Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-04-30
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 30 avril 1923 30 avril 1923
Description : 1923/04/30 (A24,N8171). 1923/04/30 (A24,N8171).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k46292698
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/11/2016
L'Auto
-
1
Rédaction, Administration, Publicité:
10, rue du Faubourg-Montmartre
PARIS (9')
r t" ligne CENTRAL 27-68
4 8> ligns CENTRAL 28-(2 ~
TPI éD«ftHF 1 3. ligne CENTRAL 28-58
|[ÏLEPn^£ ^ 41 ligne BERGÈRE 49-14
/ 5. ligne BERGÈRE 53-82
\ " ligne... INTER SPÉCIAL 3-15
i Adresse Télégraphique: Vélauw-Paris
DEUX FILS SPÉCIAUX . , .
Directeur-Rédacteur en chef:
HENRI DESGRANGE
AUTOMOBILE * AÉRONAUTIQUE - CYCLISME >
ATHLÉTISME * BOXE . FOOTBALL ESCRIME - TENNIS - SPORTS FÉMININS - HIPPISME * AYIRON
Le Numéro : 15 Centimes 1
246 ANNEE. — N° 8.171.- QUOTIDIEN
Lundi 30 Avril 1923
ABONNEMENTS :
. Siz Inola Va ..
SEINE et SEINE-&-01SE. - , 24 a 46 »
DÉPARTEMENTS et A'-GÏ]Ïli.", 25 » ' 48 »
ÉTRANGER (Union postule) 43 a 83 m
On s'abonne sans frais dans tous Tes
Bureaux de poste.
LES CHRONIQUES DE « L'AUTO »
La nouvelle Fédération
des Œuvres Post-Scolaires
et l'infaillible victoire
Celui qui fut mon maître dans la vie me livrait
ion jour son secret en ces termes : . _ -
« — Chacun s'étonne de me voir réussir. Cha-
cun a tort, car pendant que chacun disserte, moi
j'agis. Tenez, dans la pièce voisine, ils sont trois
qui discutent sur une option à prendre. Quand ils
auront réalisé l'unanimité et enfin pris une déci-
sion, il sera trop tard. J'durai déjà. l'option espé-
rée. »
Tout eet là. Ne point perdre de temps en discus-
sions inutiles, palabres imbéciles et indécisions sté-
riles. J'ai fait à mon tour, de cet 'aphorisme, la
base de ma philosophie et il m'a trop réussi pour
que je ne le conseille pas aux vieux amis sportifs.
Pendant qu'adversaires et ennemis de l'éducation
physique ergotent, colloquent, ratiocinent, nous
n'avons qu'à agir.
Quand les amis des sports seront à la tête de
tous les organismes actifs de France, les partisans
du. cerveau pléthorique dans un corps débile, auront
beau dire et beau faire, la partie sera perdue par
eux.
Un exemple d'action pratique. Dernièrement,
avec mes amis de la Société Nationale des Confé-
rences Populairw, nous avons fondé la Fédération
des Œuvres Post-Scolaires Laïques, dont la néces-
sité s'imposait, pour ne pas laisser mourir ou même
dépérir, tant de charmants noyaux d'éducation post-
scolaire, prolongements obligatoires d'un enseigne-
ment d'Etat trop, tôt arrêté, faute de fonds. Ache-
ver par tous moyens, pratiques et techniques, l'ins-
truction du citoyen en herbe, tel est le but visé par
ces œuvres désintéressées, où les aînés guident les
jeunes. Bien entendu, l'Administration, qui devrait
tant les aider, oppose à leur initiative mille refus
et mille vexations. Leur faisceau, .:aujourd'hui so-
lide, ne se laissera plus brimer et l'Etat devra,
coûte que coûte, accomplir enfin son devoir et tout
son devoir. L'action à entreprendre est pénible, in-
grate même ; j'en avais déjà une dizaine de sem-
blables à conduire et pourtant j'ai accepté cette
présidence supplémentaire. Pourquoi, sinon pour
faire triompher une thèse qui est le premier de
mes apostolats : créer des cerveaux sains dans des
corps sains. *
La formule est simple, bête'à pleurer, dirait un
de mes confrères qui ne répugne point au snobisme;
et pourtant, il faut de l'énergie pour faire tenir
semblable œuf *de Christophe Colomb.
Si les sportifs raisonnables sont un jour à la
tête de la jeunesse dans toutes les branches de son
activité, que pourront donc imaginer contre eux
les antisportirfs attardés ? Toutefois, je précise :
sportifs raisonnables, car il faut se méfier des sots
î amis au prosélytisme encombrant et dangereux par
ees excès.
. Ceux qui ne se préoccupaient que de' l'intelli-
gence, étaient évidemment coupables ; ceux qui la
négligeraient systématiquement, ne le seraient pas
-moins.
Dans une euau&te que j'ai) récemment menée pour
la Revue Mondiale, sur le Sport -et l'Intelligence,
j'ai été frappé par trois conclusions importantes :
A. — Les partisans du eport forment une grande
. majorité ;
B. — Ses ennemis irréductibles constituent une
infime minorité ; .
C. - Les résistances de beaucoup d'esprit.s sains
sont provoquées par la peur des excès, dont quel-
ques manifestations sont demeurées dans les mé-
moires.
Que faut-il donc avant tout ? Réaliser à tout prix
Inharmonieuse éducation du muscle et du cerveau ;
éviter les excès surtout à l'heure de la victoire —
ce qui est plue difficile qu'on ne pense — et ne ja-
mais oublier le caractère bilatéral du problème hu-
main.
Les triomphes absolus sont dangereux. L'his-
toire nous ^apprend, en effet, que tant que l'équi.
libre parfait n'est .point trouvé, .les réactions suc-
cèdent aux réactions. Chaque révolution est suivie
logiquement d'une révolution opposée. Après la ter-
reur rouge : la terreur blanche. Pas d'exception.
Admettez qu'un jour, les sportsmen soient rois.
S'ils ne se préoccupent pas de laisser à l'intelli-
gence et à ses nécessités la part importante qui
leur revient normalement, le lendemain, ils rede.
viendront escbves. Et ils l'auront bien mérité.
A la Fédération des Œuvres Post-Scolaires Laï-
ques, la préoccupation nous a hantés de travailler
à pe progrès harmonieux et notre programme a été
pleinement . approuvé par les deux aimables com-
pétences -ministérielles, nos camarades Gaston Vit-
dal.et Henry Paté. Aujourd'hui, on nous loue, de-
main on nous aidera, car notre credo est simple :
l'idéal seul nous guide, qui exige pour des années
■' prochaines une nouvelle France plus solide, plus vi-
' vante, plus disciplinée, plus alerte, plus saine.
Pour ce faire, nous ignorerons les petites chapelles,
les combinaisons, l'infime politique des individus.
Droit deva.nt nous, patiemment. Que chacun imite
cet exemple de la Fédération nouvelle et la Vin-
' t-oire est iDfaiHiibIe.
1
José GERMAIN.
TOUT S'EXPLIQUE...
Près de 500.000 véhicules
circulent à Paris !
Il circule à Paris et dans le département de la
'Seine, :
Bicyclettes ou tri-porteurs 368.000
Motocyclettes . 5.950
Sidecars . ! 18.207
Cyclecars ou autos légères 6.000
Taxis automobiles 10.500
. Autos particulières 1 -34.500
Camions ou tracteurs ............................ 40.000
Voitures attelées .................................... 30.575
Au total, 483.157 véhicules auxquels il faut ajou-
ter : 941 autobus, 1.172 voitures motrices de tram-
ways et 580 remorques ou baladeuses, ce qui met
. le total de la circulation connue à 484.809 véhi-
cules...
Auxquels il faut encore ajouter les autos, voitu-
res et cycles qui chaque jour viennent des dépar-
tements voisins, dans Paris!...
BOXE
Siki aurait dû relever hier
avant minuit
le défi de Georges Carpentier
...Mais il a encore trois mois pour le faire
Le 20 février, Georges Carpentier lançait, par
intermédiaire de la. E.F.B., un défi à Battling
Siki pour les titres de champion du monde et d'Eu-
rope des poids mi-lourds. Ce défi, homologué, a été
transmis à l'International Boxing Union le 2 mars.
Le 30 mars, l'I.B.U. décidait à son tour d'ho-
mologuer le défi et à partir de cette date commen-
Ça à courir automatiquement le délai d'un mois
accordé à Siki pour sa réponse, délai qui expirait
hier à minuit.
