Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1909-04-04
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 04 avril 1909 04 avril 1909
Description : 1909/04/04 (Numéro 94). 1909/04/04 (Numéro 94).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
LE PIGAEO– DIMANCHE 4 AVRIL 1909
LE MONDE RELIGIEUX
UNE
Mrence de M. d'Naussonuifle
SUR LAMENNAIS
Certains catholiques ont accoutumé de
ne parler, de Lamennais que l'injure et
la malédiction aux lèvres. Ce n'est pas
la méthode du comte d'Haussonville qui,
dès le début de la très intéressante confé-
rence qu'il donna hier à la Société de
géographie sur une correspondance iné-
dite de ce mort illustre, nous avertit qu'il
parlerait de lui avec sympathie..
Notre éminent collaborateur connaît
.un digne, curé qui ne manque jamais,
lorsqu'il récite les litanies des saints:
ûy ajouter cette adjuration de son cru
A fiirore sanctorum libéra nos, Domine,
« Dé la fureur des saints délivrez-nous,
Seigneur». Pas plus que ce curé, M.
d'Haussonville ne croit que la fureur
soit la pierre de touche de la sainteté.
« Je pense que c'est plutôt la charité »,
dit-il. Et comme il a raison Ah la
fureur des saints, c'est-à-dire de ceux
qui, le plus souvent sans mandat, se
constituent, Dieu sait comme, les gar-
diens farouches de l'orthodoxie, qui nous
en délivrera ? `?
Les lettres inédites de Lamennais,
qui seront d'ailleurs publiées en octobre
ou en novembre prochain, et dont M.
d'Haussonville vient de donner à un au-
ditoire d'élite, des l'abord conquis par
l'élégance et le charme de sa parole, la
savoureuse primeur, ont été adressées à
une femme dont le solitaire de la Chê-
naie avait fait une chrétienne. Cette
femme contracta un premier mariage,
qui ne fut point heureux, avec un
petit; gentilhomme, M. de Lacan. Elle
épousa plus tard le baron Cottu, et
trouva dans ce second mariage le bon-
heur, fait de tendresse partagée au-
quel elle aspirait. Sa correspondance
avec Lamennais dura plus de trente
ans. C'est dire que son affection de-
meura fidèle au grand homme, même
après la chute. Elle sut, remarque le
conférencier, qui l'en loue fort juste-
ment, concilier cette fidélité avec celle
dé sa foi.
M. d'Haussonville a fait naturellement
de copieuses citations des lettres iné-
dites de Lamennais. Et ces lettres sont
vraiment fort belles. Ce sont -avant la
chute bien entendu les lettres d'un
vrai prêtre, n'ayant pas d'autre souci
qued élever une âme vers Dieu et de la
maintenir dans les hauteurs sereines de
la foi.
Cette-conférence, qu'on ne s'y trompe
pas., n'est pas une apologie. M. d'Haus-
sonville n'excuse nullement la révolte
de Lamennais. Il pense, et avec raison,
que si l'on est catholique, il faut l'être
« avec logique et jusqu'au bout », donc
se soumettre dès que le Pape à prononcé,
du moins en toute matière qui touche,
soit au dogme ou à la morale, soit au
gouvernement de l'Eglise. Mais enfin, si
Lamennais pécha par orgueil, ne pou-
von'Srïip.as ^roirei.'du -moins qu'il fut sin-
cère, mêmèdans ses .aberrations? Mme
Cottu le croyait. Elle le crut jusqu'à
la'fîn^
Que'fW-'éilè, cette fin'; "piir Te fprêtre
rebelle- qui voulut que son corps fût
porté directement au Pèrë'-Lachaise, sans
passer par aucune église, et enterré dans.
Fa fosse commune'? Est-il possible que
celui' qui avait converti tant d'âmes ne
se soit pas, au moment de paraître de-
vant le souverain juge, réconcilié avec
ce Dieu à qui il les avait données? Mys-
tère impénétrable à l'humaine faiblesse,
mais qui n'interdit à ceux qui aiment,
non pas sans doute la révolte orgueil-
leuse, mais le génie et le grand cœur de
Lamennais, aucun espoir.
Julien de Narfon.
NQjninations. Par décision de Mgr Amêtte
M. l'abbé Privas, second vicaire de Sainl-
Michel des Batignolles, est nommé premier
vicaire de cette paroisse, en remplacement
de M. l'abbé Siruguet, nommé premier vi-
caire de Saint-Philippc-dU-Roulo.
M. l'abbé Monmarché, second vicaire de
Saint-Germain de Charonne; est nommé
second vicaire de Saint-Michel des Bati-
gnolles.
• Lés Petits Chanteurs à la croix de bois.
La Manécanterie des Petits Chanteurs à la
croix de bois chantera a capella le Salut à
Saint-Philippe du Roule, à quatre heures, le
dimanche des Rameaux et l'office de Ténè-
bres à la Madeleine les mercredi, jeudi et
vendredi saints, à cinq heures. J. de N.
LE BUREAU DORÉ
A la .place des communiqués officiels où
sont annoncées les démissions des ministres,
l'Agence Havas consacrait hier soixante-dix
lignes au nouveau bureau de poste de la'rue
Laffltte. Ce n'est plus une information. C'est
un prospectus.
Demain matin, le bureau construit sur
l'emplacement de la Maison Dorée sera,ou-
vert au public.
Le bâtiment a conservé son aspect général
artistique, dit le prospectus ministériel. M. Si-
myan a seulement fait ajouter une marquise en
fer forgé qui supportera des lanternes portant
l'indication « Postes et Télégraphes. »
Sur le boulevard, un vestibule avec panneaux
meus chêne rehaussés de filets d'or et incrustés
d'émaux précède la salle d'attente, qui s'étend
«n bordure du boulevard et de la rue Laffltte.
Cette salle, sur laquelle s'ouvrent quatorze
guichets, plus un guichet spécial pour la vente
des'timbres, est spacieuse et très éclairée.
Les guichets, revêtus extérieuremant d'une cé-
ramique sur laquelle se détache le coq gaulois,
sont recouverts de dalles de verre gravé et
̃émailïé. Enfin, au mur est adossée une tablette
en opaline sur laquelle le public pourra faire sa
correspondance.
Un certain nombre de distributeurs automati-
ques de timbres-poste, d'un type nouveau, se-
ront installés très prochainement dans la salle,
d'attente.
Les cabines téléphoniques au nombre de neuf
sont situées au soùs-sol dans une pièce très ri-
chement décorée acajou rehaussé de gravures
d'or et d'émaux. Cette salle téléphonique cons-
titue une innovation très intéressante et qui
sera sùrement très appréciée du public.
Et avec ça, madame la princesse? 2
Vous désiriez un bureau de poste pratique,
où l'on obtienne rapidement les communica-
tions téléphoniques, et d'où les petits bleus
partent plus rapidement et plus régulière-
ment ? ..•
Mo Simyan vous offre un bureau idéal
modèle prochaine exposition universelle. Il
n'y manque, à vrai dire, qu'un grill-room et
des salons de repos.
Maie,' en revanche, un ascenseur reliant le
rèz-JÉe^ehaîjeBéa à l'eatresollabJUtera, paraît-
ïlyle tri des lettres, qiiHin chariot automati-
que transportera des boîtes intérieures et ex-
térieures jusque sur la table 'de timbrage.
Qu'importe, après toutes ces merveilles
agglomérées dans le bureau idéal, si les au-
tres bureaux de poste installés dans les
quartiers commerçants restent sombres, im-
praticables et malsains Les contribuables
n'oseront plus se plaindre en songeant au
palais du boulevard, et les employés suppor-
teront leur tuberculose en espérant qu'ils
pourront un jour ou l'autre permuter dans ce
sanatorium féerique.
Vraiment, si M. Caillaux est le grand ar-
gentier moderne, M. Simyan est le postier de
l'avenir. Car, après ce coup do maître, il ne
s'arrêtera pas en si bonne voie, et les entre-
preneurs peuvent ouvrir leur carnet de com-
mandes. '.̃̃̃̃̃
Quand le bâtiment va, tout: va.
Prochainement, les poteaux télégraphi-
ques seront de palissandre avec isolateurs
en porcelaine de Sèvres. Tous les fils seront
nickelés. L'uniforme des postiers subira éga-
lement des modifications importantes. Pour
servir dans « un bureau vieux chêne re-
haussé de filets d'or et incrusté d'émaux »,
ils porteront l'habit à la française; la. culotte
de soie jaune d'or, les bas blancs et les sou-
liers à boucles d'argent. Les ambulants re-
cevront des bottes à l'écuyère ornées de deux
glands d'or. Et mesdames les téléphonistes
auront un tablier inévitablement à bavette.
Si les postiers continuent à;se syndiquer,
après toutes ces améliorations, ce sera à dé-
sespérer de la démocratie. Et si les contri-
buables ne cessent pas'do se plaindre, M.
Simyan démissionnera avant la discussion
du budget des postes,
Louis Chevreuse.
Le Concours hippique
Hier encore on est venu en foule au Grand
Palais assister aux épreuves, particulièrement
intéressantes, du'prix des Ecoles et du prix
des Régiments. Les plus anciens membres de
la Société hippique, ceux 'qui ont vu les Mor-
nay et les Juigné en diriger autrefois les des-
tinées, rendent hommage à l'habileté de leur
président actuel, le baron du Teil, qui, avec
ses collaborateurs excellents, sait varier les
programmes, mettre en valeur les meilleurs
sujets de l'élevage français. ̃
Reconnu dans la tribune des sociétaires
Comtesse de Ganay en taffetas noir à corsage
à gilet do Chantilly sur transparent blanc, étole-
collet de zibeline, toque'de tulle gris à aigrette;
comtesse Charles de Maleiasye, en tailleur de
drap gris-fer à redingote longue et ajustée, étole
de renards noirs, grand chapeau de crin noir re-
haussé d'un panache de plumes noires comtesse
Joseph d'Harcourt, en tailleur de drap noir tout
uni et à redingote longue et ajustée, étole de
renards noirs, grand chapeau de paille noire
rehaussé do plumes noires; baronne Jacques Le
Vavasseur, en fourreau de lainage vert ancien,
étole do renards argentés, grand chapeau de
paillasson .vert à gros nœud de velours assorti
Mrs Clinch Smith, en fourreau de liberty noir à
guimpe do tullo blanc recouvert d'or, longue
veste garnie do passementerie et ouverte sur le
devant, étole de renards argentés, grand cha-
peau do. paillasson gris-souris, rehaussé de tulle
et d'amazones do même nuance; vicomtesse du
Pont de Gault-Saussine, en fourreau do velours
noir à guimpe de tulle illusion sur transpa-
rent blanc, longue veste de liberty garnie de ga-
lons de passementerie, chapeau de crin noir' ré-
levé sur lo côté et rehaussé 'd'amazones blan-
ches Mlle du Pont de Gautt~Sau~sinc. en four-
reau do drap grenat, chapeau de paille noire A
roses rougos marquise do Niçuil, en fourreau de
drap ardoise à ceinture de moire noirs,' empièce-
ment do mousseline de soie assortie à ruebë de
tulle illusion blanc, longue yesta xle liberty ar-
doiso ornée .de passementerie de soie. toque on
violettes comtesso. d'Hcapcl, en robe princesse
do drap pékïrié tabac d'Espagne a double empièce-
ment do tulle assorti et de malines, étole de zibe-
line, toque de paillasson mordoré à nœud de tulle
et aigrettes; Mllo Péan, de Saint-Gilles, en tailleur
de lainage gris-blanc à redingote, renard blanc
autour du cou, grand chapeau de paillasson vert
à nœud de moire assortie; Mme Ç. du Bos, en
fourreau de lainage gris. étole de' -chinchilla,
chapeau do paille grise rehaussé do paradis gris
comtesse de Solayes, en tailleur de lainage gris
clair chiné blanc, veste mi-ajustée sur chemi-
i-ette de mousseline de soie grise à ruche de,-
tulle blanc autour du cou, toque de paillasson'
gris rehaussée de tulle et d'ailes; Mme Jean
Bonnardel, en tailleur do lainage tabac' d'E&pa-
gno à longue redingote s'outachée. étole do zi-
beline, chapeau de paillasson tabac à plumes
paradis Mlle Bonnardel, en tailleur bleu ma-
rine,, jupe à plis piqués, veste-sac sur chemi-
sette de linon blanc, grand chapeau de paille
bleu marine à torsade de liberty ciel; Mlle Bo-
nérins, en tailleur bleu marine à veste vague,
chapeau de crin bleu marine à oiseau blanc sur
le 'côté; Mlle de Brossard, en! tailleur marron à
veste à paiis arrondis sur chemisette de linge-
rie, grand chapeau de paille mordorée à mouette
en aigrette; marquise de Saporta, en tailleur
noir à redingote brodée, étole de zibeline, toque
de paillasson noir à ailes; Mlle de Virieu, en
tailleur de lainage fantaisie gris à redingote mi-
ajustée, renard blanc autour du cou, chapeau de
paille grise à nœud do moire Mme Lavallée, en
tailleur prune et longue redingote soutaçhée, cha-
peau de tulle noir bordé de taffetas et rehaussé
d'aigrettes paradis; comtesse Martin du Nord, en
tailleur gris-fer, à longue redingote ajustée et
unie, chapeau de paillasson gris rehaussé de
plumes; Bordes, en fourreau de drap noir
a guimpe de tulle blanc, longuo veste à pans
arrondis de liberty noir garni de soutaché, cha-
peau de tulle noir à rosos Mme Beau, en tail-
leur gris-fer, étole de renardsargentés, chapeau
de paille noire à piquet de plumes; comtesse de
Planet, en fourreau de lainage violet à empièce-
ment et manches do tulle assorti à petits plis,
longue redingote de mûroe tissu soutaché. étolo
de renards argentés, grand chapeau^do tulle vio-
let à paradis de même nuance; comtesse de Ruf-
fleu, en tailleur toque de paille grise
garnie d'ailes; Mlle Renée de Ronseray, en tail-
leur bleu-marine, jupe à. gros plis piqués, veste
ajustée à galons do passementerie, grand cha-
peau de paille bleue, rehaussé de, tulle et d'ai-
grettes, etc.
