Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1937-12-28
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 28 décembre 1937 28 décembre 1937
Description : 1937/12/28 (Numéro 362). 1937/12/28 (Numéro 362).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
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Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k409717f
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
LE FIGARO THEATRE (Page 4j
Le Gaulois
LE BAROMÈTRE BOURSIER
•^ 4* rNCi-CiAODC 10*17 LONDRES clos. BRUXELLES assez
t% O DeCCMBRC iyJ/_ tome. XEW-YORK lourd.
M X uvre 147.I8 contre 147.20.
4,0 ||2* Année Dollar 29,4525 contre 29,455. > f
LE TEMPS PROBABLE
Région parisienne. Le froid sec continue
ciel peu nuageux, un peu brumeux. Vent est fat-
ble à modéré.
Température en-baisse (gelée). Maximum :'+3°.
Visibilité moyenne..
Manche. Temps entore couvert, souvent bru-
meux. Vent est sud-est modéré; plus froid.
Mer agitée.
Sud-Ouest. Beau temps peu nuageux. Vent
est faible. Température encore en baisse (gelée).
Sud-Est. Temps assez beau, nuageux avec
écl.iiréres. Vent nord modéré à fort. Température
en .bai?se.
Alpes, Pyrénées. Beau temps clair et frotd,
fortes gelées Brunie il basse altitude et baisse de
température dans les Pyrénées.
40 Cm<>"
W..aœ.a.-Wlilllf' t~tXiBMNt aas lm8..au"A'lftœ&
[pt )<6 KtZMt BB mttt M! MM-. Hmnat ~&atB 08LIGâ e'Btt
«!MtMtM't~
MARDI
N° 362
14, ROND-POINT DES CHAMPS-élYSfeS, PARIS m
TÉLÉPHONE t ÉLYSÉES 9$~$1 A 98-38
LES AUTRES
ET NOUS.
L'année qui touche à sa
fin commença pai des
mois prospères presque
pour tout le monde sauf
pour la France. La France eût fini
par en profiter comme les autres si
la « pause avait restitué une base
sol:de aux prévisions d'affaires et si
l'Exposition avait pu s'ouvrir à temps.
Quand tes radios de tout l'univers
enregistrèrent et amplifièrent le bruit
de la bagarre sanglante de Clichy, le
marché international s'apprêtait à
mettre un préjugé de tendance favo-
rable au service d'une « reprise »
française cette tendance favorable
fut cassée net.
Une « reprise » française aurait
pu se produire avant que les capitaux
expatriés tussent rentrés. Mieux que
rien autre, elle les eut fait rentrer en
avalanche.
Sans doute, s'exerçait alors sur ces
capitaux l'attrait du marché améri-
cain en plein développement de spé-
culation à la hausse. Mais on aper-
cevait déjà que l'économie américaine
n'avait pas l'emploi des capitaux
qu'elle recevait et que les spéculateurs
subiraient, à bref délai, une décep-
tion. D ailleurs, plus considérables
relativement que les capitaux d'ori-
gine française étaient les capitaux de
l'Amérique latine, du Canada, de
l'Angleterre, des Pays-Bas, de la
Suisse, de l'Extrême-Orient qui af-
fluaient aux Etats-Unis or, tous ces
pays éta'cnt prospères.
,La différence venait de ce qu'en
France, vu l'instabilité, on ne pouvait
se fier à aucune base pour asseoir un
calcul même à moyen terme. Per-
sonne ne sème dans un sol mouvant
̃̃.••̃•:̃̃̃̃ *̃ de l'année 1
La deuxième partie de l'année a
été marquée par l'échec brutal du
mouvement de hausse aux Etats-
Unis.
«Échec répétant #«n phénomène bien
connu de rupture d'é.quiKbre. En rai-
son de la puissance des outillages
industriels et du goût de la population
pour le jeu, deux éléments de l'éco-
nomie américaine, l'industrie et la
Bourse, s'emballent dès que les cir-
constances deviennent favorables. Un
troisième élément essaie de suivre,
s'essouffle, puis menace de tomber
l'agriculture, dont dépend plus du
tiers des consommateurs. Périodique-
ment, pour soutenir l'équilibre. il fau-
drait que l'exportation se dévelop-
pât elle est barrée, pour l'agriculture
comme pour l'industrie, par les repré-
sailles tarifaires et par la rivalité de
concurrents qui produisent de plus en
plus et à plus bas prix.
A.
Hormis le contre-coup boursier, la
chute des prix aux Etats-Unis n'a
pas trop compromis l'activité de ceux
des autres pays qui étaient prospères.
Depuis deux ans les nations de
l'Amérique du Sud ont non seulement
effacé lès désastres de la « crise »,
mais fait une nouvelle fortune. Leurs
comptes créditeurs sur l'étranger, sont
"même devenus supérieurs à ce qu'ils
étaient en 1929. D'où l'accroisse-
ment rapide de leur valeur comme
débouché pour les pays manufactu-
riers les Etats-Unis, l'Allemagne,
l'Angleterre en profitent. mais la
France, naturellement, moins que les
autres. Au Brésil seulement une
mauvaise politique de soutien des prix
a amené un krach du café et du co-
ton, dont les répercussions atteignent
la Colombie et l'Amérique centrale.
En Grande-Bretagne, on pouvait
craindre que les industries du bâti-
ment, dont l'activité fut le principal
soutien des affaires depuis quelques
années, ayant épuisé leurs chances,
un fléchissement général du marché
suivît. Mais le colossal effort de
« réarmement » est venu relancer à
temps toute l'économie britannique.
On se demande si les exigences de cet
effort ne nuiront pas un peu à l'ex-
portation.
La Suède, la Norvège et la Hn-
lande travaillent à plein, avec de I
substantiels bénéfices. La Hollande
ne souffre que d'un excès d'or dont
elle ne saie que faire. La Belgique
a été atteinte par le contre-coup de
la baisse du coton sur ses industries
textiles, mais sa situation reste saine.
Dans les pays danubiens, les condi-
tions sont bien meilleures que rtaguère,
par suite des gains de l'agriculture.
L'Autriche elle-même a pu se libérer
de toute utelle financière et défendre
sans peine sa monnaie.
Parmi les «.totalitaires », le con-
traste est frappant entre l'Allemagne
et l'Italie
Il serait exagéré de dire'que Al-
lemagne vit à Taise puisque l'on y
interdit l'emploi des métaux ordinaires
pour de nombreux usages partîcoîiers
et que l'on y raccourcit les chemises
pour économiser le coton. Cependant,
malgré une récolte lourdement défici-
taire, malgré des besoins coûteux de
denrées et surtout de matières à ache-
ter au dehors, l'Allemagne a réussi
à développer considérablement son
exportation elle obtient ainsi une
balance dont le solde favorable dé-
passera l'équivalent en francs de cinq
ou six milliards. Cela est dû au ren-
dement du travail allemand et à une
application commerciale qui n'a d'é-
gale que l'ingéniosité des procédés
d'échange.