Aucune réponse n'étant parvenue à la F.F.B.
la situation est la suivante .: d'après les nouveaux
règlements de l'I.B.U.. Siki n'ayant pas répondu
a la., date fixée au défi de Carpentier, un nouveau
ueia-i de trois mois lui est accordé. A l'expiration
ce celui-ci, si le champion du monde et d'Europe
,s P01ds mi-lourds n'a pas relevé le défi da son
cïia^enger, il Hera. déchu de ses titres au bénéfice
de Carpentier ■ • •
Siki a donc encore 92 jours pour réfléchir,
LE CHAMPIONNAT DE FRANCE DE RUGBY
Comme l'an dernier
Toulouse et Bayonne
joueront la finale
En demi-finales :
STADE TOULOUSAIN BAT BIARRITZ : 16 A 0
AVIRON BAYONNAIS BAT RACING : 8 A 3
' En match de barrage, le Stade Français bat le F.C. de Lyon par 3 à 0 et conserve
à Paris ses trois places dans les Poules de Cinq de la saison prochaine. On voit ici
les avants lyonnais tenter de partir à la touche.
Le sort en est jeté. Le Racing ne sera pas fina-
liste. La grande finale verra aux prises les mêmes
adversaires que l'an dernier : le Stade Toulousain,
détenteur du titre, et l'Aviron Bayonnais, cham-
pion de Côte Basque.
Les Basques ont réussi -un magnifique rétablis-
sement à la suite de leur échec de Lourdes, qui
faillit bien les éliminer complètement. Et, à nou-
veau, les voici finalistes avec une équipe compre-
nant de tr&a jeunes éléments en a-v,aaits, tandis
que le vétéran Eoe, rechaussant les souliers . à
crampons, reprenait sa place à l'arrière. La vic-
toire des. Basques sera partout accueillie avec joie.
La. victoire de Toulouse sur Biarritz est impres-
sionnante. Elle démontre la, grande forme des
champions de France, qui sont bien placée pool
conserver le -titre. Les 'avants toulousains, en su.
perbe condition, furent, avec « Vaile-reine » Borde-
Jaurréguy, les grands artisans du succès. Hélas !
le match fut joué trop durement, des brutalités
évidentes émaillèrent la partie, qui dégénéra, en
deuxième mi-temps, en un véritable combat de
rues.
L'arbitre dut expulser 4 joueurs, il y eut trois
blessés, Biarritz termina à 11, Toulouse à 12. Le
désir de remporter la -vitctoire n'excuse pas de tels
excès. Le rugby est un jeu, une distraction, et
non un massacre.
Il est temps de réagir par tous les moyens con-
tre ces fâcheuses tendances, si on ne veut assis-
ter à un rapide déclin de ce sport magnifique. Les
deux équipes possèdent assez d'éléments de classe
pour négliger ces mauvais procédés.
x 4
La rencontre de Bayonne fut jouée de. façon
plus correcte. Elle donna lieu à une explication
rapide, souvent émouvante, entre deux équipes
possédant à peu près les -mêmes atouts. Les avants
bayonnais, moins athlétiques que leurs adversai-
res, fournirent une magnifique partie, et toute
l'équipe se montra souple, alerte, prompte à . la
riposte. Elle mania fort bien le déplacement de jeu
et le recentrage. Le Ra-cing.se -montra longtemps
l'égal de Bayonne, mais la mauvaise conjugaison
des centres nuisit au travail d'ensemble de toute
la ligne. • ...
Une fois de plus, le club doyen ééhoue devant, le
port.
.Maintenant, une question se pœéf. Où se jouera
la finale ? Nous croyons savoir que Bayonne de-
mandera Paris et que Toulouse ne s'opposera pas
à ce choix. Le terrain neutre .possible, eu égard
aux distances . kilométriques, serait Bordeaux,
mais on sait que la grande cité du Sud-Ouest ne
possède pas encore un terrain suffisant pour une
telle épreuve. Le choix de Paris est donc à peu
près certain. Les deux clubs se trouveront en effet
à Paris sur le pied d'égalité en ce qui concerne la
distance, la difficulté de déplacement et l'am-
biance. Le bureau fera un choix se soir, après
avoir entendu les délégués des deux clubs.
(Voir la suite en rubrique Rugby.)
BILLARD
Le Championnat du Monde
commence ce soir
Le billard comporte un certain nombre de ma-
nifestations annuelles. Le championnat du monde,
qui commencera ce soir, est la pins ancienne des
épreuves françaises, voire même européennes. Son
origine remonte à 1903, et tous les grands noms
du billard international figurent à son palmarès.
Longtemps, le grand public a boudé les matches
de billard. Aujourd'hui, nous voyons poindre, au-
tour du tapis vert, les assidus de toutes nos gran-
des manifestations sportives.
C'est un signe des temps, et la. salle des Fêtes
de l'Académie des Abbesses, où se déroulera le
championnat, sera plus d'une fois tenue de fer-.
mer ses portes devant l'enthousiasme grandissant
des fanatiques du billard.
(Voir la suite, en rubrique Billard.)
SALMSON
TOUJOURS Ier
N'ayant plus de lauriers nouveaux à récolter en
France, figurant sans exception aucune au pal- ]
marès de toutes les plus classiques épreuves de j
tourisme et de vitesse, les actifs dirigeants, de
Salmson décidèrent, l'an dernier, de participer
■aux compétitions étrangères : il fallait aussi cher-
cher hors de nos frontières des concurrents nou-
veaux.
Cette décision valut à la marque Salmson un
premier et retentissant succès, au Trophée" Arman-
gué ; un autre, plus remarquable encore, à Broo-
klands.
Salmson n'a pas voulu rester sur ces ^victoires
et, le Grand Prix des Cyclecars étant créé à Mon-
za, Salmson, porte-drapeau indiscuté de l'indus-
trie française du cyclecar, ne déclinai't point la
lutte... et dans cette grande épreuve internatio-
nale, encore une fois, nos couleurs nationales
étaient victorieusement à l'honneur.
Benoist, vainqueur en 2 h. 51 m. 35, s., réalisait,
sur les 300 kilomètres du Grand Prix, la. moyenne
extraordinaire de • 104 à l'heure, moyenne jamais
encore réalisée (chez nous). Bueno, deuxième à
2/5 de seconde, affirme de façon indéniable à quel
point de perfectionnement est arrivé le cyclecar
Salmson,
Dans les épreuves de vitesse, par d'ex oequo,
c'est le meilleur qui çagne, et seul le meilleur
peut gagner... c'est, assez souligner toute l'impor-
tance d'une victoire ainsi remportée. A l'étranger,
elle ne -prend que plus de -poids, satisfaisant à
juste titre notre amour-propre.
Depuis deux ans le Salmson, dont la mécanique
nous fait honneur, a fait ses preuves aussi bien
entre les mains des touristes, ses clients, que dans
les ' compétitions sportives ; sa victoire de Monza
le laisse définitivement et bien seul en tête des
cvclecars.
"Encore une fois, associons au succès du cyclecar
Salmson celui de la magnéto construite aux ate-
liers de Billancourt... elle sut, une fois de plus,
être à la hauteur d'une renommée qui ne pouvait
mentir.
Les amortisseurs Hartford, pneus En-glebert,
carburateur Zénith et les bougies Leda équipaient
les Salmson.
Et pour confirmer ce magistral succès, à la
course de côte de Zbraslav Jiloviete, Salmson se
classe .encore premier en catégorie cyclecar 1.100
(Dietz sur Salmson) et premier également en ca-
^ tégorie voitures tourbme 1.100 (Dietz sur Salmson).
LAWN TENNIS
Le prestigieux américain W. Johnston
est inscrit dans les Championnats du Monde
C'est du 19 au 27 mai,
sur les courts du Stade
Français, à Saint-Cloud,
que vont se disputer les
championnats sur terre
battue. Déjà on a dit
que . les meilleures ra-
quettes masculines et fé-
minines de tous pays y
participeraient.
En ce qui concerne la
participation américaine,
nous pouvons annoncer
aujourd'hui que W. M.
Johnstan, qui fut le
vainqueur du célèbre
champion Tilden, est of-
ficiellement inscrit, un
câble reçu hier par le
commissaire général, M.
Gallav. confirmee l'heu-
W. JOHNSTON -
reuse nouvelle.
La présence de cet as de la raquette assure à
ce magnifique tournoi un relief considérable.
D'ores et déjà on peut louer pour le Tournoi au
Stade Français, 3, rue Volney. * ,
L'ÉQUIPE FRANÇAISE
DE LA COUPE DAVIS
Le premier tour des éliminatoires de la Coupe
Davis oppose la France au Danemark. Ce match
sera. disputé au Racing Club de France, les 16,
17 et 18 mai.
