Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1878-03-16
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Description : 16 mars 1878 16 mars 1878
Description : 1878/03/16. 1878/03/16.
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
ËDÏTÏON DE PARIS.
SANEMMMS
i8~.
.ON SABOMÎE
me des Pr6tres-Samt-GormaiB-rAuxerrois, i7.
MMX ~E ABOMMEMBtWT
'Un an. Six mois. Trois moia.
Pëpattemeas. M fr. M ïi'. 20 &.
Ptûns. 72 fr. 36 Dr. iSÏr.
tchaque mois.
f)MpM~eme
nt~mden.apply to Cewte and C°, forei~B novs-
papers omce, i7, Greshamstreet, G. P. 0.;
Mm.MeMzy, Maviot etC',t.FiDchtane ComMU,
E. C.,London; MM. W.-M. SmËth et WM'
186.Strand,W.C.l.ondon.
A.BruxeIIe! & ro/~e< <<< ~MMM, <6, raedeta
Madeleine, dans tes kiosques et dams les M-
btiotMquesdes Hares d" chemias de fer be~eF.
A Valparaiso (ChiU), chez M. Orestos L. Tornerc.
SAMEM 16 MRS
im
0~ S'ABONNE
en Belgique, en ttaUs.
dans le Luxembourg, en Turquie,
régences du Maroc et. de la Tunisie,
en Cnine et au Japon,
ta moyen d'une valeur payable & Pari~ oa do
mtmdats-poste, soit internattona.ux, soit franc.aitt,
en Allemagne, en Autriche, en Russie,
et. dans tous les pays du Nord
chez tous les directeurs de postes;
et dans tous tes autres pays,
M~t'emYOi d'une raient payaNeUftt.
Le: annonces sont recuet!
ChM MM. ]p
place de la Bourse,
tM~edettent toujoursatreagréëespar !a r~dMttot.
JMJMAL DES DEBATS
P~t tTt~ tl~ Q ti'~ i tTTB~ A tM e
MuLiiJtH~M ?1 LH~ti~K~M
JPAMS
VENDREDI 4H MARS
L'Angleterre persiste avec énergie a
demander que le traité de San-Stefanc
soit soumis tout entier aux délibérations
du Congrès; sinon, elle refuse pour son
compte d'aller à Berlin. Les Russes se
montrent naturellement très scandalisés
de ce qu'ils appellent les prétentions de
l'Angleterre, ~t ils font de leur côté une
bruyante résistance. Il est difficile de
prévoir comment se dénouera une situa-
tion aussi tendue, mais il ne l'est pas
4e savoir et de dire où sont le bon
sens et le bon droit. Ouvrez n'importe
quel manuel du droit des,gens cherchez
ce que c'est qu'un traite; vous verrex
que l'Angleterre a raison, et que le
Congres ne peut pas fau'tUM~itMtBe
sérieuse si tous les articles du traité
~(le San-Stefano ne lui sont pas sou-
mis. Un traité n'est pas un assemblage
~confus de dispositions quelconques, sans
rapport, entre elles et sans harmonie, un
;f'3got mal lié dont on puisse ihdin'érem-
~ilent gonstraire ceci ou cela. C'est un
tout parfaitement homogène; chaque par-
tic correspond à la partie voisine; tous les
articles ~e tiennent par une solidarité
étroite, et il est admis comme prin-
cipe indiscutable que l'on peut interpréter
les uns au moyen des autres. La consé-
quence est qu'un article en apparence
inoffensif ou insignifiant acquiert souvent
par son'rapprochement avec un autre la
même valeurqu'un zéro placé aprèsun chif-
fre. Nous n'avons pas sous les yeux le traité
de San-Stefano, et l'eussions-nous, nous
ne savons pas quels sont les articles ~que
les Russes comptent soumettre et ceux
qu'ils voudraient soustraire au Congrès;
mais si toutes les pièces de l'affaire étaient
à notre disposition, il nous serait certaine-
ment facile de montrer par des exemples la
vérité du principe général que nous avons
énoncé. Au reste, ce principe, il faut le
répéter, n'est contesté par pers.onne. Un
traité ne vaut que par son ensemble; chaque
article y joue le rôle d'une clef de voûte,
et, si ony touche, le reste s'écroule aus-
sitôt. C'est pourquoi, lorsqu'on remanie
un traité et qu'on le corrige sur un point,
on ne manque jamais de dire que les au-
tres articles continuent d'être en vigueur,
et c'est ce qui a été expressément men-
tionné dans la convention de Londres qui
a modifié le traité de Paris, mais qui l'a
maintenu. Et ce n'est pas seulement
dans le domaine diplomatique que les
choses se passent ainsi; le bon sens
exerce .ses droits en toute matière ana-
logue. Les lois que nous entendons dis-
cuter, chaque jour dans les Assemblées
politiques forment un tout comme les
traités; les divers articles se tiennent et se
complètent; et lorsqu'une loi votée par
une Chambre est soumise & une autre, il
ne viendrait à l'idée de personne d'en dis-
traire quelques articles et d'en interdire
la discussion.
On pourrait comprendre dans une cer-
taine mesure la prétention des Russes
s'il y avait en effet, dans le traité de San-
Stefano, des articles tout nouveaux, sans
rapport aucun avec le traité de Pans.
]~ais alors nous serions curieux, de savoir
à quoi ces articles pourraient bien se
rapporter. Nous avons beau chercher,
nous torturer l'esprit pour imaginer un
article qui n'ait rien à voir avec le traité
de Paris, nous n'y parvenons pas. Qu'est-
c~, au total, que le traité de Paris? Quel
aété son but?Non seulement il a réglél'état
dé l'Orient, mais il a placé ce règlement
sous la garantie des puissances signa-
taires. Celtes-ci forment une sorte de
conseil de famille sans la participation et
l'autorisation duquel rien ne peut être
changé .à ce qui a été établi en i8a6.
L'Orient a été mis MM~' ~M~ comme
on dit en Angleterre. Qu'est-il ar-
rivé pourtant l'année dernière? La Rus-
sie, après avoir vainement sollicité un
mandat de l'Europe, a déclaré la guerre
&. la Porte. Elle l'a faite de son pro-
pre et seul mouvement ou l'a. laissé
faire, mais on ne lui -a pas dissimulé,
elle n'a pas pu se dissimuler à eUe-
iBême que, la guerre une lois terminée, il
appartiendrait à l'Europe seule d'en dé-
terminer les conséquences légitimes. La
Russie a signé un traité avec la Porte soit
Mais, jusqu'à nouvel ordre, l'Europe ne
connaît que le traité de Paris et la con-
vention de Londres; rieu de ce quia été
(ait à San-Stefano ne.saurait avoir pour elte
la. moindre valeur si elle ne l'a pas préa-
tablement examiné et sanctionné. Larai-
~n enest simp)e, c'est que le moindre
article de San-Stpfano change quelque t
chose a.u traité de Paris et substitue à ]
l'action européenne l'action personnelle et
exclusive de la Russie. Chaque article de l
San-Stefauo remanie au fond, quelque
détail du traité.de Paris, et, dans.Ia forme,
remplace l'autorité de tous par celte d'un l
geu). t
.Mais, disent les Russes et leurs avo-
cats. si les choses sont ainsi, comment
~e fait-il que les autres puissances, sauf
!'Angleterre, soient d'accord avec nous?
Le sentiment de l'Angleterre n'est par-
tagé par personne; elle aussi est iso- t
lée dans son opinion. Les Russes 4
sont-ils bien assurés de cela? A quel- <
ques surprises qce t'Autnche nous ait ha- 1
MtueB par ses hésitations et ses faiblesses, ]
il nous est. impossible de croire qu'elle m
secte pas aujourd'hui à quel point ses in-
térêts vitaux sont conformes à ceux d<
l'Angleterre. L'Autriche, d'ailleurs, n'a
t t-elle pas déclaré ofScieIlement et à main
tes reprises qu'elle ne-reconnaîtrait au-
s cune stipulation contraire au~traité d<
L Paris, qui n'aurait pas étéd'abord soumis<
à l'approbation des puissances? Mai:
i laissons l'Autriche parlons de l'Allé
magne..Est-ce que M. de Bismarck
dans son discours du 19 février n':
pas dit formellement que toutes lef
conditions de paix qui ne seraient pa:
conformes au traitée de Paris devraient
être soumises au Congrès ? Puis il a pass<
en revue les conditions qu'il connaissait
les bases générales posées à Andrinople i:
n'a trouvé qu'un point où le traité df
Paris ne semblait pas intéressé .l'indem-
~~Mté pécuniaire. Nous disons pécuniaire
en soulignant le mot car si l'indemnité
est payée en territoires, le traité de
Paris réclame aussitôt.. Or, nul n'ignore
que l'indemnité ne saurait guère être
payée autrement. Voilà donc l'avis de
l'Allemagne. Faut-il parler des autres
puissances'? A quoi bon? Etiès parta-
gent toutes, plus ou moins, l'opinion de
l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Angle-
terre elles laissent seulement à cette der-
nière le soin de la présenter et de la sou-
tenir pour toutes. En vérité, nous ne
voyons pas* que l'Angleterre soit dans la.
solitude où on veut la reléguer.
Eh bien continuent les Russes, procé-
dons par des concessions réciproques
nous en avons fait une, qu'on y réponde!
Les Russes auraient-ils fait une con-
cession ? Et laquelle ? Nous n'en avons
pas entendu parler, du moins officielle-
ment. Le bruit a couru .que le comte
Schouvalon*'avait proposé à lord Derby
de charger le Congrès de déterminer lui-
même les points qu'il aurait à étudier.
