Titre : Le Temps
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1934-07-07
Contributeur : Nefftzer, Auguste (1820-1876). Fondateur de la publication. Directeur de publication
Contributeur : Hébrard, Adrien (1833-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 07 juillet 1934 07 juillet 1934
Description : 1934/07/07 (Numéro 26608). 1934/07/07 (Numéro 26608).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
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Description : Collection numérique : France-Japon Collection numérique : France-Japon
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k249641f
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
5. r-, LE 31EMPS. .7 -juillet 1934 J
D. Pouvez-vous affirmer, sous la foi du serinent que
le revolver était dans la main gauche î
R. Interrogez les autres témoins,
D. Ce n'est pas ma. question.
R. Je ne puis répondre affirmativement. J'ai dit ;;•
;« .Te crois ».
D. Lorsque l'pn n'est pas sûr d'une chose on ne la
dit pas. ̃••̃
M. Dignac. r– Le plus surprenant dans cette affaire
est que nous soyons les premiers à apprendre qu'il y a
une telle contradiction entre MM. Le Gall et Charpen-
tier.
SI. Renaud Jean. M. Charpentier vous a dit, mon-
sieur Le Gall, le S au matin, qu'il allait rentrer à Paris
à la demande de M. Dueloux. Bst-oo exact ? 2
M. Le Gall. Oui.
M. Cttarpentier. Je suis arrivé à Servoz à II heu-
res pour demander à M. Le Gall des renseignements sur
ce qu'avait dit le conducteur du traîneau. Je n'avais;'
pas reçu de coup de téléphone de M. Ducloux.
M. Le Gall. Je maintiens mon affirmation.
M. Renaud Jean. M. Charpentier a appris, grâce au `
renseignement de M. Le Gall qu'il approchait du but.
jl/ais avant de l'apprendre, peut-être lui avait-il parlé
d'un coup de téléphone de Duoloux.
M. Charpentier: Non. ••
M. Le Gall. M. Charpentier m'a dit textuellement
ce que j'ai rapporté,
M. Renaud Jean. ̃ Je constate qu'il y a entre vous
une contradiction absolue. Mais M. Le Gall est d'accord;,
avec M. Ducloux.
M. Charpentier, -r- C'est le dimanche que j'ai eu «ne,
communication téléphonique aveo M. Ducloux. Le diman-
che. soir, j'étais, en effet, sur le point de partir pour
Paris.
M. Renaud Jean. M. Le Gall sait-il que, le diman-
che 7, M..Charpentier a téléphoné à M. Ducloux 1
M. Le Gatt. • M. Charpentier a, en effet, téléphoné à
M. Ducloux vers heures moins le quart, le dimanche 7,
et il est revenu me dire,: Ducloux conseille de ne
pas toucher Pigaglio », Mais c'est seulement le lende-
main qu'il m'a parlé de son retour à Paris.
hf. Renaud Jean. Vous rappelez-vous qu'il y ait
eu à Servoz, le 8 au matin, une sorte do conseil de
guerre avec des gendarmes ? i
R. Oui, dans un café de Servoz.
D. Y avait-il des journalistes ? ï
R. Oui, au dehors.
..M. Camboulives. C'est au cours de ce conciliabule
que M. Charpentier vous a dit qu'il rentrait à Paris ? 2
M. Le Gall. Non. I! m'a dit que M. Ducloux lui avait
demandé de rentrer. A Paris, j'ai eu l'occasion de par-
ler de cet ordre à M Duoloux il m'a répondu « j'ai
donné contre'Ordre après ».
M. Camboulives. D'après le rapport du comman-
dant de gendarmerie, M. Charpentier a annonce son
départ pour Parie et a laissé la direction des affaires au
lieutenant 4e gendarmerie. A quel moment M. Le Gall
a-Wl vu revenir J\§. Charpentier î
R. A il heures. Je lui ai rendu oompte. Il; m'a fdit
que M. Ducloux lui avait dit de rentrer. Je lui ai
répondu « Ce n'est pas le moment ».
M. Camboulives. M, Charpentier, n'avez-voue pas
reçu des instructions entre 10 heures et midi ? f
M. Cèatpmtier^x^r- J.'étais à Servoz à il heures.
Le Gall me donna le renseignement que lui avait com-
muniqué le conducteur du traîneau. Il est possible que
j'aie dit alors à la cantonade: « Je vais à Paris », mais
c'était pour ne pas révéler que j'allais à Chamonix.
M. Camboulives. Quand vous avez vu; Stàvisky
après le coup de feu, avez-vous constaté des^fiôUDro-
saute delà main?
M. Cliarpentler. Très faibles. C'étaient des mou-
vements lents: et que je ne considérais pas comme dan-
gereux.
M. Le Gall. J'ai désarmé Stavisky parce qu'au
moindre réflexe une balle pouvait partir de son revol-
ver. Mais je n'ai pas pris l'initiative de le désarmer.
M. Cafnbouliws. En pareil cas, ou la main est cris-
pée, ou bien si elle a des tremblements, elle n'a pu re-
tenir le revolver.
Avez-vous enlevé le revolver avec facilité 8
M. Le Gall. Oui.
3/. Xavier Vallat. Avant d'être dans le Vieux Logis
Su receviez-vous des coups de téléphone?
M. Charpentier. A la gendarmerie.
D. Deux coups de téléphone ont été adresses a la
gendarmerie. C'était sans doute à votre intention.
Les postes demandeurs étaient les numéros 30 et 32
3e la Sûreté générale.
Par ailleurs, trois coups de téléphone ont été donnés
tte Chamonix à la Sûreté générale; le premier à 14 heu-
res.
M. Charpentier. Ce n'est pas moi qui l'ai donné.
'A 14 heures, j'étais au restaurant.
M. Le Gall. Il n'était pas une heure et demie quand
Sbôus avons quitté le restaurant!
D. Avez-vous des renseignements sur le coup de té-
léphone de 14 heures? -̃••
M. Le Gall. Non.
il/. Mahagnë. Est-ce vous qui avez demandé l'aide
de M. Le Gall î ̃
M. Charpentier.: Je ne le connaissais pas. C'est M.'
Duoloux qui m'a dit de prendre Le Gall et Girard.
il. Biaisât. -M; Duoloux a déclaré devant nous que,,
le lundi, vous lui aviez dit par téléphone que vous aviez
des renseignements intéressants que vous ne pouviez,
lui communiquer de cette manière et que vous rentriez^
à Paris. °
M. Charpentier. Non, c'était le dlmanohe.
M. Blaisot. '̃ Vous n'êtes d'accord ni les uns, ni les
autres. •' f
C'est sur cette constatation que la confrontation
a pris fin.
L'AUDITION DE M. RAPHAËL PETIT
Nous n'avons pu hier, aux Dernières nouvelles,
rendre compte de l'audition de M. Raphaël Petit,
secrétaire de Bonnaure, sous le nom duquel Sta-
visky se cachait en Savoie. Voici les deux passages
essentiels de "cette déposition d'après le communi-
qué officiel ̃
M. Raphaël Petit, -r-- J'avais eu pour adversaire dans
une affaire M* Guiboud-Ribaud et je le rencontrais
assez souvent au Palais; il me demanda un jour de
plaider à sa place, à Chartres, pour une petite affaire
do la Foncière. Il me présentai par la suite Alexandre
pour qui j'avais plaidé. En mai 1932, Guiboud-Ribaud
me dit qu'un de ses amis venait d'être élu député et
que jo pourrais être son secrétaire. C'est ainsi que j'en-
trais en rapports avec M. Bonnaure.
Il est probable que M. Bonnaure a dit la vérité en dé-
clarant que Stàvisky lui avait demandé de me prendre
comme collaborateur. Mais ce doit être à la prière de
M* Guiboud-Ribaud.
Pondant ma collaboration avec M. Bonnaure, je n'ai
aperçu Alexandre qu'a quelques reprises. J'ai l'impres-
sion que M. Bonnaure a ignoré Jusqu'à la dernière mi-
nute l'existence des faux bons de Bayonne.
Le 24 décembre, Stavtety me téléphona et me de-
manda de -rencontrer M. Bonnaure chez moi. Je télé-
phonais moi-même à M. Bonnaure et je le laissais spuI
avec Stavlsky pendant plus d'une heure.' Jamais M.
Bonnaure ne m'avait fait part d'inquiétudes qu'il pou-
vait, -avoir sur les affaires do Stàvisky. Comme il me
faisait grande conflanoe, je pense donc qu'il n'en avait
pas, .̃
J'en arrive à l'affaire de Bayonne. *> et
Le 23 août 1933, Stavisky me demanda d'aller pïalaèr
pour lui à Bayonne, où, me dlt-ij, Il avait engagé des
bijoux qui allaient être vendus. Muni des reconnais-
sances au porteur et de trois lettres pour M. Schmldt,
Hatot et Voix, je me eute rendu à Bayonne et j'obtins
du tribunal qu'il fût sursis pour trois mois à la vente
des bijoux. C'est en mon nom personnel que j'ai mené
cette affaire.
A cette époque, d'ailleurs, M. Bonnaure était absent,
c'est à mon domicile personnel que je recevais la cor-
respondance.
Quand à mon prétendu voyage à Servoz, je déclare
que jamais je ne suie allé dans cette région et que
jamais je n'ai remis ma carte d'électeur à Stavit-ky.
Lors de la campagne de Bonnaure je ne connaissais
pas Stâvisky. Au surplus, je suis éleoteur en province.
Enfin, je n'ai jamais eu de passeport, n'ayant jamais
voyagé à l'étranger. J'ai pu prendre connaissance du
ftie-eimilë de la fiche signée à Servoz. La signature n'est
pas la mienne. Les indications sont fausses je ne suis.
pas né à Paris, mais au Havre et non pas en 1896,
niais en 1903,
J'ajoute que le 29 décembre, je plaidais devant la
2* chambre de la cour.
Pourquoi Stàvisky a-t-il usurpé mon nom? C'est sans
doute parce que j'étais une dès dernières personnes
gui l'aient vu à Paris,
Af. Mandcl. pigag'llo nous a dit que Stavlsky, î>#n-,
teût ses derniers jours, lui aurait déclaré ceoi « tffl
scandale aurait de trop graves conséquences. Bonnauxè»
verra Dâlimiér. » Boanaurô avait-il des relations partir
cullèrement amicales aveo.M. Dallmier?
R. Je ne le crois pas. Je sais seulement qu'à la de^-j
mande de Bannauré, "M. Dalimier a présidé, dans -lc>
troisième, arrondissement, une réunion de Médaillés du
travail Postérieurement aux élections de 193& Bop-^
naure m'ayant chargé de porter une lettre urgente aûj
domicile de M. Dalimier, m'envoya au boulevard de,
Couroelles. Là, j'appris que M. Dalimier avait changé
d'appartement et qu'il habitait avenue Bosquet. Si Bon-;
naure avait entretenu avec lui des relations particu-
lièrement amicales," il n'eut vraisemblablement pas
ignoré ce changement de domicile.
M. Mandel. On peut être en exoellentes relations
avec quelqu'un, sans cependant être Informé qu'il a
changé de domicile..
M. Ernest Lfffont. Connaissez-vous l'importance
des engagements qui intéressaient Schmittî
R. 500 à 600,000 francs environ. Pour Voîx, la somme
était trê3 inférieure 100 à 150,000 francs. De même
pour Hatot.
D. Ne saviez-youe pas. qu'Alexandre jouait Un rûl»
dans le Crédit municipal? '1.1
R. Je l'ignorais.
Ô. Quelle justification avez-vous présentée an juge?
R. J'ai invoqué les difficultés de la crise économique
actuelle/
D. Vous n'avez rien apporté qui permît de connaître
la Situation de votre «lient? 't
R. Non.
D.' Votre confrère n'a pas demandé de justification 5
R. Sun.
D. Il n'a pas plaidé?
R. Non. L'adversaire a simplement dit Je m'op-
pose..
M. Petesel. M. Bonnaure était-Il au courant de
votre intervention à Bayonne?
R. Non, car il était alors à Châtel-Guyon. Je l'en ai
informé ensuite.
D. Quel a été le réflexe de Bonnaure?
R. H n'a attaché à cela aucune espèce d'importance.
L'EHQUETE SUR LES ÉVÉNEMENTS DE FÉVRIER
UNE LETTRE DE M. CHIAPPE A M. BOMNEVAY
'M. Jean Chiappe a adressé à M. Bonnevay, pré-
sident de ta commission d'enquête du 6 février, la
lettre suivante:
La démission collective qui a marqué la: fin des tra-
-vaux de votre commission pourrait me dispenser de
"m'élever contre certaine de ses conclusions. Mais, chef
de la police parisienne en janvier 1934, je ne puis
laisser reprocher à' mes .èollaborateurs l'insuffisance de
leur action peudant ce mois.