L'équipe française sera composée de J. Borot-ra,
Cochet, Gobert et Lacoste. En double, les paires
probables seront Cochet-Decugis, Lacoste-J. Boro-
tra. Le capitaine de l'équipe française sera Max
Deeugis. 1
AMILCAR
au Meeting de Monaco
Amilcar, champion incontesté de la voiturette
légère: rapide et robuste vient de confirmer, au
Meeting des canots automobiles de Monaco, sa.
maîtrise dans la construction des moteurs à haut
rendement.
Aucune épreuve sur route ou sur piste ne consti-
tue. un aussi rude ban d'essais que la marche à
pleine puissance, pendant -des heures, exigée sur
un bateau ; aussi Amilcar a-t-il voulu courir à
Monaco. Et voici ce qu'il a fait :
'Mercredi, VAmilcar-de Coninck II emportait la
première place dans le prix Louis Forest (75 kilo-
mètræ), et hier, dans le handicap toutes catégories
de 100 kilomètre, seules deux des plus grosses uni-
tés purent se classer avant lui, alors qu'il n'était
équipé qu'avec le moteur S,port- du cyclecar faisant
à peine 1 litre de cylindrée. Ainsi ce moteur ajoute
à ses multiples succès en vitesse et en côte un nou-
veau brevet d'endurance vraiment unique, que
-seule l'impeccable construction d'Amilcar peut
permettre de conquérir.
Comme toujours le carburat-eur Solex et la bou-
gie Gilardoni équipaient le vainqueur et contribuè-
rent à la régularité de marohe vraiment impres.
sionnante de l'Amilcar-de Coninck.
LES VOYAGES DES CETTOIS N'ONT PAS ÉTÉ INUTILES
De discussion en discussion, de vote en vote
De kilomètre en kilomètre et de but en but
le F.C. de Cette s'est acheminé vers la finale de
la Coupe de France de Football
AVANT BATTU LE F.C. ROUENNAIS PAR 1 BUT A 0
IL JOUERA DIMANCHE PROCHAIN CONTRE LE RED STAR
JEU LENT A CETTE
MAIS ARDENT A ROUEN
(De notre envoyé spécial)
Rou.en, 29 avril. — Le stade des Bruyères était
comble pour la dernière demi-finale de la Coupe de
France, qui opposait le F.C. de Cette, le réhabi-
lité, au F.C. de Kouen, le vaillant spécialiste de
la grande compétition nationale. On peut évaluer
à 12.000 le nombre des spectateurs et la recette a
dû dépasser 4-0.000 francs. Le temps gris et maus-
sade se maintint pendant toute la journée et permit
un sport très régulier. La science des Cettois leur
a permis d'obtenir le but vainqueur, mais la fougue
et l'ardeur, des jeunes rouennais ont failli à plu-
,,¡¡iE\'Jr-s reprises leur arracher la victoire, alors que
les attaques cettoises, lentes, étaieut peu souvent
terminées par des shots au but ; au contraire, les
descentes rouennaises amenaient constamment le
trouble dans la défense des « vert et blanc » et
à plusieurs reprises le but fut à deux doigts d'être
obtenu par les « rouge ».
Il fa.ut noté un magnifique et inattendu arrêt
exécuté par Huot absolument sous la barre, alors
que le gardien de but, Encontre, était bien battu.
Les équipes se présentèrent comme l'Auto les
avaient annoncée.
Ce que fut le match
La première mi-temps fut plutôt en faveur des
Rouennais dans son ensemble, ils dominèrent sur-
tout &ur la fin. Le début montra les vingt-deux
équipiers très nerveux et visiblement impression-
nes par l'importance du match qu'ils allaient jouer.
Les Cettois reprirent les premiers le contrôle d'eux-
mêmes et menacèrent sérieusement les buts de
Barnes. Sur un centre de Kramer, Dangles obtint
sans douleur, .recevant la balle complètement dé-
marqué et alors que Gibson chargeait Herubel qui
voulait intervenir, Barnes et Demelliez étaient très
mal placés ; ce but unique fut contesté par les
Eouennais, mais M. Fourgons, qui arbitra très.con-
venablement, n'écouta pas les protestataires et le
match recommença. Quatre minutes plus tard, En-
contre montra qu'une faible confiance pouvait lui
être accordée en loupant un 6hot de Burel qu'il
réussit pourtant à rattraper avant que l'irrémé-
diable soit accompli. De belles descentes de Cette
ne se terminèrent pas, puis les Rouennais prirent
l'offensive par de rapides et soudaines échappées
dont plusieurs furent très près d'aboutir ; pour-
tant Barnes eut à se distinguer pour stopper un
superbe shot de Kramer qu'une tête de Demelliez
ne .réussit qu'à faire légèrement dévier. La præ-
sion des « -rouge » se fit de 'plus en plus dange-
reuse et quelques secondes avant le repos un coup
franc étant accordé à Rouen, à 20 mètres juste
devant les buts d'Encontre, Cantou. arrière rouen-
nais, vint le shooter, ce qu'il fit très bien, Parkes
réussit pourtant à renvoyer la balle en jeu, mais
Bachelet, avant centre des locaux, reprit par un
shot. à mi-hauteur, absolument remarquable, qui,
battit Encontre très nettement, mais fut dégagée
par une intervention imprévue de Huot qui, placé
sous la barre, eut un coup de botte superbe qui
sauva son camp. La seconde' mi-temps fut infini-
ment moins vite, les Rouennais se laissèrent délibé-
rément imposer le jeu méthodique dea Cettois et
leurs qualités de footballeurs ne pouvant rivaliser
avec celles des hommes de Dangles, ils furent bat-
tus constamment, à peine pouvons-nous noter quel-
ques retours offensifs que rendirent inopérant l'ha-
bileté de Gravier, le brio de Huot, et le bonheur
d'Encontre redevenu sûr de lui. Rien ne fut plus
marqué et la fin vit le triomphe des Cettois.
Considérations
Cette partie ne prouve pas grand chose en fa- ,
veur des.Méridionaux, qui devront adopter une toute
autre facture s'ils veulent seulement inquiéter le
Red Star.
Elle prouve, au contraire, que les jeunes nor-
mands sont des défenseurs de premier ordre, il
faut noter en particulier la, remarquable activité
et l'adresse de l'arrière Demelliez, malheureuse-
ment l'attaque des, Rouennais ne fut-pas à la hau-
teur des lignes arrières.
Les meilleurs Cettois furent Kramer, Cornélius,
Parkes, Gravier et Huot. On remarqua parmi les
éliminés, AUautel;l'intergaucne, qui promet ; le
demi Blaisot et surtout son camarade Witty, et
les arrières Demelliez déjà cité et Canton. Barnes
eut peu à faire, deux ou trois shot.s lui permirent
de confirmer sa réelle classe.
Nous aurons donc dimanche prochain, au stade
Pershing, une finale Red Star-F.C. de Cette et cela
nous promet du meilleur football. Il est à peu près
certain que pour cette circonstance définitive de
l'odyssée des Cettois, Jourda, leur brillant demi
centre, reprendra sa place tandis que Parkes vien-
dra remplacer l'excellent et sympathique, mais
trop lent, Gibson, au milieu de la ligne d'attaque.
— Gautier-Chaumet.
LES SPORTS CALMES
Les " campeurs " du T.C.F.
ont passé une bonne nuit
Partir dès Je samedi midi à la campagne, presque
au hasard de l'imprévu, sane autre souci que de
s'arrêter à l'endroit qui vous charmera pour y de-
meurer jusqu'au dimanche soir, ne doit pas man-
quer d'agrément. C'est en tout cas un programme
qui séduit, hebdomadairement, un certain nombre
de membres de la section de camping du Tourin.,,
Club et qui leur - procure des sensations va-riées,
heureuses et même — au petit matin — agrémen-
tées de quelque fraîcheur.
Samedi donc les campeurs du T.C.F. se dirigè-
rent avec leur matériel vers les hauteurs de Chan-
teloup. Sous la direction de M. Latour, l'anima-
teur de la section, ils s'installèrent à l'orée d'un
petit bois, sur les coteaux qui dominent la vallée
de la Seine, au 'lieu dit le Belvédère de l'Ermitage.
