Titre : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances
Éditeur : [s. n.] (Paris)
Date d'édition : 1928-03-09
Contributeur : Lafitte, Pierre (1872-1938). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 09 mars 1928 09 mars 1928
Description : 1928/03/09 (A21,N6297). 1928/03/09 (A21,N6297).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4607838m
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-228
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/08/2016
EXCELSIOR
L'homme le plus heu-
reux, c est le plus occupé.
ROVOX.
Ume Année, — N° 6,297. —— Pierre Lafitle, fondateur. ,
«Pc cl: Pari , Seins,, S.-et-Oise
ZO et Seine-et-Marne. , ~, 71~~, 1 ',
PARIS, 20, ,PUE D'ENGHIEN (xme)
Départements Q Hc«
. et Colonies OU
VOIR
EN PAGE 6
•• NOS
ILLUSTRATIONS 1
xiiiiiMiiiiMiHiuuHiiiuiiinum
VENDREDI
9
MARS 1928.
...........
Sainte Françúiaù -
ftimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinimiuiiumiiiiiiiiiuiuiiiiiiiiuiit1
Adr. télég. : Excel-124-Paria. — Tél. : Prov. 15-22 15, 3?. 1,5-2'
A la Société des nations
LE CONSEIL DE GENÈVE
S'OCCUPE DES OPTANTS
HONGROIS
Il paraît très probable qu'il
renverra les Roumains et leurs
adversaires de Budapest
dos à dos.
LE COMITÉ CHARGÉ D'ÉTUDIER L'AF-
FAIRE DES MITRAILLEUSES DÉCIDERA
PROBABLEMENT DE PROCÉDER A UNE
ENQUÊTE MENÉE PAR DES CIVILS
[DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL]
- GENÈVE, 8 mars. — Le conseil de
la Société des nations, après avoir
siégé en séance publique de 10 h. 30
M. - TlTULESCO ET LE ~ COMTÇ^ipPONyï
Il
~
~
• à 1 heures et de no ù; 18 Meures,
puis eti ëéânee; privée jusqu'à.' SO h: 219,
n'est pas parvenu à tomber d'accord
sur' l'afl'aire'des optants hongrois, et,
bien que l'on n'ait aucune précision
sur ce qui s'est passé au-cours " de
la séance secrète-tenue dans la-'soi-
rée .—.tous l'es membres du coifse il
ayant décidé de ne rien dire avant
que les pourparlers - engagés soient
terminés — il est vraisemblable que
les deux adversaires seront renvoyés
dos.à dos.' ; >v -
1 On ne peut, en effet, à la suite'des
longues plaidoiries prononcées au-
/'jourd'Jiui, espérer une solution ' de
.conciliation- à moins qu'au.1 dernier
moment '- et c'cst fort improbable.—
la Hongrie accepte de, faire venir en
comoensatiom, pour le paiement ides
indemnités dues aux optants hon-
grois à là suite de leur expropria-
tion' lors de la, rgorme agraire, les
indemnités de guerre, qu'elle doit à
la .Roumanie et pour le paiement
desquelles elle bénéficie "d'un mora-
torium de. yingt ans. : ^
. - On- connaît la thèse de -M.,.Titu.,.
lesco et du comte Apponyi. Pendant
quatre heures trente, aujourd'hui, ils
la développèrent à' nouveau. M.. Ti-
tulcsc-o fut sobre, spirituel et incisif;
il avait à répondre à un diplomate
retors, documenté, courtois, connais-
sant toutes les finesses du parle-
mentarisme — n'a-t-il pas, en effet,
siégé pour la première fois, à la
Chambre de son pays, il y'a près de
soixante ans ? —Je comte-Apponyf,
vieillard qui a-près' de quatre-vingt-
. cinq ans, et qui aujourd'hui-fut ca-
pable . de prononcer .deux discours
d'une heure chacun, étâyant son ar-
gumentation de nombreuses citations
juridiques. Les membres du conseil
écoutèrent avec intérêt ce véritable
cours dp: droit international; mais je
crois bien qu'ils ne suivront pas
l'orateur hongrois et ne renverront
pas l'affaire devant la cour perma-
nente de justice internationale de
La Haye.
LE COMITÉ DES TROIS S'OCCUPE
DE L'AFFAIRE DES MITRAILLEUSES
MM. Villegas (Chili),, Procope (Fin-
lande) ' et Belaerts von • Brokland
(Hollande) se sont entretenus cet
après-midi et tiennent ce soir une
réunjon qui promet de se terminer
fort tard. Je crois savoir, que le co-
mité est d'orees et déjà décidé, ne
serai t-ce que pour créer un précé-
dent, d'ordonner une enquête qui
serait menee par aes civils.
LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE
BLESSE PAR UN FOU A ALGER
EST MORT DE SES BLESSURES
' ALGER, 8 mars. — M. Drago, procu-
reur de la République à Alger, qui avait
. été hier victime d'un attentat de 1q part
d'un fou, a succombé ce matin des suites
i, de la' blessure qu'il a reçue. On avait
''tout d'abord repéré que cette blessure
ne serait pas mortelle.. ,
* ' M. Drago, qui avait fait toute sa car-;
rière dans la magistrature, en Algérie,
était depuis i924 procureur fi Alger, 0([
le drame a provoqué une douloureuse
émotion. Il était âgé de soixante-quatre
ans, marié et père de famille.,
; ■ Dès qu'il -a eu connaissan-ce de là
mort de M. Dragn, M. Bordes. gouver-
neur général dé l'Algérie, accompagné
d'un officier d'ordonnance, a . été pré-
, B-cnter ses' condoléances ,à-■ la famille!." ;
Faut-il réformer le jury criminel ?(1)
L'OPINION CRAINT-ELLE QUE LES DROITS
DU JURY, L'ESSENCE DE SON INSTITUTION,
SON INDÉPENDANCE NE SOIENT MENACES,
SI, PAR UNE RÉFORME, LA COUR SE MÊLE
A LA DÉLIBÉRATION DES JURÉS ?
" Non ", nous répond M.Henri Guernut, secrétaire
général de la Ligue des droits de l'homme.
v La question « préalable- » , . m@a'
amené a regarder de plus près l'hé-
sitation, l'embarras de .certains ma-
gistrats-devant 'l'éventualité' d'une
réforme ., de ; procédure touchant le
fonctionnement du jury criminel; il
est intéressant rl2 savoir si c'est une
question d'opinion.; si l'opinion pu-
pliqqe, comme les magistrats, af la
pose; si, au moment voulù,_ l'upinion
publique la posera et l'imposera au
pouvoir législatif chargé de ..la -ré-
soudfre,, — car' ijne^eaguêté; te-le .que
la nôtre doit aboutir: à une sugges-
tion positive de ce. côté. —, -,
,M. le c.GTis(,,illep VVarrain a 'fo'jtrnr.;
au cas où cette question de principe
i serait infranchissable et pèserait dé-
i cidéinént trop aux scrupules civiques :
des magistrats, une .autre solution
demandée non .plus au côde d'ins-
truction criminelle, .mais. uniquement
au code péïial'i ïl ' vêtît bien rrf£cfîre
aujourd'hui pour compléter ce qu'il
m'a dit :
J'estime que le jury pourra très suf-
flsammen t indiquer la nature d-e la peine
qu'il veut voir infliger (le quantum --de
cette peine appartenant seul à la cour)
par le jeu des circonstances atténuantes,
très atténuantes, des plus atténuantes
qu'il pourra prononcer et qui forceront
là cour de baisser de un, de deux ou de
trois degrés la peine, suivant que le jury
aura accordé l'une de ces trois sortes de
circonstances atténuantes.
Premier exemple. —- .La peine prévue
par la loi est la mort.
