Titre : Midi olympique : organe de défense du sport méridional
Éditeur : [s.n.] (Toulouse)
Date d'édition : 1935-03-08
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344139915
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 08 mars 1935 08 mars 1935
Description : 1935/03/08 (N1336). 1935/03/08 (N1336).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k3264291g
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, JO-20757
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2019
QUINZIEME ANNEE. - N # 1336 — Paraît le Lundi et le Vendredi. JVU
t
AUTOMOBILISME, RUGBY, TOUS LES SPORTS
Le Numéro : ©i
VENDREDI 8 MARS 1935.
MIDI OLYMPIQUE, AUTO ET SPORTS et SPORTS DU MIDI réuni».
!>*!**-,* , iNISTRATION' : 3», Rue Raymond-IV, TOULOUSE - Téléph. 259.51
Concessionnaire exclusif de la Publicité : Société * J'ANNONCE ». Succursale de Toulouse 15, rue Rivais.
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S. I. lieneiHis, avec ms ses le.
cuire Mue - Mil.
dimanche, à Toulouse, stade Jacques-Thomas
UNE GRANDE PREMIERE DES « TREIZE » A TOULOUSE
DAGUERRE
pement biarrot paraît beaucoup mieux ar
mé que son adversaire de la capitale...
Ses avants, à n’en pas douter, imposeront
leur manière au huit de Majérus, eux qui
ont tenu en respect le pack « sang et or »...
Et, grâce à cette maîtrise, les arrières bas
ques — avec les Rumeau, Haget, Paquin,
Cluchague — lanceront, sans trop de ris
ques, des attaques décidées pour lesquelles
on doit raisonnablement admettre que
deux ou trois, au moins, trouveront la fis
sure...
Ce sera, en tout cas, obligatoirement, du
reste, un match excessivement ouvert qui
drainera vers Aguilera la foule des grandes
manifestations... Ce sera, surtout, un match
toujours correct que ne saurait faire dégé
nérer l’importance de l’enjeu. — J. L.
Carnet du Grincheux
RUGBY ET GRAND TOURISME...
La Fédération Française de Rugby, intrai
table (quelle dit!) sur le chapiire de
l’amateurisme intégral, a une singulière
jaçon de concevoir celui-ci...
A vez-vous eu la curiosité de jeter un
petit coup d’œil sur les déplacements im
posés à certaines équipes par les poules du
championnat de France? Laissez mois Vous
citer un exemple entre dix.
La Football-Club de Grenoble jouait, di
manche, à Dax, contre le quinze local.
Savez-Vous ce que furent les périnigraiions
des joueurs alpins?
Ils quittèrent Grenoble dans la soirée de
Vendredi pour, arrivés à Tarbes, fréter un
car qui les amenait à Dax, samedi soir,
absolument extéryués. A peine le match
joué (celui-ci, soit dit en passant, dut être
avancé d’une demi-heure), rhabillés en vi
tesse et simplement nantis de quelques
sandiviches, nos gaillards, à 4 heures, s’en
gouffraient à nouveau dans le meme car qui
filait plein gaz en direction de Tarbes d’où,
sautant en vitesse dans un rapide, les rug
bymen-touristes reprenaient le chemin des
bords de l’Isère où ils débarquaient lundi.
Vers midi. '
Ainsi donc, Voici des jeunes gens qui
ont dû quitter le travail le Vendredi soir
pour le reprendre le lundi après-midi (et
encore est-il permis de se demander ce
que pouvait être après une telle randonnée
leur capacité de rendement...). Si je com
prends bien le sens du mot a amateur »,
celui-ci s’entend de gens pratiquant le
sport pour leur seul plaisir. Fous ne saurez
faire croire à personne que la perspective
d’un double voyage de vingt à vingt-quatre
heures puisse être considéré comme un
réel « plaisir »...
Une fois, passe encore, et un patron
« sportif » consentira assez Volontiers à une
absence de ce genre. Mais comme de tels
errements risquent fort de se reproduire,
savez-vous où nous conduit tout droit la
F.F.R. avec son « Grand Tourisme »? Tout
simplement à l’amateurisme marron.
Le Grincheux.
P.-S. — Je dois à la vérité de préciser
que ce qui précède ne vise nullement à
mettre en doute l’amateurisme des joueurs
grenoblois, pris uniquement à titre d’exem
ple récent.
Cette rencontre, qui n’a pu se jouer di
manche dernier, aura son épilogue de
main, au terrain de Musard. Elle est plus
capitale pour l’U. A. Libournaise, car si
elle est victorieuse, elle peut espérer se
repêcher. Quoi qu’il en soit, il est pro
bable qu’elle confirmera sa victoire obte
nue en Tournoi du Sud-Ouest, mais elle
devra aborder le match avec tout le sé
rieux qui s’impose, les Sabistes, dont les
progrès sont assez accusés, ne paraissant
pas se laisser manoeuvrer.
Pour nous, l’issue de la partie dépen
dra de la tenue des deux packs. Et, sur
ce point, il semble que, plus aguerris, les
Libournais finiront par l’emporter. - Ch. N.
MATCHES AMICAUX
LES NARBONNAIS à PERPIGNAN
Perpignan, 7 mars. — La rencon
tre qui se déroulera dimanche, au
Stade Jean-Laffon, promet d’être une
des plus belles et des plus émouvan
tes de la saison.
Elle permettra d’abord aiix sports-
men catalans d’admirer la belle tenue
de l’U. S.A. Perpignanais, que sa ré
cente victoire sur Montferrand classe
au premier rang des clubs français.
Et cette agréable perspective se dou
blera de l’agrément de voir les Ca
talans évoluer devant un adversaire
dont la valeur actuelle est considéra
ble : le E.C. Narbonnais.
L’équipe, managée par l’excellent
Libère, a eu des débuts assez ternes,
mais depuis elle s’est ressaisie et a
opéré un redressement tel, qu’il lui
Marcel RAYNAUD
un des meilleurs attaquants français.
a. permis de prendre une place en
viable. D’ailleurs, le fait de terminer
sa Poule de sept sans une seule dé
faite en dit long sur les possibilités
du club de Septimanie.
Entre Catalans et Narbonnais exis
tent des liens étroits d’une amitié
depuis longtemps cimentée. Mais en
tre eux existe ue question de riva
lité qui doit être tranchée et le sera
dimanche.
Cela donnera lieu à une rencontre
disputée avec ardeur et correction,
c’est-à-dire une belle manifestation
de rugby.
L’équipe narbonnaise.
L équipe du R.C. Narbonnais sera vrai
semblablement la suivante :
Arrière : Bouichou ; trois-quarts : Vais,
Ponsaillé (si remis), Adam, Chavanon ; de
mis : Raynaud, Lombard ; avants : Pignol,
Iché, Boyer, Amiel, Sanguerra, Arbona,
Audouy, Bréchi, Escaffre, Guarné.
Max ROUSIE
et le terrain du Gallia, un instant écarté,
par contre-coup, fut replacé au premier
plan.
Plus une minute n’était à perdre, les
fronts de Villeneuve, Béziers, Albi, Per
pignan, Bayonne, Pau, même, cédant quel
que peu... Comme cède aussi le front fé
déral, la crise étant générale.
