Titre : La Presse
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1839-03-10
Contributeur : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication
Contributeur : Laguerre, Georges (1858-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34448033b
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 124274 Nombre total de vues : 124274
Description : 10 mars 1839 10 mars 1839
Description : 1839/03/10. 1839/03/10.
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k427679w
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
MMANCHE 10 M46S.
ANNONCES
t S'anc 50 centin)M ta tigae,
RMSAINT-CMMES,t6.
?< ~~M~emenN –tJn an Aa ?< Six jmeis *B'B t~. –TPB'0)<~
3' ANNËB!. 1839.
AMKJfENEKS
Basent des i" et i~ du )mb)?,
B!'ESJHNT-~MRGE!i,16, ig:
ppe~se! e< c~prespemît&mee éarsm.~es'es.
de ta séance du 7 mars, a ta chambre df's lords, a été occupé par qnet-
nues expticatipns dn comte de Hardw~cke, en réponse a des observations
du comte de ~mto, rgiatives à certains détails sur d'état maténet de }a
marine angtatse..
Dans ta chambre des communes, séance du même jour, M. Sha~a pré-
sente une monon tendant a obtenir )a production de dneumeos relatifs a
ta situation de l'Irlande. L'tipnqrabte membre s'est vu force d'agir ainsi,
'le discours du ~ne n'ayant fait aucune mention de ta situation actueUe
ttet'Iriande..
"Les deux séances continuaient ap départ d,u courrier: ·
Espagne.–a mar.Un buttetin de Logronq, eh datedu3j6,
~annoncé que Maroto avait fait sa soumission; une cprrespondanée
adressée à un personnage eininent, prétend, au contraire, que te chef `
cartiste était attendu au quartier de don Diego Léon. Comme on te vo~t,
tt régne dans toutes ces nouvettes une contradiction Hagrante no~ssa
vons positivement que les avis ofScie~ement reçus par te gouvernement
.et contenus dans.une dépêche Ûd comte de Luchana. datée de Lodosa )e
S~ février, se réduisent àcepi « ).<* généra) en chef de t'armée du nord
a appris que ]~)arotp a ta tête dp quç)ques bataitions étM't devant Este))a,
'Vittaréat marchait contre tùi.
On tit dans te supplément de t'c.? de~ Comercto du i" mars s Ce
que nous pouvons annoncer comme certain, C'est que Marofp, accompa-
gné de quelques officiers et d'une escorte, s'est présenté a Pampetuhe,
demandant un asyte, et cherchant un refuge contre tes persécutions de
don Cartes. On donne aussi comme positif, qu'un escadron de hussards
passé dans nos rangs; matsit n'est p.as venu avec Marotp. Le générât
Hspartero devait avoir nneëntrevne avec Marotoà t.odosa. La discorda,
!e fanatisme et ~e serotii-mo régnaient dans te camp des Carlistes. Les
tuoines avaient har''ngt)étp.ssp!dats pour: )cs séduire et ics soustraite à
~o))cisMnct!de 'jaro.p. La np!.n'e))e. que nos troupes CQtnmandécs p~r
)c comie df Luc!;ana en personne s'étatent portées sur Es'f'Ha ne s'est
pas confirmée.
Les ministres, .'ussitot âpres avoir reçu tes dépêches du quartier-
général d'Espartero, se sont réunis en conseil ~t'issùe de cette réunipF],
un courrier extraordinaire a été expédie pour t'armée du nord.
Les correspondances de Logrono Navarette et d'autres points,
connrmentta nouveHede!a dtseorde qui-régne dans te campcartiste.
Maroto afait incarcérer un grand nombre d'individus des suspects en
grande quantité on), cté cntasséa d~nste~ forts'd~ Puy et de Santa
~ai·hat a: v' ~IHi!ss~ ~a,p~ ,Ie~ fQl't¡¡ P\Jy. · ¡fil Si\nta
Barbara.'
Les atroeitsa commises par les eartistes âOrgaz dépassent toute
croyance. Ptus de trente cadavres dé femmes, jeunes SHes et ënfans ont
été trouves dans tes maisons après ieur sortie: pas une- femme n'a
échappé à ta brutatité de ces monstres, qui cmt emmené dans )a monta-
gne quatre rétines 8Hes. ï~es miserabtes ont quitté Qrgaz a[)res l'avoir in-
cendté. Deux paysans qui avaient trompé ta division destinée a se.ç.ourir
(irgàz,~ont o. ~eçq eü pté~enè~ ~e la t~·pupe iy~qitijnte c4ups de bato(i :v~-
Orgaz,~ont reçu eh présence de ta tyoupe cinquante coups de. bâton yi-
goureusement apptiqné~ o~ptgta~e. CHAMttKB DE§ REPRÉSENTÀNS. (~MMM 8 MMr~.)
Après ta tectm'e du proces-verba) de ta séance précédente, i! est donne
connaissance à ta chambre des pétitions qui ont été adressées au prési-
dent, parmi )esque!tes se trouve cette des habitaus de )a vitie de Lierre
qui demandent que ta chambre de? représe"tEDs accepté te traite de paix
qui tui est otîeK. H n'y a que S& représenfans qui ont répondu a t'appet
nominal.
A une heure'ta discussion sur te traité ea~ reprise, e.t M. Démets coB-
tinue te discours qu'it a commencé a ~a Bu de ~a séance de ta vetite. Sa
prononciation difucite et sondétat incompréhensible, empêchent d~ sâisir
ce discours, qmdure e~poie a deux heurés'trois quarts.
m:M)tOfi'e, 4 ma~. –L'assembtée des ét')t.s a été prorogée ayant-
hiersotrpouruntémpsindeterminé.
Batv%e e. ~Matc~t, 9 récemment ptusieursduets entre Jés étudians, o~nt déterminé S. M. te
roi à mo.diner et compléter lesrégtemen& concernant tes études et ta d's-
ctptinedés êtudiahspar une série de dispositions dont voici tes prioci-
pates Le duct et ta participation au duet sont sévprement défendua. Les
peines seront la r~tégatMa,kch gravite dés cas. Le droit d'appliquer ces peines appartiendra exclu-
sivement ~xautorttésu-otversitaires.