Le jury veut les travaux forcés à per-
pétuité, il accorde simplement les cir-
constances atténuantes; il, veut simple-
ment les travaux forcés à temps, il donne
les circonstances très atténuantes; il ne
veut que la réclusion, il accorde les cir-
constances des plus atténuantes..
Deuxième exemple. — La peine prévue
par la loi est les travaux forcés à per-
pétuité. Le jury veut les travaux forcés
à temps (circonstances atténuantes) ; il
veut la réclusion (circonstances très at-
ténuantes) il veut la prison (circons-
tances des plus :aHénuaNes) et ainsi de
suite. : i . 'i . - .
Comme je.vous l'ai dit, pour cette ré-
forme capitale, U-suffit de faire voter un
seul article de loi qui dira qu'en toüte
matière criminelle si le jurv accorde des
e\rçpnsLw~c(£''mttntmrtg,sl ja effur- devra
abaisser hi peine d'un degré; s'il accorde
des circonstances très, atténuantes, la
cour ^baissera 'la peine dé deux degrés,
et de trois degrés si le jury accorde des
circonstances des plus atténuantes: r- .
' C'est un grand, apaisement déjà',
cert.es, que de s'assurer ainsi d'une
amélioration, légale- possible, en tout
état de, cause, et .de n'être pas réduit'
à de lentes transformations de l'usage
par des tentatives et des hardiesses
empiriques, variables selon les lieux,
variables' selon les ' nersorines.
Une sourde préoccupation de l'opinion
Mais qu'en pense Topinion publi-
que^ qu'en peosenL,bellx qui, vis-à-
vis de ià.Loi existante/approuvent ou
protestent, acceptent ou réclament aU
nom de la justice sociale différeiite,
à certains moments, dans l'esprit pu-
blic,'de la justice légale ?
(1) Lire Excelsior des 22.-23, 26, 27, 28 fé-
vrier, et des 2 et mars .1928. : . -
• je ^mentirais" si ) affirmais .que,
présentement le problème de la ré-
forme du jury est. ab§<)lument brû-
lant et impérieux. Malgré mon zèle,
je n'arrive guère à imaginer aucun
des candidats ni ' des' électeurs : en
,
faisant, -à partir du 15 de ce mois,
une : « question ' électorale»; un: ob-
jet d'assemblée , publique, ' un trem-
plin, de programme. N'empêche que
c'est là un de, ces éléments coût u-
miers du contentement bu du mé-
con.teptemént. social, de la santé ou
du malaise de la 'morale, publique
qui, pour moins éclatants et bruyants
que d'autres, n'en' cheminent pas
moins avec ténacité, ; dans ,1e souci
inexprimé d'un peuple. C'est affaire
de ,ciFeonst.anc&â, df JDur.. S'il y a eu,
hier, deux crimes scandaleusement
impunis, on y songe ce matin. Puis,
pendant plusieurs jours; on ; n'en
parlera plus ,* jusqu'à ce que quelque
nouvel acquittement ou quelque peine
dérisoire ou quelque condamnation
excessive, brusquement, y ramène
l'attention. Et, peu à peu, les griefs
s'entassent. - -
Du moins, les hommes qui, par
goût, librement, sans que ce - soit
chez eux une profession, mais sim-
plement, une fonction sociale à côté
de leurs fonctions professionnelles,
suivent les fluctuations du droit pu-
blic, doivent-ils avoir un sentiment
plus _déterminé à ce sujet. 7A cet
égard, la Ligue des droits de l'homme
va, à coup sûr, me renseigner. •
Je rencontre, précisément, dans la
Galerie marchande, l'un dé ses mem-
bres qui est avocat, qui-sera, peut-
être un jour, peut-être - procha.i.ne-
ment, membre du pouvoir légiislairi,
Me Fernand Corcos. Il est assez dé-
dai-gmmx de mon enquête. •
— Laissez donc le jury tranquille,
me fait-il. Quels sont ceux .qui' veu-
lent se '« singulariser > en réformant
son foncti'onnement. conforme à sa
pâture-et sa destination? Faites donc
plutôt. c.am.pagne co; tre les frais de
'justice. ;
; Il a,:T£u rTIe" ne' p o i ni cojïsMéfe'r
que ig, cour, le parquet, le barreau,
le Parlement puissent s' intéresser à
un changement quelconque -de la pro-
cédure c rimmel le, sauf •' qùelqu.ës-
tins, tous « du même côté .Je la
ba'rricade » sur qui, malencontreuse-
ment, je serais tombé. J'ai beau tâ-
cher de lui faire entendre que mes
conve,rsations - ont été, assez . nom-
breuses, et les réponses, .sur le ..prin-
cipe d'une réforme, assez concbïxl'ah-
tes pour justifier une autre manière
dè vo'ir, il demeure sur son doute.
C'est, bien entendu, l'avis person-
nel- de- M" Co.rco'S. Cela silgnifie, ' tout
de même. qü.e. le problème ne : doit
•pas être au premier plan des ira-
-vaux actuels de la Ligué des droits
deThomme, car il y règne, je le sais,
Il(-,rs. de discussions pressantes, une
solidarité, parfois passionnée, qui
est un centre.de résonance de l'opi-
cipants en un tel état d'indifférence.
LORD TERRINGTON DEVANT LA COUR DE DOUAI
1
Il y comparaît ~ étendu 1 sur ' une civière. 1
L'ARRIVEE AU PALAIS. — En bas : INSTANTANE D'AUDIENCE.
Transporté sur une civière, dans une voiture d'ambulance, au palais de justice
de Douai, lord Terrington a comparu, avant-hier, devant la chambre des
mises en accusation, qui, ainsi que nous l'avons dit, ordonna son extradition
UNE AGRESSION
ROCAMBOLESQUE
Le garagiste Patétis, dont l'auto
avait été découverte abandon-
née dans le de Boulogne
est retrouvé inanimé et ruisse-
lant d'eau, quai de la Rapée.
Il déclare avoir été enlevé,
endormi. volé puis séquestré et,
enfin, jeté dans la Seine.
IL AVOUE ENSUITE AVOIR INVENTÉ
DE TOUTES PIÈCES L'AGRESSION
DONT IL SE DISAIT VICTIME
On se rappelle que M. Jean Patétis,
garagiste à, Suresnes, 8,. rue Vol-
taire, disparut, de chez lui le -29 fé-
vrier: dernier et Gue son automobile;
dans laquelle il était parti, fut re-
trouvée dans le' bois de Boulogne. 1
Or, hier matin, vers 6 heures, un
charretier passant quai de la Râpée
apercevait un homme, ruisselant
d'eau, étendu sans mouvement sur
la berge. Cet homme était Jean Pa-
tétis. comme il le déclara lui-même
au commissaire de Bercy, M. Le-
riche.
Puis, le garagiste raconta au ma-
gistrat l'étrange aventure qui lui se-
rait arrivée. :
— J'avais quitté Paris le mercredi 29
février, à 17 heures, pour me rendre à
Pithiviers, 38 bis, M. Corbeau, avee lequel je suis en rela-
tions d'affaires..j'ai^rencontré
des personnes qui m'ont demande de les
conduire à Chartres. Je leur ai répondu
que ce n'était pas mon chemin. Nous
avons convenu que je les déposerais en
route, ce qui fut fait. J'ai quitté Pithi-
viers à 22 h. 30, après avoir causé avec
M. Corbeau. En pleine nuit, un peu après
la route d'Etampés, j'ai trouvé sur ma
route;Une voiture en panne, près de la-
quelle se trouvaient trois personnes en
train de travailler, à une roue. Je suis
descendu pour aider ces automobilistes ;
aussitôt, j'ai été frappé d'un coup; vio-
lent à la nuque. Etourdi, je m'évanouis.
