Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1920-01-08
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 08 janvier 1920 08 janvier 1920
Description : 1920/01/08 (Numéro 8). 1920/01/08 (Numéro 8).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k2923548
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
Le Numéro quotidien DIX CENTIMES en France Étranger: VINGT CENTIMES
Jeudi" 8 Janvier 1920
66™ Année 3™ Série N° 8
H. DE VILLEMESSANT
̃• Fondateur
Gaston CALMETTE
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.-̃.<» 0 « Loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, me moquant dés sots, bravant les méchants, je me presse
de rire de tout. de peur d'être obligé d'en pleurer. » (Beaumarchais.)
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Ee Louvre fermé
Dimanche dernier j'étais allé voir
couler la Seine avec, une -foule nom-
breuse. Il va foule partout à Paris. Les
maisons ne' 'suffisent plus. Les boule-
vards sont trop petits. Trop petits le
Métro, les omnibus, les théâtres. Et
trop petit le lit de la Seine la foule des
eaux devient aussi débordante.
Mesvoisins proposaient des remèdes.
jle songeais aux causes. Il doit en exister
de î^écentes. Car les menaces d'inonda-
tion étaient plus rares autrefois. Dans
mon enfance, pendant les hivers plu-
vieux, j'ai vu, à travers les plaines de la
Brie, de grandes mares. qui attendaient
que le soleil du printemps vînt pomper
leurs eaux, et les répandre en vapeur à
travers l'espace. Grave préjudice pour
notre agriculture. Aujourd'hui, ces
mares stagnantes n'apparaissent plus;
et par des millions de tuyaux de drai-
nage, l'excès des eaux estaussilôtdéversé
•danslaSeincoudirectement.ouparl'An-
cueil et l'Almont aMclun, 1 kssone aLor-
beil, l'Yerre à Villeneuve-Sain t-Georges
et bien .d'autres rivières. Les grands
plateaux d'amont se sont déchargés de
leur excès d'humidité aux dépens de
Paris c'était afin d'avoir plus de blé à
lui offrir. 11 est peu de progrès qui n'ap-
port- aussi un danger. Cette considéra-
tion ne doit jamais décourager de saisir
d'abord le progrès; on songera ensuite
à écarter le danger. Mais ne semble-t-il
pas qu'au contraire beaucoup de tra-
vaux récents aient un peu rétréci, dans
Paris, le lit de la Seine '?
Regarder couler l'eau ne suffit pas à
occuper un dimanche; et je passai le
pont des Saints-Pères pour aller au
Louvre. L'admirable vue de la Cité, des
tours de Saint-Louis, de la flèche de
Notre-Dame, émeut' toujours un Pari-
sien. Mais les beaux spectacles ont cet
avantage de devenir encore p us beaux
et plus touchants quand notre âme est
mieux préparée à les accueillir. Et la
pensée de Strasbourg et Metz rendues à
la France, de la frontière repoussée où
elle devait être, de nos drapeaux flot-
tants au bord du Rhin; celte pensée qui
depuis un an occupe constamment nos
esprits nous rend plus' chère encore la
contemplation de la Cité, île placée au
cœur de la France, chargée de ses plus
̃nobles monuments, illustrée par ses
'plus grands souvenirs; et plus chère
'.encore depuis qu'elle a bravé, et qu'e.le
a,-yu. sléy&npuir dans les airs l'insulte
des" cànôli's ë"iïn8mîS"i
Mais' quoi La Louvre était formé! 1
Fermé encore, quatorze mois après le
triomphe qui a mis (in à la guerre Le
Louvre ferme quand il y a six ans bien-
tôt que nous ne l'avons vu!
̃'Pourquoi ce retard? A l'Opéra, les
îïianteurs sont muets, les danseuses
immobiles et les violons ont l'archet en
l'air. C'est la grève. Et il faut bien que
les abonnés attendent un accord avec
les syndicats. Mais Ingres, Titien, Dela-
croix, Rembrandt ne font partie d'aucun
syndicat. Ils ne présentent aucune re-
vendication. Qu'attend-ou pour nous les
rendre'?
Tout n'est pas fermé, va répondre
l'administration. Nous ne vous refusons
que la galerie d'Apollon, le Salon carré,
la salle des Primitifs, la longue galerie
du bord de l'eau, la salle de l'Apothéose
td' Homère et de V Entrée des Croisés à
,Constantinople. Puis les salles fran-
çaises dû dix-septième et du dix-lmi-
tièmè sièoles. Rien que cela.
Mais vous pouvez voir "le tableau du
Sacre; et la collection Thorq y Thierry
et même, dans une salle éloignée et
provisoire, la Jocoride. L'administra-
'iion, heureuse et fibre de l'avoir retrou-
vée," a 'voulu douter de cet heureux résultat de ses
efforts.
Elle vous offre aussi la salle Lacaze.
Hélas quelle salle Lacaze Elle était si
belle, autrefois! Où est le Pierrot de
Watteau? et l Indiffèrent. Et \&Susanne
au baini
Je vois une vingtaine de tableaux dou-
teux, provenant d'un legs, auquel nous
(devons aussi un petit tapis persan. Puis,
,place d'honneur, un Bonnat célè-
bre, et, non loin, un Dubufe démodé. Je
n'oublie pas, parmi quelques œuvres de
l'école moderne, la charmante toile
de iManet, Mais vraiment, dans toute
l'œuvre vivante, étincelaute de Degas,
est-on sûr de n'avoir pas choisi les deux
tableaux les.plus ennuyeux, ou plutôt
les seuls ennuyeux? Une dame lugubre
et ses tristes enfants, puis une Sémira-
mis qui fait penser à Gérom'e.
Comme on ne peut douter un instant
de la parfaite bonne volonté dp la direc-
,tion du Louvre, il- faut supposer que
l'attente démesurée: imposée au public
s'explique par des raisons de force ma-
jeure. Il y a eu su rmehage, ini possibilité
de mieux faire. S'il eh 'est ainsi, ne se-
rait-il pas désirable que la direction du
Louvre fût mieux organisée, et peut-être
même dédoublée ? c
Tant de .trésors; à garder, iant.de
locaux à entretenir, ù chauffer, il répa-
rer, tant de gardiens et d'employés à.
diriger exigent la présence constante et
.les soins d'un habile et lVrnre 'directeur.
.Mais quelles ne sont pas aussi les qua-
jifés d'homme de goût, d'artiste et
d'érudit nécessaires à un directeur du
Louvre'! Or, ces qualités-là ne sont pas
•forcément jointes aux premières. Elles
•le sont même rarement. y:
Quand la Joconde disparut, je pris la
parole devant la Chambre, ayant à cœur
d'exposer combien il eût été injuste
d'accuser, après ce malheur, le savant
éminent qui dirigeait alors le Louvre
Vous devriez, je crois, disais-je au mi-
nistre, nommer deux conservateurs l'un
artistique, l'autre administratif. Un éru-
dit, un gendarme. Et j'expliquais mon
idée par ces mots: « Un savant avant
pourmission d'empêcher lestiaresde"Saï-
*aphërnès d'entrer un fonctionnaire
qui prendrait soin d'enipècber lves Jocotaa'e
de sortir. » Et ce second personnage se-
rait invité aussi à ne .pas trop abuser de
la patience du public; à ne pas exiger
dix-huit mois pour opérer un déména-
gement de Toulouse et de Blois ni huit
jours de fermeture pour chaque nouveau
clou à planter après une acquisition
récente.
Mais ce sont là de lointains projets.
Aujourd'hui, en grâce, qu'on veuille
bien nous rendre le Louvre, notre Lou-
vre. C'est la plus précieuse richesse de
la nation. Toute journée de fermeture
est une confiscation. Qu'on nous rende
nos musées; ou bien il semble que la
victoire soit encore incomplète. Le Lou-
vre fermé, c'est encore un signe de
guerre et de deuil dans Paris.
Denys Cochin,
de l'Académie française.
Discipline nécessaire
Nous avons publié les lettres des can-
didats qui, malgré le vote du congrès pré-
paratoire de l'élection sénatoriale de la
Seine, maintiennent leurs candidatures.
Ils ont dit leurs motifs que nous avons
fait connaître. Dans les milieux républi-
cains, on -espère que, d.'ici dimanche;,
après avoir ainsi publiquement protesté
contre la, validité du les quatre-
dissidents auronÇ compris la nécessité
de se soumettre à la discipline.
Une question de procédure, un mode
de scrutin né peuvent, en effet, légitimer
une résistance qui diviserait les élec-
teurs et qui risque, sinon de compro-
mettre, d'amoindrir tout au moins le
succès du bloc républicain aux élections
du il janvier.
Un membre.du congrès de dimanche
dernier nous résumait hier ainsi l'inter-
prétation de ceux qui se sont inclinés
devant le vote du 4 janvier:
Le congrès des électeurs sénatoriaux dé
dimanche dernier comprenait l'immense ma-
jorité des électeurs républicains de Paris et
de la banlieue. 11 a désigné dix candidats sur
lesquels devront se porter les suffrages du
11 janvier prochain. Les candidats avaient
signé un engagement préalable par lequel ils
déclaraient soiennoment que ceux qui ne fe-
raient pas partie des dix ayant recueilli le
plus grand nombre de suffrages retireraient
immédiatement leur candidadure. Tous ont
exécuté leur promesse à l'exception de trois
d'outre eux, qui ont cru devoir exciper du
fait que les désignations ïl' avaient pas été
faites à la majorité absolue.