Peut-être les Russes comptent-ils assez
sur la majorité dans le Congrès pour ris-
quer cette manière de procéder; mais,
où ils se trompent, c'est dans la
puissance exagérée qu'ils accordent à la;
~majorité. Un Congrès n'est pas une
Chambre législative où la majorité est
tout, et la minorité rien. La minorité ici
représente des intérêts qu'elle n'a pas
le droit de sacrifier, et elle peut tou-
jours se retirer. C'est ce quèsirStaf-
fordNorthcote expliquait hier encore à
la Chambre des Communes. La Russie
cherche à enrayer l'Angleterre en lui di-
sant On se passera de vous! Pas-
sez-vous-èn si vous pouvez, répondra
.l'Angleterre. Mais c'est difficile'! Un
Congrès où l'Angleterre n'assisterait pas
serait-il un Congrès sérieux? La ques-
tion d'Orient semblerait-elle réglée si
elle l'était sans l'Angleterre et con-
tre elle ? Ne faut-il pas enfin prévoir le
cas où le refus que ferait l'Angleterre
d'aller au Congrès pourrait déterminer ce-
lui de telle autre puissance? La France;
parexemple, recommencerait-elle par excès
de précipitation la faute commise par
M. le duc Decazes au sujet du Mémoran-
dum de Berlin? Serait-elle nattée d'aller
'a Berlin déchirer le traité de Paris en l'ab-
sence,de la puissance principale avec la-
quelle elle l'a signé autrefois? Toutes
'ces questions sont délicates, et elles mon-
trent que les choses ne vont pas aussi sim-
plement qu'affecte de le croire la. Russie~
L'avenir dira si nous avons raison.
BOURSE DE PAMS
CMtwre te 14 ta)!) )H
:< e/w
Comptant. 74 45 '?4-3S t0
Fin cour. 74 42 t 2 M 30. 12 t 2
.A't/W e/e'
Comptante t04 <
s ee
Compt&ntn'i io ttf) to
Ptn o<'nr. lt0 M uo 22 t<2 2 t/2
PSTITE BOURSE DU SOIR.
Emprunt 5 0/0. «Ofr.lS, i3, <6i/4.
30/0. ?4.fr.22~2,20.
Florins (or). 63
Egyptiennes 6 0/0.. iS6fr.'2S.
Ext6r'~espat~no!ë.. l3i/4.
–n
TféMgrapMe pftwée. `'
Service MIëgraphique de l'agence Haras.
Londres, le 15 mars, 6 h. sotr.
CAaNt~M des Zof~. Lord BeaconsNetd, ré-
pondant. a Lord Grande, dit que les vacances
le Piques dureront du <6 a.vrU au 10 mai.
CHAMBRE DES COMMUEES.
~St{t~ ~< ~M ~~KC~ ~M MSM.
Sir Robert Peet appette rattontion de !a Çham-
~re sur tes représentans que rAngieterro se pro-
]ose d'envoyer an Congres. L'honorable membre
.'Oppose à renvoi de iord Lyons, et il pense qne
'Angieterre devrait se faire représenter par lord
Derby.
Sir StaSbrd Noruicote répond qu'il n'a rien à
coûter pour aujourd'hui a ce qu'il a déjà dit re-
lativement au Congrès. Lord Lyons est l'homme
e plus capable de remplir cette mission, parce
il représentera véritablement les vues du cou-
irernement qui est seul reponsable. Le mimstre
iemande ensuite à la Chambre de permettre au
gouvernement de présenter le budget de la ma- ]
'ine aujourd'hui ou demain. 1
Sir StaHord Northcote répond & sir G. Camp-
bell que ce qu'il a voulu déclarer hier, c'est que ¡
L'Angleterre demande que tous les articles du y
traité russo-turc soient placés sous les yeux du
~ôpgrès, r d£ telto Faeoq i~ue fo~ puisse éxamiper
congres, de teilo t'aoon que Fon puisse examiner
:e qm peut être accepté par i'assembtée des
puissances.
M. Smit,)i présente eC commente tf bud~t da
A marine.
M. Smith déclare que le budget de la marine,
quoique établi dans les conditions normales, a
été inspiré par la pensée que le devoir q'un mi-
3 nistre en temps de paix n est pas toujours de se
natter de l'espoir que la paix sera éternelle.
Le gouvernement demande une augmentation
assez considérable des ressources actuelles, qu'il
faut développer suffisamment pour protéger effi-
cacement le territoire, l'honneur et les intérêts
de l'Angleterre.
Les gardes-côtes et la réserve fournissent un
nombre d'hommes suffisant qu'il faut néanmoins
équiper. Il faut également pourvoir tout navire
qui sera commis~ionné, de tout le matériel et de
tout le personnel indispensables pour parer à tou-
telles éventualités.
t M. Smith, secrétaire pour la marine, comment
.differens chapitres du budget II dit que onze
om'asscs seront achevés ou achetés, Il pro-
pose d'achaverTO)t'M<, qui était auparavant un
t, b:Uiment de. guerre turc, ainsi que six corvettes
deux canonnières et vingt-huit batèaux-torpilics;
II espère que ces derniers seront prêts en été.
L'Angleterre, moins que d'autres nations, a be-
[ soin de bateaux-torpiiies, parce qu'elle peut faci-
lement employer à cet eHet des bateaux à va-
peur. j
Une pa)'tie,des.bateaux-torpit!es sera. construite
au moyen du crédit récemment voté.
Si le travail dans les dock~de cons)ru<~ion~
continue a augmenter, il faudra demander un
crédit supplémentaire pour subvenir aux besoins.
Les navires catholiques auront un chapelain
par chaque escadre de. cinq ou six vaisseaux;
Londres, le 5 mars.
Le ~o~ annonce que les officiers du génie
inscrits les premiers sur la liste pour le service à
létranger ont reçu l'ordre de se tenir prêts à
être appelés.
Des bataillons de volontaires vont être wrsani-
sés pour un service actif en cas de besoin.
Saint-Pétersbourg, lois mars.
Le général Ignatiefr est arrive ici avec Reouf
Pacha. Ce dernier est descendu a l'hOtel dô l'Eu-
rope.
Londres, le 1S mars.
Le ,S'<'SM~<:)'~ annonce que l'Amirauté a donné
) ordre que tous les navires de guerre qui de-
vaient quitter l'Angleterre soient retenus pour
aller renforcer la flotte de la Méditerranée.
L'Amirauté a aciieté le cuirassé ~M~a~K~~CM,
construit en Angleterre pour lamarme brési-
lienne.
D'après une dépêche de Constantinople. adres-
sée au .0crètement- leurs précautions pour défendre et
mamtemr toutes leurs positions stratégiques.
· 'Vienne, le i 4 mars, so:r.
La commission du budget de la Délégation au-
trichienne a délibéré aujourd'hui sar le projet
portant demande d'un crédit de 60 millions de
florins.
Au cours de la délibération, M. Hofmian, mi-
nistre des finances de l'empire, déclare que rien
n été encore arrêté en ce qui concerne les
moyens dé couvrir ce crédit. Le gouvernement
pna garde de vouloir.ici laisser planer une équi-
voque. La commission est libre d'introduire'
dans le projet toute modification qui pourra as-
surer l'observation'de la procédure constitution-
nelle.
Le ministre ajoute que, tant qu'il ne s'agira
que d'une somme de 60 millions de florins, les
dispositions du marché financier ne sauraient
être mauvaises. `
Le comte Andrassy déclare que la somme de
dominions est un minimum.Il estpossiblequede
cette somme on n'emploie qu'une faible partie,
peut-être même absolument rien; il éstpossibte
.aussi qu'elle soit employée tout entière. Ce que
~demande le gouvernement, c'est uniquement
l'autorisation d'ouvrir le crédit afin de pouvoir
dans toutes les directions, Sauvegarder' Findé-
pendance de ](a monarchie et la liberté de ses dé-
cisions. 'n,'
La commission a adopté, immédiatement après
le projet de loi relatif aux insurgés bosniaques~
Elle a repoussé un projet du ministre de la
guerre, portant demande d'un crédit de 6!!7,000
.florins pour acquisition de matériel sanitaire.
Vienne, le i5 mars.
Le ~ne sera bien définitivement décidée qu'après ta
publication du traité de paix. On verra; aussitôt
après cette publication, si l'Angleterre a vérita- 1
blement l'intention d'agir.
Ce journal craint que les espérances que .l'on '(
entretient sur la mission pacificatrice du Con-
grès ne soient pas réalisées.
Vienne, le f.mars.
La Turquie a avisé le gouvernement de Bu- t
charest que, en vertu d'un accord intervenu avec
:Ie cabinet de Saint-Pétersbourg, las musulmans i
seront dorénavant protégés par la Russie. En c
conséquence, farinée roumaine a évacué la Bul- 1
.gane, qu'elle n'occupait que sur la demande qui 1
mi avait été faite -de protéger les musulmans t
contre lea Bxactions_des Bulgares. B
Vienne, to~5 mars. s
Le correspondant diplomatique de Paris de la t
.C'o~MpoM~fMM poK~K-, partant de l'attitude de c.
ta France au Congrès, dit =
ticiper au Congrès de Beriin, s'est bornée à a
réclamer les Sécurités nécessitées par la situa-
tion. Et)e a demandé que la tache du Congrès soit t
strictement restreinte au règlement des consé- e
auences do ta dernière guerre, en exprimant le f
désir que, dans la sphère morne des anaires orien-
taies, trois points concernant l'Egypte, ta Tunisie c
et la Syrie ne fussent pas touchés.
& L'entente, sous ce rapport, avec l'Angleterre, t
est complète. L'Angleterre a donné à ta France f]
l'assurance qu'elle ne Songeait nullement à oc- n
cuper l'Egypte.
L'Autriche a entièrement acquiescé aux dé-
sirs et aux conditions de la France. Celle-ci tra- 1'
yailtera sincèrement à amener un compromis C
entre la Russie l'Angleterre et l'Autriche.
