (Murhy).
18. DUESENBERG II (Milton).
19. DUESENBERG III (O'Dorunel).;.-
20. DUESENBERG IV (Hearne).
21. OLDFIELD (Stein).
82. REVERE (Rooney). p
63. MULFORD (Mulford).
24. RICHARDS (Boling). ,
85. METEOR (Ilaupt). ,?•//
■ ....
L'organisation
. C'est demain matin, à 10 h. (heure américaine,
16 h. de l',heure française) que sera, donné, à l'auto-
drome d'Indianapolis, le départ de la grande cour-
se internationale disputée sur la distance classique
de 500 milles.
La piste d'Indianapolis, construite en briques,
est un rectangle à coins arrondis (courbes de rac-
cordement de 240 mètres de rayon), comptant 2 mil-
les 1/2 (4 kil. 028). Les virages ne permettent pas
une allure supérieure à 130, sans péril pour les
pneus.
1 A l'extéiieur de la piste, cinq grandes tribunes
permettent 25.000 places assises ; sur la pelouse,
une clôture est prévue à 25 mètres en retrait de la
piste, et, dans l'immense enceinte 'de plus de
80 hectares, on admet, d'une part, les spectateurs,
debout, d'autre part les voitures automobiles, à
bord desquelles leurs occupants peuvent demeurer.
100.000 spectateurs assistent généralement au
Grand Prix : 8 à J 0.000 voitures sont contrôlées
à l'entée et la recette atteignait couramment
avant l'augmentation du prix des places, le chiffre
phénomal de / million à 1 million et demi.
Une quarantaine d& speakèrs, intelligemment
stylés, demeurent en contact avec le public. Tout
se passe dans le plus grand ordre, s^ns , trouble
comme sans heurt. Personne sur la piste; une seule
catégorie de spectateurs a la latitude de circuler
partout : les journalistes.
Le chronométrage
Un appareil électrique chronomètre tous les pas-
,sages au centième de seconde, y eût-il cinquante
passages dans la, même minute. Au cours d'un
Grand Prix, plus de 3.000 passages sont enregis-
trés sans une seule erreur à l'affichage, mené avec
une vélocité fantastique. Le point le plus précieux
de ce chronométrage, c'est qu'il laisse un document
écrit, enregistré par la voiture elle-même lors de
'son passage.
Huit tableaux d'affichage ayant chacun- autant
d afficheurs qu'il y a de voitures engagées, répar- '
tis sut les 4 kilomètres du clfcuit permettent à tous
de savoir à chaque instant où on en est et quelle
est la situation; Le délai maximum entre le pas-
sage d'une voiture et l'affichage de son temps
n'excède jamais 30 secondes.
.Enfin, au-dessus de chacun des tableaux d iaffÎ-
c.hage, des chiffres énormes donnent à tout moment
le classement des dix ou douze premières voitures.
Le départ
Au départ, trois officiels se placent sur la pi face^ aux tribunes à une centaine de mètres l'un
de l 'autre. Successivement, chacun des concurrents
se présente à eux ; le premier fait mettre en route
et _ commande une marche arrière ; après quoi la
voiture ayant repris sa marche avant doit stopper
devant le second officiel en se servant du frein au
pied ; elle repart et doit s'arrêter devant le troi-
sième çn se servant du frein à main. Faute par
un concurrent d'accomplir ces trois manœuvres cor-
rectement, il est impitoyablement disqualifié.
Toutes les voitures prennent simultanément le
départ. Rangés par file de quatre, cinq ou six, sur
plusieurs lignes parallèles, les concurrents s'ébran-
lent à petite allure derrière une voiture pilote qu'ils
ne doivent pas dépasser rendant un tour de piste,
cependant qu'ils doivent également respecter leurs
alignements. La voiture pilote accélère peu à peu
et repasse la ligne de départ à environ 100 ou 120
à l'heure ; elle se dérobé alors sur une route paral-
lèle à la piste et le départ réel est donné. |
La distance et la cylindrée
L'épreuve se dispute sur 500 milles (804 kil. 500),
soit 200 tours de piste. Les ravitaillements et chan-
gements de pneus doivent' être assurés exclusive-
ment, et sous peine de disqualification, par le con-
,ducteur et son mécanicien. La cylindrée est limitée-
cette année, à 3 litres, suivant la, formule créée
par l'Auto. y
Les vainqueurs précédents
1911. — 1. Harroun (Marmon), en 6 h. 42 m. 8/100.
Moyenne à l'heure ; 120 kilo 015.
1912. — 1. Dawson (National), en 6 h. 21 m. 6/100.
Moyenne à l'heure : 126 kilo 628.
1913. — 1. Goux (Peugeot), en 6 h. 35 m. 5/100.
Moyenne à l'heure : 122 kil. 155. *
1914. — 1. Thomas (Delage), en 6 h. 3 m. 45/100.
Moyenne à i''/teMre : 152 kil. 691,.
1915. — 1. De Palma (Mercédès), en 5 h. 33 m. 55/100.
Moyenne à l'heu?-e : lh!" kil. 562 (record).
1916. — Sur 300 milles (482 kil. 700) seulement: 1. Resta
(Peugeot), en 3 h. 34 m. 15/100.
Moyenne à l'heure : 1S5 kil. 236.
1919. — 1. B. Wilcox (Peuzeot), en 5 h. 44 m. 21 s.
Moyenne à l'Aeure : 139 kil. 851.
Le meilleur tour
Le record du tour de piste appartient, depuis
l'an dernier, à Thomas (;t)«.llot) qui, au cours des
éliminatoires, a couvert Tes 2 milles 1/2 en 1 m. 1
25 s. 89/100, soit plus de 168 de moyenne.
AERONAUTIQUE
" Je vais mettre un terme a la politique
adoptée par la Liquidation des stocks "
nous déclare M. P. E. Flandin
Nous avons dit que M. P. E. Flandin allait li-
quider la ferraille des stocks de l'aéronautique.
Nous sommes allés demander à l'eminent Bous-
secrétaire d'Etat quelle politique il entendait adop-
ter.
_- — Ce qui frappe le plus', nous dit-il, quand on
étudie comment ont été liquidés jusqu à présent
les stocks, c'est le nombre infime de ventes aux-
quelles la liquidation a donné lieu. C'est ainsi,
par exemple, que sur un total approximatif de,
23.000 moteurs et de 7.500 cellules d'avions, il n'a
été vendu jusqu'ici que 2.500 moteurs et 620 cel-
lules. La liquidation s'opère donc avec une ex-
trême lenteur. » 1
Puis M. Flandin nous confirme ce que nous di-
sions l'autre jour : « le matériel d'aviation est un
matériel essentiellement fragile ; il se ■ détériore
sans même être utilisé ». , En outre, la conservation i
elle-même du. matériel nécessite des dépenses con-
sidérables.
M. Flandin est décidé à mettre un terme à cette
politique et il nous indique la méthode qu'il -va
employer ; . "
— Je vais essayer de mettre sur pied une com.
binaison, qui permettrait à l'Etat de confier à un
groupe de personnes qualifiées les opérations de
mise en vente. Les bénéfices seraient partagés
entre l'Etat et ce groupe de vendeurs. J'essaierai
d'intéresser à l'entreprise les constructeurs du ma-
tériel, d'aviation eux-mêmes. Eux seuls, d'ailleurs,
peuvent réparer dans de bonnes conditions le ma-
tériel encore réparable et le vendre ensuite. à des
prix, honorables. J'ai déjà fait appel à la Chambre
syndicale dès ilidustri": aéronautiques et lui - ai t
soumis mon projet. Si, comme je l'espère, je m'en-
tends avec les constructeurs, ils créeront entre eux
un consortium,, et c'est avec ce consortium que
l'Etat traitera.
Si j'échoue dans cette voie, j'essaierai de h'-'
quider le matériel par grandes masses, les ur^es
après les autres, mais en tout cas en m'appliquant
à hâter les ventés, au lieu de les ralentir. »
C'est, à peu de choses près, ce que l'Auto disait
hier matin.
AUTOMOBILE
Le Rallie Paris-Rouen
COURSE DE COTE D'ERNEMONT
Organisés par l'A.C. de Normandie avec le con-
cours de l' « Auto » le 13 juin 1920
Le secteur chronométré
Afin de réduire à la moindre durée 'possible,
pour le concurrent, la préoccupation de maintenir
sa vitesse conforme à sa déclaration, nous avons
décidé de n'établir les contrôles secrets de chro-
nométrage que sur le parcours Ecouis-Rouen,
c'est-à-dire sur une distance de 31 kilomètres au
lieu de 57 que nous avions fixée au début.
En conséquence, jusqu'à Ecouis, liberté d'al-
lure, aux risques et périls du conducteur, bien ep-
tendu. A partir d'Ecouis et jusqu'à Rouen, allure
réglée d'après la déclaration portée sur l'engage-
ment.
L'itinéraire
-... m
Paris-Porte Maillot ; La Défense ; Bezons ;
Cormeilles-en-Parisis; Patte d'Oie d'Herblay; St-
, Ou e,n-,I'Au,mône ; Pontoise (gare) (24 kilomètres).
Marines ; Chars ; Bouconvilliers ; Gi-'ors (gare)
(36 kilomètres).
Bezu-St-Eloi ; Etreipagny ; Le Thil ; Ecouis
(26 kilomètres).
Fleury-sur-AndelIe ; Boos ; Rouen (31 kilomè-
tres).
LES GRANDES EPREUVES CYCLISTES
LE 14e TOUR DE FRANCE
Organisé par l'AUTO du 27 juin au 25 juillet 1920.
Encore deux nouveaux engagements
Décidément, l'affaire prend bonne tournure. Les
engagements pour le Tour de France 1920 COIll-
'mencen.t à nous parvenir en nombre. C'est encore'
deux noms nouveaux . qu'il IIOUB faut ajouter à
notre liste. 1 -
Un bon routier
Le premier est celui bien connu d'Henri Oli-
vier, né à Ruffec (Charente), mais domicilié de-
puis plusieurs années à Dunkerque, c'est-à-dire à
deux pas de son pays natal.