Quand je repris mes sens, j'étais dans la
voiture en panne. Tandis que l'auto
roulait vers une destination inconnue,
l'homme me dit faire partie d'une bande
de voleurs, et que, si je voulais travail-
ler avec eux, -je- gagnerais vite un mil-
lion. Je refusai. Alors, je fus^ conduit
dans une maison que je ne pourrais re-
connaître. et où on me, laissa ,sans autre
nourriture que du pain et de l'eau.
Hierune conversation en portugais. Je con-
nais cette langue. Ils disaient: « Puis-
qu'il ne ' veut pas • t.ravaiHer " avec nous,
tant pis pour lui D. et, ce matin, après,
m'avoir endormi, ils m'ont jeté dans la
Seine. xy;ai repris sens qu'au,
poste de secours.. ,1
Tandis que lé commissaire Leriche
noitail, sans tiroip y ctroiire., ce tragique
récit, une Taipidê enquête était faite.
Qq. put. afpRrendre .ainsi; 4ue Pat.étif,
iYel'd.if d^' d-'ettêis:-tétait. l,vohjet: d'ume
plainte en escroquerie -de la pairt de
son tasfiociié,"M. VaùDev, et que, d'au-
. % , M. JEAN PATÉTIS
tre part, une < grande' - miàison " de
ipmeuirfatiqn'es lui reprochait d''avoiir
vefnd'u des maTchandiises que le gara-
•gi'Site-me lui avait jamais payées.
On raprirt alors rint.e.nroigatoûre de
Paitétif, et c'elui-ci finit par avouer
qu'il avait i'nven't.ç de toutes pièces
son agression.
- — J'ai bu un coup, à Corbeil, avec les
deux, voyageurs que, j'avais rencontrés,
dit-il j'ai trop bu. car ils m'ont pris
les" 14,440 francs que j'avais sur moi.
Désempare, j'ai erré trois jours, puis
abandonné mon auto là où on l'a re-
trouvée. Après, j'ai vécu au jour le jour,
.couchant à l'hôtel... Ce matin, sans un
sou" j'ai voulu me. suicider ; mais l'eau
était trop froide. '■/ -, ;
Patétif, en rai'son des p.J,a,i:nlle,s dont
il est" -l',objel, a été envoyé au Dépôt.
: ; : A
LA CHAMBRE REFUSE A NOUVEAU
D'INSCRIRE A SON ORDRE DU JOUR
LES PROPOSITIONS D'AMNISTIE
Hier soir, on fin de séance, M. Ber-
thon, communiste, a demandé à la
Chambre d'inscrire à son ordre du
jour la discussion de la proposition
d'amnistie déposée par son groupe.
— L'exposé des, motifs de la proposi-
tion de loi dont on demande la discus-
sion est une apologie non : dissimulée,
directe et violente, de tous- les crimes et
délils dont M. Bc,,rtheii demande l'am-
nistie, a dit le garde des Sceaux. Le gou-
vernement reste dotts ferme dans son
attitude. 11, demande, ■, à la Chambre de
ne pas inscrire la discussion de cette
question - à l'ordre, du jour et pose la
question de confiance. ,.
Après une intervention de M. Da!i-
mier, qui annonce qu'en ce qui con-
cerne les hommes condamnés pour
délits-d'opinion et qui sont candidats
aux prochaines élections, ses amis et
lui déposeront la semaine prochaine
une proposition de ' résolution, on
vote. Et l'inscription à l'ordre du
jour. est repoussée par 359 voix con-
tre 143..
LE CODE DU PIÉTON
M. iJOOrl Chiappe, préfet île police;
vient de signer un arrêté qui prescrit.
les mesures q|ic diront désormais ô[)-,
server les pii LOIs A Paris et' dans les
communes du ressort de la préfecture
de, police pot.,I, la...traversée des rues, .
places et carrefours, vue :
i» De prévenir les accidenta ! '
21, De racllltÉr !a cti-CulllUon.
-v • y
LES ASSASSINS PRÉSUMÉS
DE L'ENCAISSEUR DESPRÉS
DEVANT LES ASSISES
Ils proclament leur innocence, leurs dénégations n'ont
anéanti aucune des nombreuses et graves charges
relevées contre eux et les lacunes de leur mémoire
n'ont pas aidé à leur défense.
AUJOURD'HUI, AUDITION DES TÉMOINS
i. Duquesne pendant son interrogatoire ; à gauche, Nourrie ; à droite,
la ffmfute-" 'Nourrie : ^, le président Warrain : 3. les pièces à conviction.
Sinistre trio que celui que. com-
posent Nourrie, sa fèmmé,>nëe Blah-
che Duqùesne, et le frère"de celle-ci,'
Âlbert'].D,uquesne^ qui ,ont à répondre;
de^l'assassinat. - de^ l'encaisseur Dès-
prés.- ' ...;... :
Le .chev-ey i^argr la gure. émaciée,
l'œfl"sol1rnois, - Nourrie laisse trans-
paraître une énergie qui'ne fléchira
pas - durant ■ t,pute,l'audience. Solide
gaillant: chevelu et sanguin; Du-
quesne .'donne l' impression d' une
force dénuée d'astuce. Sous; des ap-
parences • modestes, Blanche ..Nourrie
ne manque pas de sang,-froid. T
- Tandis que le greffier , lit l'acte
d'accusation et que les jurés 'exa-
minent les dOG:úmenls' et ' les ' pl.ans
que leur a fait distribuer le prési-
dent Warrain, l'attention de la salle
archibondée va du banc des accusés
aux pièces à conviction déposée,s au
pied de la cour : ballot de toile,, de
câbles - et,. de cordes : ayant enveloppé
le, cadavre, instruments ayant servi
au -crime, et enfin. la fameuse ,pous-
sett
L'appela des témoins — une cin-
quantaine - - terminé, le président
.procédera irintérrogatoire jen suivant
la chronologie des 'faitS.
Les ; trois accusés se présentent,
sous un jour p.eu favorable. 'Leur
passage dans l'aisance* coïncida avec
une série de .vois et même un crime.
Ils étaient ■ tous -aussi : redoutés au
Perreux, où ils : vinrent s'établir en
1925. Très gênés, endettés même, dès
le lendemain du'crime ils réglèrent
leurs débiteurs' avec des billets de,
mille :francsv, tout neufs. , Quelques
jours auparavant, Blanche Nourrie
leur avait d'ailleurs àiinoiicé" ,!une,;
forte rentrée.,... ■';..' v "',
— La seule rentrée escompté' c'était
la sacGché: de: l'encaisseur Després, sou-
ligne l'avocat général Sevestre.. ; . •
Mais Blanche Nourrie nie çe. pro-
pos. qui prouverait la préméditation,
Si besoin 'eri' étàlt/ri:y a mieux/sur
ce '.point ' : v c'est la potissett(',. i Les
roues furent- achetées le 20 février
et Duquesne 'y. travailla 'jusqti',a 28
au malin, jour du crime..Mais 'iLne
se rappelle plus ce détail. , • - 1 .
— Votre mémoire'a des lacunes de-
vant toutes i l'es', quêtions ' gênantes, lui
fait observer lè presi'dent. ' ' 1
Le premier voyage de la poussette
fut pour porter-jusqu'à la Marne le
cadavre. • ' • ;> - 1 - - ■ r
. On passe à l'emploi du temps des
deux hommes, le' jour du 'crime. Ce
sont des réponses très longues, mais
vagues, des histoires de rendez-vous,
de, visites aux/chantiers, qui ne c'on-
cordent pas, sans' compter ce -que
Nourrie et Duquejne ' ne se rappel-
lent plus. Y . _ , ..'