Je revendique pour moi seul l'entière .responsabilité
de la direction et de l'exécution du service d'ordre jus-
jqu'au 3 février 1934. °
Comme je l'ai établi devant votre commission, ce
.service d'ordre a pleinement rempli sa mission au
iisoûrs de toutes les manifestations qui se sont pro-
duites en janvier.
J'ai toujours efficacement protégé le Palais-Bourbon
et garanti, malgré l'excitation des esprits, l'indépen-
dance des délibérations parlementaires. A aucun mo-
ment, l'ordre n'a été sérieusement troublé et la police
èst toujours restée maîtresse de la rue.
Elle a accompli tout son devoir.
Prétendre le contraire, déclarer. l'action de la police
insuffisante, c'est trop offenser la vérité. Un mensonge
aussi flagrant peut rallier une majorité, il n'en demeure
pas moins un mensonge.
Ce qui reste aujourd'hui de vote commission, mon-
sieur le président, regretterait-il que, dans ce mois
douloureux,, l'on n'ait pas employé déjà les méthodes
du 6 février?
Quant à moi, je reste fier d'avoir pu sauvegarder la
paix publique sans violences inutiles. ni meurtrières.
Aucune manœuvre 'politique ne prévaudra jamais
contre ces deux faits essentiels Pendant les sept
années où j'étais à la tête de la police parisienne,
l'ordre a toujours été maintenu sans effusion de sang.
Trois jours après mon déplacement, dicté par de mé-
prisables combinaisons parlementaires, la France en-
tière se penchait angoissée au chevet de nombreux
blessés et pleurait des morts.
Comme je l'ai dit à votre commission, sans que per-
sonne l'ait contesté devant moi, si .j'avais été le préfet
de police du 6 février, la France n'aurait pas eu de
morts à déplorer.
Agréez, monsieur le président, etc.
A L'HOTEL DE VELLE
Los traitements et salaires du personnel
Nous avons annoncé, hier, que M. Villey, pré-
fet de la Seine, proposait au Conseil municipal,
par voie de mémoire, l'application aux traite-
ments des agents municipaux et départemen-
taux des compressions appliquées par l'Etat à
ceux de. ses fonctionnaires.
Sur le mémoire, M. Georges Lemarchand a pré-
senté un rapport qui sera discuté avec lui, cet
après-midi, en comité du budget. Le rapporteur
apporte aux propositions préfectorales une ré-
serve aux termes de laquelle le prélèvement sera
effectué « sans qu'en aucun cas, un agent ou
ouvrier, à l'exclusion des célibataires, puisse
toucher une rémunération annuelle, y compris
l'indemnité de résidence, nette de toute retenue,
inférieure à 12,000 francs ».
Ajoutons que le conseil de la fédération des
associations de chefs et rédacteurs des deux pré-
fectures, réuni extraordinairement, « s'élève éner-
giquement contre les mesures relatives au prélè-
vement sur les traitements des fonctionnaires,
municipaux et départementaux. Il en appelle à
l'esprit d'équité de l'Assemblée municipale pour
que soit à tout le moins retardé l'examen d'une
mesure insuffisamment étudiée ».
Les voyageurs de la Petite-Ceinture
Le service des voyageurs sur le réseau de la
Petite-Ceinture doit être supprimé le 16 juillet.
Cette mesure n'a pas été sans inquiéter les re-
présentants à l'Hôtel de Ville des quartiers inté-
ressés et M. Georges Prade s'est fait, devant' le
Conseil général, l'écho de ces préoccupations. S'il
est vrai que le service supprimé doit être rem-
placé par un service circulaire d'autobus, M.'
Georges Prade a pensé qua' le -mieux Serait dluti-
User, sur la ligne elle-même, des automotrices;
Cette opinion est d'ailleurs partagée par un grand
nombre de collègues du conseiller de la Santé,
qui ont donné leur adhésion à sa proposition, à
la condition que la réalisation n'en soit pas trop
onéreuse. C'est la raison pour laquelle l'adminis-
tration doit se livrer à une nouvelle étude de la
question qui doit revenir devant le Conseil géné-
ral avant la fin de la session.
La protection contre la guerre aéro-chimique
M. Roéland a saisi le Conseil municipal d'une
proposition tendant à l'organisation de la pro-
tection des populations urbaines contre les dan-
gers d'une guerre aéro-chimique.
Voici les mesures que M. Roéland préconise î
i° Apposition Immédiate de croix rouges sur tous
les édifices hospitaliers;
2° Aménagement d'abris contre les explosifs et con-
tre les gaz;
3° Protection de chaque immeuble contre l'incendie
par bombes d'avion;
4° Obligation, pour toute collectivité et tout individu
qui fait construire, de prévoir des caves voûtées, bé-
tonnées, aménagées pour ïece\;oir, en cas de besoin,
et mettre à l'abri des bombes de moyenne puissance et
des gaz, les habitants de la maison. Obligation égale-
ment de prévoir les dispositifs d'extinction Immédiate
des incendies par bombes d'avions
5° Création de dépôts de masques isolants;
6° Organisation de la détection dos gaz et de leur
neutralisation;
7° Aménagement du réseau d'égout*n réseau d'as-
piration et d'évacuation des gaz;
go Aménagement de postes de secours;
$"̃ Protection des œuvres d'art,
~JLBJ~AjrJMjLB?
VIENT DE PARA7TRE
§ HENRI POURRAT
̃h auteur de HB
g BftSPftBO DES MONTAGNES M
MONTS
ET
MERVEILLES
0 ""VEILLES I
jj unesses m
ujourd'hui m
o~6y
16 IBIN MICHEiriDÎ^Bl^r" ,̃
QUESTIONS SOCIRkES
Statistique ofpcielle du chômage complet
̃»•̃ A la date du 30 juin, le nombre des chômeurs
en chômage total, officiellement inscrits, est de
310,799 dans les fonds de chômage et de 135 dans
deux bureaux de bienfaisance, soit au total 310,934
dont 241,607 hommes et 69,327 femmes.
La semaine précédente, ce total était de 311,202
+ 135 = 311,337; il y a donc cette semaine une
diminution de 403 chômeurs inscrits dans les deux
catégories d'institutions.•
L'an dernier, pendant la semaine correspon-
dante de juin, on avait compté 252,048 chômeurs
inscrits dans les fonds.de chômage et 227 dans les
bureaux de bienfaisance ou d'assistance, soit
252,275 au total. D'où, pour cette année, une aug-
mentation de 58,659 chômeurs inscrits. C)
A la date du 30 juin, le fonds de chômage de
la ville de Paris compte 88,538 chômeurs inscrits
(62,352 hommes et 26,1Ë6 femmes) contre 88,429 ia.
semaine précédente, ceux des autres communes
de la Seine, 64,241 (49,968 hommes et 14,273 fem-
mes), au lieu de 65,193; au total, 152,779 chômeurs
sont inscrits dans le département de la Seine. Ce
chiffre correspond à une diminution de 843 unités
par rapport à la semaina précédente et à Une aug-ï
h~OSEI!~O~BT!0~!
IGUOS -ET IJTOMflTIOE
̃ IL* A VN DJBMI-S1EC£§;,S
Lu dans le Temps du lundi 7 juillet 1884
X bf. Jules Ferry a déposé hier sur le bureau
du Sénat la proposition de résolution tendant fi la
révision des lois constitutionnelles.
X Nous avons donné la description des dix dra-
peaux chinois envoyés au ministère de la guerre
par le général Millot. On en formé un trophée
qui, depuis hier, est exposé sous le dôme des /KM-
lides.
-♦*̃ ̃•
̃̃' CE S0IR. •• ̃- •• '̃"
• Au palais national de Valmaison dîner de
gala, spectacle au profit de l'Union des Arts.. >
Fêtes nautiques sur le lac du bois de Boulo-
gne. ̃ • ·. ̃ '̃ -v– ̃• ̃ ̃•>•̃
~MC. ,J,
.ET DEMAIN '̃'̃ ̃̃ '̃̃
A YO AcMre~, CM pare de~ e~po~t~o~, a é ts7 aion
i A 40 heures, au parc des expositions, réunion,
hippique, en présence du président de la Républi-
119 eM prMeMee p pre~td~M~ de ~a R~pM~H-
que,. présentation de chevaux..
.4 U heures; au stade de Colombes, cham->
pionnats de France d'athlétisme.
A ii- heures, grand amphithéâtre de La Sor-:
bonne, distribution des récompenses à la société
• de secours mutuels des instituteurs et des. institu-
triecs.
A 13 heures, inauguration par le président de
la République de. la maison des vétérinaires) 28
rue dés Petits Hôtels.
A 15 heures, visite -conférence au château de
Fontainebleau.
Deux œuvres inédites de Beethoven. On
mande de Vienne que le directeur de l'école cho-
régraphique d'Hellerau, près de Laxenburg:
M. Ernst Ferand, vient de découvrir deux compo-r
sitions inédites ou complètement oubliées de Lud-
wig vou Beethoven intitulées Marches de Laxen*
burg.
On ne donne pas d'autres détails sur la date ou
l'importance de ces œuvres.
Le diner des « Optimistes ». Le comité des
« Optimistes » avait choisi la terrasse des Galeries
Lafayette pour y donner hier soir un grand dîner
de gala à la gloire des aviateurs transatlantiques.
Cette brillante fête nocturne, présidée par le
général Denain, ministre de l'air, prenait la valeur
d'un émouvant symbole. N'était-ce pas en effet'
sur cette même terrasse qu'atterrissait, le 19 jan-
vier 1919, le célèbre aviateur Védrines, stupéfiant
ainsi le monde entier par l'invraisemblable au-
dace d'un pareil acte?
C'est donc une heureuse chance pour les « Opti-
mistes »,grâc6 à l'aimable concours des GâleriélL
Lafayette, d'avance acquises à toute idée originale
ou neuve, d'avoir pu réunir leurs invités devant
la stèle commémorative de cet extraordinaire ex-
ploit, en unissant de la sorte la leçon et le souvenir.
d'une action hardie à l'atmosphère élégante et
joyeuse de cette belle manifestation mondaine,
♦
Nécrologie
̃ M. Jean Hamburger, Mlle Denise Hamburger,
̃les familles Hamburger eb Marix ont la douleur
de faire part du décès de M. A. Hamburger, sur-
venu dans sa 72° année, en son domicile, 72, ave-
nue Wagram.
Les obsèques auront lieu dimanche 8 du cou-
rant. Réunion à 10 h. 45, porte principale du ci-
metière Montparnasse.
M. et Mme Jacques Maugùé ont la douleur
d'annoncer la mort de leur petite-fille Françoise,
enlevée à l'âge de 7 mois. •'
Un service anniversaire sera célébré lundi i
9 juillet, à 10 heures, en l'église Saint-Thomas-
d'Aquin (chapelle de Saint-Loute), pour le repos
da 1 âme de Mme Maurice Desrez, née Germaine-
GeOrges Morel d'ArJeux.
Nouvelles diverses
Le bey de Tunis, qui séjourne; actuellement
à Vichy, .a présidé hier un dîner offert en 'son
honneur. Parmi les convives on notait la pré-
sence de M. Léger, maire de Vichy, et de M. J.
Aletti. Le souverain; accompagné de sa suite,
assistera ce soir à une représentation de gala "au
grand casino. :"K
La municipalité parisienne a reçu, hier, à1
l'Hôtel, de Ville, les membres du congrès interna-
tional des femmes. Dans son allocution de bien-
venue, le président, M. Contenot, a déclaré que
son désir le plus vif serait de « voir les portes de
1 Hôtel de Ville s'ouvrir toutes grandes à des
oollègues du sexe féminin ». Ces paroles ont été-'
chaleureusement applaudies.
fi M. Robert Fillion-Robin, commissaire de po-
nce, est affecté au commissariat de police du quar-
tier Saint-Fargeau, en remplacement de M. Com-
pagnon, admis à faire valoir ses droits à la re-
traite..
Lundi seront publiés les détails concernant
la grande vente annuelle de chemises pour hom-
mes, à la Grande Maison de Blanc, place de l'Opéra.
Dès aujourd'hui voyez les étalages. Les deux
séries popeline anglaise à 55 francs et zéphyr. al-
sacien à 29 francs sont sensationnelles.
TOUElSMEg
Nous sommes informés que la croisière du Pa-
tris-II, sous le patronage de M. Edouard Herriot,
ministre d'Etat, partira de Marseille le mercredi
8 août, pour les Sanctuaires de la Grèce, l'Archipel,
le mont Athos et Constantinople.
Cette croisière obtiendra le même succès que
les précédentes.
Pour tous renseignements, s'adresser à la Société
Neptos, 254, rue Saint-Honoré, téléphone Opéra,
61-21 et 61-22.