Si l'Allemagne pouvait politi-
quement et socialement sortir de
l'armure où elle s'est enfermée, elle
connaîtrait une nouvelle période d'ex-
pansion économique et de bénéfices.
En revanche, la situation de PItalie
paraît extrêmement tendue. Malgré
des progrès agricoles qui l'ont rendue
quasi indépendante pour le blé, l'Ita-
lie souffre, cette année, d'un déséqui-
libre aggravé de ses échanges le
déficit de sa balance visible repré-
sente presque l'équivalent de la cou-
verture métallique de sa monnaie-
Elle a donc besoin plus que jamais
des rentrées de devises que peuvent
lui procurer le tourisme et la marine
marchande ce qui semble appeler
une politique de paix.
A
Les Dominions britanniques ont 1
des balances très favorables, soute.
nues dans l'Union sud-africaine et au
Canada par la production de l'or. Le
relèvement de l'Australie a été très
remarquable en quelques années
l'exportation a doublé. Les points
noirs sont Iq. baisse du prix de la
laine et la diminution des achats par
le Japon.
Sans la guerre d'Extrême-Orient
qui a imposé de lourdes pertes aux
établissements et à l'activité des na-
tions blanches, l'année aurait mar-
qué une brillante renaissance du com-
merce d'outre-mer.
A1
Dans cet ensemble la France ap-
paraît comme un cas d'exception,
comme une sorte de cas traînard, que
les autres regardent en se demandant
de quelle infirmité il s'agit.
De fait, notre cas présente quelque
chose de tristement puéril par l'agita-
ticn confuse des systèmes et des inté-
rêts, par l'incapacité de se tenir à
une œi'vre cohérente ou même de la
concevoir, et par l'illusion que la poli-
tique puisse impunément méconnaî-
tre la physique. Nous sommes les
seuls, par exemple, à ne pas nous
rendre cumpte que l'instabilité effa-
rante des prix, des contrats de toute
sorte et des conditions de travail, à
laquelle nous nous habituons comme
une maladie, rend matériellement
impossible le progrès économique.
Cependant, réserve faite des
menaces extérieures, l'année qui
vient devrait nous être favorable les
autres s'enrichissent, et, quand les au-
tres s'enrichissent, ils unissent toujours
par venir dépenser un peu de leur
richesse en France. Moyennant qu'ils
y retrouvent la qualité et qu'on ne
leur fasse pas peur.
Lucien Romier.
CONTRE L'ESSENCE CHERE
Est-il possible
d'augmenter
les taxes
alors que tout indique
qu'il faut les diminuer ?
Il n'est pas inutile, en attendant les
précisions ministérielles en ce qui con-
cerne l'augmentation des droits sur
l'essence, de démontrer que 1» politi-
que suivie depuis quelques apnées en
matière d'imposition des carburants
n'a pas été précisément heureuse. En
effet, depuis 1933, la consommation de
l'essence n'a fait que péricliter. En
1933, en effet, cette consommation est
de 35 millions d'hectolitres en 1934,
elle était de 32 millions en 1935, de
30 millions en 1936, de 31 millions.
On devrait être frappé d'une telle
diminution de la consommation. Si
l'on en cherchait les raisons, on ne
manquerait pas de trouver que les aug-
mentations successives imposées aux
droits sur l'essence sont à l'origine de
cette chute de la vente. Les droits sur
l'essence sont donc arrivés, dans notre
pays, à un plafond qu'il est impossible
de dépasser sans danser pour l'indus-
trie de l'automobile et tout ce qui s'y y
rattache.
Prévoir une nouvelle augmentation
correspondrait donc à un effondrement
total de l'activité de l'industrie et du
commerce de l'automobile avec les com-
plications innombrables que cela entrai-
erait peur la collectivité, l'arcroisse-
mcnt des ehnraes de l'Etat la diminu-
tion de ses. recettes, une grave menace
enfin poar notre défense nationale.
André Reichel.
(Suite page 8, çpL 1 et 2.)
LES TROVPES
nationalistes
tiennent
toujours
dans Teruel
Le général Aranda tente
de les dégager malgré
les assaut* répétés
des gouvernementaux
Le général Aranda (à droite >, com-
mandant les forces nationalistes sur
le front de TérueJ, s'entretient avec un
officier de son état-major.
(t*txe nos, informations paga • S^
UNE RUE DE TERUELi
A L'ACADEMIE g
DES SCIENCES
Où le soleil
peut être considéré
comme un parasite
et où Ton peut
̃ rendre culbutantes
les souris valseuses
Pourquoi, parfois, les ondes courtes
« s'évanouissent-elles » brusquement
dans l'appareil récepteur de T.SJ\ ?
Cette question a préoccupé tout spé-
cialement trois physiciens MM.
Jouaust, Bureau et Eblé.
D'une étude qu'ils viennent de faire
et qu'a présentée M. Ch. Maurain de-
vant l'Académie des Sciences, il résulte
ceci
Les évanouissements brusques sont
provoqués par les éruptions qui se pro-
duisent dans la première zone « at-
mosphérique du soleil (chromo-
sphère), éruptions qui entraînent aussi
de petites! perturbations magnétiques
locales d'un caractère fort différent de
celui des orages magnétiques.
Le soleil est donc, si l'on peut dire,
un parasite négatif. Mais ne nouspri-
vons surtout pas de ce parasite-là t
Mme Dpbrovskaia relate de cu-
rieuses expériences effectuées survies
souris. Par mutation, ces petites bêtes
peuvent être affligées on le savait
déjà d'une maladie des centres mo-
teurs, héréditaire, qui les fait tourner
autour d'elles-mêmes. On, appelle ces
infortunées souris valseuses.
Par une nouvelle mutation, on a
transforrré le sens du tournoiement
au lieu de valser, les souris culbutent.
Plaignons ces menus martyrs de la
science. Et souhaitons qu'après avoir
ainsi varié leurs douleurs, on sache
rendre aux souris valseuses ou culbu-
tantes, leur trottinement naturel.
L. C.
•imtiiniiHiwMiitmûWiutmt'immittttimtHiiMtmunifUiwf
EN PAGES
Comment FAmérâpie
sortira-t-eile de la crise?
Le Sénat examine
,eç 5~ v~n~r~~
aujourd'hui
te budget des dépenses
La Chambre discute un cahier
de crédits supplémentaires
Ainsi qu'ils l'avaient annoncé, les sénateurs en ont terminé hier avec
la loi de finances (recettes). Ils examineront aujourd'hui et demain le
budget des dépenses. -j. î. j a.