~aup~t~
LeBéS~itatStaténetdcsétections n'a pasr~pOBftH~nos~spg-
Mmce$. C'est u~ fait ~enQ~$ cbercho.~9~ ~W~-
ler/8eutement,M~~àat'~pHq~.
i~~H~as~~ B~ &.A B~asiSE'
Tatë&lra B~r~nçats Reprise d'.Es{~er.– MHe Radie!.
]Xous reconnaissons a Mlle Ra,chel na t~cut réel, un,e, grande.pureté
3e dicdon, beaucoup de majesté. da);s les'ge&tes, unë.noh~sse habitueile
(tans te maintien, de l'aisance et. de la dignité daus le jeu; mais nous per-
sistons à croire qu'eiïe n'a pas l'tnteUigence d.es ro!es de racine.Aujour-
d'hui, ces rôles lui sont autant d<~ stfjjjCt~ de tt'~omphM, aous en conve-
nons, tes faits ne se nient pa&; mais B('os ero;ott& que cette réussite ines-
pérée etsbudaine est mëtée de beaucoup de réactmtt contre ie drame'mo-
derne, et que Mt)e Rachet ne s~en doit pas attribuer pius de la moitié.
Nous trouvons qu'yen est un peu du succès de Mt~ei-tachet comme
de ta eoult;ur (tes objets; )q eoutem' des objets yient des rayons du
st))e~, et suec<'s,de MH~ Raettet des préjagéa da public, ii admire trop
raetriee, ~acee q~t'it necttmp~end pas a~sez tes pactes. C'est donc sur te
~'actere des rotes qu'~tt(L joue q~'uBeGf~que de Mtte Raehet doit por-
tt!t;tt but Eame~rmc~a)p[&entrMtMt'à fauteur, Fombre au corps,
.t'eç~qata~.
QndoitECMdre cett~t9~~e a RaciBe, quelle tdee qu~e l'oa ait d'ait-
![eHFssuc te caractwe. du p~t$, qu'tt a eu ie tateat, t~l&Bt fort rafe, de
ne Cteer jamais qss ~taa"e9 chamM~tes. BreBez-rips toutes, dfpuM
jusque BN'~t~P~r~iusq~ ~e~oa~~ ~l. n~p est pâa
Uj~a~utedp~tl'm~ffa~t~dotMeMB ou ta tmaattttett&e paMion ne soient
<}ap~i~ toft §ed~M'e pu de tout eatt'ame' Ëtt E~vanche, par exempte,
RacuM n'a g))B)'e tr~e que des hommes nftic'ttes ou maussades. Tous ses
amoureux, iUppotyte, Ht itan&icm, Pyrrhus, Ma;axet, sont autant de Tho-
mas Diatoit'usou de Coiiu d'Qpcra-comj<{,tte; Ttiesëe et Agamemuon oat
rair de maris battus par teuM femmes; Achille est un prévôt de saite, te
"tisicAcooMtun potu'pu; etsi Net on aun pe« de raideur rofnaine, et
Oreste un pe' .de vëhémencc grecque, ce~ deux héros savent bieu pour-
quoi. Racluc'est tou~ jqste !e t;o,utt:ai!'e dR Co"neit[e à l'endroit de ses
créatioNS; tf~ h~~eodeU~ft~Hte st)~<, sn(Jt;)'i'<;wntai))0~t'fuxet lett
dremeut utyiueibJes.; aB~ {émanes oui t)om.t~ dt; ia barb~, tes mains, os-
seusM et les yeux secs. ~a question d~ st~ 9 pMt, Mus ..nttMrMtM peut-
Otre m,~u~ ie tû~ R~e ?? t&~ ds Qqfnemë, les femmes qui picu-
Nos espérances étaient légitimes ettes étaient fondées sur des
réatités. Lépartide t'brdreet de ta conservation, Je parti qui veut
que ta charte soit ta sauve-garde des droits de tout ]e monde,
même de çeuxdeta royauté; te parti qui, 'voûtant ta p.)ix, ne
commet past'inconséquencc de décliner tes.devoirsqui seu!s peu-
vent ta garantir ce parti-tà est évidemment te plus fort, te plus
nombreux, te ptus considérabte dans te pays. 1) y forme ta majo-
rité, car ii n'est pasun'seut des autres partis qui puisse contreba-
lancer son inuuence, parvînt-it à reunir tous ses adbérens.dans un
même effort, Les tégitimistes, .avec leurs principes, teurs affec-
tions, )eursi!tus~6c9, que sont-its, en éffet~ au milieu de nous:'Une
minorité. Les républicains ? une minorité. Et toutes ces pertes
fractions qu'on Voit ss déplacer avec ta.mobitité qui est Je propre
de t'intrigue, que sont-etiés ?;que représentent-ettes? Des coteries,
c'est-à-dire ta ptre espèce des minorités.
Yoità un fait certain, incontestable. La coalition même qui s'est
formée entre tous ces partis et diminutifs de partis, en est ta
preuve ta ptus évidente, car à quoi bon se coaliser si un seut d~en-
tre eux eût été ptus fort que nous? L'empire eût bientôt appartenu
à cetui-tà.sans qu'il eût besoin d'appeler tous tes autres a son aide.
Ce fait, que nous constatons, était te gage de nos espérances.
Mais.'à côté de tui, i) s'en est .produit un autre auquet it était bien
permis dé ne pas croire, avant d'en avoir été témoin. Irrites de
ieurftubtesse relative, bpnteux de teur impuissance personnette, tes
partis dissidcns ont eux-mêmes effucé tous tes caractcTes qui con-
stituaient et honoraient teur mdtviduaiité. Ceux-ci demandaient
!a considération pub!iqHeau npm de.!eurtoyaHté.cheYateresque
its ont accepté ta nécessité du parjure et se sont faits violateurs de
sermons! Ceux-tâ se piquaient dé puntamsme et de francbise its
ont. donné teurs suffrages des hommes dont its sont tesL adver-
saires irrécoucitiabteSj et qu'itsse croiraient tenus de renverser
demain, si demain ces hommes parvenatent à exercer quelque in-
fluence sur !éa dcsttnées du pays D'autres, qui ont tong-temps
aitaqué ces deux partis, qui ont iopg-temps été attaqués par eux,
et qm n'avaient conquis que par cette doubte tutte te droit d'avoir
~un draneau'et unestgnificatiôQ po~t'que, se sont résignés à de-
Yt)ni( )c!urs eomptkes et à perdre ainsi, comme des tribus errantes,
teur Rationalité dans ces rangs ennemis!