Ils oubliaient que le président de l'assem-
blée, l'honorable M. Nectoux, avait déclaré
avant le scrutin qu'il n'y aurait tour «t t(u& tes ^vx'-tioiau ayalit' rotin i Icpins
grand nombre de suffrages seraient procla-
més.' ̃•
Los électeurs républicains ne se laisseront
pas troubler par cet acte d'indiscipline, lis
voteront unanimement dimanche prochain
pour MM. Berthelot, Billiet, Dausset, Delon-
cle, Raphaël-Georges Lévy, Magny, Mascu-
raud, Ranson, Stceg et Strauss.
On peut être convaincu que les signa-
taires de la lettre de protestation collec-
tive s'effaceront devant ces candidats.
«Nous sommes, écrivaient-ils hier, les
seuls anciens combattants ligurant sur
la liste. » On doit donc compter sur eux
pour donner à tous l'exemple de la disci-
pline. C'est un service de plus qu'ils au-
ront rendu.
NOTES X3Iî>I.iO]VrJA.TIRÉVÉLATIONS?
Grâce aux émouvants documents pu-
bliés par M. Jean de Pierrefeu dans
Y Opinion et dont le Figaro a donné une
substantielle analyse, il est permis de
suivre au grand jour les romanesques pé-
ripéties de la négociation engagée pour
hâter la paix, dès le printemps de 1917,
par quelques hommes de bonne volonté.
L'historien s'interroge et le public fré-
mit à cet instant pathétique, avons-nous
réellement passé si près du miracle diplo-
matique qui eût économisé tant de mois
de ruines et de massacres? Chacun ré-
pond en consultant, non .point l'ensemble
des données trop vastes qu'il faudrait pou-
voir inspecter et maîtriser pour résoudre
un tel problème, mais l'horizon borné et
les obscures impulsions de sa croyance
personnelle. Au fond, la question semble
presque vaine, car on ne refait pas l'his-
toire, et l'histoire a prononcé.
Mais des hommes furent mêlés à' cette
histoire eu train de se faire, et il est
consolant pour l'esprit de connaître enfin,
de science certaine, que ces quelques
hommes, plus puissants que la foule des
mortels, moins puissants toutefois que
cette foule ne se plaisait à le croire, ont
agi dans la pleine mesure de leurs forces
et de leur conscience pour ramener la
paix sur les peuples. Sans rien négliger
de leurs devoirs les plus hauts, ils ont
examiné à fond l'occasion sérieuse qui
semblait alors s'offrir et, s'ils. ont dû re-
noncer au dénouement heureux et prompt,
ce ne fut ciu'aprèss'ètre obstinément dé-
battus contre une nécessité implacable,.
Ces quelques hommes furent notamment
prince Sixte, le président Poincaré,
M. Briand, M.Lloyd George. (M. Ribot
se retint davantage, par souci de l'Italie).
Dans le camp ennemi, la figure de
l'empereur Charles se colore de teintes
de douceur et de fine sensibilité, mais
gâtées par la crainte qui le mena plus
tard à renier sa parole. Auprès de lui,:
dans l'ombre, s'accusent fortement les
traits du détestable conseiller, vani-
teux et pervers, fourbe et menaçant,
traître à tous, dont la gloire artificielle
s'évapora un jour sous la foudroyante:
riposte de M. Clemenceau :« Le comte
Czernin a menti. »
Sont-ce bien là des révélations? Elles
peuvent être accueillies comme telles en
Autriche, où la masse a trop longtemps
cru aux mensonges intéressés des poten-
tats compromis dans cette affaire. Mais,
non pas en France, où la vérité totale
aujourd'hui connue confirme pleinement
les déclarations officielles que la criminelle
indiscrétion d'un Czernin avait rendues
nécessaires. Mais' pourquoi parler de ré-
vélations ? Nous Tivôïïs.-en un temps et
dans un pays où le document imprimé est
parfois assez sagace pour précéder. sûre-
ment,. dans là-recherche du vrai, les plus
pittoresques documents d'archives un
bourgeois de Paris peut tout deviner,
tout apprendre par ses journaux a condi-
tion de bien choisir.
Dès le samedi 20 avril 1918, quel-
ques jours'à peine après l'éclatante et
mystérieuse chute de Czernin, les ama-
teurs de vérités voilées lurent attentive-
ment et classèrent dans leur bibliothèque
un très curieux article paru, sous la si-
gnature « d'Andilly », en tète d'un pério-
dique français. On vivait alors sous le ré-
gime de la censure. Mais cet audacieux
et prudent article, intitulé Chronologie,
était rédigé avec tant de malice et d'art
que son auteur réussit à esquiver tout
« échoppage ». Avec une exactitude dont
la perfection ressort aujourd'hui, par
d'ingénieux rapprochements de dates,
par des citations habiles et soigneuses de
discours parlementaires ou d'informa-
tions de presse, en un -mot, par le simple
rappel de faits publics, mais restés pres-
que inaperçus, il était parvenu à recolis-
truire tout l'enchaînement de la mission
confiée au prince Sixte et de ses lointains
retentissements. Par une remarquable
coïncidence, cette étude si vigilante avait
déjà paru dans VOfirt ion.
Un dépit d'un avis trop répandu, L.
presse française renseigna fidèlement ses
lecteurs pendant la guerre et les jour-
naux surent instruire le public malgré la
censure, mais il fallait savoir les lire.-D.
ÉCHOS
La réception du maréchal Foch à l'A*-
cadcmie française aura lieu lé premier
jeudi de février.
On sait que le maréchal doit être ac-
cueilli sous la Coupole par M. Raymond
Poincaré.
Les deux discours seront, selon l'u-
sage, entendus en commission,avant la
séance du 5 février.
L'Opéra syndicaliste.
.On dansera. A la représentation de c&
soir, rue Grango-aux-Belles, Mlle Zani-
belli a promis son concours.
On dansera même ailleurs que chez
Jes'syïïijfcaîislesr Lés 'grévistes ont. en
effet, autorisé leurs camarades de l'or-
chestre à accompagner les ballets rus-
ses qui se donneraient désormais non
au théâtre des Champs-Elysées mais sur
une autre scène parisienne.
Seulement.
Seulement, les affaires sont les affai-
res Cette autorisation n'est pas gra-
tuite. Les « camarades de l'orchestre >>
et la Société des ballets russes auront
à verser à la caisse de grève, les pre-
miers, cinq francs par pupitre et par
soirée; la seconde, une dîme non encore. .1
lixée et prélevée sur les recettes.
UN SOLDAT ÏUÉ DEUX FOIS. ËTVIVANT
Tel est le cas d'Albert Brodkin, de Londres
•Parti en 1914, on le libère trois mois après,
pour son état physique. Mais des démarches
lui permettent, deux mois après, de rejoindre
le Royal Horso Artillery >.
Après deux combats on annonce son décès,
Pourtant il revient en Angleterre et, plutôt
que d'engager des pourparlers, po-ur prouver
qu'il est toujours de ce il, s'engage,
sous le nom d'Herbert Dareall, dansle.« South
Lancashirc Régimenta.
Reconduit. au iront, il gagne le grade de
sergent-major, la Médaille pour services dis-
tingués et la Croix de guerre française. On le
renvoie définitivement pour rhumatismes. 11
trouve le moyen de retourner en France dans
une section contre avions, disparaît, et sa
veuve reçoit l'avis de sa mort.
11 est rentré ces jours derniers d'Alle-
magne,' après plus de deux ans "de captivité.
0-.C>C~
La Grande Maison de Blanc annonce
pour le 12 courant son Exposition an-
nuelle de Blanc toujours si impatiem-
ment attendue par la Parisienne dési-
reuse d'acquérir à bon compte cette
lingerie fine, soignée, élégante et jolie
qui, de tout temps, a fait la réputation
de cette Maison. A cette occasion, la
Grande Maison de Blanc restera ouverte
le samedi après-midi pendant tout le
mois de janvier.
Sur le procès des tripoteurs de lard.
Cuisine au beurre ou bien au lard
̃ ̃ ̃ Dès- tripoteurs ont.tout à l'heure.
Démontré qu'ils possédaient l'avt
De faire, avec du lard, leur beurre.
..̃ ̃ :••̃̃̃ H. D..
Nous recevons la lettre suivante:
Monsieur le Masque de Fer,
Permettez-moi de signaler à vos lecteurs
la célérité avec laquelle la Caisse des re-
traites pour la vieillesse donne satisfaction
à ses déposants.