Le comte Rœderer a présidé' dans la ma-
tinée la commission composée des comtes
Karl et René de Beaumont, de MM. Boittelle,
le comte Gérard du Douët de Graville, du
comte d'Esterno et du vicomte de Saint-
Genys, qui était chargée de l'examen et de
l'admission des chevaux des elle. Pour la pre-
mière fois cette commission a fait, non seule-
ment mensurer, mais peser les sujets. Elle
tend, en effet, à diviser les chevaux à la fois
par taille et par poids, comme on le fait en
Angleterre. La présentation à pleinement sa-
tisfait les membres de la commission.
A dix heures, défilé des chevaux attelés en
paire, devant le comte Rœderer, le comte de
Guébriant, le comte de Bridieu, le duc de
Vicence, le marquis de La Garde et le baron
de Langlade, qui ont décerné vers midi les ré-
compenses suivantes
3° classe Prime extraordinaire à Deisme par
Ulven et Lisa, élevé à Tirepied, dans la Manche,
par M. Constant Cudelon, et à Eglantine, par
Trafalgar et Bichette, élevée à. Victor-Pontfol,
dans le Calvados, par M. A. Séraut.
Primes 1, Fructidor, élévé par M. Guillerot.
et Emblème, élevé par M. Louis Milet (comte
Gaston de Castelbaiac) 2, Fagot, élevé par M.
Fautrat, et Foottt, êlové par M. Alfred Lécuyer
3, Fusée, élevée par Ri. Raymond Bonis, et Flûte,
élevée par M. Guilleret fih 4, Elva, élevée par
M. G. Perrot, et Ecalure, élevée par M. Adolphe
Henry 5, Emir, élevé par M.. G. Perrot (docteur
Tolmer) et Emerhude, élevée par M. Albert Ché-
ramy 6, Floréal, élevé par M. Michel Palienne,
et Francceur, élevé par M. J.-J. Durand (M. H.
Biétrix-Zauri.
4' classe Prime extraordinaire à Du Bey, par
Satellite et Lisette, élevé au Petit-Quévilly, dans
la Seine-Inférieure, par M. Bailleul, et à Diamant,
par Kalmia et Tirelire, élevé à Contremoulin,
dans la Seine-Inférieure, par M. Goupil-Dubosc.
Primes 1, Aiglon,- élevé par M. Léon Thome,
et Porto (même éleveur1.; 2, Beau Sire et Bouton
d'Or (M. Léon Thome); 3, Falon, élevé par M.
Juizan, et .Percent, élevé par M. Kérangueve'n
(M. Tissier do Saint-Albin); 4, Prélevai, élevé par
M. Adolphe Lelong (Mme veuve Languet), et
Dïcettc, élevée par M. Gévelot (M. Talma). ̃
A 2 h. 1/2, a été courue l'épreuve d'obs-^
tacles pour le prix des Ecoles, épreuve ou-
verte aux "chevaux" inscrits; au catalogue dvr
concours, pour les prix de classes, montés
par des cavaliers appartenant à des écoles
de dressage ou manèges, portant la redin-
gote noire, la culotte, les bottes et le chapeau
à haute forme, ou la tenue des Ecoles.
Trente-huit engagements, Au nombre des
principaux propriétaires
MM. Albert Bovron, Pierre de Vazelles Blan-
din, Pierre Escudier, Legrand, Henri PÏocque,
E. André, Léon Tacquet, François Blot,Messin
pour M. Lebaudy, de Villemandy, Alphonse La-
marre, Dominique Cossé, Henri Lachatid, Abel
Moncassin, Adolphe Célisse, Lefeuvre, Dufour,
Joseph do Montugon, le vicomte de Curel, le
comte O'Topl, J. du Chàtenet, le baron de Neu-
fîize, le comte Louis d'Havrincourt, Godefroy,
Gaston Lemaître, Gustave Hue, Baptiste GuytGus-
tavo Géray, le marquis de Triquerville, René de
Moissac, Jean Blavier, de La Germinais, le comte
de Carcaradec, Burthe d'Annelet, Gailleton,
Charles Commerson, Alfred Tantini, Guiot, Mmes
Pozzi, Bourdet, etc., etc.
Le classement a été fait ainsi ̃
Prix 1, Elsa (montée par M. Blot) 2, Moulès-
Saa (M. Blot) 3, Sarah Gosse (M. Blot) 4, Tyro
lienne (M. Moncaasin) 5, Epi'tuxrd (M. Dumont);
6, Mustapha (M. Moncassin) 7, Dancing Girl
8, Electeur (M. Ang-lard).
Flots: Florence (M. Bourgade). Salamalek (M.
Ribault), Vesta (M. Lebret), Pile ou Face, Fèli-
cienne (M. Blot), Escadre (M. Dumont), Henriette
(M. Anglard), Estival, Oranne (M. Anglard), Mlle
de Donzy (M. Lachaud), Foletle (M. Anglard).
A quatre heures a eu lieu, sur deux tours de
la piste et avec dix obstacles, l'épreuve du prix
des Régiments, 2e section, pour les chevaux
d'armes d'officiers, montés par des officiers
de cavalerie légère en activité de service, en
uniforme.
La sélection des chevaux proposés pour
cette belle épreuve n'a retenu que treize en-
gagements.
Les sujets, appartenant à MM. Lion, mé-
decin-major du iw chasseurs, Duvelléroy,
vétérinaire du iCT chasseurs, le lieutenant de
Massa, du icr chasseurs, le capitaine Allouard-
Calny, du 7° chasseurs, le lieutenant Henry
Gailliard, du~ 4° hussards, le médecin-major
Vernet, du 40 hussards, le lieutenant-colonel
Frotiée, du 4e hussards, le lieutenant Lussi-
gny, du 4" hussards, le médecin-major Paloc-
que, le lieutenant Schaaff • et le vétérinaire
Augustin, du même régiment, le lieutenant
de La Croix, du 14e hussards, et,le lieutenant
Piot, instructeur à Saint-Cyr, étaient montés
par leurs propriétaires et par MM. les lieute-
nants Le Poullen et de Mierry, du i<" chas-
seurs, Gailliard, Lussigny et de Malherbe,
lieutenants au 14e hussards.
Huit récompenses ont été décernées
Prix i, Eylou II (capitaine Allouard-Carny,
7' chasseurs) 2, Kasbah (lieutenant Piot, ins-
tructeur à Saint-Cyr) 3, Salvator (lieutenant de
Malherbe, 14' hussards) 4, Roméo (lieutenant
Lussigny, 4" .hussards.)
Flots Ambassadeur (lieutenant Gailjiard, 4.
hussards)'; Le Suspendu (lieutenant Lussigny);
Ascemr-ur (lieutenant Gaiïliard) Galopin (lieu-
tenant de Massa, 1" chasseurs.)
Aujourd'hui dans la matinée, épreuve de
la réunion hippique militaire midi, équita-
tion deux,heures prix de Conscription, of-
ficiers. Cette derrière épreuve est, on le sait,
une des plus intéressantes de la saison. De-
main, défilé des attelages à quatre.
Ch. D.
Tentative d'assassinat
sur le oufé É Sâint-Salpice
Le curé de Saint-Sulpice, M. l'abbé
Letourneau, vient d'être victime d'un
inqualifiable attentat.' '̃•; •̃ -••'
L'abbé Letourneau sortait de son
église, hier soir, à neuf heures et demie,
pour rentrer à. son presbytère, 50, rue
de Vaugirard. Il suivait la rue Servant
doni, son chemin le plus direct; mais
qui est;- à cette heure surtout," sombre
et à peu près déserte. Comme il arri-1
vait a la dernière maison, une femme
qui, cachée dans l'ombre, sous la porte
cochère d'un hôtel, le guettait, bondit
sur lui et le frappa d'un coup de cou-
teau à l'omoplate; droite. La lame, mal
dirigée, ne pénétra pas profondément,
mais glissa, 'faisant une assez longûe;
déchirure. ̃•
Au cri que poussa lo blessé, plusieurs
personnes qui se trouvaient dans la rue
de Vaugirard, accoururent. La femme-'
avait pris la fuite. On la poursuivit et
on réussit à la rejoindre. Conduite au
commissariat de l'Odéon, elle déclara se
nommer Louise Bourelli et être âgée de
soixante-sept ans, ancienne institutrice,
sans domicile. C'est une femme de taille:
moyenne, à l'air étrange. Elle semble
être alcoolique. Elle avait agi, prétend-
elle pour se venger de la dureté de
cœur de l'abbé Lelourneau dont elle
avait vainement imploré la charité.
Depuis longtemps, en effet, cette
femme avait sollicité des secours du
curé de Saint-Sulpice. Il était venu à
son aide plusieurs fois. Mais, comme les
demandes se succédaient à intervalles
de plus en plus rapprochés, il avait fini
par ne plus répondre et par faire con-
damner sa porte à la quémandeuse. Elle
en avait conçu une vive irritation et aux
supplications avaient succédé les me-
naces. L'abbé n'en avait tenu aucun
compte. On voit que cependant elles de-
vaient être mises à exécution.-
•L'abbé Letourneau, qui heureusement
n'est pas grièvement blessé, a été re-
conduit chez lui où le docteur Arnoux
est venu lui donner les soins nécessaires.