Elle soutiendra M. de Bismarck' dans la voie 1'
de transaction qu'il a-désignéo lui-même comme e)
devant être sa tâche mais la France prêterait
difficilement la main a des projets de partage et C[
à de trop profonds remaniomens territoriaux,
même si une compensation lui était offerte, r,
& Dans te cas d'un partage, la France n'hésite-
rait pas à décliner toute responsabilité et à re- ti
pousser toute complicité. & m
Constantinople, le n mars, soir. la
La visite du grand-duc au Sultan aura lieu gi
seulement après la ratification du traité de r-
paix.
paix. Athènes, Ici S mars. et
La nouvelle que la Russie aurait accepté la Bl
participation de la Grèce au Congrès n'est pas CE
confirmée.
Hobart Pacha vient au Pirée avec des inten- CC
Lions pacifiques.. g~
Constantinople, le ~3 mars.
(Arrivée le 1S au soir.)
Savfet Pacha et Sadoultah Bey représenteront vr
ta Turquie au Congrès de .Berlin..
L'insurrection s'étend dans les districts compris
entre Salonique et la Thessalie. On remarque b(
une certaine agitation dans les vitayets de -]-
Smyrno, de Komah et d'Alep, qui projetteraient
Msure-t-on, de demander l'autonomie adminis- tl!
Lrative.
Par suite du projet conçu par l'Autriche d'oc- in
super la Bosnie et t'Herzegovme. tes Russes con- st
centreraient de grandes forces à Charkeui. ~r
La Russie demanderait, dit-on, 3 millions de
vivres sterling avant de commencer à livrer les P*
prisonniers, b;
Athènes, te ia mars. T)
Le consul Jietlénique à Janina mande que les
lutorités turques ouvrent les prisons aux malfai-
Leurs musulmans pour les s envoyer combattre les cr
insurgés de l'Epire. Le même lait se serait repro-
iuita.ArtaetaPrevesa.
Buoharest.leISmars,
Demete)' Stourdza èat parti pour Vienne en P'
nissionext)'9ordïB%!fe. 1~
On se souvient, du récent et curieux
article dans lequel le journal lenonçait la dislocation du groupe des con-
stitutionnels et expliquait les causes de
l'événement. Parmi ces causes, la difû-
culté de vivre plus longtemps avec les
bonapartistes tenait une large place; mais
pourquoi les constitutionnels ne pou-
vaient-ils plus faire ménage commun avec
les bonapartistes? Est-ce parce que
ceux-ci ont un principe trop différent
du leur? Non, le vrai motif est qu'il
existait une familiarité trop grande'entre
les bonapartistes et les légitimistes.
C'est du moins ce que /6 ~J~ nous a
dit. Les légitimistes sont impopulaires.
Les bonapartistes risquent fort, dans
une fréquentation trop intime, d'endosser
une partie de leur impopularité; et déci-
dément ce serait se compromettre que de
rester soi-même en pareille compagnie.
Un de ces derniers jours, le Soleil con-
seillait solennellement à ses amis de sor-
tir de l'atmosphère artinciel!e des salons.
de s'arracher à des séductions charman-
tes mais trompeuses, etde descendre dans
la rue, de courir les campagnes, enfin de
se m~ler au peuple, dans lequel est natu-
rellement la source de la popularité. On
s'en aperçoit un peu tard, mais mieux
vaut tard que jamais.
Rencontre bizarre Pendant que les
constitutionnels expliquaient ainsi leur
cas et celui des bonapartistes, ce.-} derniers
faisaient exactement les mêmes ré-
(lexions. Z'O~ leur journal officiel,
vient de publier un Manifeste important,
où nous retrouvons les mêmes idées, les
mêmes jugemens et presque le même lan-
gage que dans Soleil. Les bonapartistes
secouent à leur tour le joug de l'Union
conservatrice. Ils en ont assez Cette al-
liance a duré trop longtemps, et elle leur
a coûté trop.cher Les bonapartistes se sont
trompés, et ils l'avouent. Ils avaient cru
qu'en étouiïant leurs répugnances pour
s'unir à leurs ennemis naturels ils for-
meraient du moins contre la république j
un fajsceaù redoutable, Etait-il possible
qu'une forme de gouvernement au~sî ré-
tive ne fût pas anéantie bientôt sous l'ef-
fort géminé comme disait autrefois
M. Rouher, des légitimistes, des constitu-
tionnels et des bonapartistes? Mais
en France le pays où tout arrive
il ia.ut s'attendre aux surprises les moins
prévues. Le bon sens public dinere sou-
vent de la logique des partis et si l'on
cherche en quoi il en din'ère, on trouvera
peut-être que c'est par son inaltérable
honnêteté. Cette coalition d'hommes si di-
vers par leur origine et par leurs tendan-
ses a paru immorale au premier chef. On
s'est demandé quel lendemain elle donne-
Fait au pays, dans le cas où par hasard elle
Lriompherait.Monarchistesetbonapartistes
avaient jugé habile de procéder par la di-
vision du travail, de se débarrasser d'a-
aord de la république, et puis de régler
~ntre eux la question de pouvoir mais
comment l'auraient-ils résolue? Par la
guerre civile et par l'anarchie? Le pays
<. reculé d'horreur devant cette perspec-
ive, et il a éprouvé un dégoût profond
Mûries partis qui venaient de dévoiler
dnsi leur froid égoïsme. Voilà pourquoi
'alliance des fact ions royaliste et bonapap-
iste a profité, en en'et,àlarépubliqueeten
t assuré la fondation. Chercher le motif
dUeurs est pure. duperie. Z'0~'g se
rompe lorsqu'il croit que ce qui a nui, à
es cliens dans la dernière lutte élec-
orale, c'est l'impopularité de leurs
.Iliés royalistes. Les royalistes ne sont
'as plus impopulaires que d'autres,
t les résultats du scrutin l'ont par-
alternent prouvé. Tout le monde sait
[U'ils ont été relativement mieux irai- <
és que les bonapartistes, par le suf- (
"âge universel. Ils ont acquis des sièges <
ou veaux, et les bonapartistes ont éprouvé (
es échecs sensibles. Ce n'est donc pas t
impopularité de tel ou tel parti qui a s
mpêché le succès de la coalition c'est i
immoralité de la coalition etie-même, sa t
Lérilité, son danger pour la paix publique I.
ui a perdu irrémédiablement les partis. I
Maintenant, la coalition est dissoute, n
hacun a repris sa liberté. Les constitu- v
onneisse sont rapprochés du gouverne- r
Lent, ce qui est à coup sûr la résolution v
meilleure et la plus honorable. Les lé- o
timistes se retranchent fièrement dans b
mmobilité de leur dogme et s'étonnent, d
ix aussi, d'avoir pu un instant tendre la F
ain, soit aux hommes de ~830, soit à p
:ux de 18a2. Les bons .amis d'hier en- t(
):'e prennent congé les uns des autres b
rec des paroles de dédain et des airs q
une impertinence superbe. Spectacle q
uuant et instructif s'il en fût Nous s~- d~
)ns à peu près ce que feront les consti- a<
tionnels et les légitimistes; mais les q
m&partistes, que feront-ils? Que seront, n~
;? Autoritaires ou libéraux? Le bonapar- el
une a plusieurs visages; il représente e)
diSeremment, et suivant les circon- p.
ànces, la réaction à outrance et le déver-
mdage révolutionnaire. Les métamar-
loses ne lui coûtent pas, et il porte la
ouse aussi facilement que l'habit brodé.
a la prétention de représenter la démo-
atie il s'appelle lui-même la « démo- n'
atie impériale. » Il es~, en e~t, la dé-
ocratie au service d'un homme qui la
aîtrise, l'amuse, accapare sa force et l'é-
lise. Il est la gloire aussi, et puis il est le
honte, l'invasion et le démembremenL p]
Les oppositions les plus absolues se l'en
contrent dans sa nature confuse e
violente. Nous savons cela; le pays 1
sait également il a appris à ses dëpen
ce qu'était le bonapartisme, et à quelle
déceptions cruelles aboutissait ce régim
mal équilibré. Ces souvenirs reviennent
l'esprit en lisant l'artide-Manifeste d
~'0~'c.Mais, ce qu'il estimpossible dédis
tinguer, c'est la règle de conduite -que le
bonapartistes comptent suivre au jour! 1
jour à l'égard du gouvernement actuel. Il
ont rompu avec les royalistes, soit! Hsre
prennent leur drapeau, nous le voulon
bien! Ils posent audacieusement leur can
didature au pouvoir, voilà ce qui est clair
Enfin, leur politique nouvelle a reçu 1
plus haute .approbation a à laquelle el.l
puisse aspirer en d'autres termes, l'a?
probation du prince impérial; nous les e)
félicitons Cette politique a pu recevoi
aussi l'approbation du prince Napoléon
car elle est au moins en grande partie I;
sienne. Mais, encore une lois, cela n<
nous dit que ~bien vaguement quelle ser:
l'attitude des bonapartistes vis-à-vis d<
la république et de son gouvernement, e
ne nous dit pas du tout comment il:
comptent faire triompher leurs préten-
tions ou assurer le succès de leurs espé
rances.
