Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1893-06-13
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 13 juin 1893 13 juin 1893
Description : 1893/06/13 (Numéro 164). 1893/06/13 (Numéro 164).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
LE FIGARO MARDI 13 JUIN i893
Nouvelles Diverses
mtE GROSSE MTMRE
envient de découvrir une afiaira colossale
de fraudes en douane relevée contre une im-
portante maison de,commerce de Paris,
Cette maison, c'est la maison FlageoUet
frères, 3, rue Saint-Vincent-de-Paul, maison
qui a des succursales, non seulement dans
mais dans toute la France et à l'é-
tranger. A Londres notamment, c'est la pre-
mière maison française pour les expéditions.
On relève contre cette maison le délit de
fausses déclarations et, par suite, le passage
de marchandises en contrebande. Ce qui
complique encore l'affaire, c'estqu'on comptait,
parait-il, aux clients le montant maximum
des droits qu'on escamotait.
Tous les livres ont été saisis par M. Touny,
commissaire aux délégations judiciaires.
A la suite de cette perquisition rue Saint-
Vincent-de-Paul, MM. Ch. Duhamel, direc-
teur de la maison de Paris; Delangle et un
des employés ont été arrêtés et amenés à la
Sûreté, où ils ont dîné et où ils ont passé la
nuit. Ils seront écroués aujourd'hui au Dépôt.
Il est probable que d'autres arrestations
,vont être opérées.
LE £1RIME DB LA RUÊ IIASSARD
Henri Lestevance, le bookmaker qui a jeté
par la fenêtre la fille Mathilde Forty, après
avoÍressayé de la tuer à coups de revolver, a
été confronté hier à trois heures avec sa vic-
time.
Lestevanee estun homme d'une trentaine
d'années, petit trapu et blond. Il était connu
dans un certain monde sous le nom de
1' « Espagnol de Montmartre ». Il était vêtu
du costume qu'il portait au moment de son
arrestation jaquette en cheviotte beige, pan-
talon gris foncé à carl'eaux,chapeau de paille,
Tous ces vêtements sont tachés de sang, ainsi
que ses souliers. Son visage porte la tracedes
nombreux coups que lui ont assénés les per-
sonnes qui,au moment où il aété sorti de la
chambre où il a commis son crime, avaient
entrepris d'en faire justice sommaire.
Il a prétendu qu'il avait frappé Mathilde
Forty parce qu'elle avait essayé de lui voler
quarante francs qu'il avait dans sa poche, Ji
était, ajoute-t-il, en. état d'ivresse. Il dit qu'il
m'a.pasjeté la femme dans la rue, mais que
c'est elle qui s'y est précipitée volontairement.
Mathilde Forty, malgré la balle qu'elle 3,'
reçue dans la tête et la terrible chute du qua-
trième étage qui a suivi, est dans ni état re-
lativement satisfaisant et il y a lieu d'espérer
quelle ne succombera pas à ses blessures.
Elle a opposé aux allégations de l'assassin un
démenti formel. Lestevance a commencé par
la frapper à coups de poing, lui a arraché
une poignée de cheveux, lui a brisé les dents
d'un coup de crosse de revolver et tiré trois
balles qui l'ont atteinte au défaut de l'épaule,
à l'omoplate et à la tête, et finalement l'a
jetée sur le pavé, où elle s'est fracturé une
«<ôte, et la cuisse gauche.
Les renseignements recueillis sur Leste-
'vance 4-qit fait découvrir d'étranges choses. Il
parait que cet homme est un maniaque dan-
gereux qui n'en est pas à son premier crime.
Il appartiendrait à l'école du fameux Phi-
lippe, « l'assassin des filles de joie », qui pré-
tendait accomplir une œuvre moralisatrice
en tuant le plus de femmes possible « parce
que, disait-il, il comptait arriver ainsi à sup-
primer la prostitution ». Quoi qu'il en soit,
«l'Espagnol de Montmartre B, dont le vrai
métier est de vendre des pronostics, des
« tuyaux pour les courses, avait pour habi-
tude d'emmener chez lui les femmes qu'il
rencontrait le soir sur la voie publique et,
nne fois qu'il les tenait, il les forçait à se
soumettre à d'ignobles fantaisies renouvelées
du marquis de Sade, les rouant de coups
quand elles résistaient.
.Une quinzaine de malheureuses avaient été
ainsi martyrisées par lui. Il leur arrachait les
cheveux., leur cassait les dents, etc. A l'épo-
que où il demeurait à Montmartre; me Lepic,
il a déjà, dit-on, jeté par la fenêtre une
femme qu'il avait emmenée dans un hôtel de
la rue des Trois-Frères et qui se tua surle
coup. Arrêté pour ce fait, il prétendit que la
femme était tombée accidentellement et béné-
ficia d'une ordonnance de non-lieu.
On n'ést pas très bien fixé sur l'identité de
cet homme. 11, parle l'anglais, le français et
l'espagnol. De là son surnom. Lui s'en était
donné un autre..11 prétendait donnetpour
les courses des « tuyaux infaillibles et se
proclamait «le roi des marchands de pronos-
tics ».
La victime, Mathilde Forty, est une assez
jolie Monde d'une vingtaine d'années. Elle
est d'origine luxembourgeoise. Elle habitait
91, boulevard deLaVillette. Son père est pa-
lefrenier dans une Compagnie de voitures de
place.
Elle est soignée à l'hôpital Saint-Louis,
dans le service de M. Lucas-Championnière.
La passion du vélocipède continue à causer
de nombreux accidents.
M. Louis Pierson, horloger, boulevard
Saint-Denis, descendant l'avenue des Champs-
Elysées à minuit, en bicyclette, sans lanterne,
est allé se jeter dans une victoria et est tombé
inerte. Ilavait reçu à la tempe droite un'coup
terrible de brancard. Porté à l'hôpital Beau-
jon, il est mort en yarrivant.
M. Louis Buckelmann, âgé de trente-cinq
ans, descendant à toute vitesse le boulevard
Voltaire à Clichy, est tombé en arrivant au
pont et s'est grièvement blessé.
Nous avons parlé hier d'une affaire de va-
leurs dans laquelle se trouvait compromis
M. Edmond Lefébure, banquier, 12, rue
eaint-Geoeges.
M. Lefébure est venu nous expliquer lui-
méme l'affaire qui est bien simple. M. D. lui
a remis des titres de l'Equateur valant 350 fr.
en demandant un prêt. Pendant les négocia-
tions auxquellesM.Leféburenefaisaitqueser-
vir d'intermédiaire,l'Equateurbaissade 350 à
j.00 fr. Naturellement le prêteur arrêta les
pourparlers.
De là la plainte, dont M. Lefébure s'est faci-
lement justifié devant le commissaire qui
l'avait appelé. On attendra que l'Equateur
remonte.
La photographie a fait merveille au Grand
Prix. Plus de deux cents « Photosphères a
étaiententre les mainsd'amateurs. Les dames,
dans leurs ravissantes toilettes, maniaient
avec adresse ce charmant petit appareil, si
léger et si parfait. Le plus mignon format
8 x 9, ceux 9 x 12 et 13 x 18 fonctionnaient
sans arrêt. La Compagnie Française de pho-
tographie, seule propriétaire du « Photos-
phère », exposera cette semaine, 7, rue Solfé-
rino, les meilleurs résultats obtenus dans
çette belle journée.
CHUTE MORTELLE
Le boulevard Saint-Michel a été, hier ma-
tin, le théâtre d'un terrible accident.
Isidore Noé, âgé de quarante-deux ans,
~maftce compagnon serrurier, se trouvait sur
te toit de la maison 64, boulevard Saint-Mi-
chel, occupé à prendre des mesures pour la
pose d'une échelle en fer. Lé malheureux a
jeté pris tout à coup d'un étourdissement et il
est tombé d'une hauteur de quinze mètres
dans la cour. Quand on l'a relevé, il était
ïnort. Son cadavre a été transporté à son do-
micile, 69, rue de Vanves. Il était marié et
père d'un enfant.
ravoir s'habiller selon son âge est assuré-
ment une preuve de tact et de goût, mais il
m'est pas défendu de chercher à rester jeune
le plus longtemps possible.
C'est, au contraire, le droit et le devoir de
toute femme qui a le souci de conserver l'af-
fection des siens.
Il est donc utile d'indiquer des moyens qui
aident à réaliser ce désir bien légitime, et l'on
estst1i'jdu résultat si l'on s'adresse àla Par-
fumerie de la Rosée, 46, boulevard Hauss-
Jna~I?:"9ui possède des produits absolument
hygiéniqûes qui donnent à la peau une beauté
Mine et naturelle.
Pierre GIodt, âgé de trente-six ans, sujet
luxembourgeois, tailleur d'habits, habitait
avec sa femme 9, rue Cavé. D'un caractère
Violât, emporté, ne supportant pas la contra-
diction, cet homme rendait sa compagne très
malheureuse. Souvent même' il Ja frappait.
Hier, après avoir passé dehors une partie
de la journée, ils rentraient chez eux. Griodt,
qui avait beaucoup bu, était très surexcité et,
depuis un momeat, il cherchait noise à sa
famme, qui ne répondait à ses grossièretés
que par un dédaigneux silence.
A la hauteur du numéro 29 de la rue Cave,
le Luxembourgeois, perdant toute mesure,
sortit de sa poche son revolver et fit feu, à
tMîs reprises consécutives, sur sa femme,
qu'il blessa grièvement à la tête. Des passants
désarmèrent le meurtrier, qui fut envoyé au
Dépôt, en même temps que la victime était
transportée l'hôpital Lariboisière.
MUR UNE « GOUIUE »'
Le bal-musette 103, boulevard Méniluion-
tant, possède aussi'son étoile, en passe de
devenir aussi célèbre que la « Goulue », la
« Môme-Fromage M, Rayon-d'Or et tutti
qzaantî.:On faisait cercle en ce lieu avant-
hier soir, autour de l'émule de ces coryphées
en renom, et les habitués de l'endroit ne lui
ménageaient ni les compliments ni les bravos.
C'était de l'enthousiasme. Mais chacun des
admirateurs de la jeune danseuse ayant la
prétention de l'emporter sur ses rivaux, une
querelle naquitbientôt et les couteauxse mê-
lèrent de la partie. La police voulut mettre le
holà. Un agent, le gardien Bellaviona, eut la
main gauche traversée d'un coup de cou-
teau.
Enfin, quand l'ordre put être rétabli, deux
jeunes gens de dix-neuf ans, Victor L. et
Jules L. ouvriers tourneurs, gisaient sur le
parquet, grièvement blessés de plusieurs
coups de couteau. On les a conduits dans une
pharmacie d'où, après avoir été pansés, ils
ont regagné leur domicile.
Quant aux vainqueurs de ce tournoi de
barrière, on ne put les arrêter. Ils s'étaient
prudemment enfuis en einmenant avec eux
l'accorte danseuse, prix de la victoire.