.MM.' Charles Benoist, député du
sixième arrondissement et Taudière,
professeur à l'institut catholique, étaient
près de lui hier soir. De nombreuses
personnes, parmi lesquelles Mgr Bau-
drillart, recteur de l'institut catholique,
l'abbé Bousquet, vice-recteur, M. Cho-
bert, secrétaire général, etc., sont venues
se faire inscrire et apporter le témoignage
de leur sympathie au digne prêtre,
victime de cette tentative d'assassinat.
ils sont innombrables en effet ceux
qui ont pu apprécier, depuis qu'il a été
appelé à succéder à M. Méritan comme
curé de Saint-Sulpice, les qualités d'in-
telligence et de cœur de M. Letourneau.
Aucun prêtre du diocèse ne possède à
un plus haut degré, la confiance de son
archevêque et ne la mérite mieux.
La correction, la dignité de sa vie dé-
.fient toute critique, et il gouverne sa pa-
roisse avec une sagesse consommée. Il
appartient d'ailleurs à cette illustre com-
pagnie de Saint-Sulpice qui a formé la
plus grande partie du clergé français et
au sein de laquelle toutes les vertus sa-
cerdotales sont de tradition ininterrom-
pues.
M. Letourneau a pris une part consi-
dérable au dernier congrès diocésain, en
lui apportant le concours précieux d'une
longue expérience paroissiale. C'est, en
outre, un ecclésiastique à l'esprit large,
très conscient des nécessités actuelles de
l'apostolat, très désireux d'y correspon-
dre, un, de ceux, enfin, dont le loyalisme
hiérarchique, si Ton pouvait ainsi dire,
autant que le zèle toujours en éveil, font
les collaborateurs les plus précieux de
l'administration diocésaine.
C'est, depuis.quelques années, le froi-
sième crime c&mmis dans des condi-
FJ;!(>f' "<
irons" analogues. On 'se rappelle c^ùë
l'abbé de Broglie fut tué d'un coup de
revolver par une folle mystique. Peu'
après c'était un vicaire de Saint-Médard
qui, poursuivi par les assiduités d'une
pénitente exaltée, lui avait fait interdire
l'entrée de l'église et fut poignardé par
elle, avenue d'Italie, au moment où il
portait le viatique à un mourant.
Par bonheur, cette fois, le cas est
moins grave, car à minuit, moment où
nous avons fait prendre des nouvelles
du blessé, le bulletin était aussi satis-
faisant que possible. Deux sœurs veil-
laient.au chevet du blessé; mais, à moins
de complications improbables, la guéri-
son sera certaine et rapide.
Jean de Paris,
joumuxjï mm.
-iWP
Conséquences
Les citoyens Pataud, Yvetot, Nègre
annoncent, pour aujourd'hui, un grand
meeting qui se tiendra, magnifique, à
l'Hippodrome et auquel sont vivement
convoqués nos fonctionnaires de toutes
sortes, instituteurs, postiers, employés
municipaux, employés d'Etat.
Les noms seuls'des citoyens Pataud,
Yvetot, Nègre valent un programme. Et,
les discours qui seront prononcés, on
croit déjà les entendre. D'ailleurs, le
Journal des Débats résume ainsi l'affi-
che après le succès de toutes les grèves
récentes, grève du Métropolitain, grève
de l'électricité, grève des postes, etc.,
les travailleurs doivent avoir pris cons-
cience de leur force; ils doivent savoir
« qu'il ne tient qu'à eux d'améliorer leur
situation »••̃
Il faut l'avouer, les citoyens Pataud,
Yvetot, Nègre, raisonnent bien. Si les
révolutionnaires étaient timides, par le
temps qui court, on ne sait pas trop d où
leur viendrait leur timidité. Ils sont allés
jusqu'au bout de leur frénésie, sans ja-
mais en éprouver le moindre ennui. Ils
ont organisé des émeutes odieuses, et on
ne les a point châtiés. Ils ont pratiqué
toutes les violences, commis la plupart
des crimes qu'une société policée peut
le moins considérer comme supporta-
bles, et des amnisties hâtives les. ont
délivrés de toute inquiétude. Ils ont sa-
boté, saccagé, pillé, quoi encore? et tout
s'est passé comme s'ils n'étaient que de
bons enfants un peu bruyants et vifs de
caractère.
Alors, les voici, rassurés par l'impu-
nité, fortifiés, pleins de courage" et qui
ne demandent qu'à recommencer. N'au-
raient-ils pas bien tort de se gêner'? et,
s ils se gênaient, ne seraient-ils pas un
peu sots?.
La mansuétude étonnante du gouver-
nement devait avoir cette conséquence.
Si' le gouvernement ne l'a pas prévu,
c'est, de sa part, la preuve d'une remar-
quable légèreté.
Maintenant, les révolutionnaires se
moquent de lui. Ce meeting de l'Hippo-
drome est un déti. ̃
Que fera le gouvernement? demandent
les Débats. Récemment des officiers
fonctionnaires militaires! ont été punis
pour avoir assisté à une messe où un
évoque parla de Dioctétien, d'une ma-
nière, disait-on, tendancieuse. Le gou-
vernement laissera-t-il ses fonctionnai-
res civils assister à l'office des citoyens
Pataud, Yvetot, Nègre; lesquels ne pro-
céderont pas par allusion?. Mais oui
Que fera.le gouvernement demandent
les Débats.
Le gouvernement ne fera rien.
André Beaunier.
La Presse de ce matin
̃uA POLITIQUE
VHumanité
Notre confrère publie un article du citoyen
Pataud, qui est un appel aux fonctionnaires.
Voici des extraits signiiicatifs do cet appel
Ce statut qu'on veut vous imposer, le proléta-
riat le refuse en votre nom.
Ce droit de grève que vous avez conquis et
que l'on veut vous contester, le prolétariat tout
entier vous l'octroie.
Et qu'on ne vienne pas dire que ce sont là
des paroles en l'air, les faits se chargent d'en
démontrer la véracité.
Si, comme le dit votre ministre de -}& justice,
l'ex-grèvc généraliste Briand, « votro société a
vieilli et subit actuellement son premier accès
de goutto », le monde des travailleurs, avec votre
concours sera bientôt son propre médecin et,
comme premier remède, il administrera, à bref
délai, ce médicament efficace la grèvo géné-
rale
Camarades fonctionnaires, ce remède, nous
l'appliquerons ensemble.
Cette grève générale, vous la ferez avec nous!
Le Gaulois
C'est aujourd'hui, à l'Hippodrome, que l'on
signera le pacte qui placera les administrations
publiques sous la protection de la congrégation
prolétarienne,
Du jour où l'autorité s'est respectueusement
inclinée devant la révolte des postiers, on pou-
vait prévoir que le monde révolutionnaire ouvri-
rait ses rangs aux fonctionnaires.
C'est aujourd'hui chose faite, et l'enrôlement
des employés et ouvriers d'Etat dans l'armée
syndicale confédérée n'est plus qu'une question
de mois ou peut-être de semaines. De concession
en concession, la république du Bloc nous a
conduits la pire des révolutions.
L'A urore
Les fonctionnaires sont plus raisonnables que
cela. Ce qui a été dit à la réunion des Sociétés
savrmtes, ils n'avaient donné ni à M. Grangier,
ni à M. Nègre, ni à M. Pataud, mandat dé le
dire. Il faut, du moins, l'espérer. Ils savent qu'il
ne serait pas de plus mortel coup donné à la
République que la grève générale, si jamais eUe
venait à passer- ce que nous ne croyons pas
de la théorie à la pratique. C'est déjà bien assez
de l'entendre prêcher.
ÉCHOS & NOUVELLES `
L'Humanité
Notre confrère annonce la mort de M. An-
dré Alavoine, ancien membre du comité cen-
tral de la Commune.
Le Journal:
Lt; Joup~at Do Montauban.
Une femme de soixante-cinq ans, Gabriello
Martel, a été trouvée assassinée samedi matin.
Vendredi soir, à huit heures, après une céré-
monie religieuse à l'église Saint-Orens, cette
femme rentra chez elle, accompagnée sur le pas
de sa porto par ses neveu et nièce.
Elle se rendit à sa chambre située au rez-de-
chaussée.
Au moment où elle arrivait sur la porte, le
ou les. malfaiteurs surpris l'assaillirent et la
frappèrent avec un instrument contondant. Mme
Martel s'affaissa sans pousser un cri et pour ne
plus se relever.
La mort avait été instantanée, c'est, du moins,
ce que l'on suppose, et ce que l'autopsie seule
démontrera.
Le Petit Journal
Le 1" avril, un habitant de Puteaux était venu
raconter au commissaire de police qu'il avait vu,
dans la nuit du 31 mars, un homme et une femme
jeler une jeune fille dans la Seine.
Or, il s'ajrit en réalité d'un suicide accompli
dans des circonstances dramatiques.
La dësespér'ée est une ancienne'barîchfssëiïse,
Margueritto C. âgée de seize ans, etdemeurant
avec sa mère à Courbevoie,
Le Petit Parisien
De Toulouse.
M. Boudet, préfet- de l'Ariège, serait mêlé à
une histoire d'ordre judiciaire et que ses adver-
saires ne vont pas manquer d'exploiter.
Il s'agit d'un divorce intente a sa femme par
un rentier de la rue Clémence-Isaure. Or, le préfet
de. l'Ariège serait poursuivi pour complicité le
procureur de la République, saisi de la question,
a passé le dossier au procureur général, car les
préfets, en vertu du code d'instruction crimi-
nelle, sont soumis à une juridiction spéciale.
La femme aurait avoué. Le mari, qui se porte
partie civile, a désigné, pour le représenter, M*
Pérès; député do Saint-Girons, avocat au bar-
reau de Toulouse.
L'affaire viendrait le mois prochain.
De Bruxelles.
Le fils du comte Sotilvasy, de Varsovie, s'est
suicidé hier soir. Il menait une vie do dissipa-
tion, et son père avait fini par lui' refuser tous
subsides.
AFFAIRES MILITAIRES
Un banquet au général d'Amade
Les officiers de la promotion de Saint-Cyr,
de 1874-1876, recevaient ces jours derniers
de leur secrétaire, le commandant Klecker,
une lettre les invitant à venir acclamer le
glorieux conquérant du Maroc, le général
d'Amade.
Une soixantaine d'officiers se trouvaient
réunis hier soir au café Cardinal, autour de la
table que présidait le général d'Amade. Parmi
eux
Général Famin, général do Castelli, général
Franchey d'Esprey, colonel de la Garenne. colo-
nel Mon'teil. colonel Boudier, colonel de l'Espée,
commandant de Beaumont. commandant deDau-
aual, marquis de Saint-Blein, commandant comte
iu Bourblanc, marquis de Sauyan d'Aramon, do
Pengrern, commandant Lhuiliers, commandant
d'Estais, etc.
Au dessert, le commandant Galabert, qui
fut le « père système de la promotion, porte
un toast au genéral d'Amade, dont il fait l'é-
loge en des termes où le cœur et l'esprit se
trouvent d'accord.
Ensuite, M. Albert de Sonis, fils du géné-
ral, médaillé militaire de 1870, offre à ce ti-
Lre au général d'Amade les insignes do la
médaille militaire, au nom de tous les ca-
marades de la promotion.
Le général cl Amade répond à ces toasts. Il
proteste, avec une charmante camaraderie,
contre les épithètes louangeuses dont on l'a
acclamé. En des termes pleins do délicatesse,
il fait remonter à la formation commune
que toute la promotion a reçue à Saint-Cyr
la petite part de gloiro que chacun de ceux
que le sort a favorisés a pu apporter à son
pays.
On l'applaudit.
Faisant allusion à sa croix de comman-
deur, le général d'Amade a l'heureuse inspi-
ration de rappeler la vieille devise latine
In hoc signa vmces.
Les convives battent un ban en l'honneur
du général d'Amade. La soirée se termine
sur une brillante causerie du commandant
Klecker.
Légion d'honneur. Sont promus dans
l'ordre national do la Légion d'honneur
Commandeur le médecin-inspecteur Dar-
ricarrère.
Officiers le, chef d'escadron Carry, de la
15" légion bis de gendarmerie le chef dp ba-
taillon Lecroux, du. '4° tirailleurs tonkinois,
LA 10UMÉE
Election législative Arrondissement d'Uzès,
en remplacement de M. Poisson, décédé.
̃'Assemblée- -générale .•̃•L'Œuvre xle -l'Orphelir
nat de l'enseignement primaire, sous la prér
sidence de M. Mézièros, de l'ACadômio fran-
çaise (grand amphithéâtre do la Sorbonne,
2 heures)..
Inauguration La foire à la ferraille, qui
durera jusqu'au 8 courant (boulevards Ri-
chard-Lcnoir et Bourdon):
Matinées et fêtes: Concert monstre au profit
de l'Œuvre de la Maison de retraite des ar-
tistes lyriques (salle des fûtes du Trocadéro,
l'h. i/è). L'Œuvre du théâtre chrétien
représentation de Domine quo vadis ? légende
dramatique de M. Noyal-Méricourt (cercle
des Francs-Bourgeois). Université popu-
laire du faubourg Saint-Antoine, représenta-
tion de le lioi sans couronne, pièce de M.
Saint-Georges de Bouhélier (8 h. 1/2). La
« Solidarité militaire », société d'appui mu-
tuel des anciens rengagés, fête annuelle
(gymnase Voltaire, rue Japy, 1 h. 1/2).
Conférences 1I. G. Blunr: « les Marées
océaniques et terrestres » (28, rue Serpente,
2 h. 1/2). -*• M. l'abbé Gaff're « la Doctrine
du patriotisme (basilique de Sainte-Clo-
tilde, Il h. 1/2).
Infopçiations
M. Henry Chéron a présidé ce soir au
Trocadéro la fête organisée par la Fédéra-
tion des sociétés de préparation militaire de
la Se;n3.
Beaux-arts. Election de M. Larcher, di-
recteur de l'Ecole des beaux-arts de Nancy,
comme membre correspondant, en remplace-
ment de M. Harenx, dans la section de pein-
ture.
La vacance du siège de M. Alfred Nor-
mand, membre titulaire décédé do la section
d'architecture, ne sera déclarée qu'après les
vacances de Pâques.
Légion d'honneur. Sont nommés dans
la légion d'honneur, au grade de chevalier
M. Durandy, conseiller général des Alpes-
Maritimes
M. Gassin, conseiller général des Alpes-
Maritimes, premier adjoint au maire de
Nice.
Le Commerce £> ançais en Orient. Ri.
Périer, se rendant à l'invitation de la cham-
bre de commerce de Paris, a' fait hier soir,
dans la salle des fêtes do cette-compagnie,
une- conférence sur la mission qu'il -vient de
remplir en Orient.
Après avoir rappelé et précisé le rôle dévolu
aux attachés commerciaux et passé en revue
les conditions actuelles du commerce fran-
çais en Orient, M. Périer s'est plus spéciale-
ment attaché à la question du crédit et do la
représentation. Il s'est mis à la disposition
des commerçants et industriels qui auraient
de plus amples renseignements à lui de-
mander.
M. Lefebvre, président de la chambre de
commerce, a fait ensuite ressortir l'intérêt
qu'ont les industriels et commerçants à se
tenir en contact avec les attachés, commer-
ciaux à l'étranger,
Le comité de Villiers de l'Isle-Adam
s'est réuni, hier soir, en l'atelier du statuaire
Frédéric Brou, auteur du monument, afin de
procéder à l'élection de son bureau, qui est
ainsi composé président, Ri. Jean Richepin,
de l'Académie française vice-président, M.
Henry Roujon, de Tliistitut, ancien minis-
tre secrétaire, M. F. du Puy de Nartus;
trésorier, .M. Blaizot, rue Le Peletier, 22,
qui reçoit, dès à présent les souscriptions.
Le comité comprend, en outre
Mmes la comtesse A. de Chabanes-La Palice,
Daniel Lesueur, Judith Gautier, la comtesse Ma-
thieu de Noailles, la princesse Edmond de Poli-
gnac, R. Raoul-Duval, la duchesse de, Rohan,
G. Roussel-DespierroB
MM. René Aubert, Léon Jules Bois, Henri
Bordeaux, René Boylosyc. Adolphe Brisson, le
comte de Cnabannes-La Palice, Armand Dayot,
Ernest Delahaye. Lucien DescaTos, Jean Destrem,
Léoa.Bierx.'AûatOile .Krance, Alexandre. Georges,
Louis de Graramont, Gustave Gùiche, Edmond
Haraueourt, .Lucien Hubert, Gustave 'Kahn,
Georges Lcmàire.lo comte Léonce do Larmandie,
Henri Lavedan, Pierre Louys, Maurice Mâiridron,
Maurice Maeterlinck, Gustave de Malherbe, Paul
Margueritte, René Martineau, Roger Marx, Mas-
senet, Octave Mirbeau, Frédéric Mistral,le comte
Robert de Montesquiou-Fézensac, le général
comte du Ponta'vice de Houssey, Jacques Re-
boul, Henri de Régnier, Xavier de Ricard, Gus-
tave Rouault, Camille de ̃ Sainte-Cipix, Saint-
Georges de Bouhélier, Saint-Saëns, Pierre Ter-
mier, Henri Turot, Alfred Vallette, Jean Veillon.
Les médaillés militaires. La Société de
secours mutuels des médaillés militaires,
dont M. Loubet est président d'honneur et
qui compte déjà plus de huit mille membres,
a procédé 'dernièrement à l'élection de son
president.
Le peintre, M. Poilpot a été nommé prési-
dent. Depuis 1870, il est lui-même médaillé.
M. le général d'Amade est l'adhérent le plue
récent à la Société.
Mieux, meilleur marché. Au Châtclet
(Etablissements Allez Frères), les magasins
seront ouverts le dimanche 4 avril.
L'assortiment des mobiliers et articles
pour jardins et campagne est déjà au coni-
plet.
Malgré la modicité des prix, franco de port
à partir de 25 francs.
Papier Antimites Mazerand. Ce papier
ïnjectolé préserve les étoffes, -lainages, tapis,
qu'il recouvre de tous les ravages des mites.
vendu partout, et 9, chaussée d'Antin, en
feuilles à 50 centimes ou au mètre.
DEEoîte stxxae Hiettros
Monsieur le Directeur,
'L'on me communique un article du Figaro
où il est dit que j'étais candidat au prix
Leureux (prix décerné par TAcadémie des
Beaux-Arts), pour mon monument le Rêve
du poète, commandé par l'Etat et la Ville de
Paris, et que j'exécute en ce moment.- au
Cours-la-Reine.
Je n'ai posé ma candidature pour aucun
prix de l'Académie, pour la bonne raison
que mon monument est en cours d'exécution.
Je ne pouvais donc ni concourir ni être
concurrent et vous serai très reconnaissant
de bien vouloir rectifier l'erreur qui a été
commise.
Veuillez agréer, monsieur le Directeur,
l'expression do mes sentiments les plus dis-
tingués.
A.-E. MONCBL.
gazette ieHniiiinaux
TRIBUNAL DES référés La correspondance
de Mlle Le Fer de la Motte.
Au cours des débats du procès Bassot,
M". Labori avait donné lecture de quel-
ques fragments de lettres adressées jadis
par Mlle Le Fer de la Motte à une reli-
gieuse de l'oratoire de Neuilly. Mlle
Duhem. Ces lettres figuraient en copie
dans le dossier de l'information ou-
verte contre Mme Bassot, et à l'au-
dience M0 Labori versa les originaux
entre les mains du Tribunal. Mais une
correspondance ne peut, dit la juris-
prudence, être publiée, révélée, si elle
est confidentielle, qu'avec le double
consentement de l'auteur des lettres
et du destinataire. Les tribunaux ont
maintes fois tranché la question en ma-
tière de propriété littéraire, par exemple.
En est-il de même dans un procès cri-
minel, lorsque l'accusé croit, avoir be-
soin de -la production, pour sa justifi-
cation, de lettres adressées à des tiers,
et'quelies sont les limites. du droit dB la
défense? C'est cette intéressante ques-
tion, qu'hier; voulait faire trancher Mlle
Le Fer de la Motte.
M0 Labori doit en 'effet plaider mardi
prochain pour Mme Bassot, et hier Mlle
Le Fer de La Motte demandait à M. le
président Ditte, siégeant en référé dans
son cabinet, d'ordonner que les lettres
versées au dossier, ainsi que toutes au-
tres dont M" Labori comptait se servir
dans sa plaidoirie, fussent mises sous
séquestre jusqu'à l'issue d'un procès que
Mlle Le Fer doit engager à propos de
la production de cette correspondance
qu'elle juge illégale.
M0 Henry Bonnet s'est présenté pour
Mlle Le Fer, assisté de M0 Desouches,
avoué, et Me Labori, assisté de M" Cor-
tot, s'est présenté pour Mme Bassot.
M. le président Ditte a repoussé la de-
mande de Mlle Le Fer de la Motte. Le
juge des référés estime que les lettres
versées au dossier correctionnel appar-
tiennent aux débats et qu'on ne saurait,
les en distraire sans porter atteinte aux
droits sacrés de la défense. Quant aux
autres, celles dont, aux dires de Mlle
Le Fer, MI Labori doit se servir, le pré-
sident déclare « que rien n'établit que
les époux Bassot soient actuellement en
possession de lettres émanant de Mlle
Le Fer » et qu'au surplus aucune ins-
tance n'est encore engagée pour trancher
la question de propriété de cette corres-
pondance. Il n'y a donc pas lieu de sup->
primer des débats les lettres de Sœur
Mercédès.
NOUVELLES JUDICIAIRES
C'est devant le jury de Seine-et-Oise
que la Cour de cassation vient de ren-
voyer Renard.
La session d'assises ouvre à Versailles
le 3 juin, mais on ne sait encore au Pa-
lais si Renard pourra comparaître à la,
prochaine session dont le rôle est déjà
arrêté.
• • Georges Claretie.
.<
Nouvelles Diverses
Nous avçœ! reçu pour Mme veuve Brottes,
l'ancienne receveuse des postes, âgée de'
soixante-dix-huit ans et aveugle
M. F., 50 francs.
Avec les souscriptions antérieures, 267 fr.40,
CAMBRIOLAGE FAUBOURG MONTMARTRE
En plein jour, hier, on a dévalisé le maga-
sin d'un bijoutier du faubourg Montmartre.
M. Chauvet, dont la bijouterie est située
au n° 38, était parti à midi pour aller déjeu-
ner à son domicile particulier, au n° 40,
lorsque le concierge vint le prévenir que la
porte de son magasin était ouverte. Il y cou-
rut et constata que des voleurs s'étaient in-
troduits dans ce magasin, et, comme il avaiç'
laissé lesclefs sur son coffre-fort, ils avaient
pris pour une vingtaine de mille francs de
diamants, perles et pierres fines. Il a déposé
une plainte au commissariat.
UNE FEMME ASSASSINÉE A VERSAILLES
Le parquet de Versailles a continué hier
son enquête sur le drame de la rue Maure-
pas. Les magistrats ont fait diverses consta-
tations intéressantes. Il est établi que Mme
Barbary a été surprise vers deux heures de
l'après-midi par son assassin, alors qu'elle
était assise près de la fenêtre et occupée à
ourler un. rideau.
Le médecin légiste qui a pratiqué l'autop-
sie du. cadavre. a" déclaré que la. victime avait
LE MONDE RELIGIEUX
UNE
Mrence de M. d'Naussonuifle
SUR LAMENNAIS
Certains catholiques ont accoutumé de
ne parler, de Lamennais que l'injure et
la malédiction aux lèvres. Ce n'est pas
la méthode du comte d'Haussonville qui,
dès le début de la très intéressante confé-
rence qu'il donna hier à la Société de
géographie sur une correspondance iné-
dite de ce mort illustre, nous avertit qu'il
parlerait de lui avec sympathie..
Notre éminent collaborateur connaît
.un digne, curé qui ne manque jamais,
lorsqu'il récite les litanies des saints:
ûy ajouter cette adjuration de son cru
A fiirore sanctorum libéra nos, Domine,
« Dé la fureur des saints délivrez-nous,
Seigneur». Pas plus que ce curé, M.
d'Haussonville ne croit que la fureur
soit la pierre de touche de la sainteté.
« Je pense que c'est plutôt la charité »,
dit-il. Et comme il a raison Ah la
fureur des saints, c'est-à-dire de ceux
qui, le plus souvent sans mandat, se
constituent, Dieu sait comme, les gar-
diens farouches de l'orthodoxie, qui nous
en délivrera ? `?
Les lettres inédites de Lamennais,
qui seront d'ailleurs publiées en octobre
ou en novembre prochain, et dont M.
d'Haussonville vient de donner à un au-
ditoire d'élite, des l'abord conquis par
l'élégance et le charme de sa parole, la
savoureuse primeur, ont été adressées à
une femme dont le solitaire de la Chê-
naie avait fait une chrétienne. Cette
femme contracta un premier mariage,
qui ne fut point heureux, avec un
petit; gentilhomme, M. de Lacan. Elle
épousa plus tard le baron Cottu, et
trouva dans ce second mariage le bon-
heur, fait de tendresse partagée au-
quel elle aspirait. Sa correspondance
avec Lamennais dura plus de trente
ans. C'est dire que son affection de-
meura fidèle au grand homme, même
après la chute. Elle sut, remarque le
conférencier, qui l'en loue fort juste-
ment, concilier cette fidélité avec celle
dé sa foi.
M. d'Haussonville a fait naturellement
de copieuses citations des lettres iné-
dites de Lamennais. Et ces lettres sont
vraiment fort belles. Ce sont -avant la
chute bien entendu les lettres d'un
vrai prêtre, n'ayant pas d'autre souci
qued élever une âme vers Dieu et de la
maintenir dans les hauteurs sereines de
la foi.
Cette-conférence, qu'on ne s'y trompe
pas., n'est pas une apologie. M. d'Haus-
sonville n'excuse nullement la révolte
de Lamennais. Il pense, et avec raison,
que si l'on est catholique, il faut l'être
« avec logique et jusqu'au bout », donc
se soumettre dès que le Pape à prononcé,
du moins en toute matière qui touche,
soit au dogme ou à la morale, soit au
gouvernement de l'Eglise. Mais enfin, si
Lamennais pécha par orgueil, ne pou-
von'Srïip.as ^roirei.'du -moins qu'il fut sin-
cère, mêmèdans ses .aberrations? Mme
Cottu le croyait. Elle le crut jusqu'à
la'fîn^
Que'fW-'éilè, cette fin'; "piir Te fprêtre
rebelle- qui voulut que son corps fût
porté directement au Pèrë'-Lachaise, sans
passer par aucune église, et enterré dans.
Fa fosse commune'? Est-il possible que
celui' qui avait converti tant d'âmes ne
se soit pas, au moment de paraître de-
vant le souverain juge, réconcilié avec
ce Dieu à qui il les avait données? Mys-
tère impénétrable à l'humaine faiblesse,
mais qui n'interdit à ceux qui aiment,
non pas sans doute la révolte orgueil-
leuse, mais le génie et le grand cœur de
Lamennais, aucun espoir.
Julien de Narfon.
NQjninations. Par décision de Mgr Amêtte
M. l'abbé Privas, second vicaire de Sainl-
Michel des Batignolles, est nommé premier
vicaire de cette paroisse, en remplacement
de M. l'abbé Siruguet, nommé premier vi-
caire de Saint-Philippc-dU-Roulo.
M. l'abbé Monmarché, second vicaire de
Saint-Germain de Charonne; est nommé
second vicaire de Saint-Michel des Bati-
gnolles.
• Lés Petits Chanteurs à la croix de bois.
La Manécanterie des Petits Chanteurs à la
croix de bois chantera a capella le Salut à
Saint-Philippe du Roule, à quatre heures, le
dimanche des Rameaux et l'office de Ténè-
bres à la Madeleine les mercredi, jeudi et
vendredi saints, à cinq heures. J. de N.
LE BUREAU DORÉ
A la .place des communiqués officiels où
sont annoncées les démissions des ministres,
l'Agence Havas consacrait hier soixante-dix
lignes au nouveau bureau de poste de la'rue
Laffltte. Ce n'est plus une information. C'est
un prospectus.
Demain matin, le bureau construit sur
l'emplacement de la Maison Dorée sera,ou-
vert au public.
Le bâtiment a conservé son aspect général
artistique, dit le prospectus ministériel. M. Si-
myan a seulement fait ajouter une marquise en
fer forgé qui supportera des lanternes portant
l'indication « Postes et Télégraphes. »
Sur le boulevard, un vestibule avec panneaux
meus chêne rehaussés de filets d'or et incrustés
d'émaux précède la salle d'attente, qui s'étend
«n bordure du boulevard et de la rue Laffltte.
Cette salle, sur laquelle s'ouvrent quatorze
guichets, plus un guichet spécial pour la vente
des'timbres, est spacieuse et très éclairée.
Les guichets, revêtus extérieuremant d'une cé-
ramique sur laquelle se détache le coq gaulois,
sont recouverts de dalles de verre gravé et
̃émailïé. Enfin, au mur est adossée une tablette
en opaline sur laquelle le public pourra faire sa
correspondance.
Un certain nombre de distributeurs automati-
ques de timbres-poste, d'un type nouveau, se-
ront installés très prochainement dans la salle,
d'attente.
Les cabines téléphoniques au nombre de neuf
sont situées au soùs-sol dans une pièce très ri-
chement décorée acajou rehaussé de gravures
d'or et d'émaux. Cette salle téléphonique cons-
titue une innovation très intéressante et qui
sera sùrement très appréciée du public.
Et avec ça, madame la princesse? 2
Vous désiriez un bureau de poste pratique,
où l'on obtienne rapidement les communica-
tions téléphoniques, et d'où les petits bleus
partent plus rapidement et plus régulière-
ment ? ..•
Mo Simyan vous offre un bureau idéal
modèle prochaine exposition universelle. Il
n'y manque, à vrai dire, qu'un grill-room et
des salons de repos.
Maie,' en revanche, un ascenseur reliant le
rèz-JÉe^ehaîjeBéa à l'eatresollabJUtera, paraît-
ïlyle tri des lettres, qiiHin chariot automati-
que transportera des boîtes intérieures et ex-
térieures jusque sur la table 'de timbrage.
Qu'importe, après toutes ces merveilles
agglomérées dans le bureau idéal, si les au-
tres bureaux de poste installés dans les
quartiers commerçants restent sombres, im-
praticables et malsains Les contribuables
n'oseront plus se plaindre en songeant au
palais du boulevard, et les employés suppor-
teront leur tuberculose en espérant qu'ils
pourront un jour ou l'autre permuter dans ce
sanatorium féerique.
Vraiment, si M. Caillaux est le grand ar-
gentier moderne, M. Simyan est le postier de
l'avenir. Car, après ce coup do maître, il ne
s'arrêtera pas en si bonne voie, et les entre-
preneurs peuvent ouvrir leur carnet de com-
mandes. '.̃̃̃̃̃
Quand le bâtiment va, tout: va.
Prochainement, les poteaux télégraphi-
ques seront de palissandre avec isolateurs
en porcelaine de Sèvres. Tous les fils seront
nickelés. L'uniforme des postiers subira éga-
lement des modifications importantes. Pour
servir dans « un bureau vieux chêne re-
haussé de filets d'or et incrusté d'émaux »,
ils porteront l'habit à la française; la. culotte
de soie jaune d'or, les bas blancs et les sou-
liers à boucles d'argent. Les ambulants re-
cevront des bottes à l'écuyère ornées de deux
glands d'or. Et mesdames les téléphonistes
auront un tablier inévitablement à bavette.
Si les postiers continuent à;se syndiquer,
après toutes ces améliorations, ce sera à dé-
sespérer de la démocratie. Et si les contri-
buables ne cessent pas'do se plaindre, M.
Simyan démissionnera avant la discussion
du budget des postes,
Louis Chevreuse.
Le Concours hippique
Hier encore on est venu en foule au Grand
Palais assister aux épreuves, particulièrement
intéressantes, du'prix des Ecoles et du prix
des Régiments. Les plus anciens membres de
la Société hippique, ceux 'qui ont vu les Mor-
nay et les Juigné en diriger autrefois les des-
tinées, rendent hommage à l'habileté de leur
président actuel, le baron du Teil, qui, avec
ses collaborateurs excellents, sait varier les
programmes, mettre en valeur les meilleurs
sujets de l'élevage français. ̃
Reconnu dans la tribune des sociétaires
Comtesse de Ganay en taffetas noir à corsage
à gilet do Chantilly sur transparent blanc, étole-
collet de zibeline, toque'de tulle gris à aigrette;
comtesse Charles de Maleiasye, en tailleur de
drap gris-fer à redingote longue et ajustée, étole
de renards noirs, grand chapeau de crin noir re-
haussé d'un panache de plumes noires comtesse
Joseph d'Harcourt, en tailleur de drap noir tout
uni et à redingote longue et ajustée, étole de
renards noirs, grand chapeau de paille noire
rehaussé do plumes noires; baronne Jacques Le
Vavasseur, en fourreau de lainage vert ancien,
étole do renards argentés, grand chapeau de
paillasson .vert à gros nœud de velours assorti
Mrs Clinch Smith, en fourreau de liberty noir à
guimpe do tullo blanc recouvert d'or, longue
veste garnie do passementerie et ouverte sur le
devant, étole de renards argentés, grand cha-
peau do. paillasson gris-souris, rehaussé de tulle
et d'amazones do même nuance; vicomtesse du
Pont de Gault-Saussine, en fourreau do velours
noir à guimpe de tulle illusion sur transpa-
rent blanc, longue veste de liberty garnie de ga-
lons de passementerie, chapeau de crin noir' ré-
levé sur lo côté et rehaussé 'd'amazones blan-
ches Mlle du Pont de Gautt~Sau~sinc. en four-
reau do drap grenat, chapeau de paille noire A
roses rougos marquise do Niçuil, en fourreau de
drap ardoise à ceinture de moire noirs,' empièce-
ment do mousseline de soie assortie à ruebë de
tulle illusion blanc, longue yesta xle liberty ar-
doiso ornée .de passementerie de soie. toque on
violettes comtesso. d'Hcapcl, en robe princesse
do drap pékïrié tabac d'Espagne a double empièce-
ment do tulle assorti et de malines, étole de zibe-
line, toque de paillasson mordoré à nœud de tulle
et aigrettes; Mllo Péan, de Saint-Gilles, en tailleur
de lainage gris-blanc à redingote, renard blanc
autour du cou, grand chapeau de paillasson vert
à nœud de moire assortie; Mme Ç. du Bos, en
fourreau de lainage gris. étole de' -chinchilla,
chapeau do paille grise rehaussé do paradis gris
comtesse de Solayes, en tailleur de lainage gris
clair chiné blanc, veste mi-ajustée sur chemi-
i-ette de mousseline de soie grise à ruche de,-
tulle blanc autour du cou, toque de paillasson'
gris rehaussée de tulle et d'ailes; Mme Jean
Bonnardel, en tailleur do lainage tabac' d'E&pa-
gno à longue redingote s'outachée. étole do zi-
beline, chapeau de paillasson tabac à plumes
paradis Mlle Bonnardel, en tailleur bleu ma-
rine,, jupe à plis piqués, veste-sac sur chemi-
sette de linon blanc, grand chapeau de paille
bleu marine à torsade de liberty ciel; Mlle Bo-
nérins, en tailleur bleu marine à veste vague,
chapeau de crin bleu marine à oiseau blanc sur
le 'côté; Mlle de Brossard, en! tailleur marron à
veste à paiis arrondis sur chemisette de linge-
rie, grand chapeau de paille mordorée à mouette
en aigrette; marquise de Saporta, en tailleur
noir à redingote brodée, étole de zibeline, toque
de paillasson noir à ailes; Mlle de Virieu, en
tailleur de lainage fantaisie gris à redingote mi-
ajustée, renard blanc autour du cou, chapeau de
paille grise à nœud do moire Mme Lavallée, en
tailleur prune et longue redingote soutaçhée, cha-
peau de tulle noir bordé de taffetas et rehaussé
d'aigrettes paradis; comtesse Martin du Nord, en
tailleur gris-fer, à longue redingote ajustée et
unie, chapeau de paillasson gris rehaussé de
plumes; Bordes, en fourreau de drap noir
a guimpe de tulle blanc, longuo veste à pans
arrondis de liberty noir garni de soutaché, cha-
peau de tulle noir à rosos Mme Beau, en tail-
leur gris-fer, étole de renardsargentés, chapeau
de paille noire à piquet de plumes; comtesse de
Planet, en fourreau de lainage violet à empièce-
ment et manches do tulle assorti à petits plis,
longue redingote de mûroe tissu soutaché. étolo
de renards argentés, grand chapeau^do tulle vio-
let à paradis de même nuance; comtesse de Ruf-
fleu, en tailleur toque de paille grise
garnie d'ailes; Mlle Renée de Ronseray, en tail-
leur bleu-marine, jupe à. gros plis piqués, veste
ajustée à galons do passementerie, grand cha-
peau de paille bleue, rehaussé de, tulle et d'ai-
grettes, etc.