Olivier a depuis longtemps fait ses preuves. Il
court depuis 1909. Cette année là le vit décrocher
la premiere place du Challenge de la Vienne et du
Circuit du. Loir-et-Cher. L'année d'après, il était
indépendant. Le Tour de France Peugeot lé comp-
ta, parmi les premiers arrivants. En 1911, même
succès dans le Circuit Français également orga-
nisé par notre grande marque nationale Peugeot.
Il termine les quinze étapes de la belle épreuve
en très bon rang, et, peu après, enlève Paris-Cou-
lommiers et retour.
C'est alors qu'il passe professionnel. Les gran-
des épreuves exercent sur lui une invincible at-
tirance. C'est Paris-Roubaix qui le voit se bien
classer, puis Paris-Menin ; enfin, il s'essaie dans
le Tour de France et, bien que manquant totale-
ment d'expérience, effectue sans la moindre peine
les onze premières étapes de la, course monstre. Il
ne va malheureusement pas plus loin. Une chute
sérieuse dans laquelle il extermine littéralement
sa machine le met hors de course. Il comptait
alors parmi les meilleurs isolés.
Olivier n'est certes pas le grand crack- dans toute
l'acception du mot, mais il n'est pas douteux qu'il
possède de grosses qualités. Peut-être même sans
la guerre ces qualités se fussent-elles magistrale-
ment affirmées. Quoi qu'il en "oit, le Dunkerquois
de Ruffec comptera cette fois encore parmi nos
bons « seconde classe », et nous pouvons même
ajouter, parodiant la phrase célèbre, que « s'il
n'en reste qu'un à l'arrivée, il peut parfaitement
être celui-là >\!
C'est avec infiniment de plaisir, en tout cas,
que nous enregistrons l'inscription de ce brave et
'loyal garçon..
Un junior qui promet
Olivier est licencié senior, Adolphe Maranzano
qui va le suivre immédiatement sur notre liste,
d'engagements est un. junior qui ne compte pas
;■ ■ /
encore 20 ans, étant né le 2.2 novembre 1900 à
Paris.
Malgré son jeune âge, voilà déjà quatre ans que
Maranzano se distingue. 6e de Paris-Tronville, il
a terminé M.ilan-Modène au neuvième rang- der-
rière_ de ^bons routiers. Enfin il compte une jolie
victoire à son actif (lans la Coupe des Abruzzes,
,Chieti-Campobasso, 200 kilomètres, ce qui semble-
rait^ indiquer qu'il possède une certaine endurance.
C'est un jeune qui peut se révéler. Au surplus,
on nous le signale comme étant courageux à l'ex-
trême. Si seulement Moranza.no sait se soigner à
l'étape et ménager sa monture, on peut avoir .l'as-
surance qu'il ira loin dans le Tour de France 1920.
Les inscrits
_ Les commissaires de notre course ayant immé-
diatement classé en seconde classe Olivier et Ma-
ranzano, note liste des engagés s'établit actuel-
lement comme suit :
Première classe
1. Eugène CHRISTOPHE, Malakoff<
* 2. Firmin LAMBOT, Anvers.
3. Honoré BARTHELEMY, Paris.
4. Henri PELISSIER. Paris.
5. Francis PELISSIER, Paris.
6. Louis HEUSGHEM, Ransart.
7. Paud DEMAN, Mouscron.
8. Joseph VANDAELE, Mouscron.
9. Jacques COOMANS, Herstal..
10. Louis MOTTIAT, Bouffioulx.
11. Jean ROSSIUS, Retinnes.
12. Alfred STEUX, Dottignies.
13. Léon SCIEUR, Florennes.
14. Emile MASSON, Dierset-des-Liége.
15. Philippe THYS, Anderlecht.
Deuxième classe
lÕl. Didier MESLARD, Châtellerault.
102. Joseph TOMASSA, Paris.
103. Pierre HERBETTE, Sainte-Radegonde.
104. Geo MENARD, Lisieux.
105-, François CHEVALIER, La Montagne.
106. Henri OLIVIER, Dunkerque.
107. Adolphe MARANZANO, Paris.
CYCLISME
Le Challenge-Record de l'heure
de la Piste municipale
L'Auto et l'U.V.P *-, afin d'aider les sociétés qui
ont décidé d'organiser cette saison une ou plu-
sieurs réunions à la Piste municipale du Bois de
Vincennes, dont l'inauguration est fixée au 6 juin,
viennent de décider la création d'une épreuve dite:
Challenge-Record de l'Heure.
Le règlement de cette épreuve sera arrêté défi-
nitivement mercredi par la Commission sportive
de l'U.V.F., mais d'ores et déjà nous sommes en
mesure d'annoncer que le détenteur du record, en
fin d'année, recevra une somme de 500 francs of-
ferte par l'Auto, tandis qu'une même somme de
500 francs sera remise à la société du vainqueur
par l'U.F.F., qui assurera en outre le ohronomé-
trage officiel de chaque tentative. Il s'agit, ajou-
tons-le, du record de l'heure sans entraîneurs.
La première tentative aura vraisemblablement
lieu dimanche prochain 6 juin et elle constituera
un vrai régal pour les sportsmen de l'Est, car le
premier recordman ne sera autre que Christophe,
le grand vainqueur de Bordeaux-Paris ! .
AUTOMOBILE
La Coupe Internationale
des Voiturettes
Organisée par l'A.C. de l'Ouest, avec le concours
de l' « Auto », le 29 août 1920.
L'engagement de la Licorne
Le Mans, 29 mai. — La Compagnie française
des Automobiles Corre vient d'engager une voitu-
irette La Licorne, qui sera pilotée par Collomb.
Dix voiturettes sont donc officiellement engagées.
Les organisateurs ayant.fixé à 20 le chiffre mini-
mum, et les engagements n'étant clos que le 15
juin, on peut avoir bon espoir.
Nous engageons vivement les constructeurs
ayant l'intention de s'inscrire, à le faire dès à
présent, ce qui permettra de déolancher plus tôt
les travaux d'organisation.
— Berthier.
Aujourd'hui, à 14 heures, courses à Longchamp.
Nos pronostics :
Prix de Neuilly. — Amadis, Rodia.
Prix des Tertres.— Tartufe, Son Négofol.
Prix Lupin. — Ecurie Macomber, Arbacès.
Prix du Parc des Princes. — Sourbier, La Pa- i
lisse.
Prix du Lac. — Simarra, Gaspilleur.
Prix du Trocadéro. — Le Dansk, Pré Catelan.
LES GRANDS TOURNOIS DE LAWN TENNIS
Les Championnats du Monde
SUR TERRE BATTUE
Aujourd'hui dernière journée, au Stade Français
Les Finales. — Laurentz, Champion du Monde. — Aujourd'hui : Finale du Double,
Simple Dames et Double-Mixte.
L'orage qui éclata dans la matinée faisait crain-
dre un. temps pluvieux pour l'après-.midi mais le
soleil se leva vers deux heures, et ce fut devant
des tribunes archi-combles qu'eut lieu, à quatre
heures, la Finale du Championnat simple oppo-
sant, encore'une fois, les deux grandes raquettes
parisiennes Gobert et Laurentz.
Le dernier, remarquable pendamt tout le tour-
lIloi, fit preuve dans cette finale d'une virtuosité
et d'un allant extraordinaires. Il se cramponna
d'un bout à l'autre du match à chaque jeu, à cha-
que service, à toutes les balles, et dès que la
chance se tourna en sa faveur, il la saisit immé-
diatement.
Gobert, au contraire, se présenta en Il dilet-
tante » sur le court, applaudissant les beaux coups
de son adversaire et ne paraissant pas craindre la
défaite. Son jeu, cependant, parut étriqué. Il n'at-
taqua pas avec ses moyens ordinaires. et resta trop
souvent au fond du court. • ; .
Pendant le premier set la lutte fut intense peu.
dant quatorze jeux, Gobert toujours en tête d'ua
jeu. Il paraissait impossible de dire quel serait le
vainqueur, mais dès le moment où Laurentz gai
gna un service de Gobert, le jeune Parisien pro-(
fita de son avance pour remporter cette première
manche par 9 jeux à 7.
Dans la seconde manche, Laurentz, toujours
combatif, réussit 4 jeux de suite et l'emporta 6
à 2. Dans le troisième set, Gobert, après trois
jeux, partout fournit un très bel effort, gagnant
trois jeux 40 à 15, mais Laurentz se cramponna
en désespéré dans la 4e manohe, et dès qu'il, eut
l'ava.nce de 4 jeux à 2, il donna tout ce qu'il pou-
vait, attaquant au filet sur son serviee avec une
fougue inlassable. Laurentz l'emporta finalement
,sur le service de Gobert, désemparé et dominé
sans répit.
La partie
Le match commença à 4 heures précises et dura 1 h. 25,
se terminant à 5 h. 25. La partie fut excellemment arbitrée
par M. Vuillemin.
Le premier set fut ardemment disputé. Gobert débuta par
son service et mena le match, toujours en 'tête d'un jeu,
jusqu'à sept jeux partout. A ce moment, Laurentz prit l'a-
vance d'un jeu sur deux doubles fautes de servIce de son
adversaire et gagna par 9 jeux à 7. ~
Le deuxième set dura 25 minutes. Gobert servit le pre-
mier, mais aussitôt après Laurentz réussit cinq jeux de suite
menant 5 à 1 et enlevant le match, 6 à 2 avec des attaques
multipliées au filet, ne laissant aucun répit à son adver-
is%ire.
Le troisième set fut aussi acharné que les deux premiers.
Pendant six jeux, les deux joueurs ne se lâchèrent pas d'un
jeu, puis -tout d'un coup Gobert" prit l'avance et gagna trois
ieiii, 40 à 15, l'emportant 6 à 3.
Dans la dernière manche, Laurentz servit pour la première
fois le premier et après un jeu" partout prit l'avance de
3 jeux à 1. Gobert essaya de lutter, mais Laurentz réussit
4 à 2, puis 5 à 2 et 40 à 15 sur son service et enleva la
partie sur le service de Gobert par 6 jeux à 2.
Ce fut un très beau match. Gobert ne déploya pas ses
qualités coutumières, mais il eut à lutter contre un Laim-
rentz au mieux de sa forme.
Les autres parties
Les autres parties parurent un peu ternes à côté de cette
finale sensationnelle. Le double de dames revint facilement
à la paire anglaise, Miss lIollman-iWiss Satterwaite, battant
les Françaises, Mme Golding-Mme Vaussard en 2 sets.