Neuf tentes qui abritaient une trentaine de cam-
peurs : hommes, femmes et enfants, composaient
le campement. L'installation terminée, les cam-
peurs y firent la popote et tandis que les étoiles
leur faisaient un plafond merveilleux et que le vent
de la vallée montait en chantant vers leur petit
camp, ils s'endormirent. •
Sur des lits de fortune, emmitouflés dans des
couverures et des manteaux, ils passèrent une nuit
ca.lme et dénuée d'incidents. Au petit jour, hier, ils
se réveillèrent, le soleil éclairait la campagne, leurs
tentes étaient humides de la rosée matinale. Sur la
route de Poissy è Chanteioup, à deux pas de là. une
grosse animation régnait et entre des rangs de
'•spectateurs ■: touristes ou naturels de l'endroit,
Lacquehay, Brunier et autres Pélissier se livraient
une lutte pacifique... Et c'est dans ce lieu pitto-
resque que les campeurs passèrent la journée.
Ils recommenceront dimanche prochain, mais
dans des décors différents. '
Le Championnat de France
de Basket Bail
Les favoris ont triomphé
Le deuxième tour du Championnat de France
de basket bail a été disputé hier. Voici les résul-
tats :
,s.C. Douai b. Tréfileries Havre 2-6—6
Olympique Paris b. G.C. Soissons 20—8
A.M. Pagès b. Patriote de Fontainebleau... 8-6
Foyer Als. Mulhouse b. U.S. Col. Fontaine 70-11
Lyon Olympique b. Olympique Aurillacais 25-22
Lycée Ste-Barbe de la Grand'Combe bat
C.E.P. Cannes forfait ;
- (Voir la suite en rubrique « Basket Bail ».) j
Allô ! Allô !
Hpitre du devoir : «- Racontez une aventure
^ tragique ». ■
Un jeune élève de l'école Y... venait de lire
l'Auto, lorsqu'il reçut de son maître le sujet
ci-dessus. Or, nous avions, ce matin-là, en
tête de nos colonnes: « Le Tigre, l'Automobile,
la Sirène ».
Notre petit lecteur, qui connaît et pratique
déjà le système D., trouva simple et heureux
de recopier la nouvelle de de Montvaures. A
l'énoncé des corrections, il eut la joie, — non
sans mélange, sans doute — d'apprendre que
son travail avait été noté 20 sur 20.
Il nous prie de remercier l'auteur et de ren-
dre à ce dernier les félicitations qu'il a reçues,
lui, « lecteur de quatorze ans », remarquable
copiste.
Tout cela est très bien, à condition que d 'ici
quelques années notre jeune ami nous apporte
un conte qu'il aura lui-même imaginé et écrit,
et assez joliment pour que l'Auto le publie
en rappelant la présente anecdote.
Les Jantes Kundtz laminées,' adoptées par
les touristes pour le Critérium du Tou-
ring Club, à Chanteloup, ont justifié ce choix.
Les 30 premières places ont été attribuées aux
excellentes Jantes Rundtz, de la Compagnie
Franco-Américaine des Jantes en Bois.
Le Téléphoniste/
EN MARGE DES SPORTS
Un Sport dangereux :
LE " PORTEBAGAGING "
Vous avez vu passer,
souvent, le motocycliste
casqué et lunetté qui
fonce sur les routes avec,
assise derrière lui, sur
le -porte-bagages, une da-
me qui peut être son
épouse. La petite daine,
juchée comme un oiseau
sur une branche, un jour
de grand vent, s'accro-
che comme elle peut.
Elle tient le , bras, le
cou, les cheveux, la tail-
le, voire les oreil-les,, de
l'homme qui la. trans-
porte.
En général, la petite
dame est poussiéreuse comme une terrasse de café
au mois d'août et ses yeux expriment la peur.
Dire que la petite dame en question adore le
confortable serai; exagéré. Elle déguste-les cahots
en faisant la grimace et arrive à l'étape avec les
.reins en compote, les jambes durcies par les crampes
et courbaturée.
Sport un tantinet ridicule si tant est que cette
acrobatie peut être dénommée sport. On s'en rendra
compte par notre cliché... qui dit bien ce qu'il veut
dire...
LA DEMONSTRATION INESPEREE
LE CHAMPIONNAT
DE LA POLYMULTIPLIÉE
est enlevé brillamment
par une machine ordinaire
à deux pignons !...
Victoire de Lacquehay, sur J.-B. Louvet, qui
enlève les trois premières places.
LE CLASSEMENT
1re Catégorie (Professionnels)
1. Charlœ LACQUEHAY, couvrant les 200 kil.
en 7 ih. 56 m. 36 s.., sur bicyclette J.-B. Loa-<
vet, pneus Soly ;
2 Jean Brunier, en- 8 h. 2 m. 2 s. 2/5 ;
3. Charles Pélissier, en 8 ih. 13 m. 48 s. 2/5 ; >'
4. Christopbe, en 8 h. 20 m. 20 s. ;
5. Rich, 8 h. 31 m. 48 s. 2/5 ; 6.' Parel, 8, h.,
37 m. 10 s. 4/5 ; 7, Nempon, 9 h. 4 m; 34 s. ; 8.
Lebrun, 9 h. 33 m. 53 s." ; 9. Gilles.
(Voir les résultats de la catégorie « Touristes »
en rubrique Cyclotourisme.) : • 1
Commentant le règlement et l'organisation dit
championnat de la Polym.ultipliée, nous disions,
hier, que Je 5e championnat de .-la Polymultipliée '
serait -un duel entre partis-ans de deux écoles1 dif-
férentes ; le duel a eu lieu, et la victoire Teste aux
partisans de la mono-multiplication, puisque le
vainqueur, montant une machine munie de deux
pignons pour satisfaire 'au règlement, ne s'est servi
que d'un seul pignon durant toute .la course. Dé-
molissant mieux encore la théorie des - fanatiques
.. , -L'arrivée :de- rMqûehav. , ' 7 , ,
du changement de vitesse, qui n'admfettent^ aueoâ:
!l'ésultat sans multiplications nombreuses, Téq'ui.p&
J.-B. Louvet tout entière se classe avant le pre-
mier véritable «,poly », le vieux Christophe. Est-
ce à dire que les changements de vitesse ont Î'»î$
faillite hier à Chanteioup ? Non, certes, car.oa
peut admettra que les trois premiers de la caté*
gorie professionnels étaient supérieurs aux. &ux." joc-
keys » de la -iily ; il n'en reste pas moins qoo
l'essai paraît concluant en ce qui concerne la cour-
00. Le touriste, lui,. continuera à avoir souvo^;
avantage à adopter lee multiples changements
vitesse. ; les «..sectaires » de l'école « -poly;»-.^
raient été-mieux, inspirés de borner leurs am-Di*
tions à ce seul résultat. ■ ..
Cependant, avouons-le,' la -manifestation -a nier
valait d'être tentée, ne serait-ce que pour remet-
tre les choses au .point, ne serait-ce même que pour
la,, formidable propagande qu',a value au cyclot-au-
risme la participation des as.'de la course.
Le vainqueur de la catégorie « touriste » est utt
jeune amateur du V.C.L., qui rie se fit guère ré--'
marquer auparavant ; là encore, l école stepha^.
noise subit - un . éciec, mais moins- grave qtt.étt,
lrB catégorie ; le gagnant montait, en effet, unà.
machine munie d'-un moyeu à 3 vitesses, ce quî.
n'est pas tout à fait la religion du pur « poly
. Une- foule de 8.000 personnes environ assist,.,b' à
l'épreuve, qui fut fort bien organisée ; l',hozmeat
de cette réussite revient -au T.C.F., qui ne ména-
gea pas la peine de ses collaborateurs fidèles : m:
profit de la diffusion définitive du cyclotourisme^
■ (Voir la suite en rubrique cyclotowrWte.J
LE TOUR DE FRANCE AUTOMOBILE DE " L'AUTO "
ET DU M.C. DE FRANCE
Aujourd'hui :
JOURNÉE DE REPOS
ET D'EXPOSITION A NICE
Demain :
Étape : NICE-MARSEILLE
BQULMIER SUR (iOBRON
L'ÉTAPE DE MONTAGNE
(De nos envoyés spéciaux)
Nice, 29 avril. — La journée a été dure aujour-
d'hui pour les concurrents. De Grenoble à Nice
il y a en effet la terrible rampe de Laffrey, qui
a mis les petites cylindrées au travail ; les dange-
reux sauts de la Mure, où les freins ont dû dé.
montrer leur efficacité \ la descente fameuse du
col pay&rd ; une longue partie facile au sol excet.
lent entre Gap et Digne, 0(1 tout le monde h dû
pousser afin de remonter la moyenne ; enfin toute
une partie difficile qui atteint Nice par Castil-
lane et Grasse, route admirable au point de vue
touristique et qui a dû provoquer de nombreux ar-
rêts de la Calthorpe, car les occupants de < eMa
jolie voiture sont des amateurs qui aiment lès
beautés françaises et connaissent fréquemment la
panne de paysage; quand un coin leur plaît, ils
descendent et photographient sans se presser j
-
1
Rédaction, Administration, Publicité:
10, rue du Faubourg-Montmartre
PARIS (9')
r t" ligne CENTRAL 27-68
4 8> ligns CENTRAL 28-(2 ~
TPI éD«ftHF 1 3. ligne CENTRAL 28-58
|[ÏLEPn^£ ^ 41 ligne BERGÈRE 49-14
/ 5. ligne BERGÈRE 53-82
\ " ligne... INTER SPÉCIAL 3-15
i Adresse Télégraphique: Vélauw-Paris
DEUX FILS SPÉCIAUX . , .