Le comte Rœderer a présidé' dans la ma-
tinée la commission composée des comtes
Karl et René de Beaumont, de MM. Boittelle,
le comte Gérard du Douët de Graville, du
comte d'Esterno et du vicomte de Saint-
Genys, qui était chargée de l'examen et de
l'admission des chevaux des elle. Pour la pre-
mière fois cette commission a fait, non seule-
ment mensurer, mais peser les sujets. Elle
tend, en effet, à diviser les chevaux à la fois
par taille et par poids, comme on le fait en
Angleterre. La présentation à pleinement sa-
tisfait les membres de la commission.
A dix heures, défilé des chevaux attelés en
paire, devant le comte Rœderer, le comte de
Guébriant, le comte de Bridieu, le duc de
Vicence, le marquis de La Garde et le baron
de Langlade, qui ont décerné vers midi les ré-
compenses suivantes
3° classe Prime extraordinaire à Deisme par
Ulven et Lisa, élevé à Tirepied, dans la Manche,
par M. Constant Cudelon, et à Eglantine, par
Trafalgar et Bichette, élevée à. Victor-Pontfol,
dans le Calvados, par M. A. Séraut.
Primes 1, Fructidor, élévé par M. Guillerot.
et Emblème, élevé par M. Louis Milet (comte
Gaston de Castelbaiac) 2, Fagot, élevé par M.
Fautrat, et Foottt, êlové par M. Alfred Lécuyer
3, Fusée, élevée par Ri. Raymond Bonis, et Flûte,
élevée par M. Guilleret fih 4, Elva, élevée par
M. G. Perrot, et Ecalure, élevée par M. Adolphe
Henry 5, Emir, élevé par M.. G. Perrot (docteur
Tolmer) et Emerhude, élevée par M. Albert Ché-
ramy 6, Floréal, élevé par M. Michel Palienne,
et Francceur, élevé par M. J.-J. Durand (M. H.
Biétrix-Zauri.
4' classe Prime extraordinaire à Du Bey, par
Satellite et Lisette, élevé au Petit-Quévilly, dans
la Seine-Inférieure, par M. Bailleul, et à Diamant,
par Kalmia et Tirelire, élevé à Contremoulin,
dans la Seine-Inférieure, par M. Goupil-Dubosc.
Primes 1, Aiglon,- élevé par M. Léon Thome,
et Porto (même éleveur1.; 2, Beau Sire et Bouton
d'Or (M. Léon Thome); 3, Falon, élevé par M.
Juizan, et .Percent, élevé par M. Kérangueve'n
(M. Tissier do Saint-Albin); 4, Prélevai, élevé par
M. Adolphe Lelong (Mme veuve Languet), et
Dïcettc, élevée par M. Gévelot (M. Talma). ̃
A 2 h. 1/2, a été courue l'épreuve d'obs-^
tacles pour le prix des Ecoles, épreuve ou-
verte aux "chevaux" inscrits; au catalogue dvr
concours, pour les prix de classes, montés
par des cavaliers appartenant à des écoles
de dressage ou manèges, portant la redin-
gote noire, la culotte, les bottes et le chapeau
à haute forme, ou la tenue des Ecoles.
Trente-huit engagements, Au nombre des
principaux propriétaires
MM. Albert Bovron, Pierre de Vazelles Blan-
din, Pierre Escudier, Legrand, Henri PÏocque,
E. André, Léon Tacquet, François Blot,Messin
pour M. Lebaudy, de Villemandy, Alphonse La-
marre, Dominique Cossé, Henri Lachatid, Abel
Moncassin, Adolphe Célisse, Lefeuvre, Dufour,
Joseph do Montugon, le vicomte de Curel, le
comte O'Topl, J. du Chàtenet, le baron de Neu-
fîize, le comte Louis d'Havrincourt, Godefroy,
Gaston Lemaître, Gustave Hue, Baptiste GuytGus-
tavo Géray, le marquis de Triquerville, René de
Moissac, Jean Blavier, de La Germinais, le comte
de Carcaradec, Burthe d'Annelet, Gailleton,
Charles Commerson, Alfred Tantini, Guiot, Mmes
Pozzi, Bourdet, etc., etc.
Le classement a été fait ainsi ̃
Prix 1, Elsa (montée par M. Blot) 2, Moulès-
Saa (M. Blot) 3, Sarah Gosse (M. Blot) 4, Tyro
lienne (M. Moncaasin) 5, Epi'tuxrd (M. Dumont);
6, Mustapha (M. Moncassin) 7, Dancing Girl
8, Electeur (M. Ang-lard).
Flots: Florence (M. Bourgade). Salamalek (M.
Ribault), Vesta (M. Lebret), Pile ou Face, Fèli-
cienne (M. Blot), Escadre (M. Dumont), Henriette
(M. Anglard), Estival, Oranne (M. Anglard), Mlle
de Donzy (M. Lachaud), Foletle (M. Anglard).
A quatre heures a eu lieu, sur deux tours de
la piste et avec dix obstacles, l'épreuve du prix
des Régiments, 2e section, pour les chevaux
d'armes d'officiers, montés par des officiers
de cavalerie légère en activité de service, en
uniforme.
La sélection des chevaux proposés pour
cette belle épreuve n'a retenu que treize en-
gagements.
Les sujets, appartenant à MM. Lion, mé-
decin-major du iw chasseurs, Duvelléroy,
vétérinaire du iCT chasseurs, le lieutenant de
Massa, du icr chasseurs, le capitaine Allouard-
Calny, du 7° chasseurs, le lieutenant Henry
Gailliard, du~ 4° hussards, le médecin-major
Vernet, du 40 hussards, le lieutenant-colonel
Frotiée, du 4e hussards, le lieutenant Lussi-
gny, du 4" hussards, le médecin-major Paloc-
que, le lieutenant Schaaff • et le vétérinaire
Augustin, du même régiment, le lieutenant
de La Croix, du 14e hussards, et,le lieutenant
Piot, instructeur à Saint-Cyr, étaient montés
par leurs propriétaires et par MM. les lieute-
nants Le Poullen et de Mierry, du i<" chas-
seurs, Gailliard, Lussigny et de Malherbe,
lieutenants au 14e hussards.
Huit récompenses ont été décernées
Prix i, Eylou II (capitaine Allouard-Carny,
7' chasseurs) 2, Kasbah (lieutenant Piot, ins-
tructeur à Saint-Cyr) 3, Salvator (lieutenant de
Malherbe, 14' hussards) 4, Roméo (lieutenant
Lussigny, 4" .hussards.)
Flots Ambassadeur (lieutenant Gailjiard, 4.
hussards)'; Le Suspendu (lieutenant Lussigny);
Ascemr-ur (lieutenant Gaiïliard) Galopin (lieu-
tenant de Massa, 1" chasseurs.)
Aujourd'hui dans la matinée, épreuve de
la réunion hippique militaire midi, équita-
tion deux,heures prix de Conscription, of-
ficiers. Cette derrière épreuve est, on le sait,
une des plus intéressantes de la saison. De-
main, défilé des attelages à quatre.
Ch. D.
Tentative d'assassinat
sur le oufé É Sâint-Salpice
Le curé de Saint-Sulpice, M. l'abbé
Letourneau, vient d'être victime d'un
inqualifiable attentat.' '̃•; •̃ -••'
L'abbé Letourneau sortait de son
église, hier soir, à neuf heures et demie,
pour rentrer à. son presbytère, 50, rue
de Vaugirard. Il suivait la rue Servant
doni, son chemin le plus direct; mais
qui est;- à cette heure surtout," sombre
et à peu près déserte. Comme il arri-1
vait a la dernière maison, une femme
qui, cachée dans l'ombre, sous la porte
cochère d'un hôtel, le guettait, bondit
sur lui et le frappa d'un coup de cou-
teau à l'omoplate; droite. La lame, mal
dirigée, ne pénétra pas profondément,
mais glissa, 'faisant une assez longûe;
déchirure. ̃•
Au cri que poussa lo blessé, plusieurs
personnes qui se trouvaient dans la rue
de Vaugirard, accoururent. La femme-'
avait pris la fuite. On la poursuivit et
on réussit à la rejoindre. Conduite au
commissariat de l'Odéon, elle déclara se
nommer Louise Bourelli et être âgée de
soixante-sept ans, ancienne institutrice,
sans domicile. C'est une femme de taille:
moyenne, à l'air étrange. Elle semble
être alcoolique. Elle avait agi, prétend-
elle pour se venger de la dureté de
cœur de l'abbé Lelourneau dont elle
avait vainement imploré la charité.
Depuis longtemps, en effet, cette
femme avait sollicité des secours du
curé de Saint-Sulpice. Il était venu à
son aide plusieurs fois. Mais, comme les
demandes se succédaient à intervalles
de plus en plus rapprochés, il avait fini
par ne plus répondre et par faire con-
damner sa porte à la quémandeuse. Elle
en avait conçu une vive irritation et aux
supplications avaient succédé les me-
naces. L'abbé n'en avait tenu aucun
compte. On voit que cependant elles de-
vaient être mises à exécution.-
•L'abbé Letourneau, qui heureusement
n'est pas grièvement blessé, a été re-
conduit chez lui où le docteur Arnoux
est venu lui donner les soins nécessaires.