Acceptent-ils la république? Reconnais
sent-ils que le pays la veut, du moin!
pour le, moment? Partisans de la souve-
raineté populaire, s'inclinent-ils devant 1<
clair langage des dernières élections? Nous
savons bien que la forme plébiscitaire n'a
pas été employée; mais la forme est-elle
tout pour' eux et le fond n'est-il rien~
Voilà ce qu'il faudrait dire, au lieu de se
perdre dans des considérations générales
où FeRprit est comme étourdi par la so-
nocité des grands mots. Voilà ce qui
importe fort pour le présent. Ce qui im-
porte pour l'avenir est de savoir sur quel
événement ou sur quel procédé comptent
les bonapartistes pour rétablir un troi-
sième empire. Ils parlent de Congrès, de
Convention, de M. Gambetta et de sa pré-
sidence à écarter: comment les bona-
partistes empêcheront-ils toutes ces cho-
ses, en supposant qu'elles soient si
fort à redouter? -Eux aussi, comme lés
amis du ~o~, vont sortir des salons pour
rechercher la société de l'ouvrier et du
paysan. Ils veulent donc revenir par le
sucrage universel? C'est là le bon che-
min. Mais le suffrage universel vient d'être
consulté, et il ne le sera plus avant qua-
tre ans, c'est-à-dire avant le 14 octobre
1881. Or, le 20 novembre 1880,)a Chambre
actuelle, qu'on ne s'y trompe pas, et le
Sénat tel qu'il sera renouvelé dans quel-
ques mois, une Chambre et un Sénat ré-
publicains se réuniront, en Congrès et
nommeront pour sept ans un Président de
la république. Il n'y a pas plus de pro-
babilités que ce Président soit le prince
impérial que le comte de Chambord l'un
peut grandir et l'autre vieillir dix années
avant que les pouvoirs publics soient ap-
pelés à se prononcer une seconde fois sur
la présidence de la république. En vérité,
noua ne voyons nulle part les chances lé-
gales que l'Empire aurait d'être rétabli avant
bien longtemps; et alors la république
aura fait ses preuves, elle aura montré
qu'elle est viable; il sera bien difficile de
la renverser, et plus difficile encore de la
remplacer. Tous les intérêts conservateurs
ge seront lentement peut-être, mais soli-
dement groupés autour d'elle. Si l'ardeur
des vieux partis ne s'est pas éteinte, il
est à croire que leurs forces seront bien
diminuées. Les destins auront prononcé.
Cet avenir est entre les mains des ré-
publicains. S'ils continuent d'être sages,
modérés, unis, rien ne peut le leur arra-
cher. Les partis ont essayé contre eux,
l'abord du système de la coalition, et ils
)nt échoué. Ils avaient décoré la chose
lu beau nom d'Union conservatrice, et le
)ays ne s'est p.as laissé prendre à cet
Lppàt trompeur. Aujourd'hui, ils essaient
m autre système. Ils se divisent et font
)ande à part; chacun poursuit dans l'iso-
ement sa fortune ou son aventure.
~st-ce que ses chances en seront aug-
tentées? Nous n'en croyons rien. Les
ieux partis sont malades et ils se <
etournent sur leur lit, cherchant en 1
ain une position plus commode. Unis <
u divisés, groupés ou isolés, leur fai- i
lesseest la même. Ils peuvent recevoir &
e hautes approbations venant soit de c
rohsdorf, soit de Chislehurst ils ne sont f
as prêts à recevoir « la plus haute M de d
)uies, la seule vraiment efficace, l'appro d
ation du pays. Celle-là, c'est la républi- c
ue qui l'a reçue, et jusqu'ici la républi- n
ne s'en est montrée dtgne. Que faut-il 1
anc conclure des mouvemens de nos
ivepsaires? Leur inquiétude est la. mar- c
ne de leur impuissance. Que devons- t~
ous en espérer? Que les hommes sensés c
modérés qui ~e trouvent encore parmi
ix les quitteront bientôt et, vendront î.
M'mi nous,
FRANCIS CHARMES, d
–«~t~ S
On nous écrit de Versailles (Sénat) d i
« La discussion de la loi surl'état de siège d
est point encore terminée; elle se conti- s
nera. et sans doute s'achèvera demain p
~ais elle a fait, en cette séance, un pas dé- q
sif les articles 1 et 2 ont été adoptés c
ms la forme où tes avait votés la Chambre, a
premier notamment à une majorité de t
~ua de 60 voix. Cet article renfermait uni I
des points débattus, nous voûtons parler
it. de ce paragraphe 1" que la commission
avait fait disparaître du projet et qui dis-
g pose a que l'état de siège ne peut être
B déclaré qu'en cas do péril imminent, rë-
N sultant d'une guerre étrangère ou d'une in-
B surrection à main armée. s La commission
le passait sous silence et s'en référait im-
e plicitement à l'article l' de la loi du 9 août
1849 lequel se borne à ces mots <( en
s cas de péril imminent pour la sûreté
e intérieure ou extérieure i), définition sin-
g gulièrement vague et qui, dans la pratique,
peut laisser le champ libre aux interpréta-
tiens les plus arbitraires M. le président du
conseil l'a démontré avec une irrésistible
évidence dans sa répiiquc à M. Delsol.
une des plus vigoureuses et des plusfrap-~
a. pantes que nous ayons entendues depuis
e longtemps. Dans je vote de cet article 1' les
constitutionnels se sont ralliés à la gauche,
et M. Bocher, en leur nom, a déclarésolennelle~
p ment que ses amis et lui ayaient enfin rompu
"aVec'la droite et repris leur liberté d'action
Est-ce à dire que les constitutionnels viennent
à nous décidément? Il serait téméraire de
s l'affirmer; et M. Bocher a eu bien soin de
fah-e entendre que si les constitutionnels n'é-
3 talent plus avec la droite, ils n'étaient pas
t devenus les alliés de la gaucîTe; non et la
façon mémo dont ils tranchent cette question
de l'état de siège exprime à merveille la
politique résolument indécise, de bascula
et de contre-poids, qu'ils se flattent d'in-
stituer entre la gauche et la droite, in-
ctinant vers l'une et vers l'autre tour A
tour, ou pour mieux dire tout ensemble. Il y
a dans cette loi deux points en litige eh
bten, ils feront double part i)s adopteront
1 un dans le sens do la gauche, et l'autre dans
le sens de la droite, ou peu s'en faut. Au-
i jourd'hui, ils ont voté le paragraphe 1< avec
nous; demain, ils présenteront un amende-
ment au protêt de la Chambre, qui sauvegar-
dera le principe de la déclaration de l'état
de siège sous le régime même de dissolution
B Le rapporteur, M: Delsol, a ouvert la
discussion des articles par un plaidoyerd'en-
semble en faveur du projet de la commis-
sion, exposé méthodique où il déroulait de
point en point la série des argumens de !a.
droite. Sesargumensétaient particulièrement
faibles sur cette question de l'état de siège en
cas de dissolution. Vous avez dans ce cas'
dit-il, une double garantie convocation im-
médiate des colléges électoraux, réunion du
Parlement dans le plus bref délai possible
que souhaite~vous de plus? c'était se con-~
tenter à peu de frais. Et M. Deisol ajoutait
en reprenant l'étrange argument de M Lu~
cien Brun Il faut cependant bien une
arme suffisante pour protéger la république! i
Pour la ~~? en êtes-vous bien sûr ? '?
M. Delsol, au reste, ne conçoit pas qu'on
senarouche à ce point de l'état de siè~- n
ne lui trouve pas un air si enrayant = nous
ayons bien eu en des temps d'élections, en
1871, en dur?~
M. Delsol et ses amis, en vérité, font exorès
de ne pas comprendre: quel rapport entre
létal de siège tel qu'il était au ternes da
Assemblée Nationale, et tel qu-Ss3daS
l'éventualité qu'il s'agit de prévenir d-u~
entrepriso a outrance contre le pays?
M. Delsol était quelque peu rentre dans
la discussion générale; M. le présSent~
conseU a déclaré s'en tenir d'abord aus~u ar
tice~ La question ainsi limitée.
nétrée et retournée sous ses faces diverses
avec une vigueur d'auajyse et de logique~!
Foutevai les applaudissemens de S ~au
che entière. L'argument principal de~co~
mission, pour justifie/la suppression
paragraphe 1~ se fondait sur IaM~
i849 Elle n'a pas été abrogée, d~ o~
la Constitution de 1852 ne l'a point abo~t
'Assemblée Na.iona'e l'a remise p~
m<.nt en vigueur. Tenons-aous-en donc~ à
la d~~tion donnée par cette loi fonda
mentale qui fut si soigneusement 01~0-
rée si le législateur s'est borné à ces moi~
..en cas de péril imminent.. n avait de
bonnes raisons, et il avait certesl'exnerien~
au lendemain des journées de iuin) "Aq~oi
M. Dufaurerèphquait = Pourquoirevenons-X
sur cette loi de 1849? Parce qu'ily IX
cisément, sur le degré d'autorité qu'elle con-
serve, et sur plusieurs de ses pr~e~io~'
des équivoques qu'il importe de diss pe~r
que faites~-ous? En tête de la loi nSiS~
vous inscrivez une équivoque, et h~
leuse, cette définitioLu~ri »
A quel caractère le reconnait-on cen~
ni? Et M. le garde .des sceaux~
ressortir combien cette formule serSe~
réalité dangereuse au pouvoir ex~cuSi en
paraissant le servir; combien eiS ?'exM
S~ ~e~ passionnées des
paruR auveises. Et comme exemnie de
:e que pouvait être, au regard decSainI
~ouvernemens, ce péril imminent., D.~
_aure lisait les considérans -ae la sëriQ ~s
iécretsqui au lendemain du 2 décembre
mrent les départemens en état de sSe v
~~er I.or&-
.ial! -Mais la partie de son discours qui
ait Hmpression la plus vive, c'est quan~
1 rappelé d~ns quelles circonstances, l~g
[ernier, la presse réactionnaire engagea unà
ampagne en faveur de l'état de siège Làe~
ore on le retrouvait, ce prétexte dupéril h~
dt~
4 décembre! l
.11 n'y avait plus qu'à voter. Aux voix'
riait-on à gaucho.Mais voici M. Bocher~
nbune Le ~ee se faitaussitût;M B~
~claration dont on' MnnaS
Portée. M. Bochei. para~-
~t fort énm, et sa parole n'avait pas L:
Mile assurance qu'elle a d'ordinaire. Comme
Lne satisfaisait ni la droite ni la gauche
.e part et d'autre on l'a écouté curieu-L
ement, mais' froidement pas -un applau-
dissement n'a accucUli ses dédaraUons.
.0 résultat, quant à l'article i~, était aenuis
ésormais;maisilyavaitune demande de
crutin, et dès lors les scrutins, réclamée
~ar la droite, allaient se succéder pres-
se & chaque vote. La rédaction de la
ommission était d:abord mise aux voix ell .été rejetée par 162 voix contre ii8 Res-
~~°~~ rédaction du projet adopte p~
a Chambre. On a demandé la division SHïtea
SANEMMMS
i8~.
.ON SABOMÎE
me des Pr6tres-Samt-GormaiB-rAuxerrois, i7.
MMX ~E ABOMMEMBtWT
'Un an. Six mois. Trois moia.
Pëpattemeas. M fr. M ïi'. 20 &.
Ptûns. 72 fr. 36 Dr. iSÏr.
t
f
nt~mden.apply to Cewte and C°, forei~B novs-
papers omce, i7, Greshamstreet, G. P. 0.;
Mm.MeMzy, Maviot etC',t.FiDchtane ComMU,
E. C.,London; MM. W.-M. SmËth et WM'
186.Strand,W.C.l.ondon.
A.BruxeIIe! & ro/~e< <<< ~MMM, <6, raedeta
Madeleine, dans tes kiosques et dams les M-
btiotMquesdes Hares d" chemias de fer be~eF.
A Valparaiso (ChiU), chez M. Orestos L. Tornerc.
SAMEM 16 MRS
im
0~ S'ABONNE
en Belgique, en ttaUs.
dans le Luxembourg, en Turquie,
en Cnine et au Japon,
ta moyen d'une valeur payable & Pari~ oa do
mtmdats-poste, soit internattona.ux, soit franc.aitt,
en Allemagne, en Autriche, en Russie,
et. dans tous les pays du Nord
chez tous les directeurs de postes;
et dans tous tes autres pays,
M~t'emYOi d'une raient payaNeUftt.
Le: annonces sont recuet!
ChM MM. ]p
place de la Bourse,
tM~edettent toujoursatreagréëespar !a r~dMttot.
JMJMAL DES DEBATS
P~t tTt~ tl~ Q ti'~ i tTTB~ A tM e
MuLiiJtH~M ?1 LH~ti~K~M
JPAMS
VENDREDI 4H MARS
L'Angleterre persiste avec énergie a
demander que le traité de San-Stefanc
soit soumis tout entier aux délibérations
du Congrès; sinon, elle refuse pour son
compte d'aller à Berlin. Les Russes se
montrent naturellement très scandalisés
de ce qu'ils appellent les prétentions de
l'Angleterre, ~t ils font de leur côté une
bruyante résistance. Il est difficile de
prévoir comment se dénouera une situa-
tion aussi tendue, mais il ne l'est pas
4e savoir et de dire où sont le bon
sens et le bon droit. Ouvrez n'importe
quel manuel du droit des,gens cherchez
ce que c'est qu'un traite; vous verrex
que l'Angleterre a raison, et que le
Congres ne peut pas fau'tUM~itMtBe
sérieuse si tous les articles du traité
~(le San-Stefano ne lui sont pas sou-
mis. Un traité n'est pas un assemblage
~confus de dispositions quelconques, sans
rapport, entre elles et sans harmonie, un
;f'3got mal lié dont on puisse ihdin'érem-
~ilent gonstraire ceci ou cela. C'est un
tout parfaitement homogène; chaque par-
tic correspond à la partie voisine; tous les
articles ~e tiennent par une solidarité
étroite, et il est admis comme prin-
cipe indiscutable que l'on peut interpréter
les uns au moyen des autres. La consé-
quence est qu'un article en apparence
inoffensif ou insignifiant acquiert souvent
par son'rapprochement avec un autre la
même valeurqu'un zéro placé aprèsun chif-
fre. Nous n'avons pas sous les yeux le traité
de San-Stefano, et l'eussions-nous, nous
ne savons pas quels sont les articles ~que
les Russes comptent soumettre et ceux
qu'ils voudraient soustraire au Congrès;
mais si toutes les pièces de l'affaire étaient
à notre disposition, il nous serait certaine-
ment facile de montrer par des exemples la
vérité du principe général que nous avons
énoncé. Au reste, ce principe, il faut le
répéter, n'est contesté par pers.onne. Un
traité ne vaut que par son ensemble; chaque
article y joue le rôle d'une clef de voûte,
et, si ony touche, le reste s'écroule aus-
sitôt. C'est pourquoi, lorsqu'on remanie
un traité et qu'on le corrige sur un point,
on ne manque jamais de dire que les au-
tres articles continuent d'être en vigueur,
et c'est ce qui a été expressément men-
tionné dans la convention de Londres qui
a modifié le traité de Paris, mais qui l'a
maintenu. Et ce n'est pas seulement
dans le domaine diplomatique que les
choses se passent ainsi; le bon sens
exerce .ses droits en toute matière ana-
logue. Les lois que nous entendons dis-
cuter, chaque jour dans les Assemblées
politiques forment un tout comme les
traités; les divers articles se tiennent et se
complètent; et lorsqu'une loi votée par
une Chambre est soumise & une autre, il
ne viendrait à l'idée de personne d'en dis-
traire quelques articles et d'en interdire
la discussion.
On pourrait comprendre dans une cer-
taine mesure la prétention des Russes
s'il y avait en effet, dans le traité de San-
Stefano, des articles tout nouveaux, sans
rapport aucun avec le traité de Pans.
]~ais alors nous serions curieux, de savoir
à quoi ces articles pourraient bien se
rapporter. Nous avons beau chercher,
nous torturer l'esprit pour imaginer un
article qui n'ait rien à voir avec le traité
de Paris, nous n'y parvenons pas. Qu'est-
c~, au total, que le traité de Paris? Quel
aété son but?Non seulement il a réglél'état
dé l'Orient, mais il a placé ce règlement
sous la garantie des puissances signa-
taires. Celtes-ci forment une sorte de
conseil de famille sans la participation et
l'autorisation duquel rien ne peut être
changé .à ce qui a été établi en i8a6.
L'Orient a été mis MM~' ~M~ comme
on dit en Angleterre. Qu'est-il ar-
rivé pourtant l'année dernière? La Rus-
sie, après avoir vainement sollicité un
mandat de l'Europe, a déclaré la guerre
&. la Porte. Elle l'a faite de son pro-
pre et seul mouvement ou l'a. laissé
faire, mais on ne lui -a pas dissimulé,
elle n'a pas pu se dissimuler à eUe-
iBême que, la guerre une lois terminée, il
appartiendrait à l'Europe seule d'en dé-
terminer les conséquences légitimes. La
Russie a signé un traité avec la Porte soit
Mais, jusqu'à nouvel ordre, l'Europe ne
connaît que le traité de Paris et la con-
vention de Londres; rieu de ce quia été
(ait à San-Stefano ne.saurait avoir pour elte
la. moindre valeur si elle ne l'a pas préa-
tablement examiné et sanctionné. Larai-
~n enest simp)e, c'est que le moindre
article de San-Stpfano change quelque t
chose a.u traité de Paris et substitue à ]
l'action européenne l'action personnelle et
exclusive de la Russie. Chaque article de l
San-Stefauo remanie au fond, quelque
détail du traité.de Paris, et, dans.Ia forme,
remplace l'autorité de tous par celte d'un l
geu). t
.Mais, disent les Russes et leurs avo-
cats. si les choses sont ainsi, comment
~e fait-il que les autres puissances, sauf
!'Angleterre, soient d'accord avec nous?
Le sentiment de l'Angleterre n'est par-
tagé par personne; elle aussi est iso- t
lée dans son opinion. Les Russes 4
sont-ils bien assurés de cela? A quel- <
ques surprises qce t'Autnche nous ait ha- 1
MtueB par ses hésitations et ses faiblesses, ]
il nous est. impossible de croire qu'elle m
secte pas aujourd'hui à quel point ses in-
térêts vitaux sont conformes à ceux d<
l'Angleterre. L'Autriche, d'ailleurs, n'a
t t-elle pas déclaré ofScieIlement et à main
tes reprises qu'elle ne-reconnaîtrait au-
s cune stipulation contraire au~traité d<
L Paris, qui n'aurait pas étéd'abord soumis<
à l'approbation des puissances? Mai:
i laissons l'Autriche parlons de l'Allé
magne..Est-ce que M. de Bismarck
dans son discours du 19 février n':
pas dit formellement que toutes lef
conditions de paix qui ne seraient pa:
conformes au traitée de Paris devraient
être soumises au Congrès ? Puis il a pass<
en revue les conditions qu'il connaissait
les bases générales posées à Andrinople i:
n'a trouvé qu'un point où le traité df
Paris ne semblait pas intéressé .l'indem-
~~Mté pécuniaire. Nous disons pécuniaire
en soulignant le mot car si l'indemnité
est payée en territoires, le traité de
Paris réclame aussitôt.. Or, nul n'ignore
que l'indemnité ne saurait guère être
payée autrement. Voilà donc l'avis de
l'Allemagne. Faut-il parler des autres
puissances'? A quoi bon? Etiès parta-
gent toutes, plus ou moins, l'opinion de
l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Angle-
terre elles laissent seulement à cette der-
nière le soin de la présenter et de la sou-
tenir pour toutes. En vérité, nous ne
voyons pas* que l'Angleterre soit dans la.
solitude où on veut la reléguer.
Eh bien continuent les Russes, procé-
dons par des concessions réciproques
nous en avons fait une, qu'on y réponde!
Les Russes auraient-ils fait une con-
cession ? Et laquelle ? Nous n'en avons
pas entendu parler, du moins officielle-
ment. Le bruit a couru .que le comte
Schouvalon*'avait proposé à lord Derby
de charger le Congrès de déterminer lui-
même les points qu'il aurait à étudier.