Tandis qu'ils discuteront les 54 milliards de crédits que ce budget
comporte, la Chambre sera saisie d'un projet de loi « pprtant ouverture
et annulation de crédits sur l'exercice 1937 s. Tout compte fait, ce texte
aggravera le budget de l'année finissante de 1.228.873.481 francs, dont
638 millions au titre de la dette publique. « Le chiffre importe peu », a
dit M. Caillaux à propos de sommes beaucoup plus fortes. Du projet de
loi citons cet euphémisme « différents rajustements s'expliquent par
la nouvelle définition du franc. » ,tA
Ce qui soulèvera peut-être la curiosité, sinon l'emoUon des députés,
ce sera le chapitre 30 bis assUtance aux réfutés espagnols, 63.150.00U
francs. Ce sont des avances, mais qui remboursera ? L'aide et l'assistance
aux Français rapatriés d'Espagne a coûté 20.000.000 de francs. Enfin, la
participation de la France à des dépenses internationales (non interven-
tion, obstacles mis au départ de volontaires pour l'Espagne, etc., 14.185.670
francs. En songeant à ce que nous aurait coûté l'intervention, on trouvera
que ça n'est pas encore trop cher. Mais comment fut employé cet argent ? •
Un chapitre qui sera discuté encore, c'est celui de 207 millions, corn-
mandés par le ministère de l'air de matériel, pour un montant supérieur
IrcTcrédits allouée Sur ce virement, M. Pierre Cot, on !««, a déjà été
entendu par la Commission. t
"Malgré tout cela, la Chambre espère en finir en une seule séance, ce
matin. (Lire en page 5, le compte rendu de la séance du Sénat.)
Supprimera-t-on le bagne
Une discussion parlementaire va s'engager
sur ce sujet dans les premiers jours da mois prochmn
1. Le problème esta la f ois colonial et international
par ODETTE ARNAUD
II n'est pas de sujet «jui, plus que celui du bagne colonial, ait remué les
ima^SLnTet subite iTeontroverses, Enquêtes, rapports, reportages, corn-
posent une bibliothèque qui n'a jamais manqué de chalands et une
ironographie ,opulente. Cette fois, il semble bien que le vote unanime de la
commission de législation civile et criminelle de la Chambre, condamnant
l'buititution décriée. en précède l'abolition effective.; Nous allons étudier objec-
tfcement, sous ses divers aspects, les condition8.de la reforme.
EN PAGE 2
tariez-moi d'amour.».
LE DERNIER
DISQUE
Par GERARD D'HOUVILLE.
LE NOËL DES PRINCES ROYAUX DE BELGIQUE
Le prince Baudoin. héritier du trône de Belgique, fait fonctionner ce petit
teato électrique qu'il aieça le jour de Noël et dont le. mécanisme aewbl*
vivement l'intéresser.
^e problème du bagne colonial, qui
s'impose à nous aujourd'hui et dont la
discussion décisive va commencer de-
vant les Chambres, ne. se circonscrit
pas, comme on pourrait le croire,
aux pénitentiers qui forment autour
de Saint-Laurent-du-Maroni un peut
monde à part. En maints endroits, en
Guvane ainsi qu'aux Pays-Bas, en Amé-
rique et en Grande-Bretagne, on criti-
que vivement notre station de réléga-
tion.
Le débat s'élargit aux proportions
d'un dialogue par dessus 1 Atlantique.
Ce qui importe' aux yeux des Américains
c'est l'avenir de la Guyane, de cette
Guyane qu'il s'agit aujourd'hui d in-
corporer dans le grand courant du pan-
américanisme. Avouons que nous avions
un peu oubié la géographie. La vague
de doléances soulevée par le bagne nous
rappelle que la Guyane est la Cendril-
lon de l'Amérique du Sud. Nous l'avons
méconnue.
C'est bien ce que l'on nous reproche.
Et d'abord les Guyanais. Les pro-
priétaires du pays, ceux des placers et
des exploitations forestières ou ceux des
maisons de commerce prétendent avoir
tout lieu de se plaindre de la prosmis-
cuité du bagne. Quelques six mille for-
çats suffisent pour donner à l'ensemble
des quarante mille habitants de la co-
lonie un renom de mauvais aloi, voire
à les discréditer.
Le fait est que, de fnémoire de gar-
de-chioume, les criminels repentant ont
toujours participé aux travaux quoti-
diens de la contrée. En fondant le bagne
colonial, les législateurs voulurent ac-
croître la main-d'œuvre et hâter la colo-
nisation.
Rien, dans la vie pittoresque de la
colonie, ne fait autant d'impression sur
l'étranger que cette population de dam-
nés qui forment bloc avec les colons.
D'aucuns prennent peur. Chaque hiver
des paquebots « brûlent l'escale de
Cayenne, à la demande des touristes
effarouchés.
Chose plus grave, les capitaux étran-
gers se dérobent de même façon. J'ai pu,
de mes propres yeux, constater l'aban-
don, faute de ressources, d'un placer et
d'une exploitation de bois de rose. Per-
sonne aujourd'hui n'ose bâtir une sim-
ple ferme dans la pampa où les Jé-
suites élevaient au dix-septieme siècle
des troupeaux à rendre jalouse l'Ar-
gentine.
(Suite page 3, col. 1 et 2.)
LES CONFLITS
des transports
et de
l'alimentation
ne sont toujours
pas résolus
LES NÉGOCIATIONS
SE POURSUIVENT
CE MATIN
M. Chautemps a conféré, hier matin,
avec le ministre du travail au sujet des
divers conflits de grève en cours.
De son côté, M. William Bertrand,
sous-secrétaire d'Etat à la présidence
du Conseil, a reçu une délégation pa-
tronale de l'industrie des transports
routiers conduite par son président M.
Bonhomme.
Après l'accord intervenu entre les pa-
trons et les employés pour s'en remet-
tre à l'arbitrage du président du Con-
seil, .il restait un point délicat la
question des sanctions pour certains
faits de grève que les patrons jugent
nécessaires.
M. William Bertrand a demandé aux
délégués de bien vouloir, sur ce point,
s'en remettre également à l'arbitrage du
président du Conseil.
La délégation patronale a déclaré à
M William Bertrand qu'elle rendrait
sa réponse ce matin à l'issue de la réu-
nion au cours de laquelle elle ferait
!part à ses mandants de la proposition
gouvernementale.
En attendant, M. Aron, inspecteur gé-
néral des Ponts et Chaussées, a été char-
gé d'une mission d'information analo-
i"e à celle que M. Pouillot assume dans
te conflit Goodrich.
Certains «incidents setam pruuui»
pour lé transport des journaux, la
vente, etc. le gouvernement a pris les'
mesures nécessaires pour assurer dans
l'ordre le ravitaillement de la capitale.
(Suite page 3, colonnes 6 et 7.)
LES TARIFS
du métro et des autobus
seront augmentés samedi
METRO
( aller 1 10
T cla8se.jaH ret t 3S
Y ( Ùler t 60
1 X-das3e.|aU.ret 235
( aller 0 75
Mutlles-UU-ret., 0 85
AUTOBUS?
(en carn 0 45 [
Ticket détaché. 0 60 1
t détaché. 060
Carnet de 20 tickets.. 9 fr.