En mixte double, Laurentz-Mme Golding triomphèrent
sans difficulté de Mlle Conquet-Dupont, tandis que Mlle S.
Amblard-Decugis l'emportaient, 6-2, 10-8, sur Mme Vaussart-
Tegner.
Quant à la Coupe du Stade, elle opposera" en finale un
Anglais, Davson, -à un Australien, Dodd.
Enfin, la demi-finale de dames donna lieu à un match très
disputé en trois sets qui se termina en faveur de Miss Holl-
man, 6-2, 4-6, 6-0.
Les résultats d'hier
Championnat sîmple. — Finale: Laurentz (France) bat
Gobert (France), 9-7, 6-2, 3-6, 6-2.
Double dames. — Finale: AIrs Satterwaite-Miss Hollman
(Angleterre) b. Mme Golding-Mme Vaussard (France), 1-3
et 6-1.
Coupe du Stade. — 3* tour: Le Besnerais (France) bat
Lovibond (Angleterre), 2-6, 6-2, 6-3; Dodd (Angleterre) bat
Blackheard (Angleterre), 6-2, 6-3.
Demi-finale: Davson (Angleterre) b. Le Besnerais (France),
5-7, 6-1, 6-2.
Double mixt.c. — Demi-finales: Mlle Amblard-Decugis bat
Mme Vaussard-Tegner, 6-2, 10-8; Mme Golding-Laurents
Mme Vaussard-Tegner, 6-2, "10-8; Mme Golding-Laurentz
(France) bat Mie Conquet-Dupont (France), 6-0, 6-3..
Simple de dames. — Demi-finales: Miss Hollman (Angle-
terre) b. Mlle S. Amblard (France), 6-2, 4-6, 6-0.
Double messieurs. — Demi-finale: Mishu-Blackheard (Rou-
manie-Angleterre) b. Winslow-Dodd (Australie)," 6-3, 11-9
et 6-3
Programme d'aujourd'hui
14 h. - 30. ;— Finale du championnat double meu'ieurs;,
Gobert-Laurentzt contre Mishu-Blackbe&rd. \
16 heures. — Finale du championnat simple dames ; Mlle
Subirana contre gagnant Mlle Hollman ou MlIe Amblard.
17 heures. — Finale du championnat mixte; Mlle Am-
blard-M. Deougis contre Mme GOlding-M. Laurentz ou Mlle
Conquet-M. Dupont. i ..
Finale de la Coupe du Stacle.
L'équipe de France de hockey £'entr!iolnera sur le terrain
m vue dû,~ jfcroçhaânes olympiades.' :
AUJOURD'HUI, A 14 H., AU PARC DES PRINCES
FRANCE CONTRE BELGIQUE
Sur 100 kilomètres à l'Américaine
Cet après-midi, au Parc des Princes, cinq grosses équipes belges contre cinq beaux teams
français. — 100 kilomètres avec 15 sprints. — Notre team bleu triom-
phera-t-il du team rouge?
La direction du Parc des Princes n'ayant pa3
hésité une seconde à consentir de gros sacrifices
pour faire venir à Pari3 cinq équipes ' belges des
plus cotées, nous allons assister cet après-midi, à.
une américaine qui va sortir de l'ordinaire.
VANDEVELDE
Les cinq équipes, d ou-
tre-Quiévrain, comme les
cinq teams - français, ont
été soigneusement choi-
sis. Du côté belge, on-re-
trouve tous les triompha-
teurs des dernières amé-
ricaines disputées - de
l'autre côté de la fron-
tière ; du côté français,
les meilleurs spécialistes
ont été engagés, parmi
lesquels Brocco, dont la I
. l'entrée sera on ne peut
plus sympathiquement
accueillie; Godjyier, Du-
puy, Beyl, Berthet, Pa-
fisot, Léon Georget,
Sehilles, Lorain, Alcide
Rousseau, tous vieux
routiers en la matière,
ayant déjà souvent com-
battu contre les .Belges.
Logiquement donc,
l'américaine de ' tantôt
doit être magnifique-
ment disputée. Elle doit
être fertile en incidents
de, toutes sortes, en tentatives d'échappade, en
chasses passionnantes et mouvementées.
Les équipes
Mais, avant de rechercher quels seront les vain-
queurs de cette américaine peu banale, la première,
à Paris qui compte' autant d'étrangers que de
Français, donnons tout d'abord la liste des dix
tea.ms qui vont êtr& en présence :
Equipes belges (maillots rouges) :'Dosscbe-Van-
develde, vainqueurs des Six Heures de Paris ; Rle-
lens-Deullens ; Tuytten-Van Isterdael ; Verheage-
Coppé ; Jarissens-Lutentof.
Equipes françaises (maillots bleus) : Dupuy-Go-
divier ; Brocco-Beyl ; Berthet-Parisot ; L. 'Geor-
get-Schilles ; Lorain-Rousseau.
Comment courront les nôtres ?
Il n'est pas douteux que les cinq équipes belgea
vont former un bloc terriblement dur à effriter.
Que vont faire les nôtres en présence -de cette
coalition 'avouée.? Toute la question est là ! S'ils
répondent à la tactique belge par une tactique iden-
tique, ils ont course gagnée.
Mais, nos représentants voudront-ils pour une
fois laisser de côté toute question d'amour-propre
et faire abstraction, de leurs ambitions personnel-
les ? Voilà ce qu'on ne saurait affirmer. Le Fran-
çais est l'ennemi inné de l'esprit d'équipe. Il court
pour son compte personnel et ne veut pas être
ba'ttu. S'il en est ainsi aujourd'hui, l'affaire ne
fait plus aucun doute pour moi ; les Belges seront
vainqueurs sur toute la ligne.
Mais qu'importe ! En tout état de cause la
course sera- 'belle. 'Et comme elle sera émaillée
de toutes sortes de péripéties et de fort jolig
MAURICE BROCCO
sprints, nous n en de-
manderons certainement
pas plus. ;>"•,■
La réunion
commencera à 14 iheurei'
très exactement par -16
Championnat de France
vitesse amateurs, avec l?
participation de Belli.
vier, Demangel, J. el
G. Paillard, Perrine,
Claisy, Duclos de Tou,'
louse, Lanusse de Bors
deaux, Nicod, Faucheux,,
Hillarion. TJn ha,iidina'tj
pédestre de 400 mètres groupera ensuite nos meil-
leurs pros.
En cas de pluie
_ Si la pluie tombait vers onze heures ou mêIrlè
si, simplement à cette heure, le temps était trop
incertain pour que l'on puisse espérer donner lelt
courses au Parc des Princes, la réunion aurait
lieu au Vélodrome d'Hiver. De même, si la pluie,
au cours de la journée, venait interrompre le pro'
gramme, la réunion serait reprise une heure plue
tard et terminée au Vel' d'Hiv'. Si le temps est
douteux, les spectateurs pourront se renseigner,
pour savoir où a lieu la réunion, à l'un des quatre
numéros de téléphone suivants : Auteuil 02-76
Saxe 45-03, Central 28-12 et Central 27-68, à par'
tir de midi 30.
Au cas où les courses auraient lieu au ,Vèl'
d'Hiv' — mais dans ce cas seulement — des
hommes « sandwichs », porteurs d'affiches ou de
panneaux annonçant la remise se tiendront en
permanence :
1.Devant le Métro-Auteuil ; 2.devant la gare de la
Porte-Maillot ; 3. à l'angle de la rue du Commerce
et du boulevard de Grenelle (arrêt du tramway 25);
4. Sur le quai du Métro, à la station de La Motte,
Picquet _ (direction Auteuil) ; 5. Sur le quai du
Métro, à la station de la Motte-Picquet (direction
Etoile) ; 6. à la Porte-Molitor ; 7. à la Porte de
Saint-Cloud ; 8. à la passerelle de Passv (arrêt des
tramways Louvre-Versailles, rive droite) ; 9. au
café de la Roulotte, 70, boulevard des Batignolles.
Au cas où la réunion devrait se dérouler au Vé-
lodrome d'Hiver, le Championnat de France ama-
teurs serait reporté à une date ultérieure, l'U.V.F.
n'admettant pas qu'un Championnat se dispute eux
une piste couverte.
L'américaine se disputerait sous le même rèole-4
ment, roais^ elle comporterait alors 20 sprints- au
lieu de 15, à raison de un sprint tous les 5 kilomè-
tres.
DERNIERE HEURE
La direction du Parc des Princes n'avait aucune
nouvelle hie.r soir de Godivieir et Parisot qui n'é"
ta-ient pas encore rentrés de CopeTIiha-gue. Au caf1
où les deux excellents coureurs auraient manqué
leur correspondance et ne seraient pas de retour a
temps pour prendre part à l'épreuve, Dupuy ferait
équipe avec Berthet et les frères Ortili, grands spé.
cialistes des courses à l'américaine, viendraient
alors vraisemblablement renforcer le lot de no?
représentants.
LES GRANDES EPREUVES MOTOCYCLISTES
Le Grand Prix du Motocycle Club de France
se court aujourd'hui à Fontainebleau
La grande épreuve du M.C.F. s'annonce comme un très gros succès. — Presque tous
les concurrents inscrits ont été pesés hier après-midi. — Le circuit mettra
les engins à une rude épreuve.
(De nos envoyés spéciaux)
Fontainebleau, 29 mai (par dépêche). — Fontai-
nebleau a ' présenté aujourd'hui .la physionomie
classique des veilles d'épreuves : les pétarades dans
les rues, les petits attroupements autour des véhi-
cules arrêtés, les gens sur le pas des portes discu-
tant les chances des concurrents.
Les opérations de pesage'et de vérification de
véhicules ont eu lieu boulevard Magenta. Elles
étaient dirigées par M. Vouvemet, président de la
commission sportive du M.,C.F., , assisté de MM.
Mich, Flapaux, etc..
A 18 h., au moment Oll le pesage prenait théori-
quement fin, Oblin (Dia-
ne-Enfield), Lexcellent
(Diane-Enfied), Morgan
(A. Darmont), Morgan
(Sandfor.t), Elfe (X...) et
Major (Enders-Jack) ne
«""étaient pas présentés.
Mais il y a de; grandes
chances pour qu'ils soient
vérifiés avant le départ
de l'épreuve; en payant
l'amendé prévue de 50
francs.