Çc~Mnent une seute opinion, qu} reste Hdète à ses~ principes,
pourrait-ene rcs~tar compietement à tant d'opinions qui
se parjurent? Entre ceux qui respectent certaines )pis et
ceux qui les y~ent; entre ceux qui reconnaissent des de-
wirs ,et ceux qui tes nient; entre ceux qui s'interdisent têts
moyens de succès, et ceux qui tes recherchent, it est évident
que !a partie n'est pas ptus égate qu'entre deux adver-
jsairesdontt'un se défendrait toyah~mpnt avec ses armes, tandis
quet'aufre, non content d'user des siennes avec pérEdie, se fe-
rait encore aider par ses témoins. Triompher de cette façon, ce
n'est pas prouver qu'on est te ptus for~; c'est prouver seulement
qu'on estte moins scruputeux.
Eh bien têt est précisément te cas de )a coalition. Ette a ob-
tenu quelques avantages numériques, mais comment ? mais a
quel prix? Ici, c'est un légitimiste qui ne t'emporte que gr~ce
l'appoint républicain. L~, c'est un républicain qui n'arrive que sur
te pavois légitimiste. Tet~doctrinaire qui fait sonner haut sa vie
toire. n'eût pas eu cent voix dans son cottege, sans je concours
simuttané de ta légitimité, du çompte-reEdn et de ta répubitque.
Doit-on a'étonner, après ceia, que certains résultats inattendus se
soient produits dans tesétecdops? Ce dont H faut s'étonner, pu
ptut~t 'se! fét~tter., c'est que nosB6r;e§ n'aient pas été ptus gran-
des; c'est que t'opmiQB monarchique et constitutionnelte, avec ses
seutes forcés, ait pu résister sur t~ut de ppmts & cette irruption
Viotented~ minorité, ~atisées! t4~t ,4~~()il~l~
Mataji n'en est pas moins vrai qu~ae grave atteinte vient d'ê-
rentque ]es héros qui batajUent; mais ceci ne serait bientôt pins de la
littérature.
Les femmes de Racine, serai) mervotteux où le poète a revêtu de for-
mes cetf'stes toutes tes fantaisies et toutes testassions d<"son cœur, se
divjsenten deux groupes, ditt'erens de beauté égaux de magte. D'un.côte
sontAricie~ Andromaque,Iphigenie,Bërenice, Ata'ide.Ësi.her, Junie,
c'est-à-d'retes femmesqui aiment et qui meurent; de l'autre, Hermiolie,
Phèdre, Roxane, c'est-à-dire les femmes qui aiment et qui tuent; ici, les
cptombes; là, tes tiennes. °
jt s'en faut certes, et de beaucoup~ que toutes ces femmes, tes faib)es
et les fortes, soient, dans Racine, Romaines. Grecques ou Juives; la tragé-
die du dix-sepiieme si~'cte ne se préoccupait gm're de. ta nationalité mo-
ra!e des personnages, et d'aineurs l'état dfsetudM historiques n~eùt pas
permis qu'eUe s'en occupât avec succès. Racine a tnis dans ses ptèccs 'es
femmes qn'it. avait sous ies-yeux, comme Raphaëi amis la Fornarine
dans ses peintures; comme tout poète, qù'ii chante, qu~i) peigne ou qu'il
ciselé, rëpand son cœu~, et ses atlections, et ses espérances, et ses souve-
nirs, dans son œuvre; urne brisée, qui laisse échapper par sesËssures~
les parfums mystiques de Pâme; rosier qui n'occupe pas un pied de ter-
re, et qui embaume tout un vaHon. Racine a donc pris ses femmes )à ou
it y en avait tant, de douées et de neres,sur.les pelouses de VersaiUes,
et e!tes sont toutes contenues entre MUe Maneini et Mme de Mbn-
tespan. <
Le principal groupe des femmés de Racine, le groupe des femmes mo-
destement et si)enciëusement passionnées, est empreint d'une grâce rê-
veuse, que peu de poètes ont aussi bien sentie et aussi bien rendue Ces
femmes sont mnius brutecs que consumées d'un amour rare et angëtiqne,
dont. le principat.caractcre est d'être tXtreme danslaso~.tfranceetexireme
dans ta fermeté. Ettes aiment, poui' ainsi dire, à voix basse, dans un demiL
jourperpetuet de parote et d'idée, tai~ant-comprendt'e beaucoup et d)~nt
peu, tes yeux voi!és par teurs cih, lé corps voilé par tours vetëmeus, )'a-
mevoMee par teur pudeur; sortes d'isis egypticnm-s qu'il fant toujours
duviner, muisfpn contienncm te'-ecretdubof)het)r en ce tnohdf, et. qui
funt p; essentir te secret du bonheur dans t'auire. Ce sont ta du touchantes
etd~ divines naInt-e~La pas-ion n'y pin'.nt ~fes.jtiepoint. parce qu'eue, s'y
tre portée à la sincérité de nos institutions. Au mépris de tou-
tes tes lois qui doivent présider à la tutte des partis, on a cher-
ché a étouffer, sous t'ciTort d'une conjuration scandaieusc, !o.
vœu nationat, !a véntabtq majorité, et jusqu'à un certain point `
i'on-y aréussi. Ce tristesucees portera ses ffuitsdans t'avenir,
et quoique jour te pays en demandera un compte sévère aux
hommes qui, t'ont prépara-par teurs intrigues et qut yont sans
doute en jouir.
'Les journaux de la coalition font de l'indignation à froid sur tes
prétendues manœuvres éicctoMJesdu ministère'dulëayni. l!s
menacent même de porter une accusation formetle devant la
chambre.
Ce n'est ta qu'une tactique, et nous les dénons d'y persister.