BIBLIOGRAPHIE
PAUL DESACHTC
LOXJIS IjEBILiOIS
Aù cours des dix années où l'affaire Dreyfus
bouleversa la conscience française, un homme
inspira et dirigea l'immense effort collectif. Cei
homme fut l'Alsacien Louis Leblois.
L'opinion n'a guère connu que son rôle d'ami
et de défenseur du colonel Picquart, son entre-
mise auprès de Scheurer-Kestner, aux débuts de
la campagne révisionniste, et les poursuites qui
s'ensuivirent.
Mais l'ouvrage documenté que Paul Desachy lui
consacre prouve que de 1896 à 1906, Louis Leblois
fut incontestablement le directeur, le chef, le.,
conseilde la cause à laquelle il dévouait sa vie
e,t sa fortune, et à laquelle il amena les concours
les plus précieux. Les pages consacrées à ses in-
terventions auprès de Clemenceau et de Jaurès,
notamment, sont de véritables révélations.
r rmrrmrmorrwi'
7
mentation de, 19,903. pac, rapport à 'la semaine c;or- j
respondante de 1933.. '[
La différence de 843 unités sur le total de;îa
semaine précédente provient de la diminution
constatée dans 15 groupes professionnels ainsi qu'a
suit bâtiment, 415; manutention 24Ô; transport?,
176; employés de commerce et de bureau, 118;
d'autre part, de l'augmentation enregistrée dans
cinq autres groupes (376) dont 201 dans le vête-
ment, 125 dans les cuirs et peaux.
Dans l'ensemble' des autres départements, le
nombre des chômeurs inscrits cette semaine est
de 158,020 dans les fonds de chômage et 135 dans
deux bureaux de bienfaisance, soit au total 158,155
La semaine précédente, le total des chômeurs
inscrits dans les deux catégories d'institutions
était de 157,580 + 135 = 157,715. Il y a donc cette
semaine une augmentation de 440 unités.
Dans 32 départements, le nombre des chômeurs
inscrits accuse une augmentation totale de 1,776.
Parmi ces départements se trouvent notamment
les suivants Nord, Haute-Vienne, Bouches-du-
Rhône, Seine-Inférieure.
Dans 30 autres départements, le nombre des chô-
meurs inscrits accuse une diminution de 1*836
unités Loire, Moselle, Saône-et-Loire, Ardennes,
Jura. etc.. ̃ •̃
Ajoutons que, du 25 au 30 juin, il est entré en
France 105 travailleurs étrangers et il en est sorti
59L ̃ î
n~l
MUMMiffiimiiiiMiiiiiiiiinMmiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiuiniuiiiimnuMumumniiiHiiiiH^
es LE CINÉMA ss ~].
̃ |«unB«niaBUimiiiinwHWiniimmiiMimimiwimiMiiiiMiiuuMiuw
CHRONIQUE
« ïSTe^sr-Yprlx: :Mla,:mi »
̃ '< i u .̃̃̃̃̃̃»̃̃̃̃̃̃̃̃̃».̃' i.i! i in i. i'
Encore un film strietement américain et qui;
cependant, pourrait et devrait être le triomphe
de l'art français. Entendons-nous. Cette char-
mante fantaisie est spécifiquement new-yorkaise
et n'aurait pas pu être' tournée chez nous. Ses
paysages, ses décors, ses mœurs, ses personnages,
se tournure dlesprit appartiennent en propre au
̃Nouveau-Monde, mais, malgré' tout, la concep-
tion de cette œuvre est de celles qui devraient
triompher à Paris.
Le sujet est sans prétention. Les Américains
ont renoncé ici à leur ruineux déploiement de.
mise en scène; C'est presque un film à deux per-
sonnages dans lequel les dépenses extérieures ne
jouent aucun rôle actif. Et c'est bien ce qui est)
humiliant pour nous. Lorsque les techniciens^ -`
d'Hollywood nous écrasent, en jetant les millions
de dollars par les fenêtres, notre amour-propre
national demeure sauf. Mais lorsque c'est par
l'ingéniosité, le goût, d'esprit et la bonne humeur
qu'ils nous dament le pion, l'affront .devient -assez
cuisant.
Voilà bien longtemps que j'adjure nos maisons
d'édition de se livrer à la culture peu coûteuse
de l'intelligence, de la finesse et de la gentillesse
intellectuelles qui sont des produits naturels de
notre sol. Ils ont toujours préféré se ruiner en
plantations exotiques dont le résultat a été lamen-
table. « New- York Miami » est constitué unique-
ment d'éléments psychologiques délicats, d'ironie
aimable, d'observation narquoise, de simplicité et
de bonhomie. Et ce mélange, opéré avec une sim-
plicité parfaite,. enchante notre public qui se re-
trouve enfin dans un climat intéllectuelrespi-
rable.
Le sujet est sans prétention. Il nous conte
l'aventure d'une jeune Américaine au caractère
fantasque et indépendant qui, pour rejoindre un
jeune aviateur dont sa famille essaye de, la sé-
parer, s'évade, à la nage, du yacht paternel où
elle était séquestrée et s'efforce de gagner New-
Jork par l'autobus de Miami. Tous les détectives
;|t 'reporters de l'endroit sont lancés à ses trous..
ses. Et la fugitive ne tarderait pas à tomber
entre leurs mains si un jeune journaliste, qui l'a
reconnue immédiatement, n'avait pitié d'elle et
ne l'aidait à dépister les chasseurs. C'est au
cours de cette lutte contre les limiers, qui les
serrent de près, que les deux jeunes gens appren-
nent à se connaître, à s'apprécier et finissent par
s'épouser après mille péripéties extrêmement at-
tachantes.
Le thème est évidemment banal, mais la façon
A la chambre syndicale
Le comité directeur de la chambre Syndicale
.française de la cinématographie, élu le 28 juin
dernier, s'est réuni l.e lundi 2 juillet, pour procé-
der à la nomination de son bureau.
M. Paul Keim, doyen d'âge, présidait.
Il déclare qu'il n'y a aucune candidature pour
la présidence de la chambre syndicale, mais qu'il
est certain d'être l'interprète de tous ses collet
gués en déclarant qu'il ne saurait être question de
.choisir aucun autre président que M. Charles
Delac, et il propose à l'assemblée de le nommer
sans recourir au vote par bulletins. Par acclama-
tion, 'M. Charles Delac est élu à l'unanimité pré-
sident de la chambre syndicale. Il remercie ses
collègues de la façon si affectueuse dont ils vien-
nent de lui confirmer leur confiance. On procède
alors il l'élection des .vice-présidents. M. Paul
Keim déclare qu'il ne désire pas voir renouveler
son mandat. Il propose à l'asemblée de fixer à
deux le nombre des vice-présidents et de main-
tenir en fonctions MM. Charles Jourjon et Bernard
'Natan.'lM. Delac exprime les regrets que cause à
rtoùs'ïïi' décision,' qu'if ̃ espère" m'om'eflfcanée, de M."
Paul Keim et met aux voix la nomination des
vice-présidents. A l'unanimité, MM. Jourjon et
̃Bernard Natan sont élus vice-présidents.
> MM. Charles Gallo, secrétaire général, Roger
tVeil, secrétaire général adjoint, et André Debrie,
trésorier, sont maintenus dans. leurs fonctions à
l'unanimité.
_4
COURRIER DE L'ECRAN
i– ̃« Angèle v, titre remplaçant pour J'écran Un de
Beaumugnes, sous lequel a paru le roman de Jean Giono,
roman adapté par Marcel Pagnol, « Angeles offre la
distribution suivante Henri Poupon,. Clarius; Tolnon,
Philomène; Angèle, Orane Demazis; Saturnin, Fernan-
del; Amédëe, Delmont; Albin, Jean Servais.
Les filme policiers, particulièrement à cette
époque, où tant d'événements sont venus bouleverser
l'opinion publique, connaissent la grande faveur des
spectateurs. C'est donc avec intérêt qu'on apprendra
la sortie prochaine à Paris de « la 5° empreinte », une
production exceptionnelle de 3a Fox, mise en scène par
Charles Anton, réalisée par Fred Baeos et interprétée
par Alice Field, Jean Max, Jean Toulout, Abel Tarride
et une pléiade d'artistes renommés. L'intrigue de « la
a* empreinte », repose naturellement sur un assassi-
nat, dont l'auteur ne sera connu qu'au dernier moment
ft dont l'identité surprendra le public « La 5° em-
preinte est tirëe do la pièce LUas bume, de Ladislaus
Fodor.
Julien Duvivier est parti pour le Canada où 41
tournera Jes, extérieurs de « Maria Chappedelàine. ».'Le
scénario inspiré du roman de Louis Hémon a pour
interprètes, tous partis avec le réalisateur pour la terre
de Jacques Cartier: Madeleine Henaud, Jean Gabin, Jean-
Pierre Aumont, Suzanne Desprès, André Bacqué, Alexan-
fU'ë Hignault, Daniel Mendallle, Tommy- Bôurdelle, Le Vi-
gan, la petite Gaby Triquet, Emile [ Genevois;, 'wo
iHlIllîIllItllIIlllIllllIIUIillIllUlEllIlIllllIllillllIlllltllIIlIilUllilIIIllllItlilIlIIIIIllIllIllItlItlIlJlIlIlIIUllIllIIIllIIIIllIlIlUllIllillIIIIlIlIlIlIlIlIllIlIlllnlIlUIllIllIitlIlllIIllIIIItlllIIl
I: _*Jjg_IHggIggg_1!1, ̃̃̃
Ce sot s
Opéra, Thaïs, (Mme Renaux; MM. Brownîee,
'Gilles T Mmes Marilliet, Almona, M. Froumënty,
Mlles M'onlf ort, ̃" Lamb'allê, Soutzô, Bihols). Chef
d'orchestre, M. Iluhlmann.
Comédie-Française, la Parisienne (MM." Désson-
;'n'es,-Lafon, \¥etiBr; Mmes RQbinne, Gabarre).- irr-
'Les Honnêtes femmes (M. Dux; Mmes,Bretty, Ni-
zan, Lherbay)..
Mogador, l'Auberge du Cheval-Blanc, d'Erik
Charell (Dorval, Vilbert, Goavec, Allard, Mlles Hé-
ièfie Regelly, Rase Carday, Monette Dinay).
Michel, la revue de Rip jouée par Rip, Maig.
Mdreno, Parisys, Jean Wall, avec Gabaroche et
Màuricet.
Palais-Royal, Un trou dans le mur (André Bervil,
Luce Fabi'plé, Jane Maguenat, Dolly Fairbie, Henri
Ebstein, Charles Legoux, Guy Rapp. et Cl. MartyL
Nouvelles t
~u Comédie-Française. Mlles Casadesus et
Délamare, qui ont remporté, avant-hier, un brillant
premier prix de comédie au Conservatoire, ont été
engagées, hier, à la Comédie-Française.
Le théâtre Déjazet fera sa réouverture le
10 juillet, avec Une robe en l'ùir.
i– Sous le patronage de la ville de Parte et dé
la direction des beaux-arts, une représentation du
Couronnement de la Muse, de Gustave Charpentier,
l'auteur de Louise, aura lieu le 8 juillet, en soirée,
( lU JlEilia des ïuileries (allée centrale). aji bénéfice
̃̃̃̃̃̃̃̃>!
dont il est traité en fait une manière do chef-:
d'œuvre. Tous les détails sont justes et ingé-*
nieux. Le rythme est d'une légèreté et d'une allé-
gresse constantes. Partout, un sens aigu de l'ob-
servation et une bonne humeur charmante ac-
complissent des miracles. Et le dénouement, dont
on pouvait redouter le côté trop prévu, est rc~.
haussé par une trouvaille d'humour absolument
irrésistible. Claudette Colbert et Clark Qable in-
carnent, d'ailleurs, les deux héros d'une façon
remarquable.
Mais ce qui fait le prix de ce film si ingénieux
et si gai et ce qui assurera son succès internatio-
nal, c'est sa façon aimable, honnête et saine, dé-
nous décrire la lutte de l'éternel féminin contre5'
l'éternel masculin. Nous vivons là dans l'inti-
mité complète de deux adolescents qui commen-
cent d'abord par se détester cordialement, qui s'af-
frontent comme chien et chat et qui, à force de
se mordre et de se griffer, transforment leur
lutte en jeu sportif, puis en affectueuse ému-
lation qui prépare l'éclosion d'un sentiment plus
tendre. Tout cela est conduit de main de maître,
sans la moindre morgue d'analyste.
Nous assistons vraiment aux réactions de jeu-
nes animaux humains, pleins de franchise, de
droiture et de santé. Nous avons la joie rare de
voir vivre, désarmée de sa coquetterie, l'Eve mo-
derne devenue une loyale camarade. C'est la pre-
mière fois que le type de la jeune fille sportive
d'aujourd'hui, qui ignore la pruderie savante et
les tactiques sournoises de ses aînées, nous livre
son secret avec une si parfaite ingénuité et nous
montre quelle fraîcheur et quelle douceur peut
présenter Un amour que ne gâtent pas les trou-
bles hypocrisies et les préjugés d'une éducation
puritaine. Cette aventure ultra-moderne est une
réplique inattendue de Daphnis et Chloé. Mais
cette Chloé et ce Daphnis vivent dans un rythme
infiniment plus mouvementé que leurs modèles.