On nous annonce, au moment où nous
mettons sous presse, qu'un violent incendie
vient de se déclarer dans le quartier de
l'Hôpital Saint-Louis.
A demain des détails.
Jean de Paris.
Mémento. On signale un escroc qui se pré-
sente dans les communautés religieuses, muni
d'une fausse lettre de M. l'abbé Caudebage, et
demande des subsides pour se rendre en Bre-
tagne.
On a retiré de la Seine, en aval du pont du
Carrousel, le cadavre d'nn homme d'une quaran-
taine d'années, bien vêtu, blond, linge marqué
C. V.
J. de P.
GAZETTE DES TRIBUNAUX
PoucE CORRECTWNNELLE Les manifestations
du cours de M. Aulard. Epilogue.
On n'a pas oublié les manifestations
qui se sont produitesi,le mois passé, au
cours d'Histoire de la Révolution de M.
Aulard de la part. d'un certain nombre
d'étudiants catholiques.
Les querelles de religion envenimant
toutes choses, on s'est fortement bous-
culé, et, des invectives, on est passé fa-
cilement aux horions. Puis le calme est
revenu à la Sorbonne, et cette grosse af-
faire, qui nous semble déjà si vieille, se-
rait définitivement enterrée sila 8" Cham-
bre, présidée par M. Bernard, n'y avait
ajouté, hier, un post-criptum.
Un jeune homme de vingt ans, M.
Gaston-Marie de Luppé, qui n'est point
allié à la famille de M. Mayol de Lupé,
mais le proche parent de l'infortuné com-
mandant de Luppé, tué si malheureuse-
ment, il y a quelques jours, au polygone
de Nîmes, comparaissait devant le tri-
bu.nal correctionnel de la Seine pour
avoir, dans la bagarre, Trappe uu em-
ployé de la Faculté des lettres, M. Ma-
vanger.
M. Lanthoine, secrétaire de la Faculté
des lettres, que M. de Luppé aurait éga-
lement menacé de sa canne, dépose que
le jeune prévenu paraissait très sur-
excité, criant « Je veux tuer quel-
qu'un 1 », ce qui n'était assurément pas
dans ses intentions.
C'est en accourant au secours de son
chef que M. Mavanger, l'employé de la
Faculté, a été frappé d'un coup de poing
en pleine figure par le jeune de Luppé,
qu'il essayait de désarmer.
,Deux étudiants, M. Viauld et M. La-
borde, élèves à l'Ecole des ng~es, cités
à décharge par le prévenu, déposent que
M. de Luppé a été lui-même entouré,
bousculé, assez malmené, et qu'il a dû
frapper involontairement en essayant
de se dégager.
Le Tribunal s'est montré assez indul-
gent. Sur le réquisitoire de M. le subs-
titut Justin Seligman, et la plaidoirie de
Me Deville, conseiller municipal de
Paris, il a condamné M. de Luppé à
huit jours de prison et cent francs d'a-
mende, mais avec application de la loi
Bérenger en ce qui touche la -peine
d'emprisonnement.
Le jugement constate queM. de Luppé,
qui n'était point inscrit au cours de M.
Aulard, a eu le tort de se rendre à la
Sorbonne, où il n'avait que faire, et de
s'y mêler à. une bagarre.
Albert Bataille.
Informations
Académie des sciences.- La sécheresse exa-
gérée de la présente année aura eu le ré-
sultat imprévu d'augmenter dans des propor-
tions considérables nos ressources fourragè-
res.
Chaque semaine, en effet, les savants
trouvent un succédané nouveau destiné à
remplacer les récoltes absentes des prairies.
Cette fois, il s'agit d'un végétal inédit, au
moins en notre pays, le Polygonum sacka-
liese, qui est originaire des hauts plateaux du
Japon.
Cette plante, d'après M. Duchartre, qui
en a fait hier la présentation à l'Acadé-
mie, de la part de M. Doumet-Adamson,
son introducteur en France, est vraiment
douée de propriétés remarquables.
D'une rusticité tout à fait exceptionnelle,
e4 effet, le Polyyonum sackaliese atteint,
en moins de trois semaines, une hauteur de
deux à trois mètres; il croit dans les terrains
les plus arides et les plus compacts, en don-
nant de nombreuses tiges rameuses et cou-
vertes de frondaisons exubérantes.
Un seul fait peut donner une idée de la vi-
gueurfabuleuse de la pousse chez ce végétal.
Chaque pied que l'on obtient en plantant un
fragment de racine occupe une surface de un
mètre carré 1
Le Polygonum sackaliese, dès la première
année, donne deux coupes de fourrages et
trois à partir de la troisième. Le poids de la
récolte par mètre carré varie de 20 à 40 kilo-
grammes.
A noter encore une note de M. Lumière, de
Lyon, sur l'emploi d'un oxalate cobaltique en
photographie.
Le procédé consiste à substituer au papier
d'argent ordinaire employé pour la prépara-
tion des positifs un papier gélatiné et sensi-
bilisé au sel cobaltique.
Le développement se fait par le passage de
l'épreuve dans une dissolution de ferrocya-
nure de potassium. Les photographies obte-
nues de la sorte sont rougeàtres elles peu-
vent être virées au noir au moyen d'un bain
de sulfure alcalin.
L'Académie a procédé à l'élection d'un
membre associé en remplacement de M. de
Candolle. M. Nordenskiold- (de Stockholm) a
été élu par S4 voix contre i2 à M. Newcomb
(da Washington), et 4 & M. W;erstrasse Me
4çr-4~
Mariages. Beaucoup de très belles toilettes
au mariage de Mlle Jeann Symonet avec le
comte de Vautibault.
La ravissante toilette 'de la mariée/créée
par Mmes Kerteux sœurs, était en satin'garni
de fleurs d'oranger et dentelles du plus heu-
reux effet.
Conférences. –Se soir, à huit heures et
demie, à la Bourse du Commerce, sous là pré-
sidence dû M. Maoherez, député, vice-prési-
dent du Syndicat général des grains, l'explo-
rateur Dybowski donnera une conférence sur
« le développement commercial du' Congo
français et sur la question du Tchad.
Dans les Musées. Les musées de pro-
vince continuent leurs achats aux Salons des
Champs-Elysées et du Champ de Mars.
Un tableau de M. Paul Jamiri, le Brenn et
ia Pas~t d-û butin, très remarqué au Palais de
l'Industrie, vient d'être acquis par le musée
de La Rochelle.
Les syndicats et le préfet de la Seine. Très
importante réunion, hier, à la Bourse du Tra-
varl. 4,000 personnes présentes. Les syndi-
qués, après avoir examiné de nouveau les
arrêtés de M. Poubelle, se sont déclarés prêts
à résister jusqu'au bout.
Prévoyant toutefois le cas où ils seraient
forcés de se soumettre à une loi qu'ils mécon-
naissent, ils jurent de prendre leur revanche
aux, prochaines élections. Tout candidat digne
de leurs suffrages devra se déclarer partisan
de l'autonomie de la Bourse du Travail et de
la liberté des syndicats. `
L.'abondance des riaahéres nous oblige
à renvoyer d demain la suite de notre
ftoman. ,($
ÏELE6MMMES -CORRESPONDANCES
D,u ~2 juin~ r
~,ea`~ptaémiae
< ALAis. Sous l'influence de la cha-
leur tropicale qu'il fait ici, le nombre des cas
cholériformes a légèrement augmenté.
Hier on a constaté neuf décès cholérifor-
mes.
CETTE. Depuis avant-hier, on si-
gnale trois entrées au lazaret et un décès;
rien en ville.
A. Frontignan, plusieurs cas, un décès.
MoNTPELUER. Deux décès cholé-
riqaés se sont produits aujourd'hui à une
heure d'intervalle. Les inhumations ont eu
lieu immédiatement.
Trois personnes gravement atteintes sont à
l'hôpital suburbain. L'une d'elles, un agent
de police, est dans un état désespéré.
Les rues ont été arrosées ce matin avec de
l'eau phéniquée.
Par mesure hygiénique, l'asile du faubourg
Boutonne a a été fermé jusqu'à lundi pro-
chain.
Le temps est orageux et la chaleur est suf-
focante.
PERPIGNAN. Devant une manifes-
tation tumultueuse organisée par les ouvriè-
res grévistes en face des ateliers Joseph Bar-
dou et fils,' M. Eugène Bardou, adjoint au
maire, revenant sur une décision prise ce
matin, a capitulé et repris les ouvrières pa-
petières grévistes aux. anciennes conditions.
La grève est donc terminée à l'avantage des
grévistes.
LYON. Un cas foudroyant de cho-
léra asiatique vient de se produire à Lyon,
rue de la Charité. Un voyageur, employé re-
traité de P.-L.-M., habitant Lyon d'ordinaire
et revenant 'hier d'un voyage à Beaucaire, a
succombé en quelques heures. L'enquête mé-
dicale a nettement caractérisé la gravité du
cas. Le corps a été immédiatement inhumé.
ALGER. Une épidémie de variole
assez forte sévit actuellement sur *Mger et sa
banlieue.
Il y a encombrement de malades à l'hôpital
et une ambulance établie hors des murs est
lu.nafiSaaAalv- "tV1Xr'Tv.n' ~~TM~M~ A
transfert est demande, chaque jour, par les
particuliers.
Toutes les mesures d'hygiène sont prises
par les municipalités intéressées.
L'épidémie frappe surtout les Européens;
mais si elle atteignait le monde indigène, elle
pourrait être terrible.
Le.. WectloD8
LAVAL. –L'élection au Conseil d'ar-
rondissement pour le. canton de Meslay a
donné le résultat ruivant
M. Depréau, conservateur, a été élu par
2,013 voix, en remplacement de M. Berthelot,
républicain.
C'est un siège gagné pour les conservateurs.
REIMS. Au banquet de l'Associa-
tion fraternelle des employés de chemin de
fer, un convive a émis le vœu de voir Me
Labori, avocat à la Cour d'appel de Paris,
candidat aux élections législatives.
Sans vouloir poser prématurément sa can-
didature, Me Labori a déclaré qu'il se place-
rait sur le terrain d'apaisement républicain
et qu'il soutiendrait avec indépendance la po-
litique républicaine gouvernementale démo-
cratique.
CAi/TANisETTA. Ce matin, dans la
mine de Juncio, à la suite d'un dégagement de
vapeur d'oxyde d'antimoine, cinq ouvriers
ont été asphyxiés j il y a eu de nombreux
blessés.