En fait de manœuvres et de violences, ta coatition aurait ene-
m6me a répondre~ur des griefs bien autrement fondés'que tes
siens. Jamais peut-être ta liberté du vote n'a été plus brutalement
et plus tachement opprimée que par ses adeptes dans plusieurs cot-
teges. Non contente d'ameuter toutes tes haines, tous tes partis,
toutes les passions contre )es candidatures constitutionneites,- e!!o
a cherché à se venger dé ses échecs ou à compieter ses victoires,;
par des attentats et des excès'inouts. Déjàunefouiedèdocu-
mens nous parviennent, sur )csque)s nous appellerons !'aHent!on
de nos lecteurs. En attendant que nous~ayons pu~réu~irtous
les rensetgnemens nécessaires, voici tes détaiis~uo nous trou-
vons dans une fcui!i!'qui n'est pas suspecte, dans r.Ema)!<)a-
n'o); de Tou!ousc,journat répub!icuin et coalisé, sur )t's scènes
qui ont accompagné i'éicction de i'honprab!e M. Gautbier
d'HauteserYes. Nous )aisserons parler cette fui~e:
"ÂBagnères, la pominationdeM.Gau!htet'd'Hau).esci've-t'undcs
321, à [aiUÏ'f)e\'em'r {unM'.e'n iui et a ses'amis. Oa ayait annonce que,
quel que fùtte rpsuttat du .scruLm, it serait donne t(n bruyant, charivan
à M. Gauthter. Toutes les dispositions client prises eu conséquence.
Une fon)e con!-u)t;rab)ë,p)ëcedee'd'uuf binquanfained'indn'tduseu
proie à une exaspération extrême, se dif~ea vers !a maisou de M. Gar-
derais, ou se trouvait M. Gau.hier/en proférant les cris ~tUcM. ~c-
MeraLa porte de~amaison futbrisce. C'est, en vain que Taùtortte,qn'avait à sa disposition que que'qdes gendarmes, vôutut mettre, un ter-
me. a ces excès. La maison de M. Gand~-ats a'.tai! être euvatne. Heureu-
sement que l'arrivée de .i. te gf'hëM d'Uzer prévint de nouveaux mal-
heurs. I). paria à ces hommes exaspères, et parvint e )es entra'ner..
LemcmescandHtesercnoutetapiusteurstoispendanttannit.npnseu-
iement chez M. Ganderats, mais'encore dans ptusieurs M!e~. La porte
d'un magasin fut cg:uement brisée,-et Fautorite se vit dans robhgatton
d'y étabnr une garde.
·» Ce matinaqua'ie heures le désordre durait encore.
On assure q'.e plusieurs personnes ont été btesMes ;.que M. P~-
thiet-.iui-meme a ëré atteint d'un coupde\pierre;queM.Feraudd'A)--
rau a été obtige de se cacher, et que bien d'autres électeurs ont eu beau-
coup df peine à s'évader.
"MM. !e préfet, te marechat de-camp commandant le départemcnt_te y
~commandant de ta gendarmerie sont partis aujourd'hui Jj~~P'?~.
'gneres.
Nous engageons ,tpus tes citoyens des dèpartem9~s)~,
députés ;de ancienne majorité, tous ceux que ~oite~j~~
grands airs menaçans d'une coalition qui a do~Bi~a~p~
tant de scandâtes, à préparer eux-mêmes avec nous~s~~&
de cette enquête. On verra St tes journaux auxqu.ef~oousjf 8~
de. celle enqpê, te. On verra si~~les journaux àuxqtuie p}fu. <' {J"
pondons ont à se fé)iciter de ) avoir provoquée..
Ainsi que nous t'avons dit hier, te JMuKt~Mr annonce ce matin
que tes ministres uni déposé teur démission entre tes mains du roi.
~c~MM~er qui dans une hypothèse prévue doit devenir !c
journat semi-ofEciet du futur cabinet en prend des ce soir te ton
tranchant. N~us repEodmsons ta déclaration qu'il pub!ie en tête
des~feut~e
tHer, à quatre heures, le roi a écrit M. le m~rechat SQutt p~ur ~'m--
viter a se reudre au château.
indifférence même; les larmes y coulent à l'intérieur, comme te sang dans
!es blessures.mortelles; nul ne sait leurs- doreurs, si ce n'est rame qui
les partage et Dieu qui tes console; douleurs sourdes et incessantes,
que rien ne distrait ni u'ihterron~pt; vers qui cheminent nuit et jour
dans ta tige de !a pauvre plante condamnée, et qui font que nui ne com-
prend pourquoi La rosée ne lui rend pas ses fuuiiles et !e soleil ses
neurs..
L'autre groupe des femmes de Racine, le groupe de femmes, n'-res et
véhémentes, est traite d'une manière chaude et décidée, quilaisse !a pas-
sion devenir tempête et tonnerre; mais. la foudre y est toujours lancée
par une petite main que !acoli're crispa foudre de déesse, et uon'pas
loudt'e de dieu. La passion de ces femmes est d'une nature forte et guer-
ricre; e)!e )net habit bas, comme les lutteur', antiques, pour avoir ta !i-
ber!ë des mouvemeus passion de pjein midi, passion qui ,par!e haut et
qui ouvre ies portes, qui veut qu'on voie et qu'on entende, et qui, au re-
bours des femmes pudiques et repliées de tput-à-t'heure, au !ieu''de
transformer l'amour en dévouement et en résignation, transforme au con-
traire tout en amour,~a crainte, te désir, t'orgueit, tajahusie réunissant
ainsi en un seul cri, immense et profond:, tontes les voix isolées de l'âme..
Laquelle est la pius.grande et la plus noble de ces deux espèces de pas-
sions, cène qui commande ou celle qu) implore? Qui est ce qui doit et-
frayer le ptus une femme, mourir, ou tuer ? Nous .ne savons mais f~
femme réunit en eUe ces deux natures, victime et bourreau, Atalide cr
Rpxàne; et Racine s'est montré grand poète en transportant comme il
Fa fait dans son œuvre cette lutte tragique des deux élemens du cœur des
femmes qu'il avait observes dans l'œuvre de Dieu.
On va comprendre 'maintenant, si nous avons quelque peu réussi à
expliquer les deux types fies femin"s de Racine, pourquoi .il'e Racttcl ne
les représente et ne les reprcsontet'a. pnut-étre jamais bien e[le n'est ni
assez douée, pour jouer les femmes tendres, ni assez véhémente, pour
iouer les femmes emportées., elle n'est, comme nous dt"ionsptus haut,
ni co!ombe.)ii!ionne~eJlHnesa)t ni roucouler ni rugir.
i Uans tes rôles tendres, ~JUcRachcl manque d'onctueux et de naïveté.;
sa voix stridente et métallique,comme le son de. la trompette,ne se laisse
i jamais amollir par l'émotion contenue, et fohdt'e par ies larmes dévorées.
t RMndelafemmequisent~passioaouqui. ta. deviae, Mse trah~en
ANNONCES
t S'anc 50 centin)M ta tigae,
RMSAINT-CMMES,t6.