DANS CE NUMÉRO :
E ----EN'" PAGE-2 : - - — |
3 Les Tril;u-naux. / \ y =
SoLes Spottà. _ 1 „...=
I . :EN PAGE 3 : |
'5- La tension angle - égyp - Ë
.5 v tienne. ',=
a Démarche de la, Société des E
= nations auprès de l'Espa- E
= gne et du Brésil. 1 =
iy EN, fA GE 4 y ' J
5 Cin.ér.ngs et ,Théâtres. Ë
æ = Les, Courses. V , 'Ë
W\:- EN' PA .1 GE. 5 : :l
I Les Faits Divers. - -* .Ë
I EN PAGE 6 : ! ' J
= Le Parlement. - =
COMMENT SERA RÉORGANISÉ LE SERVICE
DE TRANSPORTS DE LA RÉGION PARISIENNE
Le comité consultatif des trans-
ports en commun va être appelé à se
prononcer sur les mesures à prendre
pour assurer la réorganisation des
services de transports de la région
parisienne et faciliter le développe-
ment de Paris en mettant,à la dis-
position des habitants de la banliéue
des moyens de communication rapi-
des et à bon marché.
En vue de faciliter.la solution,des
problèmes que soulève cette réorga-
nisation, M.. Jayot, directeur générai
à la préfecture de la Seine, a déposé
hier, à l'Hôtel de Ville, un très, im-
portant rapport où il expose; avec
beaucoup de clarté, le but à atteindre
et les mesures qui peuvent en faci-
liter, la réalisation. ■
La réorganisation des transports, ex-
pliquc-t-il, doit :
1" Décon,,Ieslionner la circulation dans
les rues ' de l'cris, dans l'intérêt du pu-
blic en général et de Vexploitation des
transports en particulier ;
2° Rendre l e.vnlr¡i[ al/on aussi souple
que possW/e, notamment par les facilités
de perception du prix dru places
3" Assurer une pleine harmonie entre
les . différents modes de transport des-
servant la réf/ion parisienne ; ;
-; ■ i" Développer le réseau en fonction des
mouvements de t(i population ;
5" Faciliter le, déplacement et t habi-
tation des ti-avaflleurs.
| Pour atteindrt: ces différents buts, M.
Jayot préconise : .
1 ° La suppression des tramways dans
une -limite se rapprochant 'dé' coile des
anciens boulevards extérieurs;
2° L'achèvement du Métropolitain dans
Paris, avec allongement des quais à 105
mètres sur les principales lignes et accé-
lération du trafic, tel que l'a prévu le
Conseil municipal, d'une part, et le pro-
longement des lignes en banlieue, d'au-
tre part;
-3° Nouvel 'aménagement 'des lignes
d'omnihus et de tramways pour desser-
vir Paris' et sa banlieue. 1
4" L'unification .des classes sur les
omnihus' et. tramways; ; ¡ t
■ 5° L'unification du prix des sections;
• G" La création de lignes nouvelles à!
grand' rendement; desservant les zones!
à amén-9-ge-r,.kvec services rabatteurs suri
ces lignés ;.
7° El;êc!rificafion des lignes de Vin-I
cennC's,' de Sceaux et de Versailles-Mont-
phrfias^e'; : • |
8° Achèvement et' mise en service de
in ligne de ùallarc]on,"'nveè' raccorde-
pient au chemin de fer du Nord-Sud à
la porté de Vanves; ' ' 1
9" Organisation d'un ecmll(l supérieur
d'cxptoifttHon des différentes exploita-
tions de transport do la région : pari-
sienne ;
10° Moyens flnrinciers de n\n1ÎsaIJon
variables "sulvani, les espèces, mais de-
van ttôlra. r(-J,Cfrmp 1¡\tÓI par la taxe sur la
plus-value foncière, . - ■ ; -
A la Chambre des députés
LE PROJET DE LOI
SUR LES ASSURANCES
SOCIALES
Tous les orateurs se prononcent
pour le vote du texte du Sénat
afin de ne pas retarder la reali-
sation de la réforme.
MAIS DES MODIFICATIONS POURRONT
A BREF DÉLAI ÊTRE APPORTÉES
A LA LOI QUI N'ENTRERA EN VIGUEUR
QUE 22 MOIS APRÈS PROMULGATION
La Chambre a abordé hier ki dis-
cussion du projet de loi rel t jf aux
assurances sociales.
Comme nous l'avons indi' ,
sa commission lui .propose d' >, r
sans modificatioii, le texte dr at.
La^ commission de l'agriculti !<
mtjme s'est, finalement ralli *
texte après quelques resistan'' - r.ho
estime, en effet, que, p-endanl délai
de vingt:':deüX:'lliois, prévu "jt la
promulgation de la loi et- SO' , ppli-
cati.on', il sera possible d'app * v t'tu
texte actuel les modificatio i^si-
rables, notamment celles qu > pon-
'dent aux conditions de traw d:J.HS
l'agriculture. ~
La discussion
■** Lat«4iscussion s'ouvre par • té~
clar4tiûh,, de" M... Lobas quI ut-.;
que ses-amis socialistes \c k iû
projet du Sénat malgré ses îrrpeiTec-
t.ions et-ses parties cfitiquablés.
— ' Notre groupé s'abstiendra tir uc,
dit-il, de déposer des amendeme-ivis. H.fii*
il aura, par cela même, le droit com-
battre ceux qui seront déposés d'l! ui r....
part, d'où qu'ils viennent. iNous Sfi-'ans
lidèles au mot d'ordre que nU(j" nous
sommes donnés pour que la réforme
naisse et vive. ,
M. Peirotes, député du
dit les effets bienfaisants des.
rances sociales en Alsace-" '. raa« ,
où elles fonctionnent depuis Jonu-
temps. Il votera le projet ci!!
bien que l'estimant incornplpl, •{
Thoumyre, ',..utualiste com :'t;:'a et
partisan du développement :■ s assu -
rances sociales, exprime I.<. cr. IP '
que le projet n'impose à ht
une lourde et massive arrm ■ r ba-
tiste, et qu'il n'exige la .-«tien
d'une armée de fonctionnai es.
Le député de Seine-Int'éi i v ■
fera néanmoins la loi.' . ,
-. Vingt-six de ses arl'icl s in nt
des règlements d'adminisli i
que, dit-il, et seize annoncc1
crets. L'espoir nous est ainsi t u !
l'oi pourra'être améliorée, sai,,;-; JU
mômfl r»«5r»pcîcn irn non rrm/im 1.. I r \ t a
L'exposé de M. Grinda
; M. Grinda, pie g*jdent. et 1 ;"ic;tr
ide. la commission d 'assura:). et de
prévoyance sociales, note (;n ' le S''-
nat est arrivé dans l'erisi ; :)ux
; mômes conclusions que la u'ICR'bt ,-Î
'et qu'il a adopté les mê" ; ;
cipes.
— En rat.ifiant.ie lette du ïVnn;, dit
l'orateur, la Chambre, c'onsa;.; ,"1';; iione,,
'clans son ensemble, le proji î %
voté le 8 avril 1924.
HINCHCLIFFE VA TENTER
LE RECORD DE DISTANCE
LONDRES, 8 mars. — 11 d ■
grands raids d'aviation n\ 1 * < a-
core ouverte, Il y a e\ t.' »
alerte ici. Un message. H de
MISS MACKAY .ET HiNC z fC .~ i F F,
l'aérodrome de Cranwell, anuon'çait. le
départ imminent du capitaine Hutf h-
ciin'e et. de miss Mackay, troisième
fille de lord Inchcape, pilote d'avion
réputée, pour l'Amérique *'
En réalité, Hinchcliffe pr tïf
bien de tenter t.rès prochainemcnt. ic
record de. distance, mais rnis-.l , !.„
kay ne l'accompagnera peUL la
direction du raid n'est pas t.f.ure
fixée.
Hinchcliffe, qui revient d'Améri-
que, pilotera un monopkui seniblabie
au lJrido of Détroit qu'utilisèrent
Broock et Schlee et au Sir John Car-
lin a de Tully et Medenlfc.'. Son uppa-
reil, \"Adocnturc, possède une vi-
tesse horaire moyenne de 150 kilo-
mètres. - * : ■ - • , '
L'homme le plus heu-
reux, c est le plus occupé.
ROVOX.
Ume Année, — N° 6,297. —— Pierre Lafitle, fondateur. ,
«Pc cl: Pari , Seins,, S.-et-Oise
ZO et Seine-et-Marne. , ~, 71~~, 1 ',
PARIS, 20, ,PUE D'ENGHIEN (xme)
Départements Q Hc«
. et Colonies OU
VOIR
EN PAGE 6
•• NOS
ILLUSTRATIONS 1
xiiiiiMiiiiMiHiuuHiiiuiiinum
VENDREDI
9
MARS 1928.
...........
Sainte Françúiaù -
ftimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinimiuiiumiiiiiiiiiuiuiiiiiiiiuiit1
Adr. télég. : Excel-124-Paria. — Tél. : Prov. 15-22 15, 3?. 1,5-2'
A la Société des nations
LE CONSEIL DE GENÈVE
S'OCCUPE DES OPTANTS
HONGROIS
Il paraît très probable qu'il
renverra les Roumains et leurs
adversaires de Budapest
dos à dos.
LE COMITÉ CHARGÉ D'ÉTUDIER L'AF-
FAIRE DES MITRAILLEUSES DÉCIDERA
PROBABLEMENT DE PROCÉDER A UNE
ENQUÊTE MENÉE PAR DES CIVILS
[DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL]
- GENÈVE, 8 mars. — Le conseil de
la Société des nations, après avoir
siégé en séance publique de 10 h. 30
M. - TlTULESCO ET LE ~ COMTÇ^ipPONyï
Il
~
~
• à 1 heures et de no ù; 18 Meures,
puis eti ëéânee; privée jusqu'à.' SO h: 219,
n'est pas parvenu à tomber d'accord
sur' l'afl'aire'des optants hongrois, et,
bien que l'on n'ait aucune précision
sur ce qui s'est passé au-cours " de
la séance secrète-tenue dans la-'soi-
rée .—.tous l'es membres du coifse il
ayant décidé de ne rien dire avant
que les pourparlers - engagés soient
terminés — il est vraisemblable que
les deux adversaires seront renvoyés
dos.à dos.' ; >v -
1 On ne peut, en effet, à la suite'des
longues plaidoiries prononcées au-
/'jourd'Jiui, espérer une solution ' de
.conciliation- à moins qu'au.1 dernier
moment '- et c'cst fort improbable.—
la Hongrie accepte de, faire venir en
comoensatiom, pour le paiement ides
indemnités dues aux optants hon-
grois à là suite de leur expropria-
tion' lors de la, rgorme agraire, les
indemnités de guerre, qu'elle doit à
la .Roumanie et pour le paiement
desquelles elle bénéficie "d'un mora-
torium de. yingt ans. : ^
. - On- connaît la thèse de -M.,.Titu.,.
lesco et du comte Apponyi. Pendant
quatre heures trente, aujourd'hui, ils
la développèrent à' nouveau. M.. Ti-
tulcsc-o fut sobre, spirituel et incisif;
il avait à répondre à un diplomate
retors, documenté, courtois, connais-
sant toutes les finesses du parle-
mentarisme — n'a-t-il pas, en effet,
siégé pour la première fois, à la
Chambre de son pays, il y'a près de
soixante ans ? —Je comte-Apponyf,
vieillard qui a-près' de quatre-vingt-
. cinq ans, et qui aujourd'hui-fut ca-
pable . de prononcer .deux discours
d'une heure chacun, étâyant son ar-
gumentation de nombreuses citations
juridiques. Les membres du conseil
écoutèrent avec intérêt ce véritable
cours dp: droit international; mais je
crois bien qu'ils ne suivront pas
l'orateur hongrois et ne renverront
pas l'affaire devant la cour perma-
nente de justice internationale de
La Haye.
LE COMITÉ DES TROIS S'OCCUPE
DE L'AFFAIRE DES MITRAILLEUSES
MM. Villegas (Chili),, Procope (Fin-
lande) ' et Belaerts von • Brokland
(Hollande) se sont entretenus cet
après-midi et tiennent ce soir une
réunjon qui promet de se terminer
fort tard. Je crois savoir, que le co-
mité est d'orees et déjà décidé, ne
serai t-ce que pour créer un précé-
dent, d'ordonner une enquête qui
serait menee par aes civils.
LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE
BLESSE PAR UN FOU A ALGER
EST MORT DE SES BLESSURES
' ALGER, 8 mars. — M. Drago, procu-
reur de la République à Alger, qui avait
. été hier victime d'un attentat de 1q part
d'un fou, a succombé ce matin des suites
i, de la' blessure qu'il a reçue. On avait
''tout d'abord repéré que cette blessure
ne serait pas mortelle.. ,
* ' M. Drago, qui avait fait toute sa car-;
rière dans la magistrature, en Algérie,
était depuis i924 procureur fi Alger, 0([
le drame a provoqué une douloureuse
émotion. Il était âgé de soixante-quatre
ans, marié et père de famille.,
; ■ Dès qu'il -a eu connaissan-ce de là
mort de M. Dragn, M. Bordes. gouver-
neur général dé l'Algérie, accompagné
d'un officier d'ordonnance, a . été pré-
, B-cnter ses' condoléances ,à-■ la famille!." ;
Faut-il réformer le jury criminel ?(1)
L'OPINION CRAINT-ELLE QUE LES DROITS
DU JURY, L'ESSENCE DE SON INSTITUTION,
SON INDÉPENDANCE NE SOIENT MENACES,
SI, PAR UNE RÉFORME, LA COUR SE MÊLE
A LA DÉLIBÉRATION DES JURÉS ?
" Non ", nous répond M.Henri Guernut, secrétaire
général de la Ligue des droits de l'homme.
v La question « préalable- » , . m@a'
amené a regarder de plus près l'hé-
sitation, l'embarras de .certains ma-
gistrats-devant 'l'éventualité' d'une
réforme ., de ; procédure touchant le
fonctionnement du jury criminel; il
est intéressant rl2 savoir si c'est une
question d'opinion.; si l'opinion pu-
pliqqe, comme les magistrats, af la
pose; si, au moment voulù,_ l'upinion
publique la posera et l'imposera au
pouvoir législatif chargé de ..la -ré-
soudfre,, — car' ijne^eaguêté; te-le .que
la nôtre doit aboutir: à une sugges-
tion positive de ce. côté. —, -,
,M. le c.GTis(,,illep VVarrain a 'fo'jtrnr.;
au cas où cette question de principe
i serait infranchissable et pèserait dé-
i cidéinént trop aux scrupules civiques :
des magistrats, une .autre solution
demandée non .plus au côde d'ins-
truction criminelle, .mais. uniquement
au code péïial'i ïl ' vêtît bien rrf£cfîre
aujourd'hui pour compléter ce qu'il
m'a dit :
J'estime que le jury pourra très suf-
flsammen t indiquer la nature d-e la peine
qu'il veut voir infliger (le quantum --de
cette peine appartenant seul à la cour)
par le jeu des circonstances atténuantes,
très atténuantes, des plus atténuantes
qu'il pourra prononcer et qui forceront
là cour de baisser de un, de deux ou de
trois degrés la peine, suivant que le jury
aura accordé l'une de ces trois sortes de
circonstances atténuantes.
Premier exemple. —- .La peine prévue
par la loi est la mort.
Le jury veut les travaux forcés à per-
pétuité, il accorde simplement les cir-
constances atténuantes; il, veut simple-
ment les travaux forcés à temps, il donne
les circonstances très atténuantes; il ne
veut que la réclusion, il accorde les cir-
constances des plus atténuantes..
Deuxième exemple. — La peine prévue
par la loi est les travaux forcés à per-
pétuité. Le jury veut les travaux forcés
à temps (circonstances atténuantes) ; il
veut la réclusion (circonstances très at-
ténuantes) il veut la prison (circons-
tances des plus :aHénuaNes) et ainsi de
suite. : i . 'i . - .
Comme je.vous l'ai dit, pour cette ré-
forme capitale, U-suffit de faire voter un
seul article de loi qui dira qu'en toüte
matière criminelle si le jurv accorde des
e\rçpnsLw~c(£''mttntmrtg,sl ja effur- devra
abaisser hi peine d'un degré; s'il accorde
des circonstances très, atténuantes, la
cour ^baissera 'la peine dé deux degrés,
et de trois degrés si le jury accorde des
circonstances des plus atténuantes: r- .
' C'est un grand, apaisement déjà',
cert.es, que de s'assurer ainsi d'une
amélioration, légale- possible, en tout
état de, cause, et .de n'être pas réduit'
à de lentes transformations de l'usage
par des tentatives et des hardiesses
empiriques, variables selon les lieux,
variables' selon les ' nersorines.
Une sourde préoccupation de l'opinion
Mais qu'en pense Topinion publi-
que^ qu'en peosenL,bellx qui, vis-à-
vis de ià.Loi existante/approuvent ou
protestent, acceptent ou réclament aU
nom de la justice sociale différeiite,
à certains moments, dans l'esprit pu-
blic,'de la justice légale ?
(1) Lire Excelsior des 22.-23, 26, 27, 28 fé-
vrier, et des 2 et mars .1928. : . -
• je ^mentirais" si ) affirmais .que,
présentement le problème de la ré-
forme du jury est. ab§<)lument brû-
lant et impérieux. Malgré mon zèle,
je n'arrive guère à imaginer aucun
des candidats ni ' des' électeurs : en
,
faisant, -à partir du 15 de ce mois,
une : « question ' électorale»; un: ob-
jet d'assemblée , publique, ' un trem-
plin, de programme. N'empêche que
c'est là un de, ces éléments coût u-
miers du contentement bu du mé-
con.teptemént. social, de la santé ou
du malaise de la 'morale, publique
qui, pour moins éclatants et bruyants
que d'autres, n'en' cheminent pas
moins avec ténacité, ; dans ,1e souci
inexprimé d'un peuple. C'est affaire
de ,ciFeonst.anc&â, df JDur.. S'il y a eu,
hier, deux crimes scandaleusement
impunis, on y songe ce matin. Puis,
pendant plusieurs jours; on ; n'en
parlera plus ,* jusqu'à ce que quelque
nouvel acquittement ou quelque peine
dérisoire ou quelque condamnation
excessive, brusquement, y ramène
l'attention. Et, peu à peu, les griefs
s'entassent. - -
Du moins, les hommes qui, par
goût, librement, sans que ce - soit
chez eux une profession, mais sim-
plement, une fonction sociale à côté
de leurs fonctions professionnelles,
suivent les fluctuations du droit pu-
blic, doivent-ils avoir un sentiment
plus _déterminé à ce sujet. 7A cet
égard, la Ligue des droits de l'homme
va, à coup sûr, me renseigner. •
Je rencontre, précisément, dans la
Galerie marchande, l'un dé ses mem-
bres qui est avocat, qui-sera, peut-
être un jour, peut-être - procha.i.ne-
ment, membre du pouvoir légiislairi,
Me Fernand Corcos. Il est assez dé-
dai-gmmx de mon enquête. •
— Laissez donc le jury tranquille,
me fait-il. Quels sont ceux .qui' veu-
lent se '« singulariser > en réformant
son foncti'onnement. conforme à sa
pâture-et sa destination? Faites donc
plutôt. c.am.pagne co; tre les frais de
'justice. ;
; Il a,:T£u rTIe" ne' p o i ni cojïsMéfe'r
que ig, cour, le parquet, le barreau,
le Parlement puissent s' intéresser à
un changement quelconque -de la pro-
cédure c rimmel le, sauf •' qùelqu.ës-
tins, tous « du même côté .Je la
ba'rricade » sur qui, malencontreuse-
ment, je serais tombé. J'ai beau tâ-
cher de lui faire entendre que mes
conve,rsations - ont été, assez . nom-
breuses, et les réponses, .sur le ..prin-
cipe d'une réforme, assez concbïxl'ah-
tes pour justifier une autre manière
dè vo'ir, il demeure sur son doute.
C'est, bien entendu, l'avis person-
nel- de- M" Co.rco'S. Cela silgnifie, ' tout
de même. qü.e. le problème ne : doit
•pas être au premier plan des ira-
-vaux actuels de la Ligué des droits
deThomme, car il y règne, je le sais,
Il(-,rs. de discussions pressantes, une
solidarité, parfois passionnée, qui
est un centre.de résonance de l'opi-
cipants en un tel état d'indifférence.
LORD TERRINGTON DEVANT LA COUR DE DOUAI
1
Il y comparaît ~ étendu 1 sur ' une civière. 1
L'ARRIVEE AU PALAIS. — En bas : INSTANTANE D'AUDIENCE.
Transporté sur une civière, dans une voiture d'ambulance, au palais de justice
de Douai, lord Terrington a comparu, avant-hier, devant la chambre des
mises en accusation, qui, ainsi que nous l'avons dit, ordonna son extradition
UNE AGRESSION
ROCAMBOLESQUE
Le garagiste Patétis, dont l'auto
avait été découverte abandon-
née dans le de Boulogne
est retrouvé inanimé et ruisse-
lant d'eau, quai de la Rapée.
Il déclare avoir été enlevé,
endormi. volé puis séquestré et,
enfin, jeté dans la Seine.
IL AVOUE ENSUITE AVOIR INVENTÉ
DE TOUTES PIÈCES L'AGRESSION
DONT IL SE DISAIT VICTIME
On se rappelle que M. Jean Patétis,
garagiste à, Suresnes, 8,. rue Vol-
taire, disparut, de chez lui le -29 fé-
vrier: dernier et Gue son automobile;
dans laquelle il était parti, fut re-
trouvée dans le' bois de Boulogne. 1
Or, hier matin, vers 6 heures, un
charretier passant quai de la Râpée
apercevait un homme, ruisselant
d'eau, étendu sans mouvement sur
la berge. Cet homme était Jean Pa-
tétis. comme il le déclara lui-même
au commissaire de Bercy, M. Le-
riche.
Puis, le garagiste raconta au ma-
gistrat l'étrange aventure qui lui se-
rait arrivée. :
— J'avais quitté Paris le mercredi 29
février, à 17 heures, pour me rendre à
Pithiviers, 38 bis,
tions d'affaires..j'ai^rencontré
des personnes qui m'ont demande de les
conduire à Chartres. Je leur ai répondu
que ce n'était pas mon chemin. Nous
avons convenu que je les déposerais en
route, ce qui fut fait. J'ai quitté Pithi-
viers à 22 h. 30, après avoir causé avec
M. Corbeau. En pleine nuit, un peu après
la route d'Etampés, j'ai trouvé sur ma
route;Une voiture en panne, près de la-
quelle se trouvaient trois personnes en
train de travailler, à une roue. Je suis
descendu pour aider ces automobilistes ;
aussitôt, j'ai été frappé d'un coup; vio-
lent à la nuque. Etourdi, je m'évanouis.
Quand je repris mes sens, j'étais dans la
voiture en panne. Tandis que l'auto
roulait vers une destination inconnue,
l'homme me dit faire partie d'une bande
de voleurs, et que, si je voulais travail-
ler avec eux, -je- gagnerais vite un mil-
lion. Je refusai. Alors, je fus^ conduit
dans une maison que je ne pourrais re-
connaître. et où on me, laissa ,sans autre
nourriture que du pain et de l'eau.
Hier
nais cette langue. Ils disaient: « Puis-
qu'il ne ' veut pas • t.ravaiHer " avec nous,
tant pis pour lui D. et, ce matin, après,
m'avoir endormi, ils m'ont jeté dans la
Seine. xy;ai repris sens qu'au,
poste de secours.. ,1
Tandis que lé commissaire Leriche
noitail, sans tiroip y ctroiire., ce tragique
récit, une Taipidê enquête était faite.
Qq. put. afpRrendre .ainsi; 4ue Pat.étif,
iYel'd.if d^' d-'ettêis:-tétait. l,vohjet: d'ume
plainte en escroquerie -de la pairt de
son tasfiociié,"M. VaùDev, et que, d'au-
. % , M. JEAN PATÉTIS
tre part, une < grande' - miàison " de
ipmeuirfatiqn'es lui reprochait d''avoiir
vefnd'u des maTchandiises que le gara-
•gi'Site-me lui avait jamais payées.
On raprirt alors rint.e.nroigatoûre de
Paitétif, et c'elui-ci finit par avouer
qu'il avait i'nven't.ç de toutes pièces
son agression.
- — J'ai bu un coup, à Corbeil, avec les
deux, voyageurs que, j'avais rencontrés,
dit-il j'ai trop bu. car ils m'ont pris
les" 14,440 francs que j'avais sur moi.
Désempare, j'ai erré trois jours, puis
abandonné mon auto là où on l'a re-
trouvée. Après, j'ai vécu au jour le jour,
.couchant à l'hôtel... Ce matin, sans un
sou" j'ai voulu me. suicider ; mais l'eau
était trop froide. '■/ -, ;
Patétif, en rai'son des p.J,a,i:nlle,s dont
il est" -l',objel, a été envoyé au Dépôt.
: ; : A
LA CHAMBRE REFUSE A NOUVEAU
D'INSCRIRE A SON ORDRE DU JOUR
LES PROPOSITIONS D'AMNISTIE
Hier soir, on fin de séance, M. Ber-
thon, communiste, a demandé à la
Chambre d'inscrire à son ordre du
jour la discussion de la proposition
d'amnistie déposée par son groupe.
— L'exposé des, motifs de la proposi-
tion de loi dont on demande la discus-
sion est une apologie non : dissimulée,
directe et violente, de tous- les crimes et
délils dont M. Bc,,rtheii demande l'am-
nistie, a dit le garde des Sceaux. Le gou-
vernement reste dotts ferme dans son
attitude. 11, demande, ■, à la Chambre de
ne pas inscrire la discussion de cette
question - à l'ordre, du jour et pose la
question de confiance. ,.
Après une intervention de M. Da!i-
mier, qui annonce qu'en ce qui con-
cerne les hommes condamnés pour
délits-d'opinion et qui sont candidats
aux prochaines élections, ses amis et
lui déposeront la semaine prochaine
une proposition de ' résolution, on
vote. Et l'inscription à l'ordre du
jour. est repoussée par 359 voix con-
tre 143..
LE CODE DU PIÉTON
M. iJOOrl Chiappe, préfet île police;
vient de signer un arrêté qui prescrit.
les mesures q|ic diront désormais ô[)-,
server les pii LOIs A Paris et' dans les
communes du ressort de la préfecture
de, police pot.,I, la...traversée des rues, .
places et carrefours, vue :
i» De prévenir les accidenta ! '
21, De racllltÉr !a cti-CulllUon.
-v • y
LES ASSASSINS PRÉSUMÉS
DE L'ENCAISSEUR DESPRÉS
DEVANT LES ASSISES
Ils proclament leur innocence, leurs dénégations n'ont
anéanti aucune des nombreuses et graves charges
relevées contre eux et les lacunes de leur mémoire
n'ont pas aidé à leur défense.
AUJOURD'HUI, AUDITION DES TÉMOINS
i. Duquesne pendant son interrogatoire ; à gauche, Nourrie ; à droite,
la ffmfute-" 'Nourrie : ^, le président Warrain : 3. les pièces à conviction.
Sinistre trio que celui que. com-
posent Nourrie, sa fèmmé,>nëe Blah-
che Duqùesne, et le frère"de celle-ci,'
Âlbert'].D,uquesne^ qui ,ont à répondre;
de^l'assassinat. - de^ l'encaisseur Dès-
prés.- ' ...;... :
Le .chev-ey i^argr la gure. émaciée,
l'œfl"sol1rnois, - Nourrie laisse trans-
paraître une énergie qui'ne fléchira
pas - durant ■ t,pute,l'audience. Solide
gaillant: chevelu et sanguin; Du-
quesne .'donne l' impression d' une
force dénuée d'astuce. Sous; des ap-
parences • modestes, Blanche ..Nourrie
ne manque pas de sang,-froid. T
- Tandis que le greffier , lit l'acte
d'accusation et que les jurés 'exa-
minent les dOG:úmenls' et ' les ' pl.ans
que leur a fait distribuer le prési-
dent Warrain, l'attention de la salle
archibondée va du banc des accusés
aux pièces à conviction déposée,s au
pied de la cour : ballot de toile,, de
câbles - et,. de cordes : ayant enveloppé
le, cadavre, instruments ayant servi
au -crime, et enfin. la fameuse ,pous-
sett
L'appela des témoins — une cin-
quantaine - - terminé, le président
.procédera irintérrogatoire jen suivant
la chronologie des 'faitS.
Les ; trois accusés se présentent,
sous un jour p.eu favorable. 'Leur
passage dans l'aisance* coïncida avec
une série de .vois et même un crime.
Ils étaient ■ tous -aussi : redoutés au
Perreux, où ils : vinrent s'établir en
1925. Très gênés, endettés même, dès
le lendemain du'crime ils réglèrent
leurs débiteurs' avec des billets de,
mille :francsv, tout neufs. , Quelques
jours auparavant, Blanche Nourrie
leur avait d'ailleurs àiinoiicé" ,!une,;
forte rentrée.,... ■';..' v "',
— La seule rentrée escompté' c'était
la sacGché: de: l'encaisseur Després, sou-
ligne l'avocat général Sevestre.. ; . •
Mais Blanche Nourrie nie çe. pro-
pos. qui prouverait la préméditation,
Si besoin 'eri' étàlt/ri:y a mieux/sur
ce '.point ' : v c'est la potissett(',. i Les
roues furent- achetées le 20 février
et Duquesne 'y. travailla 'jusqti',a 28
au malin, jour du crime..Mais 'iLne
se rappelle plus ce détail. , • - 1 .
— Votre mémoire'a des lacunes de-
vant toutes i l'es', quêtions ' gênantes, lui
fait observer lè presi'dent. ' ' 1
Le premier voyage de la poussette
fut pour porter-jusqu'à la Marne le
cadavre. • ' • ;> - 1 - - ■ r
. On passe à l'emploi du temps des
deux hommes, le' jour du 'crime. Ce
sont des réponses très longues, mais
vagues, des histoires de rendez-vous,
de, visites aux/chantiers, qui ne c'on-
cordent pas, sans' compter ce -que
Nourrie et Duquejne ' ne se rappel-
lent plus. Y . _ , ..'
DANS CE NUMÉRO :
E ----EN'" PAGE-2 : - - — |
3 Les Tril;u-naux. / \ y =
SoLes Spottà. _ 1 „...=
I . :EN PAGE 3 : |
'5- La tension angle - égyp - Ë
.5 v tienne. ',=
a Démarche de la, Société des E
= nations auprès de l'Espa- E
= gne et du Brésil. 1 =
iy EN, fA GE 4 y ' J
5 Cin.ér.ngs et ,Théâtres. Ë
æ = Les, Courses. V , 'Ë
W\:- EN' PA .1 GE. 5 : :l
I Les Faits Divers. - -* .Ë
I EN PAGE 6 : ! ' J
= Le Parlement. - =
COMMENT SERA RÉORGANISÉ LE SERVICE
DE TRANSPORTS DE LA RÉGION PARISIENNE
Le comité consultatif des trans-
ports en commun va être appelé à se
prononcer sur les mesures à prendre
pour assurer la réorganisation des
services de transports de la région
parisienne et faciliter le développe-
ment de Paris en mettant,à la dis-
position des habitants de la banliéue
des moyens de communication rapi-
des et à bon marché.
En vue de faciliter.la solution,des
problèmes que soulève cette réorga-
nisation, M.. Jayot, directeur générai
à la préfecture de la Seine, a déposé
hier, à l'Hôtel de Ville, un très, im-
portant rapport où il expose; avec
beaucoup de clarté, le but à atteindre
et les mesures qui peuvent en faci-
liter, la réalisation. ■
La réorganisation des transports, ex-
pliquc-t-il, doit :
1" Décon,,Ieslionner la circulation dans
les rues ' de l'cris, dans l'intérêt du pu-
blic en général et de Vexploitation des
transports en particulier ;
2° Rendre l e.vnlr¡i[ al/on aussi souple
que possW/e, notamment par les facilités
de perception du prix dru places
3" Assurer une pleine harmonie entre
les . différents modes de transport des-
servant la réf/ion parisienne ; ;
-; ■ i" Développer le réseau en fonction des
mouvements de t(i population ;
5" Faciliter le, déplacement et t habi-
tation des ti-avaflleurs.
| Pour atteindrt: ces différents buts, M.
Jayot préconise : .
1 ° La suppression des tramways dans
une -limite se rapprochant 'dé' coile des
anciens boulevards extérieurs;
2° L'achèvement du Métropolitain dans
Paris, avec allongement des quais à 105
mètres sur les principales lignes et accé-
lération du trafic, tel que l'a prévu le
Conseil municipal, d'une part, et le pro-
longement des lignes en banlieue, d'au-
tre part;
-3° Nouvel 'aménagement 'des lignes
d'omnihus et de tramways pour desser-
vir Paris' et sa banlieue. 1
4" L'unification .des classes sur les
omnihus' et. tramways; ; ¡ t
■ 5° L'unification du prix des sections;
• G" La création de lignes nouvelles à!
grand' rendement; desservant les zones!
à amén-9-ge-r,.kvec services rabatteurs suri
ces lignés ;.
7° El;êc!rificafion des lignes de Vin-I
cennC's,' de Sceaux et de Versailles-Mont-
phrfias^e'; : • |
8° Achèvement et' mise en service de
in ligne de ùallarc]on,"'nveè' raccorde-
pient au chemin de fer du Nord-Sud à
la porté de Vanves; ' ' 1
9" Organisation d'un ecmll(l supérieur
d'cxptoifttHon des différentes exploita-
tions de transport do la région : pari-
sienne ;
10° Moyens flnrinciers de n\n1ÎsaIJon
variables "sulvani, les espèces, mais de-
van ttôlra. r(-J,Cfrmp 1¡\tÓI par la taxe sur la
plus-value foncière, . - ■ ; -
A la Chambre des députés
LE PROJET DE LOI
SUR LES ASSURANCES
SOCIALES
Tous les orateurs se prononcent
pour le vote du texte du Sénat
afin de ne pas retarder la reali-
sation de la réforme.
MAIS DES MODIFICATIONS POURRONT
A BREF DÉLAI ÊTRE APPORTÉES
A LA LOI QUI N'ENTRERA EN VIGUEUR
QUE 22 MOIS APRÈS PROMULGATION
La Chambre a abordé hier ki dis-
cussion du projet de loi rel t jf aux
assurances sociales.
Comme nous l'avons indi' ,
sa commission lui .propose d' >, r
sans modificatioii, le texte dr at.
La^ commission de l'agriculti !<
mtjme s'est, finalement ralli *
texte après quelques resistan'' - r.ho
estime, en effet, que, p-endanl délai
de vingt:':deüX:'lliois, prévu "jt la
promulgation de la loi et- SO' , ppli-
cati.on', il sera possible d'app * v t'tu
texte actuel les modificatio i^si-
rables, notamment celles qu > pon-
'dent aux conditions de traw d:J.HS
l'agriculture. ~
La discussion
■** Lat«4iscussion s'ouvre par • té~
clar4tiûh,, de" M... Lobas quI ut-.;
que ses-amis socialistes \c k iû
projet du Sénat malgré ses îrrpeiTec-
t.ions et-ses parties cfitiquablés.
— ' Notre groupé s'abstiendra tir uc,
dit-il, de déposer des amendeme-ivis. H.fii*
il aura, par cela même, le droit com-
battre ceux qui seront déposés d'l! ui r....
part, d'où qu'ils viennent. iNous Sfi-'ans
lidèles au mot d'ordre que nU(j" nous
sommes donnés pour que la réforme
naisse et vive. ,
M. Peirotes, député du
dit les effets bienfaisants des.
rances sociales en Alsace-" '. raa« ,
où elles fonctionnent depuis Jonu-
temps. Il votera le projet ci!!
bien que l'estimant incornplpl, •{
Thoumyre, ',..utualiste com :'t;:'a et
partisan du développement :■ s assu -
rances sociales, exprime I.<. cr. IP '
que le projet n'impose à ht
une lourde et massive arrm ■ r ba-
tiste, et qu'il n'exige la .-«tien
d'une armée de fonctionnai es.
Le député de Seine-Int'éi i v ■
fera néanmoins la loi.' . ,
-. Vingt-six de ses arl'icl s in nt
des règlements d'adminisli i
que, dit-il, et seize annoncc1
crets. L'espoir nous est ainsi t u !
l'oi pourra'être améliorée, sai,,;-; JU
mômfl r»«5r»pcîcn irn non rrm/im 1.. I r \ t a
L'exposé de M. Grinda
; M. Grinda, pie g*jdent. et 1 ;"ic;tr
ide. la commission d 'assura:). et de
prévoyance sociales, note (;n ' le S''-
nat est arrivé dans l'erisi ; :)ux
; mômes conclusions que la u'ICR'bt ,-Î
'et qu'il a adopté les mê" ; ;
cipes.
— En rat.ifiant.ie lette du ïVnn;, dit
l'orateur, la Chambre, c'onsa;.; ,"1';; iione,,
'clans son ensemble, le proji î %
voté le 8 avril 1924.
HINCHCLIFFE VA TENTER
LE RECORD DE DISTANCE
LONDRES, 8 mars. — 11 d ■
grands raids d'aviation n\ 1 * < a-
core ouverte, Il y a e\ t.' »
alerte ici. Un message. H de
MISS MACKAY .ET HiNC z fC .~ i F F,
l'aérodrome de Cranwell, anuon'çait. le
départ imminent du capitaine Hutf h-
ciin'e et. de miss Mackay, troisième
fille de lord Inchcape, pilote d'avion
réputée, pour l'Amérique *'
En réalité, Hinchcliffe pr tïf
bien de tenter t.rès prochainemcnt. ic
record de. distance, mais rnis-.l , !.„
kay ne l'accompagnera peUL la
direction du raid n'est pas t.f.ure
fixée.
Hinchcliffe, qui revient d'Améri-
que, pilotera un monopkui seniblabie
au lJrido of Détroit qu'utilisèrent
Broock et Schlee et au Sir John Car-
lin a de Tully et Medenlfc.'. Son uppa-
reil, \"Adocnturc, possède une vi-
tesse horaire moyenne de 150 kilo-
mètres. - * : ■ - • , '
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