AU commencement d'avril 1919, je recevais
un extrait d'inscription de rente de cette
grande administration, qui, bien que je fusse
en puissance de mari, me considérait comme
étant veuve. Il .m'a parti indispensable de
renvoyer sans aucun retard le titre en ques-
tion et, de demander la substitution néces-
saire •« iune. et non. Vve. r
̃ Oh un rien Et cependant, depuis neuf
mois, ces messieurs de la Caisse des retraites
pour la vieillesse n'ont pas encore trouvé le
temps d'opérer la rectification qui s'impose,
car moh'inàri ne consent pas à mourir par
anticipation. Et puis, nous ne disposons pas,
mou mari et moi, d'appointements élevés, de
larges indemnités de vie chère qui .nous per-
mettent de vivre grassement j nous ne pou-
vons attendre plus^ longtemps le paiement de
nôtre rente; que ces messieurs soient invités
à le comprendre et cessent ainsi de faire fi du
,-avail qui leur incombe. et du public
^.l-*cT. • ̃ ̃̃.•̃•̃
--o-c~o-
La. mode.
Lutte acharnée entre les vieux et les
jeunes clubs du West End de Londres.
Les chapeaux et les gants sont le su-
jet de la dispute.
Chez les jeunes on prétend que le
« gibus » et les gants blancs sont seuls
admissibles en soirée.
Les vieux prétendent que le chapeau
mou pour théâtre et tous les gants,
pourvu qu'ils soient en peau, sont per-
mis.
Chaque camp ironise durement sur
les prétentions du camp adverse. Et
cette ironie confine presque déjà aux
injures polies.
Le Masque de Fer.
UN NAUFRAGE
Toulon, 7 janvier.
La préfecture maritime annonce que
le grand remorqueur de l'Etat Pluvier a
sombré corps et biens dans la Méditer-
ranée.
Il avait quitté Toulon le 21 décembre
pour coopérer à l'escorte chargée de
conduire les navires autrichiens dirigés
vers les ports de Cattaro et de -Bizerte.
«-̃•M-M,i, !ii:raient péri. ·
Le BavitalHemGDt de l'Europe
Points de vue américains
New-Yorlî, 7 janvier.
M. Hoover, dans un télégramme qu'il
a adressé au Comité central de secours
des populations de .l'Europe orientale,
combat l'opinion de certains propagan-
distes européens en ce qui les
besoins de l'Europe et leur assertion
que des crédits commerciaux sont insuf-
fisants pour la plupart de ces besoins.
Il souligne l'accroissement énorme des
im.pôts aux Etats-Unis et déclare que, en
dehors de l'ajournement du paiement de
l'intérêt sur les emprunts étrangers, la
tâche de l'Amérique se borne à nourrir
moins de cinq pour cent de la popula-
tion de l'Europe.
La Pologne, poursuit-il, est le seul rempart
de l'Europe contre le bolchevisme.. Si les
Etat,s*Unis tentent de résoudre la question
des vivres, ce devrait, être à condition que
les plus forint; Viations de l'Eûrppc'Jes aident
sur de nombreux points.
M. Hoover, après avoir fait remarquer
que les neutres se sont enrichis, ajoute
qu'il estime que les seuls besoins de la
Grande-Bretagne et de la France sont
des crédits commerciaux. Il passe en-
suite en revue la situation alimentaire
des divers pays et.conclut en disant
Quelques villes d'Italie peuvent avoir be-
soin do vivres; en outre, il- reste aussi à
pourvoir aux besoins de la Finlande, de la
Belgique, de la Pologne, do la Tchéco-Slova-
quie et enfin' de l'Autriche, qui est la partie
de l'Europe dont la situation estia plus triste
relativement aux vivres.
Washington, 7 janvier.
La commission des crédits budgétai-
res de la Chambre a demandé au secré-
taire du Trésor de discuter avec elle de
la possibilité de nouveaux emprunts
dans le but de fournir des vivres à
li'Ëurope. •
Elle a également demandé la discus-
sion de la question de savoir si on lais-
sera le secrétaire du Trésor fixer à sa
'discrétion la période durant laquelle les
intérêts des emprunts européens ne se-
ront pas payés ou si le Congrès fixera
cette période.
ccltë période.. Philadelphie, 7 janvier.
Le financier britannique, sir George
Paish, a déclaré dans une réunion de
banquiers qu'il estimait qu'il faudrait
dix milliards de dollars, répartis entre
quelques années, pour ravitailler l'Eu-
rope et la remettre sur pied. L'orateur
a exhorté les Américains à empêcher
l'effondrement du taux du change il a
fait un appel pour la constitution d'une
organisation de crédits permanents et
il a recommandé la mise en commun
des crédits du monde.
La situation de l'Autriche
La presse américaine prend en mains
la cause du. peuple autrichien acculé à
la-famine. Elle demande au gouverne-
ment de hâter le vote des crédits deman-
dés par la France et l'Angleterre. Le
Conseil suprême s'occupe il faire par-
venir d'urgence il Vienne 30,000, tonnes
de blé qui se trouvent présentement à
Triesto mais ce secours ne suffit pas.
L'aide américaine est. nécessaire.
Le New York Sun écrit à ce sujet
.Somblâble à un homme qui, ayant vécu
dans l'opulence, meurt de faim et voit les
siens dans le besoin, l'Autriche s'est résolue
à porter au prêteur sur gages les trésors
d'art accumules pendant' les jours de pros-
périté et les a offerts pour obtenir des vivres.
Si elle cherche de l'argent, co n'est pas pour
créer des améliorations durables, pour cons-
tituer une armée, pour construire une flotte,
noar améliorer ses voies de communication,
c'est pour obtenir assez de nourriture et cm-
pêcher son peuple affamé de mourir littérale-
ment de faim; c'est pour que les enfants et
les femmes puissent vivre; pour que les
hommes jeunes et robustes puissent obtenir
des matières premières et travailler.
Or, que vont faire les nations qui peuvent
venir en aide à l'Autriche Que va faire
l'Amérique, dont les greniers sont pleins à
éclater'? Faut-ii donc traiter l'Autriche comme
lé ferait un prêteur sur gages V Faut-il donc
lui dire « Sur ce vieux tableau, vous pou-
vez obtenir tant de boisseaux de blé; sur
cette pièce d'orfèvrerie, on vous donnera du
lard; cette statue antique vous rapportera
tant de boîtes de lait condensé; et lorsque
toutes ces richesses seront parties vous en
trouverez d'autres, ou autrement votre peu-
ple peutmourir de faim'? » ̃
Une nation qui .consentirait à ces mar-
chandages cyniaues no' damnerait-elle pas.
son âme ? Il est d'ailleurs un pays où le sens
de l'humanité a prévalu sur le principe du
bénéfice de 100 0/0. De Buenos-Aires, en effet,
nous arrive un message réconfortant par sa
simplicité, sa -clarté, par la bonté qui l'ins-
pire. Ce message est ainsi conçu
« Le président Yrigoycn.a adressé le 13 dé-
cembre, au Congrès, un message demandant
l'ouverture d'un crédit de 2,200,000 pesos
or pour l'achat de vivres et de vêtements des-
tinés à secourir la population affamée de
Vienne.
» Le gouvernement autrichien acquittera
cette créance à sa convenance. »
'Les dépêches nous apportent chacune
un avertissement de -l'urgence qu'il y a
à secourir l'Autriche. -On a appris, hier,
que certains socialistes allaient propo-
ser à la Chambre de déclarer la banque-
route.
Ajoutons que le gouvernement et la
majorité socialiste même ont repoussé
ce moven bolcheviste.
Autour des traités
La délégation hongroise
La délégation hongroise, arrivée hier
matin,, est composée de ta manière sui-
vante
Président le comte Albert Apponyi com-
missaires' généraux le. comte Paul Teleki,
Je comte Etienne Bellilem, M. Al. Popovics,
le baron Guillaume de Lers, le comte Ladis-
las Somssicii commissaires M. Tibor Kal-
lay, le comte Éni. Csaky, le baron Balthasar
de Lang, MM Emile Kanek, Louis Walko et
Richard Bartha; experts MM. Tibor de Sci-
tovsky, Elemer de Jarmay et Laurent Ho-
gedus. La délégation est accompagnée de
treize secrétaires, de six sténo-dactylogra-
phes, de quatre huissiers et de vingt-huit
autres personnes.
Si l'on faisait état des déclarations du
président du Conseil hongrois M. Hus-
zar et de celles du comte Apponyi, il
faudrait conclure que la délégation ar-
rive à Paris avec des sentiments assez
combatifs. "il est clair que les' Hongrois
ne se résignent pas. Nous verrons ce
que pèseront devant le Conseil suprême
les souvenirs d'une Hongrie, « boulevard
de l'Europe et qui empêcha la propaga-
tion de la peste asiatique pendant mille
ans ». Les événements de 1914-1918 sont
bien proches de nous et, au cours de
cette période il n'apparait pas' que les
Hongrois aient le moins du monde cou-
tribué à arrêter la barbarie.