?< ~~M~emenN –tJn an Aa ?< Six jmeis *B'B t~. –TPB'0)<~
3' ANNËB!. 1839.
AMKJfENEKS
Basent des i" et i~ du )mb)?,
B!'ESJHNT-~MRGE!i,16, ig:
ppe~se! e< c~prespemît&mee éarsm.~es'es.
nues expticatipns dn comte de Hardw~cke, en réponse a des observations
du comte de ~mto, rgiatives à certains détails sur d'état maténet de }a
marine angtatse..
Dans ta chambre des communes, séance du même jour, M. Sha~a pré-
sente une monon tendant a obtenir )a production de dneumeos relatifs a
ta situation de l'Irlande. L'tipnqrabte membre s'est vu force d'agir ainsi,
'le discours du ~ne n'ayant fait aucune mention de ta situation actueUe
ttet'Iriande..
"Les deux séances continuaient ap départ d,u courrier: ·
Espagne.–a mar.Un buttetin de Logronq, eh datedu3j6,
~annoncé que Maroto avait fait sa soumission; une cprrespondanée
adressée à un personnage eininent, prétend, au contraire, que te chef `
cartiste était attendu au quartier de don Diego Léon. Comme on te vo~t,
tt régne dans toutes ces nouvettes une contradiction Hagrante no~ssa
vons positivement que les avis ofScie~ement reçus par te gouvernement
.et contenus dans.une dépêche Ûd comte de Luchana. datée de Lodosa )e
S~ février, se réduisent àcepi « ).<* généra) en chef de t'armée du nord
a appris que ]~)arotp a ta tête dp quç)ques bataitions étM't devant Este))a,
'Vittaréat marchait contre tùi.
On tit dans te supplément de t'c.? de~ Comercto du i" mars s Ce
que nous pouvons annoncer comme certain, C'est que Marofp, accompa-
gné de quelques officiers et d'une escorte, s'est présenté a Pampetuhe,
demandant un asyte, et cherchant un refuge contre tes persécutions de
don Cartes. On donne aussi comme positif, qu'un escadron de hussards
passé dans nos rangs; matsit n'est p.as venu avec Marotp. Le générât
Hspartero devait avoir nneëntrevne avec Marotoà t.odosa. La discorda,
!e fanatisme et ~e serotii-mo régnaient dans te camp des Carlistes. Les
tuoines avaient har''ngt)étp.ssp!dats pour: )cs séduire et ics soustraite à
~o))cisMnct!de 'jaro.p. La np!.n'e))e. que nos troupes CQtnmandécs p~r
)c comie df Luc!;ana en personne s'étatent portées sur Es'f'Ha ne s'est
pas confirmée.
Les ministres, .'ussitot âpres avoir reçu tes dépêches du quartier-
général d'Espartero, se sont réunis en conseil ~t'issùe de cette réunipF],
un courrier extraordinaire a été expédie pour t'armée du nord.
Les correspondances de Logrono Navarette et d'autres points,
connrmentta nouveHede!a dtseorde qui-régne dans te campcartiste.
Maroto afait incarcérer un grand nombre d'individus des suspects en
grande quantité on), cté cntasséa d~nste~ forts'd~ Puy et de Santa
~ai·hat a: v' ~IHi!ss~ ~a,p~ ,Ie~ fQl't¡¡ P\Jy. · ¡fil Si\nta
Barbara.'
Les atroeitsa commises par les eartistes âOrgaz dépassent toute
croyance. Ptus de trente cadavres dé femmes, jeunes SHes et ënfans ont
été trouves dans tes maisons après ieur sortie: pas une- femme n'a
échappé à ta brutatité de ces monstres, qui cmt emmené dans )a monta-
gne quatre rétines 8Hes. ï~es miserabtes ont quitté Qrgaz a[)res l'avoir in-
cendté. Deux paysans qui avaient trompé ta division destinée a se.ç.ourir
(irgàz,~ont o. ~eçq eü pté~enè~ ~e la t~·pupe iy~qitijnte c4ups de bato(i :v~-
Orgaz,~ont reçu eh présence de ta tyoupe cinquante coups de. bâton yi-
goureusement apptiqné~ o~ptgta~e. CHAMttKB DE§ REPRÉSENTÀNS. (~MMM 8 MMr~.)
Après ta tectm'e du proces-verba) de ta séance précédente, i! est donne
connaissance à ta chambre des pétitions qui ont été adressées au prési-
dent, parmi )esque!tes se trouve cette des habitaus de )a vitie de Lierre
qui demandent que ta chambre de? représe"tEDs accepté te traite de paix
qui tui est otîeK. H n'y a que S& représenfans qui ont répondu a t'appet
nominal.
A une heure'ta discussion sur te traité ea~ reprise, e.t M. Démets coB-
tinue te discours qu'it a commencé a ~a Bu de ~a séance de ta vetite. Sa
prononciation difucite et sondétat incompréhensible, empêchent d~ sâisir
ce discours, qmdure e~poie a deux heurés'trois quarts.
m:M)tOfi'e, 4 ma~. –L'assembtée des ét')t.s a été prorogée ayant-
hiersotrpouruntémpsindeterminé.
Batv%e e. ~Matc~t, 9 récemment ptusieursduets entre Jés étudians, o~nt déterminé S. M. te
roi à mo.diner et compléter lesrégtemen& concernant tes études et ta d's-
ctptinedés êtudiahspar une série de dispositions dont voici tes prioci-
pates Le duct et ta participation au duet sont sévprement défendua. Les
peines seront la r~tégatMa,kc
sivement ~xautorttésu-otversitaires.
~aup~t~
LeBéS~itatStaténetdcsétections n'a pasr~pOBftH~nos~spg-
Mmce$. C'est u~ fait ~enQ~$ cbercho.~9~ ~W~-
ler/8eutement,M~~àat'~pHq~.
i~~H~as~~ B~ &.A B~asiSE'
Tatë&lra B~r~nçats Reprise d'.Es{~er.– MHe Radie!.