Mutilés et aveugles
Tarif réduit sur la base
de 0 fr. 165 le ticket.
-r
FAUBOURG SAINT-HONORE
UNE MERCIERE EST ASSOMMEE
ET DEVALISEE PAR SON NEVEU;
UN COLLEGIEN DE QUATORZE ANS,
AIDE D'UN DE SES CAMARADES
DE CLASSE
Mme Petitot, mercière, 157, faubourg
Saint-Honoré, à l'enseigne du « Carre-
four Haussmann recevait, dimanche
après-midi, la visite de son neveu, âgé
de quatorze ans, pensionnaire à l'Insti-
tution Saint-Nicolas. Mme Petitot avait
adopté le jeune homme, fils d'un Russe
qui l'avait abandonne. Elle lui fit donc
un accueil très affectueux et lui remit
un cadeau de Noël. Eut-elle également
la mauvaise inspiration de confier à
son visiteur qu'elle avait dans sa caisse
une somme assez importante ? On n'a a
pu encore l'interroger sur ce point.
Toujours est-il que le jeune homme
se présentait de nouveau chez sa tante,
hier soir, vers vingt heures, accompa-
gné d'un de ses camarades de classe, un
peu plus âge que lui. Les voisins remar-
quèrent l'arrivée des deux collégiens,
puis ne notèrent rien d'anormal jusqu'à a
22 heures.
A cet instant, un restaurateur, M. Ga-
melou, dont la boutique est mitoyenne
de celle de Mme Petitot, entendit des
plaintes étouffées.
D'un coup d'épaule, il fit sauter un
des carreaux de la porte qui fait com-
muniquer la cour avec l'arrière-boutique
et tourna le commutateur électrique.
Mme Petitot était étendue sur le sol,
au milieu d'une pièce dont tous les meu-
bles avaient été fouillés et qui se trou-
vait dans un désordre inexprimable. La
mercière était enveloppée dans un man-
teau de fourrure, jeté sur sa tête com-
me un capuchon, et solidement noué au-
tour du corps. u
M. Gamelou alerta la police. Un méde-
cin ne tarda pas à accourir qui, après
lui avoir donné les premiers soins, fit
transporter la victime à l'hôpital Mar-
mottan où l'on diagnostiqua un état
grave, dû à des contusions multiples.
La vie de Mme Petitot n'était toutefois
pas menacée.
M. Mangaud, commissaire du quar-
tier du Roule, commença immédiate-
ment son enquête. On ne put établir
de quel instrument s'étaient servis les
agresseurs pour assommer leur victi-
me. Mais on sut bientôt que les pré-
coces bandits avaient fait main basse
sur une liasses de dix billets de mille
francs avant de s'enfuir en fermant
soigneusement derrière eux la grille du
magasin.
Les deux fugitifs ne semblent pas de-
voir échapper longtemps aux recher-
ebet,
CINQ
RECORDS
D'AVIATION
ont été battus
1 ~'ti'
par GUILLAUME!
ARN0UX \1 ~l
et BORIS
En haut Maurice Arnoux au-des-
sous à gauche: Guillaumet à droite:
Boris. 1:
(Lire l'article en page 3)
LES JOURS SE SUIVENT
SUR DES PORTRAITS
D'ARTISTES
1)'\
II y-a-cent-aas, le Figaro était vu
journal comblé. Je ne veux pas dire
qu'il ne le soit pas aujourd'hui ou il
réunit encore tant de talents et de
sympathies satisfaisantes. Mais en
cette fin d'année 1837 il offrait en-
prime à ses abonnés l'édition origi-
nale de César uirotteau, que Balzac
venait d'achever en quelques semai-
nes. Et Théophile Gautier i; publiait
pour son divertissement et l'agré-
ment des lecteurs des « Portraits »
de comédiennes, d'un tour et d'un
trait charmants.
Il excellait dans ces courtes ^pein-
tures où son sens plastique, sa sen-
sualité, son regard critique mêlaient
leurs observations et leur tendresse
de la façon la plus délicate. Peut-être
bien aussi que les comédiennes et
les danseuses de ce temps-là suppor-
taient qu'on leur dise en toute cour-
toise vérité, ce qu'on pensait de leur
talent. Bien mieux, elles en remer-
ciaient l'écrivain avec respect et gra-
titude. H possède des lettres de Mlle
Hachel et aussi de cette f ine et légère
Carlottà Grisi, qui dansait divine-
ment le ballet de 'la Sylphide,
et de Mlle Mars, alors dans « les
rougeurs de son déclin » et de la
gentille Emma Livry qui mourut à
vingt ans, et dont Gautier disait
qu'elle avait eu, comme le papillon,
la grâce de se poser sur fes fleurs
sans les courber. Eh bien, toutes ces
belles personnes, sur des papiers or-
nés de leurs monogrammes, surent
écrire des remerciements fort gen-
tils.
Ce sont les portraits de ces comé-
diennes et d'autres.encore que l'au-
teur de Maupin publiait dans le Fi-
garo, Je tes ai relus ces jours-ci (ils
ont été en partie réunis dans Les
Portraits Contemporains).. Que de
précision et de grâce la f ois t Théo-
phile Gautier possédait un œil de
peintre qui donnait à sa revue de
poète l'exactitude de la réalité. C'est-
à-dire qu'il savait exprimer le vrai
sans qu'il fût jamais pesant, ou dur.
E' comme il s'enthousiasmait pour
certains détails physiques « Quant
à la nuque, écrit-il, de Mme Damo-
reau le 13 décembre 1837, elle est
hardie, provoquante et superbe,
d'une violence de tempérament in-
croyable. » Et puis il se reprend
« Nous terminerons en disant qu'elle
a un vrai pied d'Andalouse et de
comtesse. » Voilà qui était fort ga-
lant. Le portrait de Suzanne Brohan
est délicieux de bout en bout.« « .Gra-
cieuse et fine comme un émail de
Petitot, la physionomie de Mlle Bro-
han pourrait se passer du mot f
esprit mais elle a bien fait de le
prendre, l'esprit est le meilleur ajus-
tement de la beauté. p
Pour Fanny Elssler, qui séduisit
tant de ses contemporains, Gautier
n'hésitait pas à lui donner quelques
conseils. A savoir que son sQurire ne
s'épanouissait pas assez souvent, qu'il
était parfois « bridé et contraint »,
qu'il « laissait voir les gencives ».
Il lui demandait de se coiffer moins
bas. Et encore^ « Nous lui recom-
mandons aussi de teindre d'un rose
moins vif le bout de ses jolis doigts
effilés: c'est un agrément inutile.» »
Parfois l'envié m'est venue de fai-
re ainsi les portraits des comédien-
nes qui nous charment. Ce serait ai.
mable de laisser aux minutieux de
l'avenir une image en prose de Mlle
Renaud, ou de Mme Pitaeff, ou de
Mme Germaine Lubin, ou de Mlle
Valentine Tessier, on de Mlle Véra
Korène. Mais que penseraient-elles
de nous, Dieu du ciel, si nous leur
reprochions la couleur de leurs on.
gles ?.