A la présidence du Conseil
M. Clemenceau a reçu cet après-midi
M. Athos Romanos, ministre de Grèce à
Paris, puis MM. Pachitch, Trumb.ilcu et
Zûlgerydélégués du gouvernement serbo-
croate-slovène auprès do la Conférence
de la paix, en même temps que M. Ra-
dovitch, enfin l'émir Payçal qui venait
lui rendre visite avant de quitter Paris
ce soir. M. Berthclot, directeur des af-
faires politiques au ministère des affai-
res étrangères, assistait à cette dernière
entrevue.
Le départ de l'émir Fayçal
L'émir Fayçal a quitté Paris hier soir
pour retourner à Damas. Les conversa-
tions qu'il a eues avec le gouvernement
ont dû le convaincre qu'il n'y avait de
part et d'autre aucune difficulté insur-
montable.
Il est donc à prévoir qu'après un court
séjour dans soli pays l'émir reviendra
en France. Les négociations heureuse-
ment commencées pourront alors s'o-
rienter vers une solution satisfaisante
pour le bien des deux pays.
La question de l'Adriatique
Londres, 7 janvier.
Interviewé, cet après-midi, par un re-
présentant de l'Agence Renier, M. Scia-
loja, a exprimé tout d'abord le grand
espoir d'une solution prochaine du pro-
blème de Fiume et d'autres questions
intéressant l'Italie dans l'Adriatique et
dans la Méditerranée.
M. Scialoja a ajouté
Chacune des parties faisant preuve de
bonne volonté, tout devrait maintenant mar-
cher aisément. Nous n'avons rencontré au-
cun obstacle jusqu'au point qui a été atteint
dans les discussions préliminaires de Lon-
dres mais on ne peut, naturellement, pas
beaucoup progresser sans que ]a France soit
aussi présente dans la salle du Conseil. Je
partirai avec M. Nitti jeudi matin pour Pa-
ris, où les discussions se poursuivront.
L'Agence Reutcr ajoute qu'on consi-
dère comme un symptôme très favora-
ble le fait du prompt départ de M. Nitti.
Pour l'unité de la Syrie
Le comité central syrien communique
l'information suivante
Les comités fédérés syriens d'Egypte réu-
nis en congrès ont adressé à M. Colickri Ga-
nern, président du comité central syrien de
Paris, un long télégramme de protestation
contre le morcellement de la Syrie, tel qu'il
résulte des accords du 1915, 1916 et 1919, et"
contre tous arrangements ayant pour effet de
diviser la Syrie en plusieurs tronçons soumis
à des mandats différents.
Ils ont vote à l'unanimité les vœux sui-
vants, à présenter à la Conférence de la Paix
qui doit bientôt aborder la question turque
et les limites de la Syrie nouvelle ».
1" La Syrie une et indivisible doit être .re-
constituée-dans son unité politique nationale
syrienne -et dans son intégralité territoriale,
suivant ses frontières connues, Palestine en-
tière comprise
2° Le régime gouvernemental de la Syrie
devra être constitutionnel, démocratique et
laïque, basé sur un système fédératif de dé-
centralisation administrative et d'autonomie
provinciale de ses diverses régions.
_•̃̃ •••
Beyrouth, G janvier.
Le parti démocrate national syrien
proteste énergiquement contre le mor-
cellement de la Syrie.
Beyrouth, 7 janvier,.
A la suite d'incursions de nomades
dans- la région de Merdjaioun (au.sud-
est de Saïda),un petit détachement fran-
çais envoyé pour rétablir l'ordre a été
assailli par un parti de Bédouins auquel
s'étaient joints dos volontaires' ukUt-is-
extrémistes. Un bataillon français a été.
aussitôt envoyé sur les lieux, pour met-
tre fin à l'agitation.
Le Renouvellement du Sénat
Jamais, de mémoire de sénateur, le
palais du Luxembourg n'avait excité
d'aussi nombreuses convoitises c'est-
que, pour la première fois, depuis l'ori-
gine de la Constitution, deux cent trente
sénateurs.seront élus en une même jour-
née dimanche prochain.
Enfin, les départements d'Alsace et de
Lorraine enverront quatorze représ'en-
tants au Sénat.
La Haute Assemblée doit être renou-
velée par tiers tous les trois ans. Or, par
suite de la guerre, il n'avait été procédé
à aucune élection depuis 1914.
Les sénateurs sont élus pour neuf
ans en principe mais, en réalité, il.
en sera tout autrement le il janvier; en
raison de la prolongation des pouvoirs
des séries sortantes c'est ainsi que les,
sénateurs de la série B, allant de la'
Haute-Garonne à l'Oise, ne seront élus
que pour quatre ans,;et ceuxdc la série C,
de l'Orne à l'Yonne, le seront -pour'
sept ans.
Seuls, les sénateurs de la série. A, de
l'Ain au Gard, restent en fonctions jus--
qu'en 1921.
Mais vingt-six sénateurs de cette sé-
rie sont décédés il sera pourvu, di-'
manche, à leur remplacement. Les élus'
de cette série ne le seront donc que
pour un an
En dépit de cette fâcheuse situation
de fait, la multiplicité des candidatures,
restera la caractéristique de la prochaine
consultation électorale.
L'âge de quarante ans. obj cetera- t-on,
est une condition d'éligibilité, de nature
a calmer les impatiences des jeunes,
trop pressés de siéger au Luxembourg.
Pas toujours. L'exempledeM. Sébline
est resté célèbre dans les annales séna-
toriales. Le courageux représentant de
l'Aisne, mort victime des mauvais trai-
tements des boches, et dont le buste
orne aujourd'hui la galerie célèbre, fut
élu, pour la première fois, sans avoir
l'âge légal. Force fut de l'invalider. Quel-
ques mois s'écoulèrent, M. Sébline fut
alors réélu ayant l'âge requis. N'est-ce
pas un précédent à méditer?
Les candidats, disions-nous, sont lé-
gion.Nos amis nous pardonneront de lie,
pas les citer tous ici.
Tout d'abord, nous ne parlerons que
pour mémoire des battus des élections
législatives du 16 novembre apparte-
nant, pour la plupart, aux partis avan-'
ces..
Jadis, il était de mode chez les radi-
caux-socialistes d'en appeler du suffrage
restreint au suffrage universel, mais les
temps sont changés.
La Haute Assemblée, à l'instar de la
Chambre, comptcra-t-elle quelques gé-
néraux de la grande guerre ? '?
Aux termes de la loi électorale « les
militaires sont inéligibles au Sénat, sauf
les maréchaux, amiraux et|offîciers gé-
néraux, maintenus, sans limite d'âge,
dans la première section du cadre d'état-
major. »
On a parlé de la candidature du géné-
ral Pau en Meurthe-en-Moselle.
L'ancien commissaire du gouverne-
ment lors de la discussion de la loi de
trois ans, serait particulièrement bien
accueilli au Luxembourg où l'on a gardé
le souvenir de son intervention sensa-
tionnelle.
Du Gard, nous vient la nouvelle que
le général Marchand se mettrait sur les
rangs.' C'est qu'en effet, depuis de lon-
gues années, le général Marchand siège
au Conseil général de ce département oii
il s'est créé de nombreuses sympathies.
Le général Fayollc,' ancien comman-
dant de groupe d'armées, est candidat'
dans la Haute-Loire; le général Baill.oud,
dans Indre-et-Loire le général Hirs- j
chauer, dans la Moselle, et le général
Taufflieb, dans le Bas-Rhin.
L'amiral Boue de Lapeyrère se porte
dans le Gers, mais l'amiral de La Jaille,
sénateur sortant de la Loire-Inférieure,
ne solliciterait pas le renouvellement de
son mandat, non plus d'ailleurs que le
général Mercier.
Du côté des membres du gouverne-,
ment, tous sauf le président du
Conseil, sollicitent les suffrages der
leurs électeurs et même deux ministres,
qui n'étaient pas sénateurs aspirent à
le devenir MM. Noulens dans le Gers,
et Claveille dans la Dordogne.
Se représentent MM. Stephen Pichoh
(Jura),Pams (Pyrénées-Orien taies), Jean-
neney (Haute-Saône) où ils sont tètes de
liste.
Parmi les anciens préfets, citons les
candidatures de MM. Poirson (Seine-et-'
Oise), Schrameck (Bôuches-du-Rhône),
Lutaud (Rhône), Bascou (Gers).
M. Pasquçt, ancien secrétaire général
des postes et télégraphes, est candidat
dans les Bouches-du-Pdiône.
M. Antonin Dubost, qui préside le
Sénat depuis quatorze ans, se représente
dans l'Isère où il a été battu au Conseil
général.
Verrons-nous les deux Delahaye assis
côle à côte au Luxembourg pour la plus
grande animation des débats ? Les deux
frères, Dominique, sénateur sortant, et
Jules, ancien député, sont candidats
dans Maine-et-Loire.
Mais un sortant que nous ne rever-
rons sans doute pas; c'est M. Charles
Humbert qu'un congrès de la Meuse
vient de déclarer indésirable.
Dans la.Sarthe, l'affaire Caillaux a. jeté
le désarroi parmi les sortants. MM. Cor-
delet et Lebert n'ont pas voulu pour'.
cause se solidariser avec M. d'Estour-
nelles, baron de Constant de Rebecque,
qu'un congrès, 'tenu au Mans, sous
Jeudi" 8 Janvier 1920
66™ Année 3™ Série N° 8
H. DE VILLEMESSANT
̃• Fondateur
Gaston CALMETTE
Directeur (1902- 1914)
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.-̃.<» 0 « Loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, me moquant dés sots, bravant les méchants, je me presse
de rire de tout. de peur d'être obligé d'en pleurer. » (Beaumarchais.)
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de France et d'Algérie
Les Annonces et Réelâmes sont également reçues
à la Société Glo des Annonces, 8, place de la Bourse
Ee Louvre fermé
Dimanche dernier j'étais allé voir
couler la Seine avec, une -foule nom-
breuse. Il va foule partout à Paris. Les
maisons ne' 'suffisent plus. Les boule-
vards sont trop petits. Trop petits le
Métro, les omnibus, les théâtres. Et
trop petit le lit de la Seine la foule des
eaux devient aussi débordante.
Mesvoisins proposaient des remèdes.
jle songeais aux causes. Il doit en exister
de î^écentes. Car les menaces d'inonda-
tion étaient plus rares autrefois. Dans
mon enfance, pendant les hivers plu-
vieux, j'ai vu, à travers les plaines de la
Brie, de grandes mares. qui attendaient
que le soleil du printemps vînt pomper
leurs eaux, et les répandre en vapeur à
travers l'espace. Grave préjudice pour
notre agriculture. Aujourd'hui, ces
mares stagnantes n'apparaissent plus;
et par des millions de tuyaux de drai-
nage, l'excès des eaux estaussilôtdéversé
•danslaSeincoudirectement.ouparl'An-
cueil et l'Almont aMclun, 1 kssone aLor-
beil, l'Yerre à Villeneuve-Sain t-Georges
et bien .d'autres rivières. Les grands
plateaux d'amont se sont déchargés de
leur excès d'humidité aux dépens de
Paris c'était afin d'avoir plus de blé à
lui offrir. 11 est peu de progrès qui n'ap-
port- aussi un danger. Cette considéra-
tion ne doit jamais décourager de saisir
d'abord le progrès; on songera ensuite
à écarter le danger. Mais ne semble-t-il
pas qu'au contraire beaucoup de tra-
vaux récents aient un peu rétréci, dans
Paris, le lit de la Seine '?
Regarder couler l'eau ne suffit pas à
occuper un dimanche; et je passai le
pont des Saints-Pères pour aller au
Louvre. L'admirable vue de la Cité, des
tours de Saint-Louis, de la flèche de
Notre-Dame, émeut' toujours un Pari-
sien. Mais les beaux spectacles ont cet
avantage de devenir encore p us beaux
et plus touchants quand notre âme est
mieux préparée à les accueillir. Et la
pensée de Strasbourg et Metz rendues à
la France, de la frontière repoussée où
elle devait être, de nos drapeaux flot-
tants au bord du Rhin; celte pensée qui
depuis un an occupe constamment nos
esprits nous rend plus' chère encore la
contemplation de la Cité, île placée au
cœur de la France, chargée de ses plus
̃nobles monuments, illustrée par ses
'plus grands souvenirs; et plus chère
'.encore depuis qu'elle a bravé, et qu'e.le
a,-yu. sléy&npuir dans les airs l'insulte
des" cànôli's ë"iïn8mîS"i
Mais' quoi La Louvre était formé! 1
Fermé encore, quatorze mois après le
triomphe qui a mis (in à la guerre Le
Louvre ferme quand il y a six ans bien-
tôt que nous ne l'avons vu!
̃'Pourquoi ce retard? A l'Opéra, les
îïianteurs sont muets, les danseuses
immobiles et les violons ont l'archet en
l'air. C'est la grève. Et il faut bien que
les abonnés attendent un accord avec
les syndicats. Mais Ingres, Titien, Dela-
croix, Rembrandt ne font partie d'aucun
syndicat. Ils ne présentent aucune re-
vendication. Qu'attend-ou pour nous les
rendre'?
Tout n'est pas fermé, va répondre
l'administration. Nous ne vous refusons
que la galerie d'Apollon, le Salon carré,
la salle des Primitifs, la longue galerie
du bord de l'eau, la salle de l'Apothéose
td' Homère et de V Entrée des Croisés à
,Constantinople. Puis les salles fran-
çaises dû dix-septième et du dix-lmi-
tièmè sièoles. Rien que cela.
Mais vous pouvez voir "le tableau du
Sacre; et la collection Thorq y Thierry
et même, dans une salle éloignée et
provisoire, la Jocoride. L'administra-
'iion, heureuse et fibre de l'avoir retrou-
vée," a 'voulu
efforts.
Elle vous offre aussi la salle Lacaze.
Hélas quelle salle Lacaze Elle était si
belle, autrefois! Où est le Pierrot de
Watteau? et l Indiffèrent. Et \&Susanne
au baini
Je vois une vingtaine de tableaux dou-
teux, provenant d'un legs, auquel nous
(devons aussi un petit tapis persan. Puis,
,place d'honneur, un Bonnat célè-
bre, et, non loin, un Dubufe démodé. Je
n'oublie pas, parmi quelques œuvres de
l'école moderne, la charmante toile
de iManet, Mais vraiment, dans toute
l'œuvre vivante, étincelaute de Degas,
est-on sûr de n'avoir pas choisi les deux
tableaux les.plus ennuyeux, ou plutôt
les seuls ennuyeux? Une dame lugubre
et ses tristes enfants, puis une Sémira-
mis qui fait penser à Gérom'e.
Comme on ne peut douter un instant
de la parfaite bonne volonté dp la direc-
,tion du Louvre, il- faut supposer que
l'attente démesurée: imposée au public
s'explique par des raisons de force ma-
jeure. Il y a eu su rmehage, ini possibilité
de mieux faire. S'il eh 'est ainsi, ne se-
rait-il pas désirable que la direction du
Louvre fût mieux organisée, et peut-être
même dédoublée ? c
Tant de .trésors; à garder, iant.de
locaux à entretenir, ù chauffer, il répa-
rer, tant de gardiens et d'employés à.
diriger exigent la présence constante et
.les soins d'un habile et lVrnre 'directeur.
.Mais quelles ne sont pas aussi les qua-
jifés d'homme de goût, d'artiste et
d'érudit nécessaires à un directeur du
Louvre'! Or, ces qualités-là ne sont pas
•forcément jointes aux premières. Elles
•le sont même rarement. y:
Quand la Joconde disparut, je pris la
parole devant la Chambre, ayant à cœur
d'exposer combien il eût été injuste
d'accuser, après ce malheur, le savant
éminent qui dirigeait alors le Louvre
Vous devriez, je crois, disais-je au mi-
nistre, nommer deux conservateurs l'un
artistique, l'autre administratif. Un éru-
dit, un gendarme. Et j'expliquais mon
idée par ces mots: « Un savant avant
pourmission d'empêcher lestiaresde"Saï-
*aphërnès d'entrer un fonctionnaire
qui prendrait soin d'enipècber lves Jocotaa'e
de sortir. » Et ce second personnage se-
rait invité aussi à ne .pas trop abuser de
la patience du public; à ne pas exiger
dix-huit mois pour opérer un déména-
gement de Toulouse et de Blois ni huit
jours de fermeture pour chaque nouveau
clou à planter après une acquisition
récente.
Mais ce sont là de lointains projets.
Aujourd'hui, en grâce, qu'on veuille
bien nous rendre le Louvre, notre Lou-
vre. C'est la plus précieuse richesse de
la nation. Toute journée de fermeture
est une confiscation. Qu'on nous rende
nos musées; ou bien il semble que la
victoire soit encore incomplète. Le Lou-
vre fermé, c'est encore un signe de
guerre et de deuil dans Paris.
Denys Cochin,
de l'Académie française.
Discipline nécessaire
Nous avons publié les lettres des can-
didats qui, malgré le vote du congrès pré-
paratoire de l'élection sénatoriale de la
Seine, maintiennent leurs candidatures.
Ils ont dit leurs motifs que nous avons
fait connaître. Dans les milieux républi-
cains, on -espère que, d.'ici dimanche;,
après avoir ainsi publiquement protesté
contre la, validité du les quatre-
dissidents auronÇ compris la nécessité
de se soumettre à la discipline.
Une question de procédure, un mode
de scrutin né peuvent, en effet, légitimer
une résistance qui diviserait les élec-
teurs et qui risque, sinon de compro-
mettre, d'amoindrir tout au moins le
succès du bloc républicain aux élections
du il janvier.
Un membre.du congrès de dimanche
dernier nous résumait hier ainsi l'inter-
prétation de ceux qui se sont inclinés
devant le vote du 4 janvier:
Le congrès des électeurs sénatoriaux dé
dimanche dernier comprenait l'immense ma-
jorité des électeurs républicains de Paris et
de la banlieue. 11 a désigné dix candidats sur
lesquels devront se porter les suffrages du
11 janvier prochain. Les candidats avaient
signé un engagement préalable par lequel ils
déclaraient soiennoment que ceux qui ne fe-
raient pas partie des dix ayant recueilli le
plus grand nombre de suffrages retireraient
immédiatement leur candidadure. Tous ont
exécuté leur promesse à l'exception de trois
d'outre eux, qui ont cru devoir exciper du
fait que les désignations ïl' avaient pas été
faites à la majorité absolue.