]Xous reconnaissons a Mlle Ra,chel na t~cut réel, un,e, grande.pureté
3e dicdon, beaucoup de majesté. da);s les'ge&tes, unë.noh~sse habitueile
(tans te maintien, de l'aisance et. de la dignité daus le jeu; mais nous per-
sistons à croire qu'eiïe n'a pas l'tnteUigence d.es ro!es de racine.Aujour-
d'hui, ces rôles lui sont autant d<~ stfjjjCt~ de tt'~omphM, aous en conve-
nons, tes faits ne se nient pa&; mais B('os ero;ott& que cette réussite ines-
pérée etsbudaine est mëtée de beaucoup de réactmtt contre ie drame'mo-
derne, et que Mt)e Rachet ne s~en doit pas attribuer pius de la moitié.
Nous trouvons qu'yen est un peu du succès de Mt~ei-tachet comme
de ta eoult;ur (tes objets; )q eoutem' des objets yient des rayons du
st))e~, et suec<'s,de MH~ Raettet des préjagéa da public, ii admire trop
raetriee, ~acee q~t'it necttmp~end pas a~sez tes pactes. C'est donc sur te
~'actere des rotes qu'~tt(L joue q~'uBeGf~que de Mtte Raehet doit por-
tt!t;tt but Eame~rmc~a)p[&entrMtMt'à fauteur, Fombre au corps,
.t'eç~qata~.
QndoitECMdre cett~t9~~e a RaciBe, quelle tdee qu~e l'oa ait d'ait-
![eHFssuc te caractwe. du p~t$, qu'tt a eu ie tateat, t~l&Bt fort rafe, de
ne Cteer jamais qss ~taa"e9 chamM~tes. BreBez-rips toutes, dfpuM
jusque BN'~t~P~r~iusq~ ~e~oa~~ ~l. n~p est pâa
Uj~a~utedp~tl'm~ffa~t~dotMeMB ou ta tmaattttett&e paMion ne soient
<}ap~i~ toft §ed~M'e pu de tout eatt'ame' Ëtt E~vanche, par exempte,
RacuM n'a g))B)'e tr~e que des hommes nftic'ttes ou maussades. Tous ses
amoureux, iUppotyte, Ht itan&icm, Pyrrhus, Ma;axet, sont autant de Tho-
mas Diatoit'usou de Coiiu d'Qpcra-comj<{,tte; Ttiesëe et Agamemuon oat
rair de maris battus par teuM femmes; Achille est un prévôt de saite, te
"tisicAcooMtun potu'pu; etsi Net on aun pe« de raideur rofnaine, et
Oreste un pe' .de vëhémencc grecque, ce~ deux héros savent bieu pour-
quoi. Racluc'est tou~ jqste !e t;o,utt:ai!'e dR Co"neit[e à l'endroit de ses
créatioNS; tf~ h~~eodeU~ft~Hte st)~<, sn(Jt;)'i'<;wntai))0~t'fuxet lett
dremeut utyiueibJes.; aB~ {émanes oui t)om.t~ dt; ia barb~, tes mains, os-
seusM et les yeux secs. ~a question d~ st~ 9 pMt, Mus ..nttMrMtM peut-
Otre m,~u~ ie tû~ R~e ?? t&~ ds Qqfnemë, les femmes qui picu-
Nos espérances étaient légitimes ettes étaient fondées sur des
réatités. Lépartide t'brdreet de ta conservation, Je parti qui veut
que ta charte soit ta sauve-garde des droits de tout ]e monde,
même de çeuxdeta royauté; te parti qui, 'voûtant ta p.)ix, ne
commet past'inconséquencc de décliner tes.devoirsqui seu!s peu-
vent ta garantir ce parti-tà est évidemment te plus fort, te plus
nombreux, te ptus considérabte dans te pays. 1) y forme ta majo-
rité, car ii n'est pasun'seut des autres partis qui puisse contreba-
lancer son inuuence, parvînt-it à reunir tous ses adbérens.dans un
même effort, Les tégitimistes, .avec leurs principes, teurs affec-
tions, )eursi!tus~6c9, que sont-its, en éffet~ au milieu de nous:'Une
minorité. Les républicains ? une minorité. Et toutes ces pertes
fractions qu'on Voit ss déplacer avec ta.mobitité qui est Je propre
de t'intrigue, que sont-etiés ?;que représentent-ettes? Des coteries,
c'est-à-dire ta ptre espèce des minorités.
Yoità un fait certain, incontestable. La coalition même qui s'est
formée entre tous ces partis et diminutifs de partis, en est ta
preuve ta ptus évidente, car à quoi bon se coaliser si un seut d~en-
tre eux eût été ptus fort que nous? L'empire eût bientôt appartenu
à cetui-tà.sans qu'il eût besoin d'appeler tous tes autres a son aide.
Ce fait, que nous constatons, était te gage de nos espérances.
Mais.'à côté de tui, i) s'en est .produit un autre auquet it était bien
permis dé ne pas croire, avant d'en avoir été témoin. Irrites de
ieurftubtesse relative, bpnteux de teur impuissance personnette, tes
partis dissidcns ont eux-mêmes effucé tous tes caractcTes qui con-
stituaient et honoraient teur mdtviduaiité. Ceux-ci demandaient
!a considération pub!iqHeau npm de.!eurtoyaHté.cheYateresque
its ont accepté ta nécessité du parjure et se sont faits violateurs de
sermons! Ceux-tâ se piquaient dé puntamsme et de francbise its
ont. donné teurs suffrages des hommes dont its sont tesL adver-
saires irrécoucitiabteSj et qu'itsse croiraient tenus de renverser
demain, si demain ces hommes parvenatent à exercer quelque in-
fluence sur !éa dcsttnées du pays D'autres, qui ont tong-temps
aitaqué ces deux partis, qui ont iopg-temps été attaqués par eux,
et qm n'avaient conquis que par cette doubte tutte te droit d'avoir
~un draneau'et unestgnificatiôQ po~t'que, se sont résignés à de-
Yt)ni( )c!urs eomptkes et à perdre ainsi, comme des tribus errantes,
teur Rationalité dans ces rangs ennemis!