Guermantes»
Le Gaulois
LE BAROMÈTRE BOURSIER
•^ 4* rNCi-CiAODC 10*17 LONDRES clos. BRUXELLES assez
t% O DeCCMBRC iyJ/_ tome. XEW-YORK lourd.
M X uvre 147.I8 contre 147.20.
4,0 ||2* Année Dollar 29,4525 contre 29,455. > f
LE TEMPS PROBABLE
Région parisienne. Le froid sec continue
ciel peu nuageux, un peu brumeux. Vent est fat-
ble à modéré.
Température en-baisse (gelée). Maximum :'+3°.
Visibilité moyenne..
Manche. Temps entore couvert, souvent bru-
meux. Vent est sud-est modéré; plus froid.
Mer agitée.
Sud-Ouest. Beau temps peu nuageux. Vent
est faible. Température encore en baisse (gelée).
Sud-Est. Temps assez beau, nuageux avec
écl.iiréres. Vent nord modéré à fort. Température
en .bai?se.
Alpes, Pyrénées. Beau temps clair et frotd,
fortes gelées Brunie il basse altitude et baisse de
température dans les Pyrénées.
40 Cm<>"
W..aœ.a.-Wlilllf' t~tXiBMNt aas lm8..au"A'lftœ&
[pt )<6 KtZMt BB mttt M! MM-. Hmnat ~&atB 08LIGâ e'Btt
«!MtMtM't~
MARDI
N° 362
14, ROND-POINT DES CHAMPS-élYSfeS, PARIS m
TÉLÉPHONE t ÉLYSÉES 9$~$1 A 98-38
LES AUTRES
ET NOUS.
L'année qui touche à sa
fin commença pai des
mois prospères presque
pour tout le monde sauf
pour la France. La France eût fini
par en profiter comme les autres si
la « pause avait restitué une base
sol:de aux prévisions d'affaires et si
l'Exposition avait pu s'ouvrir à temps.
Quand tes radios de tout l'univers
enregistrèrent et amplifièrent le bruit
de la bagarre sanglante de Clichy, le
marché international s'apprêtait à
mettre un préjugé de tendance favo-
rable au service d'une « reprise »
française cette tendance favorable
fut cassée net.
Une « reprise » française aurait
pu se produire avant que les capitaux
expatriés tussent rentrés. Mieux que
rien autre, elle les eut fait rentrer en
avalanche.
Sans doute, s'exerçait alors sur ces
capitaux l'attrait du marché améri-
cain en plein développement de spé-
culation à la hausse. Mais on aper-
cevait déjà que l'économie américaine
n'avait pas l'emploi des capitaux
qu'elle recevait et que les spéculateurs
subiraient, à bref délai, une décep-
tion. D ailleurs, plus considérables
relativement que les capitaux d'ori-
gine française étaient les capitaux de
l'Amérique latine, du Canada, de
l'Angleterre, des Pays-Bas, de la
Suisse, de l'Extrême-Orient qui af-
fluaient aux Etats-Unis or, tous ces
pays éta'cnt prospères.
,La différence venait de ce qu'en
France, vu l'instabilité, on ne pouvait
se fier à aucune base pour asseoir un
calcul même à moyen terme. Per-
sonne ne sème dans un sol mouvant
̃̃.••̃•:̃̃̃̃ *̃ de l'année 1
La deuxième partie de l'année a
été marquée par l'échec brutal du
mouvement de hausse aux Etats-
Unis.
«Échec répétant #«n phénomène bien
connu de rupture d'é.quiKbre. En rai-
son de la puissance des outillages
industriels et du goût de la population
pour le jeu, deux éléments de l'éco-
nomie américaine, l'industrie et la
Bourse, s'emballent dès que les cir-
constances deviennent favorables. Un
troisième élément essaie de suivre,
s'essouffle, puis menace de tomber
l'agriculture, dont dépend plus du
tiers des consommateurs. Périodique-
ment, pour soutenir l'équilibre. il fau-
drait que l'exportation se dévelop-
pât elle est barrée, pour l'agriculture
comme pour l'industrie, par les repré-
sailles tarifaires et par la rivalité de
concurrents qui produisent de plus en
plus et à plus bas prix.
A.
Hormis le contre-coup boursier, la
chute des prix aux Etats-Unis n'a
pas trop compromis l'activité de ceux
des autres pays qui étaient prospères.
Depuis deux ans les nations de
l'Amérique du Sud ont non seulement
effacé lès désastres de la « crise »,
mais fait une nouvelle fortune. Leurs
comptes créditeurs sur l'étranger, sont
"même devenus supérieurs à ce qu'ils
étaient en 1929. D'où l'accroisse-
ment rapide de leur valeur comme
débouché pour les pays manufactu-
riers les Etats-Unis, l'Allemagne,
l'Angleterre en profitent. mais la
France, naturellement, moins que les
autres. Au Brésil seulement une
mauvaise politique de soutien des prix
a amené un krach du café et du co-
ton, dont les répercussions atteignent
la Colombie et l'Amérique centrale.
En Grande-Bretagne, on pouvait
craindre que les industries du bâti-
ment, dont l'activité fut le principal
soutien des affaires depuis quelques
années, ayant épuisé leurs chances,
un fléchissement général du marché
suivît. Mais le colossal effort de
« réarmement » est venu relancer à
temps toute l'économie britannique.
On se demande si les exigences de cet
effort ne nuiront pas un peu à l'ex-
portation.
La Suède, la Norvège et la Hn-
lande travaillent à plein, avec de I
substantiels bénéfices. La Hollande
ne souffre que d'un excès d'or dont
elle ne saie que faire. La Belgique
a été atteinte par le contre-coup de
la baisse du coton sur ses industries
textiles, mais sa situation reste saine.
Dans les pays danubiens, les condi-
tions sont bien meilleures que rtaguère,
par suite des gains de l'agriculture.
L'Autriche elle-même a pu se libérer
de toute utelle financière et défendre
sans peine sa monnaie.
Parmi les «.totalitaires », le con-
traste est frappant entre l'Allemagne
et l'Italie
Il serait exagéré de dire'que Al-
lemagne vit à Taise puisque l'on y
interdit l'emploi des métaux ordinaires
pour de nombreux usages partîcoîiers
et que l'on y raccourcit les chemises
pour économiser le coton. Cependant,
malgré une récolte lourdement défici-
taire, malgré des besoins coûteux de
denrées et surtout de matières à ache-
ter au dehors, l'Allemagne a réussi
à développer considérablement son
exportation elle obtient ainsi une
balance dont le solde favorable dé-
passera l'équivalent en francs de cinq
ou six milliards. Cela est dû au ren-
dement du travail allemand et à une
application commerciale qui n'a d'é-
gale que l'ingéniosité des procédés
d'échange.