.MM.' Charles Benoist, député du
sixième arrondissement et Taudière,
professeur à l'institut catholique, étaient
près de lui hier soir. De nombreuses
personnes, parmi lesquelles Mgr Bau-
drillart, recteur de l'institut catholique,
l'abbé Bousquet, vice-recteur, M. Cho-
bert, secrétaire général, etc., sont venues
se faire inscrire et apporter le témoignage
de leur sympathie au digne prêtre,
victime de cette tentative d'assassinat.
ils sont innombrables en effet ceux
qui ont pu apprécier, depuis qu'il a été
appelé à succéder à M. Méritan comme
curé de Saint-Sulpice, les qualités d'in-
telligence et de cœur de M. Letourneau.
Aucun prêtre du diocèse ne possède à
un plus haut degré, la confiance de son
archevêque et ne la mérite mieux.
La correction, la dignité de sa vie dé-
.fient toute critique, et il gouverne sa pa-
roisse avec une sagesse consommée. Il
appartient d'ailleurs à cette illustre com-
pagnie de Saint-Sulpice qui a formé la
plus grande partie du clergé français et
au sein de laquelle toutes les vertus sa-
cerdotales sont de tradition ininterrom-
pues.
M. Letourneau a pris une part consi-
dérable au dernier congrès diocésain, en
lui apportant le concours précieux d'une
longue expérience paroissiale. C'est, en
outre, un ecclésiastique à l'esprit large,
très conscient des nécessités actuelles de
l'apostolat, très désireux d'y correspon-
dre, un, de ceux, enfin, dont le loyalisme
hiérarchique, si Ton pouvait ainsi dire,
autant que le zèle toujours en éveil, font
les collaborateurs les plus précieux de
l'administration diocésaine.
C'est, depuis.quelques années, le froi-
sième crime c&mmis dans des condi-
FJ;!(>f' "<
irons" analogues. On 'se rappelle c^ùë
l'abbé de Broglie fut tué d'un coup de
revolver par une folle mystique. Peu'
après c'était un vicaire de Saint-Médard
qui, poursuivi par les assiduités d'une
pénitente exaltée, lui avait fait interdire
l'entrée de l'église et fut poignardé par
elle, avenue d'Italie, au moment où il
portait le viatique à un mourant.
Par bonheur, cette fois, le cas est
moins grave, car à minuit, moment où
nous avons fait prendre des nouvelles
du blessé, le bulletin était aussi satis-
faisant que possible. Deux sœurs veil-
laient.au chevet du blessé; mais, à moins
de complications improbables, la guéri-
son sera certaine et rapide.
Jean de Paris,
joumuxjï mm.
-iWP
Conséquences
Les citoyens Pataud, Yvetot, Nègre
annoncent, pour aujourd'hui, un grand
meeting qui se tiendra, magnifique, à
l'Hippodrome et auquel sont vivement
convoqués nos fonctionnaires de toutes
sortes, instituteurs, postiers, employés
municipaux, employés d'Etat.
Les noms seuls'des citoyens Pataud,
Yvetot, Nègre valent un programme. Et,
les discours qui seront prononcés, on
croit déjà les entendre. D'ailleurs, le
Journal des Débats résume ainsi l'affi-
che après le succès de toutes les grèves
récentes, grève du Métropolitain, grève
de l'électricité, grève des postes, etc.,
les travailleurs doivent avoir pris cons-
cience de leur force; ils doivent savoir
« qu'il ne tient qu'à eux d'améliorer leur
situation »••̃
Il faut l'avouer, les citoyens Pataud,
Yvetot, Nègre, raisonnent bien. Si les
révolutionnaires étaient timides, par le
temps qui court, on ne sait pas trop d où
leur viendrait leur timidité. Ils sont allés
jusqu'au bout de leur frénésie, sans ja-
mais en éprouver le moindre ennui. Ils
ont organisé des émeutes odieuses, et on
ne les a point châtiés. Ils ont pratiqué
toutes les violences, commis la plupart
des crimes qu'une société policée peut
le moins considérer comme supporta-
bles, et des amnisties hâtives les. ont
délivrés de toute inquiétude. Ils ont sa-
boté, saccagé, pillé, quoi encore? et tout
s'est passé comme s'ils n'étaient que de
bons enfants un peu bruyants et vifs de
caractère.
Alors, les voici, rassurés par l'impu-
nité, fortifiés, pleins de courage" et qui
ne demandent qu'à recommencer. N'au-
raient-ils pas bien tort de se gêner'? et,
s ils se gênaient, ne seraient-ils pas un
peu sots?.
La mansuétude étonnante du gouver-
nement devait avoir cette conséquence.
Si' le gouvernement ne l'a pas prévu,
c'est, de sa part, la preuve d'une remar-
quable légèreté.
Maintenant, les révolutionnaires se
moquent de lui. Ce meeting de l'Hippo-
drome est un déti. ̃
Que fera le gouvernement? demandent
les Débats. Récemment des officiers
fonctionnaires militaires! ont été punis
pour avoir assisté à une messe où un
évoque parla de Dioctétien, d'une ma-
nière, disait-on, tendancieuse. Le gou-
vernement laissera-t-il ses fonctionnai-
res civils assister à l'office des citoyens
Pataud, Yvetot, Nègre; lesquels ne pro-
céderont pas par allusion?. Mais oui
Que fera.le gouvernement demandent
les Débats.
Le gouvernement ne fera rien.
André Beaunier.
La Presse de ce matin
̃uA POLITIQUE
VHumanité
Notre confrère publie un article du citoyen
Pataud, qui est un appel aux fonctionnaires.
Voici des extraits signiiicatifs do cet appel
Ce statut qu'on veut vous imposer, le proléta-
riat le refuse en votre nom.
Ce droit de grève que vous avez conquis et
que l'on veut vous contester, le prolétariat tout
entier vous l'octroie.
Et qu'on ne vienne pas dire que ce sont là
des paroles en l'air, les faits se chargent d'en
démontrer la véracité.
Si, comme le dit votre ministre de -}& justice,
l'ex-grèvc généraliste Briand, « votro société a
vieilli et subit actuellement son premier accès
de goutto », le monde des travailleurs, avec votre
concours sera bientôt son propre médecin et,
comme premier remède, il administrera, à bref
délai, ce médicament efficace la grèvo géné-
rale
Camarades fonctionnaires, ce remède, nous
l'appliquerons ensemble.
Cette grève générale, vous la ferez avec nous!
Le Gaulois
C'est aujourd'hui, à l'Hippodrome, que l'on
signera le pacte qui placera les administrations
publiques sous la protection de la congrégation
prolétarienne,
Du jour où l'autorité s'est respectueusement
inclinée devant la révolte des postiers, on pou-
vait prévoir que le monde révolutionnaire ouvri-
rait ses rangs aux fonctionnaires.
C'est aujourd'hui chose faite, et l'enrôlement
des employés et ouvriers d'Etat dans l'armée
syndicale confédérée n'est plus qu'une question
de mois ou peut-être de semaines. De concession
en concession, la république du Bloc nous a
conduits la pire des révolutions.
L'A urore
Les fonctionnaires sont plus raisonnables que
cela. Ce qui a été dit à la réunion des Sociétés
savrmtes, ils n'avaient donné ni à M. Grangier,
ni à M. Nègre, ni à M. Pataud, mandat dé le
dire. Il faut, du moins, l'espérer. Ils savent qu'il
ne serait pas de plus mortel coup donné à la
République que la grève générale, si jamais eUe
venait à passer- ce que nous ne croyons pas
de la théorie à la pratique. C'est déjà bien assez
de l'entendre prêcher.
ÉCHOS & NOUVELLES `
L'Humanité
Notre confrère annonce la mort de M. An-
dré Alavoine, ancien membre du comité cen-
tral de la Commune.
Le Journal:
Lt; Joup~at Do Montauban.
Une femme de soixante-cinq ans, Gabriello
Martel, a été trouvée assassinée samedi matin.
Vendredi soir, à huit heures, après une céré-
monie religieuse à l'église Saint-Orens, cette
femme rentra chez elle, accompagnée sur le pas
de sa porto par ses neveu et nièce.
Elle se rendit à sa chambre située au rez-de-
chaussée.
Au moment où elle arrivait sur la porte, le
ou les. malfaiteurs surpris l'assaillirent et la
frappèrent avec un instrument contondant. Mme
Martel s'affaissa sans pousser un cri et pour ne
plus se relever.
La mort avait été instantanée, c'est, du moins,
ce que l'on suppose, et ce que l'autopsie seule
démontrera.
Le Petit Journal
Le 1" avril, un habitant de Puteaux était venu
raconter au commissaire de police qu'il avait vu,
dans la nuit du 31 mars, un homme et une femme
jeler une jeune fille dans la Seine.
Or, il s'ajrit en réalité d'un suicide accompli
dans des circonstances dramatiques.
La dësespér'ée est une ancienne'barîchfssëiïse,
Margueritto C. âgée de seize ans, etdemeurant
avec sa mère à Courbevoie,
Le Petit Parisien
De Toulouse.
M. Boudet, préfet- de l'Ariège, serait mêlé à
une histoire d'ordre judiciaire et que ses adver-
saires ne vont pas manquer d'exploiter.
Il s'agit d'un divorce intente a sa femme par
un rentier de la rue Clémence-Isaure. Or, le préfet
de. l'Ariège serait poursuivi pour complicité le
procureur de la République, saisi de la question,
a passé le dossier au procureur général, car les
préfets, en vertu du code d'instruction crimi-
nelle, sont soumis à une juridiction spéciale.
La femme aurait avoué. Le mari, qui se porte
partie civile, a désigné, pour le représenter, M*
Pérès; député do Saint-Girons, avocat au bar-
reau de Toulouse.
L'affaire viendrait le mois prochain.
De Bruxelles.
Le fils du comte Sotilvasy, de Varsovie, s'est
suicidé hier soir. Il menait une vie do dissipa-
tion, et son père avait fini par lui' refuser tous
subsides.
AFFAIRES MILITAIRES
Un banquet au général d'Amade
Les officiers de la promotion de Saint-Cyr,
de 1874-1876, recevaient ces jours derniers
de leur secrétaire, le commandant Klecker,
une lettre les invitant à venir acclamer le
glorieux conquérant du Maroc, le général
d'Amade.
Une soixantaine d'officiers se trouvaient
réunis hier soir au café Cardinal, autour de la
table que présidait le général d'Amade. Parmi
eux
Général Famin, général do Castelli, général
Franchey d'Esprey, colonel de la Garenne. colo-
nel Mon'teil. colonel Boudier, colonel de l'Espée,
commandant de Beaumont. commandant deDau-
aual, marquis de Saint-Blein, commandant comte
iu Bourblanc, marquis de Sauyan d'Aramon, do
Pengrern, commandant Lhuiliers, commandant
d'Estais, etc.
Au dessert, le commandant Galabert, qui
fut le « père système de la promotion, porte
un toast au genéral d'Amade, dont il fait l'é-
loge en des termes où le cœur et l'esprit se
trouvent d'accord.
Ensuite, M. Albert de Sonis, fils du géné-
ral, médaillé militaire de 1870, offre à ce ti-
Lre au général d'Amade les insignes do la
médaille militaire, au nom de tous les ca-
marades de la promotion.
Le général cl Amade répond à ces toasts. Il
proteste, avec une charmante camaraderie,
contre les épithètes louangeuses dont on l'a
acclamé. En des termes pleins do délicatesse,
il fait remonter à la formation commune
que toute la promotion a reçue à Saint-Cyr
la petite part de gloiro que chacun de ceux
que le sort a favorisés a pu apporter à son
pays.
On l'applaudit.
Faisant allusion à sa croix de comman-
deur, le général d'Amade a l'heureuse inspi-
ration de rappeler la vieille devise latine
In hoc signa vmces.
Les convives battent un ban en l'honneur
du général d'Amade. La soirée se termine
sur une brillante causerie du commandant
Klecker.
Légion d'honneur. Sont promus dans
l'ordre national do la Légion d'honneur
Commandeur le médecin-inspecteur Dar-
ricarrère.
Officiers le, chef d'escadron Carry, de la
15" légion bis de gendarmerie le chef dp ba-
taillon Lecroux, du. '4° tirailleurs tonkinois,
LA 10UMÉE
Election législative Arrondissement d'Uzès,
en remplacement de M. Poisson, décédé.
̃'Assemblée- -générale .•̃•L'Œuvre xle -l'Orphelir
nat de l'enseignement primaire, sous la prér
sidence de M. Mézièros, de l'ACadômio fran-
çaise (grand amphithéâtre do la Sorbonne,
2 heures)..
Inauguration La foire à la ferraille, qui
durera jusqu'au 8 courant (boulevards Ri-
chard-Lcnoir et Bourdon):
Matinées et fêtes: Concert monstre au profit
de l'Œuvre de la Maison de retraite des ar-
tistes lyriques (salle des fûtes du Trocadéro,
l'h. i/è). L'Œuvre du théâtre chrétien
représentation de Domine quo vadis ? légende
dramatique de M. Noyal-Méricourt (cercle
des Francs-Bourgeois). Université popu-
laire du faubourg Saint-Antoine, représenta-
tion de le lioi sans couronne, pièce de M.
Saint-Georges de Bouhélier (8 h. 1/2). La
« Solidarité militaire », société d'appui mu-
tuel des anciens rengagés, fête annuelle
(gymnase Voltaire, rue Japy, 1 h. 1/2).
Conférences 1I. G. Blunr: « les Marées
océaniques et terrestres » (28, rue Serpente,
2 h. 1/2). -*• M. l'abbé Gaff're « la Doctrine
du patriotisme (basilique de Sainte-Clo-
tilde, Il h. 1/2).
Infopçiations
M. Henry Chéron a présidé ce soir au
Trocadéro la fête organisée par la Fédéra-
tion des sociétés de préparation militaire de
la Se;n3.
Beaux-arts. Election de M. Larcher, di-
recteur de l'Ecole des beaux-arts de Nancy,
comme membre correspondant, en remplace-
ment de M. Harenx, dans la section de pein-
ture.
La vacance du siège de M. Alfred Nor-
mand, membre titulaire décédé do la section
d'architecture, ne sera déclarée qu'après les
vacances de Pâques.
Légion d'honneur. Sont nommés dans
la légion d'honneur, au grade de chevalier
M. Durandy, conseiller général des Alpes-
Maritimes
M. Gassin, conseiller général des Alpes-
Maritimes, premier adjoint au maire de
Nice.
Le Commerce £> ançais en Orient. Ri.
Périer, se rendant à l'invitation de la cham-
bre de commerce de Paris, a' fait hier soir,
dans la salle des fêtes do cette-compagnie,
une- conférence sur la mission qu'il -vient de
remplir en Orient.
Après avoir rappelé et précisé le rôle dévolu
aux attachés commerciaux et passé en revue
les conditions actuelles du commerce fran-
çais en Orient, M. Périer s'est plus spéciale-
ment attaché à la question du crédit et do la
représentation. Il s'est mis à la disposition
des commerçants et industriels qui auraient
de plus amples renseignements à lui de-
mander.
M. Lefebvre, président de la chambre de
commerce, a fait ensuite ressortir l'intérêt
qu'ont les industriels et commerçants à se
tenir en contact avec les attachés, commer-
ciaux à l'étranger,
Le comité de Villiers de l'Isle-Adam
s'est réuni, hier soir, en l'atelier du statuaire
Frédéric Brou, auteur du monument, afin de
procéder à l'élection de son bureau, qui est
ainsi composé président, Ri. Jean Richepin,
de l'Académie française vice-président, M.
Henry Roujon, de Tliistitut, ancien minis-
tre secrétaire, M. F. du Puy de Nartus;
trésorier, .M. Blaizot, rue Le Peletier, 22,
qui reçoit, dès à présent les souscriptions.
Le comité comprend, en outre
Mmes la comtesse A. de Chabanes-La Palice,
Daniel Lesueur, Judith Gautier, la comtesse Ma-
thieu de Noailles, la princesse Edmond de Poli-
gnac, R. Raoul-Duval, la duchesse de, Rohan,
G. Roussel-DespierroB
MM. René Aubert, Léon Jules Bois, Henri
Bordeaux, René Boylosyc. Adolphe Brisson, le
comte de Cnabannes-La Palice, Armand Dayot,
Ernest Delahaye. Lucien DescaTos, Jean Destrem,
Léoa.Bierx.'AûatOile .Krance, Alexandre. Georges,
Louis de Graramont, Gustave Gùiche, Edmond
Haraueourt, .Lucien Hubert, Gustave 'Kahn,
Georges Lcmàire.lo comte Léonce do Larmandie,
Henri Lavedan, Pierre Louys, Maurice Mâiridron,
Maurice Maeterlinck, Gustave de Malherbe, Paul
Margueritte, René Martineau, Roger Marx, Mas-
senet, Octave Mirbeau, Frédéric Mistral,le comte
Robert de Montesquiou-Fézensac, le général
comte du Ponta'vice de Houssey, Jacques Re-
boul, Henri de Régnier, Xavier de Ricard, Gus-
tave Rouault, Camille de ̃ Sainte-Cipix, Saint-
Georges de Bouhélier, Saint-Saëns, Pierre Ter-
mier, Henri Turot, Alfred Vallette, Jean Veillon.
Les médaillés militaires. La Société de
secours mutuels des médaillés militaires,
dont M. Loubet est président d'honneur et
qui compte déjà plus de huit mille membres,
a procédé 'dernièrement à l'élection de son
president.
Le peintre, M. Poilpot a été nommé prési-
dent. Depuis 1870, il est lui-même médaillé.
M. le général d'Amade est l'adhérent le plue
récent à la Société.
Mieux, meilleur marché. Au Châtclet
(Etablissements Allez Frères), les magasins
seront ouverts le dimanche 4 avril.
L'assortiment des mobiliers et articles
pour jardins et campagne est déjà au coni-
plet.
Malgré la modicité des prix, franco de port
à partir de 25 francs.
Papier Antimites Mazerand. Ce papier
ïnjectolé préserve les étoffes, -lainages, tapis,
qu'il recouvre de tous les ravages des mites.
vendu partout, et 9, chaussée d'Antin, en
feuilles à 50 centimes ou au mètre.
DEEoîte stxxae Hiettros
Monsieur le Directeur,
'L'on me communique un article du Figaro
où il est dit que j'étais candidat au prix
Leureux (prix décerné par TAcadémie des
Beaux-Arts), pour mon monument le Rêve
du poète, commandé par l'Etat et la Ville de
Paris, et que j'exécute en ce moment.- au
Cours-la-Reine.
Je n'ai posé ma candidature pour aucun
prix de l'Académie, pour la bonne raison
que mon monument est en cours d'exécution.
Je ne pouvais donc ni concourir ni être
concurrent et vous serai très reconnaissant
de bien vouloir rectifier l'erreur qui a été
commise.
Veuillez agréer, monsieur le Directeur,
l'expression do mes sentiments les plus dis-
tingués.
A.-E. MONCBL.
gazette ieHniiiinaux
TRIBUNAL DES référés La correspondance
de Mlle Le Fer de la Motte.
Au cours des débats du procès Bassot,
M". Labori avait donné lecture de quel-
ques fragments de lettres adressées jadis
par Mlle Le Fer de la Motte à une reli-
gieuse de l'oratoire de Neuilly. Mlle
Duhem. Ces lettres figuraient en copie
dans le dossier de l'information ou-
verte contre Mme Bassot, et à l'au-
dience M0 Labori versa les originaux
entre les mains du Tribunal. Mais une
correspondance ne peut, dit la juris-
prudence, être publiée, révélée, si elle
est confidentielle, qu'avec le double
consentement de l'auteur des lettres
et du destinataire. Les tribunaux ont
maintes fois tranché la question en ma-
tière de propriété littéraire, par exemple.
En est-il de même dans un procès cri-
minel, lorsque l'accusé croit, avoir be-
soin de -la production, pour sa justifi-
cation, de lettres adressées à des tiers,
et'quelies sont les limites. du droit dB la
défense? C'est cette intéressante ques-
tion, qu'hier; voulait faire trancher Mlle
Le Fer de la Motte.
M0 Labori doit en 'effet plaider mardi
prochain pour Mme Bassot, et hier Mlle
Le Fer de La Motte demandait à M. le
président Ditte, siégeant en référé dans
son cabinet, d'ordonner que les lettres
versées au dossier, ainsi que toutes au-
tres dont M" Labori comptait se servir
dans sa plaidoirie, fussent mises sous
séquestre jusqu'à l'issue d'un procès que
Mlle Le Fer doit engager à propos de
la production de cette correspondance
qu'elle juge illégale.
M0 Henry Bonnet s'est présenté pour
Mlle Le Fer, assisté de M0 Desouches,
avoué, et Me Labori, assisté de M" Cor-
tot, s'est présenté pour Mme Bassot.
M. le président Ditte a repoussé la de-
mande de Mlle Le Fer de la Motte. Le
juge des référés estime que les lettres
versées au dossier correctionnel appar-
tiennent aux débats et qu'on ne saurait,
les en distraire sans porter atteinte aux
droits sacrés de la défense. Quant aux
autres, celles dont, aux dires de Mlle
Le Fer, MI Labori doit se servir, le pré-
sident déclare « que rien n'établit que
les époux Bassot soient actuellement en
possession de lettres émanant de Mlle
Le Fer » et qu'au surplus aucune ins-
tance n'est encore engagée pour trancher
la question de propriété de cette corres-
pondance. Il n'y a donc pas lieu de sup->
primer des débats les lettres de Sœur
Mercédès.
NOUVELLES JUDICIAIRES
C'est devant le jury de Seine-et-Oise
que la Cour de cassation vient de ren-
voyer Renard.
La session d'assises ouvre à Versailles
le 3 juin, mais on ne sait encore au Pa-
lais si Renard pourra comparaître à la,
prochaine session dont le rôle est déjà
arrêté.
• • Georges Claretie.
.<
Nouvelles Diverses
Nous avçœ! reçu pour Mme veuve Brottes,
l'ancienne receveuse des postes, âgée de'
soixante-dix-huit ans et aveugle
M. F., 50 francs.
Avec les souscriptions antérieures, 267 fr.40,
CAMBRIOLAGE FAUBOURG MONTMARTRE
En plein jour, hier, on a dévalisé le maga-
sin d'un bijoutier du faubourg Montmartre.
M. Chauvet, dont la bijouterie est située
au n° 38, était parti à midi pour aller déjeu-
ner à son domicile particulier, au n° 40,
lorsque le concierge vint le prévenir que la
porte de son magasin était ouverte. Il y cou-
rut et constata que des voleurs s'étaient in-
troduits dans ce magasin, et, comme il avaiç'
laissé lesclefs sur son coffre-fort, ils avaient
pris pour une vingtaine de mille francs de
diamants, perles et pierres fines. Il a déposé
une plainte au commissariat.
UNE FEMME ASSASSINÉE A VERSAILLES
Le parquet de Versailles a continué hier
son enquête sur le drame de la rue Maure-
pas. Les magistrats ont fait diverses consta-
tations intéressantes. Il est établi que Mme
Barbary a été surprise vers deux heures de
l'après-midi par son assassin, alors qu'elle
était assise près de la fenêtre et occupée à
ourler un. rideau.
Le médecin légiste qui a pratiqué l'autop-
sie du. cadavre. a" déclaré que la. victime avait
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