Ce film constitue, à mon sens, une réussite par-
faite. Il nous montre l'esprit américain sous un
jour extrêmement sympathique. Renonçant à son
orgueil de .nouveau riche, ce peuple jeune ne-fait
état ici que de sa jeunesse. Son humour est d'une.
qualité extrêmement savoureuse..
Et je persiste à croire que ce film nous donne
une sévèro leçon parce qu'il nous prouve qu'avec
les acteurs et les hommes d'esprit que nous pos-
sédons nous aurions pu créer, dans cette catégorie,
des « articles de Paris » d'une qualité inégalable.
EMILE VUILLERMOZ.
̃̃̃̃̃BB»l
célèbre comédien du Canada, Fred Bary, qui fait éga-
lement partie de la distribution, attend ses camarades.
Gabriel Boissy, lettré de race, écrira le dialogue de
« Maria Chappedelaine ».
Saviez-vous que Jeanne Harlow, la talentueuse
blonde platinée de la M.G.M., est une descendante du
grand éorivaih Edgar Allen Poe?
Le Trust cinématographique européen présentera,
dès le début de la saison prochaine, deux grandes pro-
ductions russes, films purement humains, œuvres
d'art aussi où de beaux paysages servent de cadre h
l'action, une action forte autant qu'émouvante. Titres:
« l'Orage » et « les Nuits de Saint-Pétersbourg ».
̃ Vers l'abîme », production Karl Ritter de la
U.F.A., avec le metteur en scène Hans Steinhoff, a pour
interprètes Brigitte Helm, Raymond Rouleau, Henry
Roùssell, Françoise Rosay, Roger Duohesne, Henry
Bosc, Pierre Magnier, William Haguet. Andrew Engel-
mann, Lucien Dayle, Georges Vitray. Collaboration f rài£
çaise et dialogues de Serga Veber; supervision de'
Raoul Ploquin.
Après Richard Tauber, après Lucien Muratore",
l'écran va nous: permettre d'entendre Willy Tliunis, "qui
̃ va tiétonier ;à l'^oran dans « N'aimer que. to] », un film
de Max Eddy, dont la mise en scène a été. confiée p^r
Claude Dolbertlà Berthomieu. Une partition originale
a été écrite spécialement par Mme Jane Bos. Willy
Thunis sera entouré de Josette Day, Roques, Louvi*
gny, Goupil et Mlle Pépée..
Des robots ou hommes-machines ont été mis au^
théâtre dans une pièce tchèque intitulée « U.R.R. »j
et fort curieuse. L'écran plus que la scène offre des
possibilités de réalisation pour ce genre de person-
nages pour les animer, il va produire, grâce à Métro-
Goldwyn-Mayer, un film avec robots sous le titre
« Sasha Gerhard ». Il faudra « mécaniser », au sens
exact. du mot, le jeu des artistes. Pour certains, ce ne
sera pas difficile, mais les autres? Il y a là toute une
esthétique d'interprétation.
Un metteur en scène grec, Jury Rony, qui a fait
ses écoles cinégraphiques en Russie sous Serge Eisen-
'stein et Gardlne, va réaliser ici un film d'un caractère
original « la Révolde d'un homme », histoire d'un
bagnard qui, après trente de réclusion, retombe
dans la vie moderne, naturellement différente de celle
par lui connue et pratiquée. L'étude, le reflet des réac-
tions sur ce revenant peuvent offrir, on le voit, une
curieuse traduction.
Marcel L*Herbier procède au découpage de
« l'Aventurier », lilin .liiv rin himan d'Alfred Capus..
Victor Francen sera la vedellu, de celte œuvre,
de l'Œuvre des vieux mustoiens, reconnue d'utilité/
publique. ".̃ r
Conformément au règlement du concours de-
chansons organisé par l'Association Léopold-Bel-
lanj pour l'année 1934, le jury s'est réuni pour
choisir et classer les œuvres littéraires rentrant
dans le cadre du concours. Les œuvres couronnées
seront à la disposition des musiciens à partir du
1er août. En faire, la demande au secrétariat de
l'association, 64, rue du Rocher.
Une longue maladie a eu raison de cet excel-
lent artiste Dàvil Devriès qui disparaît à
52 ans. Il était né à Bagnéres-de-Bigorre. Premier
prix de chant au Conservatoire, David Devriès fit
es débuts à l'Opéra dans Guillaume Tell, rôle du
pêcheur. On le vit aussi dans Astarté et dans l'En-
lèvement au sérail avant d'entrer à la salle Fa-
vart. Sa voix, toute de charme au service d'un
tempérament dramatique, lui valut une série de
succès dans Almaviva du Barbier de Séville, Ottà^
vio de Don Juan, dans Félicien du Rêve et dans la
sentinelle de l'Attaqué du moulin, et bien d'autres
rôles du répertoire. Il créa Miarka, la Habanera,
Mârouf, le Jongleur de Notre-Dame, etc. Deux sai-
sons en Amérique, Une à Covent Garden de Lon-
dres avaient permis au brillant chanteur de faire
valoir son mérite et sa qualité dans Pelléas et Mé-
lisande, notamment.
David Devriès appartenait à cette lignée dé chan-
teurs qui fournit à nos scènes lyriques Fidès et
Hermann Devinés; il était le demi-frèrô du compo-
siteur Henri Bu3ser.
Il avait épousé une des filles d'Emilô Bergevat.
Il était par conséquent le beau-frèra û& l'artiste
drâîaatiauâ Thés Bergerat,
PROGRAMMES
Agrioulteurs. Hypnose, 15 heures, 21 h. 15.
Artistio. Une Femme moderne.
Bonaparte. Hypnose, Diplomaniaes, 15 h., 21 h. la,
Caméo. Mélodie d'amour, perm. de 10 h. à minuit.
Cinéma des Champs-Elysées. Le Désert blanc, 14 h. 30*
16 h. 30, 21 h. 30.
Ciné Madeleine. Les Compagnons de la nouba, 12 h*
14 h. 25, 16 h. 50, 19 h. 15, 21 h. 40, minuit 10. Le di-
manche, première séance à 10 heures.
Ciné Opéra. Morning Glory, permanent, 14 heures li
20 heures; soirée, 21 h. 15.
Ciné dos Voyages. Le Désert blanc, 14 h. 30, 16 h. 30,-
21 h. 30.
Gaumont-Palace. Police privée, la 40 CV du roi.
La Pagode. Les Sans-Souci, permanent de 14 h; 15
à 19 heures; soirée à 21 heures.
lord Byron. Trois jours chez les vivants, 14 hj 3fy
16 h. 45; soirée, 21 h. 15.' @
Olympia. Le Retour de Rafles, perm. de 9 h. 30 a
3 heures du matin.
Panthéon. Bottom'Sî up, Tonnerre sur le Mexique*
permanent de 14 h. 30 à 19 h. soirée à 21 heures
CINEMA DU PANTHEON
I3> rue Victor- Cousin Odôon 15-04
EN EXCLUSIVITÉ
BOTTOM'S UP
TONNERRE SUR
LE MEXIQUE
de S–M- Eisepstein
Paramount. Mauvaise graine, permanent de 9 h. 30
à 2 heures du matin.
Raspail 216. Tessa, matinée, soirée, 14 h. 30, 16 h. 30,
20 h. 30. 22 h. 30.
Kex. Thomas Gardner.
Studio de l'Etoile. sympiionie inachevée, perma*
nent de 14 h. 30 à t7 heures: soirée. 21 n. 15.
Studio 28. Dollars et whisky, t. les j., 15 il., 21 iit
r 1 1 t1
CINÉMAS PATHE-NATAN
PARIS
MARIQNAN, La B« empreints (Alice
Fiekls, Jean Max).
MARIVAUX, Le scandale (Gaby Morlay,
Henri Uollan).
MOULIN ROUGE, Le train de 8 h. 47
(Bach, Fernandcl).
MAX LINDER, Clôture annuelle.
IMPERIAL, Le grand Jeu (Marie Bell,
P. R. Willm). >J
OMNIA CINE INFORMATION, Sur la .,¡
cote ensoleillée, Actualités mon-
diales. ̃
VICTOR HUOO, Llliom ( Charles Boyer,
Florelle).
ROYAL, L'épervler, La chanson d'une
nuit.
BARBES, Coup de feu a l'aube. Tout
pour l'amour.
BELLEVILLE, Le serpent Mamba, la
perte.
CAPITOLE, Pêeieur d'Islande, La for-
tune vient en dormant.
DEMOURS, J'étais une espionne, Gon-
zag'ue.
EXCELSIOR, Pêcheur d'Islande, La for-
tune vient en dormant.
FEERIQUE, Trois balles dans la peau,
» A l'affût du danger.
LECOURBE, Trois balles dans la peau,
A l'affût du dangrer..
LOUXOR, Pêcheur d'Islande, ta fortune
vient en dormant.
LUTETIA, Chercheuses d'or.
LYON, Pêcheur d'Islande. Sur scène
Sonia Gansscr et André, trio de dan-
ses, Roxea dans ses créations.
MAGIQUE, Le serpent Mamba, fit
perte. a pa uebo
MAINE, Le serpent Mamba, Paquebot t
de luxe. e
METROPOLE, Pêcheur d'Islande, La
fortune vient en dormant.
MONTPARNASSE, Trois balles dans la
peau, A l'affût du danger.
MOZART, Le mari garçon, La marche
au soleil.
PALAIS DES GLACES, Trois balles
dans la peau, A l'affût du danger.
PATHE ORLEANS, Trois balles dans la
peau, A l'affût du danger.
RECAMIER, -Trois balles dans la peau,
A l'affût du danger.
HOCHECHOUART, Pêcheur d'Islande,
La fortune vient en dormant. 0
SAINT-CHARLES, Trois balles dans la
peau, A l'affût du danger.
SAINT-MARCEL, Pêcheur d'Islande, La
fortune vient en dormant.
SELECT, Ravisseurs, Hoop-là^
BANLIEUE
ALHAMBRA D'ASNIERES, Le Simoun,
L'express fantôme.
CASINO DE CLICHY, Jennie Gerliardt,
La poule.
COLOMBES, Pêcheur d'Islande, On de-
COLOMBES, Pêcheur d'Islande, On de-
mande un employé.
KURSAAL AUBEHVILLIÈRS, Le Simoun
L'express fantôme.
EURSAAL- BOULOGNE. Jennie Gcr- ••-̃;
• hardt, Une petite femme dans le
train.
OLYMPIA DE CLICHY, Trois balles
dans la peau, A l'affût du danger.
PATHE CINEMA PALACE (Boulogne),
Le Simoun, L'express fantôme.
mmmammm II' SEMAINE mmmm
IMPÉRIAL,
PATHÉ-NATAN
LE GRAND JEU
Un film de JACQUES FEYDER
llllllllllimilililllllIlliUllUllllllllllIlllllllllUlllIlllllilllllllItlIllUllllillilUlllllIHIB
Music-halls i
Folies-Bergère. Folies en folie, grande ri-*
vue de M.M. Hermite, Le Seyeux et Willemetz, av©c
Mistinguett, production Paul DervaL
ï, PROGRAMMES
DES SPECÎACLES DU VENDREDI 6 JUILLET
-•. /[/̃̃ -f •̃̃ •fMÊATÈtes'1 •;̃••̃ ̃̃>'
Opéra, 20 h. 30. Thaïs.
Samedi relâche.
Comédie-Française, 20 h. 30- Lés Honnêtes femmes,
là Parisienne, la Navette.
Samedi, 20 h. 45 Primerose.
Deux-Anes. 21 h. Manions l'escroû.
Gd-Guignol, 21 h. Le Système du docteur GOUflronj
« GRAND -GUIGNOL |
LE SYSTÈME DU D' GOUDRON £
1 L'HORRIBLE PASSION ̃
J LA MARTIN LÊVESQUE I
2 L'AGE CRITIQUE F
«Al IMMENSE! SUCCÈS B^kP
Gymnase, 21 h. L'Assaut.
îfarigiiy, 20 11. 45. L'Ecole des contribuables.
Michel, 21 h. Oh! parle-m'en [.“
Mogador, 20 h. 30. L'Auberge du Gheval-Blâno.
Nouveautés, 20 h. 45. Les Sœurs Hortensias.
Palais-Royal, 21 h. Le Trou dans lç mur.
P.-Saint-Martin, 20 h. 30. Les Dragons de Villars.
Théâtre Piflalle, 20 h. m. La Chauve-Souris.
Théâtre de Paris, 20 n. 30. Tûvaritote
MUSIC-HALLS
Casino de Patîs, 80 h. 80. Vive Parlai f
Folies-Bergère, 2Q û. 30. Folies en folie.
D. Pouvez-vous affirmer, sous la foi du serinent que
le revolver était dans la main gauche î
R. Interrogez les autres témoins,
D. Ce n'est pas ma. question.
R. Je ne puis répondre affirmativement. J'ai dit ;;•
;« .Te crois ».
D. Lorsque l'pn n'est pas sûr d'une chose on ne la
dit pas. ̃••̃
M. Dignac. r– Le plus surprenant dans cette affaire
est que nous soyons les premiers à apprendre qu'il y a
une telle contradiction entre MM. Le Gall et Charpen-
tier.
SI. Renaud Jean. M. Charpentier vous a dit, mon-
sieur Le Gall, le S au matin, qu'il allait rentrer à Paris
à la demande de M. Dueloux. Bst-oo exact ? 2
M. Le Gall. Oui.
M. Cttarpentier. Je suis arrivé à Servoz à II heu-
res pour demander à M. Le Gall des renseignements sur
ce qu'avait dit le conducteur du traîneau. Je n'avais;'
pas reçu de coup de téléphone de M. Ducloux.
M. Le Gall. Je maintiens mon affirmation.
M. Renaud Jean. M. Charpentier a appris, grâce au `
renseignement de M. Le Gall qu'il approchait du but.
jl/ais avant de l'apprendre, peut-être lui avait-il parlé
d'un coup de téléphone de Duoloux.
M. Charpentier: Non. ••
M. Le Gall. M. Charpentier m'a dit textuellement
ce que j'ai rapporté,
M. Renaud Jean. ̃ Je constate qu'il y a entre vous
une contradiction absolue. Mais M. Le Gall est d'accord;,
avec M. Ducloux.
M. Charpentier, -r- C'est le dimanche que j'ai eu «ne,
communication téléphonique aveo M. Ducloux. Le diman-
che. soir, j'étais, en effet, sur le point de partir pour
Paris.
M. Renaud Jean. M. Le Gall sait-il que, le diman-
che 7, M..Charpentier a téléphoné à M. Ducloux 1
M. Le Gatt. • M. Charpentier a, en effet, téléphoné à
M. Ducloux vers heures moins le quart, le dimanche 7,
et il est revenu me dire,: Ducloux conseille de ne
pas toucher Pigaglio », Mais c'est seulement le lende-
main qu'il m'a parlé de son retour à Paris.
hf. Renaud Jean. Vous rappelez-vous qu'il y ait
eu à Servoz, le 8 au matin, une sorte do conseil de
guerre avec des gendarmes ? i
R. Oui, dans un café de Servoz.
D. Y avait-il des journalistes ? ï
R. Oui, au dehors.
..M. Camboulives. C'est au cours de ce conciliabule
que M. Charpentier vous a dit qu'il rentrait à Paris ? 2
M. Le Gall. Non. I! m'a dit que M. Ducloux lui avait
demandé de rentrer. A Paris, j'ai eu l'occasion de par-
ler de cet ordre à M Duoloux il m'a répondu « j'ai
donné contre'Ordre après ».
M. Camboulives. D'après le rapport du comman-
dant de gendarmerie, M. Charpentier a annonce son
départ pour Parie et a laissé la direction des affaires au
lieutenant 4e gendarmerie. A quel moment M. Le Gall
a-Wl vu revenir J\§. Charpentier î
R. A il heures. Je lui ai rendu oompte. Il; m'a fdit
que M. Ducloux lui avait dit de rentrer. Je lui ai
répondu « Ce n'est pas le moment ».
M. Camboulives. M, Charpentier, n'avez-voue pas
reçu des instructions entre 10 heures et midi ? f
M. Cèatpmtier^x^r- J.'étais à Servoz à il heures.
Le Gall me donna le renseignement que lui avait com-
muniqué le conducteur du traîneau. Il est possible que
j'aie dit alors à la cantonade: « Je vais à Paris », mais
c'était pour ne pas révéler que j'allais à Chamonix.
M. Camboulives. Quand vous avez vu; Stàvisky
après le coup de feu, avez-vous constaté des^fiôUDro-
saute delà main?
M. Cliarpentler. Très faibles. C'étaient des mou-
vements lents: et que je ne considérais pas comme dan-
gereux.
M. Le Gall. J'ai désarmé Stavisky parce qu'au
moindre réflexe une balle pouvait partir de son revol-
ver. Mais je n'ai pas pris l'initiative de le désarmer.
M. Cafnbouliws. En pareil cas, ou la main est cris-
pée, ou bien si elle a des tremblements, elle n'a pu re-
tenir le revolver.
Avez-vous enlevé le revolver avec facilité 8
M. Le Gall. Oui.
3/. Xavier Vallat. Avant d'être dans le Vieux Logis
Su receviez-vous des coups de téléphone?
M. Charpentier. A la gendarmerie.
D. Deux coups de téléphone ont été adresses a la
gendarmerie. C'était sans doute à votre intention.
Les postes demandeurs étaient les numéros 30 et 32
3e la Sûreté générale.
Par ailleurs, trois coups de téléphone ont été donnés
tte Chamonix à la Sûreté générale; le premier à 14 heu-
res.
M. Charpentier. Ce n'est pas moi qui l'ai donné.
'A 14 heures, j'étais au restaurant.
M. Le Gall. Il n'était pas une heure et demie quand
Sbôus avons quitté le restaurant!
D. Avez-vous des renseignements sur le coup de té-
léphone de 14 heures? -̃••
M. Le Gall. Non.
il/. Mahagnë. Est-ce vous qui avez demandé l'aide
de M. Le Gall î ̃
M. Charpentier.: Je ne le connaissais pas. C'est M.'
Duoloux qui m'a dit de prendre Le Gall et Girard.
il. Biaisât. -M; Duoloux a déclaré devant nous que,,
le lundi, vous lui aviez dit par téléphone que vous aviez
des renseignements intéressants que vous ne pouviez,
lui communiquer de cette manière et que vous rentriez^
à Paris. °
M. Charpentier. Non, c'était le dlmanohe.
M. Blaisot. '̃ Vous n'êtes d'accord ni les uns, ni les
autres. •' f
C'est sur cette constatation que la confrontation
a pris fin.
L'AUDITION DE M. RAPHAËL PETIT
Nous n'avons pu hier, aux Dernières nouvelles,
rendre compte de l'audition de M. Raphaël Petit,
secrétaire de Bonnaure, sous le nom duquel Sta-
visky se cachait en Savoie. Voici les deux passages
essentiels de "cette déposition d'après le communi-
qué officiel ̃
M. Raphaël Petit, -r-- J'avais eu pour adversaire dans
une affaire M* Guiboud-Ribaud et je le rencontrais
assez souvent au Palais; il me demanda un jour de
plaider à sa place, à Chartres, pour une petite affaire
do la Foncière. Il me présentai par la suite Alexandre
pour qui j'avais plaidé. En mai 1932, Guiboud-Ribaud
me dit qu'un de ses amis venait d'être élu député et
que jo pourrais être son secrétaire. C'est ainsi que j'en-
trais en rapports avec M. Bonnaure.
Il est probable que M. Bonnaure a dit la vérité en dé-
clarant que Stàvisky lui avait demandé de me prendre
comme collaborateur. Mais ce doit être à la prière de
M* Guiboud-Ribaud.
Pondant ma collaboration avec M. Bonnaure, je n'ai
aperçu Alexandre qu'a quelques reprises. J'ai l'impres-
sion que M. Bonnaure a ignoré Jusqu'à la dernière mi-
nute l'existence des faux bons de Bayonne.
Le 24 décembre, Stavtety me téléphona et me de-
manda de -rencontrer M. Bonnaure chez moi. Je télé-
phonais moi-même à M. Bonnaure et je le laissais spuI
avec Stavlsky pendant plus d'une heure.' Jamais M.
Bonnaure ne m'avait fait part d'inquiétudes qu'il pou-
vait, -avoir sur les affaires do Stàvisky. Comme il me
faisait grande conflanoe, je pense donc qu'il n'en avait
pas, .̃
J'en arrive à l'affaire de Bayonne. *> et
Le 23 août 1933, Stavisky me demanda d'aller pïalaèr
pour lui à Bayonne, où, me dlt-ij, Il avait engagé des
bijoux qui allaient être vendus. Muni des reconnais-
sances au porteur et de trois lettres pour M. Schmldt,
Hatot et Voix, je me eute rendu à Bayonne et j'obtins
du tribunal qu'il fût sursis pour trois mois à la vente
des bijoux. C'est en mon nom personnel que j'ai mené
cette affaire.
A cette époque, d'ailleurs, M. Bonnaure était absent,
c'est à mon domicile personnel que je recevais la cor-
respondance.
Quand à mon prétendu voyage à Servoz, je déclare
que jamais je ne suie allé dans cette région et que
jamais je n'ai remis ma carte d'électeur à Stavit-ky.
Lors de la campagne de Bonnaure je ne connaissais
pas Stâvisky. Au surplus, je suis éleoteur en province.
Enfin, je n'ai jamais eu de passeport, n'ayant jamais
voyagé à l'étranger. J'ai pu prendre connaissance du
ftie-eimilë de la fiche signée à Servoz. La signature n'est
pas la mienne. Les indications sont fausses je ne suis.
pas né à Paris, mais au Havre et non pas en 1896,
niais en 1903,
J'ajoute que le 29 décembre, je plaidais devant la
2* chambre de la cour.
Pourquoi Stàvisky a-t-il usurpé mon nom? C'est sans
doute parce que j'étais une dès dernières personnes
gui l'aient vu à Paris,
Af. Mandcl. pigag'llo nous a dit que Stavlsky, î>#n-,
teût ses derniers jours, lui aurait déclaré ceoi « tffl
scandale aurait de trop graves conséquences. Bonnauxè»
verra Dâlimiér. » Boanaurô avait-il des relations partir
cullèrement amicales aveo.M. Dallmier?
R. Je ne le crois pas. Je sais seulement qu'à la de^-j
mande de Bannauré, "M. Dalimier a présidé, dans -lc>
troisième, arrondissement, une réunion de Médaillés du
travail Postérieurement aux élections de 193& Bop-^
naure m'ayant chargé de porter une lettre urgente aûj
domicile de M. Dalimier, m'envoya au boulevard de,
Couroelles. Là, j'appris que M. Dalimier avait changé
d'appartement et qu'il habitait avenue Bosquet. Si Bon-;
naure avait entretenu avec lui des relations particu-
lièrement amicales," il n'eut vraisemblablement pas
ignoré ce changement de domicile.
M. Mandel. On peut être en exoellentes relations
avec quelqu'un, sans cependant être Informé qu'il a
changé de domicile..
M. Ernest Lfffont. Connaissez-vous l'importance
des engagements qui intéressaient Schmittî
R. 500 à 600,000 francs environ. Pour Voîx, la somme
était trê3 inférieure 100 à 150,000 francs. De même
pour Hatot.
D. Ne saviez-youe pas. qu'Alexandre jouait Un rûl»
dans le Crédit municipal? '1.1
R. Je l'ignorais.
Ô. Quelle justification avez-vous présentée an juge?
R. J'ai invoqué les difficultés de la crise économique
actuelle/
D. Vous n'avez rien apporté qui permît de connaître
la Situation de votre «lient? 't
R. Non.
D.' Votre confrère n'a pas demandé de justification 5
R. Sun.
D. Il n'a pas plaidé?
R. Non. L'adversaire a simplement dit Je m'op-
pose..
M. Petesel. M. Bonnaure était-Il au courant de
votre intervention à Bayonne?
R. Non, car il était alors à Châtel-Guyon. Je l'en ai
informé ensuite.
D. Quel a été le réflexe de Bonnaure?
R. H n'a attaché à cela aucune espèce d'importance.
L'EHQUETE SUR LES ÉVÉNEMENTS DE FÉVRIER
UNE LETTRE DE M. CHIAPPE A M. BOMNEVAY
'M. Jean Chiappe a adressé à M. Bonnevay, pré-
sident de ta commission d'enquête du 6 février, la
lettre suivante:
La démission collective qui a marqué la: fin des tra-
-vaux de votre commission pourrait me dispenser de
"m'élever contre certaine de ses conclusions. Mais, chef
de la police parisienne en janvier 1934, je ne puis
laisser reprocher à' mes .èollaborateurs l'insuffisance de
leur action peudant ce mois.
Je revendique pour moi seul l'entière .responsabilité
de la direction et de l'exécution du service d'ordre jus-
jqu'au 3 février 1934. °
Comme je l'ai établi devant votre commission, ce
.service d'ordre a pleinement rempli sa mission au
iisoûrs de toutes les manifestations qui se sont pro-
duites en janvier.
J'ai toujours efficacement protégé le Palais-Bourbon
et garanti, malgré l'excitation des esprits, l'indépen-
dance des délibérations parlementaires. A aucun mo-
ment, l'ordre n'a été sérieusement troublé et la police
èst toujours restée maîtresse de la rue.
Elle a accompli tout son devoir.
Prétendre le contraire, déclarer. l'action de la police
insuffisante, c'est trop offenser la vérité. Un mensonge
aussi flagrant peut rallier une majorité, il n'en demeure
pas moins un mensonge.
Ce qui reste aujourd'hui de vote commission, mon-
sieur le président, regretterait-il que, dans ce mois
douloureux,, l'on n'ait pas employé déjà les méthodes
du 6 février?
Quant à moi, je reste fier d'avoir pu sauvegarder la
paix publique sans violences inutiles. ni meurtrières.
Aucune manœuvre 'politique ne prévaudra jamais
contre ces deux faits essentiels Pendant les sept
années où j'étais à la tête de la police parisienne,
l'ordre a toujours été maintenu sans effusion de sang.
Trois jours après mon déplacement, dicté par de mé-
prisables combinaisons parlementaires, la France en-
tière se penchait angoissée au chevet de nombreux
blessés et pleurait des morts.
Comme je l'ai dit à votre commission, sans que per-
sonne l'ait contesté devant moi, si .j'avais été le préfet
de police du 6 février, la France n'aurait pas eu de
morts à déplorer.
Agréez, monsieur le président, etc.
A L'HOTEL DE VELLE
Los traitements et salaires du personnel
Nous avons annoncé, hier, que M. Villey, pré-
fet de la Seine, proposait au Conseil municipal,
par voie de mémoire, l'application aux traite-
ments des agents municipaux et départemen-
taux des compressions appliquées par l'Etat à
ceux de. ses fonctionnaires.
Sur le mémoire, M. Georges Lemarchand a pré-
senté un rapport qui sera discuté avec lui, cet
après-midi, en comité du budget. Le rapporteur
apporte aux propositions préfectorales une ré-
serve aux termes de laquelle le prélèvement sera
effectué « sans qu'en aucun cas, un agent ou
ouvrier, à l'exclusion des célibataires, puisse
toucher une rémunération annuelle, y compris
l'indemnité de résidence, nette de toute retenue,
inférieure à 12,000 francs ».
Ajoutons que le conseil de la fédération des
associations de chefs et rédacteurs des deux pré-
fectures, réuni extraordinairement, « s'élève éner-
giquement contre les mesures relatives au prélè-
vement sur les traitements des fonctionnaires,
municipaux et départementaux. Il en appelle à
l'esprit d'équité de l'Assemblée municipale pour
que soit à tout le moins retardé l'examen d'une
mesure insuffisamment étudiée ».
Les voyageurs de la Petite-Ceinture
Le service des voyageurs sur le réseau de la
Petite-Ceinture doit être supprimé le 16 juillet.
Cette mesure n'a pas été sans inquiéter les re-
présentants à l'Hôtel de Ville des quartiers inté-
ressés et M. Georges Prade s'est fait, devant' le
Conseil général, l'écho de ces préoccupations. S'il
est vrai que le service supprimé doit être rem-
placé par un service circulaire d'autobus, M.'
Georges Prade a pensé qua' le -mieux Serait dluti-
User, sur la ligne elle-même, des automotrices;
Cette opinion est d'ailleurs partagée par un grand
nombre de collègues du conseiller de la Santé,
qui ont donné leur adhésion à sa proposition, à
la condition que la réalisation n'en soit pas trop
onéreuse. C'est la raison pour laquelle l'adminis-
tration doit se livrer à une nouvelle étude de la
question qui doit revenir devant le Conseil géné-
ral avant la fin de la session.
La protection contre la guerre aéro-chimique
M. Roéland a saisi le Conseil municipal d'une
proposition tendant à l'organisation de la pro-
tection des populations urbaines contre les dan-
gers d'une guerre aéro-chimique.
Voici les mesures que M. Roéland préconise î
i° Apposition Immédiate de croix rouges sur tous
les édifices hospitaliers;
2° Aménagement d'abris contre les explosifs et con-
tre les gaz;
3° Protection de chaque immeuble contre l'incendie
par bombes d'avion;
4° Obligation, pour toute collectivité et tout individu
qui fait construire, de prévoir des caves voûtées, bé-
tonnées, aménagées pour ïece\;oir, en cas de besoin,
et mettre à l'abri des bombes de moyenne puissance et
des gaz, les habitants de la maison. Obligation égale-
ment de prévoir les dispositifs d'extinction Immédiate
des incendies par bombes d'avions
5° Création de dépôts de masques isolants;
6° Organisation de la détection dos gaz et de leur
neutralisation;
7° Aménagement du réseau d'égout*n réseau d'as-
piration et d'évacuation des gaz;
go Aménagement de postes de secours;
$"̃ Protection des œuvres d'art,
~JLBJ~AjrJMjLB?
VIENT DE PARA7TRE
§ HENRI POURRAT
̃h auteur de HB
g BftSPftBO DES MONTAGNES M
MONTS
ET
MERVEILLES
0 ""VEILLES I
jj unesses m
ujourd'hui m
o~6y
16 IBIN MICHEiriDÎ^Bl^r" ,̃
QUESTIONS SOCIRkES
Statistique ofpcielle du chômage complet
̃»•̃ A la date du 30 juin, le nombre des chômeurs
en chômage total, officiellement inscrits, est de
310,799 dans les fonds de chômage et de 135 dans
deux bureaux de bienfaisance, soit au total 310,934
dont 241,607 hommes et 69,327 femmes.
La semaine précédente, ce total était de 311,202
+ 135 = 311,337; il y a donc cette semaine une
diminution de 403 chômeurs inscrits dans les deux
catégories d'institutions.•
L'an dernier, pendant la semaine correspon-
dante de juin, on avait compté 252,048 chômeurs
inscrits dans les fonds.de chômage et 227 dans les
bureaux de bienfaisance ou d'assistance, soit
252,275 au total. D'où, pour cette année, une aug-
mentation de 58,659 chômeurs inscrits. C)
A la date du 30 juin, le fonds de chômage de
la ville de Paris compte 88,538 chômeurs inscrits
(62,352 hommes et 26,1Ë6 femmes) contre 88,429 ia.
semaine précédente, ceux des autres communes
de la Seine, 64,241 (49,968 hommes et 14,273 fem-
mes), au lieu de 65,193; au total, 152,779 chômeurs
sont inscrits dans le département de la Seine. Ce
chiffre correspond à une diminution de 843 unités
par rapport à la semaina précédente et à Une aug-ï
h~OSEI!~O~BT!0~!
IGUOS -ET IJTOMflTIOE
̃ IL* A VN DJBMI-S1EC£§;,S
Lu dans le Temps du lundi 7 juillet 1884
X bf. Jules Ferry a déposé hier sur le bureau
du Sénat la proposition de résolution tendant fi la
révision des lois constitutionnelles.
X Nous avons donné la description des dix dra-
peaux chinois envoyés au ministère de la guerre
par le général Millot. On en formé un trophée
qui, depuis hier, est exposé sous le dôme des /KM-
lides.
-♦*̃ ̃•
̃̃' CE S0IR. •• ̃- •• '̃"
• Au palais national de Valmaison dîner de
gala, spectacle au profit de l'Union des Arts.. >
Fêtes nautiques sur le lac du bois de Boulo-
gne. ̃ • ·. ̃ '̃ -v– ̃• ̃ ̃•>•̃
~MC. ,J,
.ET DEMAIN '̃'̃ ̃̃ '̃̃
A YO AcMre~, CM pare de~ e~po~t~o~, a é ts7 aion
i A 40 heures, au parc des expositions, réunion,
hippique, en présence du président de la Républi-
119 eM prMeMee p pre~td~M~ de ~a R~pM~H-
que,. présentation de chevaux..
.4 U heures; au stade de Colombes, cham->
pionnats de France d'athlétisme.
A ii- heures, grand amphithéâtre de La Sor-:
bonne, distribution des récompenses à la société
• de secours mutuels des instituteurs et des. institu-
triecs.
A 13 heures, inauguration par le président de
la République de. la maison des vétérinaires) 28
rue dés Petits Hôtels.
A 15 heures, visite -conférence au château de
Fontainebleau.
Deux œuvres inédites de Beethoven. On
mande de Vienne que le directeur de l'école cho-
régraphique d'Hellerau, près de Laxenburg:
M. Ernst Ferand, vient de découvrir deux compo-r
sitions inédites ou complètement oubliées de Lud-
wig vou Beethoven intitulées Marches de Laxen*
burg.
On ne donne pas d'autres détails sur la date ou
l'importance de ces œuvres.
Le diner des « Optimistes ». Le comité des
« Optimistes » avait choisi la terrasse des Galeries
Lafayette pour y donner hier soir un grand dîner
de gala à la gloire des aviateurs transatlantiques.
Cette brillante fête nocturne, présidée par le
général Denain, ministre de l'air, prenait la valeur
d'un émouvant symbole. N'était-ce pas en effet'
sur cette même terrasse qu'atterrissait, le 19 jan-
vier 1919, le célèbre aviateur Védrines, stupéfiant
ainsi le monde entier par l'invraisemblable au-
dace d'un pareil acte?
C'est donc une heureuse chance pour les « Opti-
mistes »,grâc6 à l'aimable concours des GâleriélL
Lafayette, d'avance acquises à toute idée originale
ou neuve, d'avoir pu réunir leurs invités devant
la stèle commémorative de cet extraordinaire ex-
ploit, en unissant de la sorte la leçon et le souvenir.
d'une action hardie à l'atmosphère élégante et
joyeuse de cette belle manifestation mondaine,
♦
Nécrologie
̃ M. Jean Hamburger, Mlle Denise Hamburger,
̃les familles Hamburger eb Marix ont la douleur
de faire part du décès de M. A. Hamburger, sur-
venu dans sa 72° année, en son domicile, 72, ave-
nue Wagram.
Les obsèques auront lieu dimanche 8 du cou-
rant. Réunion à 10 h. 45, porte principale du ci-
metière Montparnasse.
M. et Mme Jacques Maugùé ont la douleur
d'annoncer la mort de leur petite-fille Françoise,
enlevée à l'âge de 7 mois. •'
Un service anniversaire sera célébré lundi i
9 juillet, à 10 heures, en l'église Saint-Thomas-
d'Aquin (chapelle de Saint-Loute), pour le repos
da 1 âme de Mme Maurice Desrez, née Germaine-
GeOrges Morel d'ArJeux.
Nouvelles diverses
Le bey de Tunis, qui séjourne; actuellement
à Vichy, .a présidé hier un dîner offert en 'son
honneur. Parmi les convives on notait la pré-
sence de M. Léger, maire de Vichy, et de M. J.
Aletti. Le souverain; accompagné de sa suite,
assistera ce soir à une représentation de gala "au
grand casino. :"K
La municipalité parisienne a reçu, hier, à1
l'Hôtel, de Ville, les membres du congrès interna-
tional des femmes. Dans son allocution de bien-
venue, le président, M. Contenot, a déclaré que
son désir le plus vif serait de « voir les portes de
1 Hôtel de Ville s'ouvrir toutes grandes à des
oollègues du sexe féminin ». Ces paroles ont été-'
chaleureusement applaudies.
fi M. Robert Fillion-Robin, commissaire de po-
nce, est affecté au commissariat de police du quar-
tier Saint-Fargeau, en remplacement de M. Com-
pagnon, admis à faire valoir ses droits à la re-
traite..
Lundi seront publiés les détails concernant
la grande vente annuelle de chemises pour hom-
mes, à la Grande Maison de Blanc, place de l'Opéra.
Dès aujourd'hui voyez les étalages. Les deux
séries popeline anglaise à 55 francs et zéphyr. al-
sacien à 29 francs sont sensationnelles.
TOUElSMEg
Nous sommes informés que la croisière du Pa-
tris-II, sous le patronage de M. Edouard Herriot,
ministre d'Etat, partira de Marseille le mercredi
8 août, pour les Sanctuaires de la Grèce, l'Archipel,
le mont Athos et Constantinople.
Cette croisière obtiendra le même succès que
les précédentes.
Pour tous renseignements, s'adresser à la Société
Neptos, 254, rue Saint-Honoré, téléphone Opéra,
61-21 et 61-22.
BIBLIOGRAPHIE
PAUL DESACHTC
LOXJIS IjEBILiOIS
Aù cours des dix années où l'affaire Dreyfus
bouleversa la conscience française, un homme
inspira et dirigea l'immense effort collectif. Cei
homme fut l'Alsacien Louis Leblois.
L'opinion n'a guère connu que son rôle d'ami
et de défenseur du colonel Picquart, son entre-
mise auprès de Scheurer-Kestner, aux débuts de
la campagne révisionniste, et les poursuites qui
s'ensuivirent.
Mais l'ouvrage documenté que Paul Desachy lui
consacre prouve que de 1896 à 1906, Louis Leblois
fut incontestablement le directeur, le chef, le.,
conseilde la cause à laquelle il dévouait sa vie
e,t sa fortune, et à laquelle il amena les concours
les plus précieux. Les pages consacrées à ses in-
terventions auprès de Clemenceau et de Jaurès,
notamment, sont de véritables révélations.
r rmrrmrmorrwi'
7
mentation de, 19,903. pac, rapport à 'la semaine c;or- j
respondante de 1933.. '[
La différence de 843 unités sur le total de;îa
semaine précédente provient de la diminution
constatée dans 15 groupes professionnels ainsi qu'a
suit bâtiment, 415; manutention 24Ô; transport?,
176; employés de commerce et de bureau, 118;
d'autre part, de l'augmentation enregistrée dans
cinq autres groupes (376) dont 201 dans le vête-
ment, 125 dans les cuirs et peaux.
Dans l'ensemble' des autres départements, le
nombre des chômeurs inscrits cette semaine est
de 158,020 dans les fonds de chômage et 135 dans
deux bureaux de bienfaisance, soit au total 158,155
La semaine précédente, le total des chômeurs
inscrits dans les deux catégories d'institutions
était de 157,580 + 135 = 157,715. Il y a donc cette
semaine une augmentation de 440 unités.
Dans 32 départements, le nombre des chômeurs
inscrits accuse une augmentation totale de 1,776.
Parmi ces départements se trouvent notamment
les suivants Nord, Haute-Vienne, Bouches-du-
Rhône, Seine-Inférieure.
Dans 30 autres départements, le nombre des chô-
meurs inscrits accuse une diminution de 1*836
unités Loire, Moselle, Saône-et-Loire, Ardennes,
Jura. etc.. ̃ •̃
Ajoutons que, du 25 au 30 juin, il est entré en
France 105 travailleurs étrangers et il en est sorti
59L ̃ î
n~l
MUMMiffiimiiiiMiiiiiiiiinMmiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiuiniuiiiimnuMumumniiiHiiiiH^
es LE CINÉMA ss ~].
̃ |«unB«niaBUimiiiinwHWiniimmiiMimimiwimiMiiiiMiiuuMiuw
CHRONIQUE
« ïSTe^sr-Yprlx: :Mla,:mi »
̃ '< i u .̃̃̃̃̃̃»̃̃̃̃̃̃̃̃̃».̃' i.i! i in i. i'
Encore un film strietement américain et qui;
cependant, pourrait et devrait être le triomphe
de l'art français. Entendons-nous. Cette char-
mante fantaisie est spécifiquement new-yorkaise
et n'aurait pas pu être' tournée chez nous. Ses
paysages, ses décors, ses mœurs, ses personnages,
se tournure dlesprit appartiennent en propre au
̃Nouveau-Monde, mais, malgré' tout, la concep-
tion de cette œuvre est de celles qui devraient
triompher à Paris.
Le sujet est sans prétention. Les Américains
ont renoncé ici à leur ruineux déploiement de.
mise en scène; C'est presque un film à deux per-
sonnages dans lequel les dépenses extérieures ne
jouent aucun rôle actif. Et c'est bien ce qui est)
humiliant pour nous. Lorsque les techniciens^ -`
d'Hollywood nous écrasent, en jetant les millions
de dollars par les fenêtres, notre amour-propre
national demeure sauf. Mais lorsque c'est par
l'ingéniosité, le goût, d'esprit et la bonne humeur
qu'ils nous dament le pion, l'affront .devient -assez
cuisant.
Voilà bien longtemps que j'adjure nos maisons
d'édition de se livrer à la culture peu coûteuse
de l'intelligence, de la finesse et de la gentillesse
intellectuelles qui sont des produits naturels de
notre sol. Ils ont toujours préféré se ruiner en
plantations exotiques dont le résultat a été lamen-
table. « New- York Miami » est constitué unique-
ment d'éléments psychologiques délicats, d'ironie
aimable, d'observation narquoise, de simplicité et
de bonhomie. Et ce mélange, opéré avec une sim-
plicité parfaite,. enchante notre public qui se re-
trouve enfin dans un climat intéllectuelrespi-
rable.
Le sujet est sans prétention. Il nous conte
l'aventure d'une jeune Américaine au caractère
fantasque et indépendant qui, pour rejoindre un
jeune aviateur dont sa famille essaye de, la sé-
parer, s'évade, à la nage, du yacht paternel où
elle était séquestrée et s'efforce de gagner New-
Jork par l'autobus de Miami. Tous les détectives
;|t 'reporters de l'endroit sont lancés à ses trous..
ses. Et la fugitive ne tarderait pas à tomber
entre leurs mains si un jeune journaliste, qui l'a
reconnue immédiatement, n'avait pitié d'elle et
ne l'aidait à dépister les chasseurs. C'est au
cours de cette lutte contre les limiers, qui les
serrent de près, que les deux jeunes gens appren-
nent à se connaître, à s'apprécier et finissent par
s'épouser après mille péripéties extrêmement at-
tachantes.
Le thème est évidemment banal, mais la façon
A la chambre syndicale
Le comité directeur de la chambre Syndicale
.française de la cinématographie, élu le 28 juin
dernier, s'est réuni l.e lundi 2 juillet, pour procé-
der à la nomination de son bureau.
M. Paul Keim, doyen d'âge, présidait.
Il déclare qu'il n'y a aucune candidature pour
la présidence de la chambre syndicale, mais qu'il
est certain d'être l'interprète de tous ses collet
gués en déclarant qu'il ne saurait être question de
.choisir aucun autre président que M. Charles
Delac, et il propose à l'assemblée de le nommer
sans recourir au vote par bulletins. Par acclama-
tion, 'M. Charles Delac est élu à l'unanimité pré-
sident de la chambre syndicale. Il remercie ses
collègues de la façon si affectueuse dont ils vien-
nent de lui confirmer leur confiance. On procède
alors il l'élection des .vice-présidents. M. Paul
Keim déclare qu'il ne désire pas voir renouveler
son mandat. Il propose à l'asemblée de fixer à
deux le nombre des vice-présidents et de main-
tenir en fonctions MM. Charles Jourjon et Bernard
'Natan.'lM. Delac exprime les regrets que cause à
rtoùs'ïïi' décision,' qu'if ̃ espère" m'om'eflfcanée, de M."
Paul Keim et met aux voix la nomination des
vice-présidents. A l'unanimité, MM. Jourjon et
̃Bernard Natan sont élus vice-présidents.
> MM. Charles Gallo, secrétaire général, Roger
tVeil, secrétaire général adjoint, et André Debrie,
trésorier, sont maintenus dans. leurs fonctions à
l'unanimité.
_4
COURRIER DE L'ECRAN
i– ̃« Angèle v, titre remplaçant pour J'écran Un de
Beaumugnes, sous lequel a paru le roman de Jean Giono,
roman adapté par Marcel Pagnol, « Angeles offre la
distribution suivante Henri Poupon,. Clarius; Tolnon,
Philomène; Angèle, Orane Demazis; Saturnin, Fernan-
del; Amédëe, Delmont; Albin, Jean Servais.
Les filme policiers, particulièrement à cette
époque, où tant d'événements sont venus bouleverser
l'opinion publique, connaissent la grande faveur des
spectateurs. C'est donc avec intérêt qu'on apprendra
la sortie prochaine à Paris de « la 5° empreinte », une
production exceptionnelle de 3a Fox, mise en scène par
Charles Anton, réalisée par Fred Baeos et interprétée
par Alice Field, Jean Max, Jean Toulout, Abel Tarride
et une pléiade d'artistes renommés. L'intrigue de « la
a* empreinte », repose naturellement sur un assassi-
nat, dont l'auteur ne sera connu qu'au dernier moment
ft dont l'identité surprendra le public « La 5° em-
preinte est tirëe do la pièce LUas bume, de Ladislaus
Fodor.
Julien Duvivier est parti pour le Canada où 41
tournera Jes, extérieurs de « Maria Chappedelàine. ».'Le
scénario inspiré du roman de Louis Hémon a pour
interprètes, tous partis avec le réalisateur pour la terre
de Jacques Cartier: Madeleine Henaud, Jean Gabin, Jean-
Pierre Aumont, Suzanne Desprès, André Bacqué, Alexan-
fU'ë Hignault, Daniel Mendallle, Tommy- Bôurdelle, Le Vi-
gan, la petite Gaby Triquet, Emile [ Genevois;, 'wo
iHlIllîIllItllIIlllIllllIIUIillIllUlEllIlIllllIllillllIlllltllIIlIilUllilIIIllllItlilIlIIIIIllIllIllItlItlIlJlIlIlIIUllIllIIIllIIIIllIlIlUllIllillIIIIlIlIlIlIlIlIllIlIlllnlIlUIllIllIitlIlllIIllIIIItlllIIl
I: _*Jjg_IHggIggg_1!1, ̃̃̃
Ce sot s
Opéra, Thaïs, (Mme Renaux; MM. Brownîee,
'Gilles T Mmes Marilliet, Almona, M. Froumënty,
Mlles M'onlf ort, ̃" Lamb'allê, Soutzô, Bihols). Chef
d'orchestre, M. Iluhlmann.
Comédie-Française, la Parisienne (MM." Désson-
;'n'es,-Lafon, \¥etiBr; Mmes RQbinne, Gabarre).- irr-
'Les Honnêtes femmes (M. Dux; Mmes,Bretty, Ni-
zan, Lherbay)..
Mogador, l'Auberge du Cheval-Blanc, d'Erik
Charell (Dorval, Vilbert, Goavec, Allard, Mlles Hé-
ièfie Regelly, Rase Carday, Monette Dinay).
Michel, la revue de Rip jouée par Rip, Maig.
Mdreno, Parisys, Jean Wall, avec Gabaroche et
Màuricet.
Palais-Royal, Un trou dans le mur (André Bervil,
Luce Fabi'plé, Jane Maguenat, Dolly Fairbie, Henri
Ebstein, Charles Legoux, Guy Rapp. et Cl. MartyL
Nouvelles t
~u Comédie-Française. Mlles Casadesus et
Délamare, qui ont remporté, avant-hier, un brillant
premier prix de comédie au Conservatoire, ont été
engagées, hier, à la Comédie-Française.
Le théâtre Déjazet fera sa réouverture le
10 juillet, avec Une robe en l'ùir.
i– Sous le patronage de la ville de Parte et dé
la direction des beaux-arts, une représentation du
Couronnement de la Muse, de Gustave Charpentier,
l'auteur de Louise, aura lieu le 8 juillet, en soirée,
( lU JlEilia des ïuileries (allée centrale). aji bénéfice
̃̃̃̃̃̃̃̃>!
dont il est traité en fait une manière do chef-:
d'œuvre. Tous les détails sont justes et ingé-*
nieux. Le rythme est d'une légèreté et d'une allé-
gresse constantes. Partout, un sens aigu de l'ob-
servation et une bonne humeur charmante ac-
complissent des miracles. Et le dénouement, dont
on pouvait redouter le côté trop prévu, est rc~.
haussé par une trouvaille d'humour absolument
irrésistible. Claudette Colbert et Clark Qable in-
carnent, d'ailleurs, les deux héros d'une façon
remarquable.
Mais ce qui fait le prix de ce film si ingénieux
et si gai et ce qui assurera son succès internatio-
nal, c'est sa façon aimable, honnête et saine, dé-
nous décrire la lutte de l'éternel féminin contre5'
l'éternel masculin. Nous vivons là dans l'inti-
mité complète de deux adolescents qui commen-
cent d'abord par se détester cordialement, qui s'af-
frontent comme chien et chat et qui, à force de
se mordre et de se griffer, transforment leur
lutte en jeu sportif, puis en affectueuse ému-
lation qui prépare l'éclosion d'un sentiment plus
tendre. Tout cela est conduit de main de maître,
sans la moindre morgue d'analyste.
Nous assistons vraiment aux réactions de jeu-
nes animaux humains, pleins de franchise, de
droiture et de santé. Nous avons la joie rare de
voir vivre, désarmée de sa coquetterie, l'Eve mo-
derne devenue une loyale camarade. C'est la pre-
mière fois que le type de la jeune fille sportive
d'aujourd'hui, qui ignore la pruderie savante et
les tactiques sournoises de ses aînées, nous livre
son secret avec une si parfaite ingénuité et nous
montre quelle fraîcheur et quelle douceur peut
présenter Un amour que ne gâtent pas les trou-
bles hypocrisies et les préjugés d'une éducation
puritaine. Cette aventure ultra-moderne est une
réplique inattendue de Daphnis et Chloé. Mais
cette Chloé et ce Daphnis vivent dans un rythme
infiniment plus mouvementé que leurs modèles.
Ce film constitue, à mon sens, une réussite par-
faite. Il nous montre l'esprit américain sous un
jour extrêmement sympathique. Renonçant à son
orgueil de .nouveau riche, ce peuple jeune ne-fait
état ici que de sa jeunesse. Son humour est d'une.
qualité extrêmement savoureuse..
Et je persiste à croire que ce film nous donne
une sévèro leçon parce qu'il nous prouve qu'avec
les acteurs et les hommes d'esprit que nous pos-
sédons nous aurions pu créer, dans cette catégorie,
des « articles de Paris » d'une qualité inégalable.
EMILE VUILLERMOZ.
̃̃̃̃̃BB»l
célèbre comédien du Canada, Fred Bary, qui fait éga-
lement partie de la distribution, attend ses camarades.
Gabriel Boissy, lettré de race, écrira le dialogue de
« Maria Chappedelaine ».
Saviez-vous que Jeanne Harlow, la talentueuse
blonde platinée de la M.G.M., est une descendante du
grand éorivaih Edgar Allen Poe?
Le Trust cinématographique européen présentera,
dès le début de la saison prochaine, deux grandes pro-
ductions russes, films purement humains, œuvres
d'art aussi où de beaux paysages servent de cadre h
l'action, une action forte autant qu'émouvante. Titres:
« l'Orage » et « les Nuits de Saint-Pétersbourg ».
̃ Vers l'abîme », production Karl Ritter de la
U.F.A., avec le metteur en scène Hans Steinhoff, a pour
interprètes Brigitte Helm, Raymond Rouleau, Henry
Roùssell, Françoise Rosay, Roger Duohesne, Henry
Bosc, Pierre Magnier, William Haguet. Andrew Engel-
mann, Lucien Dayle, Georges Vitray. Collaboration f rài£
çaise et dialogues de Serga Veber; supervision de'
Raoul Ploquin.
Après Richard Tauber, après Lucien Muratore",
l'écran va nous: permettre d'entendre Willy Tliunis, "qui
̃ va tiétonier ;à l'^oran dans « N'aimer que. to] », un film
de Max Eddy, dont la mise en scène a été. confiée p^r
Claude Dolbertlà Berthomieu. Une partition originale
a été écrite spécialement par Mme Jane Bos. Willy
Thunis sera entouré de Josette Day, Roques, Louvi*
gny, Goupil et Mlle Pépée..
Des robots ou hommes-machines ont été mis au^
théâtre dans une pièce tchèque intitulée « U.R.R. »j
et fort curieuse. L'écran plus que la scène offre des
possibilités de réalisation pour ce genre de person-
nages pour les animer, il va produire, grâce à Métro-
Goldwyn-Mayer, un film avec robots sous le titre
« Sasha Gerhard ». Il faudra « mécaniser », au sens
exact. du mot, le jeu des artistes. Pour certains, ce ne
sera pas difficile, mais les autres? Il y a là toute une
esthétique d'interprétation.
Un metteur en scène grec, Jury Rony, qui a fait
ses écoles cinégraphiques en Russie sous Serge Eisen-
'stein et Gardlne, va réaliser ici un film d'un caractère
original « la Révolde d'un homme », histoire d'un
bagnard qui, après trente de réclusion, retombe
dans la vie moderne, naturellement différente de celle
par lui connue et pratiquée. L'étude, le reflet des réac-
tions sur ce revenant peuvent offrir, on le voit, une
curieuse traduction.
Marcel L*Herbier procède au découpage de
« l'Aventurier », lilin .liiv rin himan d'Alfred Capus..
Victor Francen sera la vedellu, de celte œuvre,
de l'Œuvre des vieux mustoiens, reconnue d'utilité/
publique. ".̃ r
Conformément au règlement du concours de-
chansons organisé par l'Association Léopold-Bel-
lanj pour l'année 1934, le jury s'est réuni pour
choisir et classer les œuvres littéraires rentrant
dans le cadre du concours. Les œuvres couronnées
seront à la disposition des musiciens à partir du
1er août. En faire, la demande au secrétariat de
l'association, 64, rue du Rocher.
Une longue maladie a eu raison de cet excel-
lent artiste Dàvil Devriès qui disparaît à
52 ans. Il était né à Bagnéres-de-Bigorre. Premier
prix de chant au Conservatoire, David Devriès fit
es débuts à l'Opéra dans Guillaume Tell, rôle du
pêcheur. On le vit aussi dans Astarté et dans l'En-
lèvement au sérail avant d'entrer à la salle Fa-
vart. Sa voix, toute de charme au service d'un
tempérament dramatique, lui valut une série de
succès dans Almaviva du Barbier de Séville, Ottà^
vio de Don Juan, dans Félicien du Rêve et dans la
sentinelle de l'Attaqué du moulin, et bien d'autres
rôles du répertoire. Il créa Miarka, la Habanera,
Mârouf, le Jongleur de Notre-Dame, etc. Deux sai-
sons en Amérique, Une à Covent Garden de Lon-
dres avaient permis au brillant chanteur de faire
valoir son mérite et sa qualité dans Pelléas et Mé-
lisande, notamment.
David Devriès appartenait à cette lignée dé chan-
teurs qui fournit à nos scènes lyriques Fidès et
Hermann Devinés; il était le demi-frèrô du compo-
siteur Henri Bu3ser.
Il avait épousé une des filles d'Emilô Bergevat.
Il était par conséquent le beau-frèra û& l'artiste
drâîaatiauâ Thés Bergerat,
PROGRAMMES
Agrioulteurs. Hypnose, 15 heures, 21 h. 15.
Artistio. Une Femme moderne.
Bonaparte. Hypnose, Diplomaniaes, 15 h., 21 h. la,
Caméo. Mélodie d'amour, perm. de 10 h. à minuit.
Cinéma des Champs-Elysées. Le Désert blanc, 14 h. 30*
16 h. 30, 21 h. 30.
Ciné Madeleine. Les Compagnons de la nouba, 12 h*
14 h. 25, 16 h. 50, 19 h. 15, 21 h. 40, minuit 10. Le di-
manche, première séance à 10 heures.
Ciné Opéra. Morning Glory, permanent, 14 heures li
20 heures; soirée, 21 h. 15.
Ciné dos Voyages. Le Désert blanc, 14 h. 30, 16 h. 30,-
21 h. 30.
Gaumont-Palace. Police privée, la 40 CV du roi.
La Pagode. Les Sans-Souci, permanent de 14 h; 15
à 19 heures; soirée à 21 heures.
lord Byron. Trois jours chez les vivants, 14 hj 3fy
16 h. 45; soirée, 21 h. 15.' @
Olympia. Le Retour de Rafles, perm. de 9 h. 30 a
3 heures du matin.
Panthéon. Bottom'Sî up, Tonnerre sur le Mexique*
permanent de 14 h. 30 à 19 h. soirée à 21 heures
CINEMA DU PANTHEON
I3> rue Victor- Cousin Odôon 15-04
EN EXCLUSIVITÉ
BOTTOM'S UP
TONNERRE SUR
LE MEXIQUE
de S–M- Eisepstein
Paramount. Mauvaise graine, permanent de 9 h. 30
à 2 heures du matin.
Raspail 216. Tessa, matinée, soirée, 14 h. 30, 16 h. 30,
20 h. 30. 22 h. 30.
Kex. Thomas Gardner.
Studio de l'Etoile. sympiionie inachevée, perma*
nent de 14 h. 30 à t7 heures: soirée. 21 n. 15.
Studio 28. Dollars et whisky, t. les j., 15 il., 21 iit
r 1 1 t1
CINÉMAS PATHE-NATAN
PARIS
MARIQNAN, La B« empreints (Alice
Fiekls, Jean Max).
MARIVAUX, Le scandale (Gaby Morlay,
Henri Uollan).
MOULIN ROUGE, Le train de 8 h. 47
(Bach, Fernandcl).
MAX LINDER, Clôture annuelle.
IMPERIAL, Le grand Jeu (Marie Bell,
P. R. Willm). >J
OMNIA CINE INFORMATION, Sur la .,¡
cote ensoleillée, Actualités mon-
diales. ̃
VICTOR HUOO, Llliom ( Charles Boyer,
Florelle).
ROYAL, L'épervler, La chanson d'une
nuit.
BARBES, Coup de feu a l'aube. Tout
pour l'amour.
BELLEVILLE, Le serpent Mamba, la
perte.
CAPITOLE, Pêeieur d'Islande, La for-
tune vient en dormant.
DEMOURS, J'étais une espionne, Gon-
zag'ue.
EXCELSIOR, Pêcheur d'Islande, La for-
tune vient en dormant.
FEERIQUE, Trois balles dans la peau,
» A l'affût du danger.
LECOURBE, Trois balles dans la peau,
A l'affût du dangrer..
LOUXOR, Pêcheur d'Islande, ta fortune
vient en dormant.
LUTETIA, Chercheuses d'or.
LYON, Pêcheur d'Islande. Sur scène
Sonia Gansscr et André, trio de dan-
ses, Roxea dans ses créations.
MAGIQUE, Le serpent Mamba, fit
perte. a pa uebo
MAINE, Le serpent Mamba, Paquebot t
de luxe. e
METROPOLE, Pêcheur d'Islande, La
fortune vient en dormant.
MONTPARNASSE, Trois balles dans la
peau, A l'affût du danger.
MOZART, Le mari garçon, La marche
au soleil.
PALAIS DES GLACES, Trois balles
dans la peau, A l'affût du danger.
PATHE ORLEANS, Trois balles dans la
peau, A l'affût du danger.
RECAMIER, -Trois balles dans la peau,
A l'affût du danger.
HOCHECHOUART, Pêcheur d'Islande,
La fortune vient en dormant. 0
SAINT-CHARLES, Trois balles dans la
peau, A l'affût du danger.
SAINT-MARCEL, Pêcheur d'Islande, La
fortune vient en dormant.
SELECT, Ravisseurs, Hoop-là^
BANLIEUE
ALHAMBRA D'ASNIERES, Le Simoun,
L'express fantôme.
CASINO DE CLICHY, Jennie Gerliardt,
La poule.
COLOMBES, Pêcheur d'Islande, On de-
COLOMBES, Pêcheur d'Islande, On de-
mande un employé.
KURSAAL AUBEHVILLIÈRS, Le Simoun
L'express fantôme.
EURSAAL- BOULOGNE. Jennie Gcr- ••-̃;
• hardt, Une petite femme dans le
train.
OLYMPIA DE CLICHY, Trois balles
dans la peau, A l'affût du danger.
PATHE CINEMA PALACE (Boulogne),
Le Simoun, L'express fantôme.
mmmammm II' SEMAINE mmmm
IMPÉRIAL,
PATHÉ-NATAN
LE GRAND JEU
Un film de JACQUES FEYDER
llllllllllimilililllllIlliUllUllllllllllIlllllllllUlllIlllllilllllllItlIllUllllillilUlllllIHIB
Music-halls i
Folies-Bergère. Folies en folie, grande ri-*
vue de M.M. Hermite, Le Seyeux et Willemetz, av©c
Mistinguett, production Paul DervaL
ï, PROGRAMMES
DES SPECÎACLES DU VENDREDI 6 JUILLET
-•. /[/̃̃ -f •̃̃ •fMÊATÈtes'1 •;̃••̃ ̃̃>'
Opéra, 20 h. 30. Thaïs.
Samedi relâche.
Comédie-Française, 20 h. 30- Lés Honnêtes femmes,
là Parisienne, la Navette.
Samedi, 20 h. 45 Primerose.
Deux-Anes. 21 h. Manions l'escroû.
Gd-Guignol, 21 h. Le Système du docteur GOUflronj
« GRAND -GUIGNOL |
LE SYSTÈME DU D' GOUDRON £
1 L'HORRIBLE PASSION ̃
J LA MARTIN LÊVESQUE I
2 L'AGE CRITIQUE F
«Al IMMENSE! SUCCÈS B^kP
Gymnase, 21 h. L'Assaut.
îfarigiiy, 20 11. 45. L'Ecole des contribuables.
Michel, 21 h. Oh! parle-m'en [.“
Mogador, 20 h. 30. L'Auberge du Gheval-Blâno.
Nouveautés, 20 h. 45. Les Sœurs Hortensias.
Palais-Royal, 21 h. Le Trou dans lç mur.
P.-Saint-Martin, 20 h. 30. Les Dragons de Villars.
Théâtre Piflalle, 20 h. m. La Chauve-Souris.
Théâtre de Paris, 20 n. 30. Tûvaritote
MUSIC-HALLS
Casino de Patîs, 80 h. 80. Vive Parlai f
Folies-Bergère, 2Q û. 30. Folies en folie.
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