Si l'Allemagne pouvait politi-
quement et socialement sortir de
l'armure où elle s'est enfermée, elle
connaîtrait une nouvelle période d'ex-
pansion économique et de bénéfices.
En revanche, la situation de PItalie
paraît extrêmement tendue. Malgré
des progrès agricoles qui l'ont rendue
quasi indépendante pour le blé, l'Ita-
lie souffre, cette année, d'un déséqui-
libre aggravé de ses échanges le
déficit de sa balance visible repré-
sente presque l'équivalent de la cou-
verture métallique de sa monnaie-
Elle a donc besoin plus que jamais
des rentrées de devises que peuvent
lui procurer le tourisme et la marine
marchande ce qui semble appeler
une politique de paix.
A
Les Dominions britanniques ont 1
des balances très favorables, soute.
nues dans l'Union sud-africaine et au
Canada par la production de l'or. Le
relèvement de l'Australie a été très
remarquable en quelques années
l'exportation a doublé. Les points
noirs sont Iq. baisse du prix de la
laine et la diminution des achats par
le Japon.
Sans la guerre d'Extrême-Orient
qui a imposé de lourdes pertes aux
établissements et à l'activité des na-
tions blanches, l'année aurait mar-
qué une brillante renaissance du com-
merce d'outre-mer.
A1
Dans cet ensemble la France ap-
paraît comme un cas d'exception,
comme une sorte de cas traînard, que
les autres regardent en se demandant
de quelle infirmité il s'agit.
De fait, notre cas présente quelque
chose de tristement puéril par l'agita-
ticn confuse des systèmes et des inté-
rêts, par l'incapacité de se tenir à
une œi'vre cohérente ou même de la
concevoir, et par l'illusion que la poli-
tique puisse impunément méconnaî-
tre la physique. Nous sommes les
seuls, par exemple, à ne pas nous
rendre cumpte que l'instabilité effa-
rante des prix, des contrats de toute
sorte et des conditions de travail, à
laquelle nous nous habituons comme
une maladie, rend matériellement
impossible le progrès économique.
Cependant, réserve faite des
menaces extérieures, l'année qui
vient devrait nous être favorable les
autres s'enrichissent, et, quand les au-
tres s'enrichissent, ils unissent toujours
par venir dépenser un peu de leur
richesse en France. Moyennant qu'ils
y retrouvent la qualité et qu'on ne
leur fasse pas peur.
Lucien Romier.
CONTRE L'ESSENCE CHERE
Est-il possible
d'augmenter
les taxes
alors que tout indique
qu'il faut les diminuer ?
Il n'est pas inutile, en attendant les
précisions ministérielles en ce qui con-
cerne l'augmentation des droits sur
l'essence, de démontrer que 1» politi-
que suivie depuis quelques apnées en
matière d'imposition des carburants
n'a pas été précisément heureuse. En
effet, depuis 1933, la consommation de
l'essence n'a fait que péricliter. En
1933, en effet, cette consommation est
de 35 millions d'hectolitres en 1934,
elle était de 32 millions en 1935, de
30 millions en 1936, de 31 millions.
On devrait être frappé d'une telle
diminution de la consommation. Si
l'on en cherchait les raisons, on ne
manquerait pas de trouver que les aug-
mentations successives imposées aux
droits sur l'essence sont à l'origine de
cette chute de la vente. Les droits sur
l'essence sont donc arrivés, dans notre
pays, à un plafond qu'il est impossible
de dépasser sans danser pour l'indus-
trie de l'automobile et tout ce qui s'y y
rattache.
Prévoir une nouvelle augmentation
correspondrait donc à un effondrement
total de l'activité de l'industrie et du
commerce de l'automobile avec les com-
plications innombrables que cela entrai-
erait peur la collectivité, l'arcroisse-
mcnt des ehnraes de l'Etat la diminu-
tion de ses. recettes, une grave menace
enfin poar notre défense nationale.
André Reichel.
(Suite page 8, çpL 1 et 2.)
LES TROVPES
nationalistes
tiennent
toujours
dans Teruel
Le général Aranda tente
de les dégager malgré
les assaut* répétés
des gouvernementaux
Le général Aranda (à droite >, com-
mandant les forces nationalistes sur
le front de TérueJ, s'entretient avec un
officier de son état-major.
(t*txe nos, informations paga • S^
UNE RUE DE TERUELi
A L'ACADEMIE g
DES SCIENCES
Où le soleil
peut être considéré
comme un parasite
et où Ton peut
̃ rendre culbutantes
les souris valseuses
Pourquoi, parfois, les ondes courtes
« s'évanouissent-elles » brusquement
dans l'appareil récepteur de T.SJ\ ?
Cette question a préoccupé tout spé-
cialement trois physiciens MM.
Jouaust, Bureau et Eblé.
D'une étude qu'ils viennent de faire
et qu'a présentée M. Ch. Maurain de-
vant l'Académie des Sciences, il résulte
ceci
Les évanouissements brusques sont
provoqués par les éruptions qui se pro-
duisent dans la première zone « at-
mosphérique du soleil (chromo-
sphère), éruptions qui entraînent aussi
de petites! perturbations magnétiques
locales d'un caractère fort différent de
celui des orages magnétiques.
Le soleil est donc, si l'on peut dire,
un parasite négatif. Mais ne nouspri-
vons surtout pas de ce parasite-là t
Mme Dpbrovskaia relate de cu-
rieuses expériences effectuées survies
souris. Par mutation, ces petites bêtes
peuvent être affligées on le savait
déjà d'une maladie des centres mo-
teurs, héréditaire, qui les fait tourner
autour d'elles-mêmes. On, appelle ces
infortunées souris valseuses.
Par une nouvelle mutation, on a
transforrré le sens du tournoiement
au lieu de valser, les souris culbutent.
Plaignons ces menus martyrs de la
science. Et souhaitons qu'après avoir
ainsi varié leurs douleurs, on sache
rendre aux souris valseuses ou culbu-
tantes, leur trottinement naturel.
L. C.
•imtiiniiHiwMiitmûWiutmt'immittttimtHiiMtmunifUiwf
EN PAGES
Comment FAmérâpie
sortira-t-eile de la crise?
Le Sénat examine
,eç 5~ v~n~r~~
aujourd'hui
te budget des dépenses
La Chambre discute un cahier
de crédits supplémentaires
Ainsi qu'ils l'avaient annoncé, les sénateurs en ont terminé hier avec
la loi de finances (recettes). Ils examineront aujourd'hui et demain le
budget des dépenses. -j. î. j a.