Il est, notamment, cer-
tain que Major (Enders-
Jack) se présentera de-
main. Et je sais, pour
les avoir vues hier, que
les deifcc Diane-Enfield
sont prêtes. Il est donc
probable qu'il n'y aura
guère de forfaits.
. ,JO r. y ' '
Les engagés
Voici la liste des concurrents avec ^l'indication
des numéros qu'ils porteront pendant l 'épreuve ;
MOTOCYCLETTES
Catégorie 250 eme. — 1. Moto Solo (Dubost) ; 2. Moto Solo
(Delorme) ; 3. Alcyon (Louis) ; 4. Armor (Val-Pic); 5. La-
bor (Meunier)..
Catégorie 3-50 cme. — 6. Labor (Jolly); 7. Alcyon (Gui-
guet).
Catégorie 500 eme. — 8. Alcyon (Vulliamy); 9. Peugeot
(Péan) ; 10. Peugeot (Devaux); 11. G.L. (Borghetti).
SIDECARS
Catégorie 500 eme. — 12. G.L. (Catella) ; 13. Rover (L.
Psalty).
1 Catégorie 750 cmc. — 14. G.L. (Ch. Sweerts) ; 15. G.L.
(Moret); 16. G.L. (Lezin) ; 17. Rover (Delabre).
Catégorie 1,000 eme. — 18. Harley-Davidson (Jean Psalty);
19. Harley-Davidson (Milliman) ; 20. Harley-Davidson (Ver-
P&alt); 21. Diano-Enfield (Oblin); 22. Diane-Enfield (Lexcel-
lent); e3. Harlay-Davidson ( (J.. Carrasclll); ; 24. Indian (Lobs-
tein); 25. Indian (Carron) ; 26. Ind'an (Verlet) ; 27. lIar-
ley-Davidson (J. Vernisse).
'
CYCLECARS ', f
Catégorie.750, cme. — 28. Cyclauto (Rouquet).
Catégorie 1.100 cmc. — 29. Major (Violet) ; 30. Morgan (A.
Darmont); 31. Noël (Noël) ; 32. Sphinx (H. Guîllou); 33.
Morgan (Sandford) ; 34. Elfe (X...); 35. Major (Enders-
Jack).
Le parcours
J'ai bouclé tout à. l'heure le Circuit de Fontai-
nehl-eau, c'est un parcours très dur par la na.tura
mêmè du sol et paJ." l'éta.t de la route en certains
endroits. Les pneus, notamment, «seront soumis à
une rude épreuve.
Le circuit de Fontainebleau emprunte les routes de Fon-
t'àinebleau (carrefour de la Fourche) à Arbonne, d'Arbonne
à Ury par Achères, d'Ury à Fontainebleau (carrefour de
l'Obélisque) et le boulevard circulaire de Fontainebleau dit
du Silvain-Collinet, aidant du carrefour de l'Obélisque au
carrefour de la PeuXche. Ce circuit mesure 30 kilotmètree.
L devra être couvert : f'
18 fois (360 ki4 ta motocyclettes 350 et 600 cnoo.
10 fois (300 kil.) par les motocyclettes 250 cmc, les sida
cars et les cydecars.
L'horaire et les départs
Les motocyclettes courront do 5 h. à 12 h.; les sidooan.
et cyclecars, l'aprèsmidi, de 13 à 19 h.
Les départs seront donnés arrêtés à partir de 5 heuree,
La première ca.tégorie, motocyclettes, partant la première^
les autres à la suite. Il y aura deux minutes d'intervalli
entre le départ de chaque catégorie.
Les eidecars et cyclecars devront partir moteur tournant
et à l'embrayage; ils partiront individuellement toutes le4
minutes, suivant le nombre d'engagés dans chaque ca.tôf
gorie.
Le barême des vitesses
Le tour en : ' Kil. à 1'heure
18 minutes 100 »
19 minutes 94 736
20 minutes 90 »
21 minutes 85 714
22 minutes 81 818
23 minutes « . * 78 2CO
24 minutes 75 »
26 minute 69 230
28 minutes 64 2S5
30 minutes 60 i>
32 minutes 56 250
35 minutes ............................. ... 51 428
Des formalités de douane trop longues nous pri«
veOEit, à Fontainebleau, des deux « Morgan » en.
gagées. Nous regrettons vivement ceci. Ces véhi<
cules devaient tenter de battre les reoesds du
.monde à BrooMamds. Nous aurions certainement
lassis.té à des vitesses foudroyantes et probablement
■à leur victoire, car leurs succès ne se comptent
plus ; leurs tplus belles victoires sont le Prix de
l'A.C.F. Amiens 1913 et le Circuit de Vernon 1919,
-battant les records. Nous aurons l'occasion d '{j¡dmi.
rer ces merveilleux cydecars dans d'autres épreuve,?.
LES GRANDES EPREUVES D'AVIRON
Le 32e Match Rowing-Marne
Une épreuve classique. — 41 années d'exis.
tence. — Le Rowing Club de Paris est en
tête avec une victoire. — La Société Nauti-
que de la Marne entend faire égalité cet
après-midi. — Champions d'Europe et de
France composent les deux équipes.
Sur les 6.200 mètres qui .séparent la pointe u<3
d'île Séguin du barrage de Suresnes, 16 athlètes,
16 rameurs vont se trouver aux prises et if aire l'im-
possible pour passer en vainqueu/r la ligne d'arrivée.
L'historique du match
La date de la course, d'a.bord fixée, au 18 mai 18-9. dut
être reculée sur la. demande du Comité du Rowing Clwb.
Remis au 8 juin, au 15 juin, ensuite au 17 août, puis au
mois de septembre, le premier match fut définitivement *
renvoyé au printemps de l'année 1880. ■ ' .
Il fut couru le 25 avril 1880, entre les ponts de Saint-
Cloud et de Neuilly, sur une distance de 5,000 mètres et
en outi-igger à d. L'année sti.ivante, il fut couru dans les
mêmes conditions; mais, en 1882, les deux Sociétés mirent
en ligne 2 outrigger à 8 sur un nouveau parcours da
6,780 mètres. Le départ eut lieu en amont de l'île de Bil.
lancourt, devant la borne du kilomètre 9, et l'arrivée ea
amont du pont de Suresnes, devant la borne du kilomè-
tre 16. Les ba.tea.ux avaient été construits à Paris : celui
de la S.N.M. par Louis Dossunet. et celui du R.C. par
Tellier. C'est donc de 1882 que date Je match sous sa
forme actuelle, et il n'a pas cessé depuis' d'être couru eu
outrigger à 8.
'Cependant, il fallait le texte (lu règlement FU
Rédaction, Administration, Publicité :
10, Rue du Faubourg-Montmartre
PARIS (9")
!IRE LIGNE.. '... CENTRAL 27-68
2e LIGNE CENTRAL 28-12
Be LIGNE CENTRAL 28-56
Adresse Télégraphique : VÉLAUTQ-PARIS
Directeur-Rédacteur en chef :
HENRI DESGRANGE
AUTOMOBILE - AÉRONAUTIQUE - CYCLISME
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Dimanche 30 Mai 1920
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ÉTRANGER (Union postale). " ... 36 )) 65 H
On s'abonne sans frais dans tous les
Bureaux de poste,
LES GRANDES EPREUVES AUTOMOBILES
LE GRAND PRIX
D'INDIANAPOLIS
se court demain sur 800 kil.
Neuf Toitures françaises : quatre Peugeot, trois Ballot et deux
Grégoire y défendront le bon renom de notre industrie.
Un coin du garage et la
piste d'indianapolis,
QUI GAGNERA ?
Demain lundi va. se disputer à Indianapolis (sur
le seul autodrome au monde qui ait toujours réa-
lisé des bénéfices avec une épreuve annuelle uni-
que) le Grand Prix d'Amérique.
L'épreuve nationale américaine offre cette parti-
cularité, bonne à, souligner, qu'elle a toujours été
fagnée par les Européens quand ceux-ci avaient
les voitures au départ.
'La première ■ année, Carl Fiaher n'avait pu
réunir sur sa piste qu'un lot de voitures américai-
nes sans grande valeur. Marmon gagna : l'an sui-
vant, les, voitures avaient fait quelque progrès ;
la, lutte fut plus sévère et se termina par la. vic-
toire de la marque, nationale, qui tout comme Mar-
mon l'an précédent, connut, à la faveur de ce
succès, un extraordinaire développement commer-
cial.
Puis, les Européens, spécialement les Français,
entrèrent en ligue : et c'en fut fini des victoires
américaines. » v ..
Peugeot gagne 3 fois, Delage 1 fois, -Mercédès
1 fois. Ajoutons d'ailleurs que le four où Mercédès
gagna, ce fnt par une
fortune extraordinaire,
puisqu'à J¡. tours de la
fin, une Peugeot était
en tête avec un tour -en,
tier d'avance, quand,
par suite d'accident sur-
venu à une voiture qui
lui barra la' piste, son
conducteur dut la jeter
i au mur.
1 Ajoutons que -Delage
ne s'était aligné qu'une
seule fois et avait gagné
du premier coup. Enfin,
fixons pour Peugeot un
point d'histoire sportive.
Les Peugeot et les
Mercédès 1914 se sont
rencontrées, depuis six
ans, 21 fois. Peugeot a
gagné ,19 fois : ses deux
défaites ont eu comme
.:JOE BOYER '
théâtre Lyon et Indianapolis. Sur ce dernier ter-
rain, Peugeot prit Isa revanche et demeura imbattu
à New-York.et Chicago. Or, tout. le monde connaît
les deux fois où Peugeot connut la malchance ; .
bien peu connaissent les 19 victoires, tant il est
vrai que lorsque Peugeot gagne, ça paraît tout
^aturel, et' qu'on s'étonne seulement quand une
>utre marque fournit le vainqueur.
_ On connaît le règlement du Grand-Prix d'Amé-
rique 1920. Il se court à la cylindre maximum de
B litres. C'est un règlement qui fut naguère innove
par l'Auto, et celui-ci peut être légitimement fier
des progrès énormes qu'il a fait accomplir aux
(moteurs modernes et dont se sont inspirés tous
les moteurs de l'aviation de guerre. Contraire-
ment à tant d'autres réglementations qui ne con-
nurent qu'une fortune éphémère, les 3 litres sont
(devenus classiques- et, en Angleterre, comme en
France ou aux Etats-Unis, nombreux sont les ty-
Î>es de châssis traités avec un moteur de cette cy-
lindrée: Ce type est assurément un dès mieux con-
nus aujourd'hui dans le monde des techniciens et
on possède, en ce qui le concerne, une documen-
tation incomparable.