Peut-être les Russes comptent-ils assez
sur la majorité dans le Congrès pour ris-
quer cette manière de procéder; mais,
où ils se trompent, c'est dans la
puissance exagérée qu'ils accordent à la;
~majorité. Un Congrès n'est pas une
Chambre législative où la majorité est
tout, et la minorité rien. La minorité ici
représente des intérêts qu'elle n'a pas
le droit de sacrifier, et elle peut tou-
jours se retirer. C'est ce quèsirStaf-
fordNorthcote expliquait hier encore à
la Chambre des Communes. La Russie
cherche à enrayer l'Angleterre en lui di-
sant On se passera de vous! Pas-
sez-vous-èn si vous pouvez, répondra
.l'Angleterre. Mais c'est difficile'! Un
Congrès où l'Angleterre n'assisterait pas
serait-il un Congrès sérieux? La ques-
tion d'Orient semblerait-elle réglée si
elle l'était sans l'Angleterre et con-
tre elle ? Ne faut-il pas enfin prévoir le
cas où le refus que ferait l'Angleterre
d'aller au Congrès pourrait déterminer ce-
lui de telle autre puissance? La France;
parexemple, recommencerait-elle par excès
de précipitation la faute commise par
M. le duc Decazes au sujet du Mémoran-
dum de Berlin? Serait-elle nattée d'aller
'a Berlin déchirer le traité de Paris en l'ab-
sence,de la puissance principale avec la-
quelle elle l'a signé autrefois? Toutes
'ces questions sont délicates, et elles mon-
trent que les choses ne vont pas aussi sim-
plement qu'affecte de le croire la. Russie~
L'avenir dira si nous avons raison.
BOURSE DE PAMS
CMtwre te 14 ta)!) )H
:< e/w
Comptant. 74 45 '?4-3S t0
Fin cour. 74 42 t 2 M 30. 12 t 2
.A't/W e/e'
Comptante t04 <
s ee
Compt&ntn'i io ttf) to
Ptn o<'nr. lt0 M uo 22 t<2 2 t/2
PSTITE BOURSE DU SOIR.
Emprunt 5 0/0. «Ofr.lS, i3, <6i/4.
30/0. ?4.fr.22~2,20.
Florins (or). 63
Egyptiennes 6 0/0.. iS6fr.'2S.
Ext6r'~espat~no!ë.. l3i/4.
–n
TféMgrapMe pftwée. `'
Service MIëgraphique de l'agence Haras.
Londres, le 15 mars, 6 h. sotr.
CAaNt~M des Zof~. Lord BeaconsNetd, ré-
pondant. a Lord Grande, dit que les vacances
le Piques dureront du <6 a.vrU au 10 mai.
CHAMBRE DES COMMUEES.
~St{t~ ~< ~M ~~KC~ ~M MSM.
Sir Robert Peet appette rattontion de !a Çham-
~re sur tes représentans que rAngieterro se pro-
]ose d'envoyer an Congres. L'honorable membre
.'Oppose à renvoi de iord Lyons, et il pense qne
'Angieterre devrait se faire représenter par lord
Derby.
Sir StaSbrd Noruicote répond qu'il n'a rien à
coûter pour aujourd'hui a ce qu'il a déjà dit re-
lativement au Congrès. Lord Lyons est l'homme
e plus capable de remplir cette mission, parce
il représentera véritablement les vues du cou-
irernement qui est seul reponsable. Le mimstre
iemande ensuite à la Chambre de permettre au
gouvernement de présenter le budget de la ma- ]
'ine aujourd'hui ou demain. 1
Sir StaHord Northcote répond & sir G. Camp-
bell que ce qu'il a voulu déclarer hier, c'est que ¡
L'Angleterre demande que tous les articles du y
traité russo-turc soient placés sous les yeux du
~ôpgrès, r d£ telto Faeoq i~ue fo~ puisse éxamiper
congres, de teilo t'aoon que Fon puisse examiner
:e qm peut être accepté par i'assembtée des
puissances.
M. Smit,)i présente eC commente tf bud~t da
A marine.
M. Smith déclare que le budget de la marine,
quoique établi dans les conditions normales, a
été inspiré par la pensée que le devoir q'un mi-
3 nistre en temps de paix n est pas toujours de se
natter de l'espoir que la paix sera éternelle.
Le gouvernement demande une augmentation
assez considérable des ressources actuelles, qu'il
faut développer suffisamment pour protéger effi-
cacement le territoire, l'honneur et les intérêts
de l'Angleterre.
Les gardes-côtes et la réserve fournissent un
nombre d'hommes suffisant qu'il faut néanmoins
équiper. Il faut également pourvoir tout navire
qui sera commis~ionné, de tout le matériel et de
tout le personnel indispensables pour parer à tou-
telles éventualités.
t M. Smith, secrétaire pour la marine, comment
.differens chapitres du budget II dit que onze
om'asscs seront achevés ou achetés, Il pro-
pose d'achaverTO)t'M<, qui était auparavant un
t, b:Uiment de. guerre turc, ainsi que six corvettes
deux canonnières et vingt-huit batèaux-torpilics;
II espère que ces derniers seront prêts en été.
L'Angleterre, moins que d'autres nations, a be-
[ soin de bateaux-torpiiies, parce qu'elle peut faci-
lement employer à cet eHet des bateaux à va-
peur. j
Une pa)'tie,des.bateaux-torpit!es sera. construite
au moyen du crédit récemment voté.
Si le travail dans les dock~de cons)ru<~ion~
continue a augmenter, il faudra demander un
crédit supplémentaire pour subvenir aux besoins.
Les navires catholiques auront un chapelain
par chaque escadre de. cinq ou six vaisseaux;
Londres, le 5 mars.
Le ~o~ annonce que les officiers du génie
inscrits les premiers sur la liste pour le service à
létranger ont reçu l'ordre de se tenir prêts à
être appelés.
Des bataillons de volontaires vont être wrsani-
sés pour un service actif en cas de besoin.
Saint-Pétersbourg, lois mars.
Le général Ignatiefr est arrive ici avec Reouf
Pacha. Ce dernier est descendu a l'hOtel dô l'Eu-
rope.
Londres, le 1S mars.
Le ,S'<'SM~<:)'~ annonce que l'Amirauté a donné
) ordre que tous les navires de guerre qui de-
vaient quitter l'Angleterre soient retenus pour
aller renforcer la flotte de la Méditerranée.
L'Amirauté a aciieté le cuirassé ~M~a~K~~CM,
construit en Angleterre pour lamarme brési-
lienne.
D'après une dépêche de Constantinople. adres-
sée au .0
mamtemr toutes leurs positions stratégiques.
· 'Vienne, le i 4 mars, so:r.
La commission du budget de la Délégation au-
trichienne a délibéré aujourd'hui sar le projet
portant demande d'un crédit de 60 millions de
florins.
Au cours de la délibération, M. Hofmian, mi-
nistre des finances de l'empire, déclare que rien
n été encore arrêté en ce qui concerne les
moyens dé couvrir ce crédit. Le gouvernement
pna garde de vouloir.ici laisser planer une équi-
voque. La commission est libre d'introduire'
dans le projet toute modification qui pourra as-
surer l'observation'de la procédure constitution-
nelle.
Le ministre ajoute que, tant qu'il ne s'agira
que d'une somme de 60 millions de florins, les
dispositions du marché financier ne sauraient
être mauvaises. `
Le comte Andrassy déclare que la somme de
dominions est un minimum.Il estpossiblequede
cette somme on n'emploie qu'une faible partie,
peut-être même absolument rien; il éstpossibte
.aussi qu'elle soit employée tout entière. Ce que
~demande le gouvernement, c'est uniquement
l'autorisation d'ouvrir le crédit afin de pouvoir
dans toutes les directions, Sauvegarder' Findé-
pendance de ](a monarchie et la liberté de ses dé-
cisions. 'n,'
La commission a adopté, immédiatement après
le projet de loi relatif aux insurgés bosniaques~
Elle a repoussé un projet du ministre de la
guerre, portant demande d'un crédit de 6!!7,000
.florins pour acquisition de matériel sanitaire.
Vienne, le i5 mars.
Le ~
publication du traité de paix. On verra; aussitôt
après cette publication, si l'Angleterre a vérita- 1
blement l'intention d'agir.
Ce journal craint que les espérances que .l'on '(
entretient sur la mission pacificatrice du Con-
grès ne soient pas réalisées.
Vienne, le f.mars.
La Turquie a avisé le gouvernement de Bu- t
charest que, en vertu d'un accord intervenu avec
:Ie cabinet de Saint-Pétersbourg, las musulmans i
seront dorénavant protégés par la Russie. En c
conséquence, farinée roumaine a évacué la Bul- 1
.gane, qu'elle n'occupait que sur la demande qui 1
mi avait été faite -de protéger les musulmans t
contre lea Bxactions_des Bulgares. B
Vienne, to~5 mars. s
Le correspondant diplomatique de Paris de la t
.C'o~MpoM~fMM poK~K-, partant de l'attitude de c.
ta France au Congrès, dit =
réclamer les Sécurités nécessitées par la situa-
tion. Et)e a demandé que la tache du Congrès soit t
strictement restreinte au règlement des consé- e
auences do ta dernière guerre, en exprimant le f
désir que, dans la sphère morne des anaires orien-
taies, trois points concernant l'Egypte, ta Tunisie c
et la Syrie ne fussent pas touchés.
& L'entente, sous ce rapport, avec l'Angleterre, t
est complète. L'Angleterre a donné à ta France f]
l'assurance qu'elle ne Songeait nullement à oc- n
cuper l'Egypte.
L'Autriche a entièrement acquiescé aux dé-
sirs et aux conditions de la France. Celle-ci tra- 1'
yailtera sincèrement à amener un compromis C
entre la Russie l'Angleterre et l'Autriche.
Elle soutiendra M. de Bismarck' dans la voie 1'
de transaction qu'il a-désignéo lui-même comme e)
devant être sa tâche mais la France prêterait
difficilement la main a des projets de partage et C[
à de trop profonds remaniomens territoriaux,
même si une compensation lui était offerte, r,
& Dans te cas d'un partage, la France n'hésite-
rait pas à décliner toute responsabilité et à re- ti
pousser toute complicité. & m
Constantinople, le n mars, soir. la
La visite du grand-duc au Sultan aura lieu gi
seulement après la ratification du traité de r-
paix.
paix. Athènes, Ici S mars. et
La nouvelle que la Russie aurait accepté la Bl
participation de la Grèce au Congrès n'est pas CE
confirmée.
Hobart Pacha vient au Pirée avec des inten- CC
Lions pacifiques.. g~
Constantinople, le ~3 mars.
(Arrivée le 1S au soir.)
Savfet Pacha et Sadoultah Bey représenteront vr
ta Turquie au Congrès de .Berlin..
L'insurrection s'étend dans les districts compris
entre Salonique et la Thessalie. On remarque b(
une certaine agitation dans les vitayets de -]-
Smyrno, de Komah et d'Alep, qui projetteraient
Msure-t-on, de demander l'autonomie adminis- tl!
Lrative.
Par suite du projet conçu par l'Autriche d'oc- in
super la Bosnie et t'Herzegovme. tes Russes con- st
centreraient de grandes forces à Charkeui. ~r
La Russie demanderait, dit-on, 3 millions de
vivres sterling avant de commencer à livrer les P*
prisonniers, b;
Athènes, te ia mars. T)
Le consul Jietlénique à Janina mande que les
lutorités turques ouvrent les prisons aux malfai-
Leurs musulmans pour les s envoyer combattre les cr
insurgés de l'Epire. Le même lait se serait repro-
iuita.ArtaetaPrevesa.
Buoharest.leISmars,
Demete)' Stourdza èat parti pour Vienne en P'
nissionext)'9ordïB%!fe. 1~
On se souvient, du récent et curieux
article dans lequel le journal le
stitutionnels et expliquait les causes de
l'événement. Parmi ces causes, la difû-
culté de vivre plus longtemps avec les
bonapartistes tenait une large place; mais
pourquoi les constitutionnels ne pou-
vaient-ils plus faire ménage commun avec
les bonapartistes? Est-ce parce que
ceux-ci ont un principe trop différent
du leur? Non, le vrai motif est qu'il
existait une familiarité trop grande'entre
les bonapartistes et les légitimistes.
C'est du moins ce que /6 ~J~ nous a
dit. Les légitimistes sont impopulaires.
Les bonapartistes risquent fort, dans
une fréquentation trop intime, d'endosser
une partie de leur impopularité; et déci-
dément ce serait se compromettre que de
rester soi-même en pareille compagnie.
Un de ces derniers jours, le Soleil con-
seillait solennellement à ses amis de sor-
tir de l'atmosphère artinciel!e des salons.
de s'arracher à des séductions charman-
tes mais trompeuses, etde descendre dans
la rue, de courir les campagnes, enfin de
se m~ler au peuple, dans lequel est natu-
rellement la source de la popularité. On
s'en aperçoit un peu tard, mais mieux
vaut tard que jamais.
Rencontre bizarre Pendant que les
constitutionnels expliquaient ainsi leur
cas et celui des bonapartistes, ce.-} derniers
faisaient exactement les mêmes ré-
(lexions. Z'O~ leur journal officiel,
vient de publier un Manifeste important,
où nous retrouvons les mêmes idées, les
mêmes jugemens et presque le même lan-
gage que dans Soleil. Les bonapartistes
secouent à leur tour le joug de l'Union
conservatrice. Ils en ont assez Cette al-
liance a duré trop longtemps, et elle leur
a coûté trop.cher Les bonapartistes se sont
trompés, et ils l'avouent. Ils avaient cru
qu'en étouiïant leurs répugnances pour
s'unir à leurs ennemis naturels ils for-
meraient du moins contre la république j
un fajsceaù redoutable, Etait-il possible
qu'une forme de gouvernement au~sî ré-
tive ne fût pas anéantie bientôt sous l'ef-
fort géminé comme disait autrefois
M. Rouher, des légitimistes, des constitu-
tionnels et des bonapartistes? Mais
en France le pays où tout arrive
il ia.ut s'attendre aux surprises les moins
prévues. Le bon sens public dinere sou-
vent de la logique des partis et si l'on
cherche en quoi il en din'ère, on trouvera
peut-être que c'est par son inaltérable
honnêteté. Cette coalition d'hommes si di-
vers par leur origine et par leurs tendan-
ses a paru immorale au premier chef. On
s'est demandé quel lendemain elle donne-
Fait au pays, dans le cas où par hasard elle
Lriompherait.Monarchistesetbonapartistes
avaient jugé habile de procéder par la di-
vision du travail, de se débarrasser d'a-
aord de la république, et puis de régler
~ntre eux la question de pouvoir mais
comment l'auraient-ils résolue? Par la
guerre civile et par l'anarchie? Le pays
<. reculé d'horreur devant cette perspec-
ive, et il a éprouvé un dégoût profond
Mûries partis qui venaient de dévoiler
dnsi leur froid égoïsme. Voilà pourquoi
'alliance des fact ions royaliste et bonapap-
iste a profité, en en'et,àlarépubliqueeten
t assuré la fondation. Chercher le motif
dUeurs est pure. duperie. Z'0~'g se
rompe lorsqu'il croit que ce qui a nui, à
es cliens dans la dernière lutte élec-
orale, c'est l'impopularité de leurs
.Iliés royalistes. Les royalistes ne sont
'as plus impopulaires que d'autres,
t les résultats du scrutin l'ont par-
alternent prouvé. Tout le monde sait
[U'ils ont été relativement mieux irai- <
és que les bonapartistes, par le suf- (
"âge universel. Ils ont acquis des sièges <
ou veaux, et les bonapartistes ont éprouvé (
es échecs sensibles. Ce n'est donc pas t
impopularité de tel ou tel parti qui a s
mpêché le succès de la coalition c'est i
immoralité de la coalition etie-même, sa t
Lérilité, son danger pour la paix publique I.
ui a perdu irrémédiablement les partis. I
Maintenant, la coalition est dissoute, n
hacun a repris sa liberté. Les constitu- v
onneisse sont rapprochés du gouverne- r
Lent, ce qui est à coup sûr la résolution v
meilleure et la plus honorable. Les lé- o
timistes se retranchent fièrement dans b
mmobilité de leur dogme et s'étonnent, d
ix aussi, d'avoir pu un instant tendre la F
ain, soit aux hommes de ~830, soit à p
:ux de 18a2. Les bons .amis d'hier en- t(
):'e prennent congé les uns des autres b
rec des paroles de dédain et des airs q
une impertinence superbe. Spectacle q
uuant et instructif s'il en fût Nous s~- d~
)ns à peu près ce que feront les consti- a<
tionnels et les légitimistes; mais les q
m&partistes, que feront-ils? Que seront, n~
;? Autoritaires ou libéraux? Le bonapar- el
une a plusieurs visages; il représente e)
diSeremment, et suivant les circon- p.
ànces, la réaction à outrance et le déver-
mdage révolutionnaire. Les métamar-
loses ne lui coûtent pas, et il porte la
ouse aussi facilement que l'habit brodé.
a la prétention de représenter la démo-
atie il s'appelle lui-même la « démo- n'
atie impériale. » Il es~, en e~t, la dé-
ocratie au service d'un homme qui la
aîtrise, l'amuse, accapare sa force et l'é-
lise. Il est la gloire aussi, et puis il est le
honte, l'invasion et le démembremenL p]
Les oppositions les plus absolues se l'en
contrent dans sa nature confuse e
violente. Nous savons cela; le pays 1
sait également il a appris à ses dëpen
ce qu'était le bonapartisme, et à quelle
déceptions cruelles aboutissait ce régim
mal équilibré. Ces souvenirs reviennent
l'esprit en lisant l'artide-Manifeste d
~'0~'c.Mais, ce qu'il estimpossible dédis
tinguer, c'est la règle de conduite -que le
bonapartistes comptent suivre au jour! 1
jour à l'égard du gouvernement actuel. Il
ont rompu avec les royalistes, soit! Hsre
prennent leur drapeau, nous le voulon
bien! Ils posent audacieusement leur can
didature au pouvoir, voilà ce qui est clair
Enfin, leur politique nouvelle a reçu 1
plus haute .approbation a à laquelle el.l
puisse aspirer en d'autres termes, l'a?
probation du prince impérial; nous les e)
félicitons Cette politique a pu recevoi
aussi l'approbation du prince Napoléon
car elle est au moins en grande partie I;
sienne. Mais, encore une lois, cela n<
nous dit que ~bien vaguement quelle ser:
l'attitude des bonapartistes vis-à-vis d<
la république et de son gouvernement, e
ne nous dit pas du tout comment il:
comptent faire triompher leurs préten-
tions ou assurer le succès de leurs espé
rances.
Acceptent-ils la république? Reconnais
sent-ils que le pays la veut, du moin!
pour le, moment? Partisans de la souve-
raineté populaire, s'inclinent-ils devant 1<
clair langage des dernières élections? Nous
savons bien que la forme plébiscitaire n'a
pas été employée; mais la forme est-elle
tout pour' eux et le fond n'est-il rien~
Voilà ce qu'il faudrait dire, au lieu de se
perdre dans des considérations générales
où FeRprit est comme étourdi par la so-
nocité des grands mots. Voilà ce qui
importe fort pour le présent. Ce qui im-
porte pour l'avenir est de savoir sur quel
événement ou sur quel procédé comptent
les bonapartistes pour rétablir un troi-
sième empire. Ils parlent de Congrès, de
Convention, de M. Gambetta et de sa pré-
sidence à écarter: comment les bona-
partistes empêcheront-ils toutes ces cho-
ses, en supposant qu'elles soient si
fort à redouter? -Eux aussi, comme lés
amis du ~o~, vont sortir des salons pour
rechercher la société de l'ouvrier et du
paysan. Ils veulent donc revenir par le
sucrage universel? C'est là le bon che-
min. Mais le suffrage universel vient d'être
consulté, et il ne le sera plus avant qua-
tre ans, c'est-à-dire avant le 14 octobre
1881. Or, le 20 novembre 1880,)a Chambre
actuelle, qu'on ne s'y trompe pas, et le
Sénat tel qu'il sera renouvelé dans quel-
ques mois, une Chambre et un Sénat ré-
publicains se réuniront, en Congrès et
nommeront pour sept ans un Président de
la république. Il n'y a pas plus de pro-
babilités que ce Président soit le prince
impérial que le comte de Chambord l'un
peut grandir et l'autre vieillir dix années
avant que les pouvoirs publics soient ap-
pelés à se prononcer une seconde fois sur
la présidence de la république. En vérité,
noua ne voyons nulle part les chances lé-
gales que l'Empire aurait d'être rétabli avant
bien longtemps; et alors la république
aura fait ses preuves, elle aura montré
qu'elle est viable; il sera bien difficile de
la renverser, et plus difficile encore de la
remplacer. Tous les intérêts conservateurs
ge seront lentement peut-être, mais soli-
dement groupés autour d'elle. Si l'ardeur
des vieux partis ne s'est pas éteinte, il
est à croire que leurs forces seront bien
diminuées. Les destins auront prononcé.
Cet avenir est entre les mains des ré-
publicains. S'ils continuent d'être sages,
modérés, unis, rien ne peut le leur arra-
cher. Les partis ont essayé contre eux,
l'abord du système de la coalition, et ils
)nt échoué. Ils avaient décoré la chose
lu beau nom d'Union conservatrice, et le
)ays ne s'est p.as laissé prendre à cet
Lppàt trompeur. Aujourd'hui, ils essaient
m autre système. Ils se divisent et font
)ande à part; chacun poursuit dans l'iso-
ement sa fortune ou son aventure.
~st-ce que ses chances en seront aug-
tentées? Nous n'en croyons rien. Les
ieux partis sont malades et ils se <
etournent sur leur lit, cherchant en 1
ain une position plus commode. Unis <
u divisés, groupés ou isolés, leur fai- i
lesseest la même. Ils peuvent recevoir &
e hautes approbations venant soit de c
rohsdorf, soit de Chislehurst ils ne sont f
as prêts à recevoir « la plus haute M de d
)uies, la seule vraiment efficace, l'appro d
ation du pays. Celle-là, c'est la républi- c
ue qui l'a reçue, et jusqu'ici la républi- n
ne s'en est montrée dtgne. Que faut-il 1
anc conclure des mouvemens de nos
ivepsaires? Leur inquiétude est la. mar- c
ne de leur impuissance. Que devons- t~
ous en espérer? Que les hommes sensés c
modérés qui ~e trouvent encore parmi
ix les quitteront bientôt et, vendront î.
M'mi nous,
FRANCIS CHARMES, d
–«~t~ S
On nous écrit de Versailles (Sénat) d i
« La discussion de la loi surl'état de siège d
est point encore terminée; elle se conti- s
nera. et sans doute s'achèvera demain p
~ais elle a fait, en cette séance, un pas dé- q
sif les articles 1 et 2 ont été adoptés c
ms la forme où tes avait votés la Chambre, a
premier notamment à une majorité de t
~ua de 60 voix. Cet article renfermait uni I
des points débattus, nous voûtons parler
it. de ce paragraphe 1" que la commission
avait fait disparaître du projet et qui dis-
g pose a que l'état de siège ne peut être
B déclaré qu'en cas do péril imminent, rë-
N sultant d'une guerre étrangère ou d'une in-
B surrection à main armée. s La commission
le passait sous silence et s'en référait im-
e plicitement à l'article l' de la loi du 9 août
1849 lequel se borne à ces mots <( en
s cas de péril imminent pour la sûreté
e intérieure ou extérieure i), définition sin-
g gulièrement vague et qui, dans la pratique,
peut laisser le champ libre aux interpréta-
tiens les plus arbitraires M. le président du
conseil l'a démontré avec une irrésistible
évidence dans sa répiiquc à M. Delsol.
une des plus vigoureuses et des plusfrap-~
a. pantes que nous ayons entendues depuis
e longtemps. Dans je vote de cet article 1' les
constitutionnels se sont ralliés à la gauche,
et M. Bocher, en leur nom, a déclarésolennelle~
p ment que ses amis et lui ayaient enfin rompu
"aVec'la droite et repris leur liberté d'action
Est-ce à dire que les constitutionnels viennent
à nous décidément? Il serait téméraire de
s l'affirmer; et M. Bocher a eu bien soin de
fah-e entendre que si les constitutionnels n'é-
3 talent plus avec la droite, ils n'étaient pas
t devenus les alliés de la gaucîTe; non et la
façon mémo dont ils tranchent cette question
de l'état de siège exprime à merveille la
politique résolument indécise, de bascula
et de contre-poids, qu'ils se flattent d'in-
stituer entre la gauche et la droite, in-
ctinant vers l'une et vers l'autre tour A
tour, ou pour mieux dire tout ensemble. Il y
a dans cette loi deux points en litige eh
bten, ils feront double part i)s adopteront
1 un dans le sens do la gauche, et l'autre dans
le sens de la droite, ou peu s'en faut. Au-
i jourd'hui, ils ont voté le paragraphe 1< avec
nous; demain, ils présenteront un amende-
ment au protêt de la Chambre, qui sauvegar-
dera le principe de la déclaration de l'état
de siège sous le régime même de dissolution
B Le rapporteur, M: Delsol, a ouvert la
discussion des articles par un plaidoyerd'en-
semble en faveur du projet de la commis-
sion, exposé méthodique où il déroulait de
point en point la série des argumens de !a.
droite. Sesargumensétaient particulièrement
faibles sur cette question de l'état de siège en
cas de dissolution. Vous avez dans ce cas'
dit-il, une double garantie convocation im-
médiate des colléges électoraux, réunion du
Parlement dans le plus bref délai possible
que souhaite~vous de plus? c'était se con-~
tenter à peu de frais. Et M. Deisol ajoutait
en reprenant l'étrange argument de M Lu~
cien Brun Il faut cependant bien une
arme suffisante pour protéger la république! i
Pour la ~~? en êtes-vous bien sûr ? '?
M. Delsol, au reste, ne conçoit pas qu'on
senarouche à ce point de l'état de siè~- n
ne lui trouve pas un air si enrayant = nous
ayons bien eu en des temps d'élections, en
1871, en dur?~
M. Delsol et ses amis, en vérité, font exorès
de ne pas comprendre: quel rapport entre
létal de siège tel qu'il était au ternes da
Assemblée Nationale, et tel qu-Ss3daS
l'éventualité qu'il s'agit de prévenir d-u~
entrepriso a outrance contre le pays?
M. Delsol était quelque peu rentre dans
la discussion générale; M. le présSent~
conseU a déclaré s'en tenir d'abord aus~u ar
tice~ La question ainsi limitée.
nétrée et retournée sous ses faces diverses
avec une vigueur d'auajyse et de logique~!
Foutevai les applaudissemens de S ~au
che entière. L'argument principal de~co~
mission, pour justifie/la suppression
paragraphe 1~ se fondait sur IaM~
i849 Elle n'a pas été abrogée, d~ o~
la Constitution de 1852 ne l'a point abo~t
'Assemblée Na.iona'e l'a remise p~
m<.nt en vigueur. Tenons-aous-en donc~ à
la d~~tion donnée par cette loi fonda
mentale qui fut si soigneusement 01~0-
rée si le législateur s'est borné à ces moi~
..en cas de péril imminent.. n avait de
bonnes raisons, et il avait certesl'exnerien~
au lendemain des journées de iuin) "Aq~oi
M. Dufaurerèphquait = Pourquoirevenons-X
sur cette loi de 1849? Parce qu'ily IX
cisément, sur le degré d'autorité qu'elle con-
serve, et sur plusieurs de ses pr~e~io~'
des équivoques qu'il importe de diss pe~r
que faites~-ous? En tête de la loi nSiS~
vous inscrivez une équivoque, et h~
leuse, cette définitioLu~ri »
A quel caractère le reconnait-on cen~
ni? Et M. le garde .des sceaux~
ressortir combien cette formule serSe~
réalité dangereuse au pouvoir ex~cuSi en
paraissant le servir; combien eiS ?'exM
S~ ~e~ passionnées des
paruR auveises. Et comme exemnie de
:e que pouvait être, au regard decSainI
~ouvernemens, ce péril imminent., D.~
_aure lisait les considérans -ae la sëriQ ~s
iécretsqui au lendemain du 2 décembre
mrent les départemens en état de sSe v
~~er I.or&-
.ial! -Mais la partie de son discours qui
ait Hmpression la plus vive, c'est quan~
1 rappelé d~ns quelles circonstances, l~g
[ernier, la presse réactionnaire engagea unà
ampagne en faveur de l'état de siège Làe~
ore on le retrouvait, ce prétexte dupéril h~
dt~
4 décembre! l
.11 n'y avait plus qu'à voter. Aux voix'
riait-on à gaucho.Mais voici M. Bocher~
nbune Le ~ee se faitaussitût;M B~
~claration dont on' MnnaS
Portée. M. Bochei. para~-
~t fort énm, et sa parole n'avait pas L:
Mile assurance qu'elle a d'ordinaire. Comme
Lne satisfaisait ni la droite ni la gauche
.e part et d'autre on l'a écouté curieu-L
ement, mais' froidement pas -un applau-
dissement n'a accucUli ses dédaraUons.
.0 résultat, quant à l'article i~, était aenuis
ésormais;maisilyavaitune demande de
crutin, et dès lors les scrutins, réclamée
~ar la droite, allaient se succéder pres-
se & chaque vote. La rédaction de la
ommission était d:abord mise aux voix ell
~~°~~ rédaction du projet adopte p~
a Chambre. On a demandé la division SHïtea
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