Tandis qu'ils discuteront les 54 milliards de crédits que ce budget
comporte, la Chambre sera saisie d'un projet de loi « pprtant ouverture
et annulation de crédits sur l'exercice 1937 s. Tout compte fait, ce texte
aggravera le budget de l'année finissante de 1.228.873.481 francs, dont
638 millions au titre de la dette publique. « Le chiffre importe peu », a
dit M. Caillaux à propos de sommes beaucoup plus fortes. Du projet de
loi citons cet euphémisme « différents rajustements s'expliquent par
la nouvelle définition du franc. » ,tA
Ce qui soulèvera peut-être la curiosité, sinon l'emoUon des députés,
ce sera le chapitre 30 bis assUtance aux réfutés espagnols, 63.150.00U
francs. Ce sont des avances, mais qui remboursera ? L'aide et l'assistance
aux Français rapatriés d'Espagne a coûté 20.000.000 de francs. Enfin, la
participation de la France à des dépenses internationales (non interven-
tion, obstacles mis au départ de volontaires pour l'Espagne, etc., 14.185.670
francs. En songeant à ce que nous aurait coûté l'intervention, on trouvera
que ça n'est pas encore trop cher. Mais comment fut employé cet argent ? •
Un chapitre qui sera discuté encore, c'est celui de 207 millions, corn-
mandés par le ministère de l'air de matériel, pour un montant supérieur
IrcTcrédits allouée Sur ce virement, M. Pierre Cot, on !««, a déjà été
entendu par la Commission. t
"Malgré tout cela, la Chambre espère en finir en une seule séance, ce
matin. (Lire en page 5, le compte rendu de la séance du Sénat.)
Supprimera-t-on le bagne
Une discussion parlementaire va s'engager
sur ce sujet dans les premiers jours da mois prochmn
1. Le problème esta la f ois colonial et international
par ODETTE ARNAUD
II n'est pas de sujet «jui, plus que celui du bagne colonial, ait remué les
ima^SLnTet subite iTeontroverses, Enquêtes, rapports, reportages, corn-
posent une bibliothèque qui n'a jamais manqué de chalands et une
ironographie ,opulente. Cette fois, il semble bien que le vote unanime de la
commission de législation civile et criminelle de la Chambre, condamnant
l'buititution décriée. en précède l'abolition effective.; Nous allons étudier objec-
tfcement, sous ses divers aspects, les condition8.de la reforme.
EN PAGE 2
tariez-moi d'amour.».
LE DERNIER
DISQUE
Par GERARD D'HOUVILLE.
LE NOËL DES PRINCES ROYAUX DE BELGIQUE
Le prince Baudoin. héritier du trône de Belgique, fait fonctionner ce petit
teato électrique qu'il aieça le jour de Noël et dont le. mécanisme aewbl*
vivement l'intéresser.
^e problème du bagne colonial, qui
s'impose à nous aujourd'hui et dont la
discussion décisive va commencer de-
vant les Chambres, ne. se circonscrit
pas, comme on pourrait le croire,
aux pénitentiers qui forment autour
de Saint-Laurent-du-Maroni un peut
monde à part. En maints endroits, en
Guvane ainsi qu'aux Pays-Bas, en Amé-
rique et en Grande-Bretagne, on criti-
que vivement notre station de réléga-
tion.
Le débat s'élargit aux proportions
d'un dialogue par dessus 1 Atlantique.
Ce qui importe' aux yeux des Américains
c'est l'avenir de la Guyane, de cette
Guyane qu'il s'agit aujourd'hui d in-
corporer dans le grand courant du pan-
américanisme. Avouons que nous avions
un peu oubié la géographie. La vague
de doléances soulevée par le bagne nous
rappelle que la Guyane est la Cendril-
lon de l'Amérique du Sud. Nous l'avons
méconnue.
C'est bien ce que l'on nous reproche.
Et d'abord les Guyanais. Les pro-
priétaires du pays, ceux des placers et
des exploitations forestières ou ceux des
maisons de commerce prétendent avoir
tout lieu de se plaindre de la prosmis-
cuité du bagne. Quelques six mille for-
çats suffisent pour donner à l'ensemble
des quarante mille habitants de la co-
lonie un renom de mauvais aloi, voire
à les discréditer.
Le fait est que, de fnémoire de gar-
de-chioume, les criminels repentant ont
toujours participé aux travaux quoti-
diens de la contrée. En fondant le bagne
colonial, les législateurs voulurent ac-
croître la main-d'œuvre et hâter la colo-
nisation.
Rien, dans la vie pittoresque de la
colonie, ne fait autant d'impression sur
l'étranger que cette population de dam-
nés qui forment bloc avec les colons.
D'aucuns prennent peur. Chaque hiver
des paquebots « brûlent l'escale de
Cayenne, à la demande des touristes
effarouchés.
Chose plus grave, les capitaux étran-
gers se dérobent de même façon. J'ai pu,
de mes propres yeux, constater l'aban-
don, faute de ressources, d'un placer et
d'une exploitation de bois de rose. Per-
sonne aujourd'hui n'ose bâtir une sim-
ple ferme dans la pampa où les Jé-
suites élevaient au dix-septieme siècle
des troupeaux à rendre jalouse l'Ar-
gentine.
(Suite page 3, col. 1 et 2.)
LES CONFLITS
des transports
et de
l'alimentation
ne sont toujours
pas résolus
LES NÉGOCIATIONS
SE POURSUIVENT
CE MATIN
M. Chautemps a conféré, hier matin,
avec le ministre du travail au sujet des
divers conflits de grève en cours.
De son côté, M. William Bertrand,
sous-secrétaire d'Etat à la présidence
du Conseil, a reçu une délégation pa-
tronale de l'industrie des transports
routiers conduite par son président M.
Bonhomme.
Après l'accord intervenu entre les pa-
trons et les employés pour s'en remet-
tre à l'arbitrage du président du Con-
seil, .il restait un point délicat la
question des sanctions pour certains
faits de grève que les patrons jugent
nécessaires.
M. William Bertrand a demandé aux
délégués de bien vouloir, sur ce point,
s'en remettre également à l'arbitrage du
président du Conseil.
La délégation patronale a déclaré à
M William Bertrand qu'elle rendrait
sa réponse ce matin à l'issue de la réu-
nion au cours de laquelle elle ferait
!part à ses mandants de la proposition
gouvernementale.
En attendant, M. Aron, inspecteur gé-
néral des Ponts et Chaussées, a été char-
gé d'une mission d'information analo-
i"e à celle que M. Pouillot assume dans
te conflit Goodrich.
Certains «incidents setam pruuui»
pour lé transport des journaux, la
vente, etc. le gouvernement a pris les'
mesures nécessaires pour assurer dans
l'ordre le ravitaillement de la capitale.
(Suite page 3, colonnes 6 et 7.)
LES TARIFS
du métro et des autobus
seront augmentés samedi
METRO
( aller 1 10
T cla8se.jaH ret t 3S
Y ( Ùler t 60
1 X-das3e.|aU.ret 235
( aller 0 75
Mutlles-UU-ret., 0 85
AUTOBUS?
(en carn 0 45 [
Ticket détaché. 0 60 1
t détaché. 060
Carnet de 20 tickets.. 9 fr.
Mutilés et aveugles
Tarif réduit sur la base
de 0 fr. 165 le ticket.