Faits Divers des Départements
DINAN. Un douloureux événement vient de
causer une profonde émotion dans la 10'brigade
de cavalerie. Hier, M. d'Argenton, lieutenant au
130 hussards,âgé de 30 ans,s'était rendu à Plouer
avec un autre officier de son régiment, M. Pa-
villon. Tous deux avaient décidé de faire une ex-
cursion en mer, sur l'embarcation de plaisance le
Frère-Yves, appartenant à M. d'Argenton. Vers
11 heures, la mer étant devenue houleuse, le lieu-
tenant voulut prendre un ris. Il fit une fausse
manœuvre et l'embarcation coula entre Cezembre
et l'île Harbour. M. Pavillon est parvenu à se
sauver sur un rocher après avoir nagé pendant
près d'un kilomètre. Ses signaux ont été aperçus
du gardien du phare du Jardin. Il a été recueilli
par un bateau charbonnier venant de Jersey et
ramené à Saint-Malo dans l'après-midi. M. d'Ar-
genton n'a pas eu assez de forces pour se sauver.
Il a disparu dans un endroit où la mer a douze
pieds de profondeur. Cet officier, très estimé,
était originaire de Caen, il avait été autrefois en
garnison à Saint-Mihiel.
LïOK. Un drame horrible s'est déroulé cette
nuit, rue Saint-Clair, où habitait depuis quelques
mois la veuve Bellon, àgée de 55 ans, et son
amant, nommé Weber, âgé de 50 ans. Weber,
qui avait à son actif plusieurs condamnations,
venait de faire quelques jours de prison et de-
vait être reconduit aujourd'hui à la frontière. Le
faux ménage avait de fréquentes disputes, et
hier soir, les voisins entendirent, sans y atta-
cher d'importance, le bruit d'une bataille accom-
pagné de cris déchirants: Puis le silence se fit.
Ce matin, ne voyant pas sortir leurs bruyants
voisins, les autres locataires de la maison allè-
rent chercher le commissaire de police qui arriva
aussitôt. La porte du logement fut enfoncée et
on aperçut, étendu près de la porte, le cadavre de
la veuve Bellon, portant au sein gauche une large
blessure. Au fond de la chambre gisait le cada-
vre de 'Weber qui, après avoir tué sa maîtresse
d'un coup de couteau, s'était, ensuite ouvert le
ventre. La lutte avait dû être longue, car tout
l'appartement était en désordre. On suppose que
la veuve Bellon ne voulait pas suivre son amant
hors de France et que c'est pour cela que Weber
l'aurait tuée.
LA BOURSE
Le marché est ferme, mais sans grandes
affaires l'impôt sur les opérations de
Bourse continue à entraver les transactions.
Le ministre des finances doit recevoir aujour-
d'hui mardi une délégation des principales
maisons de banque de Paris, qui viendra a
l'entretenir du trouble profond jeté dans les
affaires parle nouvel impôt et lui demander
d'en suspendre tout au moins l'application
jusqu'à ce qu'il ait été mieux étudié. On sait,
d'autre part, que M. François Deloncle sai.
sira la ommission da budget d'un amende*
~at~rtaj~ ~pjtl~
La Xeate, assez lourde au début à 98 30,
s'est relevée vers la clôture à 98~5, pour ter-
miner à 9842, 5 centimes plus haut que sa-'
medi après Bourse, on a coté 9850. Au
comptant, les cours ont oscillé entre 9840 et
98 50 clôture, 98 40, comme samedi.
L'Extêrie2lre; qui avait été ramenée samedi
à 66 et au-dessous sur le faux bruit de la
maladie du petit Roi, s'est relevée hier à
66 65, à la suite de rachats. La Banque d'Es-
pagne remboursera, pour le compte du Tré-
sor, à la Banque de Paris ses avances, soit
25 millions le 15 juin, 25 millions le 15 juillet;
comme conséquence, elle essaiera de placer
en Espagne pour 65 millions de Pagarès du
Trésor.
L'Italien s'est maintenu sans'changement
à 93 20.,L'Orient a fléchi de 5 centimes à 69 65,
le rouble s'étant abaissé à Berlin à 216 1/2.
Le Turc, non coté au parquet, a fait 22 13
en coulisse.
Lesy'ands ~elléaaiques 5 0/0 sont assez
fermes; le 4 0/0 a regagné 11 fr. à 279. Le
Journal officiel d'Athènes a publié hier le
décret royal relatif à la convention passée
entre le, gouvernement grec et la maison
Hambro pour l'émission du nouvel emprunt
5 0/0 de 100 millions.
Le Brésilien, très demandé par Londres,.a a
monté de 60 centimes à 66 35 sur hausse du
change à 111/
Un télégramme de Buenos-Ayres confirme
que le nouveau ministre des finances, M.
Avellanoda, a télégraphié au ministre argen-
tin à Londres de signer la convention avec les
créanciers anglais, telle qu'elle a été propo-
sée au comité Rothschild par M. Romero, ex-
ministre.
Nos Sociétés de Crédit ont conservé des
cours fermes. Le Crédit Foncier finit de-
mandé à 986 25 on a traité des primés fin
courant à 988 75dont20fr.,99350, dontIOfr.,
1,000 dont 5 5 fI'; et fin prochain à 995 dont 20 fr.,
1,005 dont 10 fr. La Banque de Paris termine
à 66375, en reprise de 5 5 fr. la Banque inter-
nationale se négocie à 420. Le Crédit lÿon-
nais fait 762 et 761 au comptant. Les titres de
la Société l~oatciéa·e: Lyonnaise continuent à
avoir un excellent marché on recherche sur-
tout ses obligations dont les capitalistes éon-
naissent et apprécient la parfaite sécurité:
les anciennès valent 433, les nouvelles 437 50.
Nos Chemins s'échangent aux environs de
leurs cours de samedi; cependant sur l'Ouest
le cours de 1,100 a donné lieu à quelques
réalisations, on est revenu hier à 1,092 50.La
reprise de l'Extérieure a facilité lé relève-
ment des Chemins espagnôls le Nord gagne
6 fr. 25 à 158 75 et ses obligations 56 hypo-
thèque sont demandées à 250. Les obligations
Sud de l'Espag~aé sont à 138.
Le Suez est plutôt lourd à 2,677 50; la re-
cette du 11 a été de 150,000 fr., contre 250,000
francs en 1892.
Les Métaux français sont de nouveau
offerts au-dessous de 500 à 495.
Les actions de La Calédonie ont des achats
à 502 50, en coulisse.
Les obligations 5 0/0 des Télégraphes.sous-
marins sont bien tenues à 445 on demande
les obligations 40/0 du Jardin d'Acclimata-
tion à 425.
Les Vateurs de mines se relèvent le Rio
à 385; la tie Beers à 465.
.fI::¡¡;
Opérations des Caisses d'épa~·gne ot'dtMres, du 1er au 10 juin 1893 dépôts de fonds,
5,165,848 fr. 43; retraits de fonds, 6,514,034
francs 93, excédent de retraits, 1,348,186 fr. 50.
Excédent de retraits, du 1er janvier au 10 juin
1893,204,082,553 fr. 53.
Capitaux employés en achats de rentes, du
1er au 10 juin, pour le compte des déposants,
4,075;3~1 fr. p
Capitaux réalisés pendant la même période
par la vente de rentes provenant du porte-
feuille ".de Caisses, 6,881,80 fr.95.
Recettes du transit du Canal de Suez, pen-
dant la 1re décade de juin 1893, 1,790,000 fr.,
contre 2,140,000 fr. en 1892; recettes duler
janvier au 10 juin 1893, 33,050,000 fr., contre
37,080,000 fr. en 1892; diminution en 1893,
/LQaQ~QQ-t'-J.
La :Financière,
24. rue
Les Théâtres
Théâtre Libre s La Belle au Bois rëvant,
comédie en un acte, en vers, de-M. F. Ma-
zade. Ahasvére, drame en un acte, de
M. Heyermans. AfarM~e d'argent, pièce `
en un acte, de M. E. Bourgeois.
Au spectacle très intéressant qu'il
nous a. donné il y a une quinzaine, le
Théâtre Libre en a fait succéder un qui,
vraiment, est par trop spectacle d'été 1
Des trois pièces qu'on y a jouées,
il n'y en a qu'une qui ait quelque mé-
rite, tout de facture ce n'est pas assez.
Jamais je ne blâmerai M. Antoine de
nous offrir des œuvres qui pourront
être étranges, discutables, qui pourront
même déplaire au public et tomber. Son
théâtre est fait pour les essais et les har-
diesses. Mais il doit soigneusement évi-
ter les choses médiocres et vaines, les
levers de rideau « odéonesques », les
pièces, en un mot, où il n'y a rien, pas
même prétexte à se fâcher.
C'est le, cas de la Belle au bois rêvant,
par qui s'est ouvert le spectacle d'hier.
Dans une forêt, le botaniste Petrus et un
lieutenant de spahis font la cour à la
baronne Magali. Il est convenu qu'on
jouera avec elle une partie de cache-
cache, etquecelui qui gagneral'épousera.
Magali, d'ailleurs, n'a nulle envie d'être
épousée par l'un ou l'autre de ces imbéci-
les de soupirants. Elle rêve d'un in-
connu. L'inconnu, naturel leinentl,,9,rri-~7e
aussitôt c'est un jeune rapin, Sylvaïs,
qui témoigne de la fantaisie de son
caractère en se promenant, avec un
chien qu'il peint tantôt en rose, tantôt
en bleu 1 Lui aussi rêve d'une incon-
nue et, rencontrant Magali, iF l'épouse.
Le public a fait très mauvais accueil à
cette fausse fantaisie. Ce n'est vraiment
pas la peine de refaire le Passant, en y
ajoutant de plats 'effets de vaudeville.
Quant à la langue, c'est du Mussetexas-
péré, une imitation qui sent la; paro-
die, ce qui est la pire des choses.
Avec quelque attention, j'ai découvert
un couplet charmant. Mais je gagerais
que bien des gens, dans la salle, ont àp-
pris parle programme qu'ils avaient en-
tendu une pièce envers. Mademoiselle
Clem est jolie dans sa robe « Loïe Ful-
lër », et mademoiselle Miramon fort ai-
mable en travesti de rapin. Mais du dia-
ble si ces charmantes jeunes femmes se
doutent de ce que c'est que de dire les
vers.
A cet acte inutile a succédé un acte
inutile. M. Heyermans a eu la pensée de-
vouloir nous apitoyer sur le sort des
juifs persécutés en Russie. Je né blâme
pas cette pensée. Le drame ou la comé-
die du juif sont à faire, avec élévation et
justice, tels que Dumas les a entrevus, et
peuvent être admirables. Ils sont en si-
tuatio n; Mais il ne faut pas se contenter
d'un fait divers présenté en tableau, tel
qu'est Ahasvère. Au lever du rideau,
assis à la table du dîner du Sabbat, le
juif Karalyk se lamente. On a brisé les
vitres chez lui. Son fils Piotr a dis-
paru, pendant l'émeute antisémitique.
Un pope vient nous apprendre ce qu'il
est devenu. Poursuivi par la populace,
il s'est réfugié dans une église et s'est
laissé baptiser. C'est à sa mère que le
pope apprend la chose, dans une con-
versation faite de réciproques invecti-
ves. La mère, le pope parti, n'ose'révéJer
à Karalyk l'apostasie de son fils. Ille fait
asseoir à la table, lui ordonne de dire la
Argus.
prière, que le nouveau baptisé ne peut
plus réciter. C'est assez dramatique.
Mais oserai-je rappeler que c'est le li-
vret de la Juive, opéra par Monsieur
Scribe ? Les cosaques, d'ailleurs, vien-.
nent enlever le vieux juif et sa femme,
qui n'ont pas- de permis de séjour
en règle, et Karalyk, apprenant par eux
que son fils est chrétien, le maudit à
grand renfort de citations d'Ezéchiel.
Piotr reste seul, avec une vieille femme,
la grand'mëre, qui depuis le début est
juchée sur le poêle. Dans une émeute
précédente, on a tué son mari on lui a
crevé les yeux et elle est devenue folle.
Sur le poêle où elle a élu domicile, elle
entretient un flambeau en mé-
moire du mort.
Quand ces deux personnages sont res-
tés en-présence, on croit que le drame
va commencer, que la folle et l'apostat
auront quelque terrible aventure. Rien.
La vieille souffle la bougie symbolique
et le rideau se ,baisse devant le public
déçu. M. Antoine s'est fait applaudir
dans le personnage du vieux juif.
Mariage d'A~gent, au moins, dans sa
banalité, ne manque pas d'une certaine
composition indispensable. Le vieux
paysan Baudruc,Harpagon rustique cent
fois mis au théâtre, compte avec sa do-
mestique,la Marie, une belle fille qui a un
peu de bien.Il voudrait bien lavoler.Mais
la mâtine se défend de la -belle sorte, ce
qui donne d'elle, décidément, unehaute
idée au père Baudruc sur quoi, il lui
propose de l'épouser, ce que la fille ac-
cepte. Mals voici que rentre Pierre, le
fils de Baudruc, qui est veuf. Pierre re-
vient de la ville, où il a dépensé .vingt
francs avec de « mauvaises femmes,».
Ceci exaspère le père Baudruc, qui
veut marier Pierre et ne trouve rien de
mieux que de lui céder la Marie. Ce sera
tout aussi économique. Il n'eût pas payé
de gages à sa femme: il n'en paiera pas
à sa bru. Mais, qui sait? Pierre est un
paysan, un paysan et demi il met déjà
la main sur l'argent de la Marié, et le
vieux n'a qu'à bien se tenir. Ce tableau,
noir, mais qui se sauve de toute tris-
tesse par une exagération caricaturale,
a souvent été fait. Mais le détail, ici, est
adroit,et l'acte est joué en perfection par
MM. Arquillière,Gémiçr et madame-Irma
Perrot.
Henry Fouquier.
M COMÉDIE FRANÇAISE A MMRES
PAR DÉPÊCHE DE NOTRE CORRESPONDANT
Londres, 11 h. 1/2 du soir.
La Comédie-Française a joué ce soir
devant une salle comble où l'on a pu re-
connaître toutes les personnalités mar-
quantes du monde littéraire et artisti-
que. Les rangs des musiciens avaient été
tranformés en un superbe parterre de
fleurs.
L'accueil a été enthousiaste; après les
Plaideurs, trois rappels; autant après le
Malade-imaginaire, dont on a coupé ce
qui pouvait offusquer la pudeur anglaise,
surtout dans la Cérémonie.
Mlle-Reidhenberg a été très applaudie
lorsque, devant les artistes très bien
groupés, elle est venu dire un à-propos,
le Salut à Londres.
Immense succès pour MM. Got, Co-
quelin cadet, Truffier Berr et Leloir,
pour Mmes Baretta, Fayolle, Kalb et la
petite Gaudy.
1\'r.>5arcey-pal'alt ravrae Ta.-Tcce}JLlOll
chaleureuse qui est faite à la Comédie:
le succès est absolument sûr pour la
tournée.
Les dents et dentiers sans crochets, ressorts
et plaque, sont le dernier mot de la perfection
de l'art dentaire. C'est au Dr H. Adler, seul
inventeur breveté, 16, avenue de l'Opéra,
que nous devons cette merveilleuse invention.
PETITE GAZETTE
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Seraez de la jeunesse et de la beauté sur
votre'visage à l'aide du Duvet de Ninon,pou-
dre de la Parfie Ninon, 31, r. du 4-Septembre.
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S'adresser 35, rue Montmartre. Herb. modèle,
SPORT
COURSES A AT1TEUIL r~
En quittant l'agréable hippodrome d'Au-
teuil, je calculais que dans cette huitaine je
n'ai pas assisté à moins de quarante-huit
courses et que je n'avais pas vu galoper
moins dedeuxcent soixante-dix-sept chevaux.
Quand je pense que l'infortuné chroniqueur
sportif a dû, la veille de chaque épreuve,
supputer les chances probables de tous les
concurrents engagés, les examiner au pad-
dock et célébrer les vainqueurs le soir même,
avec quelques mots consolants pour les
vaincus, je trouve tout naturel qu'il demande,
lui aussi, à être retiré de l'entraînement, tout
au moins pour quelques heures.
Et cependant, le sport ne va pas chômer.
Jeudi, nous serons fidèles au rendez-vous, à
Lbngchamps, sans compter Maisons, Saint-
Ouen et Colombes, voyez le calendrier.
Dans quelques semaines nous partirons pour
D,e,auville; dans quelques semaines aussi
nous parlerons déjà sérieusement du nou-
veau prix international du Conseil municipal,
qui a réuni de si beaux engagements et qui
deviendra bien vite notre Grand Prix de Paris
d'automne. De même que le Grand Prix de
juin donne le signal du départ pour les villes
d'eaux, celui d'octobre donnera le signal du
retour et marquera la rentrée définitive des
Parisiens dans leurs fovers.
Le Prix Iteugny, 6,000 fr., 3,800 mètres, a
été pour Veracity (2/1) à M. G. Khan (Ward),
battant Joueur de Flûte, à M. Holtzer (Nigh-
tingall), et Foulard, à M. G. Cadillon.(Keyte).
Nisus a mené avec Foulard devant Joueur
de Flûte et Veracity. A la rivière des tribu-
nes, Nisus tombait et causait la chute de Fou-
lard et de Joueur de Flûte. Veracity achevait
sans lutte devant Joueur de Flûte et Foulard,
remontés.
Pari mutuel à 10 fr. 24 fr. 50. Placés Ve-
racity, 14 fr. 50; Joueur de Flûte, 14 fr. 50.
Le Py~ix des Bruyèr°es, 4,000 fr., 3,000 mé-
tré's, aété pour Ulva (10/1), au comte Ch. de
Breteuil (H. Grey), battant.Ieoglan; à M. G.
Barbay (Boon), et Sado, à M. Jules Archdea-
con (S. Mann).
Sado a mené devant Ulva, Icoglan, F~1 de
Fer et Lord Œuvre. A la dernière haie, Ico-
glan venait prendre part à la lutte engagée
entre Sado et Ulva. Icoglan semblait gagner,
mais il se collait à Ulva qui finissait par le
battre d'une demi-longueur. Sado troisième à
trois quarts de longueur.
Pari mutuel à 10 fr. 121 fr. 50. Placés
Ulva, 42 fr. Icoglan, 16 fr.
Le Prix de Chanceaux, 4,000 fr., 3,500 m.,
villim (3/1), à M. G. Dreyfus (E.
Watkins), battant Grossmann, à M. Béthune
(S. Mann) et Zampa II, à M. H. Bissori (La-
cassie).
Zampa n a mené devant Grossmann, Tire
d'Aile, Isigny, Néophobe, Occagne et Velum.
A la rivière des tribunes. Isigny tombait. Au
huit, Zampa II, Grossmann et Tire d'Aile
étaient toujours en tête. Néophobe faisait
une faute au mur en terre. Sur le plat, Velum
prenait l'avantage et gagnait d'une longueur
sur Grossmann qui enlevait d'une longueur
et demie la seconde place à Zampa II.
Pari mutuel à 10 fr. 42 fr. Placés Vélum,
19 fr. Grossmann, 15 fr.
Le Prix des Tilleuls, 10,000 fr., 3,000 m., a
été pour Hélas (iO}1). au. eomte de Nicola
(Albert Johnson), battant ChatUlon, b M,
Holtzer(Nightingall) et Niagara,~ M.A.Roche
(Ward).
Michon s'est élancée en tête devant Talari,
Elixir, Cigare et Le Rakos Niagara fermait
la marche. Aux tribunes, Cigare était entête
devant Talari et Le Rakos. Entre les tour-
nants; Hélas se rapprochait. A la dernière
'haie, Chalillon, Elixir et Cigare étaient pres-
que ensemble Niagara venait dans un rush.
Après, une belle lutte, Hélas l'emportait de
trois quarts de longueur sur Chatillon qui
prenait d'une longueur la troisième place à
Niagara.
Pari mutuel à 10 fr. 93 fr. Placés Hélas,
30 fr. Chàtillon, 32 fr. 50; Niagara, 46 fr,
Le Prix du Brook, 5,000 fr., 3,800 mètres,
a été pour Simoun II (10/11), à M. E. Fould
(Grey), battant Pierre-le-Grand, à M. H. de
Vésian (Ronan) et Saint-Grégoire, à M.
Moyart (Barden).
Saint-Grégoire, Pierre-le-Grand et Brigadier
ensemble ont mené devant Simoun II jusqu'à
la rivière des tribunes, où. Brigadier tombait.
Les trois autres chevaux continuaient douce-
ment jusqu'à la dernière haie, où, après une
courte lutte, Simoun II l'emportait d'une
demi-longueur sur Pierre-le-Grand, Saint-
Grégoire, 3e à une longueur..
Pari mutuel à 10 fr. 23 fr. 50. Placés Si-
moun II,14 fr. 50'; Pierre-le-Grand, 21 fr. 50.
Le Prix Magenta, 3,000 ft., 3,200 m., a
été pour Old Bridge (6/4), au comte de Nico-
lay (S. Mann), battant Limaçon à M. Des-
planques (Horn) et Badine à M. H. d'Aldin
(Keyte).
Limaçon, Sautour et Badine ont mené tour
à tour devant Old Bridge. Au mur en terre,
Saint-Ciaude était arrêté. Old Bridge dépas-
sait ses concurrents dans le dernier tournant
pour gagner de trois longueurs sur Limaçon
qui enlevait de cinq longueurs la seconde
place à Badine.
Pari mutuel a 10 fr. 22 fr. 50. Placés Old
Bridge 16 fr. 50-, Limaçon, 25 fr.
Johnson.
Va~ici le détail de la recettededil11a'nche à
Longohamps
..Voitures. 1.764
Cavaliers. 4
Pesage hommes. 9.358
Pesage dames. 5.494
Tribunesà5fr. 6.487
Prairie 104.766
Le total de la recette a été de 401,866 francs,
chiffre qui n'a été dépassé qu'une fois, en
1890, où il atteignait,4S7,S34 francs. La recette
de 1893 n'était qpe de 356,753 francs.
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TROU6TTEn lb, Rae de* ImmeaWee.tedcetNele, Fàittfi
VÏNcoMCHEVMERS~X~
Nouvelles Diverses
mtE GROSSE MTMRE
envient de découvrir une afiaira colossale
de fraudes en douane relevée contre une im-
portante maison de,commerce de Paris,
Cette maison, c'est la maison FlageoUet
frères, 3, rue Saint-Vincent-de-Paul, maison
qui a des succursales, non seulement dans
mais dans toute la France et à l'é-
tranger. A Londres notamment, c'est la pre-
mière maison française pour les expéditions.
On relève contre cette maison le délit de
fausses déclarations et, par suite, le passage
de marchandises en contrebande. Ce qui
complique encore l'affaire, c'estqu'on comptait,
parait-il, aux clients le montant maximum
des droits qu'on escamotait.
Tous les livres ont été saisis par M. Touny,
commissaire aux délégations judiciaires.
A la suite de cette perquisition rue Saint-
Vincent-de-Paul, MM. Ch. Duhamel, direc-
teur de la maison de Paris; Delangle et un
des employés ont été arrêtés et amenés à la
Sûreté, où ils ont dîné et où ils ont passé la
nuit. Ils seront écroués aujourd'hui au Dépôt.
Il est probable que d'autres arrestations
,vont être opérées.
LE £1RIME DB LA RUÊ IIASSARD
Henri Lestevance, le bookmaker qui a jeté
par la fenêtre la fille Mathilde Forty, après
avoÍressayé de la tuer à coups de revolver, a
été confronté hier à trois heures avec sa vic-
time.
Lestevanee estun homme d'une trentaine
d'années, petit trapu et blond. Il était connu
dans un certain monde sous le nom de
1' « Espagnol de Montmartre ». Il était vêtu
du costume qu'il portait au moment de son
arrestation jaquette en cheviotte beige, pan-
talon gris foncé à carl'eaux,chapeau de paille,
Tous ces vêtements sont tachés de sang, ainsi
que ses souliers. Son visage porte la tracedes
nombreux coups que lui ont assénés les per-
sonnes qui,au moment où il aété sorti de la
chambre où il a commis son crime, avaient
entrepris d'en faire justice sommaire.
Il a prétendu qu'il avait frappé Mathilde
Forty parce qu'elle avait essayé de lui voler
quarante francs qu'il avait dans sa poche, Ji
était, ajoute-t-il, en. état d'ivresse. Il dit qu'il
m'a.pasjeté la femme dans la rue, mais que
c'est elle qui s'y est précipitée volontairement.
Mathilde Forty, malgré la balle qu'elle 3,'
reçue dans la tête et la terrible chute du qua-
trième étage qui a suivi, est dans ni état re-
lativement satisfaisant et il y a lieu d'espérer
quelle ne succombera pas à ses blessures.
Elle a opposé aux allégations de l'assassin un
démenti formel. Lestevance a commencé par
la frapper à coups de poing, lui a arraché
une poignée de cheveux, lui a brisé les dents
d'un coup de crosse de revolver et tiré trois
balles qui l'ont atteinte au défaut de l'épaule,
à l'omoplate et à la tête, et finalement l'a
jetée sur le pavé, où elle s'est fracturé une
«<ôte, et la cuisse gauche.
Les renseignements recueillis sur Leste-
'vance 4-qit fait découvrir d'étranges choses. Il
parait que cet homme est un maniaque dan-
gereux qui n'en est pas à son premier crime.
Il appartiendrait à l'école du fameux Phi-
lippe, « l'assassin des filles de joie », qui pré-
tendait accomplir une œuvre moralisatrice
en tuant le plus de femmes possible « parce
que, disait-il, il comptait arriver ainsi à sup-
primer la prostitution ». Quoi qu'il en soit,
«l'Espagnol de Montmartre B, dont le vrai
métier est de vendre des pronostics, des
« tuyaux pour les courses, avait pour habi-
tude d'emmener chez lui les femmes qu'il
rencontrait le soir sur la voie publique et,
nne fois qu'il les tenait, il les forçait à se
soumettre à d'ignobles fantaisies renouvelées
du marquis de Sade, les rouant de coups
quand elles résistaient.
.Une quinzaine de malheureuses avaient été
ainsi martyrisées par lui. Il leur arrachait les
cheveux., leur cassait les dents, etc. A l'épo-
que où il demeurait à Montmartre; me Lepic,
il a déjà, dit-on, jeté par la fenêtre une
femme qu'il avait emmenée dans un hôtel de
la rue des Trois-Frères et qui se tua surle
coup. Arrêté pour ce fait, il prétendit que la
femme était tombée accidentellement et béné-
ficia d'une ordonnance de non-lieu.
On n'ést pas très bien fixé sur l'identité de
cet homme. 11, parle l'anglais, le français et
l'espagnol. De là son surnom. Lui s'en était
donné un autre..11 prétendait donnetpour
les courses des « tuyaux infaillibles et se
proclamait «le roi des marchands de pronos-
tics ».
La victime, Mathilde Forty, est une assez
jolie Monde d'une vingtaine d'années. Elle
est d'origine luxembourgeoise. Elle habitait
91, boulevard deLaVillette. Son père est pa-
lefrenier dans une Compagnie de voitures de
place.
Elle est soignée à l'hôpital Saint-Louis,
dans le service de M. Lucas-Championnière.
La passion du vélocipède continue à causer
de nombreux accidents.
M. Louis Pierson, horloger, boulevard
Saint-Denis, descendant l'avenue des Champs-
Elysées à minuit, en bicyclette, sans lanterne,
est allé se jeter dans une victoria et est tombé
inerte. Ilavait reçu à la tempe droite un'coup
terrible de brancard. Porté à l'hôpital Beau-
jon, il est mort en yarrivant.
M. Louis Buckelmann, âgé de trente-cinq
ans, descendant à toute vitesse le boulevard
Voltaire à Clichy, est tombé en arrivant au
pont et s'est grièvement blessé.
Nous avons parlé hier d'une affaire de va-
leurs dans laquelle se trouvait compromis
M. Edmond Lefébure, banquier, 12, rue
eaint-Geoeges.
M. Lefébure est venu nous expliquer lui-
méme l'affaire qui est bien simple. M. D. lui
a remis des titres de l'Equateur valant 350 fr.
en demandant un prêt. Pendant les négocia-
tions auxquellesM.Leféburenefaisaitqueser-
vir d'intermédiaire,l'Equateurbaissade 350 à
j.00 fr. Naturellement le prêteur arrêta les
pourparlers.
De là la plainte, dont M. Lefébure s'est faci-
lement justifié devant le commissaire qui
l'avait appelé. On attendra que l'Equateur
remonte.
La photographie a fait merveille au Grand
Prix. Plus de deux cents « Photosphères a
étaiententre les mainsd'amateurs. Les dames,
dans leurs ravissantes toilettes, maniaient
avec adresse ce charmant petit appareil, si
léger et si parfait. Le plus mignon format
8 x 9, ceux 9 x 12 et 13 x 18 fonctionnaient
sans arrêt. La Compagnie Française de pho-
tographie, seule propriétaire du « Photos-
phère », exposera cette semaine, 7, rue Solfé-
rino, les meilleurs résultats obtenus dans
çette belle journée.
CHUTE MORTELLE
Le boulevard Saint-Michel a été, hier ma-
tin, le théâtre d'un terrible accident.
Isidore Noé, âgé de quarante-deux ans,
~maftce compagnon serrurier, se trouvait sur
te toit de la maison 64, boulevard Saint-Mi-
chel, occupé à prendre des mesures pour la
pose d'une échelle en fer. Lé malheureux a
jeté pris tout à coup d'un étourdissement et il
est tombé d'une hauteur de quinze mètres
dans la cour. Quand on l'a relevé, il était
ïnort. Son cadavre a été transporté à son do-
micile, 69, rue de Vanves. Il était marié et
père d'un enfant.
ravoir s'habiller selon son âge est assuré-
ment une preuve de tact et de goût, mais il
m'est pas défendu de chercher à rester jeune
le plus longtemps possible.
C'est, au contraire, le droit et le devoir de
toute femme qui a le souci de conserver l'af-
fection des siens.
Il est donc utile d'indiquer des moyens qui
aident à réaliser ce désir bien légitime, et l'on
estst1i'jdu résultat si l'on s'adresse àla Par-
fumerie de la Rosée, 46, boulevard Hauss-
Jna~I?:"9ui possède des produits absolument
hygiéniqûes qui donnent à la peau une beauté
Mine et naturelle.
Pierre GIodt, âgé de trente-six ans, sujet
luxembourgeois, tailleur d'habits, habitait
avec sa femme 9, rue Cavé. D'un caractère
Violât, emporté, ne supportant pas la contra-
diction, cet homme rendait sa compagne très
malheureuse. Souvent même' il Ja frappait.
Hier, après avoir passé dehors une partie
de la journée, ils rentraient chez eux. Griodt,
qui avait beaucoup bu, était très surexcité et,
depuis un momeat, il cherchait noise à sa
famme, qui ne répondait à ses grossièretés
que par un dédaigneux silence.
A la hauteur du numéro 29 de la rue Cave,
le Luxembourgeois, perdant toute mesure,
sortit de sa poche son revolver et fit feu, à
tMîs reprises consécutives, sur sa femme,
qu'il blessa grièvement à la tête. Des passants
désarmèrent le meurtrier, qui fut envoyé au
Dépôt, en même temps que la victime était
transportée l'hôpital Lariboisière.
MUR UNE « GOUIUE »'
Le bal-musette 103, boulevard Méniluion-
tant, possède aussi'son étoile, en passe de
devenir aussi célèbre que la « Goulue », la
« Môme-Fromage M, Rayon-d'Or et tutti
qzaantî.:On faisait cercle en ce lieu avant-
hier soir, autour de l'émule de ces coryphées
en renom, et les habitués de l'endroit ne lui
ménageaient ni les compliments ni les bravos.
C'était de l'enthousiasme. Mais chacun des
admirateurs de la jeune danseuse ayant la
prétention de l'emporter sur ses rivaux, une
querelle naquitbientôt et les couteauxse mê-
lèrent de la partie. La police voulut mettre le
holà. Un agent, le gardien Bellaviona, eut la
main gauche traversée d'un coup de cou-
teau.
Enfin, quand l'ordre put être rétabli, deux
jeunes gens de dix-neuf ans, Victor L. et
Jules L. ouvriers tourneurs, gisaient sur le
parquet, grièvement blessés de plusieurs
coups de couteau. On les a conduits dans une
pharmacie d'où, après avoir été pansés, ils
ont regagné leur domicile.
Quant aux vainqueurs de ce tournoi de
barrière, on ne put les arrêter. Ils s'étaient
prudemment enfuis en einmenant avec eux
l'accorte danseuse, prix de la victoire.
On nous annonce, au moment où nous
mettons sous presse, qu'un violent incendie
vient de se déclarer dans le quartier de
l'Hôpital Saint-Louis.
A demain des détails.
Jean de Paris.
Mémento. On signale un escroc qui se pré-
sente dans les communautés religieuses, muni
d'une fausse lettre de M. l'abbé Caudebage, et
demande des subsides pour se rendre en Bre-
tagne.
On a retiré de la Seine, en aval du pont du
Carrousel, le cadavre d'nn homme d'une quaran-
taine d'années, bien vêtu, blond, linge marqué
C. V.
J. de P.
GAZETTE DES TRIBUNAUX
PoucE CORRECTWNNELLE Les manifestations
du cours de M. Aulard. Epilogue.
On n'a pas oublié les manifestations
qui se sont produitesi,le mois passé, au
cours d'Histoire de la Révolution de M.
Aulard de la part. d'un certain nombre
d'étudiants catholiques.
Les querelles de religion envenimant
toutes choses, on s'est fortement bous-
culé, et, des invectives, on est passé fa-
cilement aux horions. Puis le calme est
revenu à la Sorbonne, et cette grosse af-
faire, qui nous semble déjà si vieille, se-
rait définitivement enterrée sila 8" Cham-
bre, présidée par M. Bernard, n'y avait
ajouté, hier, un post-criptum.
Un jeune homme de vingt ans, M.
Gaston-Marie de Luppé, qui n'est point
allié à la famille de M. Mayol de Lupé,
mais le proche parent de l'infortuné com-
mandant de Luppé, tué si malheureuse-
ment, il y a quelques jours, au polygone
de Nîmes, comparaissait devant le tri-
bu.nal correctionnel de la Seine pour
avoir, dans la bagarre, Trappe uu em-
ployé de la Faculté des lettres, M. Ma-
vanger.
M. Lanthoine, secrétaire de la Faculté
des lettres, que M. de Luppé aurait éga-
lement menacé de sa canne, dépose que
le jeune prévenu paraissait très sur-
excité, criant « Je veux tuer quel-
qu'un 1 », ce qui n'était assurément pas
dans ses intentions.
C'est en accourant au secours de son
chef que M. Mavanger, l'employé de la
Faculté, a été frappé d'un coup de poing
en pleine figure par le jeune de Luppé,
qu'il essayait de désarmer.
,Deux étudiants, M. Viauld et M. La-
borde, élèves à l'Ecole des ng~es, cités
à décharge par le prévenu, déposent que
M. de Luppé a été lui-même entouré,
bousculé, assez malmené, et qu'il a dû
frapper involontairement en essayant
de se dégager.
Le Tribunal s'est montré assez indul-
gent. Sur le réquisitoire de M. le subs-
titut Justin Seligman, et la plaidoirie de
Me Deville, conseiller municipal de
Paris, il a condamné M. de Luppé à
huit jours de prison et cent francs d'a-
mende, mais avec application de la loi
Bérenger en ce qui touche la -peine
d'emprisonnement.
Le jugement constate queM. de Luppé,
qui n'était point inscrit au cours de M.
Aulard, a eu le tort de se rendre à la
Sorbonne, où il n'avait que faire, et de
s'y mêler à. une bagarre.
Albert Bataille.
Informations
Académie des sciences.- La sécheresse exa-
gérée de la présente année aura eu le ré-
sultat imprévu d'augmenter dans des propor-
tions considérables nos ressources fourragè-
res.
Chaque semaine, en effet, les savants
trouvent un succédané nouveau destiné à
remplacer les récoltes absentes des prairies.
Cette fois, il s'agit d'un végétal inédit, au
moins en notre pays, le Polygonum sacka-
liese, qui est originaire des hauts plateaux du
Japon.
Cette plante, d'après M. Duchartre, qui
en a fait hier la présentation à l'Acadé-
mie, de la part de M. Doumet-Adamson,
son introducteur en France, est vraiment
douée de propriétés remarquables.
D'une rusticité tout à fait exceptionnelle,
e4 effet, le Polyyonum sackaliese atteint,
en moins de trois semaines, une hauteur de
deux à trois mètres; il croit dans les terrains
les plus arides et les plus compacts, en don-
nant de nombreuses tiges rameuses et cou-
vertes de frondaisons exubérantes.
Un seul fait peut donner une idée de la vi-
gueurfabuleuse de la pousse chez ce végétal.
Chaque pied que l'on obtient en plantant un
fragment de racine occupe une surface de un
mètre carré 1
Le Polygonum sackaliese, dès la première
année, donne deux coupes de fourrages et
trois à partir de la troisième. Le poids de la
récolte par mètre carré varie de 20 à 40 kilo-
grammes.
A noter encore une note de M. Lumière, de
Lyon, sur l'emploi d'un oxalate cobaltique en
photographie.
Le procédé consiste à substituer au papier
d'argent ordinaire employé pour la prépara-
tion des positifs un papier gélatiné et sensi-
bilisé au sel cobaltique.
Le développement se fait par le passage de
l'épreuve dans une dissolution de ferrocya-
nure de potassium. Les photographies obte-
nues de la sorte sont rougeàtres elles peu-
vent être virées au noir au moyen d'un bain
de sulfure alcalin.
L'Académie a procédé à l'élection d'un
membre associé en remplacement de M. de
Candolle. M. Nordenskiold- (de Stockholm) a
été élu par S4 voix contre i2 à M. Newcomb
(da Washington), et 4 & M. W;erstrasse Me
4çr-4~
Mariages. Beaucoup de très belles toilettes
au mariage de Mlle Jeann Symonet avec le
comte de Vautibault.
La ravissante toilette 'de la mariée/créée
par Mmes Kerteux sœurs, était en satin'garni
de fleurs d'oranger et dentelles du plus heu-
reux effet.
Conférences. –Se soir, à huit heures et
demie, à la Bourse du Commerce, sous là pré-
sidence dû M. Maoherez, député, vice-prési-
dent du Syndicat général des grains, l'explo-
rateur Dybowski donnera une conférence sur
« le développement commercial du' Congo
français et sur la question du Tchad.
Dans les Musées. Les musées de pro-
vince continuent leurs achats aux Salons des
Champs-Elysées et du Champ de Mars.
Un tableau de M. Paul Jamiri, le Brenn et
ia Pas~t d-û butin, très remarqué au Palais de
l'Industrie, vient d'être acquis par le musée
de La Rochelle.
Les syndicats et le préfet de la Seine. Très
importante réunion, hier, à la Bourse du Tra-
varl. 4,000 personnes présentes. Les syndi-
qués, après avoir examiné de nouveau les
arrêtés de M. Poubelle, se sont déclarés prêts
à résister jusqu'au bout.
Prévoyant toutefois le cas où ils seraient
forcés de se soumettre à une loi qu'ils mécon-
naissent, ils jurent de prendre leur revanche
aux, prochaines élections. Tout candidat digne
de leurs suffrages devra se déclarer partisan
de l'autonomie de la Bourse du Travail et de
la liberté des syndicats. `
L.'abondance des riaahéres nous oblige
à renvoyer d demain la suite de notre
ftoman. ,($
ÏELE6MMMES -CORRESPONDANCES
D,u ~2 juin~ r
~,ea`~ptaémiae
< ALAis. Sous l'influence de la cha-
leur tropicale qu'il fait ici, le nombre des cas
cholériformes a légèrement augmenté.
Hier on a constaté neuf décès cholérifor-
mes.
CETTE. Depuis avant-hier, on si-
gnale trois entrées au lazaret et un décès;
rien en ville.
A. Frontignan, plusieurs cas, un décès.
MoNTPELUER. Deux décès cholé-
riqaés se sont produits aujourd'hui à une
heure d'intervalle. Les inhumations ont eu
lieu immédiatement.
Trois personnes gravement atteintes sont à
l'hôpital suburbain. L'une d'elles, un agent
de police, est dans un état désespéré.
Les rues ont été arrosées ce matin avec de
l'eau phéniquée.
Par mesure hygiénique, l'asile du faubourg
Boutonne a a été fermé jusqu'à lundi pro-
chain.
Le temps est orageux et la chaleur est suf-
focante.
PERPIGNAN. Devant une manifes-
tation tumultueuse organisée par les ouvriè-
res grévistes en face des ateliers Joseph Bar-
dou et fils,' M. Eugène Bardou, adjoint au
maire, revenant sur une décision prise ce
matin, a capitulé et repris les ouvrières pa-
petières grévistes aux. anciennes conditions.
La grève est donc terminée à l'avantage des
grévistes.
LYON. Un cas foudroyant de cho-
léra asiatique vient de se produire à Lyon,
rue de la Charité. Un voyageur, employé re-
traité de P.-L.-M., habitant Lyon d'ordinaire
et revenant 'hier d'un voyage à Beaucaire, a
succombé en quelques heures. L'enquête mé-
dicale a nettement caractérisé la gravité du
cas. Le corps a été immédiatement inhumé.
ALGER. Une épidémie de variole
assez forte sévit actuellement sur *Mger et sa
banlieue.
Il y a encombrement de malades à l'hôpital
et une ambulance établie hors des murs est
lu.nafiSaaAalv- "tV1Xr'Tv.n' ~~TM~M~ A
transfert est demande, chaque jour, par les
particuliers.
Toutes les mesures d'hygiène sont prises
par les municipalités intéressées.
L'épidémie frappe surtout les Européens;
mais si elle atteignait le monde indigène, elle
pourrait être terrible.
Le.. WectloD8
LAVAL. –L'élection au Conseil d'ar-
rondissement pour le. canton de Meslay a
donné le résultat ruivant
M. Depréau, conservateur, a été élu par
2,013 voix, en remplacement de M. Berthelot,
républicain.
C'est un siège gagné pour les conservateurs.
REIMS. Au banquet de l'Associa-
tion fraternelle des employés de chemin de
fer, un convive a émis le vœu de voir Me
Labori, avocat à la Cour d'appel de Paris,
candidat aux élections législatives.
Sans vouloir poser prématurément sa can-
didature, Me Labori a déclaré qu'il se place-
rait sur le terrain d'apaisement républicain
et qu'il soutiendrait avec indépendance la po-
litique républicaine gouvernementale démo-
cratique.
CAi/TANisETTA. Ce matin, dans la
mine de Juncio, à la suite d'un dégagement de
vapeur d'oxyde d'antimoine, cinq ouvriers
ont été asphyxiés j il y a eu de nombreux
blessés.
Faits Divers des Départements
DINAN. Un douloureux événement vient de
causer une profonde émotion dans la 10'brigade
de cavalerie. Hier, M. d'Argenton, lieutenant au
130 hussards,âgé de 30 ans,s'était rendu à Plouer
avec un autre officier de son régiment, M. Pa-
villon. Tous deux avaient décidé de faire une ex-
cursion en mer, sur l'embarcation de plaisance le
Frère-Yves, appartenant à M. d'Argenton. Vers
11 heures, la mer étant devenue houleuse, le lieu-
tenant voulut prendre un ris. Il fit une fausse
manœuvre et l'embarcation coula entre Cezembre
et l'île Harbour. M. Pavillon est parvenu à se
sauver sur un rocher après avoir nagé pendant
près d'un kilomètre. Ses signaux ont été aperçus
du gardien du phare du Jardin. Il a été recueilli
par un bateau charbonnier venant de Jersey et
ramené à Saint-Malo dans l'après-midi. M. d'Ar-
genton n'a pas eu assez de forces pour se sauver.
Il a disparu dans un endroit où la mer a douze
pieds de profondeur. Cet officier, très estimé,
était originaire de Caen, il avait été autrefois en
garnison à Saint-Mihiel.
LïOK. Un drame horrible s'est déroulé cette
nuit, rue Saint-Clair, où habitait depuis quelques
mois la veuve Bellon, àgée de 55 ans, et son
amant, nommé Weber, âgé de 50 ans. Weber,
qui avait à son actif plusieurs condamnations,
venait de faire quelques jours de prison et de-
vait être reconduit aujourd'hui à la frontière. Le
faux ménage avait de fréquentes disputes, et
hier soir, les voisins entendirent, sans y atta-
cher d'importance, le bruit d'une bataille accom-
pagné de cris déchirants: Puis le silence se fit.
Ce matin, ne voyant pas sortir leurs bruyants
voisins, les autres locataires de la maison allè-
rent chercher le commissaire de police qui arriva
aussitôt. La porte du logement fut enfoncée et
on aperçut, étendu près de la porte, le cadavre de
la veuve Bellon, portant au sein gauche une large
blessure. Au fond de la chambre gisait le cada-
vre de 'Weber qui, après avoir tué sa maîtresse
d'un coup de couteau, s'était, ensuite ouvert le
ventre. La lutte avait dû être longue, car tout
l'appartement était en désordre. On suppose que
la veuve Bellon ne voulait pas suivre son amant
hors de France et que c'est pour cela que Weber
l'aurait tuée.
LA BOURSE
Le marché est ferme, mais sans grandes
affaires l'impôt sur les opérations de
Bourse continue à entraver les transactions.
Le ministre des finances doit recevoir aujour-
d'hui mardi une délégation des principales
maisons de banque de Paris, qui viendra a
l'entretenir du trouble profond jeté dans les
affaires parle nouvel impôt et lui demander
d'en suspendre tout au moins l'application
jusqu'à ce qu'il ait été mieux étudié. On sait,
d'autre part, que M. François Deloncle sai.
sira la ommission da budget d'un amende*
~at~rtaj~ ~pjtl~
La Xeate, assez lourde au début à 98 30,
s'est relevée vers la clôture à 98~5, pour ter-
miner à 9842, 5 centimes plus haut que sa-'
medi après Bourse, on a coté 9850. Au
comptant, les cours ont oscillé entre 9840 et
98 50 clôture, 98 40, comme samedi.
L'Extêrie2lre; qui avait été ramenée samedi
à 66 et au-dessous sur le faux bruit de la
maladie du petit Roi, s'est relevée hier à
66 65, à la suite de rachats. La Banque d'Es-
pagne remboursera, pour le compte du Tré-
sor, à la Banque de Paris ses avances, soit
25 millions le 15 juin, 25 millions le 15 juillet;
comme conséquence, elle essaiera de placer
en Espagne pour 65 millions de Pagarès du
Trésor.
L'Italien s'est maintenu sans'changement
à 93 20.,L'Orient a fléchi de 5 centimes à 69 65,
le rouble s'étant abaissé à Berlin à 216 1/2.
Le Turc, non coté au parquet, a fait 22 13
en coulisse.
Lesy'ands ~elléaaiques 5 0/0 sont assez
fermes; le 4 0/0 a regagné 11 fr. à 279. Le
Journal officiel d'Athènes a publié hier le
décret royal relatif à la convention passée
entre le, gouvernement grec et la maison
Hambro pour l'émission du nouvel emprunt
5 0/0 de 100 millions.
Le Brésilien, très demandé par Londres,.a a
monté de 60 centimes à 66 35 sur hausse du
change à 111/
Un télégramme de Buenos-Ayres confirme
que le nouveau ministre des finances, M.
Avellanoda, a télégraphié au ministre argen-
tin à Londres de signer la convention avec les
créanciers anglais, telle qu'elle a été propo-
sée au comité Rothschild par M. Romero, ex-
ministre.
Nos Sociétés de Crédit ont conservé des
cours fermes. Le Crédit Foncier finit de-
mandé à 986 25 on a traité des primés fin
courant à 988 75dont20fr.,99350, dontIOfr.,
1,000 dont 5 5 fI'; et fin prochain à 995 dont 20 fr.,
1,005 dont 10 fr. La Banque de Paris termine
à 66375, en reprise de 5 5 fr. la Banque inter-
nationale se négocie à 420. Le Crédit lÿon-
nais fait 762 et 761 au comptant. Les titres de
la Société l~oatciéa·e: Lyonnaise continuent à
avoir un excellent marché on recherche sur-
tout ses obligations dont les capitalistes éon-
naissent et apprécient la parfaite sécurité:
les anciennès valent 433, les nouvelles 437 50.
Nos Chemins s'échangent aux environs de
leurs cours de samedi; cependant sur l'Ouest
le cours de 1,100 a donné lieu à quelques
réalisations, on est revenu hier à 1,092 50.La
reprise de l'Extérieure a facilité lé relève-
ment des Chemins espagnôls le Nord gagne
6 fr. 25 à 158 75 et ses obligations 56 hypo-
thèque sont demandées à 250. Les obligations
Sud de l'Espag~aé sont à 138.
Le Suez est plutôt lourd à 2,677 50; la re-
cette du 11 a été de 150,000 fr., contre 250,000
francs en 1892.
Les Métaux français sont de nouveau
offerts au-dessous de 500 à 495.
Les actions de La Calédonie ont des achats
à 502 50, en coulisse.
Les obligations 5 0/0 des Télégraphes.sous-
marins sont bien tenues à 445 on demande
les obligations 40/0 du Jardin d'Acclimata-
tion à 425.
Les Vateurs de mines se relèvent le Rio
à 385; la tie Beers à 465.
.fI::¡¡;
Opérations des Caisses d'épa~·gne ot'dtM
5,165,848 fr. 43; retraits de fonds, 6,514,034
francs 93, excédent de retraits, 1,348,186 fr. 50.
Excédent de retraits, du 1er janvier au 10 juin
1893,204,082,553 fr. 53.
Capitaux employés en achats de rentes, du
1er au 10 juin, pour le compte des déposants,
4,075;3~1 fr. p
Capitaux réalisés pendant la même période
par la vente de rentes provenant du porte-
feuille ".de Caisses, 6,881,80 fr.95.
Recettes du transit du Canal de Suez, pen-
dant la 1re décade de juin 1893, 1,790,000 fr.,
contre 2,140,000 fr. en 1892; recettes duler
janvier au 10 juin 1893, 33,050,000 fr., contre
37,080,000 fr. en 1892; diminution en 1893,
/LQaQ~QQ-t'-J.
La :Financière,
24. rue
Les Théâtres
Théâtre Libre s La Belle au Bois rëvant,
comédie en un acte, en vers, de-M. F. Ma-
zade. Ahasvére, drame en un acte, de
M. Heyermans. AfarM~e d'argent, pièce `
en un acte, de M. E. Bourgeois.
Au spectacle très intéressant qu'il
nous a. donné il y a une quinzaine, le
Théâtre Libre en a fait succéder un qui,
vraiment, est par trop spectacle d'été 1
Des trois pièces qu'on y a jouées,
il n'y en a qu'une qui ait quelque mé-
rite, tout de facture ce n'est pas assez.
Jamais je ne blâmerai M. Antoine de
nous offrir des œuvres qui pourront
être étranges, discutables, qui pourront
même déplaire au public et tomber. Son
théâtre est fait pour les essais et les har-
diesses. Mais il doit soigneusement évi-
ter les choses médiocres et vaines, les
levers de rideau « odéonesques », les
pièces, en un mot, où il n'y a rien, pas
même prétexte à se fâcher.
C'est le, cas de la Belle au bois rêvant,
par qui s'est ouvert le spectacle d'hier.
Dans une forêt, le botaniste Petrus et un
lieutenant de spahis font la cour à la
baronne Magali. Il est convenu qu'on
jouera avec elle une partie de cache-
cache, etquecelui qui gagneral'épousera.
Magali, d'ailleurs, n'a nulle envie d'être
épousée par l'un ou l'autre de ces imbéci-
les de soupirants. Elle rêve d'un in-
connu. L'inconnu, naturel leinentl,,9,rri-~7e
aussitôt c'est un jeune rapin, Sylvaïs,
qui témoigne de la fantaisie de son
caractère en se promenant, avec un
chien qu'il peint tantôt en rose, tantôt
en bleu 1 Lui aussi rêve d'une incon-
nue et, rencontrant Magali, iF l'épouse.
Le public a fait très mauvais accueil à
cette fausse fantaisie. Ce n'est vraiment
pas la peine de refaire le Passant, en y
ajoutant de plats 'effets de vaudeville.
Quant à la langue, c'est du Mussetexas-
péré, une imitation qui sent la; paro-
die, ce qui est la pire des choses.
Avec quelque attention, j'ai découvert
un couplet charmant. Mais je gagerais
que bien des gens, dans la salle, ont àp-
pris parle programme qu'ils avaient en-
tendu une pièce envers. Mademoiselle
Clem est jolie dans sa robe « Loïe Ful-
lër », et mademoiselle Miramon fort ai-
mable en travesti de rapin. Mais du dia-
ble si ces charmantes jeunes femmes se
doutent de ce que c'est que de dire les
vers.
A cet acte inutile a succédé un acte
inutile. M. Heyermans a eu la pensée de-
vouloir nous apitoyer sur le sort des
juifs persécutés en Russie. Je né blâme
pas cette pensée. Le drame ou la comé-
die du juif sont à faire, avec élévation et
justice, tels que Dumas les a entrevus, et
peuvent être admirables. Ils sont en si-
tuatio n; Mais il ne faut pas se contenter
d'un fait divers présenté en tableau, tel
qu'est Ahasvère. Au lever du rideau,
assis à la table du dîner du Sabbat, le
juif Karalyk se lamente. On a brisé les
vitres chez lui. Son fils Piotr a dis-
paru, pendant l'émeute antisémitique.
Un pope vient nous apprendre ce qu'il
est devenu. Poursuivi par la populace,
il s'est réfugié dans une église et s'est
laissé baptiser. C'est à sa mère que le
pope apprend la chose, dans une con-
versation faite de réciproques invecti-
ves. La mère, le pope parti, n'ose'révéJer
à Karalyk l'apostasie de son fils. Ille fait
asseoir à la table, lui ordonne de dire la
Argus.
prière, que le nouveau baptisé ne peut
plus réciter. C'est assez dramatique.
Mais oserai-je rappeler que c'est le li-
vret de la Juive, opéra par Monsieur
Scribe ? Les cosaques, d'ailleurs, vien-.
nent enlever le vieux juif et sa femme,
qui n'ont pas- de permis de séjour
en règle, et Karalyk, apprenant par eux
que son fils est chrétien, le maudit à
grand renfort de citations d'Ezéchiel.
Piotr reste seul, avec une vieille femme,
la grand'mëre, qui depuis le début est
juchée sur le poêle. Dans une émeute
précédente, on a tué son mari on lui a
crevé les yeux et elle est devenue folle.
Sur le poêle où elle a élu domicile, elle
entretient un flambeau en mé-
moire du mort.
Quand ces deux personnages sont res-
tés en-présence, on croit que le drame
va commencer, que la folle et l'apostat
auront quelque terrible aventure. Rien.
La vieille souffle la bougie symbolique
et le rideau se ,baisse devant le public
déçu. M. Antoine s'est fait applaudir
dans le personnage du vieux juif.
Mariage d'A~gent, au moins, dans sa
banalité, ne manque pas d'une certaine
composition indispensable. Le vieux
paysan Baudruc,Harpagon rustique cent
fois mis au théâtre, compte avec sa do-
mestique,la Marie, une belle fille qui a un
peu de bien.Il voudrait bien lavoler.Mais
la mâtine se défend de la -belle sorte, ce
qui donne d'elle, décidément, unehaute
idée au père Baudruc sur quoi, il lui
propose de l'épouser, ce que la fille ac-
cepte. Mals voici que rentre Pierre, le
fils de Baudruc, qui est veuf. Pierre re-
vient de la ville, où il a dépensé .vingt
francs avec de « mauvaises femmes,».
Ceci exaspère le père Baudruc, qui
veut marier Pierre et ne trouve rien de
mieux que de lui céder la Marie. Ce sera
tout aussi économique. Il n'eût pas payé
de gages à sa femme: il n'en paiera pas
à sa bru. Mais, qui sait? Pierre est un
paysan, un paysan et demi il met déjà
la main sur l'argent de la Marié, et le
vieux n'a qu'à bien se tenir. Ce tableau,
noir, mais qui se sauve de toute tris-
tesse par une exagération caricaturale,
a souvent été fait. Mais le détail, ici, est
adroit,et l'acte est joué en perfection par
MM. Arquillière,Gémiçr et madame-Irma
Perrot.
Henry Fouquier.
M COMÉDIE FRANÇAISE A MMRES
PAR DÉPÊCHE DE NOTRE CORRESPONDANT
Londres, 11 h. 1/2 du soir.
La Comédie-Française a joué ce soir
devant une salle comble où l'on a pu re-
connaître toutes les personnalités mar-
quantes du monde littéraire et artisti-
que. Les rangs des musiciens avaient été
tranformés en un superbe parterre de
fleurs.
L'accueil a été enthousiaste; après les
Plaideurs, trois rappels; autant après le
Malade-imaginaire, dont on a coupé ce
qui pouvait offusquer la pudeur anglaise,
surtout dans la Cérémonie.
Mlle-Reidhenberg a été très applaudie
lorsque, devant les artistes très bien
groupés, elle est venu dire un à-propos,
le Salut à Londres.
Immense succès pour MM. Got, Co-
quelin cadet, Truffier Berr et Leloir,
pour Mmes Baretta, Fayolle, Kalb et la
petite Gaudy.
1\'r.>5arcey-pal'alt ravrae Ta.-Tcce}JLlOll
chaleureuse qui est faite à la Comédie:
le succès est absolument sûr pour la
tournée.
Les dents et dentiers sans crochets, ressorts
et plaque, sont le dernier mot de la perfection
de l'art dentaire. C'est au Dr H. Adler, seul
inventeur breveté, 16, avenue de l'Opéra,
que nous devons cette merveilleuse invention.
PETITE GAZETTE
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SPORT
COURSES A AT1TEUIL r~
En quittant l'agréable hippodrome d'Au-
teuil, je calculais que dans cette huitaine je
n'ai pas assisté à moins de quarante-huit
courses et que je n'avais pas vu galoper
moins dedeuxcent soixante-dix-sept chevaux.
Quand je pense que l'infortuné chroniqueur
sportif a dû, la veille de chaque épreuve,
supputer les chances probables de tous les
concurrents engagés, les examiner au pad-
dock et célébrer les vainqueurs le soir même,
avec quelques mots consolants pour les
vaincus, je trouve tout naturel qu'il demande,
lui aussi, à être retiré de l'entraînement, tout
au moins pour quelques heures.
Et cependant, le sport ne va pas chômer.
Jeudi, nous serons fidèles au rendez-vous, à
Lbngchamps, sans compter Maisons, Saint-
Ouen et Colombes, voyez le calendrier.
Dans quelques semaines nous partirons pour
D,e,auville; dans quelques semaines aussi
nous parlerons déjà sérieusement du nou-
veau prix international du Conseil municipal,
qui a réuni de si beaux engagements et qui
deviendra bien vite notre Grand Prix de Paris
d'automne. De même que le Grand Prix de
juin donne le signal du départ pour les villes
d'eaux, celui d'octobre donnera le signal du
retour et marquera la rentrée définitive des
Parisiens dans leurs fovers.
Le Prix Iteugny, 6,000 fr., 3,800 mètres, a
été pour Veracity (2/1) à M. G. Khan (Ward),
battant Joueur de Flûte, à M. Holtzer (Nigh-
tingall), et Foulard, à M. G. Cadillon.(Keyte).
Nisus a mené avec Foulard devant Joueur
de Flûte et Veracity. A la rivière des tribu-
nes, Nisus tombait et causait la chute de Fou-
lard et de Joueur de Flûte. Veracity achevait
sans lutte devant Joueur de Flûte et Foulard,
remontés.
Pari mutuel à 10 fr. 24 fr. 50. Placés Ve-
racity, 14 fr. 50; Joueur de Flûte, 14 fr. 50.
Le Py~ix des Bruyèr°es, 4,000 fr., 3,000 mé-
tré's, aété pour Ulva (10/1), au comte Ch. de
Breteuil (H. Grey), battant.Ieoglan; à M. G.
Barbay (Boon), et Sado, à M. Jules Archdea-
con (S. Mann).
Sado a mené devant Ulva, Icoglan, F~1 de
Fer et Lord Œuvre. A la dernière haie, Ico-
glan venait prendre part à la lutte engagée
entre Sado et Ulva. Icoglan semblait gagner,
mais il se collait à Ulva qui finissait par le
battre d'une demi-longueur. Sado troisième à
trois quarts de longueur.
Pari mutuel à 10 fr. 121 fr. 50. Placés
Ulva, 42 fr. Icoglan, 16 fr.
Le Prix de Chanceaux, 4,000 fr., 3,500 m.,
villim (3/1), à M. G. Dreyfus (E.
Watkins), battant Grossmann, à M. Béthune
(S. Mann) et Zampa II, à M. H. Bissori (La-
cassie).
Zampa n a mené devant Grossmann, Tire
d'Aile, Isigny, Néophobe, Occagne et Velum.
A la rivière des tribunes. Isigny tombait. Au
huit, Zampa II, Grossmann et Tire d'Aile
étaient toujours en tête. Néophobe faisait
une faute au mur en terre. Sur le plat, Velum
prenait l'avantage et gagnait d'une longueur
sur Grossmann qui enlevait d'une longueur
et demie la seconde place à Zampa II.
Pari mutuel à 10 fr. 42 fr. Placés Vélum,
19 fr. Grossmann, 15 fr.
Le Prix des Tilleuls, 10,000 fr., 3,000 m., a
été pour Hélas (iO}1). au. eomte de Nicola
(Albert Johnson), battant ChatUlon, b M,
Holtzer(Nightingall) et Niagara,~ M.A.Roche
(Ward).
Michon s'est élancée en tête devant Talari,
Elixir, Cigare et Le Rakos Niagara fermait
la marche. Aux tribunes, Cigare était entête
devant Talari et Le Rakos. Entre les tour-
nants; Hélas se rapprochait. A la dernière
'haie, Chalillon, Elixir et Cigare étaient pres-
que ensemble Niagara venait dans un rush.
Après, une belle lutte, Hélas l'emportait de
trois quarts de longueur sur Chatillon qui
prenait d'une longueur la troisième place à
Niagara.
Pari mutuel à 10 fr. 93 fr. Placés Hélas,
30 fr. Chàtillon, 32 fr. 50; Niagara, 46 fr,
Le Prix du Brook, 5,000 fr., 3,800 mètres,
a été pour Simoun II (10/11), à M. E. Fould
(Grey), battant Pierre-le-Grand, à M. H. de
Vésian (Ronan) et Saint-Grégoire, à M.
Moyart (Barden).
Saint-Grégoire, Pierre-le-Grand et Brigadier
ensemble ont mené devant Simoun II jusqu'à
la rivière des tribunes, où. Brigadier tombait.
Les trois autres chevaux continuaient douce-
ment jusqu'à la dernière haie, où, après une
courte lutte, Simoun II l'emportait d'une
demi-longueur sur Pierre-le-Grand, Saint-
Grégoire, 3e à une longueur..
Pari mutuel à 10 fr. 23 fr. 50. Placés Si-
moun II,14 fr. 50'; Pierre-le-Grand, 21 fr. 50.
Le Prix Magenta, 3,000 ft., 3,200 m., a
été pour Old Bridge (6/4), au comte de Nico-
lay (S. Mann), battant Limaçon à M. Des-
planques (Horn) et Badine à M. H. d'Aldin
(Keyte).
Limaçon, Sautour et Badine ont mené tour
à tour devant Old Bridge. Au mur en terre,
Saint-Ciaude était arrêté. Old Bridge dépas-
sait ses concurrents dans le dernier tournant
pour gagner de trois longueurs sur Limaçon
qui enlevait de cinq longueurs la seconde
place à Badine.
Pari mutuel a 10 fr. 22 fr. 50. Placés Old
Bridge 16 fr. 50-, Limaçon, 25 fr.
Johnson.
Va~ici le détail de la recettededil11a'nche à
Longohamps
..Voitures. 1.764
Cavaliers. 4
Pesage hommes. 9.358
Pesage dames. 5.494
Tribunesà5fr. 6.487
Prairie 104.766
Le total de la recette a été de 401,866 francs,
chiffre qui n'a été dépassé qu'une fois, en
1890, où il atteignait,4S7,S34 francs. La recette
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