Ils oubliaient que le président de l'assem-
blée, l'honorable M. Nectoux, avait déclaré
avant le scrutin qu'il n'y aurait tour «t t(u& tes ^vx'-tioiau ayalit' rotin i Icpins
grand nombre de suffrages seraient procla-
més.' ̃•
Los électeurs républicains ne se laisseront
pas troubler par cet acte d'indiscipline, lis
voteront unanimement dimanche prochain
pour MM. Berthelot, Billiet, Dausset, Delon-
cle, Raphaël-Georges Lévy, Magny, Mascu-
raud, Ranson, Stceg et Strauss.
On peut être convaincu que les signa-
taires de la lettre de protestation collec-
tive s'effaceront devant ces candidats.
«Nous sommes, écrivaient-ils hier, les
seuls anciens combattants ligurant sur
la liste. » On doit donc compter sur eux
pour donner à tous l'exemple de la disci-
pline. C'est un service de plus qu'ils au-
ront rendu.
NOTES X3Iî>I.iO]VrJA.TIRÉVÉLATIONS?
Grâce aux émouvants documents pu-
bliés par M. Jean de Pierrefeu dans
Y Opinion et dont le Figaro a donné une
substantielle analyse, il est permis de
suivre au grand jour les romanesques pé-
ripéties de la négociation engagée pour
hâter la paix, dès le printemps de 1917,
par quelques hommes de bonne volonté.
L'historien s'interroge et le public fré-
mit à cet instant pathétique, avons-nous
réellement passé si près du miracle diplo-
matique qui eût économisé tant de mois
de ruines et de massacres? Chacun ré-
pond en consultant, non .point l'ensemble
des données trop vastes qu'il faudrait pou-
voir inspecter et maîtriser pour résoudre
un tel problème, mais l'horizon borné et
les obscures impulsions de sa croyance
personnelle. Au fond, la question semble
presque vaine, car on ne refait pas l'his-
toire, et l'histoire a prononcé.
Mais des hommes furent mêlés à' cette
histoire eu train de se faire, et il est
consolant pour l'esprit de connaître enfin,
de science certaine, que ces quelques
hommes, plus puissants que la foule des
mortels, moins puissants toutefois que
cette foule ne se plaisait à le croire, ont
agi dans la pleine mesure de leurs forces
et de leur conscience pour ramener la
paix sur les peuples. Sans rien négliger
de leurs devoirs les plus hauts, ils ont
examiné à fond l'occasion sérieuse qui
semblait alors s'offrir et, s'ils. ont dû re-
noncer au dénouement heureux et prompt,
ce ne fut ciu'aprèss'ètre obstinément dé-
battus contre une nécessité implacable,.
Ces quelques hommes furent notamment
prince Sixte, le président Poincaré,
M. Briand, M.Lloyd George. (M. Ribot
se retint davantage, par souci de l'Italie).
Dans le camp ennemi, la figure de
l'empereur Charles se colore de teintes
de douceur et de fine sensibilité, mais
gâtées par la crainte qui le mena plus
tard à renier sa parole. Auprès de lui,:
dans l'ombre, s'accusent fortement les
traits du détestable conseiller, vani-
teux et pervers, fourbe et menaçant,
traître à tous, dont la gloire artificielle
s'évapora un jour sous la foudroyante:
riposte de M. Clemenceau :« Le comte
Czernin a menti. »
Sont-ce bien là des révélations? Elles
peuvent être accueillies comme telles en
Autriche, où la masse a trop longtemps
cru aux mensonges intéressés des poten-
tats compromis dans cette affaire. Mais,
non pas en France, où la vérité totale
aujourd'hui connue confirme pleinement
les déclarations officielles que la criminelle
indiscrétion d'un Czernin avait rendues
nécessaires. Mais' pourquoi parler de ré-
vélations ? Nous Tivôïïs.-en un temps et
dans un pays où le document imprimé est
parfois assez sagace pour précéder. sûre-
ment,. dans là-recherche du vrai, les plus
pittoresques documents d'archives un
bourgeois de Paris peut tout deviner,
tout apprendre par ses journaux a condi-
tion de bien choisir.
Dès le samedi 20 avril 1918, quel-
ques jours'à peine après l'éclatante et
mystérieuse chute de Czernin, les ama-
teurs de vérités voilées lurent attentive-
ment et classèrent dans leur bibliothèque
un très curieux article paru, sous la si-
gnature « d'Andilly », en tète d'un pério-
dique français. On vivait alors sous le ré-
gime de la censure. Mais cet audacieux
et prudent article, intitulé Chronologie,
était rédigé avec tant de malice et d'art
que son auteur réussit à esquiver tout
« échoppage ». Avec une exactitude dont
la perfection ressort aujourd'hui, par
d'ingénieux rapprochements de dates,
par des citations habiles et soigneuses de
discours parlementaires ou d'informa-
tions de presse, en un -mot, par le simple
rappel de faits publics, mais restés pres-
que inaperçus, il était parvenu à recolis-
truire tout l'enchaînement de la mission
confiée au prince Sixte et de ses lointains
retentissements. Par une remarquable
coïncidence, cette étude si vigilante avait
déjà paru dans VOfirt ion.
Un dépit d'un avis trop répandu, L.
presse française renseigna fidèlement ses
lecteurs pendant la guerre et les jour-
naux surent instruire le public malgré la
censure, mais il fallait savoir les lire.-D.
ÉCHOS
La réception du maréchal Foch à l'A*-
cadcmie française aura lieu lé premier
jeudi de février.
On sait que le maréchal doit être ac-
cueilli sous la Coupole par M. Raymond
Poincaré.
Les deux discours seront, selon l'u-
sage, entendus en commission,avant la
séance du 5 février.
L'Opéra syndicaliste.
.On dansera. A la représentation de c&
soir, rue Grango-aux-Belles, Mlle Zani-
belli a promis son concours.
On dansera même ailleurs que chez
Jes'syïïijfcaîislesr Lés 'grévistes ont. en
effet, autorisé leurs camarades de l'or-
chestre à accompagner les ballets rus-
ses qui se donneraient désormais non
au théâtre des Champs-Elysées mais sur
une autre scène parisienne.
Seulement.
Seulement, les affaires sont les affai-
res Cette autorisation n'est pas gra-
tuite. Les « camarades de l'orchestre >>
et la Société des ballets russes auront
à verser à la caisse de grève, les pre-
miers, cinq francs par pupitre et par
soirée; la seconde, une dîme non encore. .1
lixée et prélevée sur les recettes.
UN SOLDAT ÏUÉ DEUX FOIS. ËTVIVANT
Tel est le cas d'Albert Brodkin, de Londres
•Parti en 1914, on le libère trois mois après,
pour son état physique. Mais des démarches
lui permettent, deux mois après, de rejoindre
le Royal Horso Artillery >.
Après deux combats on annonce son décès,
Pourtant il revient en Angleterre et, plutôt
que d'engager des pourparlers, po-ur prouver
qu'il est toujours de ce il, s'engage,
sous le nom d'Herbert Dareall, dansle.« South
Lancashirc Régimenta.
Reconduit. au iront, il gagne le grade de
sergent-major, la Médaille pour services dis-
tingués et la Croix de guerre française. On le
renvoie définitivement pour rhumatismes. 11
trouve le moyen de retourner en France dans
une section contre avions, disparaît, et sa
veuve reçoit l'avis de sa mort.
11 est rentré ces jours derniers d'Alle-
magne,' après plus de deux ans "de captivité.
0-.C>C~
La Grande Maison de Blanc annonce
pour le 12 courant son Exposition an-
nuelle de Blanc toujours si impatiem-
ment attendue par la Parisienne dési-
reuse d'acquérir à bon compte cette
lingerie fine, soignée, élégante et jolie
qui, de tout temps, a fait la réputation
de cette Maison. A cette occasion, la
Grande Maison de Blanc restera ouverte
le samedi après-midi pendant tout le
mois de janvier.
Sur le procès des tripoteurs de lard.
Cuisine au beurre ou bien au lard
̃ ̃ ̃ Dès- tripoteurs ont.tout à l'heure.
Démontré qu'ils possédaient l'avt
De faire, avec du lard, leur beurre.
..̃ ̃ :••̃̃̃ H. D..
Nous recevons la lettre suivante:
Monsieur le Masque de Fer,
Permettez-moi de signaler à vos lecteurs
la célérité avec laquelle la Caisse des re-
traites pour la vieillesse donne satisfaction
à ses déposants.