-r
FAUBOURG SAINT-HONORE
UNE MERCIERE EST ASSOMMEE
ET DEVALISEE PAR SON NEVEU;
UN COLLEGIEN DE QUATORZE ANS,
AIDE D'UN DE SES CAMARADES
DE CLASSE
Mme Petitot, mercière, 157, faubourg
Saint-Honoré, à l'enseigne du « Carre-
four Haussmann recevait, dimanche
après-midi, la visite de son neveu, âgé
de quatorze ans, pensionnaire à l'Insti-
tution Saint-Nicolas. Mme Petitot avait
adopté le jeune homme, fils d'un Russe
qui l'avait abandonne. Elle lui fit donc
un accueil très affectueux et lui remit
un cadeau de Noël. Eut-elle également
la mauvaise inspiration de confier à
son visiteur qu'elle avait dans sa caisse
une somme assez importante ? On n'a a
pu encore l'interroger sur ce point.
Toujours est-il que le jeune homme
se présentait de nouveau chez sa tante,
hier soir, vers vingt heures, accompa-
gné d'un de ses camarades de classe, un
peu plus âge que lui. Les voisins remar-
quèrent l'arrivée des deux collégiens,
puis ne notèrent rien d'anormal jusqu'à a
22 heures.
A cet instant, un restaurateur, M. Ga-
melou, dont la boutique est mitoyenne
de celle de Mme Petitot, entendit des
plaintes étouffées.
D'un coup d'épaule, il fit sauter un
des carreaux de la porte qui fait com-
muniquer la cour avec l'arrière-boutique
et tourna le commutateur électrique.
Mme Petitot était étendue sur le sol,
au milieu d'une pièce dont tous les meu-
bles avaient été fouillés et qui se trou-
vait dans un désordre inexprimable. La
mercière était enveloppée dans un man-
teau de fourrure, jeté sur sa tête com-
me un capuchon, et solidement noué au-
tour du corps. u
M. Gamelou alerta la police. Un méde-
cin ne tarda pas à accourir qui, après
lui avoir donné les premiers soins, fit
transporter la victime à l'hôpital Mar-
mottan où l'on diagnostiqua un état
grave, dû à des contusions multiples.
La vie de Mme Petitot n'était toutefois
pas menacée.
M. Mangaud, commissaire du quar-
tier du Roule, commença immédiate-
ment son enquête. On ne put établir
de quel instrument s'étaient servis les
agresseurs pour assommer leur victi-
me. Mais on sut bientôt que les pré-
coces bandits avaient fait main basse
sur une liasses de dix billets de mille
francs avant de s'enfuir en fermant
soigneusement derrière eux la grille du
magasin.
Les deux fugitifs ne semblent pas de-
voir échapper longtemps aux recher-
ebet,
CINQ
RECORDS
D'AVIATION
ont été battus
1 ~'ti'
par GUILLAUME!
ARN0UX \1 ~l
et BORIS
En haut Maurice Arnoux au-des-
sous à gauche: Guillaumet à droite:
Boris. 1:
(Lire l'article en page 3)
LES JOURS SE SUIVENT
SUR DES PORTRAITS
D'ARTISTES
1)'\
II y-a-cent-aas, le Figaro était vu
journal comblé. Je ne veux pas dire
qu'il ne le soit pas aujourd'hui ou il
réunit encore tant de talents et de
sympathies satisfaisantes. Mais en
cette fin d'année 1837 il offrait en-
prime à ses abonnés l'édition origi-
nale de César uirotteau, que Balzac
venait d'achever en quelques semai-
nes. Et Théophile Gautier i; publiait
pour son divertissement et l'agré-
ment des lecteurs des « Portraits »
de comédiennes, d'un tour et d'un
trait charmants.
Il excellait dans ces courtes ^pein-
tures où son sens plastique, sa sen-
sualité, son regard critique mêlaient
leurs observations et leur tendresse
de la façon la plus délicate. Peut-être
bien aussi que les comédiennes et
les danseuses de ce temps-là suppor-
taient qu'on leur dise en toute cour-
toise vérité, ce qu'on pensait de leur
talent. Bien mieux, elles en remer-
ciaient l'écrivain avec respect et gra-
titude. H possède des lettres de Mlle
Hachel et aussi de cette f ine et légère
Carlottà Grisi, qui dansait divine-
ment le ballet de 'la Sylphide,
et de Mlle Mars, alors dans « les
rougeurs de son déclin » et de la
gentille Emma Livry qui mourut à
vingt ans, et dont Gautier disait
qu'elle avait eu, comme le papillon,
la grâce de se poser sur fes fleurs
sans les courber. Eh bien, toutes ces
belles personnes, sur des papiers or-
nés de leurs monogrammes, surent
écrire des remerciements fort gen-
tils.
Ce sont les portraits de ces comé-
diennes et d'autres.encore que l'au-
teur de Maupin publiait dans le Fi-
garo, Je tes ai relus ces jours-ci (ils
ont été en partie réunis dans Les
Portraits Contemporains).. Que de
précision et de grâce la f ois t Théo-
phile Gautier possédait un œil de
peintre qui donnait à sa revue de
poète l'exactitude de la réalité. C'est-
à-dire qu'il savait exprimer le vrai
sans qu'il fût jamais pesant, ou dur.
E' comme il s'enthousiasmait pour
certains détails physiques « Quant
à la nuque, écrit-il, de Mme Damo-
reau le 13 décembre 1837, elle est
hardie, provoquante et superbe,
d'une violence de tempérament in-
croyable. » Et puis il se reprend
« Nous terminerons en disant qu'elle
a un vrai pied d'Andalouse et de
comtesse. » Voilà qui était fort ga-
lant. Le portrait de Suzanne Brohan
est délicieux de bout en bout.« « .Gra-
cieuse et fine comme un émail de
Petitot, la physionomie de Mlle Bro-
han pourrait se passer du mot f
esprit mais elle a bien fait de le
prendre, l'esprit est le meilleur ajus-
tement de la beauté. p
Pour Fanny Elssler, qui séduisit
tant de ses contemporains, Gautier
n'hésitait pas à lui donner quelques
conseils. A savoir que son sQurire ne
s'épanouissait pas assez souvent, qu'il
était parfois « bridé et contraint »,
qu'il « laissait voir les gencives ».
Il lui demandait de se coiffer moins
bas. Et encore^ « Nous lui recom-
mandons aussi de teindre d'un rose
moins vif le bout de ses jolis doigts
effilés: c'est un agrément inutile.» »
Parfois l'envié m'est venue de fai-
re ainsi les portraits des comédien-
nes qui nous charment. Ce serait ai.
mable de laisser aux minutieux de
l'avenir une image en prose de Mlle
Renaud, ou de Mme Pitaeff, ou de
Mme Germaine Lubin, ou de Mlle
Valentine Tessier, on de Mlle Véra
Korène. Mais que penseraient-elles
de nous, Dieu du ciel, si nous leur
reprochions la couleur de leurs on.
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