L’occasion qui s’offrait, les Treize la sai
sirent. Les entrepreneurs qu’ils sollicitèrent,
précédemment alertés pour le parc, n’eu
rent qu’à continuer les travaux déjà amor
cés et les adapter. Ce qui explique le
temps record mis par eux pour changer de
si complète façon la physionomie du stade
Jacques-Thomas. Et les sportsmen qui, au
début de mars avaient visité le terrain des
Minimes, ne le reconnaîtront pas, après-
demain, s’ils l’inspectent à nouveau.
Les Treize, avons-nous dit, ne redou
taient pas le jugement des sportsmen tou
lousains. Ils attendaient, pour le solliciter,
que certaines conditions favorables soient
remplies.
Ces conditions se trouvant réunies — ab
sence du Stade Toulousain le 10 mars,
match sans grand intérêt au T.O.E.C. —
les Treize décidèrent d’abattre leur jeu.
Les circonstances les favorisèrent encore,
le match Agen-T.O.E.C. ayant dû être
remis.
La place est nette.
Sans craindre la concurrence à leurs
expériences, à leurs démonstrations, ils peu
vent se livrer. Les sont de tout premier ordre. Ce sont les
leaders du championnat de leur Ligue,
Villeneuve et Bordeaux. Les deux équipes
comptent de nombreux « as » dans leurs
rangs. Des « as qui ont l’avenir derrière
eux — Bonamy, Galia, Pueyelo — d’autres
qui l’ont toujours devant eux — Max Rou-
sié, Cougnenc.Lhespitaou. Mais tous, « as »
ou inconnus firent leur premiers pas, par
ticipèrent à des compétitions auxquelles
nous-mêmes, il y a quelque vingt-cinq
ans nous prîmes part. Ils leur doivent leur
gloire et la plupart des titres dont ils se
parent et qu’on rappelle.
Ceux qui nous ont suivis dans la carrière
— et qui seront les acteurs du 10 mars —
n’ont pas, du sport en général et du rugby
en particulier, la même conception que
nous.
Nous avons combattu, sans hypocrisie,
pour un idéal. Depuis, les événements ont
marché, les crises ont tout secoué, tout
bouleversé. Une évolution s’est faite. Sur
l’idéal,Te professionnalisme a mordu, plus
encore par la faute des dirigeants que du
fait des erreurs et exagérations des joueurs.
Ces fautes, ces erreurs, il faut les payer,
aujourd'hui.
Ah, certes non ! Nous ne traiterons pas
en ennemis ces jeunes gens qui comptèrent
et comptent encore au nombre de nos
amis. Nous ne raisonnons pas comme eux,
nous ne poursuivons pas le même but.
Voilà tout.
Du point de vue social et sportif, nous
pensons qu’ils sont sur la mauvaise voie.
Nous, nous nous croyons sur la bonne. Et
nous nous refusons à brûler ce que, hier
et demain, nous adorions et adorerons.
A nos yeux, le professionnalisme, dans
les sports collectifs, est une erreur, pour
ne pas dire plus.
Que les Bordelais et Villeneuvois, ce
pendant, ne s’y trompent pas. Invités à
nous rendre au stade Jacques-Thomas, nous
nous y rendrons. Nous jugerons en toute
impartialité. Nous nous attendons à assisr
ter à une splendide bataille. Qu'ils nous
la donnent. Nous le dirons.
Au reste, nous ne serons pas seuls à
juger. La curiosité des sportsmen toulou
sains, si aiguisée, aura l occasion d’être
satisfaite. Des milliers d’amoureux de rugby
seront à nos côtés. Us se rendront compte.
Ils pèseront tout, feront des rapproche
ments, des confrontations... Et si nous
exagérions ou donnions quelques entorses
à la vérité, ils sauraient bien nous le dire.
L.-C. BIOUSSA.
SPORTIFS, LISEZ ET FAITES LIRE
a FRANCE OLYMPIQUE »
L’AVIRON BAYONNAIS, champion de France, qui jouera dimanche, à Pari*»
contre l’équipé de l’Armée Française.
lin mwm combe mkiee frarcaise
L’équipe de VILLENEUVE qui jouera dimanche à Toulouse contre Dordeaux-XIII
un match éliminatoire de la Coupe de France.
Toulouse, le 8 mars. — Les Toulou
sains avaient du retard. 11 est vrai que jus
qu’à ce jour les Treize les avaient épar
gnés. D’être ainsi tenus en réserve, les
sportsmen toulousains se montraient surpris.
Redoute-t-on notre jugement, disaient-ils.
A qui, diable, et pourquoi, faisons-nous
peur?
J'ai maintenant la nette impression que
le jugement de nos compatriotes les Treize
ne le redoutaient nullement. Mais que,
simplement et plus intelligemment, en stra
tèges habiles, ils entendaient le solliciter
dans les conditions les plus favorables pour
leur cause.
Les circonstances ont fort bien servi les
Treize. Ils furent à deux doigts d’obtenir
le Parc municipal des sports et de perdre
le terrain du Gallia que l’ancien président
de ce club avait, cependant, mis à leur
disposition. Le Parc municipal leur échappa
point, durant toute la durée de l'entraî
nement de jeudi soir, la défense de ligne
de nos lignes arrières.
Aussi, malgré la virtuosité de Bo
namy, riche de feintes, les roueries de
Matthews, les crochets et les déhanche
ments si dangereux de Falwasser dans les
22 mètres adverses, je crois à la victoire
des nôtres après une partie où aura
triomphé en définitive une valeur natu
relle plus grande, réalisée au maximum
par une préparation physique et morale
soignées.
J’arrête mon bavardage. Je souhaite
de tout cœur que ce grand match de
dimanche nous perfnette de constater
avec tous les sportifs toulousains qu’à
côté du rugby à quinze à bout de souf
fle et impuissant, il y a une place large
ment ouverte pour un jeu splendidement
Ce qu’on dit à Paris.
Le match Armée Française-Aviron
Bayonnais, qui aura lieu au Vélo
drome Buffalo, fait supposer une dé-
■■■■■■■Mtaaa■■■■■■■■*
LE STAOE TOULOUSAIN
BENAZET
au sympathique international François Bo-
ries et les drapeaux de touche seront tenus
par les internationaux Bayard et Cahuc.
Le coup d’envoi sera donné à 14 h. 30
précises.
L’EQUIPE DU STADE
La Commission de rugby du Stade Tou
lousain a arrêté, dans sa dernière réunion,
la formule de l’équipe qu’il opposera, di
manche prochain, sur la plaine du Luc, au
Saint-Girons S.C.
Cette formule est toute npuvelle. Les di
rigeants stadistes ont, en effet, profité de
la prochaine qualification de Catagnon pour
remanier les diverses lignes de leur équipe.
C’est ainsi que, par suite des indisponibili
tés de Branca et Rougé, convoqués à Join
ville, et de Gailhaguet, blessé ; Castagnon
a été placé à l’arrière; Cruveiller,, com
plètement remis d’une gravé maladie, au
centre de la ligne de trois-quarts; Bénazet,
à la mêlée, à la place de Finet; ce der
nier a été incorporé dans le pack, tandis
que Bonin, l’ex-ailier du P.U.C., sera es
sayé à une aile de la ligne de trois-quarts.
L’équipe du Stade 1 oulousain qui opérera
sur la plaine du Luc, sera donc ainsi com
posée :
Arrière : Castagnon ; trois-quarts : Cayre,
Cruveiller, Grange, Bonin et Raymond; de
mis ; Bénazet, Sahuc ; avants : Finet (ca
pitaine), Puig, Parvaux, Camel, Andrieu,
Delqué, Chevalier, Jausserand.
Voici l’équipe :
L’équipe de l’Aviron Bayonnais
sera la suivante •
Arrière : Inthamoussou ; trois-
quarts : Vigneau, Tliéodolv, Zaba-
letta-, Celhay ; demis ; Elissalde (o.),
Cunibert (m.) ; avants : 3° ligne :
Arotça, Garin, Ladeuch ; Chirles,
Leehabrouzeng, Ainciart, Dauga.
C’est la meilleure équipe de l’Avi
ron Bayonnais.
UNE BELLE EQUIPE
L’ U. S. A. P.
Toute la Presse du Centre est una
nime à souligner la belle et légitime
victoire remportée dimanche par J’U.
S. A. P. à Clermont-Ferrand.
« L’Avenir du Plateau Central » écrit
notamment :
« Du côté perpignanais, le nerveux
et acrobatique arriéré Porical fut, avec
Desclaux, le joueur le plus brillant
d une équipe de très grande valeur. Ce
fut lui qui, en seconde mi-temps, alors
que 1 A. S. M., à mesure que le temps
coulait et que s usait la fougue cata
lane, reprenait l’avantage, amena, de
60 mètres, l’essai qui consacrait la dé
faite montferrandaise. Ne serait-ce que
parce qu elle possède dans ses rangs un
joueur capable d amener un essai d’une
aussi intelligente conception, l’équipe
peipignanaise était digne de vaincre. »
RUGBY A QUINZE — POULES DE SEPT
JOURNÉE DE LIQUIDATION
* ......,, v ....
- 1 - f 'L
Ce qu’on dit à VilVàeuve.
Nous l’attendon savec impatience et
lui donnons une importance capitale.
C’est d’abord un match de coupe, éli
minatoire, le vaincu étant stoppé défi
nitivement et le vainqueur .estant dans
une course dont le trophée est double,
puisqu’il peut être champion de la
coupe et qu’il rencontre alors le cham
pion de la coupe d’Angleterre. Avanta
ges moraux et matériels à la fois.
Mais c’est à nos yeux un événement
dont les répercussions sportives peuvent
être considérables. Toulouse, les Pyré
nées sont la région d’élection du rugby.
Jusqu’ici, nulle pénétration du nouveau
jeu. Dans tous les coins de France ont
eu lieu soit des matches, soit des démons
trations selon ses règles. A Toulouse,
rien encore... Et cependant, il est logi
que de penser que l’appauvrissement ra
pide du rugby à quinze, son impuissance
reconnue à se maintenir à un niveau
honnête ont préparé la grande foule à
accueillir avec intérêt la nouvelle for
mule, riche d’ouvertures, de mouve
ments, de réalisations nettes, et pure,
jusqu’ici du moins, des tares qui souil
lent le rugby à quinze.
11 faut que pour son premier contact
le public toulousain soit conquis.
Je crois sage d écrire que les deux
meilleures équipes actuelles de la Ligue
sont celles de Bordaux et de Villeneuve,
ei le choijc est heureux d’inaugurer la
série des grandes rencontres à treize du
stade Jacques-Thomas en les opposant
l’une à l’autre. Les Bonamy, les Cha-
bannes, les Heynes en avants, les Mat
thews, les Falwasser, les Pelot et Bonin
en lignes arrières pour Bordeaux; les
Porra, Pueyelo, Daffis, Camo, Galia,
Laffargue, Brinsolles, Lhespitaou, Cou-
gnenc, Rousié, Sanz et Guiral pour Vil
leneuve, sont individuellement des
joueurs de grosse valeur, certains même
de qualité exceptionnelle. En plein épa
nouissement physique, grâce à des en
traînements scrupuleusement suivis, en
plein rendement grâce à la mise au point
de processus d’attaques soigneusement mis
au point, ils ont une forme que la pres
que totalité d’entre eux avait ignorée
jusqu’à ce jour.
Et les équipes, leurs équipes jouent;
elles font un jeu vigoureux et productif,
ardent et réalisateur.
Vaincus une première fois à Bor
deaux de quelques points, ouelques se-
MATtfEWS
demi d’ouverture de Bordeaux-XIII,
international australien.
maines après les nôtres prenaient leur
revanche.
Qui gagnera? Franchement, je crois
à une seconde victoire de nos garçons,
plus complets dans toutes leurs lignes,
en splendide condition physique, au mo
ral très élevé. Ils sentent tous, compren
nent très bien la signification de leur
partie de Toulouse et c’est le meilleur
d"eux-mêmes qu’ils jetteront dans la ba
lance au stade Jacques-Thomas.
Rugby généreux et viril.
A 1 encontre ,du rugby à quinze, où
la règle était et est sans doute encore de
se livrer le plus prudemment possible
pour ravir à l’adversaire la moindre oc
casion de marquer, notre équipe atta
quera éperdument. Nous en sommes à
cette période généreuse où nous esti
mons qu’il est plus sportif de vaincre un
adversaire en marquant deux essais s’il
en a marqué un, que de jouer chiche
ment pour l’empêcher de ne rien mar
quer du tout.
La défenes? Ne craignez rien, elle sera
vigilante et énergique, et Galia a mis au
Un nouveau et grand honneur échoit à
l’Aviron Bayonnais : celui de jouer, di
manche, au stade Buffalo, contre le quinze
de l’Armée française. Ce match sera en
touré de solennité, puisque les plus hau
tes personnalités militaires et civiles de la
capitale y assisteront. 11 sera joué, d’autre
part, au profit d’une œuvre entre toutes
bienfaisante : celle de l’Assistance aux mi
litaires tuberculeux. Elle constituera enfin,
dans ce Paris qui boude visiblement le
rugby traditionnel, une très utile propa
gande.
Les champions de l’Aviron ont compris
tout cela. Ils « montent » à Paris avec joie
et fierté, certes, mais aussi avec la réso
lution bien ancrée de servir à la fois, par
un match splendide, leur propre renom et
la cause du rugby traditionnel. Sous les
ordres de leur cher capitaine Paul Brou-
zeng, dent la forme est redevenue magni
fique, ils comptent bien déployer toutes
leurs qualités et aussi ' remporter une nou
velle victoire.
Bayonne et les amis de l'Aviron sont
légitimement fiers de cette consécration
officielle d’une « manière » et d’un esprit
de jeu auxquels ils se sont toujours effor
cés de demeurer fidèles malgré vents et
marées. — Jean Labo’JRD.
monstration de rugby comme il est
rarement donné d’en voir sur nos
terrains français.
L’équipe champion de France a
fort à cœur de se montrer digne de
la réputation incomparable dont elle
jouit dans la capitale.
Bref, le match de dimanche s’an
nonce pour le mieux. Ajoutons à
cette considération d’ordre purement
sportif le fait qu’il est organisé au
bénéfice d’une œuvre dont on jugera
de l’importance quand nous auron dit
qu’elle s’intéresse aux militaires tu
berculeux. Ainsi nos lecteurs vou
dront bien admettre qu’en se ren
dant dimanche à Buffalo ils feront
acte de sportifs bien avisés et au sur
plus charitables.
Voici, d’autre part, ce que Brou-
zenq, capitaine de l’Aviron, a confié
A SAINT-GIRONS
Saint-Girons, le 8 mars. — Dimanche
10 mars, la légendaire pelouse du Luc sera
le théâtre du match le plus sensationnel de
la saison. Le Stade Toulousain sera ce
jour-là l’hôte du Sporting. L’annonce de
la grande rencontre de dimanche prochain
a été accueillie avec enthousiasme par la
population Saint-Gironnaise tout entière ;
aussi la partie Stade-Sporting va-t-elle pren
dre toute l’envergure d’un grand gala spor
tif.
Le Stade déplacera son équipe de cham
pionnat, celle qui a franchi invaincue le
cap des poules de sept et qui représentera
les Pyrénées dans les ultimes rencontres
du championnat de France de la division
d’excellence.
De son côté, le Sporting mettra en ligne
son meilleur groupement avec l’ordre for
mel d’ouvrir le jeu à deux battants et
de saisir toute occasion pour voler à l’as
saut des buts toulousains.
Une succession ininterrompue d’attaques
et de contre-attaques, exécutées dans le
meilleur des styles, telle sera la physiono
mie de la belle empoignade Stade-Spor-
ting.
La direction des hostilités sera confiée
GARIN
à notre confrère G. Chappert, de
« Paris-Soir » :
— L’équipe de l’Armée Française
est un brillant groupement qui, nous
l’espérons, saura se mettre à l’unis
son de notre équipe au complet. Son
gez, en effet, précise Brouzenq, que,
depuis plusieurs matches, l’Aviron
n’a jamais pu aligner son quinze en
entier. Les blessures, la maladie, la
sélection, ont chaque fois fait dans
nos rangs des ravages sérieux. Aussi,
bon nombre de chroniqueurs ont-ils
supposé que le champion de France
connaissait un fléchissement, en
avants surtout.
— Quelle est votre opinion à ce
sujet?
Le visage sympathique de Brouzeng
s’éclaira d’un sourire malicieux :
— Vous verrez, ajouta-t-il, si l’A
viron n’entend pas défendre à la
bayonnaise ce titre si envié qui gal
vanise nos adversaires. Jusqu’à main
tenant, ajoute-t-il, il n’y a pas eu
trop de difficultés en championnat,
mais les opérations sérieuses vont
commencer ; elles auraient déjà dé
buté avec Vienne sans les intempé
ries.
— Alors, bon espoir?
— Pour la rencontre de dimanche,
répliqua ironiquement Brouzeng, oui.
— Et pour la suite ?
— Sachez que les quinze joueurs de
l’Aviron Bayonnais sauront faire hon
neur à leur maillot et à leur titre.
Stade Français-B. 0.
Les Amenais à Gujan-Mestras
Jean GALIA
vivant que nous pourrons sans remords
faire pratiquer à nos fils. — De Perricot.
L’équipe de Villeneuve.
Arrière : Marius Guirasl ( 1 ) , trois
fois international de la F.F.R., deux de
la Ligue.
Ailier gauche : Henri Sanz (2), ex
ailier du Boucau-Stade.
Centre gauche : Max Rousié (3),
vice-capitaine, quatre fois international
F.F.R., deux fois de la Ligue. A joué
trente et un matches depuis le début
la saison et marqué 416 points.
Centre droit : Etienne Cougnenc (4),
international scolaire et France B. La
révélation de cette saison.
Ailier droit : Danezières (5), le meil
leur joueur du C.A. Périgourdin, qui
fera ses débuts comme professionnel à
Toulouse.
Demi d’ouverutre : Albert Lhespi
taou (6), champion de France avec
l’Aviron Bayonnais.
Demi de mêlée : Marcel Brinsolles
(7), élève de Max Rousié.
Pilier gauche : Antoine Pueyelo (8),
sélectionné F.F.R. et U.F.R.A., cham
pion de France de lutte amateur.
Talonneur ; Maurice Porra (9), in
ternational F.F.R.
Pilier droit : Jean Daffis (10), l’un
des plus puissants et le plus rapide des
avants. Vient de l’U.S.A. Perpignan.
Deuxième ligne gauche : Jean Galia
(11) , capitaine, seize fois internatio
nal F.F.R.
Deuxième ligne droit : Ernest Camo
(12) , sept fois international F.F.R.
1 roisième ligne : Maurice Laffargue
(13) , jouait précédemment trois-quarts
aile.
Remplaçants ; Jean Barrés et Pierre
Moisset.
Le numéro qui suit le nom des joueurs
est celui qu’ils porteront sur leur
maillot. *
L’équipe de Villeneuve se déplacera
en autocar et établira son quartier gé
néral à l’Hôtel Galilée.
L’équipe bordelaise.
L’équipe de Bordeaux-XIII se présen
tera dans la formation suivante :
Ar rière : Bonnin ( 1 ) .
Trois-quarts : Villafranca (2), Fal
wasser (3), international maori; Pe
lot (4), Ghestemme (5).
Ouverture : Matthews (6), interna
tional australien.
Mêlée : Crouzy (7).
Talonneur : Saubion (8).
Piliers : Josse (9). Chabannes (10),
international.
Deuxième ligne : Haines (11), inter
national gallois; Nourrit (12).
Troisième ligne : Bonamy (13), in
ternational, capitaine.
(5"»/e page 2.1
Ce match, qui doit décider du sort des
« finalistes », est impatiemment attendu
par tous les sportifs de Côte Basque. Ce
qui en rehausse particulièrement l’intérêt
c’est que les Biarrots partent, pour ainsi
dire, avec un retard de neuf points....
Sont-ils capables de remonter un si lourd
handicap?...
Il est évident que le fait de jouer sur
son terrain, au milieu de son public, cons
titue un premier avantage dont il faut te
nir compte... Les Biarrots, sans cesse sti
mulés par les encouragements de leurs par
tisans, auront certainement du cœur à en
revendre, et comme les Stadistes n’ont pas
grand-chose à attendre, même d’une vic
toire, il est à supposer que cette différence
de conviction sera un facteur presque suf
fisant pour combler le retard des 9 points...
Indépendamment du facteur moral, dont
nul ne saurait nier la prépondérance, sur
tout dans des cas de cette espèce., le grou-
Ce match sera très intéressant à suivre,
du fait que les deux équipes voudront
améliorer leur classement. Jouant chez lui,
Gujan semble devoir fournir le vainqueur
— C-h. lN.
Ceci est l'opinion de notre correspondant
bordelais, mais pour nous qui nous sou
venons avec quel brio, quel cran, quelle
volonté la jeune équipe agenaise a défendu
sa chance devant le Stade Toulousain, nous
pensons tout autrement.
Le S.U.A. est en gros progrès, Son jeu
s’améliore de semaine en semaine, la con
fiance et l’espoir animent tous les cœurs.
La cohésion est retrouvée. Aussi, et bien
que le match se joue à Gujan, nous croyons
que Ricordo et ses jeunes partenaires tien
dront la dragée haute aux rudes gars du
basson et, que, finalement, ils l’emporte
ront de justesse. — B. D.
S. A. Bordelais contre
Libourne
t
AUTOMOBILISME, RUGBY, TOUS LES SPORTS
Le Numéro : ©i
VENDREDI 8 MARS 1935.
MIDI OLYMPIQUE, AUTO ET SPORTS et SPORTS DU MIDI réuni».
!>*!**-,* , iNISTRATION' : 3», Rue Raymond-IV, TOULOUSE - Téléph. 259.51
Concessionnaire exclusif de la Publicité : Société * J'ANNONCE ». Succursale de Toulouse 15, rue Rivais.
Adresse télégraphique : Francolympic, Tlouse. — Chèques Postaux : 279.42. — Registre du Commerce n° 2.080 B. — ABONNEMENTS : France et Colonies : 1 an, 50 fr. Etranger : 1 an, 85 fr. France et Colonies : 6 mois, 30 fr. Etranger : 6 mois, 45 fr.
S. I. lieneiHis, avec ms ses le.
cuire Mue - Mil.
dimanche, à Toulouse, stade Jacques-Thomas
UNE GRANDE PREMIERE DES « TREIZE » A TOULOUSE
DAGUERRE
pement biarrot paraît beaucoup mieux ar
mé que son adversaire de la capitale...
Ses avants, à n’en pas douter, imposeront
leur manière au huit de Majérus, eux qui
ont tenu en respect le pack « sang et or »...
Et, grâce à cette maîtrise, les arrières bas
ques — avec les Rumeau, Haget, Paquin,
Cluchague — lanceront, sans trop de ris
ques, des attaques décidées pour lesquelles
on doit raisonnablement admettre que
deux ou trois, au moins, trouveront la fis
sure...
Ce sera, en tout cas, obligatoirement, du
reste, un match excessivement ouvert qui
drainera vers Aguilera la foule des grandes
manifestations... Ce sera, surtout, un match
toujours correct que ne saurait faire dégé
nérer l’importance de l’enjeu. — J. L.
Carnet du Grincheux
RUGBY ET GRAND TOURISME...
La Fédération Française de Rugby, intrai
table (quelle dit!) sur le chapiire de
l’amateurisme intégral, a une singulière
jaçon de concevoir celui-ci...
A vez-vous eu la curiosité de jeter un
petit coup d’œil sur les déplacements im
posés à certaines équipes par les poules du
championnat de France? Laissez mois Vous
citer un exemple entre dix.
La Football-Club de Grenoble jouait, di
manche, à Dax, contre le quinze local.
Savez-Vous ce que furent les périnigraiions
des joueurs alpins?
Ils quittèrent Grenoble dans la soirée de
Vendredi pour, arrivés à Tarbes, fréter un
car qui les amenait à Dax, samedi soir,
absolument extéryués. A peine le match
joué (celui-ci, soit dit en passant, dut être
avancé d’une demi-heure), rhabillés en vi
tesse et simplement nantis de quelques
sandiviches, nos gaillards, à 4 heures, s’en
gouffraient à nouveau dans le meme car qui
filait plein gaz en direction de Tarbes d’où,
sautant en vitesse dans un rapide, les rug
bymen-touristes reprenaient le chemin des
bords de l’Isère où ils débarquaient lundi.
Vers midi. '
Ainsi donc, Voici des jeunes gens qui
ont dû quitter le travail le Vendredi soir
pour le reprendre le lundi après-midi (et
encore est-il permis de se demander ce
que pouvait être après une telle randonnée
leur capacité de rendement...). Si je com
prends bien le sens du mot a amateur »,
celui-ci s’entend de gens pratiquant le
sport pour leur seul plaisir. Fous ne saurez
faire croire à personne que la perspective
d’un double voyage de vingt à vingt-quatre
heures puisse être considéré comme un
réel « plaisir »...
Une fois, passe encore, et un patron
« sportif » consentira assez Volontiers à une
absence de ce genre. Mais comme de tels
errements risquent fort de se reproduire,
savez-vous où nous conduit tout droit la
F.F.R. avec son « Grand Tourisme »? Tout
simplement à l’amateurisme marron.
Le Grincheux.
P.-S. — Je dois à la vérité de préciser
que ce qui précède ne vise nullement à
mettre en doute l’amateurisme des joueurs
grenoblois, pris uniquement à titre d’exem
ple récent.
Cette rencontre, qui n’a pu se jouer di
manche dernier, aura son épilogue de
main, au terrain de Musard. Elle est plus
capitale pour l’U. A. Libournaise, car si
elle est victorieuse, elle peut espérer se
repêcher. Quoi qu’il en soit, il est pro
bable qu’elle confirmera sa victoire obte
nue en Tournoi du Sud-Ouest, mais elle
devra aborder le match avec tout le sé
rieux qui s’impose, les Sabistes, dont les
progrès sont assez accusés, ne paraissant
pas se laisser manoeuvrer.
Pour nous, l’issue de la partie dépen
dra de la tenue des deux packs. Et, sur
ce point, il semble que, plus aguerris, les
Libournais finiront par l’emporter. - Ch. N.
MATCHES AMICAUX
LES NARBONNAIS à PERPIGNAN
Perpignan, 7 mars. — La rencon
tre qui se déroulera dimanche, au
Stade Jean-Laffon, promet d’être une
des plus belles et des plus émouvan
tes de la saison.
Elle permettra d’abord aiix sports-
men catalans d’admirer la belle tenue
de l’U. S.A. Perpignanais, que sa ré
cente victoire sur Montferrand classe
au premier rang des clubs français.
Et cette agréable perspective se dou
blera de l’agrément de voir les Ca
talans évoluer devant un adversaire
dont la valeur actuelle est considéra
ble : le E.C. Narbonnais.
L’équipe, managée par l’excellent
Libère, a eu des débuts assez ternes,
mais depuis elle s’est ressaisie et a
opéré un redressement tel, qu’il lui
Marcel RAYNAUD
un des meilleurs attaquants français.
a. permis de prendre une place en
viable. D’ailleurs, le fait de terminer
sa Poule de sept sans une seule dé
faite en dit long sur les possibilités
du club de Septimanie.
Entre Catalans et Narbonnais exis
tent des liens étroits d’une amitié
depuis longtemps cimentée. Mais en
tre eux existe ue question de riva
lité qui doit être tranchée et le sera
dimanche.
Cela donnera lieu à une rencontre
disputée avec ardeur et correction,
c’est-à-dire une belle manifestation
de rugby.
L’équipe narbonnaise.
L équipe du R.C. Narbonnais sera vrai
semblablement la suivante :
Arrière : Bouichou ; trois-quarts : Vais,
Ponsaillé (si remis), Adam, Chavanon ; de
mis : Raynaud, Lombard ; avants : Pignol,
Iché, Boyer, Amiel, Sanguerra, Arbona,
Audouy, Bréchi, Escaffre, Guarné.
Max ROUSIE
et le terrain du Gallia, un instant écarté,
par contre-coup, fut replacé au premier
plan.
Plus une minute n’était à perdre, les
fronts de Villeneuve, Béziers, Albi, Per
pignan, Bayonne, Pau, même, cédant quel
que peu... Comme cède aussi le front fé
déral, la crise étant générale.
L’occasion qui s’offrait, les Treize la sai
sirent. Les entrepreneurs qu’ils sollicitèrent,
précédemment alertés pour le parc, n’eu
rent qu’à continuer les travaux déjà amor
cés et les adapter. Ce qui explique le
temps record mis par eux pour changer de
si complète façon la physionomie du stade
Jacques-Thomas. Et les sportsmen qui, au
début de mars avaient visité le terrain des
Minimes, ne le reconnaîtront pas, après-
demain, s’ils l’inspectent à nouveau.
Les Treize, avons-nous dit, ne redou
taient pas le jugement des sportsmen tou
lousains. Ils attendaient, pour le solliciter,
que certaines conditions favorables soient
remplies.
Ces conditions se trouvant réunies — ab
sence du Stade Toulousain le 10 mars,
match sans grand intérêt au T.O.E.C. —
les Treize décidèrent d’abattre leur jeu.
Les circonstances les favorisèrent encore,
le match Agen-T.O.E.C. ayant dû être
remis.
La place est nette.
Sans craindre la concurrence à leurs
expériences, à leurs démonstrations, ils peu
vent se livrer. Les
leaders du championnat de leur Ligue,
Villeneuve et Bordeaux. Les deux équipes
comptent de nombreux « as » dans leurs
rangs. Des « as qui ont l’avenir derrière
eux — Bonamy, Galia, Pueyelo — d’autres
qui l’ont toujours devant eux — Max Rou-
sié, Cougnenc.Lhespitaou. Mais tous, « as »
ou inconnus firent leur premiers pas, par
ticipèrent à des compétitions auxquelles
nous-mêmes, il y a quelque vingt-cinq
ans nous prîmes part. Ils leur doivent leur
gloire et la plupart des titres dont ils se
parent et qu’on rappelle.
Ceux qui nous ont suivis dans la carrière
— et qui seront les acteurs du 10 mars —
n’ont pas, du sport en général et du rugby
en particulier, la même conception que
nous.
Nous avons combattu, sans hypocrisie,
pour un idéal. Depuis, les événements ont
marché, les crises ont tout secoué, tout
bouleversé. Une évolution s’est faite. Sur
l’idéal,Te professionnalisme a mordu, plus
encore par la faute des dirigeants que du
fait des erreurs et exagérations des joueurs.
Ces fautes, ces erreurs, il faut les payer,
aujourd'hui.
Ah, certes non ! Nous ne traiterons pas
en ennemis ces jeunes gens qui comptèrent
et comptent encore au nombre de nos
amis. Nous ne raisonnons pas comme eux,
nous ne poursuivons pas le même but.
Voilà tout.
Du point de vue social et sportif, nous
pensons qu’ils sont sur la mauvaise voie.
Nous, nous nous croyons sur la bonne. Et
nous nous refusons à brûler ce que, hier
et demain, nous adorions et adorerons.
A nos yeux, le professionnalisme, dans
les sports collectifs, est une erreur, pour
ne pas dire plus.
Que les Bordelais et Villeneuvois, ce
pendant, ne s’y trompent pas. Invités à
nous rendre au stade Jacques-Thomas, nous
nous y rendrons. Nous jugerons en toute
impartialité. Nous nous attendons à assisr
ter à une splendide bataille. Qu'ils nous
la donnent. Nous le dirons.
Au reste, nous ne serons pas seuls à
juger. La curiosité des sportsmen toulou
sains, si aiguisée, aura l occasion d’être
satisfaite. Des milliers d’amoureux de rugby
seront à nos côtés. Us se rendront compte.
Ils pèseront tout, feront des rapproche
ments, des confrontations... Et si nous
exagérions ou donnions quelques entorses
à la vérité, ils sauraient bien nous le dire.
L.-C. BIOUSSA.
SPORTIFS, LISEZ ET FAITES LIRE
a FRANCE OLYMPIQUE »
L’AVIRON BAYONNAIS, champion de France, qui jouera dimanche, à Pari*»
contre l’équipé de l’Armée Française.
lin mwm combe mkiee frarcaise
L’équipe de VILLENEUVE qui jouera dimanche à Toulouse contre Dordeaux-XIII
un match éliminatoire de la Coupe de France.
Toulouse, le 8 mars. — Les Toulou
sains avaient du retard. 11 est vrai que jus
qu’à ce jour les Treize les avaient épar
gnés. D’être ainsi tenus en réserve, les
sportsmen toulousains se montraient surpris.
Redoute-t-on notre jugement, disaient-ils.
A qui, diable, et pourquoi, faisons-nous
peur?
J'ai maintenant la nette impression que
le jugement de nos compatriotes les Treize
ne le redoutaient nullement. Mais que,
simplement et plus intelligemment, en stra
tèges habiles, ils entendaient le solliciter
dans les conditions les plus favorables pour
leur cause.
Les circonstances ont fort bien servi les
Treize. Ils furent à deux doigts d’obtenir
le Parc municipal des sports et de perdre
le terrain du Gallia que l’ancien président
de ce club avait, cependant, mis à leur
disposition. Le Parc municipal leur échappa
point, durant toute la durée de l'entraî
nement de jeudi soir, la défense de ligne
de nos lignes arrières.
Aussi, malgré la virtuosité de Bo
namy, riche de feintes, les roueries de
Matthews, les crochets et les déhanche
ments si dangereux de Falwasser dans les
22 mètres adverses, je crois à la victoire
des nôtres après une partie où aura
triomphé en définitive une valeur natu
relle plus grande, réalisée au maximum
par une préparation physique et morale
soignées.
J’arrête mon bavardage. Je souhaite
de tout cœur que ce grand match de
dimanche nous perfnette de constater
avec tous les sportifs toulousains qu’à
côté du rugby à quinze à bout de souf
fle et impuissant, il y a une place large
ment ouverte pour un jeu splendidement
Ce qu’on dit à Paris.
Le match Armée Française-Aviron
Bayonnais, qui aura lieu au Vélo
drome Buffalo, fait supposer une dé-
■■■■■■■Mtaaa■■■■■■■■*
LE STAOE TOULOUSAIN
BENAZET
au sympathique international François Bo-
ries et les drapeaux de touche seront tenus
par les internationaux Bayard et Cahuc.
Le coup d’envoi sera donné à 14 h. 30
précises.
L’EQUIPE DU STADE
La Commission de rugby du Stade Tou
lousain a arrêté, dans sa dernière réunion,
la formule de l’équipe qu’il opposera, di
manche prochain, sur la plaine du Luc, au
Saint-Girons S.C.
Cette formule est toute npuvelle. Les di
rigeants stadistes ont, en effet, profité de
la prochaine qualification de Catagnon pour
remanier les diverses lignes de leur équipe.
C’est ainsi que, par suite des indisponibili
tés de Branca et Rougé, convoqués à Join
ville, et de Gailhaguet, blessé ; Castagnon
a été placé à l’arrière; Cruveiller,, com
plètement remis d’une gravé maladie, au
centre de la ligne de trois-quarts; Bénazet,
à la mêlée, à la place de Finet; ce der
nier a été incorporé dans le pack, tandis
que Bonin, l’ex-ailier du P.U.C., sera es
sayé à une aile de la ligne de trois-quarts.
L’équipe du Stade 1 oulousain qui opérera
sur la plaine du Luc, sera donc ainsi com
posée :
Arrière : Castagnon ; trois-quarts : Cayre,
Cruveiller, Grange, Bonin et Raymond; de
mis ; Bénazet, Sahuc ; avants : Finet (ca
pitaine), Puig, Parvaux, Camel, Andrieu,
Delqué, Chevalier, Jausserand.
Voici l’équipe :
L’équipe de l’Aviron Bayonnais
sera la suivante •
Arrière : Inthamoussou ; trois-
quarts : Vigneau, Tliéodolv, Zaba-
letta-, Celhay ; demis ; Elissalde (o.),
Cunibert (m.) ; avants : 3° ligne :
Arotça, Garin, Ladeuch ; Chirles,
Leehabrouzeng, Ainciart, Dauga.
C’est la meilleure équipe de l’Avi
ron Bayonnais.
UNE BELLE EQUIPE
L’ U. S. A. P.
Toute la Presse du Centre est una
nime à souligner la belle et légitime
victoire remportée dimanche par J’U.
S. A. P. à Clermont-Ferrand.
« L’Avenir du Plateau Central » écrit
notamment :
« Du côté perpignanais, le nerveux
et acrobatique arriéré Porical fut, avec
Desclaux, le joueur le plus brillant
d une équipe de très grande valeur. Ce
fut lui qui, en seconde mi-temps, alors
que 1 A. S. M., à mesure que le temps
coulait et que s usait la fougue cata
lane, reprenait l’avantage, amena, de
60 mètres, l’essai qui consacrait la dé
faite montferrandaise. Ne serait-ce que
parce qu elle possède dans ses rangs un
joueur capable d amener un essai d’une
aussi intelligente conception, l’équipe
peipignanaise était digne de vaincre. »
RUGBY A QUINZE — POULES DE SEPT
JOURNÉE DE LIQUIDATION
* ......,, v ....
- 1 - f 'L
Ce qu’on dit à VilVàeuve.
Nous l’attendon savec impatience et
lui donnons une importance capitale.
C’est d’abord un match de coupe, éli
minatoire, le vaincu étant stoppé défi
nitivement et le vainqueur .estant dans
une course dont le trophée est double,
puisqu’il peut être champion de la
coupe et qu’il rencontre alors le cham
pion de la coupe d’Angleterre. Avanta
ges moraux et matériels à la fois.
Mais c’est à nos yeux un événement
dont les répercussions sportives peuvent
être considérables. Toulouse, les Pyré
nées sont la région d’élection du rugby.
Jusqu’ici, nulle pénétration du nouveau
jeu. Dans tous les coins de France ont
eu lieu soit des matches, soit des démons
trations selon ses règles. A Toulouse,
rien encore... Et cependant, il est logi
que de penser que l’appauvrissement ra
pide du rugby à quinze, son impuissance
reconnue à se maintenir à un niveau
honnête ont préparé la grande foule à
accueillir avec intérêt la nouvelle for
mule, riche d’ouvertures, de mouve
ments, de réalisations nettes, et pure,
jusqu’ici du moins, des tares qui souil
lent le rugby à quinze.
11 faut que pour son premier contact
le public toulousain soit conquis.
Je crois sage d écrire que les deux
meilleures équipes actuelles de la Ligue
sont celles de Bordaux et de Villeneuve,
ei le choijc est heureux d’inaugurer la
série des grandes rencontres à treize du
stade Jacques-Thomas en les opposant
l’une à l’autre. Les Bonamy, les Cha-
bannes, les Heynes en avants, les Mat
thews, les Falwasser, les Pelot et Bonin
en lignes arrières pour Bordeaux; les
Porra, Pueyelo, Daffis, Camo, Galia,
Laffargue, Brinsolles, Lhespitaou, Cou-
gnenc, Rousié, Sanz et Guiral pour Vil
leneuve, sont individuellement des
joueurs de grosse valeur, certains même
de qualité exceptionnelle. En plein épa
nouissement physique, grâce à des en
traînements scrupuleusement suivis, en
plein rendement grâce à la mise au point
de processus d’attaques soigneusement mis
au point, ils ont une forme que la pres
que totalité d’entre eux avait ignorée
jusqu’à ce jour.
Et les équipes, leurs équipes jouent;
elles font un jeu vigoureux et productif,
ardent et réalisateur.
Vaincus une première fois à Bor
deaux de quelques points, ouelques se-
MATtfEWS
demi d’ouverture de Bordeaux-XIII,
international australien.
maines après les nôtres prenaient leur
revanche.
Qui gagnera? Franchement, je crois
à une seconde victoire de nos garçons,
plus complets dans toutes leurs lignes,
en splendide condition physique, au mo
ral très élevé. Ils sentent tous, compren
nent très bien la signification de leur
partie de Toulouse et c’est le meilleur
d"eux-mêmes qu’ils jetteront dans la ba
lance au stade Jacques-Thomas.
Rugby généreux et viril.
A 1 encontre ,du rugby à quinze, où
la règle était et est sans doute encore de
se livrer le plus prudemment possible
pour ravir à l’adversaire la moindre oc
casion de marquer, notre équipe atta
quera éperdument. Nous en sommes à
cette période généreuse où nous esti
mons qu’il est plus sportif de vaincre un
adversaire en marquant deux essais s’il
en a marqué un, que de jouer chiche
ment pour l’empêcher de ne rien mar
quer du tout.
La défenes? Ne craignez rien, elle sera
vigilante et énergique, et Galia a mis au
Un nouveau et grand honneur échoit à
l’Aviron Bayonnais : celui de jouer, di
manche, au stade Buffalo, contre le quinze
de l’Armée française. Ce match sera en
touré de solennité, puisque les plus hau
tes personnalités militaires et civiles de la
capitale y assisteront. 11 sera joué, d’autre
part, au profit d’une œuvre entre toutes
bienfaisante : celle de l’Assistance aux mi
litaires tuberculeux. Elle constituera enfin,
dans ce Paris qui boude visiblement le
rugby traditionnel, une très utile propa
gande.
Les champions de l’Aviron ont compris
tout cela. Ils « montent » à Paris avec joie
et fierté, certes, mais aussi avec la réso
lution bien ancrée de servir à la fois, par
un match splendide, leur propre renom et
la cause du rugby traditionnel. Sous les
ordres de leur cher capitaine Paul Brou-
zeng, dent la forme est redevenue magni
fique, ils comptent bien déployer toutes
leurs qualités et aussi ' remporter une nou
velle victoire.
Bayonne et les amis de l'Aviron sont
légitimement fiers de cette consécration
officielle d’une « manière » et d’un esprit
de jeu auxquels ils se sont toujours effor
cés de demeurer fidèles malgré vents et
marées. — Jean Labo’JRD.
monstration de rugby comme il est
rarement donné d’en voir sur nos
terrains français.
L’équipe champion de France a
fort à cœur de se montrer digne de
la réputation incomparable dont elle
jouit dans la capitale.
Bref, le match de dimanche s’an
nonce pour le mieux. Ajoutons à
cette considération d’ordre purement
sportif le fait qu’il est organisé au
bénéfice d’une œuvre dont on jugera
de l’importance quand nous auron dit
qu’elle s’intéresse aux militaires tu
berculeux. Ainsi nos lecteurs vou
dront bien admettre qu’en se ren
dant dimanche à Buffalo ils feront
acte de sportifs bien avisés et au sur
plus charitables.
Voici, d’autre part, ce que Brou-
zenq, capitaine de l’Aviron, a confié
A SAINT-GIRONS
Saint-Girons, le 8 mars. — Dimanche
10 mars, la légendaire pelouse du Luc sera
le théâtre du match le plus sensationnel de
la saison. Le Stade Toulousain sera ce
jour-là l’hôte du Sporting. L’annonce de
la grande rencontre de dimanche prochain
a été accueillie avec enthousiasme par la
population Saint-Gironnaise tout entière ;
aussi la partie Stade-Sporting va-t-elle pren
dre toute l’envergure d’un grand gala spor
tif.
Le Stade déplacera son équipe de cham
pionnat, celle qui a franchi invaincue le
cap des poules de sept et qui représentera
les Pyrénées dans les ultimes rencontres
du championnat de France de la division
d’excellence.
De son côté, le Sporting mettra en ligne
son meilleur groupement avec l’ordre for
mel d’ouvrir le jeu à deux battants et
de saisir toute occasion pour voler à l’as
saut des buts toulousains.
Une succession ininterrompue d’attaques
et de contre-attaques, exécutées dans le
meilleur des styles, telle sera la physiono
mie de la belle empoignade Stade-Spor-
ting.
La direction des hostilités sera confiée
GARIN
à notre confrère G. Chappert, de
« Paris-Soir » :
— L’équipe de l’Armée Française
est un brillant groupement qui, nous
l’espérons, saura se mettre à l’unis
son de notre équipe au complet. Son
gez, en effet, précise Brouzenq, que,
depuis plusieurs matches, l’Aviron
n’a jamais pu aligner son quinze en
entier. Les blessures, la maladie, la
sélection, ont chaque fois fait dans
nos rangs des ravages sérieux. Aussi,
bon nombre de chroniqueurs ont-ils
supposé que le champion de France
connaissait un fléchissement, en
avants surtout.
— Quelle est votre opinion à ce
sujet?
Le visage sympathique de Brouzeng
s’éclaira d’un sourire malicieux :
— Vous verrez, ajouta-t-il, si l’A
viron n’entend pas défendre à la
bayonnaise ce titre si envié qui gal
vanise nos adversaires. Jusqu’à main
tenant, ajoute-t-il, il n’y a pas eu
trop de difficultés en championnat,
mais les opérations sérieuses vont
commencer ; elles auraient déjà dé
buté avec Vienne sans les intempé
ries.
— Alors, bon espoir?
— Pour la rencontre de dimanche,
répliqua ironiquement Brouzeng, oui.
— Et pour la suite ?
— Sachez que les quinze joueurs de
l’Aviron Bayonnais sauront faire hon
neur à leur maillot et à leur titre.
Stade Français-B. 0.
Les Amenais à Gujan-Mestras
Jean GALIA
vivant que nous pourrons sans remords
faire pratiquer à nos fils. — De Perricot.
L’équipe de Villeneuve.
Arrière : Marius Guirasl ( 1 ) , trois
fois international de la F.F.R., deux de
la Ligue.
Ailier gauche : Henri Sanz (2), ex
ailier du Boucau-Stade.
Centre gauche : Max Rousié (3),
vice-capitaine, quatre fois international
F.F.R., deux fois de la Ligue. A joué
trente et un matches depuis le début
la saison et marqué 416 points.
Centre droit : Etienne Cougnenc (4),
international scolaire et France B. La
révélation de cette saison.
Ailier droit : Danezières (5), le meil
leur joueur du C.A. Périgourdin, qui
fera ses débuts comme professionnel à
Toulouse.
Demi d’ouverutre : Albert Lhespi
taou (6), champion de France avec
l’Aviron Bayonnais.
Demi de mêlée : Marcel Brinsolles
(7), élève de Max Rousié.
Pilier gauche : Antoine Pueyelo (8),
sélectionné F.F.R. et U.F.R.A., cham
pion de France de lutte amateur.
Talonneur ; Maurice Porra (9), in
ternational F.F.R.
Pilier droit : Jean Daffis (10), l’un
des plus puissants et le plus rapide des
avants. Vient de l’U.S.A. Perpignan.
Deuxième ligne gauche : Jean Galia
(11) , capitaine, seize fois internatio
nal F.F.R.
Deuxième ligne droit : Ernest Camo
(12) , sept fois international F.F.R.
1 roisième ligne : Maurice Laffargue
(13) , jouait précédemment trois-quarts
aile.
Remplaçants ; Jean Barrés et Pierre
Moisset.
Le numéro qui suit le nom des joueurs
est celui qu’ils porteront sur leur
maillot. *
L’équipe de Villeneuve se déplacera
en autocar et établira son quartier gé
néral à l’Hôtel Galilée.
L’équipe bordelaise.
L’équipe de Bordeaux-XIII se présen
tera dans la formation suivante :
Ar rière : Bonnin ( 1 ) .
Trois-quarts : Villafranca (2), Fal
wasser (3), international maori; Pe
lot (4), Ghestemme (5).
Ouverture : Matthews (6), interna
tional australien.
Mêlée : Crouzy (7).
Talonneur : Saubion (8).
Piliers : Josse (9). Chabannes (10),
international.
Deuxième ligne : Haines (11), inter
national gallois; Nourrit (12).
Troisième ligne : Bonamy (13), in
ternational, capitaine.
(5"»/e page 2.1
Ce match, qui doit décider du sort des
« finalistes », est impatiemment attendu
par tous les sportifs de Côte Basque. Ce
qui en rehausse particulièrement l’intérêt
c’est que les Biarrots partent, pour ainsi
dire, avec un retard de neuf points....
Sont-ils capables de remonter un si lourd
handicap?...
Il est évident que le fait de jouer sur
son terrain, au milieu de son public, cons
titue un premier avantage dont il faut te
nir compte... Les Biarrots, sans cesse sti
mulés par les encouragements de leurs par
tisans, auront certainement du cœur à en
revendre, et comme les Stadistes n’ont pas
grand-chose à attendre, même d’une vic
toire, il est à supposer que cette différence
de conviction sera un facteur presque suf
fisant pour combler le retard des 9 points...
Indépendamment du facteur moral, dont
nul ne saurait nier la prépondérance, sur
tout dans des cas de cette espèce., le grou-
Ce match sera très intéressant à suivre,
du fait que les deux équipes voudront
améliorer leur classement. Jouant chez lui,
Gujan semble devoir fournir le vainqueur
— C-h. lN.
Ceci est l'opinion de notre correspondant
bordelais, mais pour nous qui nous sou
venons avec quel brio, quel cran, quelle
volonté la jeune équipe agenaise a défendu
sa chance devant le Stade Toulousain, nous
pensons tout autrement.
Le S.U.A. est en gros progrès, Son jeu
s’améliore de semaine en semaine, la con
fiance et l’espoir animent tous les cœurs.
La cohésion est retrouvée. Aussi, et bien
que le match se joue à Gujan, nous croyons
que Ricordo et ses jeunes partenaires tien
dront la dragée haute aux rudes gars du
basson et, que, finalement, ils l’emporte
ront de justesse. — B. D.
S. A. Bordelais contre
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