AU commencement d'avril 1919, je recevais
un extrait d'inscription de rente de cette
grande administration, qui, bien que je fusse
en puissance de mari, me considérait comme
étant veuve. Il .m'a parti indispensable de
renvoyer sans aucun retard le titre en ques-
tion et, de demander la substitution néces-
saire •« iune. et non. Vve. r
̃ Oh un rien Et cependant, depuis neuf
mois, ces messieurs de la Caisse des retraites
pour la vieillesse n'ont pas encore trouvé le
temps d'opérer la rectification qui s'impose,
car moh'inàri ne consent pas à mourir par
anticipation. Et puis, nous ne disposons pas,
mou mari et moi, d'appointements élevés, de
larges indemnités de vie chère qui .nous per-
mettent de vivre grassement j nous ne pou-
vons attendre plus^ longtemps le paiement de
nôtre rente; que ces messieurs soient invités
à le comprendre et cessent ainsi de faire fi du
,-avail qui leur incombe. et du public
^.l-*cT. • ̃ ̃̃.•̃•̃
--o-c~o-
La. mode.
Lutte acharnée entre les vieux et les
jeunes clubs du West End de Londres.
Les chapeaux et les gants sont le su-
jet de la dispute.
Chez les jeunes on prétend que le
« gibus » et les gants blancs sont seuls
admissibles en soirée.
Les vieux prétendent que le chapeau
mou pour théâtre et tous les gants,
pourvu qu'ils soient en peau, sont per-
mis.
Chaque camp ironise durement sur
les prétentions du camp adverse. Et
cette ironie confine presque déjà aux
injures polies.
Le Masque de Fer.
UN NAUFRAGE
Toulon, 7 janvier.
La préfecture maritime annonce que
le grand remorqueur de l'Etat Pluvier a
sombré corps et biens dans la Méditer-
ranée.
Il avait quitté Toulon le 21 décembre
pour coopérer à l'escorte chargée de
conduire les navires autrichiens dirigés
vers les ports de Cattaro et de -Bizerte.
«-̃•M-M,i, !ii:
Le BavitalHemGDt de l'Europe
Points de vue américains
New-Yorlî, 7 janvier.
M. Hoover, dans un télégramme qu'il
a adressé au Comité central de secours
des populations de .l'Europe orientale,
combat l'opinion de certains propagan-
distes européens en ce qui les
besoins de l'Europe et leur assertion
que des crédits commerciaux sont insuf-
fisants pour la plupart de ces besoins.
Il souligne l'accroissement énorme des
im.pôts aux Etats-Unis et déclare que, en
dehors de l'ajournement du paiement de
l'intérêt sur les emprunts étrangers, la
tâche de l'Amérique se borne à nourrir
moins de cinq pour cent de la popula-
tion de l'Europe.
La Pologne, poursuit-il, est le seul rempart
de l'Europe contre le bolchevisme.. Si les
Etat,s*Unis tentent de résoudre la question
des vivres, ce devrait, être à condition que
les plus forint; Viations de l'Eûrppc'Jes aident
sur de nombreux points.
M. Hoover, après avoir fait remarquer
que les neutres se sont enrichis, ajoute
qu'il estime que les seuls besoins de la
Grande-Bretagne et de la France sont
des crédits commerciaux. Il passe en-
suite en revue la situation alimentaire
des divers pays et.conclut en disant
Quelques villes d'Italie peuvent avoir be-
soin do vivres; en outre, il- reste aussi à
pourvoir aux besoins de la Finlande, de la
Belgique, de la Pologne, do la Tchéco-Slova-
quie et enfin' de l'Autriche, qui est la partie
de l'Europe dont la situation estia plus triste
relativement aux vivres.
Washington, 7 janvier.
La commission des crédits budgétai-
res de la Chambre a demandé au secré-
taire du Trésor de discuter avec elle de
la possibilité de nouveaux emprunts
dans le but de fournir des vivres à
li'Ëurope. •
Elle a également demandé la discus-
sion de la question de savoir si on lais-
sera le secrétaire du Trésor fixer à sa
'discrétion la période durant laquelle les
intérêts des emprunts européens ne se-
ront pas payés ou si le Congrès fixera
cette période.
ccltë période.. Philadelphie, 7 janvier.
Le financier britannique, sir George
Paish, a déclaré dans une réunion de
banquiers qu'il estimait qu'il faudrait
dix milliards de dollars, répartis entre
quelques années, pour ravitailler l'Eu-
rope et la remettre sur pied. L'orateur
a exhorté les Américains à empêcher
l'effondrement du taux du change il a
fait un appel pour la constitution d'une
organisation de crédits permanents et
il a recommandé la mise en commun
des crédits du monde.
La situation de l'Autriche
La presse américaine prend en mains
la cause du. peuple autrichien acculé à
la-famine. Elle demande au gouverne-
ment de hâter le vote des crédits deman-
dés par la France et l'Angleterre. Le
Conseil suprême s'occupe il faire par-
venir d'urgence il Vienne 30,000, tonnes
de blé qui se trouvent présentement à
Triesto mais ce secours ne suffit pas.
L'aide américaine est. nécessaire.
Le New York Sun écrit à ce sujet
.Somblâble à un homme qui, ayant vécu
dans l'opulence, meurt de faim et voit les
siens dans le besoin, l'Autriche s'est résolue
à porter au prêteur sur gages les trésors
d'art accumules pendant' les jours de pros-
périté et les a offerts pour obtenir des vivres.
Si elle cherche de l'argent, co n'est pas pour
créer des améliorations durables, pour cons-
tituer une armée, pour construire une flotte,
noar améliorer ses voies de communication,
c'est pour obtenir assez de nourriture et cm-
pêcher son peuple affamé de mourir littérale-
ment de faim; c'est pour que les enfants et
les femmes puissent vivre; pour que les
hommes jeunes et robustes puissent obtenir
des matières premières et travailler.
Or, que vont faire les nations qui peuvent
venir en aide à l'Autriche Que va faire
l'Amérique, dont les greniers sont pleins à
éclater'? Faut-ii donc traiter l'Autriche comme
lé ferait un prêteur sur gages V Faut-il donc
lui dire « Sur ce vieux tableau, vous pou-
vez obtenir tant de boisseaux de blé; sur
cette pièce d'orfèvrerie, on vous donnera du
lard; cette statue antique vous rapportera
tant de boîtes de lait condensé; et lorsque
toutes ces richesses seront parties vous en
trouverez d'autres, ou autrement votre peu-
ple peutmourir de faim'? » ̃
Une nation qui .consentirait à ces mar-
chandages cyniaues no' damnerait-elle pas.
son âme ? Il est d'ailleurs un pays où le sens
de l'humanité a prévalu sur le principe du
bénéfice de 100 0/0. De Buenos-Aires, en effet,
nous arrive un message réconfortant par sa
simplicité, sa -clarté, par la bonté qui l'ins-
pire. Ce message est ainsi conçu
« Le président Yrigoycn.a adressé le 13 dé-
cembre, au Congrès, un message demandant
l'ouverture d'un crédit de 2,200,000 pesos
or pour l'achat de vivres et de vêtements des-
tinés à secourir la population affamée de
Vienne.
» Le gouvernement autrichien acquittera
cette créance à sa convenance. »
'Les dépêches nous apportent chacune
un avertissement de -l'urgence qu'il y a
à secourir l'Autriche. -On a appris, hier,
que certains socialistes allaient propo-
ser à la Chambre de déclarer la banque-
route.
Ajoutons que le gouvernement et la
majorité socialiste même ont repoussé
ce moven bolcheviste.
Autour des traités
La délégation hongroise
La délégation hongroise, arrivée hier
matin,, est composée de ta manière sui-
vante
Président le comte Albert Apponyi com-
missaires' généraux le. comte Paul Teleki,
Je comte Etienne Bellilem, M. Al. Popovics,
le baron Guillaume de Lers, le comte Ladis-
las Somssicii commissaires M. Tibor Kal-
lay, le comte Éni. Csaky, le baron Balthasar
de Lang, MM Emile Kanek, Louis Walko et
Richard Bartha; experts MM. Tibor de Sci-
tovsky, Elemer de Jarmay et Laurent Ho-
gedus. La délégation est accompagnée de
treize secrétaires, de six sténo-dactylogra-
phes, de quatre huissiers et de vingt-huit
autres personnes.
Si l'on faisait état des déclarations du
président du Conseil hongrois M. Hus-
zar et de celles du comte Apponyi, il
faudrait conclure que la délégation ar-
rive à Paris avec des sentiments assez
combatifs. "il est clair que les' Hongrois
ne se résignent pas. Nous verrons ce
que pèseront devant le Conseil suprême
les souvenirs d'une Hongrie, « boulevard
de l'Europe et qui empêcha la propaga-
tion de la peste asiatique pendant mille
ans ». Les événements de 1914-1918 sont
bien proches de nous et, au cours de
cette période il n'apparait pas' que les
Hongrois aient le moins du monde cou-
tribué à arrêter la barbarie.
A la présidence du Conseil
M. Clemenceau a reçu cet après-midi
M. Athos Romanos, ministre de Grèce à
Paris, puis MM. Pachitch, Trumb.ilcu et
Zûlgerydélégués du gouvernement serbo-
croate-slovène auprès do la Conférence
de la paix, en même temps que M. Ra-
dovitch, enfin l'émir Payçal qui venait
lui rendre visite avant de quitter Paris
ce soir. M. Berthclot, directeur des af-
faires politiques au ministère des affai-
res étrangères, assistait à cette dernière
entrevue.
Le départ de l'émir Fayçal
L'émir Fayçal a quitté Paris hier soir
pour retourner à Damas. Les conversa-
tions qu'il a eues avec le gouvernement
ont dû le convaincre qu'il n'y avait de
part et d'autre aucune difficulté insur-
montable.
Il est donc à prévoir qu'après un court
séjour dans soli pays l'émir reviendra
en France. Les négociations heureuse-
ment commencées pourront alors s'o-
rienter vers une solution satisfaisante
pour le bien des deux pays.
La question de l'Adriatique
Londres, 7 janvier.
Interviewé, cet après-midi, par un re-
présentant de l'Agence Renier, M. Scia-
loja, a exprimé tout d'abord le grand
espoir d'une solution prochaine du pro-
blème de Fiume et d'autres questions
intéressant l'Italie dans l'Adriatique et
dans la Méditerranée.
M. Scialoja a ajouté
Chacune des parties faisant preuve de
bonne volonté, tout devrait maintenant mar-
cher aisément. Nous n'avons rencontré au-
cun obstacle jusqu'au point qui a été atteint
dans les discussions préliminaires de Lon-
dres mais on ne peut, naturellement, pas
beaucoup progresser sans que ]a France soit
aussi présente dans la salle du Conseil. Je
partirai avec M. Nitti jeudi matin pour Pa-
ris, où les discussions se poursuivront.
L'Agence Reutcr ajoute qu'on consi-
dère comme un symptôme très favora-
ble le fait du prompt départ de M. Nitti.
Pour l'unité de la Syrie
Le comité central syrien communique
l'information suivante
Les comités fédérés syriens d'Egypte réu-
nis en congrès ont adressé à M. Colickri Ga-
nern, président du comité central syrien de
Paris, un long télégramme de protestation
contre le morcellement de la Syrie, tel qu'il
résulte des accords du 1915, 1916 et 1919, et"
contre tous arrangements ayant pour effet de
diviser la Syrie en plusieurs tronçons soumis
à des mandats différents.
Ils ont vote à l'unanimité les vœux sui-
vants, à présenter à la Conférence de la Paix
qui doit bientôt aborder la question turque
et les limites de la Syrie nouvelle ».
1" La Syrie une et indivisible doit être .re-
constituée-dans son unité politique nationale
syrienne -et dans son intégralité territoriale,
suivant ses frontières connues, Palestine en-
tière comprise
2° Le régime gouvernemental de la Syrie
devra être constitutionnel, démocratique et
laïque, basé sur un système fédératif de dé-
centralisation administrative et d'autonomie
provinciale de ses diverses régions.
_•̃̃ •••
Beyrouth, G janvier.
Le parti démocrate national syrien
proteste énergiquement contre le mor-
cellement de la Syrie.
Beyrouth, 7 janvier,.
A la suite d'incursions de nomades
dans- la région de Merdjaioun (au.sud-
est de Saïda),un petit détachement fran-
çais envoyé pour rétablir l'ordre a été
assailli par un parti de Bédouins auquel
s'étaient joints dos volontaires' ukUt-is-
extrémistes. Un bataillon français a été.
aussitôt envoyé sur les lieux, pour met-
tre fin à l'agitation.
Le Renouvellement du Sénat
Jamais, de mémoire de sénateur, le
palais du Luxembourg n'avait excité
d'aussi nombreuses convoitises c'est-
que, pour la première fois, depuis l'ori-
gine de la Constitution, deux cent trente
sénateurs.seront élus en une même jour-
née dimanche prochain.
Enfin, les départements d'Alsace et de
Lorraine enverront quatorze représ'en-
tants au Sénat.
La Haute Assemblée doit être renou-
velée par tiers tous les trois ans. Or, par
suite de la guerre, il n'avait été procédé
à aucune élection depuis 1914.
Les sénateurs sont élus pour neuf
ans en principe mais, en réalité, il.
en sera tout autrement le il janvier; en
raison de la prolongation des pouvoirs
des séries sortantes c'est ainsi que les,
sénateurs de la série B, allant de la'
Haute-Garonne à l'Oise, ne seront élus
que pour quatre ans,;et ceuxdc la série C,
de l'Orne à l'Yonne, le seront -pour'
sept ans.
Seuls, les sénateurs de la série. A, de
l'Ain au Gard, restent en fonctions jus--
qu'en 1921.
Mais vingt-six sénateurs de cette sé-
rie sont décédés il sera pourvu, di-'
manche, à leur remplacement. Les élus'
de cette série ne le seront donc que
pour un an
En dépit de cette fâcheuse situation
de fait, la multiplicité des candidatures,
restera la caractéristique de la prochaine
consultation électorale.
L'âge de quarante ans. obj cetera- t-on,
est une condition d'éligibilité, de nature
a calmer les impatiences des jeunes,
trop pressés de siéger au Luxembourg.
Pas toujours. L'exempledeM. Sébline
est resté célèbre dans les annales séna-
toriales. Le courageux représentant de
l'Aisne, mort victime des mauvais trai-
tements des boches, et dont le buste
orne aujourd'hui la galerie célèbre, fut
élu, pour la première fois, sans avoir
l'âge légal. Force fut de l'invalider. Quel-
ques mois s'écoulèrent, M. Sébline fut
alors réélu ayant l'âge requis. N'est-ce
pas un précédent à méditer?
Les candidats, disions-nous, sont lé-
gion.Nos amis nous pardonneront de lie,
pas les citer tous ici.
Tout d'abord, nous ne parlerons que
pour mémoire des battus des élections
législatives du 16 novembre apparte-
nant, pour la plupart, aux partis avan-'
ces..
Jadis, il était de mode chez les radi-
caux-socialistes d'en appeler du suffrage
restreint au suffrage universel, mais les
temps sont changés.
La Haute Assemblée, à l'instar de la
Chambre, comptcra-t-elle quelques gé-
néraux de la grande guerre ? '?
Aux termes de la loi électorale « les
militaires sont inéligibles au Sénat, sauf
les maréchaux, amiraux et|offîciers gé-
néraux, maintenus, sans limite d'âge,
dans la première section du cadre d'état-
major. »
On a parlé de la candidature du géné-
ral Pau en Meurthe-en-Moselle.
L'ancien commissaire du gouverne-
ment lors de la discussion de la loi de
trois ans, serait particulièrement bien
accueilli au Luxembourg où l'on a gardé
le souvenir de son intervention sensa-
tionnelle.
Du Gard, nous vient la nouvelle que
le général Marchand se mettrait sur les
rangs.' C'est qu'en effet, depuis de lon-
gues années, le général Marchand siège
au Conseil général de ce département oii
il s'est créé de nombreuses sympathies.
Le général Fayollc,' ancien comman-
dant de groupe d'armées, est candidat'
dans la Haute-Loire; le général Baill.oud,
dans Indre-et-Loire le général Hirs- j
chauer, dans la Moselle, et le général
Taufflieb, dans le Bas-Rhin.
L'amiral Boue de Lapeyrère se porte
dans le Gers, mais l'amiral de La Jaille,
sénateur sortant de la Loire-Inférieure,
ne solliciterait pas le renouvellement de
son mandat, non plus d'ailleurs que le
général Mercier.
Du côté des membres du gouverne-,
ment, tous sauf le président du
Conseil, sollicitent les suffrages der
leurs électeurs et même deux ministres,
qui n'étaient pas sénateurs aspirent à
le devenir MM. Noulens dans le Gers,
et Claveille dans la Dordogne.
Se représentent MM. Stephen Pichoh
(Jura),Pams (Pyrénées-Orien taies), Jean-
neney (Haute-Saône) où ils sont tètes de
liste.
Parmi les anciens préfets, citons les
candidatures de MM. Poirson (Seine-et-'
Oise), Schrameck (Bôuches-du-Rhône),
Lutaud (Rhône), Bascou (Gers).
M. Pasquçt, ancien secrétaire général
des postes et télégraphes, est candidat
dans les Bouches-du-Pdiône.
M. Antonin Dubost, qui préside le
Sénat depuis quatorze ans, se représente
dans l'Isère où il a été battu au Conseil
général.
Verrons-nous les deux Delahaye assis
côle à côte au Luxembourg pour la plus
grande animation des débats ? Les deux
frères, Dominique, sénateur sortant, et
Jules, ancien député, sont candidats
dans Maine-et-Loire.
Mais un sortant que nous ne rever-
rons sans doute pas; c'est M. Charles
Humbert qu'un congrès de la Meuse
vient de déclarer indésirable.
Dans la.Sarthe, l'affaire Caillaux a. jeté
le désarroi parmi les sortants. MM. Cor-
delet et Lebert n'ont pas voulu pour'.
cause se solidariser avec M. d'Estour-
nelles, baron de Constant de Rebecque,
qu'un congrès, 'tenu au Mans, sous
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