Çc~Mnent une seute opinion, qu} reste Hdète à ses~ principes,
pourrait-ene rcs~tar compietement à tant d'opinions qui
se parjurent? Entre ceux qui respectent certaines )pis et
ceux qui les y~ent; entre ceux qui reconnaissent des de-
wirs ,et ceux qui tes nient; entre ceux qui s'interdisent têts
moyens de succès, et ceux qui tes recherchent, it est évident
que !a partie n'est pas ptus égate qu'entre deux adver-
jsairesdontt'un se défendrait toyah~mpnt avec ses armes, tandis
quet'aufre, non content d'user des siennes avec pérEdie, se fe-
rait encore aider par ses témoins. Triompher de cette façon, ce
n'est pas prouver qu'on est te ptus for~; c'est prouver seulement
qu'on estte moins scruputeux.
Eh bien têt est précisément te cas de )a coalition. Ette a ob-
tenu quelques avantages numériques, mais comment ? mais a
quel prix? Ici, c'est un légitimiste qui ne t'emporte que gr~ce
l'appoint républicain. L~, c'est un républicain qui n'arrive que sur
te pavois légitimiste. Tet~doctrinaire qui fait sonner haut sa vie
toire. n'eût pas eu cent voix dans son cottege, sans je concours
simuttané de ta légitimité, du çompte-reEdn et de ta répubitque.
Doit-on a'étonner, après ceia, que certains résultats inattendus se
soient produits dans tesétecdops? Ce dont H faut s'étonner, pu
ptut~t 'se! fét~tter., c'est que nosB6r;e§ n'aient pas été ptus gran-
des; c'est que t'opmiQB monarchique et constitutionnelte, avec ses
seutes forcés, ait pu résister sur t~ut de ppmts & cette irruption
Viotented~ minorité, ~atisées! t4~t ,4~~()il~l~
Mataji n'en est pas moins vrai qu~ae grave atteinte vient d'ê-
rentque ]es héros qui batajUent; mais ceci ne serait bientôt pins de la
littérature.
Les femmes de Racine, serai) mervotteux où le poète a revêtu de for-
mes cetf'stes toutes tes fantaisies et toutes testassions d<"son cœur, se
divjsenten deux groupes, ditt'erens de beauté égaux de magte. D'un.côte
sontAricie~ Andromaque,Iphigenie,Bërenice, Ata'ide.Ësi.her, Junie,
c'est-à-d'retes femmesqui aiment et qui meurent; de l'autre, Hermiolie,
Phèdre, Roxane, c'est-à-dire les femmes qui aiment et qui tuent; ici, les
cptombes; là, tes tiennes. °
jt s'en faut certes, et de beaucoup~ que toutes ces femmes, tes faib)es
et les fortes, soient, dans Racine, Romaines. Grecques ou Juives; la tragé-
die du dix-sepiieme si~'cte ne se préoccupait gm're de. ta nationalité mo-
ra!e des personnages, et d'aineurs l'état dfsetudM historiques n~eùt pas
permis qu'eUe s'en occupât avec succès. Racine a tnis dans ses ptèccs 'es
femmes qn'it. avait sous ies-yeux, comme Raphaëi amis la Fornarine
dans ses peintures; comme tout poète, qù'ii chante, qu~i) peigne ou qu'il
ciselé, rëpand son cœu~, et ses atlections, et ses espérances, et ses souve-
nirs, dans son œuvre; urne brisée, qui laisse échapper par sesËssures~
les parfums mystiques de Pâme; rosier qui n'occupe pas un pied de ter-
re, et qui embaume tout un vaHon. Racine a donc pris ses femmes )à ou
it y en avait tant, de douées et de neres,sur.les pelouses de VersaiUes,
et e!tes sont toutes contenues entre MUe Maneini et Mme de Mbn-
tespan. <
Le principal groupe des femmés de Racine, le groupe des femmes mo-
destement et si)enciëusement passionnées, est empreint d'une grâce rê-
veuse, que peu de poètes ont aussi bien sentie et aussi bien rendue Ces
femmes sont mnius brutecs que consumées d'un amour rare et angëtiqne,
dont. le principat.caractcre est d'être tXtreme danslaso~.tfranceetexireme
dans ta fermeté. Ettes aiment, poui' ainsi dire, à voix basse, dans un demiL
jourperpetuet de parote et d'idée, tai~ant-comprendt'e beaucoup et d)~nt
peu, tes yeux voi!és par teurs cih, lé corps voilé par tours vetëmeus, )'a-
mevoMee par teur pudeur; sortes d'isis egypticnm-s qu'il fant toujours
duviner, muisfpn contienncm te'-ecretdubof)het)r en ce tnohdf, et. qui
funt p; essentir te secret du bonheur dans t'auire. Ce sont ta du touchantes
etd~ divines naInt-e~La pas-ion n'y pin'.nt ~fes.jtiepoint. parce qu'eue, s'y
tre portée à la sincérité de nos institutions. Au mépris de tou-
tes tes lois qui doivent présider à la tutte des partis, on a cher-
ché a étouffer, sous t'ciTort d'une conjuration scandaieusc, !o.
vœu nationat, !a véntabtq majorité, et jusqu'à un certain point `
i'on-y aréussi. Ce tristesucees portera ses ffuitsdans t'avenir,
et quoique jour te pays en demandera un compte sévère aux
hommes qui, t'ont prépara-par teurs intrigues et qut yont sans
doute en jouir.
'Les journaux de la coalition font de l'indignation à froid sur tes
prétendues manœuvres éicctoMJesdu ministère'dulëayni. l!s
menacent même de porter une accusation formetle devant la
chambre.
Ce n'est ta qu'une tactique, et nous les dénons d'y persister.
En fait de manœuvres et de violences, ta coatition aurait ene-
m6me a répondre~ur des griefs bien autrement fondés'que tes
siens. Jamais peut-être ta liberté du vote n'a été plus brutalement
et plus tachement opprimée que par ses adeptes dans plusieurs cot-
teges. Non contente d'ameuter toutes tes haines, tous tes partis,
toutes les passions contre )es candidatures constitutionneites,- e!!o
a cherché à se venger dé ses échecs ou à compieter ses victoires,;
par des attentats et des excès'inouts. Déjàunefouiedèdocu-
mens nous parviennent, sur )csque)s nous appellerons !'aHent!on
de nos lecteurs. En attendant que nous~ayons pu~réu~irtous
les rensetgnemens nécessaires, voici tes détaiis~uo nous trou-
vons dans une fcui!i!'qui n'est pas suspecte, dans r.Ema)!<)a-
n'o); de Tou!ousc,journat répub!icuin et coalisé, sur )t's scènes
qui ont accompagné i'éicction de i'honprab!e M. Gautbier
d'HauteserYes. Nous )aisserons parler cette fui~e:
"ÂBagnères, la pominationdeM.Gau!htet'd'Hau).esci've-t'undcs
321, à [aiUÏ'f)e\'em'r {unM'.e'n iui et a ses'amis. Oa ayait annonce que,
quel que fùtte rpsuttat du .scruLm, it serait donne t(n bruyant, charivan
à M. Gauthter. Toutes les dispositions client prises eu conséquence.