Directeur-Rédacteur en chef:
HENRI DESGRANGE
AUTOMOBILE * AÉRONAUTIQUE - CYCLISME >
ATHLÉTISME * BOXE . FOOTBALL ESCRIME - TENNIS - SPORTS FÉMININS - HIPPISME * AYIRON
Le Numéro : 15 Centimes 1
246 ANNEE. — N° 8.171.- QUOTIDIEN
Lundi 30 Avril 1923
ABONNEMENTS :
. Siz Inola Va ..
SEINE et SEINE-&-01SE. - , 24 a 46 »
DÉPARTEMENTS et A'-GÏ]Ïli.", 25 » ' 48 »
ÉTRANGER (Union postule) 43 a 83 m
On s'abonne sans frais dans tous Tes
Bureaux de poste.
LES CHRONIQUES DE « L'AUTO »
La nouvelle Fédération
des Œuvres Post-Scolaires
et l'infaillible victoire
Celui qui fut mon maître dans la vie me livrait
ion jour son secret en ces termes : . _ -
« — Chacun s'étonne de me voir réussir. Cha-
cun a tort, car pendant que chacun disserte, moi
j'agis. Tenez, dans la pièce voisine, ils sont trois
qui discutent sur une option à prendre. Quand ils
auront réalisé l'unanimité et enfin pris une déci-
sion, il sera trop tard. J'durai déjà. l'option espé-
rée. »
Tout eet là. Ne point perdre de temps en discus-
sions inutiles, palabres imbéciles et indécisions sté-
riles. J'ai fait à mon tour, de cet 'aphorisme, la
base de ma philosophie et il m'a trop réussi pour
que je ne le conseille pas aux vieux amis sportifs.
Pendant qu'adversaires et ennemis de l'éducation
physique ergotent, colloquent, ratiocinent, nous
n'avons qu'à agir.
Quand les amis des sports seront à la tête de
tous les organismes actifs de France, les partisans
du. cerveau pléthorique dans un corps débile, auront
beau dire et beau faire, la partie sera perdue par
eux.
Un exemple d'action pratique. Dernièrement,
avec mes amis de la Société Nationale des Confé-
rences Populairw, nous avons fondé la Fédération
des Œuvres Post-Scolaires Laïques, dont la néces-
sité s'imposait, pour ne pas laisser mourir ou même
dépérir, tant de charmants noyaux d'éducation post-
scolaire, prolongements obligatoires d'un enseigne-
ment d'Etat trop, tôt arrêté, faute de fonds. Ache-
ver par tous moyens, pratiques et techniques, l'ins-
truction du citoyen en herbe, tel est le but visé par
ces œuvres désintéressées, où les aînés guident les
jeunes. Bien entendu, l'Administration, qui devrait
tant les aider, oppose à leur initiative mille refus
et mille vexations. Leur faisceau, .:aujourd'hui so-
lide, ne se laissera plus brimer et l'Etat devra,
coûte que coûte, accomplir enfin son devoir et tout
son devoir. L'action à entreprendre est pénible, in-
grate même ; j'en avais déjà une dizaine de sem-
blables à conduire et pourtant j'ai accepté cette
présidence supplémentaire. Pourquoi, sinon pour
faire triompher une thèse qui est le premier de
mes apostolats : créer des cerveaux sains dans des
corps sains. *
La formule est simple, bête'à pleurer, dirait un
de mes confrères qui ne répugne point au snobisme;
et pourtant, il faut de l'énergie pour faire tenir
semblable œuf *de Christophe Colomb.
Si les sportifs raisonnables sont un jour à la
tête de la jeunesse dans toutes les branches de son
activité, que pourront donc imaginer contre eux
les antisportirfs attardés ? Toutefois, je précise :
sportifs raisonnables, car il faut se méfier des sots
î amis au prosélytisme encombrant et dangereux par
ees excès.
. Ceux qui ne se préoccupaient que de' l'intelli-
gence, étaient évidemment coupables ; ceux qui la
négligeraient systématiquement, ne le seraient pas
-moins.
Dans une euau&te que j'ai) récemment menée pour
la Revue Mondiale, sur le Sport -et l'Intelligence,
j'ai été frappé par trois conclusions importantes :
A. — Les partisans du eport forment une grande
. majorité ;
B. — Ses ennemis irréductibles constituent une
infime minorité ; .
C. - Les résistances de beaucoup d'esprit.s sains
sont provoquées par la peur des excès, dont quel-
ques manifestations sont demeurées dans les mé-
moires.
Que faut-il donc avant tout ? Réaliser à tout prix
Inharmonieuse éducation du muscle et du cerveau ;
éviter les excès surtout à l'heure de la victoire —
ce qui est plue difficile qu'on ne pense — et ne ja-
mais oublier le caractère bilatéral du problème hu-
main.
Les triomphes absolus sont dangereux. L'his-
toire nous ^apprend, en effet, que tant que l'équi.
libre parfait n'est .point trouvé, .les réactions suc-
cèdent aux réactions. Chaque révolution est suivie
logiquement d'une révolution opposée. Après la ter-
reur rouge : la terreur blanche. Pas d'exception.
Admettez qu'un jour, les sportsmen soient rois.
S'ils ne se préoccupent pas de laisser à l'intelli-
gence et à ses nécessités la part importante qui
leur revient normalement, le lendemain, ils rede.
viendront escbves. Et ils l'auront bien mérité.
A la Fédération des Œuvres Post-Scolaires Laï-
ques, la préoccupation nous a hantés de travailler
à pe progrès harmonieux et notre programme a été
pleinement . approuvé par les deux aimables com-
pétences -ministérielles, nos camarades Gaston Vit-
dal.et Henry Paté. Aujourd'hui, on nous loue, de-
main on nous aidera, car notre credo est simple :
l'idéal seul nous guide, qui exige pour des années
■' prochaines une nouvelle France plus solide, plus vi-
' vante, plus disciplinée, plus alerte, plus saine.
Pour ce faire, nous ignorerons les petites chapelles,
les combinaisons, l'infime politique des individus.
Droit deva.nt nous, patiemment. Que chacun imite
cet exemple de la Fédération nouvelle et la Vin-
' t-oire est iDfaiHiibIe.
1
José GERMAIN.
TOUT S'EXPLIQUE...
Près de 500.000 véhicules
circulent à Paris !
Il circule à Paris et dans le département de la
'Seine, :
Bicyclettes ou tri-porteurs 368.000
Motocyclettes . 5.950
Sidecars . ! 18.207
Cyclecars ou autos légères 6.000
Taxis automobiles 10.500
. Autos particulières 1 -34.500
Camions ou tracteurs ............................ 40.000
Voitures attelées .................................... 30.575
Au total, 483.157 véhicules auxquels il faut ajou-
ter : 941 autobus, 1.172 voitures motrices de tram-
ways et 580 remorques ou baladeuses, ce qui met
. le total de la circulation connue à 484.809 véhi-
cules...
Auxquels il faut encore ajouter les autos, voitu-
res et cycles qui chaque jour viennent des dépar-
tements voisins, dans Paris!...
BOXE
Siki aurait dû relever hier
avant minuit
le défi de Georges Carpentier
...Mais il a encore trois mois pour le faire
Le 20 février, Georges Carpentier lançait, par
intermédiaire de la. E.F.B., un défi à Battling
Siki pour les titres de champion du monde et d'Eu-
rope des poids mi-lourds. Ce défi, homologué, a été
transmis à l'International Boxing Union le 2 mars.
Le 30 mars, l'I.B.U. décidait à son tour d'ho-
mologuer le défi et à partir de cette date commen-
Ça à courir automatiquement le délai d'un mois
accordé à Siki pour sa réponse, délai qui expirait
hier à minuit.
Aucune réponse n'étant parvenue à la F.F.B.
la situation est la suivante .: d'après les nouveaux
règlements de l'I.B.U.. Siki n'ayant pas répondu
a la., date fixée au défi de Carpentier, un nouveau
ueia-i de trois mois lui est accordé. A l'expiration
ce celui-ci, si le champion du monde et d'Europe
,s P01ds mi-lourds n'a pas relevé le défi da son
cïia^enger, il Hera. déchu de ses titres au bénéfice
de Carpentier ■ • •
Siki a donc encore 92 jours pour réfléchir,
LE CHAMPIONNAT DE FRANCE DE RUGBY
Comme l'an dernier
Toulouse et Bayonne
joueront la finale
En demi-finales :
STADE TOULOUSAIN BAT BIARRITZ : 16 A 0
AVIRON BAYONNAIS BAT RACING : 8 A 3
' En match de barrage, le Stade Français bat le F.C. de Lyon par 3 à 0 et conserve
à Paris ses trois places dans les Poules de Cinq de la saison prochaine. On voit ici
les avants lyonnais tenter de partir à la touche.
Le sort en est jeté. Le Racing ne sera pas fina-
liste. La grande finale verra aux prises les mêmes
adversaires que l'an dernier : le Stade Toulousain,
détenteur du titre, et l'Aviron Bayonnais, cham-
pion de Côte Basque.
Les Basques ont réussi -un magnifique rétablis-
sement à la suite de leur échec de Lourdes, qui
faillit bien les éliminer complètement. Et, à nou-
veau, les voici finalistes avec une équipe compre-
nant de tr&a jeunes éléments en a-v,aaits, tandis
que le vétéran Eoe, rechaussant les souliers . à
crampons, reprenait sa place à l'arrière. La vic-
toire des. Basques sera partout accueillie avec joie.
La. victoire de Toulouse sur Biarritz est impres-
sionnante. Elle démontre la, grande forme des
champions de France, qui sont bien placée pool
conserver le -titre. Les 'avants toulousains, en su.
perbe condition, furent, avec « Vaile-reine » Borde-
Jaurréguy, les grands artisans du succès. Hélas !
le match fut joué trop durement, des brutalités
évidentes émaillèrent la partie, qui dégénéra, en
deuxième mi-temps, en un véritable combat de
rues.
L'arbitre dut expulser 4 joueurs, il y eut trois
blessés, Biarritz termina à 11, Toulouse à 12. Le
désir de remporter la -vitctoire n'excuse pas de tels
excès. Le rugby est un jeu, une distraction, et
non un massacre.
Il est temps de réagir par tous les moyens con-
tre ces fâcheuses tendances, si on ne veut assis-
ter à un rapide déclin de ce sport magnifique. Les
deux équipes possèdent assez d'éléments de classe
pour négliger ces mauvais procédés.
x 4
La rencontre de Bayonne fut jouée de. façon
plus correcte. Elle donna lieu à une explication
rapide, souvent émouvante, entre deux équipes
possédant à peu près les -mêmes atouts. Les avants
bayonnais, moins athlétiques que leurs adversai-
res, fournirent une magnifique partie, et toute
l'équipe se montra souple, alerte, prompte à . la
riposte. Elle mania fort bien le déplacement de jeu
et le recentrage. Le Ra-cing.se -montra longtemps
l'égal de Bayonne, mais la mauvaise conjugaison
des centres nuisit au travail d'ensemble de toute
la ligne. • ...
Une fois de plus, le club doyen ééhoue devant, le
port.
.Maintenant, une question se pœéf. Où se jouera
la finale ? Nous croyons savoir que Bayonne de-
mandera Paris et que Toulouse ne s'opposera pas
à ce choix. Le terrain neutre .possible, eu égard
aux distances . kilométriques, serait Bordeaux,
mais on sait que la grande cité du Sud-Ouest ne
possède pas encore un terrain suffisant pour une
telle épreuve. Le choix de Paris est donc à peu
près certain. Les deux clubs se trouveront en effet
à Paris sur le pied d'égalité en ce qui concerne la
distance, la difficulté de déplacement et l'am-
biance. Le bureau fera un choix se soir, après
avoir entendu les délégués des deux clubs.
(Voir la suite en rubrique Rugby.)
BILLARD
Le Championnat du Monde
commence ce soir
Le billard comporte un certain nombre de ma-
nifestations annuelles. Le championnat du monde,
qui commencera ce soir, est la pins ancienne des
épreuves françaises, voire même européennes. Son
origine remonte à 1903, et tous les grands noms
du billard international figurent à son palmarès.
Longtemps, le grand public a boudé les matches
de billard. Aujourd'hui, nous voyons poindre, au-
tour du tapis vert, les assidus de toutes nos gran-
des manifestations sportives.
C'est un signe des temps, et la. salle des Fêtes
de l'Académie des Abbesses, où se déroulera le
championnat, sera plus d'une fois tenue de fer-.
mer ses portes devant l'enthousiasme grandissant
des fanatiques du billard.
(Voir la suite, en rubrique Billard.)
SALMSON
TOUJOURS Ier
N'ayant plus de lauriers nouveaux à récolter en
France, figurant sans exception aucune au pal- ]
marès de toutes les plus classiques épreuves de j
tourisme et de vitesse, les actifs dirigeants, de
Salmson décidèrent, l'an dernier, de participer
■aux compétitions étrangères : il fallait aussi cher-
cher hors de nos frontières des concurrents nou-
veaux.
Cette décision valut à la marque Salmson un
premier et retentissant succès, au Trophée" Arman-
gué ; un autre, plus remarquable encore, à Broo-
klands.
Salmson n'a pas voulu rester sur ces ^victoires
et, le Grand Prix des Cyclecars étant créé à Mon-
za, Salmson, porte-drapeau indiscuté de l'indus-
trie française du cyclecar, ne déclinai't point la
lutte... et dans cette grande épreuve internatio-
nale, encore une fois, nos couleurs nationales
étaient victorieusement à l'honneur.
Benoist, vainqueur en 2 h. 51 m. 35, s., réalisait,
sur les 300 kilomètres du Grand Prix, la. moyenne
extraordinaire de • 104 à l'heure, moyenne jamais
encore réalisée (chez nous). Bueno, deuxième à
2/5 de seconde, affirme de façon indéniable à quel
point de perfectionnement est arrivé le cyclecar
Salmson,
Dans les épreuves de vitesse, par d'ex oequo,
c'est le meilleur qui çagne, et seul le meilleur
peut gagner... c'est, assez souligner toute l'impor-
tance d'une victoire ainsi remportée. A l'étranger,
elle ne -prend que plus de -poids, satisfaisant à
juste titre notre amour-propre.
Depuis deux ans le Salmson, dont la mécanique
nous fait honneur, a fait ses preuves aussi bien
entre les mains des touristes, ses clients, que dans
les ' compétitions sportives ; sa victoire de Monza
le laisse définitivement et bien seul en tête des
cvclecars.
"Encore une fois, associons au succès du cyclecar
Salmson celui de la magnéto construite aux ate-
liers de Billancourt... elle sut, une fois de plus,
être à la hauteur d'une renommée qui ne pouvait
mentir.
Les amortisseurs Hartford, pneus En-glebert,
carburateur Zénith et les bougies Leda équipaient
les Salmson.
Et pour confirmer ce magistral succès, à la
course de côte de Zbraslav Jiloviete, Salmson se
classe .encore premier en catégorie cyclecar 1.100
(Dietz sur Salmson) et premier également en ca-
^ tégorie voitures tourbme 1.100 (Dietz sur Salmson).
LAWN TENNIS
Le prestigieux américain W. Johnston
est inscrit dans les Championnats du Monde
C'est du 19 au 27 mai,
sur les courts du Stade
Français, à Saint-Cloud,
que vont se disputer les
championnats sur terre
battue. Déjà on a dit
que . les meilleures ra-
quettes masculines et fé-
minines de tous pays y
participeraient.
En ce qui concerne la
participation américaine,
nous pouvons annoncer
aujourd'hui que W. M.
Johnstan, qui fut le
vainqueur du célèbre
champion Tilden, est of-
ficiellement inscrit, un
câble reçu hier par le
commissaire général, M.
Gallav. confirmee l'heu-
W. JOHNSTON -
reuse nouvelle.
La présence de cet as de la raquette assure à
ce magnifique tournoi un relief considérable.
D'ores et déjà on peut louer pour le Tournoi au
Stade Français, 3, rue Volney. * ,
L'ÉQUIPE FRANÇAISE
DE LA COUPE DAVIS
Le premier tour des éliminatoires de la Coupe
Davis oppose la France au Danemark. Ce match
sera. disputé au Racing Club de France, les 16,
17 et 18 mai.
L'équipe française sera composée de J. Borot-ra,
Cochet, Gobert et Lacoste. En double, les paires
probables seront Cochet-Decugis, Lacoste-J. Boro-
tra. Le capitaine de l'équipe française sera Max
Deeugis. 1
AMILCAR
au Meeting de Monaco
Amilcar, champion incontesté de la voiturette
légère: rapide et robuste vient de confirmer, au
Meeting des canots automobiles de Monaco, sa.
maîtrise dans la construction des moteurs à haut
rendement.
Aucune épreuve sur route ou sur piste ne consti-
tue. un aussi rude ban d'essais que la marche à
pleine puissance, pendant -des heures, exigée sur
un bateau ; aussi Amilcar a-t-il voulu courir à
Monaco. Et voici ce qu'il a fait :
'Mercredi, VAmilcar-de Coninck II emportait la
première place dans le prix Louis Forest (75 kilo-
mètræ), et hier, dans le handicap toutes catégories
de 100 kilomètre, seules deux des plus grosses uni-
tés purent se classer avant lui, alors qu'il n'était
équipé qu'avec le moteur S,port- du cyclecar faisant
à peine 1 litre de cylindrée. Ainsi ce moteur ajoute
à ses multiples succès en vitesse et en côte un nou-
veau brevet d'endurance vraiment unique, que
-seule l'impeccable construction d'Amilcar peut
permettre de conquérir.
Comme toujours le carburat-eur Solex et la bou-
gie Gilardoni équipaient le vainqueur et contribuè-
rent à la régularité de marohe vraiment impres.
sionnante de l'Amilcar-de Coninck.
LES VOYAGES DES CETTOIS N'ONT PAS ÉTÉ INUTILES
De discussion en discussion, de vote en vote
De kilomètre en kilomètre et de but en but
le F.C. de Cette s'est acheminé vers la finale de
la Coupe de France de Football
AVANT BATTU LE F.C. ROUENNAIS PAR 1 BUT A 0
IL JOUERA DIMANCHE PROCHAIN CONTRE LE RED STAR
JEU LENT A CETTE
MAIS ARDENT A ROUEN
(De notre envoyé spécial)
Rou.en, 29 avril. — Le stade des Bruyères était
comble pour la dernière demi-finale de la Coupe de
France, qui opposait le F.C. de Cette, le réhabi-
lité, au F.C. de Kouen, le vaillant spécialiste de
la grande compétition nationale. On peut évaluer
à 12.000 le nombre des spectateurs et la recette a
dû dépasser 4-0.000 francs. Le temps gris et maus-
sade se maintint pendant toute la journée et permit
un sport très régulier. La science des Cettois leur
a permis d'obtenir le but vainqueur, mais la fougue
et l'ardeur, des jeunes rouennais ont failli à plu-
,,¡¡iE\'Jr-s reprises leur arracher la victoire, alors que
les attaques cettoises, lentes, étaieut peu souvent
terminées par des shots au but ; au contraire, les
descentes rouennaises amenaient constamment le
trouble dans la défense des « vert et blanc » et
à plusieurs reprises le but fut à deux doigts d'être
obtenu par les « rouge ».
Il fa.ut noté un magnifique et inattendu arrêt
exécuté par Huot absolument sous la barre, alors
que le gardien de but, Encontre, était bien battu.
Les équipes se présentèrent comme l'Auto les
avaient annoncée.
Ce que fut le match
La première mi-temps fut plutôt en faveur des
Rouennais dans son ensemble, ils dominèrent sur-
tout &ur la fin. Le début montra les vingt-deux
équipiers très nerveux et visiblement impression-
nes par l'importance du match qu'ils allaient jouer.
Les Cettois reprirent les premiers le contrôle d'eux-
mêmes et menacèrent sérieusement les buts de
Barnes. Sur un centre de Kramer, Dangles obtint
sans douleur, .recevant la balle complètement dé-
marqué et alors que Gibson chargeait Herubel qui
voulait intervenir, Barnes et Demelliez étaient très
mal placés ; ce but unique fut contesté par les
Eouennais, mais M. Fourgons, qui arbitra très.con-
venablement, n'écouta pas les protestataires et le
match recommença. Quatre minutes plus tard, En-
contre montra qu'une faible confiance pouvait lui
être accordée en loupant un 6hot de Burel qu'il
réussit pourtant à rattraper avant que l'irrémé-
diable soit accompli. De belles descentes de Cette
ne se terminèrent pas, puis les Rouennais prirent
l'offensive par de rapides et soudaines échappées
dont plusieurs furent très près d'aboutir ; pour-
tant Barnes eut à se distinguer pour stopper un
superbe shot de Kramer qu'une tête de Demelliez
ne .réussit qu'à faire légèrement dévier. La præ-
sion des « -rouge » se fit de 'plus en plus dange-
reuse et quelques secondes avant le repos un coup
franc étant accordé à Rouen, à 20 mètres juste
devant les buts d'Encontre, Cantou. arrière rouen-
nais, vint le shooter, ce qu'il fit très bien, Parkes
réussit pourtant à renvoyer la balle en jeu, mais
Bachelet, avant centre des locaux, reprit par un
shot. à mi-hauteur, absolument remarquable, qui,
battit Encontre très nettement, mais fut dégagée
par une intervention imprévue de Huot qui, placé
sous la barre, eut un coup de botte superbe qui
sauva son camp. La seconde' mi-temps fut infini-
ment moins vite, les Rouennais se laissèrent délibé-
rément imposer le jeu méthodique dea Cettois et
leurs qualités de footballeurs ne pouvant rivaliser
avec celles des hommes de Dangles, ils furent bat-
tus constamment, à peine pouvons-nous noter quel-
ques retours offensifs que rendirent inopérant l'ha-
bileté de Gravier, le brio de Huot, et le bonheur
d'Encontre redevenu sûr de lui. Rien ne fut plus
marqué et la fin vit le triomphe des Cettois.
Considérations
Cette partie ne prouve pas grand chose en fa- ,
veur des.Méridionaux, qui devront adopter une toute
autre facture s'ils veulent seulement inquiéter le
Red Star.
Elle prouve, au contraire, que les jeunes nor-
mands sont des défenseurs de premier ordre, il
faut noter en particulier la, remarquable activité
et l'adresse de l'arrière Demelliez, malheureuse-
ment l'attaque des, Rouennais ne fut-pas à la hau-
teur des lignes arrières.
Les meilleurs Cettois furent Kramer, Cornélius,
Parkes, Gravier et Huot. On remarqua parmi les
éliminés, AUautel;l'intergaucne, qui promet ; le
demi Blaisot et surtout son camarade Witty, et
les arrières Demelliez déjà cité et Canton. Barnes
eut peu à faire, deux ou trois shot.s lui permirent
de confirmer sa réelle classe.
Nous aurons donc dimanche prochain, au stade
Pershing, une finale Red Star-F.C. de Cette et cela
nous promet du meilleur football. Il est à peu près
certain que pour cette circonstance définitive de
l'odyssée des Cettois, Jourda, leur brillant demi
centre, reprendra sa place tandis que Parkes vien-
dra remplacer l'excellent et sympathique, mais
trop lent, Gibson, au milieu de la ligne d'attaque.
— Gautier-Chaumet.
LES SPORTS CALMES
Les " campeurs " du T.C.F.
ont passé une bonne nuit
Partir dès Je samedi midi à la campagne, presque
au hasard de l'imprévu, sane autre souci que de
s'arrêter à l'endroit qui vous charmera pour y de-
meurer jusqu'au dimanche soir, ne doit pas man-
quer d'agrément. C'est en tout cas un programme
qui séduit, hebdomadairement, un certain nombre
de membres de la section de camping du Tourin.,,
Club et qui leur - procure des sensations va-riées,
heureuses et même — au petit matin — agrémen-
tées de quelque fraîcheur.
Samedi donc les campeurs du T.C.F. se dirigè-
rent avec leur matériel vers les hauteurs de Chan-
teloup. Sous la direction de M. Latour, l'anima-
teur de la section, ils s'installèrent à l'orée d'un
petit bois, sur les coteaux qui dominent la vallée
de la Seine, au 'lieu dit le Belvédère de l'Ermitage.
Neuf tentes qui abritaient une trentaine de cam-
peurs : hommes, femmes et enfants, composaient
le campement. L'installation terminée, les cam-
peurs y firent la popote et tandis que les étoiles
leur faisaient un plafond merveilleux et que le vent
de la vallée montait en chantant vers leur petit
camp, ils s'endormirent. •
Sur des lits de fortune, emmitouflés dans des
couverures et des manteaux, ils passèrent une nuit
ca.lme et dénuée d'incidents. Au petit jour, hier, ils
se réveillèrent, le soleil éclairait la campagne, leurs
tentes étaient humides de la rosée matinale. Sur la
route de Poissy è Chanteioup, à deux pas de là. une
grosse animation régnait et entre des rangs de
'•spectateurs ■: touristes ou naturels de l'endroit,
Lacquehay, Brunier et autres Pélissier se livraient
une lutte pacifique... Et c'est dans ce lieu pitto-
resque que les campeurs passèrent la journée.
Ils recommenceront dimanche prochain, mais
dans des décors différents. '
Le Championnat de France
de Basket Bail
Les favoris ont triomphé
Le deuxième tour du Championnat de France
de basket bail a été disputé hier. Voici les résul-
tats :
,s.C. Douai b. Tréfileries Havre 2-6—6
Olympique Paris b. G.C. Soissons 20—8
A.M. Pagès b. Patriote de Fontainebleau... 8-6
Foyer Als. Mulhouse b. U.S. Col. Fontaine 70-11
Lyon Olympique b. Olympique Aurillacais 25-22
Lycée Ste-Barbe de la Grand'Combe bat
C.E.P. Cannes forfait ;
- (Voir la suite en rubrique « Basket Bail ».) j
Allô ! Allô !
Hpitre du devoir : «- Racontez une aventure
^ tragique ». ■
Un jeune élève de l'école Y... venait de lire
l'Auto, lorsqu'il reçut de son maître le sujet
ci-dessus. Or, nous avions, ce matin-là, en
tête de nos colonnes: « Le Tigre, l'Automobile,
la Sirène ».
Notre petit lecteur, qui connaît et pratique
déjà le système D., trouva simple et heureux
de recopier la nouvelle de de Montvaures. A
l'énoncé des corrections, il eut la joie, — non
sans mélange, sans doute — d'apprendre que
son travail avait été noté 20 sur 20.
Il nous prie de remercier l'auteur et de ren-
dre à ce dernier les félicitations qu'il a reçues,
lui, « lecteur de quatorze ans », remarquable
copiste.
Tout cela est très bien, à condition que d 'ici
quelques années notre jeune ami nous apporte
un conte qu'il aura lui-même imaginé et écrit,
et assez joliment pour que l'Auto le publie
en rappelant la présente anecdote.
Les Jantes Kundtz laminées,' adoptées par
les touristes pour le Critérium du Tou-
ring Club, à Chanteloup, ont justifié ce choix.
Les 30 premières places ont été attribuées aux
excellentes Jantes Rundtz, de la Compagnie
Franco-Américaine des Jantes en Bois.
Le Téléphoniste/
EN MARGE DES SPORTS
Un Sport dangereux :
LE " PORTEBAGAGING "
Vous avez vu passer,
souvent, le motocycliste
casqué et lunetté qui
fonce sur les routes avec,
assise derrière lui, sur
le -porte-bagages, une da-
me qui peut être son
épouse. La petite daine,
juchée comme un oiseau
sur une branche, un jour
de grand vent, s'accro-
che comme elle peut.
Elle tient le , bras, le
cou, les cheveux, la tail-
le, voire les oreil-les,, de
l'homme qui la. trans-
porte.
En général, la petite
dame est poussiéreuse comme une terrasse de café
au mois d'août et ses yeux expriment la peur.
Dire que la petite dame en question adore le
confortable serai; exagéré. Elle déguste-les cahots
en faisant la grimace et arrive à l'étape avec les
.reins en compote, les jambes durcies par les crampes
et courbaturée.
Sport un tantinet ridicule si tant est que cette
acrobatie peut être dénommée sport. On s'en rendra
compte par notre cliché... qui dit bien ce qu'il veut
dire...
LA DEMONSTRATION INESPEREE
LE CHAMPIONNAT
DE LA POLYMULTIPLIÉE
est enlevé brillamment
par une machine ordinaire
à deux pignons !...
Victoire de Lacquehay, sur J.-B. Louvet, qui
enlève les trois premières places.
LE CLASSEMENT
1re Catégorie (Professionnels)
1. Charlœ LACQUEHAY, couvrant les 200 kil.
en 7 ih. 56 m. 36 s.., sur bicyclette J.-B. Loa-<
vet, pneus Soly ;
2 Jean Brunier, en- 8 h. 2 m. 2 s. 2/5 ;
3. Charles Pélissier, en 8 ih. 13 m. 48 s. 2/5 ; >'
4. Christopbe, en 8 h. 20 m. 20 s. ;
5. Rich, 8 h. 31 m. 48 s. 2/5 ; 6.' Parel, 8, h.,
37 m. 10 s. 4/5 ; 7, Nempon, 9 h. 4 m; 34 s. ; 8.
Lebrun, 9 h. 33 m. 53 s." ; 9. Gilles.
(Voir les résultats de la catégorie « Touristes »
en rubrique Cyclotourisme.) : • 1
Commentant le règlement et l'organisation dit
championnat de la Polym.ultipliée, nous disions,
hier, que Je 5e championnat de .-la Polymultipliée '
serait -un duel entre partis-ans de deux écoles1 dif-
férentes ; le duel a eu lieu, et la victoire Teste aux
partisans de la mono-multiplication, puisque le
vainqueur, montant une machine munie de deux
pignons pour satisfaire 'au règlement, ne s'est servi
que d'un seul pignon durant toute .la course. Dé-
molissant mieux encore la théorie des - fanatiques
.. , -L'arrivée :de- rMqûehav. , ' 7 , ,
du changement de vitesse, qui n'admfettent^ aueoâ:
!l'ésultat sans multiplications nombreuses, Téq'ui.p&
J.-B. Louvet tout entière se classe avant le pre-
mier véritable «,poly », le vieux Christophe. Est-
ce à dire que les changements de vitesse ont Î'»î$
faillite hier à Chanteioup ? Non, certes, car.oa
peut admettra que les trois premiers de la caté*
gorie professionnels étaient supérieurs aux. &ux." joc-
keys » de la -iily ; il n'en reste pas moins qoo
l'essai paraît concluant en ce qui concerne la cour-
00. Le touriste, lui,. continuera à avoir souvo^;
avantage à adopter lee multiples changements
vitesse. ; les «..sectaires » de l'école « -poly;»-.^
raient été-mieux, inspirés de borner leurs am-Di*
tions à ce seul résultat. ■ ..
Cependant, avouons-le,' la -manifestation -a nier
valait d'être tentée, ne serait-ce que pour remet-
tre les choses au .point, ne serait-ce même que pour
la,, formidable propagande qu',a value au cyclot-au-
risme la participation des as.'de la course.
Le vainqueur de la catégorie « touriste » est utt
jeune amateur du V.C.L., qui rie se fit guère ré--'
marquer auparavant ; là encore, l école stepha^.
noise subit - un . éciec, mais moins- grave qtt.étt,
lrB catégorie ; le gagnant montait, en effet, unà.
machine munie d'-un moyeu à 3 vitesses, ce quî.
n'est pas tout à fait la religion du pur « poly
. Une- foule de 8.000 personnes environ assist,.,b' à
l'épreuve, qui fut fort bien organisée ; l',hozmeat
de cette réussite revient -au T.C.F., qui ne ména-
gea pas la peine de ses collaborateurs fidèles : m:
profit de la diffusion définitive du cyclotourisme^
■ (Voir la suite en rubrique cyclotowrWte.J
LE TOUR DE FRANCE AUTOMOBILE DE " L'AUTO "
ET DU M.C. DE FRANCE
Aujourd'hui :
JOURNÉE DE REPOS
ET D'EXPOSITION A NICE
Demain :
Étape : NICE-MARSEILLE
BQULMIER SUR (iOBRON
L'ÉTAPE DE MONTAGNE
(De nos envoyés spéciaux)
Nice, 29 avril. — La journée a été dure aujour-
d'hui pour les concurrents. De Grenoble à Nice
il y a en effet la terrible rampe de Laffrey, qui
a mis les petites cylindrées au travail ; les dange-
reux sauts de la Mure, où les freins ont dû dé.
montrer leur efficacité \ la descente fameuse du
col pay&rd ; une longue partie facile au sol excet.
lent entre Gap et Digne, 0(1 tout le monde h dû
pousser afin de remonter la moyenne ; enfin toute
une partie difficile qui atteint Nice par Castil-
lane et Grasse, route admirable au point de vue
touristique et qui a dû provoquer de nombreux ar-
rêts de la Calthorpe, car les occupants de < eMa
jolie voiture sont des amateurs qui aiment lès
beautés françaises et connaissent fréquemment la
panne de paysage; quand un coin leur plaît, ils
descendent et photographient sans se presser j
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