De tous les progrès dûs à cette formule,' nous
retiendrons surtout le fait qu'elle a peu à peu fa-
miliarisé le grand public avec les vitesses angu-
laires élevées. Combien de difficultés d'allumage,
ide graissage, de roulements ont dû être résolues du
même coup. Et il nous plaît que les Américains,
je parle des bons, se rallient ainsi aux idées pour
lesquelles nous combattons depuis plus de quinze
fins.
Dans le lot qui prendra le départ demain,
p'envolant en paquet à 150 à l'heure derrière le
racer » de Carl Fisher lui-même (car le départ
est donné lancé), on peut rapidement faire un tri.
Du côté américain, les meilleurs sont Fronte-
nac, Duesemberg et Munroë. Pas grand'chose à
espérer des autres. On sait que les Duesenberg
sont au point, mais manqueront peut-être un peu
de vitesse ; les Frontenac bénéficient d'une expé-
rience déjà longue ; quant aux Munroë, d'une con-
ception aussi audacieuse que le tempérament de
leur « designer » Louis Chevrolet, elles seront as-
surément dangereuses, mais je crains qu'elles ne
tiennent pas le - coup ■ pendant 800 kilomètres. -
Quand même, et tout en répétant à nouveau
que les Américains ont fait de grands, d'énorme3
progrès, grâce à nous, je doute qu'ils triomphent.
il est impossible de ne pas voir le gagnant parmi
Jes Françals.! ' -
■Si les deux Grégoire ont fourni leurs essais
dans des temps excellents, il est néanmoins cer-
tain qu'au point de' vue vitesse pure elles sont
barrées par les Ballot et les Peugeot.
Le vainqueur de demain ne peut être, sincère-
ment, que Ballot ou Peugeot. Du fait des grèves,
les Ballot ont été retardées dans leur envoi et peut-
être, à raison de. circonstances ,déjà dites, leurs
essais n'ont-ils pu être aussi poussés que ceux des
jPeugeot... ■ ....
Chez Peugeot, on a travaillé pour les nouvelles
voitures avec une énergie incroya'ble. On • sait
qu'elles sont de conception entièrement neuve,
avec leurs 5 soupapes par cylindre, leurs 3 arbres
à cames, leur réservoir d'essence au centre du
châssis, et les 3 conducteurs sont exoellents et
éprouvés ; deux d'entre eux ont déjà triomphé
dans la même épreuve. Je ne crois pas que Peu-
geot perde ce Grand-Prix ; mais si la malchance
devait s'acharner sur une maison qui ne le mérite
;pas, lot la France pourrait encore se réjouir, car Bal-
ot .suffirait à tenir en respect la meute améri-
came. - ~
i ........
C. Faroux.
Les concurrents
1. PEUGEOT I (Goux).
2. PEUGEOT II (André Boillot).
3. PEUGEOT III (Wilcox).
4. BALLOT I (De Palma).
5. BALLOT II (Chassa-gDe).
6. BALLOT III (Thomas).
7. PEUGEOT IV (Howard).
8. GREGOIRE I (Porporato).
9. GREGOIRE II (Scales).
10. MUNROE I (Louis Chevrolet).
11. MUNROE II (Gaston Chevrolet)*
12. MUNROE III (Sarles).
13. MUNROE IV (Joé Thomas).
14. FRONTENAC I (Boyer).
15. FRONTENAC II (Hill).
16. FRONTENAC II (Klein).
17. DUESENBERG I (Murhy).
18. DUESENBERG II (Milton).
19. DUESENBERG III (O'Dorunel).;.-
20. DUESENBERG IV (Hearne).
21. OLDFIELD (Stein).
82. REVERE (Rooney). p
63. MULFORD (Mulford).
24. RICHARDS (Boling). ,
85. METEOR (Ilaupt). ,?•//
■ ....
L'organisation
. C'est demain matin, à 10 h. (heure américaine,
16 h. de l',heure française) que sera, donné, à l'auto-
drome d'Indianapolis, le départ de la grande cour-
se internationale disputée sur la distance classique
de 500 milles.
La piste d'Indianapolis, construite en briques,
est un rectangle à coins arrondis (courbes de rac-
cordement de 240 mètres de rayon), comptant 2 mil-
les 1/2 (4 kil. 028). Les virages ne permettent pas
une allure supérieure à 130, sans péril pour les
pneus.
1 A l'extéiieur de la piste, cinq grandes tribunes
permettent 25.000 places assises ; sur la pelouse,
une clôture est prévue à 25 mètres en retrait de la
piste, et, dans l'immense enceinte 'de plus de
80 hectares, on admet, d'une part, les spectateurs,
debout, d'autre part les voitures automobiles, à
bord desquelles leurs occupants peuvent demeurer.
100.000 spectateurs assistent généralement au
Grand Prix : 8 à J 0.000 voitures sont contrôlées
à l'entée et la recette atteignait couramment
avant l'augmentation du prix des places, le chiffre
phénomal de / million à 1 million et demi.
Une quarantaine d& speakèrs, intelligemment
stylés, demeurent en contact avec le public. Tout
se passe dans le plus grand ordre, s^ns , trouble
comme sans heurt. Personne sur la piste; une seule
catégorie de spectateurs a la latitude de circuler
partout : les journalistes.
Le chronométrage
Un appareil électrique chronomètre tous les pas-
,sages au centième de seconde, y eût-il cinquante
passages dans la, même minute. Au cours d'un
Grand Prix, plus de 3.000 passages sont enregis-
trés sans une seule erreur à l'affichage, mené avec
une vélocité fantastique. Le point le plus précieux
de ce chronométrage, c'est qu'il laisse un document
écrit, enregistré par la voiture elle-même lors de
'son passage.
Huit tableaux d'affichage ayant chacun- autant
d afficheurs qu'il y a de voitures engagées, répar- '
tis sut les 4 kilomètres du clfcuit permettent à tous
de savoir à chaque instant où on en est et quelle
est la situation; Le délai maximum entre le pas-
sage d'une voiture et l'affichage de son temps
n'excède jamais 30 secondes.
.Enfin, au-dessus de chacun des tableaux d iaffÎ-
c.hage, des chiffres énormes donnent à tout moment
le classement des dix ou douze premières voitures.
Le départ
Au départ, trois officiels se placent sur la pi
de l 'autre. Successivement, chacun des concurrents
se présente à eux ; le premier fait mettre en route
et _ commande une marche arrière ; après quoi la
voiture ayant repris sa marche avant doit stopper
devant le second officiel en se servant du frein au
pied ; elle repart et doit s'arrêter devant le troi-
sième çn se servant du frein à main. Faute par
un concurrent d'accomplir ces trois manœuvres cor-
rectement, il est impitoyablement disqualifié.
Toutes les voitures prennent simultanément le
départ. Rangés par file de quatre, cinq ou six, sur
plusieurs lignes parallèles, les concurrents s'ébran-
lent à petite allure derrière une voiture pilote qu'ils
ne doivent pas dépasser rendant un tour de piste,
cependant qu'ils doivent également respecter leurs
alignements. La voiture pilote accélère peu à peu
et repasse la ligne de départ à environ 100 ou 120
à l'heure ; elle se dérobé alors sur une route paral-
lèle à la piste et le départ réel est donné. |
La distance et la cylindrée
L'épreuve se dispute sur 500 milles (804 kil. 500),
soit 200 tours de piste. Les ravitaillements et chan-
gements de pneus doivent' être assurés exclusive-
ment, et sous peine de disqualification, par le con-
,ducteur et son mécanicien. La cylindrée est limitée-
cette année, à 3 litres, suivant la, formule créée
par l'Auto. y
Les vainqueurs précédents
1911. — 1. Harroun (Marmon), en 6 h. 42 m. 8/100.
Moyenne à l'heure ; 120 kilo 015.
1912. — 1. Dawson (National), en 6 h. 21 m. 6/100.
Moyenne à l'heure : 126 kilo 628.
1913. — 1. Goux (Peugeot), en 6 h. 35 m. 5/100.
Moyenne à l'heure : 122 kil. 155. *
1914. — 1. Thomas (Delage), en 6 h. 3 m. 45/100.
Moyenne à i''/teMre : 152 kil. 691,.
1915. — 1. De Palma (Mercédès), en 5 h. 33 m. 55/100.
Moyenne à l'heu?-e : lh!" kil. 562 (record).
1916. — Sur 300 milles (482 kil. 700) seulement: 1. Resta
(Peugeot), en 3 h. 34 m. 15/100.
Moyenne à l'heure : 1S5 kil. 236.
1919. — 1. B. Wilcox (Peuzeot), en 5 h. 44 m. 21 s.
Moyenne à l'Aeure : 139 kil. 851.
Le meilleur tour
Le record du tour de piste appartient, depuis
l'an dernier, à Thomas (;t)«.llot) qui, au cours des
éliminatoires, a couvert Tes 2 milles 1/2 en 1 m. 1
25 s. 89/100, soit plus de 168 de moyenne.
AERONAUTIQUE
" Je vais mettre un terme a la politique
adoptée par la Liquidation des stocks "
nous déclare M. P. E. Flandin
Nous avons dit que M. P. E. Flandin allait li-
quider la ferraille des stocks de l'aéronautique.
Nous sommes allés demander à l'eminent Bous-
secrétaire d'Etat quelle politique il entendait adop-
ter.
_- — Ce qui frappe le plus', nous dit-il, quand on
étudie comment ont été liquidés jusqu à présent
les stocks, c'est le nombre infime de ventes aux-
quelles la liquidation a donné lieu. C'est ainsi,
par exemple, que sur un total approximatif de,
23.000 moteurs et de 7.500 cellules d'avions, il n'a
été vendu jusqu'ici que 2.500 moteurs et 620 cel-
lules. La liquidation s'opère donc avec une ex-
trême lenteur. » 1
Puis M. Flandin nous confirme ce que nous di-
sions l'autre jour : « le matériel d'aviation est un
matériel essentiellement fragile ; il se ■ détériore
sans même être utilisé ». , En outre, la conservation i
elle-même du. matériel nécessite des dépenses con-
sidérables.
M. Flandin est décidé à mettre un terme à cette
politique et il nous indique la méthode qu'il -va
employer ; . "
— Je vais essayer de mettre sur pied une com.
binaison, qui permettrait à l'Etat de confier à un
groupe de personnes qualifiées les opérations de
mise en vente. Les bénéfices seraient partagés
entre l'Etat et ce groupe de vendeurs. J'essaierai
d'intéresser à l'entreprise les constructeurs du ma-
tériel, d'aviation eux-mêmes. Eux seuls, d'ailleurs,
peuvent réparer dans de bonnes conditions le ma-
tériel encore réparable et le vendre ensuite. à des
prix, honorables. J'ai déjà fait appel à la Chambre
syndicale dès ilidustri": aéronautiques et lui - ai t
soumis mon projet. Si, comme je l'espère, je m'en-
tends avec les constructeurs, ils créeront entre eux
un consortium,, et c'est avec ce consortium que
l'Etat traitera.
Si j'échoue dans cette voie, j'essaierai de h'-'
quider le matériel par grandes masses, les ur^es
après les autres, mais en tout cas en m'appliquant
à hâter les ventés, au lieu de les ralentir. »
C'est, à peu de choses près, ce que l'Auto disait
hier matin.
AUTOMOBILE
Le Rallie Paris-Rouen
COURSE DE COTE D'ERNEMONT
Organisés par l'A.C. de Normandie avec le con-
cours de l' « Auto » le 13 juin 1920
Le secteur chronométré
Afin de réduire à la moindre durée 'possible,
pour le concurrent, la préoccupation de maintenir
sa vitesse conforme à sa déclaration, nous avons
décidé de n'établir les contrôles secrets de chro-
nométrage que sur le parcours Ecouis-Rouen,
c'est-à-dire sur une distance de 31 kilomètres au
lieu de 57 que nous avions fixée au début.
En conséquence, jusqu'à Ecouis, liberté d'al-
lure, aux risques et périls du conducteur, bien ep-
tendu. A partir d'Ecouis et jusqu'à Rouen, allure
réglée d'après la déclaration portée sur l'engage-
ment.
L'itinéraire
-... m
Paris-Porte Maillot ; La Défense ; Bezons ;
Cormeilles-en-Parisis; Patte d'Oie d'Herblay; St-
, Ou e,n-,I'Au,mône ; Pontoise (gare) (24 kilomètres).
Marines ; Chars ; Bouconvilliers ; Gi-'ors (gare)
(36 kilomètres).
Bezu-St-Eloi ; Etreipagny ; Le Thil ; Ecouis
(26 kilomètres).
Fleury-sur-AndelIe ; Boos ; Rouen (31 kilomè-
tres).
LES GRANDES EPREUVES CYCLISTES
LE 14e TOUR DE FRANCE
Organisé par l'AUTO du 27 juin au 25 juillet 1920.
Encore deux nouveaux engagements
Décidément, l'affaire prend bonne tournure. Les
engagements pour le Tour de France 1920 COIll-
'mencen.t à nous parvenir en nombre. C'est encore'
deux noms nouveaux . qu'il IIOUB faut ajouter à
notre liste. 1 -
Un bon routier
Le premier est celui bien connu d'Henri Oli-
vier, né à Ruffec (Charente), mais domicilié de-
puis plusieurs années à Dunkerque, c'est-à-dire à
deux pas de son pays natal.
Olivier a depuis longtemps fait ses preuves. Il
court depuis 1909. Cette année là le vit décrocher
la premiere place du Challenge de la Vienne et du
Circuit du. Loir-et-Cher. L'année d'après, il était
indépendant. Le Tour de France Peugeot lé comp-
ta, parmi les premiers arrivants. En 1911, même
succès dans le Circuit Français également orga-
nisé par notre grande marque nationale Peugeot.
Il termine les quinze étapes de la belle épreuve
en très bon rang, et, peu après, enlève Paris-Cou-
lommiers et retour.
C'est alors qu'il passe professionnel. Les gran-
des épreuves exercent sur lui une invincible at-
tirance. C'est Paris-Roubaix qui le voit se bien
classer, puis Paris-Menin ; enfin, il s'essaie dans
le Tour de France et, bien que manquant totale-
ment d'expérience, effectue sans la moindre peine
les onze premières étapes de la, course monstre. Il
ne va malheureusement pas plus loin. Une chute
sérieuse dans laquelle il extermine littéralement
sa machine le met hors de course. Il comptait
alors parmi les meilleurs isolés.
Olivier n'est certes pas le grand crack- dans toute
l'acception du mot, mais il n'est pas douteux qu'il
possède de grosses qualités. Peut-être même sans
la guerre ces qualités se fussent-elles magistrale-
ment affirmées. Quoi qu'il en "oit, le Dunkerquois
de Ruffec comptera cette fois encore parmi nos
bons « seconde classe », et nous pouvons même
ajouter, parodiant la phrase célèbre, que « s'il
n'en reste qu'un à l'arrivée, il peut parfaitement
être celui-là >\!
C'est avec infiniment de plaisir, en tout cas,
que nous enregistrons l'inscription de ce brave et
'loyal garçon..
Un junior qui promet
Olivier est licencié senior, Adolphe Maranzano
qui va le suivre immédiatement sur notre liste,
d'engagements est un. junior qui ne compte pas
;■ ■ /
encore 20 ans, étant né le 2.2 novembre 1900 à
Paris.
Malgré son jeune âge, voilà déjà quatre ans que
Maranzano se distingue. 6e de Paris-Tronville, il
a terminé M.ilan-Modène au neuvième rang- der-
rière_ de ^bons routiers. Enfin il compte une jolie
victoire à son actif (lans la Coupe des Abruzzes,
,Chieti-Campobasso, 200 kilomètres, ce qui semble-
rait^ indiquer qu'il possède une certaine endurance.
C'est un jeune qui peut se révéler. Au surplus,
on nous le signale comme étant courageux à l'ex-
trême. Si seulement Moranza.no sait se soigner à
l'étape et ménager sa monture, on peut avoir .l'as-
surance qu'il ira loin dans le Tour de France 1920.
Les inscrits
_ Les commissaires de notre course ayant immé-
diatement classé en seconde classe Olivier et Ma-
ranzano, note liste des engagés s'établit actuel-
lement comme suit :
Première classe
1. Eugène CHRISTOPHE, Malakoff<
* 2. Firmin LAMBOT, Anvers.
3. Honoré BARTHELEMY, Paris.
4. Henri PELISSIER. Paris.
5. Francis PELISSIER, Paris.
6. Louis HEUSGHEM, Ransart.
7. Paud DEMAN, Mouscron.
8. Joseph VANDAELE, Mouscron.
9. Jacques COOMANS, Herstal..
10. Louis MOTTIAT, Bouffioulx.
11. Jean ROSSIUS, Retinnes.
12. Alfred STEUX, Dottignies.
13. Léon SCIEUR, Florennes.
14. Emile MASSON, Dierset-des-Liége.
15. Philippe THYS, Anderlecht.
Deuxième classe
lÕl. Didier MESLARD, Châtellerault.
102. Joseph TOMASSA, Paris.
103. Pierre HERBETTE, Sainte-Radegonde.
104. Geo MENARD, Lisieux.
105-, François CHEVALIER, La Montagne.
106. Henri OLIVIER, Dunkerque.
107. Adolphe MARANZANO, Paris.
CYCLISME
Le Challenge-Record de l'heure
de la Piste municipale
L'Auto et l'U.V.P *-, afin d'aider les sociétés qui
ont décidé d'organiser cette saison une ou plu-
sieurs réunions à la Piste municipale du Bois de
Vincennes, dont l'inauguration est fixée au 6 juin,
viennent de décider la création d'une épreuve dite:
Challenge-Record de l'Heure.
Le règlement de cette épreuve sera arrêté défi-
nitivement mercredi par la Commission sportive
de l'U.V.F., mais d'ores et déjà nous sommes en
mesure d'annoncer que le détenteur du record, en
fin d'année, recevra une somme de 500 francs of-
ferte par l'Auto, tandis qu'une même somme de
500 francs sera remise à la société du vainqueur
par l'U.F.F., qui assurera en outre le ohronomé-
trage officiel de chaque tentative. Il s'agit, ajou-
tons-le, du record de l'heure sans entraîneurs.
La première tentative aura vraisemblablement
lieu dimanche prochain 6 juin et elle constituera
un vrai régal pour les sportsmen de l'Est, car le
premier recordman ne sera autre que Christophe,
le grand vainqueur de Bordeaux-Paris ! .
AUTOMOBILE
La Coupe Internationale
des Voiturettes
Organisée par l'A.C. de l'Ouest, avec le concours
de l' « Auto », le 29 août 1920.
L'engagement de la Licorne
Le Mans, 29 mai. — La Compagnie française
des Automobiles Corre vient d'engager une voitu-
irette La Licorne, qui sera pilotée par Collomb.
Dix voiturettes sont donc officiellement engagées.
Les organisateurs ayant.fixé à 20 le chiffre mini-
mum, et les engagements n'étant clos que le 15
juin, on peut avoir bon espoir.
Nous engageons vivement les constructeurs
ayant l'intention de s'inscrire, à le faire dès à
présent, ce qui permettra de déolancher plus tôt
les travaux d'organisation.
— Berthier.
Aujourd'hui, à 14 heures, courses à Longchamp.
Nos pronostics :
Prix de Neuilly. — Amadis, Rodia.
Prix des Tertres.— Tartufe, Son Négofol.
Prix Lupin. — Ecurie Macomber, Arbacès.
Prix du Parc des Princes. — Sourbier, La Pa- i
lisse.
Prix du Lac. — Simarra, Gaspilleur.
Prix du Trocadéro. — Le Dansk, Pré Catelan.
LES GRANDS TOURNOIS DE LAWN TENNIS
Les Championnats du Monde
SUR TERRE BATTUE
Aujourd'hui dernière journée, au Stade Français
Les Finales. — Laurentz, Champion du Monde. — Aujourd'hui : Finale du Double,
Simple Dames et Double-Mixte.
L'orage qui éclata dans la matinée faisait crain-
dre un. temps pluvieux pour l'après-.midi mais le
soleil se leva vers deux heures, et ce fut devant
des tribunes archi-combles qu'eut lieu, à quatre
heures, la Finale du Championnat simple oppo-
sant, encore'une fois, les deux grandes raquettes
parisiennes Gobert et Laurentz.
Le dernier, remarquable pendamt tout le tour-
lIloi, fit preuve dans cette finale d'une virtuosité
et d'un allant extraordinaires. Il se cramponna
d'un bout à l'autre du match à chaque jeu, à cha-
que service, à toutes les balles, et dès que la
chance se tourna en sa faveur, il la saisit immé-
diatement.
Gobert, au contraire, se présenta en Il dilet-
tante » sur le court, applaudissant les beaux coups
de son adversaire et ne paraissant pas craindre la
défaite. Son jeu, cependant, parut étriqué. Il n'at-
taqua pas avec ses moyens ordinaires. et resta trop
souvent au fond du court. • ; .
Pendant le premier set la lutte fut intense peu.
dant quatorze jeux, Gobert toujours en tête d'ua
jeu. Il paraissait impossible de dire quel serait le
vainqueur, mais dès le moment où Laurentz gai
gna un service de Gobert, le jeune Parisien pro-(
fita de son avance pour remporter cette première
manche par 9 jeux à 7.
Dans la seconde manche, Laurentz, toujours
combatif, réussit 4 jeux de suite et l'emporta 6
à 2. Dans le troisième set, Gobert, après trois
jeux, partout fournit un très bel effort, gagnant
trois jeux 40 à 15, mais Laurentz se cramponna
en désespéré dans la 4e manohe, et dès qu'il, eut
l'ava.nce de 4 jeux à 2, il donna tout ce qu'il pou-
vait, attaquant au filet sur son serviee avec une
fougue inlassable. Laurentz l'emporta finalement
,sur le service de Gobert, désemparé et dominé
sans répit.
La partie
Le match commença à 4 heures précises et dura 1 h. 25,
se terminant à 5 h. 25. La partie fut excellemment arbitrée
par M. Vuillemin.
Le premier set fut ardemment disputé. Gobert débuta par
son service et mena le match, toujours en 'tête d'un jeu,
jusqu'à sept jeux partout. A ce moment, Laurentz prit l'a-
vance d'un jeu sur deux doubles fautes de servIce de son
adversaire et gagna par 9 jeux à 7. ~
Le deuxième set dura 25 minutes. Gobert servit le pre-
mier, mais aussitôt après Laurentz réussit cinq jeux de suite
menant 5 à 1 et enlevant le match, 6 à 2 avec des attaques
multipliées au filet, ne laissant aucun répit à son adver-
is%ire.
Le troisième set fut aussi acharné que les deux premiers.
Pendant six jeux, les deux joueurs ne se lâchèrent pas d'un
jeu, puis -tout d'un coup Gobert" prit l'avance et gagna trois
ieiii, 40 à 15, l'emportant 6 à 3.
Dans la dernière manche, Laurentz servit pour la première
fois le premier et après un jeu" partout prit l'avance de
3 jeux à 1. Gobert essaya de lutter, mais Laurentz réussit
4 à 2, puis 5 à 2 et 40 à 15 sur son service et enleva la
partie sur le service de Gobert par 6 jeux à 2.
Ce fut un très beau match. Gobert ne déploya pas ses
qualités coutumières, mais il eut à lutter contre un Laim-
rentz au mieux de sa forme.
Les autres parties
Les autres parties parurent un peu ternes à côté de cette
finale sensationnelle. Le double de dames revint facilement
à la paire anglaise, Miss lIollman-iWiss Satterwaite, battant
les Françaises, Mme Golding-Mme Vaussard en 2 sets.
En mixte double, Laurentz-Mme Golding triomphèrent
sans difficulté de Mlle Conquet-Dupont, tandis que Mlle S.
Amblard-Decugis l'emportaient, 6-2, 10-8, sur Mme Vaussart-
Tegner.
Quant à la Coupe du Stade, elle opposera" en finale un
Anglais, Davson, -à un Australien, Dodd.
Enfin, la demi-finale de dames donna lieu à un match très
disputé en trois sets qui se termina en faveur de Miss Holl-
man, 6-2, 4-6, 6-0.
Les résultats d'hier
Championnat sîmple. — Finale: Laurentz (France) bat
Gobert (France), 9-7, 6-2, 3-6, 6-2.
Double dames. — Finale: AIrs Satterwaite-Miss Hollman
(Angleterre) b. Mme Golding-Mme Vaussard (France), 1-3
et 6-1.
Coupe du Stade. — 3* tour: Le Besnerais (France) bat
Lovibond (Angleterre), 2-6, 6-2, 6-3; Dodd (Angleterre) bat
Blackheard (Angleterre), 6-2, 6-3.
Demi-finale: Davson (Angleterre) b. Le Besnerais (France),
5-7, 6-1, 6-2.
Double mixt.c. — Demi-finales: Mlle Amblard-Decugis bat
Mme Vaussard-Tegner, 6-2, 10-8; Mme Golding-Laurents
Mme Vaussard-Tegner, 6-2, "10-8; Mme Golding-Laurentz
(France) bat Mie Conquet-Dupont (France), 6-0, 6-3..
Simple de dames. — Demi-finales: Miss Hollman (Angle-
terre) b. Mlle S. Amblard (France), 6-2, 4-6, 6-0.
Double messieurs. — Demi-finale: Mishu-Blackheard (Rou-
manie-Angleterre) b. Winslow-Dodd (Australie)," 6-3, 11-9
et 6-3
Programme d'aujourd'hui
14 h. - 30. ;— Finale du championnat double meu'ieurs;,
Gobert-Laurentzt contre Mishu-Blackbe&rd. \
16 heures. — Finale du championnat simple dames ; Mlle
Subirana contre gagnant Mlle Hollman ou MlIe Amblard.
17 heures. — Finale du championnat mixte; Mlle Am-
blard-M. Deougis contre Mme GOlding-M. Laurentz ou Mlle
Conquet-M. Dupont. i ..
Finale de la Coupe du Stacle.
L'équipe de France de hockey £'entr!iolnera sur le terrain
m vue dû,~ jfcroçhaânes olympiades.' :
AUJOURD'HUI, A 14 H., AU PARC DES PRINCES
FRANCE CONTRE BELGIQUE
Sur 100 kilomètres à l'Américaine
Cet après-midi, au Parc des Princes, cinq grosses équipes belges contre cinq beaux teams
français. — 100 kilomètres avec 15 sprints. — Notre team bleu triom-
phera-t-il du team rouge?
La direction du Parc des Princes n'ayant pa3
hésité une seconde à consentir de gros sacrifices
pour faire venir à Pari3 cinq équipes ' belges des
plus cotées, nous allons assister cet après-midi, à.
une américaine qui va sortir de l'ordinaire.
VANDEVELDE
Les cinq équipes, d ou-
tre-Quiévrain, comme les
cinq teams - français, ont
été soigneusement choi-
sis. Du côté belge, on-re-
trouve tous les triompha-
teurs des dernières amé-
ricaines disputées - de
l'autre côté de la fron-
tière ; du côté français,
les meilleurs spécialistes
ont été engagés, parmi
lesquels Brocco, dont la I
. l'entrée sera on ne peut
plus sympathiquement
accueillie; Godjyier, Du-
puy, Beyl, Berthet, Pa-
fisot, Léon Georget,
Sehilles, Lorain, Alcide
Rousseau, tous vieux
routiers en la matière,
ayant déjà souvent com-
battu contre les .Belges.
Logiquement donc,
l'américaine de ' tantôt
doit être magnifique-
ment disputée. Elle doit
être fertile en incidents
de, toutes sortes, en tentatives d'échappade, en
chasses passionnantes et mouvementées.
Les équipes
Mais, avant de rechercher quels seront les vain-
queurs de cette américaine peu banale, la première,
à Paris qui compte' autant d'étrangers que de
Français, donnons tout d'abord la liste des dix
tea.ms qui vont êtr& en présence :
Equipes belges (maillots rouges) :'Dosscbe-Van-
develde, vainqueurs des Six Heures de Paris ; Rle-
lens-Deullens ; Tuytten-Van Isterdael ; Verheage-
Coppé ; Jarissens-Lutentof.
Equipes françaises (maillots bleus) : Dupuy-Go-
divier ; Brocco-Beyl ; Berthet-Parisot ; L. 'Geor-
get-Schilles ; Lorain-Rousseau.
Comment courront les nôtres ?
Il n'est pas douteux que les cinq équipes belgea
vont former un bloc terriblement dur à effriter.
Que vont faire les nôtres en présence -de cette
coalition 'avouée.? Toute la question est là ! S'ils
répondent à la tactique belge par une tactique iden-
tique, ils ont course gagnée.
Mais, nos représentants voudront-ils pour une
fois laisser de côté toute question d'amour-propre
et faire abstraction, de leurs ambitions personnel-
les ? Voilà ce qu'on ne saurait affirmer. Le Fran-
çais est l'ennemi inné de l'esprit d'équipe. Il court
pour son compte personnel et ne veut pas être
ba'ttu. S'il en est ainsi aujourd'hui, l'affaire ne
fait plus aucun doute pour moi ; les Belges seront
vainqueurs sur toute la ligne.
Mais qu'importe ! En tout état de cause la
course sera- 'belle. 'Et comme elle sera émaillée
de toutes sortes de péripéties et de fort jolig
MAURICE BROCCO
sprints, nous n en de-
manderons certainement
pas plus. ;>"•,■
La réunion
commencera à 14 iheurei'
très exactement par -16
Championnat de France
vitesse amateurs, avec l?
participation de Belli.
vier, Demangel, J. el
G. Paillard, Perrine,
Claisy, Duclos de Tou,'
louse, Lanusse de Bors
deaux, Nicod, Faucheux,,
Hillarion. TJn ha,iidina'tj
pédestre de 400 mètres groupera ensuite nos meil-
leurs pros.
En cas de pluie
_ Si la pluie tombait vers onze heures ou mêIrlè
si, simplement à cette heure, le temps était trop
incertain pour que l'on puisse espérer donner lelt
courses au Parc des Princes, la réunion aurait
lieu au Vélodrome d'Hiver. De même, si la pluie,
au cours de la journée, venait interrompre le pro'
gramme, la réunion serait reprise une heure plue
tard et terminée au Vel' d'Hiv'. Si le temps est
douteux, les spectateurs pourront se renseigner,
pour savoir où a lieu la réunion, à l'un des quatre
numéros de téléphone suivants : Auteuil 02-76
Saxe 45-03, Central 28-12 et Central 27-68, à par'
tir de midi 30.
Au cas où les courses auraient lieu au ,Vèl'
d'Hiv' — mais dans ce cas seulement — des
hommes « sandwichs », porteurs d'affiches ou de
panneaux annonçant la remise se tiendront en
permanence :
1.Devant le Métro-Auteuil ; 2.devant la gare de la
Porte-Maillot ; 3. à l'angle de la rue du Commerce
et du boulevard de Grenelle (arrêt du tramway 25);
4. Sur le quai du Métro, à la station de La Motte,
Picquet _ (direction Auteuil) ; 5. Sur le quai du
Métro, à la station de la Motte-Picquet (direction
Etoile) ; 6. à la Porte-Molitor ; 7. à la Porte de
Saint-Cloud ; 8. à la passerelle de Passv (arrêt des
tramways Louvre-Versailles, rive droite) ; 9. au
café de la Roulotte, 70, boulevard des Batignolles.
Au cas où la réunion devrait se dérouler au Vé-
lodrome d'Hiver, le Championnat de France ama-
teurs serait reporté à une date ultérieure, l'U.V.F.
n'admettant pas qu'un Championnat se dispute eux
une piste couverte.
L'américaine se disputerait sous le même rèole-4
ment, roais^ elle comporterait alors 20 sprints- au
lieu de 15, à raison de un sprint tous les 5 kilomè-
tres.
DERNIERE HEURE
La direction du Parc des Princes n'avait aucune
nouvelle hie.r soir de Godivieir et Parisot qui n'é"
ta-ient pas encore rentrés de CopeTIiha-gue. Au caf1
où les deux excellents coureurs auraient manqué
leur correspondance et ne seraient pas de retour a
temps pour prendre part à l'épreuve, Dupuy ferait
équipe avec Berthet et les frères Ortili, grands spé.
cialistes des courses à l'américaine, viendraient
alors vraisemblablement renforcer le lot de no?
représentants.
LES GRANDES EPREUVES MOTOCYCLISTES
Le Grand Prix du Motocycle Club de France
se court aujourd'hui à Fontainebleau
La grande épreuve du M.C.F. s'annonce comme un très gros succès. — Presque tous
les concurrents inscrits ont été pesés hier après-midi. — Le circuit mettra
les engins à une rude épreuve.
(De nos envoyés spéciaux)
Fontainebleau, 29 mai (par dépêche). — Fontai-
nebleau a ' présenté aujourd'hui .la physionomie
classique des veilles d'épreuves : les pétarades dans
les rues, les petits attroupements autour des véhi-
cules arrêtés, les gens sur le pas des portes discu-
tant les chances des concurrents.
Les opérations de pesage'et de vérification de
véhicules ont eu lieu boulevard Magenta. Elles
étaient dirigées par M. Vouvemet, président de la
commission sportive du M.,C.F., , assisté de MM.
Mich, Flapaux, etc..
A 18 h., au moment Oll le pesage prenait théori-
quement fin, Oblin (Dia-
ne-Enfield), Lexcellent
(Diane-Enfied), Morgan
(A. Darmont), Morgan
(Sandfor.t), Elfe (X...) et
Major (Enders-Jack) ne
«""étaient pas présentés.
Mais il y a de; grandes
chances pour qu'ils soient
vérifiés avant le départ
de l'épreuve; en payant
l'amendé prévue de 50
francs.
Il est, notamment, cer-
tain que Major (Enders-
Jack) se présentera de-
main. Et je sais, pour
les avoir vues hier, que
les deifcc Diane-Enfield
sont prêtes. Il est donc
probable qu'il n'y aura
guère de forfaits.
. ,JO r. y ' '
Les engagés
Voici la liste des concurrents avec ^l'indication
des numéros qu'ils porteront pendant l 'épreuve ;
MOTOCYCLETTES
Catégorie 250 eme. — 1. Moto Solo (Dubost) ; 2. Moto Solo
(Delorme) ; 3. Alcyon (Louis) ; 4. Armor (Val-Pic); 5. La-
bor (Meunier)..
Catégorie 3-50 cme. — 6. Labor (Jolly); 7. Alcyon (Gui-
guet).
Catégorie 500 eme. — 8. Alcyon (Vulliamy); 9. Peugeot
(Péan) ; 10. Peugeot (Devaux); 11. G.L. (Borghetti).
SIDECARS
Catégorie 500 eme. — 12. G.L. (Catella) ; 13. Rover (L.
Psalty).
1 Catégorie 750 cmc. — 14. G.L. (Ch. Sweerts) ; 15. G.L.
(Moret); 16. G.L. (Lezin) ; 17. Rover (Delabre).
Catégorie 1,000 eme. — 18. Harley-Davidson (Jean Psalty);
19. Harley-Davidson (Milliman) ; 20. Harley-Davidson (Ver-
P&alt); 21. Diano-Enfield (Oblin); 22. Diane-Enfield (Lexcel-
lent); e3. Harlay-Davidson ( (J.. Carrasclll); ; 24. Indian (Lobs-
tein); 25. Indian (Carron) ; 26. Ind'an (Verlet) ; 27. lIar-
ley-Davidson (J. Vernisse).
'
CYCLECARS ', f
Catégorie.750, cme. — 28. Cyclauto (Rouquet).
Catégorie 1.100 cmc. — 29. Major (Violet) ; 30. Morgan (A.
Darmont); 31. Noël (Noël) ; 32. Sphinx (H. Guîllou); 33.
Morgan (Sandford) ; 34. Elfe (X...); 35. Major (Enders-
Jack).
Le parcours
J'ai bouclé tout à. l'heure le Circuit de Fontai-
nehl-eau, c'est un parcours très dur par la na.tura
mêmè du sol et paJ." l'éta.t de la route en certains
endroits. Les pneus, notamment, «seront soumis à
une rude épreuve.
Le circuit de Fontainebleau emprunte les routes de Fon-
t'àinebleau (carrefour de la Fourche) à Arbonne, d'Arbonne
à Ury par Achères, d'Ury à Fontainebleau (carrefour de
l'Obélisque) et le boulevard circulaire de Fontainebleau dit
du Silvain-Collinet, aidant du carrefour de l'Obélisque au
carrefour de la PeuXche. Ce circuit mesure 30 kilotmètree.
L devra être couvert : f'
18 fois (360 ki4 ta motocyclettes 350 et 600 cnoo.
10 fois (300 kil.) par les motocyclettes 250 cmc, les sida
cars et les cydecars.
L'horaire et les départs
Les motocyclettes courront do 5 h. à 12 h.; les sidooan.
et cyclecars, l'aprèsmidi, de 13 à 19 h.
Les départs seront donnés arrêtés à partir de 5 heuree,
La première ca.tégorie, motocyclettes, partant la première^
les autres à la suite. Il y aura deux minutes d'intervalli
entre le départ de chaque catégorie.
Les eidecars et cyclecars devront partir moteur tournant
et à l'embrayage; ils partiront individuellement toutes le4
minutes, suivant le nombre d'engagés dans chaque ca.tôf
gorie.
Le barême des vitesses
Le tour en : ' Kil. à 1'heure
18 minutes 100 »
19 minutes 94 736
20 minutes 90 »
21 minutes 85 714
22 minutes 81 818
23 minutes « . * 78 2CO
24 minutes 75 »
26 minute 69 230
28 minutes 64 2S5
30 minutes 60 i>
32 minutes 56 250
35 minutes ............................. ... 51 428
Des formalités de douane trop longues nous pri«
veOEit, à Fontainebleau, des deux « Morgan » en.
gagées. Nous regrettons vivement ceci. Ces véhi<
cules devaient tenter de battre les reoesds du
.monde à BrooMamds. Nous aurions certainement
lassis.té à des vitesses foudroyantes et probablement
■à leur victoire, car leurs succès ne se comptent
plus ; leurs tplus belles victoires sont le Prix de
l'A.C.F. Amiens 1913 et le Circuit de Vernon 1919,
-battant les records. Nous aurons l'occasion d '{j¡dmi.
rer ces merveilleux cydecars dans d'autres épreuve,?.
LES GRANDES EPREUVES D'AVIRON
Le 32e Match Rowing-Marne
Une épreuve classique. — 41 années d'exis.
tence. — Le Rowing Club de Paris est en
tête avec une victoire. — La Société Nauti-
que de la Marne entend faire égalité cet
après-midi. — Champions d'Europe et de
France composent les deux équipes.
Sur les 6.200 mètres qui .séparent la pointe u<3
d'île Séguin du barrage de Suresnes, 16 athlètes,
16 rameurs vont se trouver aux prises et if aire l'im-
possible pour passer en vainqueu/r la ligne d'arrivée.
L'historique du match
La date de la course, d'a.bord fixée, au 18 mai 18-9. dut
être reculée sur la. demande du Comité du Rowing Clwb.
Remis au 8 juin, au 15 juin, ensuite au 17 août, puis au
mois de septembre, le premier match fut définitivement *
renvoyé au printemps de l'année 1880. ■ ' .
Il fut couru le 25 avril 1880, entre les ponts de Saint-
Cloud et de Neuilly, sur une distance de 5,000 mètres et
en outi-igger à d. L'année sti.ivante, il fut couru dans les
mêmes conditions; mais, en 1882, les deux Sociétés mirent
en ligne 2 outrigger à 8 sur un nouveau parcours da
6,780 mètres. Le départ eut lieu en amont de l'île de Bil.
lancourt, devant la borne du kilomètre 9, et l'arrivée ea
amont du pont de Suresnes, devant la borne du kilomè-
tre 16. Les ba.tea.ux avaient été construits à Paris : celui
de la S.N.M. par Louis Dossunet. et celui du R.C. par
Tellier. C'est donc de 1882 que date Je match sous sa
forme actuelle, et il n'a pas cessé depuis' d'être couru eu
outrigger à 8.
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