Une fon)e con!-u)t;rab)ë,p)ëcedee'd'uuf binquanfained'indn'tduseu
proie à une exaspération extrême, se dif~ea vers !a maisou de M. Gar-
derais, ou se trouvait M. Gau.hier/en proférant les cris ~tUcM. ~c-
Mera
me. a ces excès. La maison de M. Gand~-ats a'.tai! être euvatne. Heureu-
sement que l'arrivée de .i. te gf'hëM d'Uzer prévint de nouveaux mal-
heurs. I). paria à ces hommes exaspères, et parvint e )es entra'ner..
LemcmescandHtesercnoutetapiusteurstoispendanttannit.npnseu-
iement chez M. Ganderats, mais'encore dans ptusieurs M!e~. La porte
d'un magasin fut cg:uement brisée,-et Fautorite se vit dans robhgatton
d'y étabnr une garde.
·» Ce matinaqua'ie heures le désordre durait encore.
On assure q'.e plusieurs personnes ont été btesMes ;.que M. P~-
thiet-.iui-meme a ëré atteint d'un coupde\pierre;queM.Feraudd'A)--
rau a été obtige de se cacher, et que bien d'autres électeurs ont eu beau-
coup df peine à s'évader.
"MM. !e préfet, te marechat de-camp commandant le départemcnt_te y
~commandant de ta gendarmerie sont partis aujourd'hui Jj~~P'?~.
'gneres.
Nous engageons ,tpus tes citoyens des dèpartem9~s)~,
députés ;de ancienne majorité, tous ceux que ~oite~j~~
grands airs menaçans d'une coalition qui a do~Bi~a~p~
tant de scandâtes, à préparer eux-mêmes avec nous~s~~&
de cette enquête. On verra St tes journaux auxqu.ef~oousjf 8~
de. celle enqpê, te. On verra si~~les journaux àuxqtuie p}fu. <' {J"
pondons ont à se fé)iciter de ) avoir provoquée..
Ainsi que nous t'avons dit hier, te JMuKt~Mr annonce ce matin
que tes ministres uni déposé teur démission entre tes mains du roi.
~c~MM~er qui dans une hypothèse prévue doit devenir !c
journat semi-ofEciet du futur cabinet en prend des ce soir te ton
tranchant. N~us repEodmsons ta déclaration qu'il pub!ie en tête
des~feut~e
tHer, à quatre heures, le roi a écrit M. le m~rechat SQutt p~ur ~'m--
viter a se reudre au château.
indifférence même; les larmes y coulent à l'intérieur, comme te sang dans
!es blessures.mortelles; nul ne sait leurs- doreurs, si ce n'est rame qui
les partage et Dieu qui tes console; douleurs sourdes et incessantes,
que rien ne distrait ni u'ihterron~pt; vers qui cheminent nuit et jour
dans ta tige de !a pauvre plante condamnée, et qui font que nui ne com-
prend pourquoi La rosée ne lui rend pas ses fuuiiles et !e soleil ses
neurs..
L'autre groupe des femmes de Racine, le groupe de femmes, n'-res et
véhémentes, est traite d'une manière chaude et décidée, quilaisse !a pas-
sion devenir tempête et tonnerre; mais. la foudre y est toujours lancée
par une petite main que !acoli're crispa foudre de déesse, et uon'pas
loudt'e de dieu. La passion de ces femmes est d'une nature forte et guer-
ricre; e)!e )net habit bas, comme les lutteur', antiques, pour avoir ta !i-
ber!ë des mouvemeus passion de pjein midi, passion qui ,par!e haut et
qui ouvre ies portes, qui veut qu'on voie et qu'on entende, et qui, au re-
bours des femmes pudiques et repliées de tput-à-t'heure, au !ieu''de
transformer l'amour en dévouement et en résignation, transforme au con-
traire tout en amour,~a crainte, te désir, t'orgueit, tajahusie réunissant
ainsi en un seul cri, immense et profond:, tontes les voix isolées de l'âme..
Laquelle est la pius.grande et la plus noble de ces deux espèces de pas-
sions, cène qui commande ou celle qu) implore? Qui est ce qui doit et-
frayer le ptus une femme, mourir, ou tuer ? Nous .ne savons mais f~
femme réunit en eUe ces deux natures, victime et bourreau, Atalide cr
Rpxàne; et Racine s'est montré grand poète en transportant comme il
Fa fait dans son œuvre cette lutte tragique des deux élemens du cœur des
femmes qu'il avait observes dans l'œuvre de Dieu.
On va comprendre 'maintenant, si nous avons quelque peu réussi à
expliquer les deux types fies femin"s de Racine, pourquoi .il'e Racttcl ne
les représente et ne les reprcsontet'a. pnut-étre jamais bien e[le n'est ni
assez douée, pour jouer les femmes tendres, ni assez véhémente, pour
iouer les femmes emportées., elle n'est, comme nous dt"ionsptus haut,
ni co!ombe.)ii!ionne~eJlHnesa)t ni roucouler ni rugir.
i Uans tes rôles tendres, ~JUcRachcl manque d'onctueux et de naïveté.;
sa voix stridente et métallique,comme le son de. la trompette,ne se laisse
i jamais amollir par l'émotion contenue, et fohdt'e par ies larmes dévorées.
t RMndelafemmequisent~passioaouqui. ta. deviae, Mse trah~en
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 68.18%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 68.18%.
- Collections numériques similaires Fonds régional : Alsace Fonds régional : Alsace /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Alsace1"Collections de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg Collections de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BNUStr000"
- Auteurs similaires Fonds régional : Alsace Fonds régional : Alsace /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Alsace1"Collections de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg Collections de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BNUStr000"
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k427679w/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k427679w/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k427679w/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k427679w/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k427679w
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k427679w
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k427679w/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest